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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Des Barbares contre un Ordre Immaculé [Pv Ariman]  (Lu 2748 fois)
Angie Mercuri
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« le: Août 21, 2015, 02:29:48 »

Le soir tombait sur les terres rocailleuses de Castelroc, un bastion construit sur une montagne surplombant la région et réputé pour être l'une des plus puissantes forteresses de Vezelos. C'est la cité la plus riche de l'Empire car elle contrôle de nombreuses mines d'or et de nombreuses maisons vassales. C'est aussi un lieu disposant d'une forte emprunte religieuse et donc de son propre Ordre religieux dont le but n'est autre que de protéger le temple le plus populaire et puissant de la région. Ces cavaliers de la foie sont également appelés les Templiers.
Ayant un rôle plus qu'important, ses membres sont choisis, élevés et entraînés à devenir des Templiers dès leur naissance. On choisit soigneusement les bébés les plus forts et en excellente santé, ceux-ci étant alors arrachés à leur mère pour grandir au sein même de la nurseries de l'ordre. Là-bas, des femmes spécialement désignées pour leur lait d'excellente qualité allaitent les nourrissons jusqu'à ce qu'ils soient sevrés. On les place ensuite entre les mains de nourrisses spécialisée qui dès leur plus jeune âge vont les éduquer pour la guerre. On les encourage même à se battre pour régler leur conflit, quand bien même ce ne serait que l’emprunt d'une simple peluche. On en fait des machines de guerre, des machines à tuer sans pitié et sans peur. Et dès l'âge de 16 ans, ils sont envoyés sur le terrain, obligé de se battre pour survivre.

L'Ordre n'agit cependant pas au sein même de la Cité de Castelroc. Les hommes mûrs et les meilleurs éléments vivent et restent au Temple Principal dédié aux Dieux et Déesses les plus puissants, situé à l'extérieur de l'enceinte, à environ cinq kilomètres de la ville sainte. Là-bas, ils la défendent à n'importe quel prix.
Mais cela fait bien des années que l'Ordre n'a pas eut a essuyer de conflits, sa puissance et sa réputation suffisant à elles seules à effrayer ses ennemis.

Ce jour-là était un jour comme les autres. Yohan Baltrim, un jeune écuyer de l'ordre, délassait les jambes de la jument de son maître trop occupé à entraîner ses hommes. Les méthodes particulièrement strictes et limites consistant à éduquer les enfants dès leur naissance avait été abandonnée depuis longtemps. Cela coûtant trop cher, et les ennemis étant excessivement rares, on se contentait d’enrôler de jeunes garçons au fort potentiel et de les entraîner. Yohan faisait partit de ces jeunes prometteurs et espérait un jour pouvoir faire partie de l'Ordre. Mais il n'était encore qu'un pauvre écuyer et devait d'abord faire ses preuves... et essuyer de longues années d’entraînement.
Ayant repéré un lièvre, le jeune homme avait lancé la monture au galop, puis au trot, tentant d'attraper l'animal avec la seule aide de ses mains. S'accrochant à la selle, il se baissait et tendait le bras vers le sol au maximum, frôlant parfois la proie avec habilité, mais sans parvenir à refermer ses doigts dessus. Finalement, il abandonna, tout de même le sourire aux lèvres.

- On y était presque, hein Pyama ?

La jument renâcla en guise de réponse et Yohan tira doucement sur la bride de sa monture pour l'immobiliser au niveau d'un promontoire surplombant une large plaine rocailleuse. Il ferma les yeux, profitant de l'air frais venant caresser son visage, puis fronça les sourcils et releva les paupières, soudain envahit par un mauvais pressentiment. En effet, un groupe de corbeaux noirs passablement agités s'enfuyaient à tire d'aile au-dessus de lui. Comme s'ils fuyaient quelque-chose. Soucieux, l’écuyer reposa son regard sur la plaine, l'observant avec plus d'attention. C'est alors qu'il la vit. Cette horde dense, noire et inquiétante qui se mouvaient avec une rapidité stupéfiante, droit dans sa direction. Yohan écarquilla les yeux de terreur.

- Par tous les Saints...

Soudain, prise de panique elle aussi, la jument se cabra en hennissant. Le jeune homme s'accrocha à la crinière, parvenant à rester en selle puis tira sur les rênes pour faire faire demi-tour à sa monture avant de la talonner avec empressement.

- Allez galope, ma vieille ! Galope !!

L'animal s'élança comme une fusée, zigzaguant entre les rochers, ses sabots claquant furieusement contre le sol rocailleux de la montagne. La peur au ventre, couché sur l'encolure du destrier, Yohan lançait parfois un coup d’œil derrière son épaule. La horde n'allait pas tarder à arriver, ils étaient rapides et s'il ne se hâtait pas, les autres n'auraient jamais le temps de réagir et de faire face à cette menace.

- Yah ! Yah ! Hurla le garçon pour encourager la jument.

Ils y étaient presque, encore quelques mètres.


* * *

Aramon Lassiter était le Commandeur des Chevaliers de l'Ordre du Temple. Un rôle qui impliquait de grandes responsabilités, notamment l'efficacité de ses troupes.
Dans la carrière d'entraînement, à l'extérieur du temple, il supervisait l'entraînement d'une partie de ses hommes, aboyant ses ordres pour motiver ses troupes. Tout se passait pour le mieux et d'après lui, son jeune écuyer n'allait pas tarder à revenir avec sa jument qu'il avait malheureusement du délaisser ces derniers jours, faute de temps libre pour s'en occuper. Le garçon aimait les bêtes et faisait ça très bien, il avait toute confiance en lui.

C'est alors que le Commandeur entendit une sorte de cri au lointain. Fronçant les sourcils, il tourna son regard vers les étendues sauvages et plissa les yeux. D'où pouvait bien provenir cette voix ?
Il l'entendit de nouveau. Décidant de sortir de la carrière, il en fit le tour et s'éloigna un peu, attentif. Il ordonna d'un ton sec à ses hommes de cesser tout mouvement et se concentra de nouveau. Oui, quelqu'un était bien en train de hurler par là-bas.
Tout à coup, il aperçut une silhouette. Celle d'un cavalier. Plus précisément encore, celle de sa jument à la robe blanche comme la neige et de Yohan, son écuyer. Qu'est-ce qu'il avait à brayer ? Que se passait-il ? S'étant un peu approché, le jeune homme hurla de plus belle :

- On nous attaque !! Commandeur, des ennemis arrivent !
- Non de Dieu ! Jura l'homme.

Ses hommes aussi avaient entendu. Il beugla des ordres, enjoignant tous les membres de l'Ordre présent à se préparer au combat et à mettre tous les hommes et femmes de foie en sécurité dans les profondeurs du Temple.
Ils ignoraient encore qui seraient exactement leurs adversaires, mais ils devaient s'attendre au pire.

Yohan descendit prestement du cheval, essoufflé, terrifié, attrapa son Maître par les épaules.

- Ils sont des centaines ! Très rapide ! Il seront là d'une minute à l'autre !
- Calmes-toi mon garçon. Ramènes Pyama à l'écurie, enfile de quoi te protéger et te battre et amènes-moi une monture fraîche.
- Mais... Commandeur...
- Ne discutes pas ! Va !

Yohan opina du chef et s’exécuta, tirant la jument par la bride pour la guider. Il ne prit pas le temps de la déharnacher, le temps était compté. Au lieu de cela, il sella un autre cheval, un étalon puissant et musclé à la robe noire ébène. Il le fit attendre le temps d'enfiler une armure de cuir et d'attraper une épée courte, seul équipement dont il disposait à son niveau. Alors seulement, il entraîna l'animal vif et fougueux derrière lui jusqu'à son Maître. Celui-ci avait revêtu son armure de fer rutilante et son épée pendait majestueusement à sa ceinture, logée dans son fourreau. Dans sa main droite, il tenait le bouclier des templiers. Il avait fier allure, mais son charisme ne lui servirait pas à grand chose dans la bataille.

L'air sévère, il attrapa la bride du cheval que lui tendait son écuyer et l'enfourcha avec agilité. Pendant ce temps, ses hommes le rejoignaient, se mettant en formation aussi rapidement que possible. Si ses calculs étaient exact, ils formaient une troupe d'environ cent hommes hommes. Moitié moins sans doute que leurs adversaires. Peut-être moins encore, impossible de savoir. Cela ne suffirait pas. Il héla alors un messager et lui ordonna d'aller prévenir la cité. Ils auraient besoin de renfort.

Une fois ses hommes prêts et en formation, Aramon attendit. Il entendait déjà les pieds de ses ennemis piétiner le sol, non loin. Puis il vit des silhouettes, nombreuses. Une horde de barbares déchaînée.

- Les voilà...

Yohan avala difficilement sa salive, debout, les pieds fermement encrés dans le sol, en retrait, il leva son épée en priant les Dieux de les protéger...


« Dernière édition: Août 21, 2015, 02:59:55 par Angie Mercuri » Journalisée

Ariman
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« Répondre #1 le: Août 21, 2015, 05:50:47 »

Si Aramon et ses hommes à la défense du temple pensaient avoir affaire à une troupe où une tribu Terranide rebelles ils se trompèrent lourdement quand elle fit enfin son apparition et tous furent pris aussi bien par la surprise que par la terreur.

C'était un véritable host de guerre qui déboula. Les humains virent plusieurs bannière de deux principaux clan de féroces barbares du nord venus directement des désolations du chaos et portant la bannière des seigneurs des bêtes ainsi que quelques clans ou tribus mineures recrutées pour l'occasion. L'ensemble des peuplades et des clans vivant sous l'influence de leurs seigneurs de guerre et adorant les puissances de la ruines vivants à proximité de ce territoire semblaient s'être donner rendez vous en ses lieux.

Il y avait les Vargs commandé par le terrible preneur de crâne. Des tueurs qui incarnant la violence aveugle et absolue, détruisant tout et quiconque à portée, abattant sans distinction amis comme ennemis quand ils entrent en frénésie. Non seulement il y avait des maraudeurs mais on pouvait y voir de nombreux mutants de combats ainsi que des terranides surnommé les hommes bêtes créature musculeuse à tête de bouc ou de taureau. Ils étaient tous couvert de sang et portaient sur eux une collection macabre de crânes où d'organes prélevés à leur victimes.

Les Kurgans des steppes orientales commandé par le mutilateur et le second plus gros clan avec le Varg. Bien que le Kurgans n'avaient pas la férocité de leur homologues Vargs ils étaient craint à juste titre à cause de leur effroyable sadisme et leur infâme perversités. Les Kurgans puaient le vice et la perversité et s'affichaient sans aucune pudeur leur horrible attributs et leur beauté dérangeante. Contrairement aux barbares Vargs couvert de crasse et de sangs les Kurgans avaient une beauté dérangeante. Leur peau était très pâle et ils affichaient sans vergogne leurs appâts et mutations sexuelle malgré le fait qu'ils portaient des protections et des éléments d'armures. Il y avait aussi bien des hommes que des femmes qui faisaient partis des guerriers  il y avait majoritairement des mutants mais aussi quelques démon mineurs invoqué par les innombrables chaman du clan. Tous semblaient en rut et certains n'avaient pas attendu le début de la bataille pour se branler, faire des attouchement à leur camarades ou même carrément copuler entre eux de manière écœurante.

Les Vargs et les Kurgans étaient prêt à en découdre pourtant ce ne sera pas eux qui lancerons la charge mais les habitants des petites tribus qui ce sont engagé dans l'ost de guerre. Des sauvages sans réel allégeance et servant généralement de chair à cannon au clans principaux mais voulant absolument faire leur preuve de leur courage et leur force. Ils se mirent rapidement en avant garde prêt à se ruer au combat

*****

De sa moto de guerre, Ariman observa attentivement le déroulement des opérations. Pour le moment tout cela ce passât comme prévus. Les chefs de clans semblaient s'entendre et échangeaient des plaisanteries graveleuse. Ils ont été plus facile à unir que les chefs des deux clans principaux qui se gardèrent une distance respectives tant leur haine entre eux étaient forte. Il as fallût qu'Ariman fasse preuve de menace et étalage de violence pour les mettres au pas. Le preneur de crâne et le mutilateur le craignait mais cela n'empêchait pas que l'ambiance étaient tendue entre les deux et seul leur haine commune des royaumes civilisés "au ventre mou" qui s'étendent au sud les unissaient.

La stratégie d'Ariman de couper à travers les montagne du pic noir avait bien fonctionné ses serviteur robotique équipé de perces murailles avaient fait du bon travail en forant un tunnel d'accès menant vers les royaumes du sud en esquivant les zones frontalière et les garnisons chargé de surveiller les désolations. Sans son matériel creuser un tunnel même en ayant des milliers esclaves aurais pris des siècles. Ariman lui avait mis moins d'un ans pour réaliser ce travail titanesque. De ce fait il avait gagner le respect des clans et fut devenu une sorte de médiateur étant donné qu'il était une créature du chaos ans réel allégeance.

Néanmoins si il avait décidé d'aider les Vargs et les Kurgans c'était pour une raison autre pour la conquête. Il était à la recherche de quelque chose dans ce temple. Ariman interompis la conversation des chefs de clans.


- N'oublier pas le contrat que vous avez avec moi vous pouvez faire ce que vous voulez des autre mais celui avec la marque doit impérativement rester en vie et m'être amener. Je serais très mécontents si jamais il devait être tuer. Dit Ariman aux autres.

Il y eu un silence général mais tout le monde compris le message. Officiellement Ariman n'était qu'un subalterne mais dans la réalité tous savaient que Ariman était quelqu'un de dangereux plus dangereux que les chefs de clans réunis. Ariman reporta son attention à nouveau sur le champs de bataille. Les troupes Vargs et Kurgans restèrent sur place tandis que les sauvages servant de chair à cannon se mirent en route. La horde de sauvages se mirent à hurler et se ruèrent à l'assaut sans réel stratégie que de vouloir enfoncer les lignes ennemis. Ils seraient les premier à mourir sous les traits des croisés mais au loin ils aurons le mérite de tester la défense des lieux.



Histoire de corser les choses une cohorte de mutants accompagnait la première vague à l'initiative d'Ariman. Ce dernier avait lui aussi à disposition des larbins à son service à la différence des autres les mutant étaient charger de retrouver la personne à la marque et le lui ramener vivant. Ariman n'avait pas envie qu'un guerrier trop enthousiaste ne le tue par accident. Il le voulait vivant et en bon état de préférence.

« Dernière édition: Août 21, 2015, 07:39:42 par Ariman » Journalisée
Angie Mercuri
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« Répondre #2 le: Août 21, 2015, 11:25:03 »

Aramon, la mine sévère, regardait la horde approcher. Ses hommes, dont la majorité se trouvaient aussi à cheval, s'échangeaient de regards inquiets. Qu'avait-il en tête ? Pourquoi les attaquait-on ? Combien de tête disposaient exactement leurs ennemis ? Qui étaient-ils exactement ? Comment étaient-ils armés ? Jusqu'à aujourd'hui, aucun de ces hommes n'avait réellement vécu de guerre. Et peu d'entre eux réalisaient à quel point ce jour pouvait devenir funeste. Le Commandeur, lui, le savait. Il était conscient de ce à quoi ils allaient être confronté et se préparait déjà psychologiquement à mourir. Il y avait en effet peu de chance que lui et ses hommes survivent. Et quand bien même pour sauver leur peau il aurait capitulé, ces barbares ne les aurait pas laissé en vie. Ce n'était pas vraiment dans leurs habitudes. Ils étaient là pour tuer, piller et détruire. Pas pour négocier.
Finalement, l'homme inspira une grande bouffée d'air frais et sortit son épée de son fourreau, pointant celle-ci vers le ciel. Puis d'une voix de stentor il lança :

- Messieurs ! A mon commandement...

Il aurait tant aimé avoir eu le temps de se préparer à ça. Il aurait aimé avoir eut le temps de faire un dernier discours à ses hommes, pour les motiver et leur donner confiance. Il aurait aimé pouvoir mettre au point une stratégie. Il aurait aimé embrasser une dernière fois sa femme et son fils qui l'attendaient innocemment chez eux, dans une petite maison blanche de la Cité. Son étalon gratta le sol de son sabot, nerveux.

- CHARGEZ !!

Son cheval se cabra, puis s'élança droit devant lui, droit sur la première vague de barbares. Les autres cavaliers suivirent dans un concert de cris, pour se donner du courage ou intimider leurs ennemis.
La cavalerie commença à dévaler la légère pente qui les séparait de la horde, leurs armes et leurs armures brillant au soleil.

Yohan était resté en retrait bien entendu, devant le temple avec une petite poignée de soldats de l'Ordre. Les religieux et religieuses s'étaient enfermés à double tour et barricadés à l'intérieur, ne pouvant que patienter. Les doigts fermement refermés sur le manche de son arme, il continuait de prier à voix basse, regardant les cavaliers se ruer droit sur les barbares.

Soudain, les deux armées se percutèrent dans un mélange de hurlements et de fracas d'armes en tous genre. Très vite, les premières victimes tombèrent à terre et le sang commença à recouvrir le sol. Aramon se battait avec ferveur, tranchant la gorge de ses ennemis sans pitié. Il se battait bien, parvenant à tuer plusieurs barbares sans trop de mal. Mais ils étaient nombreux, et beaucoup de barbare réussirent à passer l'armée de l'Ordre pour rejoindre le temple. En voyant cela, Yohan blêmit. Il était tout sauf prêt à affronter des barbares !
Les hommes qui se tenaient non loin de lui parvinrent heureusement à les repousser. La première vague de barbares fut rapidement diminuée et stoppée. Mais c'était loin d'être terminé et l'armée de Templiers était réduite presque de moitié déjà.
Aramon était toujours là, juché sur son cheval recouvert du sang de ses ennemis. Le souffle court, il tua encore quelques barbares et jeta un regard au loin, là où se trouvaient certainement le reste de la horde. Il chercha un homme en particulier parmi ses compagnon et le trouvant, il cria :

- Frodo ! Va chercher notre ami Ivoire.
- I... Ivoire ? M... mais on a pas fini de...
- Obéis, bon sang !

Anxieux, le templier finit par obtempérer et talonna son cheval hors de la mêlée, s'éloignant au grand galop. Aramon avait une idée derrière la tête, mais il n'était pas certain que cela soit suffisant. Au mieux, il gagnerait un peu de temps avant l'arrivée des renforts. Mais en attendant, il avait encore d'autres saloperie à tuer. Car en effet, une autre vague s'élançaient dans leur direction, alors qu'il peinaient encore à venir à bout de la première. En effet, un groupe d'adversaire pas franchement comme les autres leur donnait du fil à retordre et se comportait de manière étrange. Plutôt que de tuer ses hommes sur le champ, ils observaient chacun d'eux scrupuleusement, intensément, comme s'ils cherchaient quelqu'un en particulier.

Soudain, l'étalon d'Aramon paniqua, blessé par l'un des barbares qui venait de lui arriver par le flan. Le Commandeur eut beau s'accrocher, il se retrouva finalement sur le sol, écrasé sous le poids de l'animal qui ne parvenait plus à se redresser, épuisé. Serrant les dents, l'homme fit tout son possible pour essayer de se libérer, mais rien à faire, il était coincé !
Depuis sa place, un peu plus haut, Yohan assista à la scène, horrifié. Il ne pouvait pas laisser le Commandeur dans cette situation sans rien faire ! Il était son mentor, un second père pour lui. Il avait toujours été là, lui avait fait confiance... il lui devait beaucoup ! Alors, n'écoutant que son courage, ou sa stupidité, le jeune garçon se mit à courir vers lui. L'un des soldats présent devant le temple lui hurla de revenir, mais il n'écouta pas.
L'écuyer dévala la pente, sautant par dessus les quelques cadavres qui se trouvaient sur son passage.  Enfin, il arriva à hauteur du Commandeur qui semblait souffrir le martyr, écrasé sous le poids de sa monture. Yohan tomba à genoux près de lui, inquiet.

- Commandeur ! Ne bougez pas, je vais vous aider !
- Yohan... espèce d'imbécile, qu'est-ce que tu fous là ? Retourne te mettre en sécurité...
- Non, je peux pas vous laisser là.

Le jeune homme jeta un œil à l'animal. Il était encore conscient, mais visiblement épuisé et paniqué, ne se sentant apparemment pas assez fort pour tenir sur ses jambes. L'écuyer caressa doucement son encolure, puis attrapa sa bride et tira dessus avec force, encourageant l'animal à forces de petits cris et claquements de langue. La monture connaissait bien le garçon, c'est lui qui s'occupait de lui la plupart du temps. Alors il fit un effort et réunit ses dernières forces pour tenter de se relever.
C'est ce moment là que choisit l'un des barbares pour se jeter sur Yohan et le plaquer au sol.
L'écuyer grimaça et tenta de se débattre, étirant son bras pour essayer de rattraper son arme qu'il avait lâché par mégarde. C'est alors que le barbare aperçut une tâche étrange au niveau du cou du garçon. Agrippant celui-ci à la gorge, il y regarda de plus près et décela une marque, une sorte d'étoile étrange. Souriant de toutes ses dents sales, il beugla alors :

- Hey les gars ! Je l'ai trou...

Il fut malheureusement interrompu par une lame venant se figer dans sa nuque. Le cheval s'était relevé et Aramon avait réussit à se libérer, venant en aide à son écuyer. Juste à temps.
En revanche, le hurlement du barbare n'était pas tombé dans des oreilles de sourds...
Le Commandeur aida Yohan à se camper sur ses pieds et serra son épaule dans sa main.

- Merci, petit. Maintenant retournes au temple.
- Mais Monsieur, vous être blessé...
- Je dois rester auprès de mes hommes. Fais-moi plaisir, Yohan. Tires-toi de là et restes en vie.

Le jeune homme hésita un moment, mais face au regard sévère et insistant du Commandeur, il finit par récupérer son épée et remonter vers le temple.
Pendant ce temps, la deuxième vague arrivait. Blessé, à bout de force, Aramon se baissa pour récupérer son bouclier bosselé, et s'apprêta à affronter ses ennemis. Sans doute pour la dernière fois...
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Ariman
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« Répondre #3 le: Août 22, 2015, 02:13:21 »

Malgré une infériorité numérique de cinq contre un Ariman admis que les templiers était loin des faiblards que les seigneurs des bêtes ont fait le tableau. Pour de simple humain ils étaient arrivés à encaisser deux vagues successives de sauvages et leur faire battre en retraitre avec de grosse pertes. Une troisième vague était sur le point de ce lancer quand un coup de trompe retentissant se fit entendre. En entendant cela les sauvages encore en lice avec les templiers rompirent brusquement le combat et s' écartèrent alors qu'une clameur sauvage et un puissant cri de guerre se fit entendre.

- DU SANG POUR LE DIEU DU SANG ! MEURT ! MEURT ! MEURT ! MEURT ! MEURT ! MEURT ! MEURT ! Hurla les Vargs.

Le clan meurtrier ne voulait plus attendre il fallait dire que la forte résistance des templiers avaient exacerbé leurs agressivité. Les choses sérieuses allaient vraiment commencer quand le preneur de crâne pris place auprès de son ost de guerre. Le preneur de crâne était un véritable loin grand qu'Ariman mais suffisamment imposant pour dépasser les critères de la normale humaine. Son armure intégrale et son arme en était d'ailleurs la preuve. Trop grosse, trop lourde pour qu'un humain même bien bâtis la porte mais pourtant elle ne semblait pas plus le gêner qu'un vulgaire vêtement. De même que sa hache énorme et imposante qu'il brandissait pourtant à bout de bras.




Alors que les Vargs étaient sur le point d'attaquer Ariman eu un retour d'information au sujet de ce qu'il recherche. Un de ses larbin ayant fait partis des premières troupes d'attaques bien que blessé revins faire son rapport et lui donna des informations sur l'apparence de la cible et sa localisation exacte. Ariman souria en révélant ses dents métalliques. Son attention se porta sur la bataille à venir. Cette fois les templier allaient affronter du lourd mais quelques chose disait à Ariman que les templiers n'avaient pas jouer toute leurs cartes. Jusqu'ici ils n'avaient eu affaire qu'à la cavalerie du temple mais pas à l'artillerie. En regardant le temple Ariman remarqua que l'endroit était pourvus de fortification certainement pour défendre l'endroit des groupes d'Écorcheurs locaux mais sûrement pas à un ost de guerre. De toutes manière Ariman avait tout l'équipement qu'il lui fallait pour démolir cet endroit pour y pénétrer.

Le hurlements des Vargs rompit sa réflexion. La horde hurlante se mis en blanle et chargea les templier. Les hommes bête en tête comme à leur habitudes.




Cette fois le choc de la charge fut beaucoup plus violente que les autres fois. Des corps des armes tordue et des membres volèrent dans tout les sens un des templier se retrouva empalé sur les cornes d'un immense minotaure tandis qu'un homme bête pourtant percé de trois lances et un bras tranché continuait à se battre à coups de griffes et à coups de crocs. Le preneur de crâne n'était pas en reste car il fit un champs de mort sur qui lui barrait la route. Pourtant malgré leur infériorité les templier s'accrochaient encore. Ariman estima qu'il était temps d'intervenir personnellement. Il donna un ordre bref à ses sbires derrière lui.

- Activation !  Dit Ariman à cinq silhouettes massives cachés dans les ombres. Des bruits métalliques se firent entendre et une lueur rouge apparurent sur les silhouettes.
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Angie Mercuri
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« Répondre #4 le: Janvier 27, 2016, 01:13:55 »

Yohan courait toujours, aussi vite qu'il pouvait, sans se retourner, glissant parfois sur la pente humide et cabossée. Derrière lui, il pouvait entendre les cris qui ne cessaient pas et le choc des armes qui se percutaient violemment. Combien de temps encore les templiers allaient-ils pouvoir tenir ? Que faisaient les renforts ?
Le jeune homme ne cachait pas sa peur. Bientôt le temple serait assaillit et nul doute qu'il tomberait aux mains des barbares !
Au bout de quelques minutes, il parvint à rejoindre le groupe de templier restés aux portes du Temple et veillant à la sécurités des hommes et femmes de foi qui y étaient en sécurité. L'écuyer arriva aux côtés de Morgan, un homme robuste qui secondait Aramon et n'avait plus rien à prouver lors d'un combat. Se tenant bien droit, l'air sérieux et déterminé, il observait le champ de bataille. Yohan, tout en reprenant son souffle, sentait bien qu'il trépignait à l'idée d'aider ses camarades et à se jeter dans la mêlée. D'autant plus qu'une troisième vague se profilait. Mais il devait tenir son poste. L'écuyer se retourna également et chercha son maître des yeux. Celui-ci était toujours debout, arme et bouclier en main, repoussant les derniers survivant de la deuxième vague.
Soudain, des cornes retentirent au loin et le cœur du garçon se serra. Ce son particulièrement inquiétant sonnait le départ d'une autre vague d'ennemis. Il n'y aurait pas de répit, alors que sur le champ de bataille, trop peu d'homme étaient encore en vie.
Yohan ne put qu'assister à l'enfer qui se ruait sur les guerriers. Telle une vague de mort impitoyable et dévastatrice, des hommes bêtes, des vargs et pire encore se lancèrent à l'assaut dans un cri de guerre. Morgan serra les dents.

- Ils vont se faire massacrer.

Impuissant, le jeune homme commença à prier pour les templiers épuisés qui ne se décourageaient pas. Puis se fut l'horreur. Les corps se percutèrent de plein fouet, des corps volèrent en tous sans dans des hurlements inhumains, le sang gicla. Aramon criait de sa voix de stentor pour se donner du courage, enfonçant son épée maculée de pourpre dans ceux qui l'approchaient.
C'était trop pour l'écuyer. Fébrilement il regarda autour de lui, comme pour chercher une solution, un plan, n'importe quoi pour sauver la vie de son mentor ! Ses yeux se posèrent sur quelques barils d'huiles servant à l'origine pour enflammer les torches. Parfait !
Le jeune homme attira l'attention de l'homme non loin de lui.

- Chevalier Capitaine Morgan !

Il lui désigna les tonneaux et après un regard dans cette direction, le templier afficha un sourire édenté. Posant sa lourde main sur la tête du jeune écuyer, il lui ébouriffa les cheveux.

- Bien joué petit. Chevaliers ! Amenez-moi tous les tonneaux d'huile de torche que vous pourrez ! Dépêchez vous !

Les hommes se hâtèrent d'obéir à leur supérieur et réunirent tout ce qu'ils purent en un temps record. Aramon et une poignée d'homme étaient encore debout, mais perdait manifestement l'avantage. Ils ne tiendraient plus longtemps. Yohan trépignait sur place, aidant lorsqu'il le pouvait. Tour à tour, les hommes s'équipèrent d'arcs et de flèches dont ils plongèrent le pointe dans le liquide hautement inflammable. Ils se mirent en position, en une belle ligne rangée. Ce fut Yohan qui mit le feu à une rangée d'huile aux pieds des soldats pour qu'ils puissent enflammer leur flèche facilement. Morgan leva bien haut son bras en braillant :

- A mon signal !

Comme un seul homme, les chevaliers attendirent une seconde que les flammes viennent lécher leur flèche, puis ils bandèrent leur arc, ciblant un point haut dans le ciel, au-dessus de la zone de combat. On aurait dit une chorégraphie bien rodée et mainte fois répétée. Ce qui n'était malheureusement pas le cas. L'écuyer retint son souffle. Et soudain !

- TIREZ !

Dans un sifflement meurtrier, les dards enflammés s'envolèrent vers le ciel, ralentirent, puis redescendirent en une pluie ardente sur les ennemis, transperçant les membres, les têtes, mettant le feu aux fourrures et aux vêtements. Les templiers avaient pris soin de viser les ennemis à la traîne et non ceux se tenant au corps à corps avec leur camarade, pour éviter de les blesser.
Yohan n'avait jamais vu autant de cadavres de sa vie. Le sol en était recouvert, présentant un odieux mélange chaotique.

Morgan ordonna une deuxième salve, ses hommes tirèrent alors de nouveau, sans savoir ce qui se tramait encore à l'arrière du camp ennemi, là où se tenait sans doute le Chef.
Tout à coup, le sol se mit à trembler. Tout le monde s'immobilisa, échangeant des regards qui signifiaient un truc du genre « t'as sentit toi aussi ? ». Un nouveau tremblement. Morgan fronça les sourcils et soudain, apparaissant de derrière le temps, gigantesque, un immense pachyderme s'approchait. Le chevalier capitaine éclata d'un rire tonitruant, visiblement ravi. Yohan, lui, restait bouche bée devant la bête.

- Ah ah ah ! Magnifique ! Ivoire ! J'aurais du m'en douter !

L'écuyer ignorait qu'ils possédaient ce genre d'arme secrète. L'animal colossal qui mesurait presque dix hauteurs d'homme faisait trembler la terre à chacun de ses pas, remuant des nuages de poussières. Sur ses défenses et son front large, des signes de l'Ordre des Templiers avait été peints en rouge vif. Sur son dos, on avait installé une nacelle sur laquelle cinq types se tenaient déjà, lourdement armés. L'un d'eux laissa tomber une échelle de corde jusqu'en bas. Morgan poussa alors subitement l'écuyer vers les pieds de la bête.

- Allez, mon gars. Grimpe là-dessus !
- Qu... hein ?! Moi ?! Je... je suis pas sûr d... de...
- Tu as prouvé que t'en avait dans le crâne et dans les tripes. Il est temps de faire tes preuves, maintenant.

Avalant difficilement sa salive, le jeune homme obéis et commença à gravir l'échelle, tentant de ne pas regarder en bas. Il n'avait pas spécialement le vertige, mais se trouver sur un animal aussi haut et impressionnant avait de quoi être angoissant.
Une fois en haut, les soldats l'agrippèrent pour l'aider à grimper dans la nacelle, puis celui qui semblait diriger l'éléphant siffla.
L'animal reprit sa marche lourde. Lorsqu'il arriva au sommet de la colline qui descendait vers la zone de combat, Ivoire leva sa trompe et émit un barrissement retentissant, audible à des kilomètres à la ronde. Si certains ennemis ne l'avait jusque là pas remarqué, désormais, ils ne pouvaient plus ignorer ce qui allait leur tomber dessus.
Et alors qu'une troisième salve de flèches de feu s'élevaient dans le ciel en arrière plan, Ivoire chargea. Yohan s'équipa d'une arbalète puissante, mit en joue l'homme-bête le plus proche et tira. Le carreaux se ficha entre les deux yeux.
L'éléphant de guerre commença par piétiner quelques bêtes sidérés n'ayant pas eu la présence d'esprit de s'éloigner, puis en balaya plusieurs dizaines d'un coup de défense circulaire.

L'Ordre des Templiers n'avait pas dit son dernier mot.
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Ariman
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« Répondre #5 le: Janvier 27, 2016, 03:08:07 »

- Mmm ! Visiblement l'ennemi as de la ressources à revendre ! Commenta Ariman à ses alliés cachés dans l'ombre.

- Un détail ! Ce n'est qu'une bête ! Dit l'un des cinq qui parla du pachyderme.

- Ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tuer mon frère. Même si nous possédons tout les six le don et que nous sommes des demi dieux nous demeurons mortel. Ariman as bien fait de nous garder comme joker. Dit une seconde voie plus grave.

- Je n'aime pas attendre et me faire passer pour un larbin mais Ariman as eu raison et cela j'ai horreur de l'admettre. Crachat une troisième voie.

- Qu'allons nous faire maintenant ? Demanda une quatrième voie.

- Vu le rapport de mes pions il y as de forte chance que notre cible ai été mis à l'abri par les templier soit dans le fort ou sur le pachyderme géant. Je pencherait plus sur le pachyderme. Le sait que les templiers savent que notre objectif et dangereux. Mais d'un autre côté ils ne peuvent pas se permettre de le laisser à l'écart. Il se rendrait vite compte qu'il n'est pas ce qu'il est réellement et si jamais le fort est pris leur ultime action pourrait bien être qu'ils le tuent avant qu'on aient le temps de le capturer. Répondit Ariman.

- Je vois cela signifie donc qu'ils vont donc sacrifier ce fort pour permettre notre cible de fuir ou l'éliminer si leur plan et vouer à l'échec ? Demanda la dernière voie.

- Exact et c'est là où nous entrons en jeu. Mes frères à vos machines et n'oublier pas que notre cible dégage une énergie facilement discernable à nos capteurs. Évitez de le tuer par accident. Dit Ariman qui fit démarrer sa moto de guerre imité par les cinq autres.

------------------------------------------------------------------

L'apparition du pachyderme avait complètement changer la donne et avait plus désorganisé les Vargs déjà bien malmené par la pluie de feu qui c'étaient abattu sur eux. Le titan enfonça littéralement la horde écrasant plusieurs hommes bêtes sous ses pas ou renversant un bon nombre d'entre eux de ses défenses. Certains hommes bêtes plus acharnés que d'autres tentèrent de grimper la nacelle mais furent feuillus par les traits des archer juché sur cette forteresse vivante. Mais alors que tout ce passait bien l'un des cornac poussa un cri d'alerte. Six moto de guerre firent leurs apparition écrasant sans distinction Templiers et Homme bêtes morts ou vifs. Et ses six engin infernaux étaient conduit par Des êtres de cauchemars. Des blasphèmes contre nature faisant penser à des chevalier en armure mais on pus vite voir que ses créatures n'avait rien d'humain. Un amalgame dément de chair et de métal. Un culte entier d'oblitérator du chaos.



Les six roule mort encerclèrent le pachyderme et roulerent en cercle autour en restant à distance. Les archer tirèrent sur les Oblitérators mais leur lourde armure et leur capacités inhumaine leur permettaient de survivre à ses genre de désagréments. Soudainement plusieurs archer tombèrent faucher par des projectiles si puissant que leurs armures ne les aidèrent pas leurs membres furent arracher, des têtes explosèrent comme des pastèques trop mure. Même l'éléphant barrisa de douleur car les impacts s'enfoncèrent profondément dans sa chair lui causant de lourds dégâts.

Ariman était en train de tirer quand ses écarteurs discerna un pic énergétique sur la nacelle. Son raisonnement était bon et il avait enfin trouver sa cible.


- Je l'ai trouvé ! Dit il.
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Angie Mercuri
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« Répondre #6 le: Janvier 27, 2016, 04:23:03 »

* Depuis les hauteurs de l'éléphant de guerre piétinant les hommes-bêtes, Yohan empêchait tant bien que mal d'empêcher certains individus plus débrouillards de grimper sur la bête, les fauchant de son arbalète en pleine progression, aider par ses trois camardes qui les criblaient de flèches.
En voyant la pluie de feu envoyée par leurs camarades et Ivoire accourir pour les soutenir, les Templiers avaient repris courage et se démenait de toute leur force. De nombreux ennemis étaient massacrés, broyés ou encore envoyés dans les airs sans ménagement. Ils allaient peut-être s'en sortir finalement !
L'adrénaline avait envahit le jeune garçon, fier de se monter utile et de se tenir au cœur de la bataille. De temps à autre, il cherchait Aramon des yeux pour s'assurer qu'il était toujours en vie et une fois certain, il se concentrait de nouveau sur son rôle, loin de se douter de ce qui l'attendait.


* Loin de la bataille, bien à l'abri dans les profondeurs du temps, les serviteurs des Dieux priaient avec ardeur pour bénir les combattant et supplier les forces Divines de leur venir en aide et de les épargner. Jamais, depuis autant qu'ils s'en souviennent, ils n'avaient vécu un tel cauchemars.
Parmi eux, non pas agenouillé ou pleurnichant, un homme vêtu d'une tenue d'un bleu sombre et d'une longue cape dont la capuche masquait en partie son visage se tenait bien droit, le bout de ses doigts posés au niveau de ses tempes, comme plongé dans une profonde et intense réflexion. En vérité... il surveillait le garçon. L'élu. Celui dont la prophétie annonçait un grand destin, celui qui mettrait fin au Mal et ferait fuir les impies. L'envoyé des Dieux. Un jeune écuyer répondant au nom de Yohan Baltrim. Celui-là même, juché sur le dos du pachyderme. Sous son lourd capuchon, les yeux du puissant mage luisait d'une lumière bleue et intense.
Il sentit soudain un pressentiment l'envahir. Un danger approchait. Imminent. La mine grave, il tourna son esprit vers celui d'un courageux templier : le Commandeur Aramon. Et d'une voix sculpturale il dit seulement :

- Aramon. L'enfant.


* Le Commandeur repoussa son assaillant d'un violent coup de pied au thorax, pivotant pour trancher la tête d'un autre qui avait voulu le surprendre dans son dos. C'est à ce moment là qu'il entendit la voix de Fasenror dans sa tête. Aussitôt, l'air inquiet, il leva les yeux vers le pachyderme qui se démenait toujours contre la horde ennemie, à plusieurs mètres de là. Il aperçut une silhouette familière, celle de son écuyer. Celui dont il connaissait depuis toujours le véritable destin.
Si le mage le mettait en garde, c'était que quelque chose se tramait. Yohan était en danger.
Bien déterminé à tout faire pour protéger le jeune homme, Aramon esquiva avec habilité les attaques de ses adversaires, répliquant lorsque cela était nécessaire, tentant vainement de se frayer un chemin vers l'éléphant. C'est à ce moment là que des vrombissements bruyant retentirent, couvrant les capharnaüm du combat. 

- Merde ! Jura le Templier entre ses dents.

L'homme se dirigea sur sa droite, enfourchant un cheval fou dont le cavalier venait de tomber, agrippé par un homme-bête. Alors que le Commandeur aurait normalement cherché à sauver sa recrue, il talonna l'animal qui se mit à galoper droit vers le pachyderme, zigzagant entre les combattants. Plus vite ! Il devait aller plus vite ! Il continua harceler sa monture à coup de talons, braillant pour encourager l'animal au pelage tâché de sang humain et hybride.
 Aramon vit les moto surgir, écrasant tout sur leur passage. Juchés là-dessus, des créatures du diable fixait un seul et même objectif : L'écuyer.

- YOHAN ! Brailla alors le Templier, craignant de ne pourvoir agir à temps.

Les créatures d'acier et de chair firent feu, détruisant les archers en morceaux et blessant gravement Ivoire qui se mit à barrir de douleur, reculant car effrayé.


* Il y eut de violentes détonations et explosions. Le jeune homme fut projeté vers l'arrière, tentant d'éviter un projectile ou un membre perdu de l'un des soldats touché. Il fut à moitié aveuglé par une gerbe de sang... et passa par-dessus la nacelle, se rattrapant de justesse à son rebord. Yohan s'agrippa de toute ses forces, bien conscient qu'il avait du lâcher son arme dans sa chute et se trouvait en mauvaise posture. Seule son épée courte était encore attachée à sa ceinture. Mais elle ne lui était d'aucune utilité pour l'instant.
Le garçon tenta de se hisser, mais l'éléphant affolé bougeait violemment, manquant de le faire lâcher prise. Il entendit le cri de son mentor, qu'il reconnu sans mal. Une de ses mains glissa et il poussa une exclamation de frayeur. S'il tombait, il ne survivrait certainement pas.  Du coin de l’œil, il aperçut le Templier lancé au triple galop dans sa direction.

- Aramon ! Aidez-moi !! Hurla t-il.

Il essaya tant bien que mal de saisir la nacelle à deux mains, mais sa force lui manquait. Seule l'une d'elle le maintenait encore en vie et ce n'était plus qu'une question de seconde avant qu'il ne lâche.
C'est alors que quelque chose, monté sur le dos de l'éléphant, l'agrippa fermement et le remonta. Yohan ignorait de qui il s'agissait, mais fut instantanément rassuré.
Il déchanta tout à fait lorsqu'il se retrouva nez à nez avec un colosse de métal n'ayant rien d'humain. Sa vessie manqua de lâcher sous l’effroi et il tenta de se débattre.

- Au secours ! A l'aide ! S'écria t-il, persuadé qu'il allait mourir broyé par cette créature titanesque.


* Aramon réalisa qu'il arrivait trop tard lorsqu'un géant se saisit de l'écuyer. Il jura intérieurement et poussa un cri de rage. Il ne pouvait pas échouer ! Il devait arracher Yohan des griffes de ces mutants, quitte à y laisser la vie s'il le fallait !
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Ariman
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« Répondre #7 le: Janvier 27, 2016, 03:40:27 »

Ariman une fois ayant trouver sa cible c'était approché du pachyderme. Une fois au plus près de ses pâtes l'Oblitérator  mis la moto de guerre sur pilotage automatique et agrippa une grosse corde venant de la nacelle et escalada le pachyderme. Certains templiers survivants tentèrent de le repousser à coup de flèches et de traits d'arbalètes mais en pure perte et Ariman finis par ce retrouver sur la nacelle face à plusieurs templiers. Ariman ne pouvait pas se permettre de tirer dans la nacelle tant qu'il n'ai pas retrouver sa cible aussi il y allas à la main.

Les templier étaient bien armés mais n'avaient jamais affronter un Oblitérator. L'un d'entre eux fut projeter hors de la nacelle. Un second eu le casque et le crâne écrasé par le poing d'Ariman. L'un des templier le frappa lâchement dans le dos mais son épée se brisa sur l'armure de l'Oblitérator. Le templier eu juste le temps de comprendre sa bêtise avant d'avoir la poitrine défoncé d'un revers du poing. Une fois le champ libre Ariman poursuivi sa mission et rechercha sa cible qu'il ne tarda pas à trouver en bien mauvaise posture. L'Oblitérator fut bien obligé de la secourir et l'agrippa par le col pour le tirer de là. La cible était un jeune templier qui fut épouvanté et paniqué en voyant Ariman. Outre sa signature énergétique il avait la marque distinctive qui faisait de lui son objectif.


- Enfin ! Grinça Ariman qui sourd aux supplique du jeune homme le mis sous le bras et allas à l'avant de la nacelle. Une fois au niveau de la tête du Pachyderme Ariman transforma son bras gauche en Bolter lourd et tira sur la tête de l'animal géant. Le bolt perça le cuir et les os de la bête  et explosa dans son cerveau. Tuer sur le coup la créature tomba en avant et la tête la première ce qui permis à l'Oblitérator de descendre.  Les autres Oblitérator ne tardèrent pas à arriver et Ariman confia son objectif à l'un d'entre eux qui lui mis des entraves.

- Ramener le à l'arrière et gardez le. La moitié de notre mission est effectué mais nous devons ensuite prendre le fort. Vous deux vous l'accompagnez. Dit Ariman au reste du culte Oblitérator alors que l'un d'entre eux au visage déformé chargea le jeune templier sur sa moto. Les trois Oblitérator s'en allèrent. Maintenant il allait falloir prendre le fort et ce ne sera pas une mince affaire. Les Vargs étaient désorganisé suite à l'assaut du pachyderme et se repliaient précipitamment pour éviter de plus grosses pertes.  Les templiers survivants en profitèrent pour fuir vers le fort afin de tenir un siège mais certains d'entre eux continuaient à ce battre. Ariman en vis justement un arriver droit sur son groupe. Plus ennuyé Ariman généra un Fulgurant et tira sur le cavaliers mais ce fut le cheval qui ce pris le bolt qui explosa dans ses organes. Le cavalier vida sa selle au moment ou le cheval s'effondra en pleine course.
« Dernière édition: Janvier 27, 2016, 09:36:36 par Ariman » Journalisée
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« Répondre #8 le: Janvier 28, 2016, 01:02:09 »


Yohan, face à cette chose dont il ne parvenait pas à déterminer la race ou l'espèce, chercha frénétiquement à attraper son épée courte attachée à sa ceinture... qui ne s'y trouvait plus. Il en éprouva u n véritable élan de panique. Elle avait du se décrocher et tomber quelque part, dans la nacelle où lorsqu'il avait manqué de tomber du haut du pachyderme. Maintenu par le col, il commença à se débattre, sachant qu'il ne pouvait plus compter que sur son mentor pour le tirer de là. Le colosse mesurant bien trois mètres de haut avait une force bien supérieure à la sienne. Alors il allait mourir ? Cette idée lui sembla irréaliste. Lui qui s'était imaginé un avenir brillant parmi les templiers allait terminer broyé comme une vulgaire marionnette alors qu'il n'était qu'un pauvre écuyer. Grognant et grimaçant, il ne baissa cependant pas les bras et continua de gigoter dans tous les sens dans l'espoir de se libérer. En vain.

Le titan prononça un mot. « Enfin ». Pourquoi ce mot au juste ? En quoi arracher la tête d'un pauvre garçon comme lui était un but ? Ou même un simple objectif ? Peut-être qu'il ne s'agissait pas de lui. Peut-être qu'ils voulaient mettre la main sur l'éléphant. Une idée un peu saugrenue cela dit.
D'un geste, le montre glissa Yohan sous son bras comme un vulgaire sac de pommes de terre. Il tenta bien de se défaire de cette emprise, mais ce ne fut toujours pas concluant.

- Lâchez-moi !! S'écria t-il en forçant de toute ses forces.

La créature mi acier, mi chair, se posta sur la tête du gros animal, visa son crâne... et l’exécuta sans plus de procès. L'hypothèse de s’accaparer la bête de guerre tomba à l'eau. Sidéré qu'il ait put tuer une bête de cette ampleur d'un seul coup fit pâlir le garçon. Yohan serra les dents alors que dans un dernier barrissement plaintif, l'éléphant plongeait tête la première sur le sol pour s'y écraser. Le colosse choisit cet instant pour mettre pied à terre et fourrer l'écuyer entre les pattes d'autres créatures impressionnantes faîtes également de métal. Il leur ordonna alors de le ramener à l'arrière des troupe en sécurité pour leur permettre ensuite de prendre le fort.
Yohan, qui fut soigneusement attaché, subissait la scène avec effarement. Ils ne le tuaient pas ? Pourquoi ? Ils avaient tué tous les autres, alors pourquoi se donner tant de mal à kidnapper un garçon insignifiant ? S'ils avaient voulu des otages, ils auraient certainement prit soin de capturer des hommes importants ! Pas lui !
Perdu, Yohan n'eut d'autre choix que de se laisser embarquer sur ces machines diaboliques. Un voyage qui ne manqua pas de lui donner le mal des transports...


Impuissant, Aramon vit son écuyer se faire embarquer sans aucune forme de procès, puis embarqué au loin sur les rapides et bruyants véhicules. Il lâcha un juron, continuant de faire galoper sa monture qui commençait à s'épuiser. C'est alors qu'il aperçut le colosse qui avait mit la main sur Yohan. Celui-ci l'avait mit en joue. Juste à temps, le Templier se jeta hors de la selle pour éviter le projectile. Une demie seconde plus tard il serait mort.
Roulant sur une certaine distance, il se redressa aussi rapidement que possible, agrippant au passage la lance d'un camarde mort au combat. D'un geste puissant, il l'envoya filer droit sur son adversaire, profitant du fait qu'il soit concentré sur l'arme pour se ruer dans sa direction, brandissant son épée en poussant un cri puissant sensé lui donner du courage et marquer sa détermination.
Il n'y avait que deux possibilités quant à ce qui allait se passer. Soit il parvenait à tuer le titan, soit il y passait. Mais il était le Commandeur de l'Ordre du Temple. Et son rôle était de protéger l'élu au péril de sa vie.

Il ne restait guère plus qu'une poignée de soldats sur le champ de bataille et l'éléphant de guerre venait de tomber. Le Chevalier Capitaine Morgan entreprit de faire revenir les derniers soldats près du Temple, car désormais ils allaient devoir tenir le siège ici même, devant les portes. L'homme chercha son supérieur et ami du regard, mais ne le trouva pas parmi les survivants qui remontaient la pente jusqu'à lui. Il finit par l’apercevoir, seul face à un titan en armure. Il serra les poings. Son cœur lui criait d'aller l'aider, mais il se devait de rester à sa place et de commander ses hommes pour le combat final. Tout allait se jouer dans quelque minutes et ils avaient clairement peu de chance de gagner. Bon sang, mais que faisaient les renforts ?! Ils devraient déjà être là !!
Les chevaliers se mirent en position, armés jusqu'aux dents et prêt à en découdre jusqu'au bout.
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« Répondre #9 le: Janvier 28, 2016, 04:00:56 »

On peu dire que ce templier là n'était pas comme les autres.  Peine à terre  qu'il se releva en empoignant une lance et la lança sur l'Oblitérator visant sa tête. Ariman leva l'avant bras et la lance ce planta dans la chair exposé de son avant bras. Le templier pensant avoir blessé son adversaire bondit sur lui mais l'Oblitérator de son autre main généra une arme tronçonneuse et donna au templier un rude coup qui le força à parer mais Ariman frappa avec une telle force que le templier fut projeter en arrière et eu du mal à se rétablir après un pareil coup. Pire son arme fut sectionné en deux et il manqua d'être décapité. Il avait eu juste le temps de dévier l'attaque d'Ariman avant d'être projeter.

Les deux autres Oblitérators levèrent un véritable arsenal pour pulvérisé l'opportun mais Ariman les arrêta.


- Non ! Dit il en arrachant la lance de son bras et la  brisant ensuite par la seul force de son poing.

- Laissez le moi. Dit il en s'avançant son épée tronçonneuse faisant des étincelles et envoyant des mottes de terres la lame une fois posé sur le sol. Il eu quand même la décence d'attendre que son adversaire se trouve une nouvelle arme.

----------------------------------------------------

Entre temps les trois Oblitérator restant et leur prisonnier avaient enfin atteint l'arrière. En prévision d'un siège les adeptes du chaos avaient monter un campement et étaient en train de le fortifier en y installant une palissade composé de tronc d'arbre coupé dans les forets avoisinantes et acheminés ici à dos d'hommes ou de bêtes. Les Oblitérators ne furent pas importunés par ses horribles habitants.  Comme avec leur chef les Oblitérators étaient tout aussi craints.

Il arrivèrent finalement à une tente aussi grande qu'un chapiteau. L'intérieur était luxueux pourvus d'un trône et du mobilier le sol était recouvert de peau de bête. L'Oblitérator jeta le prisonnier dans une cage et lui parla ensuite.


- Tu as de la chance que notre chef ai besoin de toi en vie vermine. Si tu n'était pas aussi vital je n'aurait écraser comme un insecte. Grinca la créature qui ferma la cage et repartis en ricanant et laissant le prisonnier seul dans sa cage.
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« Répondre #10 le: Janvier 28, 2016, 10:14:49 »

Aramon n'était pas de ceux qui baissait les bras au moindre obstacle. Loin de là. Ce n'était pas pour rien qu'il avait été nommé Commandeur quelques années plus tôt. Il était l'homme le plus courageux et le plus compétant de l'Ordre, sans aucun doute. Entraîné depuis sa tendre enfance, il avait toujours prit grand soin de s'améliorer encore et encore. Aujourd'hui, même s'il était à la tête d'un armée, il était conscient de ne pas avoir la science infuse et d'avoir encore beaucoup à découvrir. Comme des ennemis de plus en plus coriaces et puissants par exemple...
En effet, jamais encore il ne s'était retrouvé face à ce genre d'adversaire. Il avait combattu d'abominables bêtes et autres monstres, écrasé des géants, des hordes d'orques, des minotaures, des harpies. Mais des colosses d'acier et de chair à la puissance de feu dévastatrice, jamais. Pourtant, ça ne l'arrêta guère. Sans une seule hésitation, il se lança dans ce combat, envoyant filer une lance en direction de la tête de son ennemi dans l'espoir de la transpercer de part en part. Mais son rival réussit néanmoins à se protéger, bien que la lame se soit enfoncée dans son bras. Il ne parut pas en souffrir et dans son autre bras, une arme mécanique et tranchante apparue.
Le Templier eu tout juste le temps de parer avec son épée dont il tenait fermement le manche entre ses deux mains. Serrant la mâchoire, il y mit toute sa force pour ne pas être découpé.
Il fut violemment projeté en arrière et atterrit lourdement sur le sol et le choc lui coupa un instant le souffle. Lorsqu'il se redressa, il se rendit compte que son arme, pourtant d'excellente facture et particulièrement résistante, était brisée en deux.

Les acolytes de son antagoniste réagirent, prêt à protéger celui qui semblait être leur chef. Mais ce dernier refusa, préférant sans doute un combat singulier, plus égale. Puis il commença à s'approcher.
Aramon du le quitter des yeux pour chercher autour de lui. Il possédait une dague, qu'il sortit d'ailleurs de sa ceinture, mais il savait que ce ne serait pas suffisant. Le champ de bataille regorgeait d'armes en tous genres. L'une des plus proches attira son attention. Une lourde hache à deux mains. Il n'avait pas lâché son bouclier cependant, mais il avait bien assez de force et de dextérité pour tenir cette arme dans une seule main, ce qu'il fit rapidement avant de se remettre en position face à son adversaire. Il était tout proche désormais.

- Rendez-moi mon écuyer, créature de l'enfer, ou il vous en coûtera !

Il pensait à Yohan, a la détresse qu'il devait ressentir, aux questions qui devaient se bousculer dans sa tête. Il aurait du tout lui dire... il aurait du lui avouer qui il était vraiment. Fasenror avait toujours prétendu qu'il n'était pas prêt. Aujourd'hui, ils payaient sans doute cette erreur. A cause de son imprudence, le jeune homme qu'Aramon avait toujours un peu considéré comme un fils était tombé entre les mains de ces odieuses créatures. Il devait le sauver... ou mourir. Car il ne se le pardonnerait jamais. Il n'était cependant plus temps de s'affliger.
Dans un nouveau cri, le Templier brandit sa hache, cherchant avant tout à tuer et non seulement à blesser.

Aramon se battit avec un courage et une rage indéfectible. Il évitait agilement chaque attaque, répliquait avec hargne, redoublait d'efforts et d''astuces. Parfois il touchait sa cible, sans pour autant parvenir à le mettre à terre. Il ignora combien de temps s'écoula avant qu'il ne perde. Le titan de chair et d'acier lui porta un coup puissant, l'envoyant de nouveau s'écraser violemment sur le sol. L'homme essaya de se redresser, mais il était gravement blessé Et pour cause, le titan était parvenu à lui couper net son bras droit. Grimaçant et grognant de douleur, il n'eut pas la force de se relever donc, épuisé par les combats qu'il avait mené, perdant une quantité impressionnante de sang.
Allongé sur le dos, recouvert de sueur, de poussière et de sang, la main crispée au niveau de son bras manquant au niveau du coude, il fixait le ciel, comme pour une dernière prière. Une prière dédiée non pas aux Dieux, mais à Fasenror.

- Sauve le petit. Sauve le... je t'en conjure...

Désormais, il était hors jeu.

* * *

- Sortez-moi de là !!

Enfermé dans sa cage, alors que l'horrible créature venait de sortir de l'immense tente confortablement aménagée, Yohan tentait d'attirer l'attention. Une chose stupide en soi.
L'individu qui l'avait enfermé lui avait dit qu'on avait besoin de lui. Pourquoi au juste ? Que pouvait-il bien faire d'un simple écuyer ? Quelque chose lui échappait.
Il força sur les barreaux, malheureusement trop solides, qui ne bougèrent pas d'un poil.
Bien décidé à tout tenter, il commença même à donner de violents coups d'épaules et de pieds, espérant fragiliser sa prison, mais il ne parvint qu'à se faire mal.
Grimaçant et massant son épaule endolorie, il finit, au bout de plusieurs tentatives, par se laisser tomber sur les fesses. Il n'avait plus qu'à attendre sagement qu'on daigne venir lui expliquer ce qu'on attendait de lui.
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« Répondre #11 le: Janvier 29, 2016, 05:28:23 »

Le templier lui avait donné un peu de fil à retordre mais finalement Ariman eu le dernier mot en tranchant d'une botte le bras de son adversaire. Alors qu'il gisait à terre perdant son sang Ariman vis un groupe de templier s'approchaient de leur secteur.

- On le tue ? Demanda un des deux Oblitérator.

- Non il va être utile pour faire passer un message à son chef. Dit Ariman qui se pencha sur le templier vaincu.

- Vous avez 24 heures  pour capituler sans condition passé ce délais le massacre reprendra et il n'y aura pas de quartier. Cela vous laissera le temps à vous et aux autres cafard dans ce fort de réfléchir entre une mort lente et douloureuse ou une vie d'esclave. Dit Ariman au templier qui rejoignit ensuite sa moto de guerre et laissant son adversaire agonisant mais encore vivant.

Une fois sur la moto de guerre Ariman tira en l'air une fusée qui fusa dans le ciel et explosa en faisant une fumée rouge. C'était un signal pour signal pour avertir les troupes du chaos de se retirer mais de maintenir un blocus. Cela permis aux templier de récupérer leurs blessés et de retourner à leur fort. Celapermetra aussi à Ariman de passer son message par la bouche du templier qu'il as épargné.

-------------------------------------------

Pour le prisonnier d'Ariman le temps fut assez long. Une bonne demi heure plus tard son geôlier et Ariman fut de retour accompagné par un homme bête aux allures de sorcier avec une impressionnante collection de pierres colorées et de tête réduites. Il dégageait une odeur de fauve désagréable.




- Voilà une partie de ce que vous nous aviez demandé. Dit l'Oblitérator au sorcier qui regarda le prisonnier de ses yeux cruels.

- Et ainsi donc il as la marque ? Oui je sent en lui une énergie inhabituelle mais il se peu aussi que tu te sois tromper ou que tu essaye de me tromper Ariman le déchu. Je connaît ta réputation de travailler pour n'importe qui et souvent trahir pour tes propres intérêts. Répondit l'homme bête qui se montra prudent.

- Cette fois pas de faux semblant. Il dispose bien la marque que vous m'avez décrite, l'âge correspond et il est sûrement encore vierge ce qui facilitera les 7 rituels de corruption avant le sacrifice. Répondit Ariman.

- Laisse moi donc m'en assurer de mes yeux. Demanda l'homme bête qui ordonna que le prisonniers se déshabille.

- T'as entendu vermine ! Enlève ses habits ! Ordonna l'Oblitérator geôlier qui donna un coup de pied à la cage pour effrayer le prisonnier.

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« Répondre #12 le: Janvier 29, 2016, 07:00:50 »

Aramon était persuadé que son adversaire allait l'achever. C'était simple, il n'avait qu'à lui planter son arme dans le corps, un coup suffirait. Grognant de douleur, il attendait donc le coup fatal, avec appréhension cela dit. Qu'est-ce que c'était que de mourir au juste ? Est-ce que ça allait faire mal ? Est-ce que ce serait long ? Il allait sans doute bientôt le savoir.
Il entendit la voix de ses ennemis s’élever non loin de lui et leur chef, celui-là même contre lequel il venait de se battre, annonça qu'ils devaient le laisser en vie pour qu'il puisse passer un message. Le pas lourd du colosse s'approcha et sa silhouette inquiétante se pencha sur le Templier qui le fixa avec mépris.Ils avaient 24h pour se rendre où ils viendraient tous les massacrer. Voilà le deal. Mourir ou servir, il fallait choisir.
Lorsque le montre s'éloigna, Aramon détendit ses muscles et se laissa totalement aller contre le sol rude, à bout de force. L'odieux personnage fit reculer ses troupes et quelques minutes plus tard, le Templier entendit le pas de course et les éclats de voix de ses compagnons qui accouraient pour sauver les derniers survivants et ramener le corps de ceux qui étaient tombé au combat.
Alors qu'on le traînait vers le temple, Aramon répétait :

- Fasenror... je dois parler... à Fasenror.

Prévenir Castelroc et ses hommes de la menace de leurs ennemis n'était pas sa priorité. Il devait à tous prix parler au mage sur le champ. On le mena donc à l'intérieur avec les autres blessés, quoiqu'un peu plus à l'écart. Peu de temps après, alors qu'une infirmière s'occupait de son bras décapité, il vit une silhouette familière se pencher sur lui et poser une main amicale sur son épaule.

- Tu es dans un sale état, mon ami, fit Fasenror d'une voix grave.
- J'ai échoué... Yohan... il est...
- Oui. Je sais. Je m'en occupe, sois tranquille.

Le templier avala difficilement sa salive, poussant un cri de douleur lorsque la femme appliqua un désinfectant brûlant sur sa plaie béante. Reprenant ses esprits, il ajouta :

- Ils veulent que nous nous rendions d'ici 24 heures, sinon ils massacreront tout le monde. J'ai vu de quoi ils étaient capable, mage. Nous n'avons aucune chance.
- En effet, nos ennemis sont puissants Aramon. Que vas-tu faire ?
- Capituler. Tous morts, nous ne seront d'aucun secours pour Yohan. Et je ne peux laisser mourir mes hommes.
- Bien. Je comprends ta décision et elle est sage, mon ami. Maintenant reposes toi et tâche de rester en vie.

Fasenror s'éloigna d'un pas tranquille vers les profondeurs du temps, en direction d'un autel sur lequel reposaient de nombreuses bougies. D'un mouvement de la main, il les fit toutes éteindre dans un souffle. Puis ses yeux se mirent à luire d'une lumière bleue et puissante.
En un instant, un double de lui-même apparut sous le chapiteau ennemi où se tenaient déjà Ariman, qu'il avait déjà rapidement rencontré quelques jours plus tôt et enfin son maître, un sorcier homme-bête puissant. Oui... Fasenror était bel et bien un traître.


Yohan tentait de se contrôler pour ne pas trembler de tous ses membres. Devant lui, des créatures hideuses et terrifiantes parlaient de choses qui lui échappaient. Ils parlaient d'une marque, d'une énergie, de sa virginité, d'un rituel de corruption et enfin... d'un sacrifice. Le cœur du jeune écuyer faillit sauter hors de sa poitrine. Ils plaisantaient, hein ?

D'une voix de stentor qui ne laissait pas place à la désobéissance, on lui ordonna de se déshabiller. Sursautant, le garçon hésita, puis avec des gestes fébriles, il finit par s’exécuter, les yeux baissés et honteux. Puis il releva les yeux lorsqu'un autre homme apparut subitement sous la tente. Un type qu'il avait déjà vu... au temple. Sidéré, il souffla :

- Fasenror..., mais... pourquoi ?

Comme il se tenait tranquillement prêt de leurs ennemis, le fixant avec un sourire sadique, il comprit qu'en réalité il n'avait jamais été de leur côté.
Le mage en question ricana et l'ignora, se tournant plutôt vers le sorcier et le titan d'acier et de chair après avoir reprit son apparence originelle.

- Le Commandant des Templiers va capituler, ô mon Maître. Nous approchons du but.

Yohan fronça les sourcils. Aramon avait décidé de rendre les armes ? Der plier face à l'ennemi ?! Ça ne lui ressemblait pas du tout. Mais qu'est-ce qui se tramait au juste ? Pourquoi avait-on besoin de lui pour un rituel ? C'était un cauchemar...
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Ariman
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« Répondre #13 le: Janvier 30, 2016, 12:07:57 »

Le prisonnier s'exécuta quand un nouvel arrivant se matérialisa dans le temple. Le sorcier homme bête se redressa tandis que Doppelganger repris son apparence originel et fit son rapport ce qui ravis l'homme bête. Cela faisait plus un mois que cet espion était en place et avait remplacé le vrais Fasenror assassiné par la creature et ensuite pris sa place. Même si le Doppelganger n'avait pas vraiment un niveau digne de son modèle  il avait sut donné le change et jouer son rôle à la perfection.

- Aaaah ! Voilà une bonne nouvelle cela sera d'autant plus facile. Dit il.

Ariman se montra lui plus réservé. Certe ses menaces avaient du poids et l'ennemi était acculé mais avait encore suffisamment de ressources pour tenir un siège de quelques jours à une semaine selon les statistiques en plus les templiers étaient des adversaires à ne point sous estimer. Cette il y avait de la vermine mais aussi pas mal de dur à cuire à l'image de son messager improvisé. Les troupes du chaos n'étant pas composés de stratèges organisés Ariman allait devoir songer à la sécurité du colis lui même avec le reste du culte au cas ou la capitulation serait un piège organisé.

Sa réflexion fut interrompu quand le prisonnier fut tiré de sa cage pour être examiné sous toute ses coutures par l'homme bête. Sa marque en premier et il s'assura ensuite qu'il était bel et bien vierge en touchant son sexe et ensuite en le faisant pencher en avant pour examiner son cul. Le prisonnier se mis à gémir quand l'homme bête enfonça son doigt dans son orifice
.

- Parfait ! Il est parfait ! Dit le sorcier qui s'adressa au Doppelganger.

- Continue ta mission et informe moi quand ils ce décideront à nous ouvrir les portes ou si ils prépare un coup fourré. Ordonna t'il.

Le Doppelganger s'inclina et se retira en disparaissant comme il était venu. Le sorcier ce tourna vers Ariman.


- Faite le préparer pour le premier rituel ! Le baptême ! Ordonna le sorcier qui sortis ensuite laissant les deux Oblitérator et le prisonniers seuls.

- Mmmmf ! Bête arrogante ! Crachat l'Oblitérator geôlier tennant encore le prisonnier et qui avait l'air de ne pas aimer le sorcier homme bête.

- Tant que le plan initial n'est pas perturbé il faudra bien qu'on supporte ses humeurs. Répondit Ariman qui croisa les bras.

- Il n'empêche qu'il va falloir qu'on accélère nos plans. Le fait qu'ils se rendent aussi tôt va nous forcer à travailler plus vite. Ce vieux bouc est trop pressé et même si nous somme les plus fort, vu notre manque d'organisation il risque de tout gâcher. Rétorqua l'Oblitérator.

- Le baptême et les deux autres rituels n'auront pas d'incidence sur le plan. Par contre avertis Vulcanus et demande lui de doubler la garde. Débrouille toi pour trouver des larbins sûr et ayant un minimum d'intelligence pour garder le périmètre où aura lieux les premiers rituels. Mais avant va chercher les prêtres de Slaanesh pour preparer votre invité. Ordonna Ariman qui ne remis pas le prisonnier dans sa cage mais l'attacha à un pilori au milieu de la tente.

- Tu pense à un coup fourré des templiers ? Demanda l'Oblitérator geôlier.

- Mieux vaux prendre des précautions non ? Rétorqua Ariman qui eu l'approbation de son collègue qui sortis ensuite à son tour.
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Angie Mercuri
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« Répondre #14 le: Janvier 31, 2016, 08:14:43 »

Le courageux chevalier envoyé prévenir Castelroc avait fait galoper sa monture jusqu'à épuisement. Une fois passé les portes du bastion, le courageux animal s'était écroulé, la robe parsemée d'écume et le corps fumant, respirant difficilement par ses naseaux brûlants et frémissant. Un écuyer s'empressa de s'agenouiller près de l'animal et tandis que les gardes de la porte voulurent questionner le templier, celui-ci les ignora superbement pour se mettre à courir en direction du centre de la ville. Celle-ci était particulièrement animée en ce jour de marché et il du bousculer rudement plusieurs habitants sur son passage, allant jusqu'à escalader des étales pour se frayer un passage. Lorsqu'il fut parvenu devant un immense bâtiment à la porte colossale, il se jeta dessus et frappa à grands coup de poings en hurlant :

- Ouvrez ! Je dois immédiatement parler au Grand Maître ! Ouvrez pour l'amour du Ciel !

Les gardiens de la porte du siège ne tardèrent pas à faire coulisser les lourdes portes dans un grand bruit sourd. Le chevalier s'y faufila, s'élançant pour continuer sa course dans l'immense hall au plafond vertigineux et aux décorations riches et tape-à-l’œil, mais une main rude l'en empêcha, agrippant rudement son bras.

- Oh ! Attends une minute, toi. Où tu comptes allez comme ça ?
- Je dois parler au Grand Maître sur le champ ! C'est d'une extrême urgence ! Le Temple est attaqué !

Les deux types encadrant la porte explosèrent d'un rire tonitruant. Rougissant de colère et voyant bien qu'on ne le prenait pas au sérieux, le messager agrippa violemment le gardien  par le pan de sa cape pourpre, approchant son visage du sien.

- Regarde moi bien. J'ai l'air de plaisanter là ? J'ai sans doute tué l'un de nos meilleurs pur-sang pour arriver jusqu'ici et demander des renforts. Tu crois sincèrement que le Commandeur Aramon m'aurait envoyé ici pour te sucer la queue ?

Son protagoniste cessa subitement de rire, le regardant d'un air grave et suspicieux. Les deux hommes se fusillèrent du regard quelques secondes avant que le gardien ne grommelle quelque chose dans sa barbe et ne le lâche. Reniflant d'un air dédaigneux il finit par lâcher :

- Ça va, attends ici. On viendra te chercher quand le Grand Maître pourra te recevoir.

A la fois soulagé et anxieux, le messager attendit donc dans l'entrée, faisant nerveusement les cent pas en lançant de nombreux regards en direction du grand escalier qui menait aux salles principales et au bureau du Grand Maître de l'Ordre des Templiers. Lui-même ne l'avait jamais vu en chair et en os. Mais ce qui le rendait véritablement nerveux, c'était le temps qui défilait tandis que ses camarades se battaient sur le front contre une horde de barbares impitoyables.
Au bout de plusieurs minutes qui lui parurent des heures, le chevalier aperçut enfin un homme apparaître en haut des larges escaliers de marbre.

- Veuillez me suivre, chevalier. Lança t-il d'une voix impérieuse.

Les deux individus traversèrent plusieurs couloirs silencieux avant que le guide ne l'invite à entrer dans un immense bureau composé d'une immense bibliothèque et d'un secrétaire en acajou sculpté, d'un tapis richement tissé, de tableaux hors de prix, d'un lustre illuminé de bougies et d'une cheminée en marbre presque aussi grande qu'un homme et dans laquelle brûlait un grand feu.
Derrière le secrétaire, face à une immense fenêtre, une silhouette imposante lui tournait le dos.
Sachant pertinemment de qui il s'agissait, le chevalier fit quelques pas, puis s'agenouilla prestement et avec respect au centre de la pièce, le cœur battant. Il ouvrit la bouche pour saluer l'homme avec tout le respect qui lui était du, comme le voulait l'étiquette, mais l'individu posté à la fenêtre le devança.


- Venons en au fait, chevalier. Fit-il d'une voix rauque, mais bienfaisante.
- Grand Maître... le Temple Sacré est attaqué...

Il lui raconta tout ce qu'il savait, dans les moindre détails, même si c'était bien peu en somme. Pendant ce temps, les templiers se battaient corps et âme, attendant avec impatience l'arrivée des renforts. Cullen Zatoral, Grand Maître des Templiers, avait l'air particulièrement soucieux. Notamment parce que l'un de ses mages les plus puissant, Fasenror, ne lui avait fait part d'aucun rapport depuis hier, alors que le chevalier semblait lui soutenir qu'il avait bel et bien vu le mage au temple aujourd'hui même. Sans compter qu'il se trouvait là-bas quelque chose de beaucoup plus précieux que tout l'or du monde et qu'il était capitale que les lieux ne tombent pas entre les mains de leurs ennemis. Leurs adversaires étaient bien plus qu'une simple horde de barbares en quête de chair fraîche et de trésors.
Après avoir réfléchit dans un silence de plomb, l'homme fit entrer le guide de tout à l'heure et lui ordonna de faire préparer l'armée au plus vite, renvoya le chevalier messager en le remerciant, puis fit convoquer les deux personnes les plus à même de régler cette situation : Oriane, sa fille, Générale de l'Ordre des Templiers et Arcana, Grande Prêtresse de l'Ordre. Cette dernière pénétra en trombe dans la pièce, l'air furibonde.

- C'est une vaste plaisanterie, n'est-ce pas Cullen ? Vociféra t-elle. Vous êtes au courant que l'élu se trouve au beau milieu de ce bazar et qu'il risque sa vie à tout moment ?!
- Je suis au courant, lui répondit calmement le Grand Maître.

La jeune femme plaqua violemment ses mains sur le bureau, se penchant en avant pour manifester plus encore sa colère tandis que son visage s'approchait de celui de l'homme.

- Pourquoi n'avons nous pas été mis au courant plus tôt ? Que diable fait donc ce sale prétentieux de Fasenror ? Ou est-il ?!
- Il est mort, très certainement, répondit une voix féminine derrière elle.

Oriane venait d'entrer, soulageant le vieil homme qui préférait en effet ne pas avoir à supporter la colère d'Arcana plus longtemps. Les deux femmes étaient amies depuis toujours et sa fille était de loin la seule personne à pouvoir faire entendre raison à cette tornade.
La générale salua respectivement son père, puis ajouta :

- Nous avons sans doute affaire à un puissant espion étant parvenu à prendre la place de Fasenror, ce qui expliquerait l'absence de communication et prouve que nous n'avons pas affaire à des amateurs. Ils ne chercheront pas à tuer l'élu..., mais à le capturer dans un but bien mystérieux.
- Alors il faut intervenir sur le champ ! Je vais le chercher ! Clama Arcana en s'apprêtant à sortir.
- Un instant ! Lança le Grand Maître. Nous ignorons tout de la véritable nature et des desseins de nos ennemis. Attendons que notre armée soit prête, nous aviserons ensuite de la marche à suivre. En attendant, Grande Prêtresse, j'aimerais que vous demandiez le soutien des Dieux.

* * *

Lorsque Fasenror s'éloigna après lui avoir dit de se reposer et de rester en vie, Aramon soupira et tourna son visage vers un coin obscure de la pièce ou une ombre se tenait. Lentement, la fine silhouette apparut à la lumière, souriant au templier. Arcana, les bras croisés sous son opulente poitrine, s'approcha de lui avec sa démarche féline.

- Beau travail, Commandeur. Vous avez été très persuasif.
- Merci de m'avoir prévenu à temps, Grande Prêtresse. Ou en sont les préparatifs ? Quand l'armée arrivera t-elle ?
- Patience, Commandeur. Réunir un tel dispositif prend du temps. Continuez de mentir à ce fourbe qui se fait passer pour notre cher Fasenror. Faîtes en sorte de gagner un peu de temps.
- Bien, à vos ordres.

Après un dernier sourire, la Grande Prêtresse disparue dans un nuage de brume claire. Si tout se déroulait comme prévu, ils auraient tout juste le temps de lancer leur puissante armée sur leurs ennemis lorsqu'ils viendraient prendre le temple. Il allait falloir être rusés, car leurs adversaires ne prendraient peut-être pas la peine d'attendre les 24 heures accordées...

* * *

Pendant ce temps, Yohan était toujours prisonnier de ses ravisseurs. Il eut bien du mal à supporter les attouchements indélicats du sorcier et lorsque celui-ci disparut, il en fut sans aucun doute soulagé. Enfin, on le laissa attaché à un pilori, toujours entièrement nu. Une situation peu confortable pour note écuyer qui soupira. Allait-on finir par lui expliquer ?! Les paroles des deux géants n'avaient ni queue ni tête !
« Dernière édition: Janvier 31, 2016, 08:52:57 par Angie Mercuri » Journalisée


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