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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Wind In The Wilderness [Almira]  (Lu 2557 fois)
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« le: Avril 22, 2015, 02:19:12 »

« Elle… Elle est là ! Je le sais ! Vous devez m’aider ! »

Le trentenaire avait une mine de six pieds de long. On lisait aisément à ses cernes qu’il n’avait pas trouvé le sommeil depuis un certain temps, surement trois ou quatre jours. La sueur avait rendu collants ses cheveux bouclés de jais, et ses yeux marron étaient injectés de sang.

Assis au milieu d’un cercle d’incantation, il implorait Gusion de lui venir en aide. Ce démon lui avait été recommandé par un autre adepte des magies occultes. Ehmet n’avait jamais encore eu recours à l’invocation de diables, mais il perdait patience. Cette femme, cette CHOSE qui était sur ces traces, elle finirait par l’avoir. Il ne voulait pas mourir.

« Je vous en supplie, je vous offrirai ce que vous voudrez ! »
Implora le pathétique nobliau. « Sauvez-moi de la mort ! »

Et s’il devait offrir tous ses esclaves à un monstre infernal, pour s’épargner la mort quelques jours de plus, il le ferait sans l’ombre d’une hésitation. Grands Dieux, il aurait même prié le Malin en personne, pour quelques secondes de répit. Quatre de ses hommes attendaient dehors, mais le Calife savait très bien que celle qui le poursuivait n’en ferait qu’une bouchée.

Tremblotant, Ehmet répétait les incantations, aussi vite qu’il pouvait le faire. La mort lui avait toujours semblé si distante, à lui qui avait tous les droits. Il l’avait infligée à nombre de ses sujets, persuadé qu’elle était son alliée, loyale et fidèle. Combien d’hérétiques avait-il envoyé à l’abattoir ? La mort lui avait toujours sourit, comme à un vieil ami.

Mais maintenant, la faucheuse se retournait, un feu d’enfer au fond de ses orbites vides. Et lui, il la regardait, trop terrifié pour faire autre chose qu’implorer.

« Peur de la mort ? »
Demanda une voix grave, dont le propriétaire se mit à ricaner pour ponctuer sa phrase. « Allons bon, mon brave. Ton heure n’est peut-être pas encore venue. »

Un bruit de pas. D’un coin de la pièce, une silhouette massive se dessinait. Seuls les yeux de la créature brillaient, pareils à des rubis incandescents. Ils étaient grands ouverts, et semblaient sonder jusqu’à l’âme noircie d’Ehmet. Ce dernier déglutit bruyamment, était-ce la mort qui venait le chercher, ou tout l’opposé ?

« Qu-Qui êtes-vous ? »
Demanda-t-il apeuré.

De nouveau, l’inconnu sombre se mit à rire. L’éclat de ses yeux s’amenuisa, avant de s’évanouir complètement, tandis que l’Invoqué s’avançait jusque dans la lumière de la pièce. Une seule lampe, posée au sol, éclairait sa carrure de colosse.

« Que je vienne te sauver ou non, je suis tout ce qui te sépare du Grand Brasier. »
Répondit le démon. « Apparemment. »

Helel ne savait pas réellement où il avait atterri. A en juger par les habits de l’invocateur, il ne devait pas être bien loin d’une contrée orientale. Le Sultanat des Sables Blancs ? Voilà quelques temps que le beau diable n’y avait pas mis les pieds.

Vraisemblablement, le pauvre homme était poursuivi par quelqu’un. La mort ? Voilà qui semblait assez farfelu, mais le visage crispé du nobliau ne respirait pas vraiment la sainteté d’esprit. Helel n’appréciait pas d’être invoqué en vain. Aussi décida-t-il de faire passer un peu de temps avant de signer ce contrat bien étrange.

« Je connais la Mort, et je doute que tu sois dans ses papiers personnels. Auquel cas j’aurais au moins entendu parler de toi… » Le monstre marqua une pause. « Et tu es… ? »

« Ehmet, je suis Ehmet ! Ô mon Seigneur ! » Pleura le futur condamné.  « Je suis poursuivi par une tueuse, une vraie diablesse. Elle a déjà eu tellement, tellement de mes hommes. Elle va me tuer, elle va me tuer ! »

En un seul instant, le Calife était retombé dans une crise de folie, griffant son visage et hurlant à la mort. Le démon observait cet incroyable humain, un sourcil haussé au milieu du front. Rapidement, le regard du monstre vint à la seule porte qui menait jusque dans la pièce. On s’agitait dehors.

« Soit. Ehmet, je t’accorde exceptionnellement le droit de signer un contrat après que j’aie moi-même pu juger de la situation. »
Commença à expliquer Helel, avant de s’apercevoir que le délire avait emporté son client, et que ce dernier ne saisissait pas la moindre bribe d’information.  « Pauvre fou… » Pesta le démon.

Tendant son bras droit devant lui, le Maître des Morts fit voler la porte en éclats, ouvrant la vue sur un long couloir. A l’entrée, quatre corps étalés sur le sol, leur sang encore liquide et fluide. Le démon inspira un grand coup. Il sentait une autre odeur, l’odeur d’une femme.

« Montre-toi. » Ordonna-t-il à celle qu’il savait tapie, quelque part dans l’ombre. « J’espère que tu t’es bien amusée à tuer de simples soldats. Moi aussi j’aime voir la peur dans le regard de mes victimes. » Grogna le mâle, avant de se répéter une nouvelle fois dans un hurlement. « MONTRE-TOI ! »
« Dernière édition: Avril 22, 2015, 02:27:43 par Stephen Connor » Journalisée

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Almira Al-Sikin
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« Répondre #1 le: Avril 22, 2015, 05:30:16 »

S'il y avait une ville, parmi toute celles érigées dans le désert, dans laquelle Almira ne souhaitait pas séjourner, c'était bien Baraka. La ville en elle-même n'était qu'une succession de fortifications formant une enceinte presque impénétrable ; sur chaque portion de murs, en haut de chaque tour, un veilleur guettait constamment les allés et venus des voyageurs, pour la plupart des caravanes de marchandises acheminant leur convois vers l'Empire. Aucune ruelle n'échappait à la surveillance des innombrables patrouilles qui la sillonnaient nuit et jour. Pour cause, située à mi-chemin entre l'Empire et le Sultanat, la ville était issue d'une longue tradition militaire et nombre de ses habitants étaient eux-même des soldats. Si elle était réputée pour être l'un des endroits les plus sûrs de Terra, elle n'en restait pas moins un piège mortel pour ceux qui, comme Almira, avaient intérêt à ne pas attirer l'attention des autorités locales.

Pourtant, c'était bien là qu'on l'avait envoyé pour accomplir son devoir. Depuis plusieurs semaines maintenant, elle était sur la piste d'Ehmet, calife loyal aux usurpateurs et ennemi de l'ancien culte. Ehmet avait, en échange de la faveur de ses nouveaux maîtres, pourchassé les serviteurs des dieux et profané nombre de lieux sacrés. Il s'était entouré d'une garde d'élite qui ne le lâchait jamais et n'hésitait pas à prendre la vie pour garantir sa sécurité. Des esclaves robustes personnellement sélectionnés au cours des rapts dans les tribus primitives du désert. Quand il sut qu'une cible avait été peinte sur son dos et qu'il vit ses hommes tomber un à un au combat, décimés par un fléau inconnu, il prit conscience qu'il n'était pas intouchable. Il entreprit donc de quitter le pays au plus vite pour rejoindre les terres d'Ashnard, traversant le désert accompagné de ses serviteurs les plus fidèles.

Sa fuite le mena jusqu'à Baraka, où il eut espoir que la réputation de la ville seule suffirait à décourager la bête noire lancée à ses trousses. Il avait omis une détail : les yeux l'Infitar sont partout et son regard s'étend bien au-delà de simples murailles. Il ne fallut qu'une poignée de jours à Almira pour trouver son refuge. Il lui avait déjà échappé à plusieurs reprises, sacrifiant quelques esclaves pour couvrir ses arrières, mais cette fois c'était différent. Son excès d'assurance  l'avait conduit à se cloîtrer dans un petit bâtiment qui ne comportait qu'une seule et unique entrée. Il avait certes l'avantage d'être facilement défendable mais ne réservait aucune issu pour le Calife s'il ne parvenait pas à stopper son assassin avec le reste de sa garde.  

Allongée sur un toit voisin dominant la bâtisse de plusieurs mètres, Almira avait patiemment attendu le déclin du soleil. Elle ne pouvait pas prendre le risque d'agir en plein jour pour cette mission. Si elle venait à être repérée, ce n'est pas une patrouille mais des dizaines qui viendraient l'intercepter de toutes les directions et cette ville close deviendrait rapidement son tombeau. Un sort fort déplaisant pour se débarrasser d'un minable comme Ehmet. Elle quitta son perchoir lorsqu'à l'horizon, les derniers rayons disparurent derrière les hautes murailles. Elle s'était équipée de ses sabres jumelés et de deux poignards empoisonnés, ce qu'elle estimait suffisant pour se débarrasser du reste de la garde rapprochée de sa cible. Son visage était rendu méconnaissable par un masque ocre, dont les formes rappelaient vaguement un renard.

Elle agit vite mais avec une précision remarquable. Sitôt la porte enfoncée, elle se retrouva face à quatre gardes dans un couloir sombre et étroit. Ils avaient la supériorité numérique mais elle conservait l'effet de surprise et sur leur visage, elle pouvait lire la peur que leur évoquait cette diablesse qui avait emporté tant de leurs camarades. Elle profita de cet avantage pour frapper la première : le premier poignard qu'elle lança vint se planter dans la gorge du soldat le plus proche alors que le second finit sa course dans le bras de son voisin. Elle n'eut pas le temps d'observer leur agonie qu'un troisième adversaire lui porta un estoc au bassin. Elle le dévia sans difficulté, fit un pas de côté et plongea son sabre dans ses côtes. Ces gens là n'étaient pas des professionnels. De simples chasseurs tout au plus, qu'on avait arraché à leur famille pour les entraîner sommairement à protéger leurs maîtres. Jamais ils ne pourraient rivaliser avec un bretteur de l'Infitar, à quatre comme à vingt contre un.

Le dernier homme débout n'esquissa pas le moindre mouvement. Ses jambes étaient incapables de soulever son armure. Les mains crispées sur la hampe de sa lance, il semblait à deux doigts de la jeter pour prendre ses jambes à son cou. Son ultime hésitation lui coûta la vie. Deux bonds succincts suffirent à la tueuse pour rentrer en contact avec lui, là où l'allonge de son arme ne lui serait d'aucune utilité. La lame lui ouvrit la gorge de part à part, séparant presque la tête du reste de son corps. Il s'effondra sur ses genoux, inondant le sol de son sang. Almira repoussa le cadavre sur le côté pour libérer l'accès à la pièce suivante, d'où provenait des bribes de phrases incompréhensibles.  Alors qu'elle s’apprêtait à surgir de l'autre côté, la porte explosa littéralement. L'instant de confusion qui suivit lui permis de prendre ses distances, regagnant les ténèbres protecteurs loin de son nouvel adversaire.

« Montre-toi. »  Sa voix était grave et puissante. Une voix masculine, inconnue d'Almira. « J’espère que tu t’es bien amusée à tuer de simples soldats. Moi aussi j’aime voir la peur dans le regard de mes victimes. » La jeune femme ne révéla pas sa position.  « MONTRE-TOI ! »

Tapie dans l'ombre, elle dévisageait le nouvel arrivant. Il était imposant, cela ne faisait aucun doute. S'il dépassait largement Almira en taille, il était aussi beaucoup plus grand que la plupart des hommes qu'elle avait affronté par le passé et il semblait particulièrement coriace avec ça, doté d'une musculature plutôt impressionnante. S'ils s'étaient rencontrés autrement, elle lui aurait attribué un certain charme, avec ses traits masculins marqués et ses cheveux en bataille, ce genre de charme brut et sauvage qu'elle affectionne, mais à cet instant il lui était impossible de se soucier de ce genre de détail. Il émanait de lui une certaine force, incomparable avec tout ce qu'elle avait pu sentir auparavant. Quelque chose de terriblement dangereux se cachait en lui, quelque chose qui excitait passablement Almira. Le combat à venir promettait d'être divertissant.

« Ces hommes… Ils n'avaient rien à voir avec tout cela. Pas plus que toi d'ailleurs. » Alors qu'elle sortait de sa cachette, elle dégaina son second sabre. Le sang frais maculait toujours celui qu'elle tenait dans sa main droite. « Et pourtant, tu es ici, entre moi et ma proie… Prépare-toi à rejoindre tes dieux ! »

Sans attendre de réponse, elle lui expédia la premier coup.
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Stephen Connor
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« Répondre #2 le: Avril 22, 2015, 07:26:39 »

Helel connaissait l’Infitar. Il y avait quelques amis, quelques connaissances. Un instant, il avait envisagé la possibilité qu’Ehmet soit poursuivi par un de ses membres. Mais la tenue de l’Invocateur semblait indiquer tout le contraire : il portait les habits des nobles. Les affaires internes pouvaient souvent finir en bain de sang, cela dit, et le démon décida d’enquêter.

Une enquête qui ne tarda guère à en arriver au moment de conclusion. Malgré son ouïe fine, le monstre n’avait entendu le son d’un combat que lors d’un court instant. Celui, ou plutôt celle, qui était à l’origine de cette tuerie, savait s’y prendre. Le couloir était mal éclairé, et les yeux du démon mettaient un temps à voir dans le noir, aussi appela-t-il son adversaire, sans crainte.

Comme promis, le plat du jour était une femme. Elle avait une silhouette svelte, l’allure svelte et guerrière. Sans même pouvoir voir son visage, le monstre savait qu’elle était belle, à l’expression fière. Il n’allait pas y aller de main morte pour autant. Au contraire, le mâle prenait un plaisir presque jouissif à corriger l’insolence de ces femelles trop sûres d’elles.

Almira ne parlait pas beaucoup. Cela la rendait encore plus intéressante, et le beau diable n’avait certainement pas l’intention de la tuer. Peut-être simplement de l’abimer un peu.

« Oh, tu m’excuseras, mais j’ai tout à voir dans ce petit conflit. Je ne peux pas te laisser assassiner un futur client, ce serait mauvais pour mon commerce. » Helel releva légèrement le menton, prenant son ennemie de haut. « Allez, divertis-moi. »

La tueuse semblait bien impatiente d’en découdre. Elle paraissait incroyablement forte, et sûre d’elle. Tellement de choses qui la rendaient attrayante aux yeux du monstre. Machinalement, il s’empara d’un lourd coutelas, rangé dans un étui contre sa cuisse gauche.

Sans un mot, dans un grognement fauve, il bloqua le premier coup de sabre avec le plat de sa lame. Conscient qu’un deuxième coup arriverait immédiatement après, le Grand Duc recula en direction de la première lame. Son pied gauche glissa contre le pied droit d’Almira, cherchant à la renverser en avant.

Il tenait toujours son coutelas appuyé contre le fil du sabre adverse, l’utilisant comme point d’appui pour forcer de l’épaule, et ainsi faire glisser sa jambe entre celles de la tueuse. Appréciant un court instant la force des cuisses contre lesquelles il s’était immiscé, le mâle relâcha la pression exercée par son coutelas. Tout son corps pivota rapidement, et il flanqua son épaule contre le sternum de la jeune femme, la repoussant vers l’arrière.

« Uh… »
Souffla le démon, constatant que sa tentative d’esquive avait échoué. « Si j’étais un humain… »

Si j’étais un humain, je serais probablement mort. C’est ce que pensa le monstre, en voyant l’entaille béante que lui avait infligé le second sabre de l’assassin. Juste en dessous des côtes, il saignait abondamment. Et s’il était un démon, un être d’esprit, il restait sensible à la douleur, sous sa forme d’humain.

Grinçant des dents, le beau diable recula d’un pas. Il n’avait même pas vu ou même senti l’épée d’Almira le transpercer. Elle était rapide, diablement vive. Helel n’avait pas l’habitude de prolonger les combats sans user de ses pouvoirs ou simplement de force brute. Autrement dit, le vaincre à l’épée n’était pas si difficile. Pas pour une tueuse aguerrie.

« Soit. J’ai été trop prétentieux. »
Reconnu le monstre dont les yeux s’animaient enfin de flammes rouges.

De nouveau, la lame droite fondit sur lui, par la hauteur cette fois ci. D’un pas rapide sur le coté, Helel esquiva le coup, sachant pertinemment qu’il serait complété d’un second coup, en taille. Le démon inspira profondément, avant de souffler une véritable tornade au visage de la tueuse. Le vent, violent et bruyant, avait visiblement déformé l’air en quittant la gorge du monstre.

Peu importait les appuis que pouvait avoir la jeune femme, à moins qu’elle ne soit elle-même une démone, elle allait se faire jeter en arrière. Lorsqu’enfin la bourrasque la fit décoller pour être jetée un peu plus loin, Helel porta sa main à sa plaie, arrêtant le saignement d’un simple toucher. Le masque de la tueuse avait été arraché, dévoilant la beauté de son visage aux yeux brûlants du beau diable.

« Je compte bien aller voir quelques Dieux aujourd’hui, mais je n’ai pas besoin de ton aide pour cela. »
Grogna Helel en fronçant les sourcils. « Retiens bien ce que je vais te dire, femme. Quand j’aurais pris la victoire, je te prendrai toi. Tu seras mon esclave. »

Il ne plaisantait pas, cela se lisait dans son regard de fou. Il paraissait en transe et surement était-ce quelque chose proche de cela. Rapide comme un éclair, le démon se jeta sur Almira, l’écrasant au sol avec force. Les deux lames de la guerrière partirent loin en arrière, la laissant désarmée.

Ses mains tenaient les poignets de l’assassin, et ses yeux inhumains étaient rivés sur les siens. Il essayait de lire en elle. Se tenant au dessus de sa proie comme il aurait pu se tenir au dessus d’une amante, il approcha son visage du sien.

« Qui es-tu, et qui t’envoie? » Questionna Helel.
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« Répondre #3 le: Avril 22, 2015, 10:56:49 »

Son adversaire lui opposa bel et bien la résistance attendue, et même davantage. Quand Almira le vit dégainer son coutelas, elle se surprit à le sous-estimer. C'était une arme de bandit, pas de soldat. Était-ce là tout ce que le Calife avait trouvé à lui opposer, un vulgaire criminel ? Etait-il possible que ses premières impressions furent faussées à ce point ? La suite allait lui donner tord. Il était peut-être loin de l'égaler en terme d'agilité et il semblait avoir un style de combat un peu désordonné, mais leur premier contact lui permit de confirmer qu'il disposait d'une force écrasante. Après avoir arrêté le sabre d'Almira sans grande difficulté, y opposant juste son coutelas, il avait tenté de lui faire perdre son équilibre et elle avait pu sentir un instant la puissance terrifiante qu'il était capable de mettre en action.

S'il n'avait pas brisé sa garde à ce moment là, le combat se serait arrêté prématurément. Almira se serait écrasée au sol et se serait retrouvée à la merci de son coutelas. Il était vif, mais pas assez pour surprendre l'assassin. Son second sabre était parvenu à lui infliger une blessure sérieuse : une entaille profonde dans son bassin. Pas suffisante pour venir à bout du colosse mais capable de donner l'avantage dont Almira avait besoin pour le vaincre. Les deux combattants se séparèrent.  

« Si j’étais un humain… »

La remarque lui porta un coup. Almira aurait du s'en douter, il était beaucoup trop fort pour un simple humain. Au cours de son entraînement, l'Infitar l'avait préparé à ce genre de situation, afin de lui permettre d'affronter les mages, mais elle n'avait jamais été confronté à un tel ennemi jusque là. Elle n'avait aucune idée de la nature de ce qui se tenait en face d'elle, comment aurait-elle pu utiliser ce qu'on lui avait appris ? Tout étant qu'il était incroyablement résistant. Sa blessure aurait envoyé au tapis bon nombre de personne. Il n'avait pas l'air d'y être insensible mais semblait capable de surmonter la douleur aisément. Une sensation désagréable la prit aux tripes. Elle n'aurait jamais du se lancer tête baissée dans cet affrontement et pourtant elle n'avait plus le choix. Fuir signiferait l'échec et cela, elle ne pouvait s'y résoudre.

« Soit. J’ai été trop prétentieux. »

Si seulement elle en avait également pris conscience plus tôt et qu'elle avait choisi de battre en retraite, tout ce serait fini différemment. De nouveau, ses sabres reprirent leur envol et fendirent l'air en direction du démon. Il esquiva le premier, qui n'avait pour but que de faciliter le travail du second. S'il avait été humain, il serait mort. Le fait est qu'il ne l'était pas, et Almira se souleva littéralement du sol pour aller s'écraser sur le mur le plus proche, sans même qu'il n'eut besoin de bouger. Le choc avait suffisant pour la sonner et elle perdit quelque secondes ses repères. Pendant la chute, elle avait lâché ses deux sabres et son masque s'était brisé en deux, révélant son vrai visage.

« Je compte bien aller voir quelques Dieux aujourd’hui, mais je n’ai pas besoin de ton aide pour cela. Retiens bien ce que je vais te dire, femme. Quand j’aurais pris la victoire, je te prendrai toi. Tu seras mon esclave. »  

Avant de lui laisser le temps de reprendre ses esprits, il était au-dessus d'elle, la maintenant au sol par les poignets. Elle était désarmée, et cette pression brutale qu'il exerçait ne pouvait être défaite par sa propre volonté. Elle ne trouva que le courage de sourire face à son agresseur.

« Qui es-tu, et qui t’envoie? »

Ses questions furent accueillies par un petit rire amusé. Même au porte de la mort, cela n'aurait pas été suffisant pour l’impressionner. Elle plongea son regard dans le sien, une lueur espiègle brillant au fond de ses yeux. Cette chose, quelle qu'elle soit, possédait vraisemblablement un ego disproportionné et il n'apprécierait pas qu'elle défie son autorité. Il n'avait aucune idée de la détermination qu'elle possédait. Les informations qu'elle détenait avaient beaucoup plus de valeur que sa propre vie et elle la donnerait sans hésiter pour les sauvegarder. Si c'était aujourd'hui qu'elle devait mourir, alors elle le ferait la tête haute.

« Je préférerais crever plutôt que de te laisser poser tes sales mains sur mon corps. Si tu pensais obtenir des aveux en jouant les gros bras avec moi, tu ferais mieux de me tuer tout de suite, ta vie n'en sera que plus agréable. Tu n'auras rien de moi sans mon consentement. »

Pendant qu'il se concentrait sur son visage, Almira avait pensé à un plan qui aurait peut-être pu la sortir de ce guêpier. Si elle était parvenue à se saisir de l'un des poignards qu'elle cachait dans sa ceinture, peut-être aurait-elle sa chance contre lui. Il était fort, mais elle était souple.
« Dernière édition: Avril 22, 2015, 11:45:49 par Almira Al-Sikin » Journalisée


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« Répondre #4 le: Avril 23, 2015, 12:19:07 »

L’ego du démon n’acceptait pas vraiment qu’on réponde à ses questions par des provocations. Almira n’attisait pas que l’intérêt du démon, mais aussi sa colère la plus sournoise. Ses yeux d’enfer pouvaient lire l’âme de n’importe quel humain. Mais elle, il ne pouvait décrypter ses pensées. Alors, elle avait dû être formée par les rares tuteurs capables de combattre la magie d’un démon.

Si cette femme ne faisait pas partie de l’Infitar, elle en avait pourtant toutes les méthodes, ce qui troublait grandement l’Invoqué. Aussi resta-t-il plus longtemps que de raison au dessus de son ennemie, cherchant à comprendre ce qu’elle faisait pour le déjouer ainsi.

Elle n’avait pas peur, ou alors elle bluffait excellemment. Helel resta figé un moment de plus, relâchant lentement son emprise sur les poignets de la guerrière, sans pour autant la laisser libre. Mais il n’en fallut pas beaucoup plus pour qu’Almira parvienne à s’échapper.

D’une remontée aussi sensuelle que dangereuse de son bassin, la tueuse parvint à soulever légèrement son adversaire. Ce dernier réagit un instant trop tard, absorbé dans le fil de ses pensées. Sa pression ne suffit pas à retenir les mains de l’assassin, qui glissèrent sous les siens.

« Merde ! » Grogna le démon, bondissant vers l’arrière aussi vite qu’il le pouvait.

Mais il n’avait fallu que la moitié d’une seconde à Almira pour se saisir d’une dague, dont elle fit filer le tranchant contre les muscles saillants de son ennemi. Ce dernier toucha son torse, constatant non sans grimacer qu’il saignait de nouveau. La plaie était étonnamment profonde pour une si petite lame, mais rien de bien grave.

La tueuse avait pourtant bien vu qu’Helel possédait quelques facilités à se régénérer. Jamais une entaille de ce calibre ne pourrait venir à bout de lui. Souriant, il se redressa, frottant son pouce et son index. Il détestait qu’on le fasse saigner. Peut-être rendrait-il la pareille à cette putain.

« Tu dois être vraiment idiote si tu c- Khhh… » Le visage du mâle se crispa un instant. La douleur fut fulgurante, et malgré sa résistance aux poisons, le Maître des Morts marqua un court instant d’arrêt.

Ce fut vraisemblablement tout le temps dont eut besoin la tueuse pour se jeter sur son ennemi. Helel tenta de reculer, mais son corps entier fut parcouru d’une bien désagréable vibration. Une lame s’aventura au niveau de son cou, mais le démon eut le reflexe de tendre son bras gauche en avant.

La même bourrasque qui avait éclaté la porte du couloir repoussa Almira sur quelques mètres. S’il se faisait toucher une nouvelle fois par ces petites dagues, il allait passer un très mauvais moment. Les sabres ne semblaient pas empoisonnés, quant à eux.

Il ne fallait pas plus d’une seconde à la guerrière pour passer d’un type de lame à un autre. Sa tenue était parsemée de ceintures sur lesquelles reposaient une multitude de dagues. Helel devinait également à leur forme, que la tueuse pouvait les lancer sans trop de problèmes. Pour la première fois depuis quelques années, il se sentait en mauvaise posture.

Être immortel ne protège pas de fâcheux dommages sur un avatar humain. En jouant intelligemment ses cartes, Almira pourrait le renvoyer dans le Plan Infernal. Gusion n’avait jamais failli au moindre contrat, et il ne comptait pas commencer aujourd’hui. Bien qu’à vrai dire, il n’ait pas encore signé de contrat.

« Tu es une drôle d’humaine. » Souffla-t-il, reprenant enfin un peu de ses forces. « Tu es forte, je t’accorderai au moins ça. »

Helel jeta son coutelas droit devant lui, dans ce qui devait passer pour une tentative désespérée de toucher la jeune femme. Il feignait d’être encore atteint par le poison de son ennemie. Si elle avait un moyen de lire son bluff, il se retrouverait dans un beau pétrin. Mais jouer le jeu, c’était un des autres points fort du monstre.

Il tenta de s’avancer, titubant pour prendre appui sur sa jambe droite, tandis que l’autre fléchissait. Son bras gauche, tendu droit devant lui, était la seule chose qui pouvait dissuader Almira de s’approcher. Elle avait beau être rapide, les rafales du démon avaient de quoi repousser n’importe quoi. A moins que l’assassin n’ait un canon à disposition. Ce qui ne semblait pas être le cas.

« Pour une chienne de l’Infitar, tu me plaisais bien. » Gronda le monstre, qui s’effondrait un peu plus à mesure que le temps passait. « Ce corps… Meurt… Mais je te retrouverai. »

Alors, feignant de s’effondrer, le monstre roula brusquement en avant. Son bras gauche donna une impulsion, crachant une bourrasque qui le fit décoller quelques mètres au dessus du sol. Un des cadavres fut repoussé par le vent déferlant, et s’écrasa contre Almira.

Brutalement, le démon poussa le dos du macchabé pour écraser son poids contre l’assassin. Il dégaina le glaive situé à l’arrière de la ceinture du soldat, et en fit passer la lame contre le cou de sa proie.

« Et maintenant. Si j’appuie, tu meurs. » Dit-il, l’air arrogant, laissant glisser le cadavre.

Sans s’apercevoir qu’une lame ennemie aurait pu se situer exactement au même endroit, près de sa jugulaire.
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« Répondre #5 le: Avril 23, 2015, 01:42:51 »

« Rectification. Si tu appuies, on meurt tous les deux. »

Il l'avait encore sous-estimé. Cette fois-ci, Almira s'était arrangée pour dégainer une dague dans sa chute. Cette dague, elle la tenait fermement contre le cou de son adversaire, assez fort pour qu'il sente la pointe acérée s'enfoncer dans sa peau sans pour autant faire couler le sang. Un geste brusque de sa part et la lame s'enfoncerait profondément. Il était certes très fort, mais il pouvait saigner, et ce qui saigne peut-être tué. Évidement, la possibilité que lui ouvrir la gorge ne suffirait pas à s'en débarrasser restait envisageable, mais Almira n'avait pas d'autre choix que d'essayer. Le démon semblait hésiter, et cette hésitation la conforta dans l'idée qu'une pression à cet endroit là lui serait fatal.

« Je lis dans tes yeux que tu ne veux pas mourir. On a au moins quelque chose en commun. » Elle sourit. La situation était absurde, et ça le faisait rire. Elle se racla la gorge et poursuivit. « Je sais que t'as aucun intérêt à me tuer, pas plus que je n'en ai moi même. »

Lentement, elle entreprit de se dégager de son emprise et de se relever sans bouger sa main droite d'un seul centimètre. Elle jouait à un jeu dangereux. Elle avait beau paraître parfaitement sûre d'elle, elle savait aussi que le démon pouvait profiter du moindre écart d'attention pour l'égorger et qu'il ne lui serait peut-être pas possible de riposter dans ces conditions. La question était de savoir s'il était prêt à prendre ce risque. Elle fut à nouveau envahi d'un certain enthousiasme. Almira aimait le risque. Chaque fois que sa vie était en danger, elle apprenait à dépasser ses limites et il n'y avait que dans ces instants là qu'elle se sentait vraiment vivante.

Elle posa doucement sa main sur le sabre plaquée contre son cou. Il aurait été regrettable de briser  cette paix si fragile en faisant un mouvement trop agressif. Pas un seul instant ses yeux n'avaient quitté ceux du démon. Almira avait toujours été émerveillé par tout ce que l'on pouvait lire dans un regard, avec un peu d’entraînement. Pourtant, il lui était incapable de savoir ce qu'il pensait à ce instant. Elle referma ses doigts sur la lame et l'éloigna de sa gorge pour pouvoir parler plus librement.

« Il semble que l'on risque d'être bloqué ici pour un bon moment. Par chance, je n'ai aucune envie de perdre mon temps. Je vais te proposer un marché. » Elle marqua une pause, laissant son interlocuteur réfléchir à ses propos. «Je vais lâcher mon arme, et tu vas faire de même. En échange, tu pourras me demander une faveur, n'importe laquelle, mais je me garde le droit de la refuser. » A nouveau, et lui laissa un moment pour cogiter. « Je ne peux faire qu'une chose pour te prouver ma bonne volonté. »

Le poignard tomba au sol. Elle déplaça sa main libérée sur la lame du sabre. Le pari était pris. S'il décidait d'accepter l'accord, alors elle vivrait et aurait une nouvelle occasion de se tirer de ce piège. S'il refusait, elle mourrait sans avoir vendu les informations qu'il cherchait. Dans les deux cas, Almira se voyait gagnante, bien qu'au fond elle, elle conservait l'espoir qu'il se montre aussi joueur qu'elle.
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« Répondre #6 le: Avril 23, 2015, 03:12:44 »

Lorsque l’on est un démon, et à plus forte raison un démon puissant, il est rare que l’on rencontre de véritables obstacles. Almira n’était pas réellement un obstacle à proprement parler. Helel aurait pu la tuer maintenant, et n’abandonner que sa forme humaine pour quelques temps. Ultimement, il aurait gagné.

Mais les deux tueurs jouaient à un jeu qui ne se perdait ou ne se gagnait pas forcément par la mort. Ils dansaient élégamment la danse des manipulateurs. Chacun voulait quelque chose de l’autre. Elle, elle voulait pouvoir tuer Ehmet, puis repartir en paix. Lui ? Que diable, il se moquait bien de ce vieux noble complètement fou. Non, il y avait bien plus intéressant en jeu.

Un minois de tigresse et d’ange à la fois. Un corps souple mais voluptueux. Une volonté de fer, sans peur et sans répit. Helel ne pouvait nier que la chair parfaite d’Almira l’attirait, mais ce n’était pas tout. Des corps sans imperfections, les succubes des enfers le lui en fournissaient à la douzaine. Mais cet esprit, cette combativité brutale… Il ne pourrait jamais trouver ça ailleurs qu’ici, en ce moment même.

Je te veux. Tu seras à moi, corps et âme, dus-je t’enchaîner à moi. Ce mantra teinté de folie, c’était tout ce qui résonnait dans la tête du démon. La main crispée sur le manche de son arme, le souffle lourd, il guettait.

« Je ne remettrai pas ta vitesse en question, cette fois ci. » Déclara le monstre, plissant les yeux. « Mais je ne baisserai pas mon arme pour autant. »

Et Almira devait s’en douter. Pourtant, le mâle la laissa écarter la lame de son cou. Pas trop, cela dit, car les reflexes de l’assassin étaient désormais bien connus d’Helel. Les paroles de la jeune femme sonnaient vraies, pour le plus grand déplaisir du Maître des Morts.

Retourner en Enfer, voilà qui ne plaisait pas particulièrement au démon. La vie sur Terra était beaucoup plus intéressante. La preuve en était d’ailleurs : il y avait longtemps qu’il n’avait pas été aussi excité. Un sourire naquit aux coins de ses lèvres charnues.

« Je crains que la Mort ne m’effraie pas autant que toi. Ou que ce bon vieux Ehmet, ici présent. » Désigna Helel d’un bref mouvement de la tête, sans détourner son regard de celui d’Almira. « Cependant j’ai encore beaucoup de choses à apprendre de toi, avant de décider si je dois nous tuer tous les deux. Ou m’intéresser davantage à toi. »

Aux prunelles de jade qu’offrait la sublime tueuse, s’opposaient les rubis ardents du monstre. Elle, elle scintillait de malice, aussi dangereuse que ravissante. Lui, il brillait de curiosité et d’impatience. Même sans pouvoir cerner ce qu’il était, Almira pouvait sentir l’anticipation excitée de l’inconnu.

L’assassin proposa alors un marché à son adversaire. Ce dernier l’écouta, sans sourciller. Voilà qui était intéressant, mais beaucoup trop facile. Il ne connaissait pas cette femme, mais il l’avait combattue, il avait vu la façon dont elle se comportait. S’il ne pouvait encore être certain d’une entourloupe ou d’un ennui des plus sincères, il ne souhaitait nullement vérifier.

Pourtant, elle lâcha son arme, reportant son autre main sur la lame du démon. Helel haussa les sourcils, franchement surpris. D’un coup de pied, il dégagea toutes les armes au sol à portée de main. Il hocha ensuite la tête.

« Très bien, cela me va. Mais avant toute chose… »
A ces mots, le beau diable agrippa la ceinture d’Almira, la lui tirant sans gêne vers le bas, dévoilant les premiers centimètres de son bas-ventre doux comme du velours. « Je ne veux pas voir ça. » Il arracha finalement la lanière de cuir, non pas pour déshabiller son interlocutrice, mais pour l’empêcher d’avoir recours à ses dagues.

Après avoir ôté chacune des petites armes de la tueuse, le démon tira lentement sa lame vers l’arrière, puis jeta le glaive au loin. Plus une seule arme sur les deux ennemis. Rien que leur corps, ce qui était certainement suffisant pour qu’ils puissent se tuer l’un comme l’autre.

Bestial, plein de fougue et de force, le mâle entreprit de se coller contre les courbes féminines de l’ESPer, la jaugeant, la plaquant furieusement au mur. Elle lui arrivait à peu près aux épaules, mais il s’était légèrement penché vers elle, réduisant considérablement leur écart. Sa main s’empara du doux minois de la jeune femme, et il colla son front au sien.

« Et qui me dit que tu ne vas pas essayer de te battre, cette fois encore ? » Demanda Helel, passant son autre main sur le ventre musclé d’Almira. Il avait les doigts calleux et chauds, terriblement épais et puissants. « Avec ton corps. Tu as largement ce qu’il faut pour tuer un homme, pas vrai ? »

Le Maître des Morts agrippa les cuisses de la tueuse. Elles étaient aussi douces et musclées qu’il s’en souvenait, lorsqu’il avait passé sa jambe entre elles. Puis, il attrapa ses deux mains avec les siennes, les plaquant au mur, admirant la poigne dont pouvait faire preuve cette rouquine aux yeux de jade.

« Ma faveur ? Je veux ton nom, femme. » Le monstre sourit, reculant enfin.

Ses pectoraux puissants et ciselés cessèrent d’écraser la lourde poitrine offerte. Ses mains quittèrent celles d’Almira. Il la délaissa, sans pour autant que la chaleur de son corps et l’ombre de sa silhouette ne cessent de planer sur l’assassin.

« Ton nom ainsi que tes motivations. Et si elles me plaisent… »
Il se tourna vers Ehmet, lequel était encore dans une crise de démence composée de hurlement et d’hallucinations. « Tu feras ce que tu veux de lui. »
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« Répondre #7 le: Avril 23, 2015, 03:32:29 »

Astar soit louée, Almira vivra. Elle avait réussi son pari. Le démon avait d'abord été surpris par son offre, incrédule. Alors qu'elle lâchait son poignard pour se livrer à la seule volonté de son adversaire, une sensation étrange occupait son esprit. Elle était née, elle avait vécu et elle s'était toujours figurée qu'elle mourrait un lame à la main. Jamais elle n'avait été aussi vulnérable qu'en cet instant. Sa vie ne tenait qu'à un fil, celui d'un sabre qui ne lui appartenait pas. Pour la première fois de son existence, ce n'était pas à elle de choisir. Elle avait rassemblé toute sa détermination et affrontait fièrement son opposant du regard. A terme de ce bras de fer qu'il lui parut durer une éternité, il brisa le silence.

« Très bien, cela me va. Mais avant toute chose… » 

Il avait empoigné sa ceinture sans ménagement et en défit l'anneau d'acier. A la naissance de son ventre, on pouvait distinguer un léger duvet dont la couleur rappelait sa chevelure. Dans sa situation actuelle, elle n'avait aucun intérêt à riposter, mais elle appréhendait la suite.

« Je ne veux pas voir ça. »

D'un coup sec, il arracha la lanière sur laquelle était accrochée diverses sacoches, contenant pour la plupart ses outils et ses rations de survie mais surtout sa réserve de poignards. Il ne s'arrêta pas là, lui ôtant également le sabre de secours qu'elle dissimulait dans son dos, deux fois moins grands que ceux qu'elle avait utilisé auparavant mais suffisant pour causer de sérieuses blessures, et les deux dernières lames cachées au niveau de ses chevilles. Une fois complètement désarmée, il se sépara du glaive qu'il avait récupéré sur la dépouille d'un soldat. A présent, tout deux en étaient réduits aux mains. Almira ne baissa pas sa garde pour autant : leur court combat lui avait permis d'observer de quoi il était capable.

Il en vint à la plaquer férocement contre un mur, la dominant de toute sa taille. Il était réellement impressionnant de si près, même pour elle. Elle avait beau être débout, elle atteignait à peine le haut de son torse. Il se pencha sur la proie qu'il tenait dans ses griffes, saisit son visage et le plaqua contre le sien. Il jouait avec elle, comme un prédateur joue avec sa nourriture. Almira appréciait malgré elle les circonstances. De ces muscles puissants appuyés sur sa poitrine émanaient une certaine chaleur et une énergie qui ne lui étaient pas désagréables. Elle pouvait même sentir son coeur battre contre le sien.

« Et qui me dit que tu ne vas pas essayer de te battre, cette fois encore ? »  Il ponctua ses propos en posant sa main sur son ventre. Le contraste entre les deux peaux était saisissant : celle du démon était robuste et irradiait une chaleur singulière, alors que celle d'Almira était douce et froide comme de la porcelaine.  « Avec ton corps. Tu as largement ce qu’il faut pour tuer un homme, pas vrai ? »  

Il avait raison. Ces bras et ces jambes étaient assez robustes pour tuer un homme. Elle avait été entraîné dans ce but et elle avait déjà mis à profit cet entraînement. Il avait cependant tord sur un point : elle ne comptait pas s'en servir aujourd'hui. Elle avait déjà commis l'erreur d'être téméraire et cela lui avait valu de se retrouver dans cette situation épineuse. Ces chances d'avoir le dessus sur Stephen dans ces conditions étaient extrêmement faibles. Elle ne savait pas d'où lui venait cette puissance, mais c'était indéniablement suffisant pour la briser d'un coup unique. Elle n'allait pas tenter le diable.

Il continua un moment son petit jeu, s'emparant de ses cuisses vigoureuses. Almira était athlétique, personne n'aurait pu en douter, mais à côté du démon, même elle semblait fragile. Là où sa musculature était menue et ferme, celle de Stephen était imposante. Almira, qui exécrait la faiblesse, ne pouvait pas s'en cacher : le bougre correspondait exactement à son idéal masculin, viril et entreprenant. Elle aurait souhaité ne jamais avoir eu à l'affronter et le rencontrer autrement, mais c'était trop tard. Il referma ses doigts sur les siens et la força à écarter les bras pour venir les placer contre le mur.

« Ma faveur ? Je veux ton nom, femme. »  Ce faisant, il se détacha d'elle. « Ton nom ainsi que tes motivations. Et si elles me plaisent… »

Il se tourna vers le Calife. Gagné par l'excitation du combat, Almira avait presque perdu de vue ce pour quoi elle était ici.

« Tu feras ce que tu veux de lui. »

La proposition était plus qu'alléchante, même si elle avait de quoi l'étonner. Visiblement, il n'était pas un proche de sa cible. Un mercenaire, tout au plus. La tueuse appréciait peu le manque de loyauté, elle qui n'avait vécu que pour l'honneur de sa famille et de ses dieux, mais dans le cas présent cela lui serait utile. Il lui suffisait de le convaincre pour obtenir sa tête. Soit, elle allait tenter sa chance, en faisant en sorte de ne pas trop en dire. Elle n'aurait jamais pu se pardonner d'avoir vendu sa famille ou même l'Infitar, qui avait encore une grande importance à ses yeux.

« Je m'appelle Almira. Ehmet, cet homme que tu protèges, s'est rendu coupable de crime contre le Sultanat. Tu es un étranger, alors je ne m'attends pas à ce que tu comprennes. Ce n'est pas une vengeance personnelle, je suis ici pour exercer la justice des dieux que je sers, les seuls vrais dieux. »

Elle s'approcha de son interlocuteur. Elle posa une main sur son épaule droite, puis entreprit de la déplacer doucement le long de son dos en tournant autours du démon. Ses doigts habiles semblaient mesurer la naissance et la fin de chaque muscle, chaque os qu'ils traversaient. Ce corps qu'elle effleurait avait déjà connu de nombreux périples. Des voyages, des combats, tous avaient laissé leur trace et n'échappaient pas à son expertise.

« Qui es-tu, étranger ? Quelle raison a bien pu te pousser à venir dans ces contrées lointaines ? » Elle termina sa rotation, le dévisageant à nouveau. « Si tu cherches la fortune, je peux te l'obtenir. Si tu cherches le pouvoir, je peux te l'obtenir. Nous n'avons pas besoin d'être ennemi. »

Elle ne mentait pas. Le pouvoir, l'argent, les privilèges de l'Infitar étaient bien au dessus de tout cela.
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« Répondre #8 le: Avril 23, 2015, 07:25:24 »

Le beau diable savait habilement manier la puissance brutale de ses muscles, à une sensualité toute différente, nimbée de tendresse. Ses grandes mains ne lui servaient pas qu’à briser et serrer. Quand elles passèrent sur le ventre de la jeune femme celle-ci put s’en rendre compte. Il était doux et attentionné, caressant son corps pour la sonder sans brusquerie ou violence.

De sa paume délicate, il laissait une empreinte chaude sur les abdominaux joliment taillés de la tueuse. Il admirait sa force, tout autant qu’il la constatait. Son souffle s’était alourdi sans même qu’il s’en rende compte, alors que ses doigts brutaux parcouraient cette peau de velours. Réprimant l’envie d’embrasser à pleines lèvres cette douceur inégalable, le monstre s’éloigna finalement.

« Mhhh… » Gronda le mâle.

Une odeur de femme l’enivrait encore, subtile et plus érotique que n’importe quel parfum raffiné. Le démon se demandait si les yeux d’Almira oseraient à l’observer avec tant de fierté, s’il s’immisçait brutalement en elle, de tout son long. Il se demandait si ces lèvres seraient si promptes à se montrer défiantes, s’il y imposait sa bouche délicieusement charnue.

Mais ces questions n’étaient pas supposées trouver de réponses, pas immédiatement, tout du moins. Lentement, le beau diable recula. Il était fin prêt à écouter les explications de son adversaire, ayant chassé hors de ses pensées ses courbes sensuelles et sa fragrance divine.

Comme il fallait s’y attendre d’un assassin de l’Infitar, la jeune femme mentait admirablement bien. Pas une seule seconde Helel ne douta de ses paroles, ou ne pensa qu’elle lui dissimulait des informations. Simplement, il l’écoutait, attentif et méthodique.

« Les vrais Dieux, dis-tu… »
Répéta le monstre, le regard sombre.

Il côtoyait ces Dieux, il les connaissait bien. Lui-même était un fidèle du Roi des Dieux, Hil. Le Sauveur du pays était connu sous bien d’autres noms. Le Grand Duc n’était pas supposé révéler son identité d’Infernal à de simples êtres humains. Mais Almira avait suffisamment piqué sa curiosité pour qu’il lui accorde quelques concessions.

Alors, le monstre ne bougea pas, laissant les doigts gracieux et mortels de son ennemie lui passer sur le dos, en caressant presque les reliefs. Ce contact fit soupirer le mâle, comme un fauve qui se laissait apprivoiser sans réellement comprendre pourquoi.

Par contre, le démon n’était pas sans connaître la politique du Sultanat. Et lorsque son interlocutrice eut finit ses questions, il décida de renchérir.

« Mon nom ? J’en ai des milliers. » Avoua-t-il.

Sa voix était calme, il ne semblait pas mentir. Son cœur battait toujours au même rythme, lent. Quant à son regard, il soutenait l’insolence d’Almira, accompagné d’un sourire séduisant. Se mordant doucement la lèvre, une nouvelle fois confronté aux courbes de la tueuse, le démon fit un pas en avant.

Comme tout à l’heure, il se collait à elle, à sa peau fraiche de femme. Qu’elle le veuille ou non, le mâle réchauffait son corps, posant sa main en dessous de son sternum, descendant le long de son ventre comme elle l’avait fait pour son dos.

« Les humains qui ignorent qui je suis m’appellent Connor, ou encore Belmont. » Il marqua un temps d’arrêt, glissant ses doigts entre le pantalon et la peau d’Almira, avant de la tirer sèchement vers lui. « Ceux qui me connaissent m’appellent Gusion, ou encore Helel. Helel est sans doute le nom le plus approprié. »

Leurs corps étaient maintenant collés, leurs torses se répandant l’un sur l’autre. La main intrusive du démon quitta le pantalon de la tueuse, mais ne cessa pas son exploration pour autant. Plutôt, le Maître des Morts fit remonter sa paume brûlante sur la taille de l’assassin.

« Je suis venu parce que l’on m’a appelé, c’est aussi simple que cela. »
Expliqua le démon. « Je me moque du pouvoir de l’argent dans un pays d’hérétiques comme le tien. »

Il se faisait plus insistant, appliquant toujours un peu plus la lourdeur de ses muscles contre le corps d’Almira.

« Tout ce qui m’intéresse, c’est la force. La mienne, celle des autres, peu importe. » Il avait encore collé son front à celui de la jeune femme, parlant à quelques centimètres à peine de ses lèvres. « Je… Collectionne les êtres d’exception, ceux qui m’intéressent. Alors, laisse-moi te retourner ton offre. »

Helel glissa jusque dans le cou de sa proie, humant enfin sans se cacher, son parfum enivrant.

« Tu auras ce que tu veux. Et en échange, je veux que tu me reconnaisses comme ton Maître. » Il sourit. Ce ne serait probablement pas aussi facile, mais autant mettre les choses au clair maintenant. « Et quand je dis tout, c’est à peu de choses près, tout. Être un Démon a ses avantages. » Le mot était lancé.
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« Répondre #9 le: Avril 24, 2015, 12:26:13 »

Leur jeu de séduction était devenu plus qu'amusant. Almira était rongée par la tentation. Si elle n'avait pas eu les mains liées par le devoir, elle se serait déjà abandonnée au beau diable. Elle ne pouvait pas se le permettre. Elle devait résister à ce corps brûlant qui s'offrait à elle. Elle devait résister à ces caresses audacieuses. Sa mission passait avant tout.

«Mon nom ? J’en ai des milliers. Les humains qui ignorent qui je suis m’appellent Connor, ou encore Belmont. »  Après s'être glissé le long de son ventre, ses doigts s'introduisirent sans gêne dans le pantalon de l'assassin. Il n'avait fait que l'effleurer, mais l'érotisme du geste ajouté et son état fébrile avaient suffi pour qu'elle laisse échapper un soupir en frissonnant.  « Ceux qui me connaissent m’appellent Gusion, ou encore Helel. Helel est sans doute le nom le plus approprié. »

Helel, Connor, Belmont, Gusion. Un homme avait-il besoin d'autant de noms ? Elle l'ignorait. Elle même, elle ne connaissait pas réellement le sien. Elle n'était qu'Almira, et son existence n'était pas même officielle. Tout le monde a le droit à ses petits secrets. Elle l'appellerait donc Helel.

« Je suis venu parce que l’on m’a appelé, c’est aussi simple que cela. Je me moque du pouvoir de l’argent dans un pays d’hérétiques comme le tien. » Ses gestes devenaient plus rapide, plus entreprenant. « Tout ce qui m’intéresse, c’est la force. La mienne, celle des autres, peu importe. »  Il approcha son visage du sien, jusqu'à ce que leurs fronts se rejoignes. « Je… Collectionne les êtres d’exception, ceux qui m’intéressent. Alors, laisse-moi te retourner ton offre. » Son souffle chaud se déportait à présent dans son cou. « Tu auras ce que tu veux. Et en échange, je veux que tu me reconnaisses comme ton Maître. Et quand je dis tout, c’est à peu de choses près, tout. Être un Démon a ses avantages. »  

Almira reçut la dernière information avec une certaine appréhension. C'était donc un démon. Les démons étaient connus de tous dans le Sultanat, où la magie occulte terrifiait les esprits. Ils peuplaient les légendes, les contes pour enfant, les histoires que l'on comptait au coin du feu et avaient tous quelque chose en commun : ils étaient craints pour leurs pouvoirs comme pour leur nature maléfique. Rares étaient les personnes qui pouvaient se vanter d'en avoir déjà vu un en personne et jamais elle n'aurait cru qu'elle en ferait parti. Ce n'était néanmoins pas tout ce qu'elle avait retenu de son discours. Helel, Connor, peu lui importait comment il se faisait appeler ou ce qu'il était, il l'avait mise en colère.

La colère était un sentiment dangereux et destructeur. Ce sentiment était à l'opposé de sa personne, elle, dont le calme immuable semblait survivre à toutes les épreuves. Comme la peur, il conduit à l'erreur. Comme la peur, Almira pensait l'avoir banni de son esprit depuis des années. Elle avait appris à le maîtriser, à le refouler et jamais elle ne s'était laissée emportée. Pourtant, les propos du démon venaient de réveiller chez elle cette irrépressible envie de s'énerver.

Maître. Ce mot lui donnait simplement envie de vomir. L'esclavagisme était une pratique antique, ancré dans les mœurs du Sultanat depuis des siècles, et pourtant elle n'avait jamais eu sa place dans le cœur d'Almira. La souffrance d'autrui, elle s'en fichait. Elle était presque incapable de faire preuve de compassion. C'était seulement l'idée que des gens s'accordent le droit de disposer de la force et la liberté des autres qui la répugnait. L'argent, le pouvoir. Tout cela, elle s'en fichait. La liberté, sa liberté, n'était pas marchandable.

Le démon lui rappelait à présent un petit enfant, cet enfant insupportable prêt à tout pour obtenir le jouet qu'il convoite. Il était évident qu'il avait toujours obtenu ce qu'il voulait avec une certaine facilité. Il appartenait aux puissants de ce monde, bien au-delà de tout ce qu'Almira avait jamais connu. Son orgueil était démesuré. Elle se devait de lui faire ravaler ses paroles. Elle était une simple humaine, mais il n’obtiendrait pas satisfaction. Pas comme il l'espérait, du moins.  

En prenant appui sur le mur, Almira le repoussa de toute sa force. Son sourire avait disparu. La lueur espiègle dans ses yeux s'était éteinte. Une colère tacite l'avait remplacé, un simple masque pour la fureur bestiale qui consumait son être. Elle avait su conserver une certaine beauté dans sa furie, dans la détermination aveugle qui la guidait. Ce comportement ne lui ressemblait pas, mais s'accordait étrangement avec son physique : ses yeux éclatants et ses cheveux roux déliés n'étaient que sublimés par cet animosité.

« Des avantages ? » Elle rit, d'un rire qui avait ce coté ironique désagréable, presque acide. « Tu voudrais que je m'agenouille devant toi, que je te supplie de me prendre comme esclave ? Tu pensais que j'accepterai de devenir un patin destiné à assouvir tes désirs ? Ta putain ? La vie ne vaut pas la peine d'être vécue si elle doit l'être enchaînée. Tu peux me promettre tout l'or du monde, tu peux me promettre le monde lui même, je n'en voudrais pas pour un tel prix ! »

Ce faisant, elle s'était approchée de lui, à quelques centimètres de son visage seulement. Cette fois, il n'y avait plus aucune sensualité dans leur intimité. Son regard furieux sondait les abysses de son esprit. Elle voulait qu'il comprenne une fois pour toute que sa volonté ne pouvait être muselée aussi simplement. Elle ne souhaitait pas faire partie d'une collection. Elle ne souhaitait pas devenir un être d’exception. Elle voulait rester elle-même. Ce qu'elle avait forgé en dix ans ne pouvait être détruit en une journée. S'il comptait l'atteindre, il avait fort intérêt à changer d'approche. Une fois son venin craché, sa colère semblait s'être évaporée aussi promptement qu'elle avait surgi. Le calme de son visage n'avait cependant jamais été aussi glacial. Elle détourna les yeux.

« Les gens de ton espèce ne comprennent pas ces choses là, Helel. »

L'orage passé, elle conservait un goût amer dans la bouche. Le goût de la déception. Le démon lui avait plu, un instant. Il l'avait presque séduite, alors que leurs deux corps s'étaient rapprochés. Il avait un charisme rare, il était fort et déterminé, mais il savait aussi se montrer plus fin et tendre. Autant de qualités qui pouvaient réchauffer un cœur gelé comme le sien. Seulement, son ego avait de nouveau pris le dessus. Il avait commis l'erreur de penser qu'il pouvait dompter Almira comme un vulgaire chien : en lui promettant une vie confortable. Almira n'était pas un chien, c'était un loup ; solitaire et féroce, jamais aucune loi des Hommes n'avait entravé sa course. Sans le savoir, Connor avait touché l'un de ses points faibles et elle s'était instinctivement rabattue sur la défensive.
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« Répondre #10 le: Avril 24, 2015, 04:14:24 »

Les humains. Ces ensembles de réactions chimiques, ces montagnes de sentiments. Ce brasier infini et incessant d’émotions, parfois entremêlées sans le moindre ordre. Ils jouaient le jeu de la vie sans en comprendre les règles, cherchant un semblant de liberté.

Certains obtenaient l’impression d’être libre en se séparant de toute entrave sociale. D’autres avaient besoin d’écraser le libre-arbitre de tous les autres pour se sentir exister. Ils étaient si nombreux, prêts à donner leur vie, pour une liberté illusoire.

Helel ne croyait pas en ces concepts. Car si même un puissant Seigneur des Enfers ne pouvait prétendre être libre, comment une simple humaine le pouvait-elle ? La simple pensée le faisait frémir. Ce leurre auquel elle s’accrochait, cette façade rude et sauvage, il avait espéré l’apprivoiser par des promesses vides.

Quelques années auparavant, le Maître aurait insisté. Il aurait poussé son orgueil contre celui de cette femme, jusqu’à ce que l’un d’eux s’écroule. Mais l’expérience et les années l’avaient changé. Sa hargne habituelle avait été remplacée par autre chose. Quelque chose de plus calme et compréhensif. Mais aussi de plus sournois.

« C’est vrai. » Reconnu simplement Helel, sans honte ni colère au visage.  « Tu n’es pas comme ça, je le vois. »

Ses bras se croisèrent sur son torse. Si les paroles d’Almira étaient bien loin de lui faire reconsidérer son jugement, et s’il ne changerait probablement jamais, il comprenait que cet oiseau ne vivrait pas en cage. Alors, pas la peine d’insister.

Ne croyant pas lui-même à la vitesse qu’il lui avait fallut pour laisser filer la tueuse, le beau diable recula d’un pas. Son regard brûlant n’avait pas quitté celui de l’assassin, alors qu’elle-même avait fuit l’entremêlement presque érotique de leurs iris.

« Les Démons n’aiment pas qu’on leur dise non, ô ma belle tueuse. »
Murmura le monstre, se perdant une nouvelle fois dans le regard qui lui faisait face. « Hun… »

Les yeux de cette femme, il les avait déjà vus. Ils lui étaient familiers, maintenant qu’une nouvelle flamme s’animait en eux. Un vieil ami du démon avec affronté la mort avec ce même regard. L’espace d’un instant, le beau diable fut paralysé par l’inconfortable ressemblance.

« Je ne cherche pas à enchaîner toutes les personnes qui passent. J’aime la force. C’est la seule chose qui compte, dans ce monde comme dans le suivant. » Il décroisa les bras, comme s’il avait pris une décision. « Comme tu voulais me promettre argent ou pouvoir, j’ai fait l’erreur de penser que je pouvais, moi-même, t’acheter. A la vérité, je ne sais pas pourquoi j’aurais du m’attendre à autre chose qu’un refus. Tu as les yeux de ceux qui feraient passer leur liberté et leurs idéaux avant tout. »

Etait-ce là tout ce qu’il avait à dire ? Jamais il ne s’était embarrassé des avis de ses proies. Mais pour elle, il ferait une exception. Y’avait-il quelque chose dans ce fameux regard qui avait pu pousser l’impitoyable démon à se montrer plus coulant ?
Lui-même n’en était pas certain. Mais cette gentillesse inattendue n’était pas de la faiblesse. Il ne savait pas grand-chose de cette tueuse, pour le moment. Elle serait très certainement intéressante à observer.

« Je ne pourrais pas prétendre que tu m’appartiennes telle que je te désire, si tu devais changer. Et si cette liberté que je ne peux comprendre est si importante à tes yeux, alors soit. »
Il haussa les épaules.

Difficile pour le démon de revenir au corps délicat d’Almira, pour le moment. Non pas qu’il soit particulièrement gêné par l’ambiance, mais Helel avait bien compris que l’attirance de la rouquine envers lui avait pris un léger coup.

Son désir à lui n’était pas retombé, probablement parce que la chair n’était que la surface, et que ce qu’il désirait de la tueuse allait bien plus loin qu’à de simples plaisirs charnels. Il ne doutait pas, cependant, car ce n’était pas dans sa nature.

« C’est toi qui m’intéresse, Almira. » Pour la première fois, il prononçait son nom, constatant non sans une pointe de satisfaction à quel point il était doux et agréable. « Alors, si tu ne veux pas être sous mes ordres, tiens toi à mes cotés. » Les mains d’Helel se posèrent sur les épaules de l’assassin.

Pour ce qui devait être la première fois depuis sa réincarnation, le démon millénaire qui sommeillait en Connor décida de se considérer égal à une mortelle. Sa fierté en prenait un coup, mais il savait dans le fond que c’était pour le mieux. Certains oiseaux sont trop beaux pour des cages, même si elles sont en or.

« Pour l’heure, je ne compte pas retourner aux enfers. Occupe-toi d’Ehmet. Sa… » La phrase du monstre fut interrompu par un cri du concerné, qui s’était griffé la face jusqu’au sang. « Condition ne m’a pas permis de lui faire signer le moindre contrat. Il n’est pas sous ma protection. »
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« Répondre #11 le: Avril 24, 2015, 06:59:57 »

« C’est toi qui m’intéresse, Almira.  Alors, si tu ne veux pas être sous mes ordres, tiens toi à mes cotés. »

La jeune femme ne l'aurait avoué pour rien au monde, mais elle voulait y croire. Ses excuses et ses promesses ne la laissaient pas de marbre. Elle aurait aimé apprendre à le connaître mieux, bien que sa raison lui répétait qu'elle ne devrait pas. Il avait posé ses mains sur ses épaules et se tenait face à elle. Elle n'aurait pas sur dire pourquoi mais il y a avait quelque chose de réconfortant dans sa présence et dans leur proximité.

« Pour l’heure, je ne compte pas retourner aux enfers. Occupe-toi d’Ehmet. Sa… » L'intéressé brisa la conversation en hurlant de douleur. « Condition ne m’a pas permis de lui faire signer le moindre contrat. Il n’est pas sous ma protection. »

« Les démon sont-ils tous d'aussi beaux parleurs ? » A lui de juger s'il s'agissait d'un compliment ou pas. « C'est facile de revenir sur ses paroles, mais plus dur de les tenir. »

Finalement, les choses ne se terminaient pas si mal. Almira avait su rester en vie sans rien sacrifier en échange, et son adversaire lui accordait même la victoire en lui permettant d'accomplir sa mission. Ce Helel était définitivement un bien étrange démon, difficile de le percer à jour. Elle avait vu deux de ses visages en peu de temps, d'abord celui d'un despote égocentrique puis un autre beaucoup plus humain et attentionné. Combien en avait-il d'autres ? Elle l'ignorait. L'assassin n'était pas une novice en manipulation, mais lui, c'était un maître dans cet art. Elle récupéra ses deux sabres sans se soucier de sa permission. Il savait qu'il n'avait plus rien à craindre d'elle.

Ehmet n'avait pas bougé. Depuis le début, il se tenait là, adossé contre un mur dans un coin de la pièce. Il avait cessé de hurler pour sangloter et murmurer des sabirs confuses, parfaitement inintelligibles pour tout autre personne que lui. On aurait pu croire qu'il sortait lui-même d'un combat éprouvant contre quelques bêtes sauvages. A force de se racler la peau jusqu'à la chair, ses doigts et son visage étaient en sang. Ses gestes étaient désordonnés et il ne semblait plus à même de répondre de son corps envahi de tremblement compulsifs. Dans son état actuel, il ne représentait pas plus une menace pour Almira que pour les cultistes, mais elle ne pouvait se permettre de le laisser vivre plus longtemps.

Elle agrippa fermement ses cheveux trempés par la sueur et le força à ployer les genoux. Elle savait que Connor ne manquerait pas une miette du spectacle et elle voulait lui faire passer un message, plus un avertissement qu'une menace. Almira semblait avoir de l'intérêt à ses yeux, mais il ne la connaissait pas. Elle n'était pas plus une bonne amie qu'une bonne amante. Pourquoi aurait-il voulu d'elle à ses côtés ? Tuer était la seule chose dans laquelle elle excellait et excellerait jamais. Son physique était peut-être séduisant, mais sa véritable nature ne lui avait toujours valu que l'aversion des autres.

« Pitié… »

Entre les bribes de phrases incompréhensibles, Ehmet était parvenu à articuler cet unique mot, bien qu'Almira ne savait pas s'il lui était réellement destiné.  

« Implore la pitié de tes dieux, pas la mienne. S'ils se montrent miséricordieux, peut-être se placeront-ils entre toi et ma lame. » Il ne l'écoutait même pas, trop occupé à repousser les fantômes de sa propre folie en brassant l'air. « Pauvre fou. »

Le sabre le traversa de part en part sans rencontrer la moindre résistance. Elle le maintint à genoux, attendant que le dernier souffle de vie quitte son enveloppe terrestre puis lâcha prise, laissant un trou béant dans sa poitrine. Elle nettoya sommairement le sang sur les habits de sa victime et commença à rassembler l'équipement éparpillé durant les affrontements successifs. Elle ne s'était que trop éternisé ici.

« Tu es intriguant Helel, ça, je ne peux te l'enlever. Je persiste à croire que nous n'avons pas besoin l'un de l'autre. Nous n'appartenons pas au même monde après tout. » Elle diminua progressivement la distance qui les séparait, jusqu'à être en mesure de poser une main sur son torse, appréciant la vigueur que semblait lui insuffler ce simple toucher. « Pourtant, ta compagnie m'est…» Elle n'eut pas le loisir de finir sa phrase.

Elle avait détourné son regard pour fixer l'extérieur. Ce bruit, elle le reconnaîtrait entre mille. C'était le concert grinçant de l'acier et de la maille qui s'entrechoquaient. Des hommes lourdement armés approchaient le bâtiment. Étant donné la vitesse à laquelle le son se rapprochait, ils devaient courir. Une dizaine, une vingtaine, dur à dire quand le sable étouffe les pas, mais ils étaient nombreux. Trop pour elle, peut-être pas pour son compagnon de fortune. Est-ce qu'il allait en profiter pour la poignarder dans le dos ? Le doute demeurait mais elle n'avait pas d'autre option que de lui accorder sa confiance. Il leur faudrait peu de temps pour repérer les cadavres et encore moins pour comprendre qui était responsable du massacre.

« Oublie ce que je viens de dire. Le moment de se reposer n'est pas venu pour nous. »
« Dernière édition: Avril 24, 2015, 07:06:39 par Almira Al-Sikin » Journalisée


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« Répondre #12 le: Avril 24, 2015, 10:50:22 »

Helel ne pouvait s’empêcher de tourner autour de cette séduisante meurtrière. Il ne pouvait s’empêcher de lire ses formes, d’humer son parfum. Le démon avait une attirance pour les êtres exceptionnels. Il pouvait sentir qu’une personne était hors du commun, et il désirait absolument s’entourer de ces personnes. Pour l’instant, il n’avait certes pas de projet pour Almira, cela dit.

Ceux qui restaient sous son aile assez longtemps finissaient inévitablement par devenir des démons. Ou tout du moins, par être teintés d’une existence qui n’avait rien d’humaine. Souhaitait-il ce sort pour cette fascinante mortelle ? Peut-être bien. Il ne savait pas encore. Ce qui était certain, c’était qu’elle l’intriguait, et qu’elle était forte.

Alors, il la laissa tuer Ehmet. En temps normal, rompre un contrat pouvait avoir des conséquences désastreuses sur la santé d’un démon. Fort heureusement, le beau diable ne s’était pas encombré du moindre pacte. Ce fut cependant avec amusement qu’il observa l’âme du défunt quitter son corps, avant d’être happée par les flammes des enfers. Lui seul pouvait voir la chose. Il aurait voulu pouvoir la montrer à la tueuse.

« Tu es impitoyable. Je ne sais pas ce que ce pauvre fou a bien pu te faire, mais je n’aurais pas aimé être à sa place. » Murmura le démon. « Il est temps pour nous de partir, je pense. »

Comme pour confirmer les propos du monstre, la rue adjacente s’emplit de bruits agités. Le métal clinquait, et le sol de sable se froissait de façon audible. Une cohue s’annonçait, et la cohorte à son origine ne faisait pas dans la discrétion.

« Visiblement, tu ne t’en es pas pris au dernier des péquenauds. Je croyais que l’Infitar servait les nobles. »
Réfléchit le mâle à voix haute. « C’est véritablement une situation compliquée pour toi, pas vrai ? »

Oh, Almira devait bien s’en douter : Helel avait tous les outils en main pour les sortir de ce pétrin. Mais il aimait faire attendre les gens. En amour comme dans les moments périlleux, il faut savoir attendre le bon moment. Pas besoin l’un de l’autre, hein ?

« Je crois que tu as plus besoin de moi que tu voudrais l’admettre. » Nargua le beau diable. « Je te demanderais bien de t’excuser de ton insolence, mais je ne pense pas que nous ayons le temps. »

Déjà, on essayait de forcer la porte. A en juger par le bruit, il y avait pas moins d’une vingtaine de soldats, tous très agités. C’était trop tard pour Ehmet, mais nul doute que les gardes ne seraient pas contre une exécution en place publique, pour la postérité.

Alors que le bois commençait à céder, Helel posa sa main gauche sur l’épaule de l’assassin. Il lui lança un regard amusé, serrant ses doigts épais sur elle. Une lumière partir alors de leurs pieds, remontant rapidement le long de leurs corps. En deux secondes à peine, les deux êtres étaient devenus d’éblouissants éclats, qui disparurent dans une explosion silencieuse.

Lorsqu’enfin ils reparurent tous deux, ce fut au beau milieu d’un Désert. Pourtant, l’endroit n’était pas sur Terra, et pas sur Terre non plus. Le premier endroit qui était passé par la tête d’Helel, c’était le Désert Nocturne de la mère des Vampires, Lilith. Pour Almira, ce nom n’évoquerait probablement rien. L’on connaissait autrefois la Déesse sous son nom de Kisik al-Lilat.

« Bienvenue dans le paradis des Assassins. Enfin, ça l’était, avant que votre religion ne meure. » Remarqua le monstre en s’avançant. « Le Palais d’une de mes connaissances se trouve non loin. Nous devrions nous y rendre pour quelques temps. »

Fidèle à son nom, le Désert Nocturne était plongé dans une nuit éternelle. Le sable était rendu bleuté par les reflets d’une lune qui occupait la moitié du ciel. Périodiquement, des corbeaux survolaient l’endroit, piaillant à l’attention des visiteurs.

Dans ce Royaume, les intrus ne pouvaient trouver le Palais de Kisik. Seuls ceux qui savaient ce qu’ils cherchaient, étaient en mesure de rejoindre le somptueux Palace. Et, derrière une dune plus élevée que les autres, se dressait l’impressionnant édifice, à l’architecture orientale, magnifiquement décoré de couleurs vertes, dorées et beiges.

« Le moment de se reposer est enfin venu. » Affirma le démon, dont le regard se fit plus espiègle, alors qu’il glissait sa main contre le dos d’Almira, s’arrêtant à la délicieuse naissance de ses fesses. « Avançons. »

Comme si de rien était, le Maître des Morts poussa doucement son invitée en avant. Peu de gens pouvaient se permettre de visiter le Palais de Lilith aussi directement. Mais les relations du beau diable avec la Déesse étaient plus que cordiales. Après tout, il lui avait confié la garde de son disciple, pour un temps.

Arrivé devant la colossale porte, richement décorée, Helel toqua par quatre fois. Au bout d’une dizaine de secondes, un jeune page blond vint ouvrir. Il observa timidement les deux arrivants, et s’inclina, les guidant jusqu’à l’intérieur du Palais.

« Sieur Helel. » Salua l’androgyne juvénile, alors que s’écartaient le démon et la tueuse.

Silencieux, le Grand Duc guida Almira jusqu’à une pièce située dans les étages supérieurs. Elle était de taille convenable, décorée à l’orientale. Un narguilé d’un mètre se tenait entouré par trois épais poufs à l’apparence bien confortable. Dans un coin, il y avait un lit à baldaquin, aux draps satinés et frais.
 
Le bec du Narguilé fumait délicatement, comme s’il avait toujours été prêt à l’emploi. Des saveurs mentholées en émanaient. Une unique fenêtre donnait sur le Désert, et cette lune gigantesque. L’éclairage, quant à lui, venait d’une lampe suspendue au plafond, et qui peinait à offrir autre chose qu’un filtre tamisé.

« Sois mon invitée pour cette nuit. » Proposa le monstre en attrapant la main d’Almira. « Aussi longtemps doive-t-elle durer. » Souffla-t-il, approchant dangereusement ses lèvres.

Délicatement, l’immense paluche libre du démon se plaqua dans son dos, la ramenant à lui. Il s’écrasa contre elle, debout au beau milieu de cette pièce.

« Je sais que je peux te dompter. »
Minauda-t-il en posant finalement ses lèvres charnues sur celles de la rouquine.
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« Répondre #13 le: Avril 25, 2015, 02:53:32 »

« Je crois que tu as plus besoin de moi que tu voudrais l’admettre. Je te demanderais bien de t’excuser de ton insolence, mais je ne pense pas que nous ayons le temps. »

Le démon était incroyablement calme. Almira, elle, était prête à en découdre. Déjà, la lame de sa sabre avait quitté son fourreau pour se placer face à elle dans une posture de combat. La porte allait céder d'un instant à l'autre et ils allaient pénétrer dans la pièce. Alors qu'elle s’apprêtait à faire un pas en avant, une pression sur l'épaule la maintint en place. Le temps qu'elle comprenne ce qui était en train de se passer, elle avait été ébloui par une lumière d'une provenance inconnue et en un instant, tout autours d'elle avait disparu.

Alors même qu'elle n'avait pas encore recouvert la vue, elle avait remarqué quelque chose. C'était cette sensation familière, celle du sable s'enfonçant sous ses pieds. Ayant vécue une partie de sa vie avec des nomades, elle avait parcouru des milliers de kilomètres dans le Désert Blanc, affrontant quotidiennement la chaleur du soleil oriental et les tempêtes de sable. Elle n'avait aucune idée d'où elle avait atterri, mais elle pouvait affirmer avec certitude qu'elle était loin de chez elle. Ce n'était pas le Désert Blanc. L'étendu sableuse qui l'entourait était incroyablement calme, plongée dans une nuit totale et apaisante. Au-dessus d'eux trônait une lune pleine d'une taille incroyable qui semblait prendre la moitié de la voûte céleste. Elle n'avait jamais rien vu de pareil. Était-ce l’œuvre d'Helel ? Elle en doutait. Une présence mystique planait effectivement sur ces lieux, mais elle ne ressemblait pas à ce que le démon lui inspirait.

La déesse de la nuit, sa déesse, Kisik. Plus jeune, Almira avait assisté à de nombreux rituels ancestraux et elle était déjà entré en contact avec l'entité. Ce n'était que de simples visions mais pas un délire hallucinatoire : elles étaient tangibles. Elle l'avait senti comme elle la sent aujourd'hui, et ce phénomène était loin de la tranquilliser. Comment réagirait-elle si elle savait qu'un humain s'était permis de venir ici ? Elle dévisagea longuement Helel . Il était sur de lui.

« Bienvenue dans le paradis des Assassins. Enfin, ça l’était, avant que votre religion ne meure. Le Palais d’une de mes connaissances se trouve non loin. Nous devrions nous y rendre pour quelques temps. »

Almira n'était pas très rassurée par les environs. D’innombrables questions se bousculaient dans sa tête et les propos énigmatiques de son guide ne l'aidaient en rien à trouver ses réponses. Pourtant, elle fit le choix de rester silencieuse et de le suivre sans contester. Il savait ce qu'il faisait et jusque là elle n'avait pas eut à le regretter. Leur excursion nocturne les amena bientôt au pied d'un palais oriental où une porte immense leur faisait face . Elle ne s'y connaissait pas vraiment en art et n'avait jamais été à même de juger du beau ou du laid mais les décorations formaient un ensemble riche et harmonieux.

« Le moment de se reposer est enfin venu. Avançons. »

Il glissa une main dans son dos et l'invita à le suivre. Elle fut étonnée de constater que c'était un enfant qui vint à leur rencontre, et encore plus qu'il semblait connaître son compagnon. Helel connaissait les lieux et n'avait besoin d'aucune aide pour s'y retrouver. Seuls, ils montèrent plusieurs étages avant de s'arrêter dans ce qui ressemblait à une suite de la noblesse, beaucoup trop luxueuse pour elle. Un narguilé, des coussins, et un lit. Elle ne se souvenait même pas de la dernière fois où 'elle avait dormi dans un vrai lit. Celui-ci lui semblait particulièrement confortable, bien qu'elle n'eut pas envie de dormir pour l'heure. Elle était un animal de nuit après tout. Le seul éclairage de l'endroit suffisait à peine à couvrir les rayonnements de l'astre lumière qui filtraient par l'unique ouverture de la pièce.

«  Sois mon invitée pour cette nuit. »  Almira le dévisagea longuement, incrédule, alors qu'il saisissait sa main. « Aussi longtemps doive-t-elle durer. »  

Une nouvelle fois, leurs visages s'étaient rapprochés et alors qu'il l'attirait à lui, le message était devenu plus que clair. Ici, personne ne viendrait les déranger. Personne ne pouvait les juger. Ici, elle était libre, loin de son devoir et de ses obligations terrestres. Elle n'attendait plus ce moment, mais maintenant qu'il était venu elle brûlait d'un désir implacable, celui d'échapper à son quotidien et de s'abandonner totalement à lui.

« Je sais que je peux te dompter. » susurra-t-il. Il pouvait toujours essayer, elle n'avait rien à perdre à le laisser faire.  

Sur ces derniers mots, il l'embrassa. Elle lui répondit avec ardeur, baisant chaque centimètre de sa bouche, mordillant fougueusement ses lèvres offertes. Sans décoller son visage, elle défit la boucle de sa ceinture d'un coup sec et jeta la lanière au loin, emportant avec elle ses armes et son équipement. Une à une, elle détacha ses protections de métal et de cuir pour ne laisser que le menu tissu qui recouvrait sa poitrine et le bas de son corps, l'invitant à l'en débarrasser lui même. Ses bras virent se placer derrière le cou du démon pour le faire reculer avec elle jusqu'à ce qu'elle rencontre un mur sur lequel s'adosser. Une fois en position, ses mains se déplacèrent lentement vers le bas et commencèrent à explorer le corps de son amant, caressant chacun des muscles saillants qu'elles rencontraient. Elle se décrocha de lui pour plonger son regard dans le sien. Elle aimait ses yeux, la façon dévorante qu'il avait de regarder ce qu'il désirait.

« Tu es doué pour les promesses mais il est l'heure de me montrer ce que tu as réellement à m'offrir. »

« Dernière édition: Avril 25, 2015, 03:00:05 par Almira Al-Sikin » Journalisée


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« Répondre #14 le: Avril 25, 2015, 04:31:12 »

Elle avait la peau fraiche, un parfait velours pour les doigts rugueux du démon. Il la caressait avec tendresse, tantôt à pleine main, tantôt du bout des doigts. La délicatesse du démon était bien particulière. Aucune douceur au monde ne pouvait masquer la force brutale de ses gros doigts. Aucun doux mot n’aurait pu rendre sa prise moins possessive et brutale.

Ses lèvres étaient bien moins délicates que ses paumes, cependant. Il aimait la fougue, la hargne. Ce jeu était l’occasion de dominer un peu plus son amante. Il n’avait aucune gêne à jouer de sa langue douce et chaude, à mélanger leurs salives dans des bruits moites. Alors que leurs lèvres cherchaient à s’emprisonner mutuellement, que leur fraicheur devenait chaleur, sous leurs frottements insistants.

La bouche d’Helel n’était pourtant pas la seule à se frotter. Ses mains étaient devenues plus rudes et assurées, appréciant chaque parcelle de peau que dénudait Almira. Il ne se gênait pas, évitant de toucher son entrejambe et sa poitrine uniquement pour la faire languir. Il la ferait trembler et soupirer à la seule force de ses mains de colosse. Puis, lorsqu’elle en serait haletante, alors seulement il la lècherait. Longuement, avec gourmandise.

Almira recula, se plaquant elle-même contre un mur, enfin débarrassé de presque tous ses vêtements. Le regard embrasé du démon la détaillait avec plaisir. Sa poitrine bien galbée, son petit ventre musclé, il les avait déjà sentis contre lui. Alors, il aventura ses deux gigantesques mains vers le cul athlétique de la tueuse.

« Mhhh, tu caches bien ton jeu sous ta tenue. »
S’amusa le démon.

Ses mains se refermèrent avec force sur le fessier délicieusement bombé de la jeune femme. Malgré la largeur de ses mains, il ne pouvait l’attraper entièrement. Fort heureusement, sa force lui permit tout de même de soulever son amante. Agrippant la zone moelleuse entre ses fesses et l’arrière de ses cuisses, le mâle obligea la belle orientale à l’entourer de ses jambes.

Ce qu’il avait à lui offrir ? Elle avait sûrement dû le sentir. Il était même difficile d’imaginer qu’elle ne l’ait pas senti. Une montagne de muscles, un corps de mâle qui respirait la brutalité. Ses mains puissantes semblaient impossibles à défaire, sa prise était d’acier, renforcée par la lourdeur de ses muscles. Il écrasait Almira de tout son poids, la toisant comme une bête sauvage.

« C’est toi qui va m’offrir ce que je veux. » Affirma Helel en mordillant la lèvre de la jolie rouquine. « Et ce que je veux… »

Il ne finit pas sa phrase, plutôt, il se retourna et déposa lourdement la jeune femme sur le lit. Un sourire aux lèvres, le démon fit tomber sa veste au sol. Depuis qu’il avait vu cette poitrine, il n’avait rêvé que d’en savourer les mamelons délicats. Fidèle à ce désir, brutal et pressé, il tira la brassière de son amante vers le bas.

Ses lourds seins furent mis à découvert, s’aplatissant élégamment sur ses cotes. Le mâle en gronda de plaisir, n’ayant qu’une seule hâte : goûter à ces petites framboises sucrées, les suçoter avec gourmandise, s’en lécher les doigts et les lèvres.

« Mhhhh ! » Ronronna le fauve. « Voilà qui m’ouvre de vrais appétits nocturnes. »

Sa carrure de titan s’imposa au dessus d’Almira, comme l’ombre d’une véritable montagne. Ses cheveux sauvages retombaient sur son beau visage, le long de sa mâchoire ciselée. Il se mordait légèrement les joues, souriant. Sans un mot, son nez approcha du cou offert, et il en huma le parfum, avec d’audibles délices.

Une main de part et d’autre des épaules de son amante, le Maître la surplombait réellement comme un animal l’aurait fait avec sa proie. Mais, à la différence d’un prédateur, il l’humait uniquement pour la faire frissonner de plaisir. Arrivé aux clavicules d’Almira, Helel déposa une pluie de baisers ardents et mouillés.

Il continua ainsi, de plus en plus bas, avant d’enfouir son visage entre les seins de la rouquine, lapant au plus profond de ce creux si érotique. Sa langue n’hésitait pas, s’étendant pleinement sur cette délicieuse peau sucrée, d’une franche lapée bien appuyée.

« Ne bouge pas… » Ordonna Helel sans un souffle, approchant très lentement ses lèvres d’un mamelon égaré. « Laisse-moi te tenir chaud. »

Sans même chercher à dissimuler son régal, le Grand Duc posa ses belles lèvres charnues sur le téton honteusement dressé. Une toute petite succion suréleva le délicat petit fruit, avant que le démon ne décide d’aspirer franchement cette adorable gourmandise.

Mais ses lèvres n’étaient pas seules à la tâche, et bientôt la langue impitoyable du Maître se joignit au ballet, encerclant la pointe du mamelon, décrivant de petits cercles autour. Parfois seulement, le téton captif se voyait agrémenté d’une caresse appuyée, à la sphère d’une langue chaude.

Les grandes mains d’Helel s’étaient rabattues. Une sous le crâne d’Almira, massant le sommet de sa nuque et caressant sa chevelure. L’autre autour de son sein, sous l’attaque d’une bouche décidément trop gourmande.

« Hmf. » Soupira le démon en délaissant le mamelon, non sans un obscène bruit de succion.

Ce petit téton était si mignon, luisant de salive, légèrement rougi par les attentions du beau diable. Mais ce n’était rien encore. Juste la mise en bouche. Les doigts du Maître se refermèrent sur la petite pointe qu'il venait de délaisser, la faisant rouler et l'étirant entre eux avec expertise. Quant à sa bouche, elle continuait sa descente, léchant cette fois le petit ventre athlétique de la tueuse.
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