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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Invocation démoniaque, bonsoir ! PV Stephen Connor  (Lu 1401 fois)
Typhen Prigent
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« le: Juillet 08, 2015, 03:22:43 »

Typhen mâchouillait un stylo en regardant rêveusement par la fenêtre. La réunion s'éternisait depuis maintenant deux heures et elle avait décroché. Observer la ville depuis le building où se tenait le siège de la chaîne de télévision Yomiuri Telecasting Corporation, était beaucoup plus intéressant. La jeune femme détestait par-dessus tout rester assise ainsi sans rien faire. Raison pour laquelle elle avait d'ailleurs choisit un métier de terrain, et non pas un qui consistait à rester assis derrière un bureau. Elle était une femme d'action, c'était sur le terrain qu'elle trouvait son compte. Lorsque la réunion prit fin, elle se fraya en première un chemin jusqu'au distributeur de café. Un expresso bien fort, voilà qui allait la requinquer un peu après cette réunion d'un ennui mortel !

Et alors qu'elle s'apprêtait à quitter son travail, balançant négligemment sa sacoche de travail sur l'épaule, son patron l'interpella et lui fit signe de le suivre dans son bureau. Levant les yeux au ciel et soupirant, elle s’exécuta. Son patron était un homme plutôt charismatique et très sérieux lorsqu'il s'agissait de boulot. En général, il était déconseillé de le froisser. Lorsqu'elle fut assise en face de lui, il se permit de ranger délicatement quelques documents dans un dossier, puis prit la parole.

- Mlle Prigent, vous n'êtes pas sans savoir que ce cher Akahiko est en arrêt maladie. Il devait se charger d'une petite enquête particulièrement intéressante ici même, à Seikusu.
- Oui, une histoire de tags sur les murs, c'est ça ?
- Exact. Je ne peux vous donner plus d'information, malheureusement, Akahiko n'a pas eu le temps de commencer le travail. Raison pour laquelle je vous met sur le coup, c'est une affaire qui ne peut pas attendre et qui pourrait faire un article de choc ! Agissez rapidement et avec discrétion je vous prie. Je veux un rapport écrit sur mon bureau dans une semaine. Vous pouvez y aller.

Une semaine ?! Un rapport écrit ? Elle était reporter ! Pas journaliste ! C'était pas vraiment son job. Mais personne n'était disponible pour remplacer Akahiko, alors elle allait devoir s'y coller. Quelle barbe. Ramassant ses affaires, elle passa par le bureau de son collègue pour prendre le dossier quasiment vide, et rentra chez elle.

Durant quatre jours, la jeune femme se mit dans la peau d'une véritable enquêtrice. Elle interrogea des jeunes du quartier de Toussaint où étaient retrouvés les tags, prit des tas de clichés, passa des heures sur internet, pour finalement trouver une piste intéressante. Alors elle attendit le soir pour enfiler sa 'tenue de combat". Un pantalon moulant de cuir noir, une paire de bottes, un débardeur noir, et une veste en cuir de la même couleur. Ainsi, elle se ferait peu remarquer dans l'obscurité. Elle attacha ses cheveux en une queue-de-cheval haute, posa une casquette noire sur sa tête, attrapa sa sacoche, et quitta son domicile. Elle se rendit directement dans le quartier de toussaint. Elle marcha quelques instants, attentive, tandis que le quartier semblait presque désert. C'est alors qu'elle tomba sur l'un de ces tags, apparemment frais. Elle tira une lampe torche de sa sacoche et éclaira l’œuvre. Comme tous les autres, il représentait un symbole satanique ou démoniaque. Il était discret, petit, mais bien visible.

C'est alors qu'elle entendit des voix. Éteignant rapidement sa lampe, elle se dirigea vers ces voix sur la pointe des pieds. Planquée dans l'angle d'une rue, elle aperçut un petit groupe de trois individus dissimulés sous des sweat-shirts à capuche sombres. Discrètement, elle sortit une petite caméra de poche qu'elle utilisa pour filmer la scène. L'un des types secoua une bombe de peinture et commença à tracer un énorme cercle sur le sol en face de lui. La peinture était de couleur rouge sang. Au bout d'un moment, il sembla avoir terminé, car il balança la bombe au fond d'un grand sac non loin de lui et ordonna à l'un de ses amis de lui passer des bougies. Ils les posèrent à divers endroit, formant un cercle, et les allumèrent. Ils disposèrent aussi ce qui semblait être de l'encens Alors seulement, le troisième gars sortit un morceau de papier et se mit à psalmodier des paroles que Typhen parvint tout juste à comprendre :

"Seigneur Satan, de par ta grâce, concède-moi, je te prie, la force de concevoir dans mon esprit et d’exécuter ce dont je désire, les fins que j’atteindrai par ton aide, O Puissant Satan, le seul Vrai Dieu qui vivra et règnera pour toujours. Je te supplie d’inspirer Helel à se manifester devant moi afin qu’il puisse me donner une réponse fidèle et véridique, pour que je puisse accomplir mon but désiré, pourvu qu’il soit propre à sa fonction. Ceci que je demande respectueusement et humblement en Ton Nom, Seigneur Satan, que tu m’en juge digne, Père".

Il répéta ceci plusieurs fois, semblant attendre quelque chose. Typhen était sidérée. Ces types étaient en train d'essayer d'invoquer un démon ? Elle ne croyait pas à ces idioties, elle n'était donc pas vraiment effrayée. Elle les trouvait juste... stupide. L'article serait, sans aucun doute, constructif ! Cependant, elle ne coupa pas la caméra. Elle était curieuse et décida plutôt d'attendre sagement dans son coin. Après tout, on ne sait jamais, un démon brûlant et hideux allait peut-être apparaître... Ah ah.
« Dernière édition: Juillet 08, 2015, 03:30:21 par Typhen Prigent » Journalisée
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Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

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« Répondre #1 le: Juillet 11, 2015, 12:23:31 »

Dans l’ennui constant de sa vie monotone, Satou avait un jour fait la découverte d’un étrange livre, dans une vieille brocante. Il ne lisait pas, autre que quelques mangas à l’occasion. Pourtant, ce colossal ouvrage à la reliure noire avait semblé appeler son nom. Et il l’avait vu. Quand il avait prit ce livre, ce dernier s’était ouvert de lui-même entre ses doigts.

Les caractères occidentaux s’étaient déformés, transformés, jusqu’à lire dans un japonais parfait, les mêmes phrases qu’ils lisaient auparavant. Ce phénomène aurait effrayé nombre de mortels, mais Satou avait été fasciné par cette magie. Sans piper le moindre mot, il avait rapidement payé les misérables cinq-cents Yen que coutait le livre, et s’en était allé.

Plusieurs soirées durant, il avait lu l’ouvrage, sous ses moindres recoins. Le livre parlait de pouvoirs inimaginables, au prix d’offrandes coûteuses, tant moralement que physiquement. Sans pouvoir se l’expliquer, le jeune japonais suait à grosses gouttes, tandis que son regard filait le long des caractères. Vers la moitié du grimoire, il était fait mention d’une liste de démons à invoquer.

De par les pages précédentes, Satou connaissait les méthodes d’invocation. La plupart n’impliquaient pas de sacrifices, ce qui rassurait le jeune homme. Il savait cependant qu’appeler un démon en vain était passible d’une punition sans commune mesure. Aussi souhaitait-il s’accompagner d’inconnus attirés par l’occultisme, dusse-t-il en sacrifier quelques-uns pour garder la vie sauve.

Une rapide recherche internet l’avait mené jusqu’à une communauté qui semblait parfaite pour ses projets. Des adolescents ou de jeunes adultes en quête de frissons, qui s’intéressaient au paranormal. Quelques images peu convaincantes de « véritables ovnis » et  d’apparitions « fantomatiques » étaient parsemées sur le site. Satou  savait que son grimoire ferait baver d’envie la plupart de ces jeunes gens.

En quelques mois, le groupe fraichement formé s’était affairé à tagger les murs de la ville, préparant le rituel qui devait les amener un peu plus près de l’Autre-Monde. Le soir fatidique était arrivé, et Satou brûlait d’impatience.



Peu de gens invoquaient encore le Seigneur des Fiertés. Il était un démon qui requérait une méticuleuse invocation, ou un très lourd sacrifice. Souvent les deux. Bien des mortels se contentaient des sous-races qui peuplaient les enfers. Et après tout, lorsque l’on nourrit de faibles ambitions, de faibles moyens suffisent.

Aussi Helel fut-il surpris de sentir un feu ardent le consumer. Être appelé dans le monde des humains n’était pas une expérience particulièrement douloureuse, mais la sensation était toujours aussi étrange pour le beau diable. Il errait dans les dédales de son Palais, lorsque le rituel occulte lui avait imposé de rejoindre la Terre, l’arrachant à son agréable balade.

« Quel est ton souhait, mortel. »
Tonna la voix du colosse, rauque et puissante comme mille tonnerres. « Parle, car j’ai répondu à ton appel. »

Dans les yeux du jeune mortel, Helel lisait la stupeur, l’excitation, et la peur. Les deux jeunes gens qui l’accompagnaient semblaient tout aussi fascinés, moins apeurés. Mais l’odorat du démon ne le trompait pas, il y avait quelqu’un d’autre, en ces lieux abandonnés.

Le monstre se retourna lentement. Il faisait nuit, mais ses yeux voyaient comme par le plus ensoleillé des zéniths d’été. Un sourire naquit sur les lèvres de l’invoqué, qui désigna un recoin, du bout de son index. Personne ne parlait, à travers le silence qu’avait imposé le Grand Duc.

« Il y a quelqu’un d’autre ici. » Annonça la voix d’Helel, tonnant toujours en milles échos orageux. « Montre-toi, femme. »

Bien sûr, l’ordre du Maître n’était pas contestable. L’index qu’il avait tendu se referma dans son poing, et une énergie incompréhensible tira Typhen jusqu’à la bordure du cercle, l’extrayant de l’ombre où elle avait établi sa cachette.

Pour la jeune reporter, la sensation devait être des plus étranges. Comme si mes mains lui empoignaient bras et jambes pour la faire glisser jusqu’au colossal inconnu. Ce dernier était assez irréel à observer, par ailleurs. Non pas qu’il ait l’air d’autre chose que d’un homme particulièrement bien bâti, mais quelque chose d’étrange émanait de lui.

Ses yeux étaient rouges comme deux rubis, et ils brillaient dans l’obscurité de la nuit, paraissant capable de lire à travers l’âme d’une personne. Et c’était exactement ce qu’ils faisaient. Insidieusement, ils jaugeaient Typhen, et finirent par se plisser, tandis qu’Helel affichait un air satisfait.

« Ta curiosité pourrait bien être le défaut qui te coûtera la vie, femme. » Gronda le démon avant d’éclater en un rire de tonnerre. « Je suis Helel, Champion de Lucifer, Grand Duc des Enfers Orientales, pourquoi me dérange-t-on ? » Demanda alors le musculeux inconnu, ayant repris son sérieux.

Satou hésitait à répondre, laissant à la jeune reporter tout le loisir de s’enquérir de cette étrange situation.
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« Répondre #2 le: Juillet 13, 2015, 11:57:18 »

Typhen zooma légèrement davantage, mais bien entendu, il lui était impossible de voir les visages des trois énergumènes, il faisait bien trop sombre, même avec les bougies disposées en cercle à leurs pieds. Elles avaient pour seul effet de faire danser leurs ombres sur le sol et les murs, et cette scène avait tout de quelque chose de morbide. Cependant, la jeune femme ne croyait en rien aux démons, et n'éprouvait aucune crainte. Elle faisait son job, et avait pour seul but de recueillir assez d'images et d'informations croustillantes pour son article. Elle ne s'était pas vraiment attendue à ça en revanche, lorsqu'elle avait accepté la mission. Pas que ça la rebutait, mais de l'occultisme... vraiment... ces gars-là n'avaient décidément rien dans le crâne. Qu'est-ce qui pouvaient les pousser à vouloir invoquer un démon, au juste ? Une envie de vengeance ? De pouvoir ? Pff... Certaines personnes étaient prêtes à faire n'importe quoi, c'était affligeant.

Soudain, un étrange courant d'air se fit sentir. Le vent s'était levé peut-être ? Bizarre... tout était si calme. Les flammes des bougies vacillèrent, et l'homme qui prononçait l'incantation se tue, semblant observer la scène. Typhen fronça les sourcils. Quelque chose était en train de se produire. Soudain, des flammes apparurent violemment et sans prévenir, juste au milieu du cercle tracé au sol. La jeune femme ne put retenir un sursaut à ce moment-là. Elle était en train de se demander comment les trois idiots avaient réussir un tel tour de passe-passe lorsqu'une voix rauque s'éleva au milieu des flammes. Au centre du cercle, droit et imposant... il y avait un homme.
La reporter ouvrit de grands yeux ronds. Mais d'où il venait celui-là ?
Impossible pour la demoiselle de croire aux démons et aux apparitions. Pour elle, il ne s'agissait que d'une blague, d'un tour de magie. Est-ce qu'ils savaient qu'elle était là ? Voulaient-ils lui faire peur ? Bah, c'était raté ! Peu importe, elle continua de filmer sans se démonter.

C'est alors que le regard de l'apparition se posa sur elle. Le cœur de la demoiselle loupa un battement. Merde, elle était repérée. Et ces yeux... ils étaient si saisissants qu'elle était incapable de réagir. Elle aurait pourtant du se tirer. Elle avait largement de quoi faire son article. Typhen se crispa et serra la mâchoire. Oui, il l'avait vue, et il lui ordonnait de se montrer. La reporter reprit ses esprits et voulu prendre la fuite. Mais elle n'y parvint pas. Aussi incroyable que cela puisse être, elle était incapable de bouger. Pire, elle était irrémédiablement attirée, par une force invisible, en direction des individus. Son pouls s'accéléra, et elle eut beau lutter, rien n'y faisait. C'était quoi, ça ? De la sorcellerie ? Non, c'était forcément un coup monté.
Elle était maintenant si près qu'elle pouvait voir les visages des trois gars. Mais son regard n'était pas attiré vers eux..., mais plutôt vers l'armoire à glace flippante qui semblait la transpercer de son regard rouge flamboyant.
Sa curiosité ? Lui coûter la vie ? C'était bien ce qu'il venait de dire ? Elle devait être tombée sur des satanistes complètement barjos ! Bon, elle devait bien admettre qu'elle ressentait un peu d'inquiétude, là. L'étrange type éclata d'un rire qui déclenchèrent des frissons désagréables dans l'échine de la jeune femme, avant qu'il ne se présente sous le nom de Helel, champion de Lucifer, et autres idioties. Typhen arqua un sourcil, et ce fut à elle d'éclater de rire. Elle n'avait pu s'en empêcher.

- Lucifer, hein ?! La bonne blague. C'est bon, cette plaisanterie a assez duré. Vous êtes très fort. C'est une caméra cachée, c'est ça ?

Helel... ce nom lui disait rien en plus, elle avait pourtant vu certains noms de démons apparaître sur internet. Bah, peu importe ! Tous ça c'était de la mise en scène, une supercherie ! Les démons, ça n'existait pas ! Et un démon n'était pas sensé être... laid ? Bon, pas qu'elle le trouvait méga sexy, elle n'était pas du genre à se poser la question, mais quand même... un démon, souvent, ça a des cornes et des grandes dents, non ? Qu'est-ce qu'elle en savait, après tout ? Elle y connaissait rien à ces stupidités !

- Bon, écoutez, ça ne me fait pas rire du tout. Laissez-moi partir maintenant.

Décidément, elle était douée pour se mettre dans le pétrin. Ça sentait mauvais cette histoire...
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« Répondre #3 le: Juillet 14, 2015, 12:34:06 »

Le regard brûlant du démon ne quitta Typhen qu’après un long moment d’observation. Le colosse n’aimait pas particulièrement qu’on se moque de lui ou de ce qu’il représentait, mais l’ignorance de la jeune reporter était tout à fait excusable. Helel glissa son doigt sous le petit menton de sa proie, lui relevant la tête pour la regarder droit dans les yeux.

Il s’approcha et inspira longuement son parfum, enfouissant son visage au creux du cou qu’il s’était lui-même offert. Elle sentait bon, elle sentait les fragrances qu’utilisent les humains pour masquer leur véritable odeur, mais au-delà de tous ces artifices, le démon pouvait sentir l’odeur de son appréhension.

« Ne bouge pas. » Ordonna le diable. « De toute façon, tu n’as pas le choix. » Remarqua-t-il, certain que les mains spectrales n’avaient pas relâché la jeune femme.

Helel était d’un naturel patient avec les mortels. Il aimait jouer avec eux, torturer leur psyché avant de s’abattre sur eux tel un oiseau de proie. Cette jeune femme avait une réaction tout à fait typique, pour le moment. Les mages et autres créatures mystiques étaient légion sur Terre, mais il n’était pas rare que les mortels passent toute une vie sans en rencontrer un seul.

Typhen appartenait visiblement à la masse. Elle rejetait en bloc ce qu’affirmait le démon - pourtant diablement convaincant dans son rôle- et cherchait déjà une explication rationnelle. Comment réagirait-elle, en constatant avec impuissance, que tout ce qu’elle pensait savoir était faux ? Et surtout, comment le Maître s’y prendrait-il ?

Avec cette femme, Helel comptait y aller petit à petit, se réjouir et s’amuser de détruire son monde, brique par brique. L’observer droit dans les yeux, tandis qu’il ferait s’effondrer le petit cocon qu’elle s’était créé durant toutes ces années, en rejetant la magie et ses monstres cauchemardesques.

Mais pour l’heure, le Maître avait d’autres obligations. Conservant Typhen proche de lui, comme si mille mains invisibles agrippaient chaque part de son corps, le démon se retourna alors vers les trois invocateurs. Dans leurs regards, il lisait un mélange de peur et de fascination. Le cercle aux pieds du démon s’embrasa d’un feu bleuté, alors que l’invoqué prenait la parole.

« Pourquoi m’avez-vous invoqué, mortels ? Et quel sera votre paiement en échange de mes pouvoirs. » Tonna la voix du colosse aux yeux de flammes.

Satou s’inclina plus bas, déglutissant bruyamment avant d’essayer d’ouvrir la bouche. Mais les morts restèrent coincés dans sa gorge, tandis qu’il relevait les yeux sur la carrure du titan qu’il venait d’appeler à lui. Que voulait-il réellement ? Des pouvoirs, c’aurait été fantastique. Peut-être quelque chose de simple, comme contrôler le feu.

« Je… je voudrais le pouvoir de contrôler le feu, Maître Helel. » Demanda le jeune homme d’une voix timorée et hésitante.

Helel explosa de rire à son tour. D’un claquement de doigts, il éteignit les flammes qui entouraient son cercle. Et le feu réapparut d’un second claquement de doigt, cette fois sur tout le corps de Satou. Ce dernier hurla un court instant, avant de réaliser qu’il ne ressentait rien. Fasciné, il essaya de mouvoir les flammèches qui entouraient son corps.

Il réussit, attirant de longs soupirs impressionnés de la part de ceux qui étaient à sa suite. Mais bientôt, le Maître se rappela à la petite troupe, d’un simple grognement. Son regard lourd pesait sur les trois cultistes, et il attendait clairement son paiement. Hésitant un long moment, Satou finit par prendre la parole.

« Je… L’intruse ! Prenez-la, elle ! » S’écria le jeune homme, comme s’il avait eu un éclair de génie.

Helel l’observa un moment. Quiconque observait le rituel était une cible valide dans le cadre d’un pacte démoniaque. Typhen avait fait l’erreur de regarder la scène, et à ce stade, elle était marquée par la magie noire qui imprégnait les lieux. Autrement dit, elle était un paiement tout à fait valable.

« Soit. » Répondit le beau diable. « Je pourrais faire avec une nouvelle servante au Palais Infernal. » A ces mots, le mâle agrippa Typhen par la ceinture, l’attirant jusqu’à lui.

Le colosse portait une veste déchirée, parsemée de chaines lourdes et froides. Son torse était très nettement visible, musculeux et brutal. La reporter s’y trouva bien vite plaquée de force, alors que les doigts chauds du beau diable lui touchaient légèrement la peau au niveau des hanches. Sa paluche était fermement resserrée sur l’intérieur du pantalon de Typhen, l’empêchant de fuir.

« Es-tu prête pour ce voyage, ma nouvelle acquisition ? » Demanda le titan, l’air amusé. « Je vais te faire découvrir ce dont tu te moquais. »

A ces mots, les flammes les engloutirent tous deux, ne laissant que le silence et trois jeunes hommes hébétés.
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« Répondre #4 le: Juillet 14, 2015, 01:26:19 »

Si Typhen n'était pas certaine d'être saine d'esprit, elle aurait finit par se dire qu'elle rêvait, ou qu'elle avait mangé, bu ou fumé quelque chose de pas net. Comment était-il possible qu'elle ne puisse pas bouger ? Elle ne voyait aucun fil, aucune corde... rien ! Il s'agissait d'une force invisible. Non, c'était stupide. La magie, ça n'existe pas, bon Dieu ! Mais elle avait beau se le répéter, au fond d'elle, elle sentait bien qu'il se passait là des choses qui la dépassaient complètement.
L'étrange et solide individu la fixait d'un regard assez flippant, puis glissa un doigt sous son menton pour la forcer à la regarder. Typhen ne se démonta pas, et et se força même à soutenir son regard, comme pour lui montrer qu'il ne l’impressionnait pas. Ce n'était peut-être une bonne idée cela dit.
Il approcha son visage et elle se crispa, elle réalisa qu'il était en train de la sentir, au niveau de son cou. Une femme comme Typhen pensait qu'il n'était rien d'autre qu'un psychopathe légèrement pervers. D'autres, sans doute plus porté sur le paranormal, auraient pensé à un vampire. Heureusement pour la jeune reporter, ce n'était pas le cas. Enfin... c'était peut-être pire que cela en réalité.

- Qu'est-ce que vous faîtes ?! Grogna t-elle.

 Comme toute réponse, il lui ordonna de ne pas bouger, sachant pertinemment qu'elle n'avait pas d'autre alternative. En effet, elle avait beau se démener et essayer tant bien que mal de se libérer de ces mains invisibles, cela semblait impossible.
Ce qui se passait avait beau devenir de plus en plus irréaliste, elle s'évertuait à chercher une explication logique. Oui, elle était sacrément têtue comme jeune femme.

L'individu, qui se prétendait être démon, s'adressa alors à ceux qui l'avaient invoqué pour leur demander la raison de cette invocation. Oui, tiens, excellente question. A quoi s'attendaient ces crétins ? Le jeune homme le plus proche, celui qui semblait avoir dirigé les opérations, sembla un peu intimidé, avant de finalement demander au colosse de pouvoir contrôler le feu. Hein ?! Typhen ouvrit de gros yeux ronds. C'était quoi cette grosse blague, ils continuaient encore à se comporter comme si tout ceci était normal ! Et puis même si c'était vrai... comment on payait un démon, hein ?

La jeune femme fouilla sa mémoire, elle avait bien du lire un truc là-dessus lors de son enquête. Mais avant même qu'elle ne trouve la réponse, le jeune homme s'écria qu'il n'avait qu'à prendre l'intruse. L'intruse ? Il fallut deux ou trois secondes à Typhen pour comprendre qu'il s'agissait d'elle. Estomaquée, elle s'écria :

- Quoi ?!

Il était sérieux ? Oh et puis, pourquoi elle flippait tout à coup ? Tous ça n'était qu'une mise en scène, une grande supercherie ! Il n'y avait ni démon, ni pacte, ni pouvoir de contrôler le feu, et encore moins de paiement à la mords-moi-le-noeud !
Typhen grinça des dents, foudroyant le jeune inconnu du regard, avant de regarder le dit démon d'un air sidérée. Que venait-il de dire, là ? Une servante ? Non, non... elle allait se réveiller. Cette blague allait prendre fin et tout redeviendrait comme avant. Voilà. Pas besoin de paniquer. Pourquoi son cœur battait-il si fort, alors ?

Le colosse l'agrippa par la ceinture pour l'attirer soudainement contre lui. La jeune femme grimaça, continuant inutilement de vouloir se libérer. Le sang battait follement dans ses tempes, lui donnant presque le tournis. Il parlait d'un voyage, de lui faire découvrir ce dont elle se moquait. Typhen aurait voulut dire quelque chose, quelque chose de pas très beau sortant de la bouche d'une femme, mais elle n'en eut tout bonnement pas le temps. Tout à coup, elle quitta le monde qu'elle croyait si bien connaître en compagnie d'un démon. Oui... car c'était bel et bien un démon, et non pas un acteur. Mais où l'emmenait-il au juste ?
Si jamais elle revenait à Seikusu, elle se jura s'étrangler ce sale petit idiot qui avait osé la vendre sans un seul regret.
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« Répondre #5 le: Juillet 14, 2015, 05:52:07 »

Les Enfers avaient l’apparence qu’aurait pu imaginer n’importe quel mortel. Une fournaise infinie, au sol rougeâtre, dénué de ciel, avec pour plafond des rocailles sombres et pointues. Rien de bien accueillant, rien de bien élégant. Au milieu des cercles trônait la Cité de Dité. Ici résidaient Lucifer et ses plus fidèles sujets.

D’une architecture remarquable, le Palais Infernal mélangeait différents styles, de différentes époques. L’art baroque se mélangeait aux fresques grecques et aux gravures égyptiennes, dans un ensemble chaotique et fascinant. Mais la beauté du Palace ne suffisait pas à tous les Grands Démons.

Nombre de diables établissaient leur domaine dans une autre dimension. Chacun avait ses préférences. Aussi certains vampires s’établissaient-ils en des mondes plongés dans une nuit éternelle. Certains lycans préféraient des pleines lunes sans fin, au milieu d’une forêt infinie.

Helel faisait beaucoup moins dans la poésie. Son plan était une grande île à la végétation verdoyante, dotée d’une grande colline qui se terminait sur une falaise escarpée. Et au milieu de cette pièce artistique, il y avait un unique château à l’architecture gothique. Un très petit village l’entourait, abritant les âmes que s’était approprié le démon.

« As-tu peur, femme ? » Demanda la voix rauque du colosse.

Le grand démon tenait Typhen fermement collée à lui, au milieu du brasier. Il se montrait sans doute rassurant, n’appuyant pas trop sa poigne de fer, protégeant simplement la reporter des flammes qui semblaient vouloir l’engloutir. Ce feu d’Enfer n’avait pas l’habitude des mortels, et s’enhardissait, prêt à dévorer n’importe quel humain qui le traversait.

Fort heureusement pour la jeune femme, la présence d’un Grand Duc suffisait à calmer les flammes. Elles venaient seulement lécher les courbes de l’humaine avec envie, mais s’enfuyaient dès qu’Helel posait le regard sur elles. Le Feu d’Enfer était visiblement animé de sa propre volonté, de son propre appétit insatiable.

« Tant que tu es avec moi, ces flammes impies ne te toucheront pas. » Le beau diable lança un regard sévère vers une flammèche qui tentait de remonter la jambe de Typhen. Cette dernière retourna bien vite à son foyer. « Pas plus que de raison. »

Il fallut à peu près cinq minutes au feu pour mourir, remplacé par le climat accueillant de l’Île. Aussitôt que les brises fraiches des vents marins eurent effleuré sa peau, le démon relâcha sa captive. Seulement d’un point de vue physique, bien évidemment.

Helel n’avait pas menti lorsqu’il avait affirmé vouloir faire de Typhen une de ses nombreuses servantes. Elle avait l’air énergique et décemment robuste, de quoi s’occuper du château aussi longtemps que le démon aurait besoin d’elle. Il manquait de personnel pour les tâches les plus simples.

D’un simple geste de l’index, le beau diable indiqua la direction du Palais, qui n’était qu’à quelques dix minutes de marche.

« C’est ici que je vis, et ici que tu me serviras, aussi longtemps que je t’en jugerai digne. » Expliqua le Maître, le ton sec. « Que sais-tu faire de tes dix doigts, femme ? Es-tu présentable en robe ? Des invités prestigieux m’arriveront sous peu, et j’espère que tu sauras nous dresser un banquet. »

Helel se tourna finalement vers Typhen, n’ayant avancé que de quelques pas. Il pouvait concevoir que tout ceci soit assez difficile à avaler pour la jeune femme, mais c’était la réalité de sa vie, désormais. Elle serait l’esclave d’un des plus puissants démons des Enfers, et elle devrait vivre avec cette idée, s’y soumettre. Fort heureusement, le beau diable était un Maître généreux et compréhensif.

« Plus vite tu m’obéiras, et plus vite je serai enclin à écouter tes demandes. Suis-moi, maintenant. » Ordonna le colosse.

Si elle obéissait, Helel les mènerait jusqu’à l’entrée luxueuse de son château. Là, il accompagnerait Typhen à travers les gigantesques couloirs richement décorés, pour arriver dans la gargantuesque pièce qui servait de cuisines, où plusieurs démons de bas-rangs et humains maudits s’affairaient à préparer les carcasses de divers animaux étranges.
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« Répondre #6 le: Juillet 15, 2015, 09:31:01 »

Typhen venait de mettre un petit peu de temps à réaliser ce qui se passait autour d'elle. L'air était presque irrespirable tant il était brûlant, l'atmosphère était tellement chargée d'horreur que la jeune femme en frissonnait des pieds à la tête, jusqu'au plus profond d'elle-même, si bien qu'elle du réaliser trop vite, que tout ceci n'avait rien d'une blague. Ce n'était pas un décor de théâtre, ni même de cinéma. Loin de là. Elle se trouvait..., non, comment pouvait-elle être ici ?
Elle pouvait voir d'immenses flammes, mortelles et terrifiantes, dont certaines s'approchaient dangereusement d'elle, comme pour venir la consumer. Elle ne put réprimer un cri, terrifiée par la situation. Merde. Merde c'était pas possible... il fallait qu'elle se réveille et vite. Très vite.
Affolée, elle regardait partout, comme pour chercher une issue, une preuve qu'elle faisait un simple cauchemar. Mais tout paraissait bien trop vrai.
La voix du démon lui parvint comme venu du lointain. Si elle avait peur ? La goutte de sueur sur son front et ses tremblements en disaient longs. Aucun être humain ne pouvait rester signe devant un tel spectacle d'horreur.
D'autres flammes venaient jusqu'à venir lécher son corps, elle se crispait, s'attendait à s'enflammer comme un brasier, fermait les yeux, mais rien ne se passait. Apparemment, le démon n'avait pas décidé de la laisser brûler en enfer. Du moins, pas aujourd'hui. Elle n'était pas rassurée pour autant.

Elle avait l’impression d'entendre des hurlements, mais elle délirait sans doute. En tous les cas, cela la déchirait de l'intérieur. Elle n'avait qu'une envie : fuir. Vite. Heureusement pour elle, ce spectacle d'horreur prit fin petit à petit, et un vent agréable vint l'enrouler doucement, l'encourageant à rouvrir les yeux et à se décrisper légèrement. Autour d'elle, ce n'était plus du tout le décor de l'enfer, mais un endroit bien plus agréable il fallait l'avouer. Partout, une végétation verdoyante et saisissante, une colline, des falaises. Et pourtant, elle ne se sentait toujours pas dans son assiette.
Le démon finit par la lâcher, mais elle resta quelques secondes paralysée sur place, ayant du mal à se reprendre après ce qu'elle venait de vivre là. Elle n'était qu'une humaine après tout.

Le démon Helel pointa son doigt dans une direction, là où se trouvait vraisemblablement son Palais,  lui expliquant alors ce qu'il attendait d'elle. Typhen posa une main sur son front, pour vérifier qu'elle n'était pas fiévreuse. Si ce n'était pas le cas, elle devait tout de même être blanche comme un linge. Elle ne l'avouerait pas, mais elle avait subitement envie de pleurer. Oui, quelque chose s'était effondré dans ses certitudes, et pas des moindre. Une innocence qu'elle aurait aimé garder un peu plus. Garder l'inconscience. Mais elle avait prit une vérité en pleine face. Et elle avait du mal à digérer ça. Elle se retourna un instant, perdue, cherchant de nouveau comme une porte de sortie.

Helel avait avancé. Pas elle. Elle restait scotchée au sol, incapable de bouger. Et cette fois-ci, la force invisible n'y était pour rien. Il fallait qu'elle assimile encore un peu...

« Plus vite tu m’obéiras, et plus vite je serai enclin à écouter tes demandes. Suis-moi, maintenant. »

- Hein ? Laissa t-elle échapper d'une toute petite voix, sortant subitement de sa torpeur.

Elle avait enfin réagit à la voix du démon, comme si jusqu'à présent ses oreilles étaient bouchées, et qu'elle venait tout à coup de retrouver toutes ses capacités auditives. Comme si on venait de lui ôter le bouchon qui l'avait gardé dans un état de béatitude importante.
Il fallait qu'elle se secoue un peu.
Les informations énoncées par le démon lui revinrent en mémoire, son cerveau fut enfin capable de les décrypter. Servir... Obéir ... Robe... Invité... Banquet...

Typhen aurait pu réagir immédiatement et avec une vive colère, comme elle l'aurait fait ordinairement. Mais ses capacités émotionnelles étaient moites, instables. Elle était trop troublée pour oser affronter le démon tout de suite. Alors elle préféra le suivre. Non pas que cela lui plaise, mais seule, elle avait bien trop peur. Son métier de reporter l'avait mise en face de bien des dangers. Mais jamais rien de comparable à cela.

Ils entrèrent dans le Palais du démon et traversèrent quelques couloirs et pièces gigantesques. Typhen observait, silencieuse et fébrile, jusqu'à ce qu'ils arrivent dans ce qui semblait être la cuisine. Là, des êtres étranges s'affairaient déjà. La jeune femme eut un haut le cœur. Pourquoi ? Peut-être à cause de ce qui émanait de ces êtres impurs, ou de la nourriture répugnante...
Finalement, la jeune femme se tourna vers le démon.

- Ça va pas être possible. S'il vous plait, laissez moi rentrer chez moi. J'ai jamais voulu ça, j'ai rien à faire ici, c'est pas moi qui vous ai invoqué et demandé je-ne-sais quoi ! Le petit con qui vous a fait venir serait bien plus pratique que moi ! Je suis pas du tout une ménagère, je déteste ça, j'ai quasiment jamais mit de robe de ma vie, je déteste ça aussi, et en ce qui concerne votre banquet, je sais pas faire mieux qu'une omelette et j'ai deux mains gauches !

C'était bien vrai. Sauf pour les deux mains gauches. Au contraire, elle était particulièrement adroite et organisée. Mais bon, le démon n'était pas du tout sensé le savoir. Peut-être pourrait-il revoir sa décision ? Ou alors, vu son inutilité, déciderait-il de la jeter dans les flammes infernales de tout à l'heure ? A cette idée, elle sentit son cœur se serrer. Bon sang, il fallait qu'elle sorte d'ici. Elle voulait rentrer, se coucher, et dormir roulée en boule sous sa couverture pendant des jours !
Soudain mue par un sursaut de survie bizarre, elle attrapa le fameux Helel par son vêtement et, plongeant ses yeux brillants de colère dans les siens lâcha d'un ton ferme:

- Ramenez-moi sur terre, Démon ! Ramenez moi !!

Elle commença à frapper de ses poings sur le torse du colosse, qui n'avaient certainement pas plus d'effet que des pets de mouches. Elle sortait toute sa rage et sa peur, frappant encore et encore comme une forcenée, des larmes coulant subitement sur ses joues.
On ne reste pas indemne, lorsque l'on est une simple humaine, et que l'on se retrouve dans l'antre démoniaque.
« Dernière édition: Juillet 15, 2015, 09:37:33 par Typhen Prigent » Journalisée
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« Répondre #7 le: Juillet 15, 2015, 05:14:00 »

Helel pouvait sentir les émotions chez d’autres personnes. Aussi sûrement qu’un nez habitué pouvait déceler les traces de lavandes dans un parfum, le démon pouvait sentir la peur ou la rage. Chez Typhen, les émotions parcouraient tout un spectrum, de la peur jusqu’à la colère, en passant par la tristesse. Mais rien de ce genre n’aurait pu attendrir un démon.

Un léger sourire naquit sur les lèvres du monstre, lorsque la reporter sorti finalement de ses gonds. Il avait patiemment attendu qu’elle finisse par laisser libre court au tumulte de ses émotions. Maintenant, elle réalisait que sa vie normale s’achevait ici. Elle réalisait qu’elle serait une esclave, une femme de ménage sans importance au service d’un Maître.

« Pas une ménagère ? » Répéta le démon, haussant un sourcil interrogateur. « A quoi pourrais-tu donc bien me servir ? »

Bien évidemment, Helel ne s’attendait pas à avoir récupéré une majordome d’exception. Il aurait pu former la reporter, notamment à deux trois sortilèges qui l’auraient aidé à accomplir des corvées de maison. Mais visiblement, l’idée d’être une domestique n’enchantait guère la jolie jeune femme.

Le colosse laissait Typhen frapper, de toute sa colère et sa frustration. Il ne répondait pas, à peine dérangé par les coups qui atteignaient son torse. Tendrement, le Maître vint poser ses mains sur les épaules de sa captive. Son regard n’avait pas changé, neutre et froid, mais le démon fixait sa prisonnière droit dans les yeux, cette fois.

« Alors je te rendrai ta liberté de mouvement. Tu seras libre de retourner sur Terre, mais tu seras toujours, éternellement, ma propriété. Je viendrai m’enquérir de toi quand je le voudrai, pour les raisons qui me siéront, et je ferai ce que je veux de toi. » Ce n’était pas une proposition, plutôt un nouveau terme dans cet étrange contrat que n’avait pas passé la reporter. « Et puisque tu n’es bonne à rien, je dois te trouver de nouveaux usages, femme. »

Attrapant son menton entre ses grands doigts, le colosse frotta sa barbiche. Il fit le tour de Typhen, l’œil attentif à chaque petit détail. Un léger sourire vint au visage d’Helel, qui avait décidemment manqué bien des choses concernant sa belle captive. Non pas qu’il ne l’ait pas trouvée à son goût, d’entrée de jeu.

Si elle n’était pas apte à cuisiner, présenter ou encore nettoyer, sans doute serait-elle plus intéressante en tant qu’ajout au harem du démon. N’hésitant pas un seul instant à vérifier, le Maître agrippa le petit cul de son invitée, glissant jusqu’à ses belles cuisses.

Les mains du mâle étaient chaudes et rassurantes, diablement tendres et sensuelles. Toutes ses amantes avaient fondu de plaisir au toucher expert de ce délicieux démon. Il était entreprenant, et n’hésitait pas à remonter dans le dos de Typhen, sous son haut, pour découvrir chaque parcelle de la peau féminine qu’il s’était offert.

« Où est passée ta rage, femme ? » Demanda le colosse, narquois, plaquant son torse massif contre le petit corps de sa proie. « Allez, énerve-toi, la colère te rend si belle. » Ordonna-t-il, coinçant le menton de la jeune femme entre ses énormes doigts.

Lentement, le mâle s’approcha, ses lèvres frôlant celles de la reporter. Une nouvelle fois, il vint humer le parfum de son cou. Mais cette fois, il cherchait bel et bien à attiser quelques flammes de désir chez Typhen. Peu importait au démon que la situation soit appropriée ou non. Cette femme lui appartenait aussi longtemps qu’elle serait en ce domaine.

Pour autant, le colosse n’était pas un monstre sans le moindre souci pour ses serviteurs. Ce fut pour cette raison qu’il cessa de caresser les courbes et de taquiner les lèvres de l’humaine, s’écartant un instant. D’un simple geste de la main, il fit signe à la jeune femme de le suivre, s’aventurant à travers les longs couloirs du château.

« Les bains sont ici. Tu passeras la nuit en ma demeure avant que je ne te ramène sur Terre, demain matin. Tout d’abord, tu vas te laver, nous dinerons ensuite. » Expliqua le beau diable en ouvrant la porte.

Les bains en question étaient immenses, clairement inspirés des clichés que démontraient les extravagantes peintures sur l’époque romaine. L’eau était à température ambiante, et le réceptacle  relevait plus de la piscine que du bain.

« Que tu le veuilles ou non, tu te rendras présentable pour mes invités. Tes vêtements t’attendront quand tu seras sortie. » Ces mots ponctuèrent l’échange entre le démon et l’humaine, pourtant Helel ne quittait pas la pièce, observant Typhen, adossé à la porte.
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« Répondre #8 le: Juillet 15, 2015, 07:15:15 »

Merde alors, tous ces muscles, c'était pas du vent. Elle avait beau frapper comme une folle dessus, le démon ne réagissait même pas. Cela aurait été stupide de redoubler d'efforts. Et pourtant, particulièrement têtue, la jeune femme ne s'en priva pas, même si cela commençait à sérieusement lui faire mal aux poings. Ce type était pas normal. Logique, c'était un démon à priori. Pas un être humain. Elle aurait tant aimé qu'il en soit autrement.
La créature démoniaque qu'il était semblait bien embêter qu'elle ne sache pas faire grande chose. Malheureusement pour elle, en effet, cela voulait dire qu'elle ne lui servait à rien. Ça sentait mauvais pour elle. Allait-il la tuer ?
Un peu inquiète, Typhen cessa de malmener ses jointures pour rien et le regarda avec une once d'inquiétude dans le regard. Il venait de poser ses mains sur ses épaules et la fixait, l'air impérieux. Elle soutint courageusement son regard, pas très rassurée cela dit.

Les premiers mots du démon redonnèrent espoir à la jeune femme. Il allait la ramener chez elle ! C'était un miracle ! Non attendez, c'était trop beau pour être vrai. Ne dit-on pas que les démons sont menteurs ? En tous cas c'est ce qu'elle avait lu. On conseillait de ne jamais accepter les faveurs d'un démon, car toute proposition avait pour but de nuire, même les plus beaux cadeaux. Alors... étais-ce un piège ? Ah d'accord. Il y avait un « mais ». Il fallait s'y attendre. Et évidemment, la suite était beaucoup moins reluisante. Elle lui appartiendrait toujours et donc, il pourrait disposer d'elle comme il l'entendrait, et à tout moment. Typhen cligna des yeux bêtement, bouche bée. De quoi ?! Mais certainement pas !!

Elle aurait aimé répondre furieusement, mais le démon n'en avait pas fini. Il voulait lui trouver un nouvel usage, puisqu'elle n'était pas capable d'être une ménagère ou une cuisinière. Mais comment ça un « usage » ? Il parlait d'elle comme d'un vulgaire objet ! Il ne fallait pas en attendre moins de la part d'un démon remarque. Il se mit alors à lui tourner autour, semblant l'observer. Typhen se doutait de ce qu'il était en train de faire, elle pouvait presque sentir son regard glisser sur son corps. Elle avala difficilement sa salive et pensa :

* Je n'ai jamais autant voulu ressembler à une planche à pain qu'aujourd'hui. *

Oui, car malheureusement pour elle à ce jour, elle avait été plutôt bien gâtée par la nature. Juste ce qu'il en fallait en tous les cas. Alors qu'il aurait mieux valut qu'elle ne ressemble à rien. Bah ! Il aurait trouvé pire encore à lui faire subir.
C'est alors qu'elle sentit une main intruse se glisser sur son postérieur, puis sur ses cuisses. Typhen se crispa, et fut surprise de sentir son corps réagir positivement à ce contact. Une sorte de chaleur envahit son bas ventre, et elle en rougit de honte.

* Non d'un chien, Typhen, t'es sérieuse, là ? *

La main chaude et délicieuse grimpa jusque dans son dos sous le tissu de ses vêtements. Un frisson la parcourut tout le londe de son échine, et elle n'en rougit que davantage.
Oui, Typhen, il a raison ce démon. Où est passé ta rage ?
La jeune femme serra les poings, la gorge serrée. Il attrapa alors son menton, l'incitant à montrer sa colère qui, d'après lui, la rendait si belle. La jeune reporter se contenta pourtant de le foudroyer du regard et de grimacer lorsqu'il approché son visage jusqu'au sien. Son souffle glissa contre sa peau, et elle se sentit de nouveau envahit d'une espèce de désir incontrôlable. C'était vraiment pas du jeu.

Il finit par s'éloigner et lui faire un signe de la main, lui intimant de la suivre. Typhen voulut tout d'abord se rebiffer, et refuser. Mais le regard flippant de l'un des individus présent dans la salle, la poussa à revoir sa décision. Elle s'empressa donc d'emboîter le pas au démon. Quitte à s'embourber dans les ennuis...

Il l'emmena jusque dans un salle de bain. Enfin une salle de bain... non, disons plutôt un spa géant. On peut dire qu'il se refusait rien, et la jeune femme ne put que rester béate devant cette pièce. Ça lui faisait presque oublié le fait qu'elle doive dormit ici, et tout le tralala de tout à l'heure. Presque, hein. Elle n'était pas contre une petite trempette.
Ah oui, c'est vrai qu'il y avait cette histoire de dîner et d'invités...
Typhen soupira, puis définitivement attirée par l'idée de se prélasser dans ces bains, elle commença à se débarrasser de sa veste avant de réaliser que le démon n'avait pas bouger, et patientait sagement appuyé contre la porte de la salle. Elle fronça les sourcils et se mit soudain à rire. Un rire nerveux.

- Vous... vous ne comptez pas rester là, hein ?

Le regard du démon et sa réponse présageaient que si. Elle soupira et haussa les épaules avant de continuer à se déshabiller. Typhen avait de la pudeur, mais elle n'était pas timide pour autant. Pas assez pour se priver d'un bon bain.
Pourtant... elle n'enleva pas ses sous-vêtements. Certainement pour narguer le démon. Ah ah !
Elle se glissa alors dans le grand bain, laissant échapper un gémissement de satisfaction. Quel plaisir ! Elle oubliait bien vite où elle était réellement et avec qui. Elle se laissa immerger entièrement, profitant du silence qu'offrait sa tête sous la surface, avant de remonter prendre de l'air. Car après tout, elle n'était pas pourvue de branchies.
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« Répondre #9 le: Juillet 16, 2015, 02:21:57 »

Il n’était pas courant, en Enfer, que les esclaves et domestiques soient traités avec autant de courtoisie, et reçoivent autant de clémence. On disait souvent d’Helel qu’il était trop bon avec la vermine, qu’il accordait trop de libertés à ses sujets. Cela était vrai… Pour un démon.

Typhen ne serait jamais libérée de l’emprise de ce Maître étrangement laxiste. Pour une simple question de malchance, elle serait à jamais une des possessions du démon. Mais elle apprendrait à aimer se soumettre à son nouveau Dieu. Elle apprendrait à connaître les mains intrusives et brutales de ce monstre, la force sauvage de son corps musculeux, quand enfin il s’enfoncerait en elle.

Pour l’heure, la bête sauvage attendait, adossée à la porte d’une salle de bain qui aurait pu faire office de piscine olympique. Evidemment, il ne comptait pas laisser sa servante seule dans les eaux. Dans un premier temps afin de découvrir les courbes dénudées de son corps svelte, et dans un second temps afin de s’assurer qu’elle ne fuie pas, d’une façon ou d’une autre.

« N’aie pas honte de te déshabiller devant moi, femme. Je profiterai de ton corps quand j’en aurai envie, et jouer les jouvencelles timorées ne t’avancera pas. » Dit le Maître, le ton sec et sérieux. « Qui sait, peut-être même bien que je vais te baiser maintenant, vu que tu sembles vouloir jouer. »

A ces mots, le beau diable fit glisser sa veste sur le sol, dévoilant toute l’ampleur de son torse. Il fit rouler ses muscles un instant, observant la jeune femme qui se relaxait dans l’eau. A vouloir jouer les prudes, Typhen avait attisé quelques instincts sauvages chez son Maître.

Ce dernier attrapa la boucle de sa ceinture, et l’ôta lentement, fouettant le sol avec tandis qu’il la laissait retomber négligemment au sol. Le bruit du métal résonna dans la pièce. Helel se mordillait la lèvre inférieure, observant sa petite esclave d’un air amusé. Elle était sportive, bien faite.

Pourtant, le démon voyait qu’il n’aurait aucun mal à la soulever, et que ses mains de géant feraient presque le tour de cette taille de guêpe qu’exhibait Typhen. La hâte et le désir s’emparaient rapidement du beau diable, qui défit les boutons de son pantalon, d’une lenteur absolument torride.

Helel s’avança jusqu’au bord du bain pour finir d’ôter son pantalon et ses chaussures. Il ne portait plus qu’un boxer d’un blanc immaculé, qui peinait à contenir la forme de son sexe. Et, sans plus se soucier de sa tenue, le beau diable se glissa à son tour dans l’eau agréablement chauffée.

« Viens, femme. Dépêche-toi. » Ordonna le colosse de sa voix rauque et sensuelle. « Prends une des lotions sur les rebords, et viens laver la peau de ton Maître. » A ces mots, Helel désigna un petit tas de pots et bouteilles en verre coloré.

Le fauve s’adossa au rebord, et étala ses bras contre, de toute leur longueur. Ses muscles massifs étaient rendus saillants par sa position, et l’eau perlait élégamment sur le galbe puissant de sa musculature. Sa peau cuivrée étincelait presque, en parfait contraste avec le teint pâle de la baigneuse. 

« Si tu ne fais pas plus vite, je t’obligerai à me laver de ta langue. » Ajouta l’impatient colosse, qui ne manqua pas de passer sa main sur son sexe encore emballé, pour faire comprendre à Typhen où il voulait en venir avec cette phrase. « Peut-être bien que si tes doigts se montrent assez habile, je te rendrai la pareille. » Ponctuant sa phrase d’un sourire taquin, le démon posa ensuite son index sur ses lèvres, prenant un air faussement pensif. « Je crois me souvenir que mes mains t’avaient fait frissonner, un peu plus tôt ? »

Il souriait, aussi joueur que prédateur, aussi séduisant qu’effrayant.
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« Répondre #10 le: Juillet 16, 2015, 12:19:40 »

Typhen aimait l'eau. Elle faisait d'ailleurs pas mal de natation durant ses loisirs, ça la détendait. Tout comme le tennis, le football, l'escalade ou l'équitation. En fait, lors de ses journées de congé, elle faisait du sport. Toujours. Elle avait toujours besoin de bouger. Alors forcément, quand on lui présentait un bon bain grand comme une piscine, elle n'hésitait pas une seconde avant de se plonger dedans. Malheureusement, elle n'était pas seule. Loin de là. Le démon à qui, apparemment, elle appartenait, avait décidé de rester. Pour se rincer l’œil ou bien être certain qu'elle ne s'échapperait pas ? Les deux, bien sûr. Ça paraissait évident. Typhen ne connaissait pas grand chose des démons, mais elle connaissait les hommes. Et ça lui donnait déjà une bonne base, pas vrai ?

Une fois à la surface, elle entendit de nouveau la voix du démon. Et il avait bien l'intention de la tripoter à un moment ou à un autre, il l'avouait lui-même, même si elle jouait les prudes. Tss. Cette idée ne l'enchantait pas vraiment. Typhen détestait tout simplement ne pas contrôler les choses et là, elle ne contrôlait rien du tout. Elle savait pertinemment que ça finirait pas arriver, et ne pas pouvoir l'éviter la faisait rager intérieurement. Et si le démon s'imaginait qu'elle voulait jouer, il se trompait. Pas à ce jeu-là en tous cas. Le chat et la souris, très peu pour elle. Alors quoi, elle allait sagement se laisser faire ? Ça ne lui ressemblait pas vraiment.

C'est alors qu'elle vit le démon commencer à se déshabiller, lentement, les yeux brûlants d'une envie facilement déchiffrable. La jeune femme serra les dents et recula instinctivement, jusqu'à ce que son dos se retrouve contre le bord du bassin. Mais elle ne le lâcha pas du regard. De là à dire qu'elle matait, c'était un peu fort. Elle n'était pas une fille facile, et voir un corps se dénuder, aussi superbe soit-il, ne suffisait pas à la faire rougir. Elle savait parfaitement ce qu'il attendait d'elle au bout du compte, et elle ne voulait pas lui donner ce plaisir trop facilement. A moins que... qu'elle ne fasse exactement ce qu'il voulait. Qu'elle lutte et se rebiffe. Crotte. Et bien, peu importe !

Le démon finit par se glisser dans l'eau à son tour. Ouais, la nature gâtait même les démons. Surtout celui-là. Vous ne trouvez pas ça injuste, vous ? A moins que ce ne soit pas sa véritable forme... Typhen pensait que ce n'était plus franchement le moment de se poser la question et de s'en inquiéter. Tendue, elle le fixa, jusqu'à ce qu'il lui ordonne de venir le laver. Génial, elle allait devoir jouer la servante.
Appuyé contre le bord, confortablement installé, il l'attendait. La pressant et la menaçant de l'obliger à le laver de sa langue si elle ne se pressait pas. Ouais, pas besoin d'avoir un Q.I phénoménale pour comprendre ce qu'il voulait dire par là. Et son geste illustrait bien la chose. Quel pervers ! Le regard de la jeune femme s'assombrit et se montra plus dur encore lorsqu'il se moqua d'elle, lui rappelant qu'elle avait étrangement apprécié son geste, tout à l'heure, lorsqu'il avait posé ses mains sur elle. Rrrah, quel agaçant personnage ! Oui, on reste poli, vous avez remarqué.

Typhen n'était qu'une humaine, une simple reporter, mais elle n'était ni stupide, ni assez bornée pour désobéir et faire sa rebelle plus longtemps. Oh, elle ne faisait pas tout cela avec plaisir, mais elle savait pertinemment que la partie était jouée d'avance. Et en bonne joueuse, elle le digérait au fur et à mesure. C'est ainsi qu'elle ne fit pas attendre plus longtemps le démon et nagea pour se rapprocher des flacons colorés disposés à côté. Elle en prit quelques uns entre ses doigts, déchiffrant les étiquettes. Elle en prit un, un peu au hasard, et s'approcha finalement de ce « maître ».
Elle se positionna face à lui, son regard dur toujours plongé dans le sien. Elle commença par caler le flacon entre ses dents un instant, juste le temps... d'éclabousser le démon. Bien fort. Une vraie petite vague dans la figure. Arquant un sourcil accompagné d'un sourire, elle était fière de son petit effet.

- Vous n'étiez pas assez humide, Maître.

Elle avait prononcé ce dernier mot avec pas mal de sarcasme, retenant un rire même, et fit couler le produit au creux de sa main, avant de plaquer doucement ses mains contre le torse du démon, et de commencer à le savonner. Ses gestes n'étaient ni sensuels, ni secs. Ils étaient simples, sans laisser paraître d'émotion particulière. Et elle ne l'avait jamais quitté des yeux. Provocante ? Peut-être. En tous cas elle montrait qu'elle n'avait pas peur de lui et qu'elle se montrerait forte malgré tout.
« Dernière édition: Juillet 16, 2015, 12:25:01 par Typhen Prigent » Journalisée
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« Répondre #11 le: Juillet 16, 2015, 11:11:10 »

Helel ne cilla pas lorsque l’eau du bain vint éclabousser son visage. Aucun sourire amusé, aucune mine renfrognée ne vint déformer son air calme et composé. Après tout, il pouvait bien se permettre de laisser quelques onces de consolation à Typhen. C’était un bien maigre prix à payer pour abuser de ce corps féminin si ravissant.

Le colosse se contenta alors de rabattre ses cheveux mouillés vers l’arrière, dégageant son visage. Il s’installa encore plus confortablement, faisant un peu de place à sa servante, près de sa forme titanesque. Que la reporter cherche à être douce ou non, ses doigts étaient agréables, et la lotion aidait.

Ainsi, le beau diable n’avait pas besoin de se forcer pour apprécier le contact de Typhen sur sa peau. Il plissa les yeux, jetant un regard taquin vers son esclave. Pour un démon, voilà qu’il se trouvait aux anges, bien qu’il ait à déplorer le manque de motivation que démontrait la jolie brunette.

« C’était donc bien vrai, tu ne sais rien faire de tes dix doigts. » Murmura le monstre, un léger sourire moqueur aux coins des lèvres. « Je devrais certainement te montrer comment il faut faire. »

Sans se soucier de la moindre protestation, le démon s’empara des agrafes du soutien-gorge que portait sa petite soumise. Rapidement, il les défit, laissant le maintien balan sur la poitrine de Typhen, sans pour autant le lui retirer de suite. Il attendit un moment, et glissa sa main sous les baleines.

Même lorsqu’il se retenait, les doigts du colosse trahissaient sa force, son aspect brutal. La chair si délicate de cette jeune reporter, quant à elle, paraissait semblable à du velours. Un velours que la main calleuse et chaude du démon s’amusa à malmener tendrement. Le pouce du beau diable s’amusait à titiller le mamelon, tandis que sa paume massait affectueusement le sein.

« Mais au moins, ton corps est plaisant. » Constata Helel, agrippant les petites fesses de Typhen entre les doigts de son autre main. Il la tira vers lui, possessif et sauvage, la mettant à califourchon sur ses cuisses. « Allez, continue. » Ordonna le colosse, murmurant au creux de l’oreille offerte.

Il vint même mordiller le lobe de l’esclave, taquin. Sa main délaissa la poitrine de Typhen, et Helel vint agripper ses fesses à deux mains, l’attirant à lui. Ses muscles se mirent à rouler délicatement sous les doigts graciles de la jeune femme. Mais même avec toute la délicatesse du monde, le fauve faisait preuve d’une force animale, et soulevait aisément son amante, en ronronnant d’aise.

Elle n’avait pas besoin de lotion pour sentir bon, pour sentir l’odeur délicate d’une femme dans la jeune fleur de l’âge. Helel inspira longuement son parfum, avant de déposer un tendre baiser au creux de son joli cou. Lui qui sentait le mâle, si fort que son musc aurait pu en étouffer le parfum de la lotion, il ne sentait pourtant que les fragrances délicates de Typhen.

« Tu sens bon. » Murmura-t-il simplement, délaissant les fesses de la jeune femme pour remonter le long de son dos. « Donne-moi ta bouche. » Ordonna le beau diable, effleurant les lèvres de la servante avec sa propre bouche charnue.

Mais le Maître ne comptait bien évidemment pas attendre que son amante s’exécute. Affamé et brûlant de désir, le séduisant démon s’empara des lèvres tant convoitées. Typhen avait une bouche moelleuse et fraiche, et le beau diable se perdit longuement dans ce baiser, attrapant le crâne de la reporter dans une de ses énormes mains. Ses doigts épais s’ancrèrent dans la chevelure de jais, et le mâle redoubla d’hardiesse.

Sa langue vint agacer celle de la servante, ne lui laissant aucun répit, caressant le dessous de son muscle, tantôt avec délicatesse, tantôt avec fougue. Helel rompit le baiser au bout de quelques instants, posant son front contre celui de Typhen.

« A mon tour… » Soupira-t-il sensuellement, étalant un peu de lotion subtilement parfumée au creux de ses grandes mains rêches. Ses dextres habiles se posèrent sur les trapèzes de la jeune femme, commençant par les lui masser longuement.
Journalisée

(´・ω・`)

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