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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Survivre et Éradiquer [PV]  (Lu 1046 fois)
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[Compte PNJ destiné à animer quelques RP sous forme de One Shot.]
« le: Mars 05, 2015, 04:30:39 »


_ZONE DE QUARANTAINE FORMIENNE, ALENTOURS DE TEKHOS - Hiver 2016
Alors que les incursions formiennes n'ont jamais été aussi redoutables que lors de l'année écoulée, les tekhanes décident à l'unanimité de lancer le projet Excellion. L'armée est alors autorisée à utiliser une arme capable d'ouvrir une porte dimensionnelle qui engloutira la Ruche ainsi que les cent kilomètres y étant périphériques. Alors que les troupes se mettent en place et lance l'Excellion, ce dernier est corrompu et ses algorithmes recalculés. La porte s'ouvre bel et bien, mais les unités tekhanes sont balayées par un souffle imprévu qui les réduit à néant et frappe jusqu'à Tekhos même. La Ruche est envoyée dans une autre dimension alors que le matriarcat est à genoux, ses forces armées anéanties et sa capitale exsangue.

On découvre quelques semaines plus tard que la fourmilière a en fait été transférée sur Terre et a rapidement conquis le Japon tout en se rendant maîtresse des portails de connexion entre les deux mondes par un procédé mystérieux. Alors que le Soleil-Levant est placé dans une quarantaine implacable, les formiens ouvrent leurs premiers portails et se mettent à déferler un peu partout sur Terra. Une invasion globale et meurtrière commence lors des derniers jours de l'année, entraînant les peuples terrans dans une apocalypse dévastatrice.


_TOUT AUTOUR DE TERRA - 2016 à 2024

  • Nexus est le premier royaume touché, la première vague ayant ouvert ses portails au sein même de la cité. Le conseil de régence et la reine Ivory sont pris de court et la capitale devient un véritable charnier, malgré une résistance acharnée de dernière minutes. Esclaves, soldats et aventuriers luttent côte à côte pour repousser les forces de la Ruche mais ne font que repousser l'inévitable. En moins de deux semaines, Nexus est déclarée perdue. Le conseil de régence est éliminé et Elena Ivory parvient à s'enfuir à bord du Galathea, le navire volant offert par l'Empire de Vapeur.
Les femmes sont implacablement traquées pour être fécondées, devenant la première ressource recherchées par les formiens. Leur sort pire que la mort les condamnent à devenir de simples citernes génétiques et annoncera le destin de toute entité femelle à la surface de Terra.
 La cité devient une ruche secondaire, ses remparts abritant dorénavant les premiers oeufs d'une nouvelle génération de formiens. L'ancienne conseillère de la reine Ivory, Serena d'Angelus, devient l'annexienne Vash'jir  et prend la tête des légions basées sur Terra et les lance à la conquête de nouveaux territoires.

   • Alors que le Galathea accoste sur la titanesque Mecanicae Imperium afin qu'Elena Ivory réclame l'aide de l'empereur Szaalion IV, on découvre que le vaisseau était infesté d'oeufs formiens ayant profité du voyage pour se développer et arriver à mâturité. Frappé en plein coeur, l'Empire de Vapeur réagit plus promptement que Nexus à l'invasion mais n'y change rien : la reproduction accelérée des formiens fait basculer l'équilibre des forces en leur faveur. L'empereur est parasité au terme de la terrible bataille pour le palais impérial mais préfère se suicider plutôt que de passer à l'ennemi. La dernière de ses soeurs, Céleste, devient impératrice. Tentant le tout pour le tout, elle ordonne la destruction de plusieurs niveaux lourdement envahis de la ville volante. Grâce à ce pari risqué, l'essentiel des forces formiennes qui y étaient concentrées se retrouvent détruites et les défenseurs parviennent finalement à sauver ce qu'il reste de l'Empire de Vapeur. La cité volante, très endommagée, s'écrase sur la chaîne de montagne des Arklands. Les vaporéens sont décimés.

   • Ashnard est contrainte de se retrancher derrière ses murailles mais devient, grâce à l'invocation de terribles démons capables de tenir tête aux formiens, la résistance la plus acharnée sur laquelle Terra puisse compter. Si les formiens butent obstinément contre les défenses de Mordret, ils ravagent en revanche les royaumes alliés les plus modestes de l'empereur noir. Coupés de tout ravitaillement, les ashnardiens au bord de la révolte civile et démoniaque lancent un ultime sort de nécromancie à très grande échelle, le Dominion Exterminatus. Formiens, démons et citoyens sont tués sur le coup sur un rayon de 500km autour du point d'évocation. Mal calculé, le sort n'a laissé aucun survivants et ceux qui se relèvent ne sont guère plus que des zombies et des esprits belliqueux unis en une force contre même les formiens ne peuvent rien. Toutefois, les morts-vivants sont à présent intimement liés aux ruines de la cité et ne peuvent les quitter : Ashnard devient la Terre de Malédiction et nul de vivant ne peut encore y survivre très longtemps. La fureur des formiens à la suite de cette perte les fait se tourner vers des royaumes et communautés de plus faibles importance et ils ravagent en quelques courts mois tout ce qui se trouve dans l'ensemble des contrées du chaos.

   • La traque des femelles n'a de cesse de s'intensifier et les populations comprennent vite qu'elles sont devenues un des points névralgique de cette guerre pour l'heure à sens unique. Certaines communautés décident de les sacrifier pour ne pas attirer les formiens sur eux, d'autres de les protéger farouchement. Certaines se voient déifiées. Le nombre de femmes encore libres chute dramatiquement. Les Amazones sont laminées, mais réagissent assez vite pour se séparer en petites poches mobiles n'ayant qu'un seul mot d'ordre : la survie.

   • Une lueur d'espoir inattendue pointe pourtant dans le chaos rampant; l'Ordre Immaculé. Les prêcheurs de l'Ordre se mettent à dispenser les bonnes paroles à des races ravagées et leurs langues habilent trouvent rapidement un écho. Quelques escarmouches contre les formiens sont remportées par les guerriers de l'Ordre Immaculé qui devient peu à peu le dernier soutien moral viable dans un monde de cauchemar. En symbole de résistance, le Dieu de l'Ordre jusque là asexué est dorénavant représenté sous les traits d'une femme. Si cela semble peu, la Foi de l'Ordre Immaculé se propage parmi bon nombre de survivants et les champs de bataille sont bientôt soutenus par des hymnes religieux et des bannières dédiées à la Déesse Immaculée.

   • Ce qu'il restait de Tekhos après le fiasco du Projet Excellion est ravagé par les formiens. Toutefois, ces assauts arrivent assez tardivement et le matriarcat a eut le temps de se retourner. Les lambeaux des forces armées tekhanes sont rassemblés dans l'hyper-forteresse Dominatrix afin d'être ré-équipées pour repartir au front. Les stratèges s'aperçoivent vite pourtant que la situation est tout simplement désespérée et préfèrent patienter en préparant les légions matriarcales pour une occasion qui ne se présentera jamais. Dominatrix reste en état d'alerte tout en étant pieds et poings liés avant qu'une délégation inattendue n'entre en contact avec ce qui reste de l'état-major de la nation femelle : L'Impératrice Céleste et la Reine Ivory se proposent de joindre aux tekhanes leurs propres forces déjà coalisées sous l'impulsion du Pontifex Nikodémus, grand maître de l'Ordre Immaculé. Une réunion au sommet est organisée et abouti à la création d'un tout nouvel ordre guerrier destiné à la pacification de Terra, porté par la Foi et aidé par la technologie sous toutes ses formes.
Les Vierges de Fer sont mises sur pied alors que le monde tombe définitivement aux griffes des formiens, qui dominent à présent chaque territoire.

   • L'organisation martiale et logistique des Vierges de Fer débute, ainsi qu'un recrutement difficile mais très probant. L'Hyper Forteresse Dominatrix devient le bastion le plus important de ce qui reste du monde libre. Dans le plus grand secret et la plus grande prudence, les guerrières rejoignant les rangs des Vierges sont éparpillées aux quatre coins du monde et sévèrement entraînées, lourdement armées. Pour ces femmes, la notion de nation n'existe plus et celles qui refusent de se plier aux règles sont lâchées dans la nature.
Les premières escouades des Vierges de Fer sont lancées au combat en milieu d'année 2024, afin que leurs résultats incitent d'autres jeunes femmes à les rejoindre. Fin 2024, une quarantaine d'escouades sont éparpillées de par le monde avec deux mots d'ordre.
Survivre et Éradiquer.





- VIERGES DE FER -
Survivre et Éradiquer

Alors que les ruines de Tekhos, Nexus et de l'Empire de Vapeur mettent leurs forces en commun pour détruire la menace xeno, l'Ordre Immaculé se propose de cimenter cette alliance par la Foi. En résulte la création d'un ordre guerrier hétéroclite et apatride essentiellement féminin : les Vierges de Fer. Ces femmes, entraînées avec sévérité et patience, sont le fer de lance de la résistance terranne face à l'envahisseur. Choisies parce que leur sexe fait d'elles l'appât autant que le chasseur, les Soeurs (ainsi qu'elles se surnomment entre elles) sont rompues à l'art de la guerre sous toute ses formes et entretiennent une forme notion du sacrifice de soi motivant leur action désespérées.

Si elles sont loin d'être toutes Vierges, les Soeurs portent une redoutable ceinture de chasteté explosive. Ainsi, si elles sont vaincues et capturées par l'adversaire formien, elles peuvent se faire exploser avant même d'être fécondées. Selon certaines rumeurs, les ceintures de certaines escouades dites "extrêmes" ont été modifiées pour "simplement" mutiler l'appareil génital des guerrières, afin qu'elles puissent continuer à se battre jusqu'à la mort.

Les Vierges de Fer ont, à l'origine, un équipement unique pour toutes : une armure de bataille modèle Crown, alimentée au solsticium vaporéens afin que les protections puissent jouir d'un bouclier énergétique intégré tout en améliorant drastiquement les capacités physiques des combattantes. Ces armures incluent également un casque équipé de radio et de système de respiration auxiliaires, permettant aux Vierges de se batte dans n'importe quel environnement. Les armes originelles des escouades sont à mi-chemin entre la mitrailleuse et le pistolet et nommées Bolters. Leur puissance de feu est redoutable même pour les formiens. Egalement, les Vierges de Fer portent des Epées-tronçonneuses mises au point pour dévaster la chitine des formiens et très efficaces. Depuis leur création et leur mise en service (et selon les aléas des missions), les Soeurs ont vu leur équipement s'agrandir et ne plus se limiter à ce qui sort des usines de l'Ordre. Certaines sont équipées d'épées magiques ou de grimoires de sorts, d'armures de cuir plus légères et d'autres fantaisies, souvent marquées toutefois du lys, symbole de leur foi et de leur respect de leur ordre tout entier.
Les escouades quittent le plus souvent Dominatrix réparties dans trois baneblades, tank lourdement armés et blindés leur faisant en outre office de base opérationnelle et de domicile une fois sur le terrain.

Les escouades ne sont pas composées que des guerrières. La plupart comptent un ou deux écuyers, une responsable des transmissions ainsi qu'une Séraphine, chargée de diriger les Vierges de Fer une fois sur le terrain.

Afin que leurs maigres forces ne soient pas centralisées en un seul et même endroit, les Vierges de Fer se divisent en escouades mobiles de dix combattantes et éparpillées absolument partout sur Terra. Autorisées à récupérer et à utiliser tout ce qu'elles jugeraient utiles à leur mission, les Soeurs sont des survivalistes avisées  tout autant que des guerrières. Les escouades ne répondent qu'à l'autorité de leur Séraphine, cheftaine absolue sur le terrain et elle-même aux ordres du Dominatrix, l'hyper-forteresse qui abrite les têtes pensantes de l'Ordre ainsi que les souveraines unifiées.

Il n'existe chez les Soeurs aucune discrimination raciale ou politique : il n'y a qu'une sororité unie par le sang versé et la foi en la Déesse Immaculée qui les guide et les protège. Tout manquement à cet état d'esprit est sévèrement réprimandé. Les missions des escouades sont permanentes et multiples : en dehors de celles faisant leur credo, les Vierges de Fer doivent collecter des informations sur les formiens et leurs activités tout en encourageant le recrutement de nouvelles recrues. Les vestiges de puissance des anciennes civilisations doivent également être récupérées par elles afin d'augmenter la puissance de feu de l'Ordre, pour que le jour de l'affrontement final meurent sous leurs coups tous les formiens.


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L'escouade Repentia porte le numéro 17 et s'est déjà plusieurs fois distinguée au combat, notamment en libérant quelques villes de la présence formienne, ce qui a accru le prestige de l'Ordre et des Vierges auprès des populations civiles. Si son effectif a connu quelques pertes et changements depuis sa mise en service et son départ de Dominatrix, sont efficacité n'est plus à démontrer. Si la Repentia n'est pas la plus redoutable des phalanges armées des Vierges de Fer, elle n'a pas à rougir de son palmarès actuel et passe pour faire partie des modèles présentés aux Vierges aspirantes.

Alors que Repentia revient victorieuse d'une mission aux abords de la Terre de Malédiction, elle est contactée par l'état-major qui lui confie un nouvel ordre de bataille : se rendre en bordure du territoire tekhan où grouillent à présent les xenos afin de rallier Fort Victoria, une ancienne base de défense qui se dressait aux alentours de la zone de quarantaine formienne avant l'opération Excellion. Son but ? Récupérer les plans d'une armure énergétique nouvelle génération, qui pourrait équiper les Soeurs si la mission est menée à bien...

Spoiler  
♠ SERAPHINE : Hégéria Aberkamp || Cet ancien officier de l'armée tekhane a été l'une des premières à réagir après l'Excellion. A la tête de son unité de l'époque, Hégéria a sauvé de nombreuses jeunes femmes des griffes des formiens et a survécu aux premières vagues d'assaut lors du début de la colonisation. Blessée à la jambe et déclarée inapte au combat, cette femme à la poigne de fer et au caractère bien trempé s'est jetée à corps perdu dans la création des Vierges de Fer. Désireuse de rejoindre le terrain alors qu'une place très importante lui était offerte à Dominatrix, elle a demandé en contrepartie à monter sa propre escouade de A à Z. Repentia est depuis sa seule famille et si elle n'offre aucun répit à ses soldates au combat comme à l'entraînement, elle sait les féliciter et les laisser se reposer lorsque cela est nécéssaire. Bien qu'elle ne le montre jamais trop, Hégéria est très attachée aux filles composant son escouade.

♠ OFFICIER TRANSMISSION : Bequa Szalinska || Bequa n'avait jamais eu les épaules d'une guerrière jusqu'à ce qu'un portail sauvage ne la transporte sur Terra alors qu'elle était en vacances à Seikusu. Obligée de prendre les armes pour se défendre contre les créatures de ce monde alors inconnu pour elle, Bequa a vu déferler les hordes formiennes sur Nexus alors qu'elle avait élu domicile dans un village qui se dressait à côté de la capitale. Si elle a fuit, ce fut dans le sang et la douleur. Echouée à Dominatrix après de rocambolesque aventures, elles s'est proposée pour apprendre à maîtriser la technologie allouée aux Soeurs. Son talent a été reperé par Hégéria qui l'a intégrée dès la formation de son escouade, dont elle partage la vie depuis.
Bequa est un peu la mascotte de Repentia, parvenant à garder une incroyable bonne humeur dans presque n'importe quelle situation. De plus, c'est un véritable petit génie de l'ingénierie post-invasion et donc un atour indispensable à l'escouade.

♠ ÉCUYER : Ciaphas Cain || Chargé de l'entretien des équipements de Repentia, de l'armure Crown aux armes en passant par les lits rudimentaires des Soeurs, Ciaphas est une petite souris agile et habile qui fait aussi bien la cuisine qu'il sait décrotter des bottes. Engagé dans Repentia en compagnie d'un second garçon, il a vu ce dernier être tué par l'une des Soeurs après qu'il ait tenté de violer une novice de l'équipe. La place de Ciaphas est devenue branlante après ce jour, bien qu'il ait toujours fait preuve d'intentions louables envers les Vierges de Repentia. Certaines l'acceptent néanmoins avec confiance, à commencer par Hégéria.
Jeune homme aux hormones en ébullition, il confesse souvent ses attirances pour les Vierges et ses difficultés à ne pas craquer pour chacune d'elle tous les deux jours. Comme la Séraphine, il tient beaucoup aux demoiselles de l'escouade qui constituent sa seule famille. C'est un combattant novice, qui possède le pouvoir de générer et d'utiliser la foudre. Tête brûlée et bon compagnon, il regrette de ne pas pouvoir porter le combat aux côtés des Soeurs.





Les trois Baneblades frappés du lys de l'Ordre s'étaient arrêtés près de deux heures auparavant sur les hauteurs qui surplombaient Fort Victoria et les Vierges de Fer s'étaient employées depuis lors à établir un solide périmètre de sécurité autour de leur campement de fortune. Les Repentia avaient assez d'expérience du terrain pour savoir comment tirer partie de leur position sans risquer de se faire prendre à revers et avaient vite établi des quarts de veille et un chemin de ronde complet pour ne pas se faire surprendre par l'ennemi. Les formiens, en plus, ne se trouvaient que rarement sur les hauteurs. Trop peu de vie pour eux dans les endroits abandonnés des hommes. Bequa avait de plus missionné Ciaphas pour qu'il mette en place des sondes-radars à des points clés autour des Baneblades, créant ainsi une ligne de détection à grande portée aussi bien aérienne que terrienne et souterraine. L'écuyer revenait à peine de sa mission que déjà l'officier en charge des transmissions activait ses petits gadgets et en faisait part à Hégéria, qui décréta le briefing. Les Vierges disponibles se réunirent autour d'une table où la séraphine avait étalé des relevés topographiques de la région ainsi que divers papiers relatant le résumé des ordre de mission. Autour d'elles, les Baneblades agencées en un cercle grossier faisaient office de rempart. Ciaphas se glissa avec les Soeur tout en se tenant respectueusement à l'écart, briquant une lance à l'aide d'un chiffon tandis qu'Hégéria prenait la parole, ses mots relayés par radio aux sentinelles trop éloignées.

- Nous voilà enfin au point 6.41, comme prévu. Heureusement, le contre-temps d'hier ne nous a pas trop retardées et nous avons d'ors et déjà fait rapport de notre arrivée à Dominatrix. Sachez que nos instructions n'ont pas changé.

Quelques sourires se firent sur les guerrières à l'évocation du contre-temps, soit une caravane terranide à qui Repentia avait porté secours. Les hybrides fuyaient la région quand ils avaient été attaqués par des esclavigistes reconvertis dans la traque des femelles à livrer pour des sacrifices. L'escouade s'était fait un plaisir de débouter ces salauds, parvenant même à convaincre quelques filles de rallier les points de recrutements de Dominatrix. Hégéria continua.

- Nous devons parvenir à nous infiltrer dans Fort Victoria et à descendre dans ses niveaux les plus bas afin de récupérer les plans de ce qui devrait devenir nos nouvelles armures. Bien entendu, vous pourrez également vous servir dans l'armurerie du Fort... Du moins, dans ce qu'il en restera. Fort Victoria faisait partie du cordon de quarantaine formien avant Excellion et il est probable que les niveaux supérieurs ne soient plus que des ruines. Ce qui veut dire qu'il faudra peut-être déblayer avant toute chose. Ce qui veut dire aussi, pour les plus lentes à la comprenette, que vous serez exposées le temps de trouver un point d'accès.

La Séraphine fit taire d'un geste de la main les premières rumeurs qui circulaient entre les guerrières. Ciaphas était quant à lui rejoint par Bequa qui gardait avec elle un petite tablette reliées aux ordinateurs des Baneblades, pouvant ainsi continuer à garder un oeil sur les données qui s'affichaient en temps réel sur les écrans. Elle proposa à l'écuyer un godet d'eau aromatisée au citron avant de regarder Hégéria qui désignait du doigt à ses filles les accès les plus probables pour les entrailles de Fort Victoria. Autour de la scène, le soleil laissait tout doucement place à la lune et la nuit tombait paisiblement.

- Nous laisserons un Baneblade ici pour assurer la coordination des troupes déployées, reprit Hégéria. Je veux deux d'entre vous en couverture pour Bequa et moi-même. Les huit autres se répartiront sur les deux autres chars et partiront pour Fort Victoria... En emportant Ciaphas avec elles.

Les têtes se tournèrent vers l'écuyer, qui se montra aussi surpris qu'elles toutes. Certaines guerrières s'amusèrent de l'annonce, d'autres pestaient. Les dernières gardaient le silence en attendant que la Séraphine ne s'explique, Ciaphas s'étant entre deux relevé pour saluer maladroitement Hégéria en balbutiant un "à vos ordres, madame" timide et malhabile, ce qui fit pouffer Bequa.

- A moins que vous soyez toutes devenues des ingénieurs-récupérateurs depuis la dernière heure, c'est Ciaphas qui devra tenir ce rôle pour vous, puisque Bequa ne pourra pas accéder au théâtre des opérations. Le gamin connaît le travail presque aussi bien qu'elle et saura vous indiquer ce qu'il sera judicieux de récupérer, sans compter qu'il sait un minimum se battre, à la différence de Szalinska. Il y a trop de xenos dans la région pour que la pacification dure assez longtemps. Je veux que l'une de vous se désigne pour couvrir Ciaphas. Si la volontaire revient au camp sans lui, elle passera écuyer à sa place, parce que je veux toujours avoir quelqu'un pour décrasser mes putains de strings, c'est compris ? Maintenant, donnez moi votre répartition. Je veux le nom des deux sentinelles, de la garde du corps du gosse. Après ça, je désignerai votre capitaine pour la durée de l'opération. Allez, bougez vous le cul !

Tout n'était pas récupérable par les Vierges de Fer. Si certains équipements l'étaient sans discussions, d'autres devaient être étudiés en fonction de leurs besoins, de leur état et de la place qu'ils étaient susceptibles de prendre ainsi que de l'entretien qu'ils nécessitaient. Si la plupart des Soeurs savaient d'expérience quoi prendre et quoi laisser, c'était souvent Bequa qui débarquait pour faire le tri le plus pertinent. Pour cela, il fallait d'abord pacifier un lieu, c'est à dire s'assurer qu'il était sans danger pour des non-combattants comme Ciaphas et Bequa. En plein zone ennemie, c'était presque impossible... Mais Repentia avait besoin de mettre la main sur des pièces de machinerie en plus de nouvelles armes et des plans qui constituaient le véritable objectif de leur mission. L'officier des transmissions ne pouvaient être risquée dans pareille opération, mais l'écuyer était une ressource malheureusement plus sacrifiable, d'où le choix d'Hégéria.
Restait à espérer que les filles joueraient le jeu et le garderaient en vie, mais Hégéria ne doutait pas de la bonne mentalité de ses guerrières. Maintenant, ce n'était pas ça non plus qui allait faire se précipiter les filles pour la protection du beau jeune homme.
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Princesse Alice Korvander
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« Répondre #1 le: Mars 07, 2015, 04:29:04 »

Jadis, Fort Victoria avait été une simple colonie minière tekhane, extrayant des ressources énergétiques pour alimenter en électricité les grandes métropoles de l’État. Quand l’Excellion avait frappé, et avait pulvérisé la plupart des grandes cités tekhanes, cette vulgaire colonie, dont le nom avait été oublié, avait accueilli des réfugiés, ainsi que des garnisons, et, autour d’elle, un fort avait été dressé, à l’aide des ressources minières. Ce fort de fortune avait grandi, grossi, s’était développé, et, en quelques mois, était devenu un solide bastion, dans lequel les restes épars du gouvernement tekhan avaient, tant bien que mal, tenté d’organiser la défense contre les Formiens. Fort Victoria portait très mal son nom, car la victoire n’avait pas été au rendez-vous. Les Formiens avaient pris ce fort, fondant sur les réfugiés qui s’y étaient accumulés. Ces derniers avaient tenté de fuir à travers les galeries souterraines, en vain. L’ultime plan de secours, disait-on, avait été de dynamiter toute la mine, afin de tout faire exploser, Fort Victoria étant bâti sur des gisements de propane. Les bombes, cependant, n’avaient jamais explosé, et, depuis lors, Fort Victoria appartenait aux Formiens. C’est ce que l’Escouade-17, aussi appelée « Escouade Repentia », pouvait voir depuis leurs jumelles et leurs scanners biométriques. Les voyants étaient dans le rouge, indiquant une activité extrêmement importante de Formiens. C’était une mission que n’importe quelle personne censée aurait refusé. Elles étaient en plein territoire ennemi, dans un endroit où l’air était potentiellement toxique. Pourtant, quand les ordres de mission avaient fusé, aucun des membres de Repentia n’avait hésité, ou posé la moindre forme de contestation. L’immobilisme militaire était ce qui avait condamné leurs congénères tekhanes, les amenant dans des plans tortueux, qui leur avaient finalement pété en pleine gueule.

Elles se tenaient sur des plateaux rocailleux, voyant, au loin, les murs noirâtres et les tours poussiéreuses en acier et en béton de Fort Victoria. Elles, les membres de l’Escouade-17 des Vierges de Fer. Elles avaient réussi à se faire un nom en libérant les vestiges de Thanos des Formiens, et en parvenant à abattre une Cérébrate. Cette victoire avait été relayée à travers le réseau de communications de l’Ordre, dans les ultimes bastions et forts appartenant encore à la larmoyante et vacillante humanité. Elles savaient ainsi que, parfois, on les surnommait les « Valkyries ».

L’Escouade se composait principalement de dix femmes, dix guerrières au tempérament et aux origines très différentes :

  • Jacqui. Cette ancienne Tekhane avait tout perdu lors de l’Excellion Day. Quand la porte dimensionnelle avait provoqué une explosion cataclysmique, Jacqui avait perdu l’intégralité de sa famille. Elle se trouvait alors dans le réseau de métro de Tekhos Metropolis, et le souffle de l’explosion avait amené le tunnel à s’effondrer sur le métro, ce dernier s’enfonçant dans les profondeurs de la ville. Jacqui avait survécu au choc par miracle, et avait été soignée à temps. Elle avait perdu 75% de son corps, et l’opération l’ayant soigné avait fait d’elle une femme-cyborg. Elle contrôlait maintenant totalement son organisme, et pouvait amplifier ses sens et ses réflexes ;

  • Karen. Karen avait jadis été une membre de la Platinum Guard, et avait été incapable de sauver son Empereur de l’invasion formienne. Elle avait défendu avec acharnement le Mechanicae Imperium contre les hordes de monstres. Depuis une tourelle de combat, elle se rappelait avoir abattu des dizaines et des dizaines de Mutalisks, cherchant à abattre les Overlords, qui permettaient de coordonner les envois de spores depuis les Léviathans et le sol. Malheureusement, les spores avaient été trop nombreuses, et elle avait dû délaisser son poste, affrontant ses monstres presque au corps-à-corps. Le corps d’élite de la Platinum Guard avait été progressivement surchargé et dépassé par les évènements, a fortiori quand les Formiens avaient largué, au milieu des Hydralisks et des nuées de Zerglings, d’abominables Brutalisks ou de monstrueux Carnifex. En définitive, Karen et les rares survivants avaient tenté d’évacuer Szaalion IV, pour voir que ce dernier avait préféré se suicider. Karen, en désespoir de cause, avait réussi à fuir avec Céleste. Elle était devenue depuis lors une Vierge de Fer, une véritable Amazone vengeresse et cruelle ;

  • April. Tireuse d’élite pulpeuse, April avait été une mercenaire privée, agissant au sein d’une SMP de Tekhos. Quand l’Excellion Day avait ravagé Tekhos, elle était au sein d’une opération spéciale dans les Badlands, consistant à surveiller un deal entre un seigneur de guerre et des Ashnardiens. April était une femme calme et patiente, mais qui avait perdu sa femme à Tekhos Metropolis, ainsi que leur fille, et celle en gestation dans le ventre de sa bien-aimée. Elle tenait les Formiens pour personnellement responsables de la mort de sa famille, et, depuis lors, était devenue une femme froide et cruelle, prenant un malin plaisir à tuer les Formiens. Malgré sa beauté et les vêtements courts qu’elle portait sous son armure, elle avait un cœur de pierre, et ne vivait que pour la haine et la vengeance ;

  • Boudica. Portant un nom légendaire, Boudica était la fille d’un clan de Barbares reculés dans des montagnes. Ce clan était en alliance avec une cité naine, défendant depuis des siècles les nains contre les Orcs et autres menaces de la montagne. Les Formiens avaient déferlé sur eux. Boudica avait été capturée par eux, et avait été intensivement violée dans la cité naine, que les Formiens s’étaient accaparés. Des semaines après, elle avait été libérée lors d’une contre-offensive menée par les paladins de l’Ordre Immaculé, ainsi que par des escouades tekhanes. Boudica avait profité de la confusion pour s’enfuir. Elle était alors en train d’accoucher, et avait tué avec un couteau ses propres larves, puis aidé les paladins à reprendre la cité naine en faisant abattre sur un redoutable Carnifex de la lave en fusion venant d’une des forges de la cité naine. Par la sujite, elle avait rejoint les Vierges de Fer. Elle avait appris à manier des armes futuristes, mais préférait l’usage d’arcs à celui des armes à feu. Elle possédait ainsi un arc technologiquement avancé, et une épée énergétique ;

  • Milwÿ. Cadette du groupe, et probablement membre la plus sociale des Valkyries, Milwÿ était une magicienne. C’était une Nexusienne qui avait vu la maison familiale, dans les hauteurs de la cité-État, se faire attaquer par les Formiens. Son père était mort pour les sauver, elle et sa mère. Elles avaient fui toutes les deux vers le port. Milwÿ se rappelait encore la vision du port enflammé, des pontons brûlant sur des centaines de kilomètres, des navires ravagés, des spores jaillissant depuis d’énormes monstres marins pour s’abattre sur la ville, formant comme des météores relâchant sur la population des nuées de Formiens. Les vers de Nydus jaillissaient depuis le sol, défonçant les maisons, vomissant d’innombrables Formiens. C’est en voyant des Zerglings foncer sur elle et sa mère que, en hurlant, Milwÿ avait déclenché ses pouvoirs magiques, envoyant une immense langue de feu qui avait vaporisé les Formiens. Elle avait ensuite rejoint, avec sa mère, les superforts nexusiens, sur lesquels l’Ordre et les restes de l’armée nexusienne avaient établi un Bastion, et avait appris à maîtriser sa magie. Elle était l’une des dernières recrues en date au sein des Vierges de Fer, et trouvait les armures de combat très encombrantes, surtout pour une magicienne ;

  • EVA-004. EVA-004, aussi appelée EVA, était une création du Bastion novaquien. C’était une androïde de combat, quatrième modèle, qui avait actuellement 5 mois d’existence. Le précédent modèle, qui avait appartenu aux Vierges de Fer, avait été détruit lors d’un combat contre les Formiens, où elle s’était sacrifiée en se faisant sauter, condamnant à mort des dizaines de Formiens. Le quatrième modèle était revenu pour leur prêter main-forte. EVA maîtrisait tout type d’arme, et était conçue pour être une guerrière parfaite, ainsi qu’une assistante technique ;

  • Jill. Ancienne mécanicienne tekhane, Jill était une ESPer ayant un certain pouvoir avec les animaux. Elle pouvait se faire comprendre d’eux, et était ce qu’on pouvait appeler une télépathe. Quand l’Excellion Day avait eu lieu, la douleur qu’elle avait ressenti avait failli la rendre folle. Elle avait fait partie des réfugiées envoyées dans des camps par l’armée tekhane. Après plusieurs semaines, son camp avait été attaqué par des Formiens, et, au milieu des tentes en feu, des hurlements de douleur, des explosions, et des viols, elle avait réussi à s’enfuir. Elle avait erré dans la nature pendant des semaines, ne voyant que la mort et la désolation, et avait fini par rejoindre une caravane militaire. Ce faisant, elle avait fini par rejoindre les ordres militaires, et avait réussi à rejoindre, il y a maintenant quelques mois, l’Escouade-17 ;

  • Tara. Tara était une Amazone, qui se trouvait sous les ordres de la Reine Andromaque, quand leur Horde avait été assiégée par les Amazones. Les Amazones avaient livré un combat valeureux et héroïque, mais vains. Leur avantage avait été que les Formiens avaient surtout cherché à les capturer vivants, ce qui leur avait permis d’en tuer beaucoup plus. Finalement, c’était une Cérébrate de Kerrigan, Thorne, qui les avait attaqués en personne.  Sélène, la fille de la Reine, avait affronté ce monstre avec l’aide de Persée, et elles avaient réussi, au terme d’un combat à la mettre en danger. Elles auraient pu tuer Thorne, mais Sarah Kerrigan en personne était arrivée, et avait transpercé la poitrine de Sélène, arrachant son cœur, avant de le broyer dans la paume de sa main. Tara se rappelait encore du hurlement haineux de Persée, et de la bataille qui avait suivi. Kerrigan était d’un autre niveau qu’elles, ce que Tara avait pu remarquer. Elle cherchait à affaiblir Persée, afin de pouvoir la violer à outrance, et Persée avait réussi à mourir dans ce combat. Andromaque était ensuite intervenue, et avait réussi à transpercer la Reine des Lames avec son épée, ce qui avait eu pour seul résultat de se recevoir un coup surpuissant. Kerrigan avait ensuite violé la Reine, et Tara, elle, avait failli mourir. Depuis, elle avait rejoint les Vierges de Fer, dans le but de se venger de Kerrigan, et de pouvoir retrouver sa Reine, et venger l’honneur des Amazones ;

  • Amara. Au sein des Vierges, Amara était l’un des membres les plus âgés. Proche de la Séraphine, elle a fait partie des cofondatrices l’ordre des Vierges de Fer. Elle avait été une Inquisitrice, et était encore considérée comme telle. C’était une femme impitoyable et exigeante, connue pour avoir, avant l’Apocalypse, terrassé des sorcières cruelles, des cultes satanistes, et même occis des démons. On disait notamment qu’elle avait réussi à sceller un Balrog, mais c’était un passé dont Amara parlait peu. Elle était une guerrière entraînée et endurcie, peu portée sur l’humour, et qui, pour le coup, semblait ne pas avoir de vierge que le nom ;

  • Kazari. L’un des membres les plus contestés des Vierges de Fer était une ancienne Ashnardienne, Kazari, une démone. Elle avait fait partie des mages ayant lancé l’un des sortilèges interdits, le Dominion Exterminatus. Ce sort terrifiant était consigné dans les Archives Impériales, dans le Codex personnel de l’Empereur, et faisait partie des sorts d’extrême urgence. Ce n’était même plus de la magie noire à ce niveau, mais une magie encore plus ancienne, celle des Grands Anciens. Une magie si sombre et si maléfique qu’elle en avait perdu son nom. Cette magie interdite avait nécessité un sacrifice rituel, et les Ashnardiens avaient amassé dans les cours du Palais tous leurs esclaves et prisonniers, et les avaient crucifié et écorché. Il était nécessaire que ces derniers souffrent, et, tandis qu’ils gémissaient et hurlaient, les ultimes mages de l’Empire s’étaient réunis pour lancer ce sort, alors que la capitale impériale était en feu. Kazari avait été là, baignant dans le sang. Le sort avait été lancé, et, comme on pouvait s’y attendre, il avait été efficace... Terriblement efficace. Kazari était morte, mais, fort heureusement, en tant que nécromancienne, elle avait prévu une sauvegarde. Son âme avait erré, jusqu’à se réincarner dans le corps d’une zombie décérébrée, et elle avait réussi à s’enfuir, fuyant la Terre de Malédiction. Kazari était la marginale du groupe, peu appréciée, notamment en raison de son passé cruel, mais aussi du sadisme dont elle faisait habituellement preuve. On la disait vouée aux Dieux Noirs, et, si elle n’avait pas été tuée par ses collègues, c’était uniquement en raison d’un principe vieux comme le monde : « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ».



L’Escouade-17 se tenait donc au grand complet, observant, au loin, Fort Victoria, et écoutant les instructions de leur supérieure. Elles se regardèrent entre elles après les ordres d’Hégéria, et, comme d’habitude, ce fut Karen qui s’exprima :

« April et EVA resteront en retrait. Quant au petit cul de Ciaphas, c’est Milwÿ qui s’en chargera. »

Milwÿ, pour toute confirmation, fit un grand sourire à Ciaphas.

« Tu n’as rien à craindre avec moi, je te protègerai contre tout ce qui nous tombera dessus !
 -  Modère ton enthousiasme, Milwÿ, ce n’est pas une colonie de vacances, répliqua, sur un ton calme et froid, Amara.
 -  Trouvons cette armure, et fichons le camp d’ici, se contenta de dire Karen. Si, dans la foulée, on peut placer une charge thermonucléaire, je ne serais pas contre.
 -  Il y a quantité de signes vitaux dans cette base, souligna EVA. Notre prérogative ne consiste-elle pas à les sauver ?
 -  Elles sont violées depuis des années. Même si nous avions le potentiel de les secourir, leur esprit est perdu à jamais. Non, il faut les vaporiser, c’est le seul service à leur rendre. Un acte de compassion... Et on buterait aussi des Formiens, dans la foulée. »
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« Répondre #2 le: Mars 07, 2015, 11:25:27 »

Ciaphas rendit bien volontiers son sourire à Milwÿ. La nexusienne n'usurpait jamais sa réputation de Vierge particulièrement sociable, ce que ses soeurs finissaient par devenir de moins en moins. La guerre contre les formiens les rendaient imperméables à tout lien qui n'était pas indispensable à leur survie et on entendait souvent parler en passant dans des villages précédémment visités par d'autres escouades du caractère absolument détestable des soeurs. Les Valkyries comptaient leurs têtes de cochon, mais savaient encore un minimum faire preuve de politesse. Et quand les choses risquaient de les gonfler trop, c'étaient Milwÿ et Ciaphas qui étaient envoyés pour détendre l'atmosphère. L'écuyer s'entendait plutôt bien avec la magicienne et ne doutait pas une seconde qu'elle tiendrait parole, pour le protéger envers et contre tout. Si il se sentait flatté, il avait envie de répondre qu'il la couvrirait également de son mieux mais se ravisa : cela ferait rire la Repentia et ne l'aiderait pas à se faire prendre au sérieux.
Si la perspective d'aller au front avait de quoi lui faire peur, Ciaphas en était aussi très excité : ce serait pour lui l'occasion de faire enfin ses preuves en tant que combattant, ce qui l'aiderait à se faire mieux accepter des Vierges. Et peut-être qu'une d'elle -ou plusieurs !- lui proposeraient de faire sauter cet encombrant pucelage qu'il se traînait. Le gamin aux cheveux cendrés secoua la tête pour en chasser les images salaces qui lui venaient, reportant son attention sur les discussions qui animaient le briefing.

Hégéria écoutait ses filles s'organiser non sans une certaine pointe de contentement, qu'elle n'afficha absolument pas. Comme toujours, Karen s'imposa comme la meneuse naturelle du groupe. Les assignations qu'elle donna semblèrent correcte à la Séraphine qui se contenta de croiser les bras en remontant le galbe de sa poitrine, posant ses yeux au regard acéré sur EVA puis Karen. Au final, c'était à leur chef de trancher la question des "Signes vitaux". Quid de leur sort, qui revenait aux Valkyries ? La blonde au chignon impeccablement tiré fit silence quelques secondes avant de répondre.

- Nos prérogatives nous ordonnent effectivement de secourir tous les survivants que nous pourrions rencontrer, surtout si ce sont des femmes. Néanmoins, je ne risquerai pas Repentia pour de simples citernes à oeufs. Karen ! Une fois sur place et si les conditions le permettent, tu enverras deux Soeurs faire état des signes vitaux. Si cela est possible, vous en prendrez quelques unes avec vous afin qu'elles soient réhabilitées à la vie civile ou envoyées à Dominatrix. Les autres seront considérées comme pertes de guerre. Votre priorité absolue doit rester l'acquisition des plans et nos ordres sont de mettre la main dessus par tous les moyens. Le reste est secondaire. Une fois les plans en votre possession, si Fort Victoria peut être détruit... Faites le moi sauter.

Il était rare que le "reste" d'une mission soit considéré par Hégéria comme secondaire. En tant que militaire de carrière, la blonde en uniforme de cuir plaçait ses objectifs de mission au-dessus du reste mais s'arrangeait toujours pour que Repentia puisse subvenir à quelques objectifs annexes, considérant que sans ça elles ne seraient plus que de bêtes machines de guerre semblables aux formiens. Or cette fois, ses propos avaient été des plus clairs : les plans et les plans seulement. Ils avaient très certainement une importance de tout premier ordre pour Dominatrix... Et, de toute façon, il allait être déjà ardu d'accomplir la mission à bien vu dans quel guêpier elle envoyait les Soeurs. La Séraphine consulta sa montre, puis reprit la parole.

- Début de l'opération dans quatre heures à partir de maintenant. D'ici là, vous avez quartier libre. Je vous veux en ordre de bataille 15 minutes avant l'heure H. Rompez.

Hégéria commença a replier ses plans et les filles à se disperser dans les pauvres limites de leur campement improvisé. Ciaphas demanda à Bequa de l'excuser avant de se diriger vers Milwÿ, esquivant au passage Kazari qui lui fichait la chair de poule et qui semblait bien s'en amuser. Baissant la tête pour ne pas tomber sur le corps décharné, l'écuyer acceléra le pas pour se pointer devant la magicienne. Comme toujours lorsqu'il s'adressait à une des Soeurs, Ciaphas afficha le respect un peu guindé de celui qui n'était pas à l'aise.

- Merci de t'occuper de moi, Milwÿ. Je te promets de ne pas te gêner une fois là-bas, tu verras !

Il aurait volontiers continué à essayer de la convaincre de l'utilité qu'il aurait sur le terrain, mais Ciaphas fut appelé par l'une des soeurs. Une armure à régler, de ce qu'il entendit de loin. Saluant rapidement la magicienne, il fila vers la Valkyrie qui avait mandé son aide pendant que Bequa, amusée, retournait à ses écrans de surveillance.
Hégéria attrapa l'écuyer au vol.

- Occupe toi de cette armure et prend également le quartier libre, fils. Tu auras besoin d'être reposé pour aller là-bas. Tu ne devras pas gêner les filles. Préviens Karen que je t'autorise à te servir dans l'armurerie pour cette mission, mais ne te surcharge pas inutilement. Allez, dégage.

Ciaphas inclina révérencieusement la tête tout en remerciant la Séraphine, qu'il quitta d'un pas preste pour trouver Karen et lui faire part de ce que lui avait dit Hégéria. Quand la commandante en seconde l'y autorisa, il fila aider la Soeur qui l'avait demandé tout en faisant preuve d'une bonne dose d'excitation. Son premier combat, même si il ne serait qu'un appoint inutile à la cause de Repentia ! Il n'en revenait pas ! Et pour une fois, la chaleur qu'il sentait lui chauffer les oreilles n'était pas celle de côtoyer de superbes femmes qui n'avaient plus trop de notions de pudeur face à lui, mais une toute nouvelle : celle de la promesse de devenir, d'ici une poignée d'heures, un guerrier faisant ses preuves.
L'idée de devenir dans la foulée un cadavre ne lui traversa heureusement pas l'esprit, bien que c'était la finalité la plus probable à laquelle Ciaphas s'exposait...
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« Répondre #3 le: Mars 09, 2015, 02:23:14 »

« J’espère pouvoir manger quelques Zerglings cette fois, les zombies de la dernière fois n’étaient pas très juteux...
 -  Tu sais que tu me donnes envie de vomir ? » répliqua Jill, qui vérifiait sur son ordinateur holographique le fonctionnement des puces les reliant à ses chiens et à ses renards.

Pour seule réponse, Kazari fit claquer sa longue langue contre son palais. En attendant que la mission commence, les Vierges s’étaient délestées de leurs armures... Sauf Karen, qui prenait son mal en patience. Kazari se trouvait ainsi nue, à l’exception de sa ceinture de chasteté. De toutes les Vierges de Fer, elle était probablement celle qui pour cette précaution était la plus inutile, et, de fait, elle portait une ceinture assez petite, évoquant presque un string en acier. Ses cheveux tentaculaires étaient particulièrement redoutables, comme le reste de son corps. Jill le disait assez rarement, mais elle était heureuse de ne pas avoir Kazari face à elle. D’après ce qu’elle savait, elle avait réussi à survivre au Dominion Exterminatus en ayant préalablement vendu son âme à Slaanesh, le Dieu Noir de la Luxure, et, après sa mort, celui-ci avait accepté de renvoyer son âme du plan astral dans le plan d’où elle était originaire. Une théorie que Kazari n’avait jamais confirmé ni infirmé, mais, dans la mesure où elle avait toujours les ovaires en chaleur, Jill avait peu de raisons de douter de cela.

Le regard de Kazari se délesta du fessier agréable de sa partenaire pour observer le seul mâle présent dans les environs : leur écuyer. Ciaphas semblait prendre du galon, et c’était tant mieux. Elle vit l’homme croiser brièvement son regard, avant de s’écarter rapidement et prudemment. Elle en avait profité pour tripoter son sein devant lui, avec un regard très suggestif. L’écuyer se rendit vers Milwÿ, qui était accroupie au milieu de glyphes magiques. Elle murmurait des mélopées, les yeux clos, préparant sa magie, s’entraînant. Quand l’homme lui parla, la jeune femme rouvrit les yeux, les tournant vers lui, et esquissa sur ses lèvres un léger sourire.

« Ne t’inquiète pas, Ciaphas, tu es plus puissant que ce que tu crois. »

Milwÿ, effectivement, était l’une des Sœurs les plus sociables, et c’était souvent pour ça qu’elle était souvent envoyée auprès des populations civiles, quand l’Escouade-17 recevait pour mission de les protéger. Elle adorait notamment le contact des enfants, des bébés, et aidait toujours les femmes enceintes à accoucher, ou veillait sur leurs grossesses. Au sein du groupe, outre sa maîtrise du Feu, elle était aussi la guérisseuse, par sa maîtrise accrue de la magie blanche. Elle avait plusieurs fois sauvé la vie de plusieurs Vierges de Fer, en soignant des blessures vilaines, en cicatrisant des hémorragies, ou en luttant contre des empoisonnements. Il y avait aussi une raison plus intéressée pour laquelle Milwÿ voulait se rapprocher de Ciaphas : elle savait qu’il maîtrisait la Foudre, et elle voulait l’aider à perfectionner ce pouvoir magique... En faire son apprenti, en quelque sorte.

Leur conversation fut rapidement interrompue quand une femme l’appela. Karen avait un problème avec son armure. Elle se tenait un peu en retrait, mais ce n’était pas la plus marginale du groupe. La femme solitaire, c’était April, qui se tenait en hauteur, sur une plateforme d’observation, et regardait avec son fusil à lunettes Fort Victoria, probablement afin de repérer chaque Formien. Elle et Karen se ressemblaient énormément, car elles partageaient toutes les deux un potentiel de rage et de frustration à évacuer. Elles avaient toutes les deux échoué dans leur passé, et avaient toutes les deux perdu leur famille, et s’étaient retrouvées sur le fait qu’elles n’avaient aucun autre but, maintenant, que de se venger. Contrairement à d’autres Vierges, comme Milwÿ, elles ne se voyaient pas vivre éternellement. Une fois les Formiens tous massacrés, Karen se suiciderait probablement... Ou deviendrait vieille, aigrie, et alcoolique.

« Dans mon clan, nous faisions l’amour avant chaque bataille... Autrement, nous étions trop excités lors des combats, et devenions imprudents et indisciplinés. Ces ceintures sont une horreur...
 -  Tu n’as qu’à utiliser les impulsions électriques pour t’exciter la vulve, répliqua Karen. Ma mouille, je la crache quand j’ai la gueule éclatée d’un Formien sous ma botte... »

Boudica sourit lentement. Karen était un peu un exemple pour elle. Une pure guerrière, qui ne reculait devant rien, motivée, non seulement par un entraînement rigoureux et dur, mais avant tout par une discipline de fer et par une rage de vivre. Elle s’était un peu renseignée sur l’ancien Empire de Vapeur, et se demandait si elle n’avait pas fait partie des amantes régulières de feu l’Empereur Szaalion. C’était une hypothèse qui était plus sérieuse que ce qu’on pouvait initialement penser, quand on voyait la manière dont elle fonctionnait. Néanmoins, elle avait raison, et, tandis que Ciaphas s’approchait de Karen, Boudica enclencha ce mode...

Les ceintures de chasteté des Vierges étaient spéciales. Elles disposaient notamment de réservoirs intégrés permettant d’uriner ou de déféquer sans problème. Les réservoirs recevaient cette masse, et la faisaient brûler, avant de la laisser filer sous forme de gaz par le biais de petits clapets de ventilation. Elles avaient été conçues pour être portées régulièrement et quotidiennement, permettant notamment de laver les sexes. Là encore, des réservoirs chargés d’une eau propre venaient régulièrement nettoyer les parties recouvertes par la ceinture... Et, de manière plus intime, les ceintures pouvaient balancer des stimulants électriques sur leurs porteuses, afin de leur faire atteindre l’orgasme. C’était précisément ce que Boudica était en train d’expérimenter. Elle était adossée contre un promontoire rocheux, et laissa Ciaphas venir vers Karen, le saluant juste de la tête.

Karen, elle, était assise sur une chaise en plastique, devant un précipice vertigineux d’où on pouvait voir, au loin, Fort Victoria. C’était un décor apocalyptique, avec des nuages noirs, de la poussière en suspension, et des griffes rocheuses jaillissant du sol, formant comme une forêt de pics. D’ici quelques heures, elles se promèneraient là-dedans, mais, ça, ce n’était pas le pire. Le pire, c’était le désert aux alentours de Fort Victoria... Il était massivement recouvert de Creep, une texture violette gélatineuse que les Formiens utilisaient pour transformer l’environnement. Le Creep se nourrissait des ressources naturelles, et s’en servait pour faire pousser un décor plus formien. Des arbres tentaculaires avaient ainsi poussé ici et là, ainsi que des griffes, des excroissances liquides, et des structures permettant de générer des unités formiennes.

« J’ai un problème de transmission des servomoteurs, expliqua Karen à Ciaphas. À hauteur du bras gauche. »

Les servomoteurs de son armure permettaient à Karen de pouvoir la porter sans être écrasée par les tonnes que l’armure faisait. C’était tout un ensemble complexe de circuits imprimés, de puces, de contrepoids et de mesures électroniques qui permettaient d’atténuer le poids de l’armure, la rendant ainsi portables. Or, Karen pensait qu’il y avait un problème de transmission à hauteur du bras gauche. Elle se tourna donc vers Ciaphas, afin de le laisser regarder, ce qui nécessiterait d’ouvrir l’armure près de son sein gauche, afin d’accéder à la baser du système gérant les servomoteurs du bras gauche. Ce faisant, et très concrètement, l’écuyer se retrouverait ainsi tout contre elle.

Karen le laissa agir, et, quand il eut ouvert le panneau permettant d’accéder à l’ensemble, elle parla d’une voix basse. Boudica, elle, était en transe, et Karen pouvait donc se laisser aller :

« Branle-toi un bon coup avant le début de cette opération. »

Karen savait pertinemment que Ciaphas se masturbait fréquemment en pensant à elles. C’était compréhensible, car les Repentia constituaient, plus ou moins, le seul référent sexuel qu’il connaisse... Et elles étaient plutôt bien foutues. Pour préciser le fond de sa pensée, Karen rajouta :

« Si tu as les hormones en feu, les Formiens risquent de le ressentir. Nos cages n’ont pas pour but que de protéger nos petits culs ou de nous permettre de pisser en toute discrétion... Elles empêchent aussi les Formiens de nous sentir, sexuellement parlant... Mais toi, ton oiseau n’a pas de volière, alors, si je sens qu’il est sur le point de pousser la symphonie avant le début de l’opération, je te mettrais une cage. »

Karen n’était pas connue pour son sens de l’humour .Certes, elle voulait tuer les Formiens, mais pas se sacrifier sans raison. Il avait été scientifiquement prouvé que les Formiens ressentaient les phéromones. Cette substance chimique était émise en très faible quantité par un être humain normal, généralement parce que l’organe en charge de la production des phéromones, l’organe voméro-nasal, était déficient. Cependant, même déficient, les humains émettaient encore de très faibles phéromones, et, de plus, plusieurs générations de chirurgie tekhane et de magie rose avaient permis, chez bien des personnes, de remodeler cet organe. En bref, les phéromones émises par l’excitation sexuelle étaient imperceptibles chez la grande majorité des espèces... Sauf les Formiens. Tout ça pour dire que Ciaphas allait devoir tirer un coup, s’il ne voulait pas se voir affublé d’une cage de chasteté, qui aurait pour but, comme les ceintures des Vierges, de masquer leurs phéromones. Outre le souci de ne pas se faire repérer, ceci permettait aussi, dans une moindre mesure, de tempérer l’agressivité des Formiens. Ces créatures n’étaient rien de plus que des prédateurs sexuels : quand ils sentaient qu’une proie était en train de mouiller, ils devenaient bien plus dangereux.

Une fois l’armure réparée, Karen congédia Ciaphas. L’homme n’eut cependant pas l’occasion d’être rapidement de repos, car une femme se glissa dans son dos, et une langue pointue vint lécher son oreille, tandis qu’un tentacule violet glissait le long de ses hanches pour s’enrouler autour de sa taille, et se rapprocher de son pantalon.

« Tu sais à quand remonte la dernière fois que j’ai pu voir un homme, garçon ? siffla dans son oreille la voix de Kazari. Tu as peur de moi, ce qui est bien... Mais je me demande ce que l’autre en pense... Tu sais ? Ce bout qui dépasse de ton corps, et que tu n’as jamais dû utiliser autrement que pour toi-même jusqu’à présent... Tu es un petit garçon égoïste, mais, si tu veux nous rejoindre, il va falloir apprendre à partager... »

Le tentacule avait pour but de filer sous le pantalon de l’homme pour s’enrouler autour de sa verge, mais la prise de Kazari n’était pas forte. Autrement dit, Ciaphas pouvait très facilement la repousser... S’il en avait envie.
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« Répondre #4 le: Mars 09, 2015, 05:16:11 »

Si Ciaphas était un écuyer très responsable et compétent, c'était par admiration pour les Vierges. A une époque durant laquelle les femmes étaient à la fois la cible et le remède, voir les combattantes de l'Ordre éradiquer des hordes de monstres comme un vaccin des tumeurs cancéreuses avait quelque chose d'épique. Le jeune Cain jalousait le statut des Vierges de Fer et se rêvait souvent en guerrier fantastique pourfendant à lui seul l'ensemble de l'Essaim formien, tout en sachant très bien que la réalité sur les champs de bataille était tout autre : même des combattantes aguerries comme Boudica et Amara avaient été prises dans de terribles difficultés et aucune d'elle n'aurait put espérer mettre seule fin au conflit. Alors lui, avec ses maigres capacités... Parfois, une fille ou deux acceptait de l'entraîner un peu. Ciaphas avait ainsi apprit à se servir correctement d'une épée-tronçonneuse et se débrouillait assez honorablement un bolter à la main, mais il n'avait jamais eu jusque là que du nettoyage à faire. Pas de réelle bataille, pas de baptême du sang. Rien que des créatures débiles peu dangereuses à tuer certaines nuits quand elles rôdaient trop près du campement. Grâce à Milwÿ, il maîtrisait mieux son pouvoir électrique. Là encore, rien de concret, la pratique magique étant rare tant la Soeur était occupée. En bref, Ciaphas était médiocre et était jaloux. Jaloux de ne pouvoir cultiver son potentiel, jaloux des filles qui pouvaient se battre, jaloux de ne pas jouir d'une considération un peu plus importante.
Il n'en cultivait pas pour autant une colère secrète pour celles qu'il servait et avait transformé sa jalousie en moteur pour son efficacité. Peu d'escouades, à la vérité, avaient un écuyer aussi efficace et prévenant que celui de Repentia.

Si Ciaphas était un jeune garçon aussi respectueux des moeurs des Vierges de Fer, c'était un peu parce que c'était dans sa nature et beaucoup parce qu'il se souvenait du sort qu'avait connu Ekaddon, l'autre écuyer qui avait intégré l'escouade 17 lors de son tout premier départ de Dominatrix. Ekaddon était un peu plus âgé que Cain et avait pour lui d'être un très joli garçon, au minois des plus agréables et au corps délicieusement viril. Zélé et prévenant, il s'était vite imposé auprès des Soeurs qui l'avaient rapidement appréciées. Jusqu'à ce que Repentia ne tarde à revenir de sa seconde mission, qui avait laissé en retrait les écuyers et Kyshna, une novice qui avait été blessée et nécéssitait autant de repos que de soins. Ekaddon avait prétendu la soigner pour tenter de la violer en profitant de sa faiblesse. Ciaphas s'était interposé mais avait vite été mis hors-circuit par son "aîné" qui avait reprit sa besogne avant que Karen ne revienne. La situation avait été vite réglée; Ekaddon avait eu les bras brisés avant que la Soeur ne lui colle une balle dans la tête.
Si Ciaphas avait été disculpé de bonne grâce par Kyshna, les avertissements des Soeurs avaient été clairs. A la première incartade, son sort ne serait pas différent de celui d'Ekkadon. Et longtemps les Vierges avaient mis Cain à l'épreuve avant qu'il ne puisse jouir de la confiance qu'on lui accordait à présent. Néanmoins, Ciaphas avait évolué avec l'image d'Ekaddon mort en tête et n'avait cessé de se modérer dans tout, à tel point qu'il s'imposait une pression continuelle qui n'était plus nécéssaire. Parfois, il s'amusait lui-même de sa méfiance lors de ses séances de masturbation pourtant discrètes.
Bref, Ciaphas était frustré.

L'écuyer avait rejoint Karen rapidement après avoir rougit légèrement aux propos de Milwÿ. Il avait salué sa supérieure et avait envisagé de parler le premier, mais la vaporéenne l'avait prit de cours en lui signifiant son problème d'armure. Ciaphas avait hoché la tête et porté la main à la petite pochette d'outil qui pendait toujours à sa ceinture pour en sortir la clé nécéssaire à l'ouverture de la partie désignée de la carapace d'acier. Agenouillé, il entama prestement son office et se résolu enfin à parler.

- Hégéria m'a autorisé à prendre des armes, pour demain. Je vais prendre une épée et un petit bolter ainsi qu'une tenue de combat en cuir, si vous voulez bien. Je... je vous promets de ne pas être un boulet sur le terrain, acheva t'il.

Alors que le compartimentage de l'armure Crown s'ouvrait dans un petit bruit de frottement métallique, le sein rond de Karen se dévoilà et Ciaphas eut toutes les peines du monde à feindre de ne pas s'intéresser au galbe ferme. Si l'écuyer avait eu nombre de fois l'occasion de contempler les Soeurs dans le plus simple appareil, il s'était toujours défié de Karen, qui constituait de fait un échelon supplémentaire de fantasme. Gêné et rougissant, il appliqua ses doigts sur le bord du sein qui le gênait pour accéder aux rouages qui l'intéréssaient et se mit à travailler de l'autre, veillant à ne pas faire jouer la peau mammaire sous sa main. Fort heureusement, la réparation qu'il entama eut tôt fait de l'occuper plus que l'attouchement.

- Branle-toi un bon coup avant le début de cette opération.

La clé de Ciaphas dérapa d'un coup sec et érafla l'armure, le pauvre écuyer maintenant écarlate et bafouillant. Il se reprenait de son mieux, mais dut s'y reprendre à deux fois pour correctement écarter le sein.

- C'est que... euh... non non, ça... ça va, quoi...
-  Si tu as les hormones en feu, les Formiens risquent de le ressentir. Nos cages n’ont pas pour but que de protéger nos petits culs ou de nous permettre de pisser en toute discrétion... Elles empêchent aussi les Formiens de nous sentir, sexuellement parlant... Mais toi, ton oiseau n’a pas de volière, alors, si je sens qu’il est sur le point de pousser la symphonie avant le début de l’opération, je te mettrais une cage.
- O-oui, madame. B-b-bien madame....

Ce qui inquiétait le plus Ciaphas, c'était le fait qu'il ne doutait pas une seule seconde que Karen le foutrait aux fers si elle imaginait seulement qu'il puisse lui causer des soucis. Se faire enfermer par la faute de sa queue, qu'il n'avait jamais utilisée, quel triste sort ! Ciaphas se résolut donc à obéïr à sa supérieure. Il connaissait assez bien les formiens maintenant, mais s'étonnait que les bestioles puissent sentir les hormones d'un mâle. N'y avait-il pas que les femelles qui les intéréssaient, pour la reproduction ? Sans compter que même si il se branlait maintenant, ses instincts reproducteurs auraient le temps de revenir à la charge d'ici à ce qu'il se retrouve en territoire ennemi. Il fut tenté de le dire à Karen, puis se ravisa. Hors de question qu'elle le fasse exclure de la mission.
Ciaphas demanda à Karen d'appuyer elle-même sur son sein et s'attaqua aux transmissions du servo-moteur à deux mains, travaillant ainsi bien plus efficacement. La réparation fut rapidement excécutée et le sein de la Soeur retrouva sa niche de métal, Cain faisant le tour de l'armure pour vérifier quelques petites choses supplémentaires et constata quelque chose dont il se doutait.

- Le solsticium de votre backpack est bientôt épuisé, madame. Y'avait bien un problème au niveau du servo-moteur, mais vous allez manquer d'énergie. Et, comme je l'ai déjà dit à la Séraphine, on est de plus en plus courts en solsticium... Jill et Tara sont déjà sur leurs pierres de réserve.

Les armures Crown étaient un pur produit des usines impériales vaporéennes, comme ne l'ignorait pas Karen. Szaalion avait ordonné leur construction avait le début de l'Apocalypse selon un schéma dont il avait été partie intégrante de la mise au point et son génie avait donné naissance à un équipement capable de rivaliser avec les équipements tekhans. Une prouesse en soi, certes, mais qui avait eu un prix : les armures absorbaient les charges magiques des pierres de Solsticium qui les alimentaient. Les Crowns av   aient toutefois une durée de vie plus importante que n'importe que équipement, sans compter que la magie vaporéenne était inconnue aux formiens. Dangereuse et indétectable pour eux, même pour Kerrigan. Malheureusement pas illimitée. Et le Solsticium était de plus en plus dur à raffiner, ce qui mettait les escouades dans des situations périlleuses. D'où l'importance de la mission de Repentia à Fort Victoria, qui pourrait peut-être déboucher sur l'acquisition d'un nouveau modèle d'armure, plus efficace et durable que la très serviable Crown vaporéenne, compagne fidèle des escouades depuis leur création.
Ciaphas tenait un inventaire régulier et complet des ressources de Repentia et avait déjà fait état des réserves de solsticium, aussi la nouvelle n'avait-elle rien de frâiche. Le rappel lui semblait toutefois indiqué.

Congédié par Karen, Cain se décida à s'occuper tout de suite de cette histoire de branlette. Le toucher mammaire l'avait passablement excité et serait un compagnon de masturbation probablement très efficace, sans compter qu'il serait sûrement tranquille dans sa couchette vu que les filles étaient pour le moment éparpillées. Une fois soulagé, le garçon se rendrait à l'armurerie pour prendre son équipement avant d'aller dormir sur le peu de temps qu'il resterait avant le début de l'opération.
L'écuyer ne manqua pas d'entendre gémir Boudica en passant non loin d'elle et risqua un coup d'oeil sur l'amazone en plein trip orgasmique, qui acheva de lui donner une érection pleine et douloureuse dans son pantalon étroit. Il grogna et hâta le pas pour aller s'astiquer plus rapidement quand la présence dans son dos arriva furtivement et l'intercepta à mi-chemin, le laissant aussi raidi du dos que de la queue. La tentacule le renseigna sur l'identité de la prédatrice tout autant que la voix suave et traînante. Ciaphas déglutit fortement en sentant l'appendice violacé glisser vers son entre-jambes. Kazari. Elle lui filait la chair de poule avec son aspect de zombie-bonnasse, et les histoires que ses Soeurs racontaient sur elle achevaient de faire flipper Ciaphas qui l'évitait toujours soigneusement et poliment, bien que quelque chose dans la créature non-morte n'avait de cesse de l'attirer. Plus souvent qu'il ne l'avait voulu, il s'était retrouvé à se branler sur elle... Cependant, l'avoir si charnelle près de lui, c'était autre chose qu'une rêverie masturbatoire sur laquelle il avait tout contrôle.

- J'pas... j'pas peur et lui non plus, tenta t'il en s'humectant les lèvres.

En vérité, la peur exhusait de lui comme la sueur froid qui lui couvrait le dos. Excitation et effroi, le mélange le laissait con et incapable de se décider sur la conduite à adapter. Le tentacule put ainsi progresser un peu plus tandis que Ciaphas tranchait.
Il lui fallut une bonne dose de volonté et de courage pour continuer.

- T'es pas mon genre, c'est tout ! Je partage mais toi tu veux juste m'utiliser, je te connais ! Je suis pas un morceau de viande, alors laisse moi !

Ciaphas finit par se dégager d'un coup de rein. Si il avait une fierté, elle était mal placée. Ce n'était qu'un prétexte pour éviter d'avoir sa première fois avec celle qu'il ne voyait guère plus que comme une sorte de mutante malsaine à l'apparence ambivalente mêlant à égale mesure désir et répulsion. Cain avait ses préférences parmi les Soeurs et imaginait souvent Jacqui et Tara lui faire le genre d'avance qui lui balançait actuellement Kazari; pour son malheur, ça n'était jamais arrivé. Si il avait envie de baiser (il arrivait sur ses 19 ans et en voulait à tous les formiens de l'univers d'avoir déclenché cette guerre qui l'avait empêché de perdre son pucelage à un âge qu'il estimait stupidement moins honteux), il ne voulait pas que ça se passe n'importe comment et avec n'importe qui. Alors pourquoi continuait-il à bander aussi fort, putain ?

- J'ai du boulot à terminer, lâcha t'il par dépit et pour se débarrasser de la situation.

L'écuyer tourna bien vite les talons et manqua de détaler comme un lapin vers le Baneblade. Ses enjambées rapides le firent arriver au super-char d'un pas pressé et une fois à l'intérieur de l'habitacle heureusement vide, il appuya la tête contre un montant métallique pour souffler un bon coup et reprendre ses esprits. Ignorant si il regrettait d'avoir repoussé Kazari ou si il pensait que c'était une bonne chose, Cain passa dans le compartiment suivant qui contenait quelques couchettes superposées à l'intimité protégée par un pauvre rideau. Ses deux petites chéries partageaient ce Baneblade avec lui, ainsi qu'EVA-004. Aucune d'elles n'était présente et Cain se faufila sur son petit matelas pour s'y allonger en soupirant en repensant aux événements de la soirée. Sans trop tarder, il baissa son pantalon et en extirpa sa verge raidie pour commencer à la caresser en solitaire.

Alors qu'il se branlait sans grande conviction le rideau replié sans cacher son intimité, le sein dénudé de Karen lui revint en mémoire, comme l'état de Boudica branchée sur sa ceinture de chasteté. Bien sûr, l'affolant numéro de Kazari revint s'imposer à lui. Avait-il eu raison de refuser ? Ciaphas commençait à le penser. Si il mourrait demain, ce serait en puceau. Un sacré gâchis. La guerre dans laquelle il avait une part ne permettait plus vraiment d'avoir des états d'âmes et Ciaphas le savait parfaitement.
En même temps là, c'était un peu trop tard pour réaliser ça.
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« Répondre #5 le: Mars 11, 2015, 02:34:12 »

Le râteau de Kazari fit sourire certains Vierges, et toutes laissèrent Ciaphas partir. Kazari aurait pu le poursuivre, lui sauter après, et le violer sur place... Mais la créature zombifiée avait son propre orgasme, et se contenta d’un sifflement.

« Il faudra que j’attende de retourner à un Bastion pour me faire sauter par un vrai mâle, alors... »

Une rumeur persistante au sein de l’escouade voulait que, à l’époque d’Ekkadon, le précédent écuyer, ce dernier ait été un amant régulier de Kazari, et que ce soit leur relation intense qui ait pu expliquer, en partie, pourquoi il avait tenté de violer une Vierge. Si Kazari était vraiment une fidèle de Slaanesh, ce dont peu de gens doutaient en réalité, alors, quand elle faisait l’amour, elle pouvait dégager inconsciemment des spores spéciales, qui avaient tendance à désinhiber, sur la longueur, ses amants. Il n’y avait aucune étude scientifique sérieuse sur le sujet, simplement une théorie du partie de l’Escouade, qui justifierait bien, selon les partisanes de cette théorie, qu’on se débarrasse de Kazari. De fait, si cette femme n’était pas aussi utile au combat, en pouvant encaisser bon nombre de coups sans mourir, elle aurait depuis longtemps été exclue de Repentia. Il était connu qu’Amara ne l’aimait pas des masses. Cette femme était une ancienne Inquisitrice, une femme qui, dans son passé, passait justement à traquer les créatures comme Kazari, afin de les brûler. Il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur. L’humanité n’était plus en état de vouloir refuser les aides s’offrant à elle. Du passé, il fallait faire table rase, afin d’affronter une menace commune qui, trop souvent, avait été négligée.

Karen, elle, loin de ces badinages (du moins, en apparence), songeait fugacement à ce que Ciaphas avait dit sur les armures Crown et le manque de solsticium. C’était un problème préoccupant pour l’Ordre. Pour l’heure, l’Ordre n’avait pas trouvé de meilleures armures que les Crown, qui reposaient sur le solsticium, mais les gisements étaient épuisés... Et ceux qui étaient connus étaient envahis par tellement de Formiens que les libérer frôlait l’impossible. Le problème des Vaporéens avait toujours été que leur technologie avancée reposait sur une source énergétique rare. Inversement, les Tekhanes n’avaient pas ce souci... Et certains Bastions disposaient d’usines en état de marche, ce qui amenait l’Ordre à se demander s’il ne fallait pas remplacer les Crown par d’autres modèles d’armure. Malheureusement, les schémas techniques de la plupart des armures tekhanes avaient été perdus lors de l’Excellion Day, ce qui, notamment, impliquait ceux des combinaisons des Ghosts. Ces combinaisons étaient réputées pour être les meilleures armures jamais conçues par les ingénieures tekhanes, alliant résistante, souplesse, fiabilité et confort, et étant autant taillées pour l’infiltration que pour le combat, par le biais d’un système de nanofibres qui permettait de modifier leur texture. Des combinaisons extrêmement onéreuses, et dont il ne restait aujourd’hui que des répliques foireuses utilisées comme combinaison sexuelle dans le passé. Karen savait que l’Ordre avait mené des missions pour tenter de retrouver des schémas tactiques, et, de fait, la récupération de technologies tekhanes était aussi l’une des missions prioritaires de Repentia. C’était d’ailleurs la raison d’être de la mission à Fort Victoria. D’après des informations récupérées sur plusieurs manifestes, des ingénieures tekhanes s’étaient réfugiées dans ce fort, avec leurs affaires, et avaient été piégées par les Formiens. Leur matériel était peut-être ici... Ou peut-être que l’Escouade pouvait tomber sur elles en les explorant. Auquel cas, et contrairement à ce que Karen avait dit préalablement, même elle tenterait de les sauver. Les survivants manquaient beaucoup trop d’un personnel qualifié pour s’occuper des technologies complexes. Les ingénieurs nains étaient connus pour leur savoir-faire sur les armures médiévales, améliorées par la magie, mais, quand il s’agissait des armures assistées, de composants électroniques, de circuits imprimés, de câbles filant dans tous les sens, ils étaient beaucoup moins prolixes.

Entre-temps, Ciaphas s’était réfugié dans l’un des Baneblades, et personne ne se faisait d’illusions sur ce qu’il voudrait y faire. Après la trahison d’Ekkadon, il avait sérieusement été envisagé de castrer tous les Écuyers des Escouades de Vierges. L’idée avait toutefois été refusée pour des raisons pratiques : il restait si peu d’hommes et de femmes qu’on ne pouvait pas se permettre de castrer ceux qui étaient viables. À défaut, Ciaphas était resté. Contrairement à Ekkadon, qui avait toujours été un bourrin dans l’âme, Ciaphas était l’exact opposé, ce qui, assurément, lui avait empêché de se faire sauter le caisson par Karen dans la foulée, quand elle avait abattu Ekkadon. Elle n’y avait pris aucun plaisir ; elle, elle voulait tuer des Formiens, pas ses propres frères raciaux. Cependant, même maintenant, avec le délitement de l’humanité, cette dernière avait continué à démontrer qu’elle ne méritait pas d’être sauvée. Des mouvements de solidarité spontanées, il y en avait eux, mais il y avait aussi eu l’inverse. Alors que le monde s’écroulait, certains seigneurs médiévaux, certains barons esclavagistes, s’étaient enfermés chez eux, et avaient opprimé leur population. D’autres groupes s’étaient isolés, et avaient sombré dans le barbarisme le plus primaire. En mission, bien souvent, les Vierges avaient dû, non seulement se battre contre les Formiens, mais aussi contre des humains voulant les capturer pour les violer. Il n’y avait aucune raison mercantile derrière ça. L’humanité était à l’agonie, le système économique mondial s’était effondré quand des Formiens avaient pondu dans les coursives du Palais d’Ivoire, ce n’était que de la méchanceté gratuite. Karen n’éprouvait en soi aucune joie à avoir sauvé des humains d’autres humains, alors même que ces derniers s’étaient répandus en remerciements et en larmes sur son armure quand son épée tronçonneuse avait découpé en deux leurs bourreaux dans des caves putrides où ils s’amusaient à écorcher vivants leurs prisonniers pour les manger ensuite... Et encore, si ça avait été le pire... Elle se rappelait également de ces refuges et ces abris souterrains où, pour survivre à la faim, les réfugiés avaient mangé des Formiens, plutôt que de répondre aux appels de l’Ordre. Ils étaient devenus des déments. Comment croire à nouveau en l’humanité après avoir vu tout ça ? Tout ce que Karen voulait, c’était tuer, car elle ne se faisait aucun doute sur l’issue de cette bataille. Les Formiens gagneraient... Elle, elle voulait venger Vapeur. Elle voulait tuer Kerrigan. Ensuite, elle pourrait crever.

Loin des pensées sinistres de Karen, EVA-004, elle, avait terminé de relire toutes les archives sur Fort Victoria. Elle avait été de la création historique de la colonie minière jusqu’à la situation actuelle, et les derniers rapports des sondes et des satellites. L’une des plus belles réussites de l’Escouade-09 avait été de permettre de récupérer dans une ancienne base militaire tekhane des Badlands des schémas et des manuels très spécifiques qui avaient permis de remettre en marche plusieurs paraboles. Par ce biais, l’état-major avait réussi à accéder à d’anciens satellites tekhans qui fonctionnaient encore. Cette récente victoire avait permis une meilleure communication entre tous les Bastions, la communication satellite étant plus efficace, plus rapide, et plus discrète, que les ondes radio, que les Formiens pouvaient intercepter ou brouiller. EVA-007 vit donc Ciaphas s’enfermer dans le Baneblade, et, au bout de quelques secondes, elle sortit de la lecture de ses innombrables archives, puis se rendit vers le véhicule. Elle avait perçu sur Ciaphas, en le voyant passer, différents signes thermiques et physiques, notamment capillaires, ou encore au niveau de la contraction de ses muscles, qui trahissaient ce que, techniquement, les humains appelaient : « une envie de baiser » Le sexe était une chose qui intriguait EVA. Là encore, les androïdes EVA reposaient sur des technologies subsidiaires, car, tout ce que l’Ordre avait réussi à récupérer de ses archives, c’était des schémas d’androïdes que l’Ordre avait pendant un temps prohibé sur Tekhos : les androïdes sexuels. EVA-004, comme ses trois précédents modèles, avaient été conçus en suivant ce modèle. Il en résultait donc que le sexe restait un fondement, et il était d’autant plus fort, chez EVA, qu’elle avait eu accès à la mémoire des trois anciens modèles. Toutes avaient fait l’amour, et en avaient ressenti un profond plaisir... Mais elle, elle était encore vierge, ce qui était d’autant plus troublant que, si sa nouvelle enveloppe corporelle n’avait pas goûté au sexe, elle se souvenait de coïts brutaux.

C’était une énigme pour elle, et, comme toute énigme, elle voulait la résoudre. C’est donc sans aucune réelle pudeur qu’elle entra à l’intérieur du Baneblade. Elle écarta le rideau et tomba ainsi, en moins d’une minute, nez-à-nez avec Ciaphas, dont le pantalon glissait sur ses jambes, révélant sa verge, entre ses doigts. Là encore, ses capteurs analysèrent le corps de l’homme en quelques secondes, et se focalisèrent sur son sexe, mesurant immédiatement sa taille et son épaisseur, la comparant avec les autres chibres dont EVA se souvenait.

« Vous ne devriez pas vous masturber tout seul, Monsieur Cain. Dans le cadre des programmes de repeuplement civil initiés par l’Autorité, la pratique sexuelle est recommandée à plusieurs. Les cas d’impuissance et de frustration doivent être traités par le recours à des sexologues confirmés... Ce qui rentre aussi dans mes fonctions. »

EVA-004 n’avait pas été programmée avec une voix robotique sombre et métallique, mais avec une voix sensuelle et chaude. Sans vraiment laisser le temps à Ciaphas de réagir ou de s’opposer, elle fléchit les genoux, et sa main se posa sur son sexe, venant le masturber. Pour repeupler le monde, la fécondation in vitro était une technique de plus en plus envisagée, et dans laquelle les androïdes comme EVA pouvaient être utiles, notamment en formant, par leurs organismes, de la mouille. Des travaux encore expérimentaux, mais qui étaient envisagés pour permettre de pallier à la disparition des reproducteurs de la planète. En attendant, elle s’exerçait sur le sexe de l’homme, suivant des manuels précis sur l’art de la masturbation... Des manuels datant bien évidemment de l’ancienne époque, avant l’Excellion.

« Laissez-vous aller, Écuyer Cain. Laissez-moi prendre votre sexe en main et vous faire plaisir. J’ai été conçue pour assister l’intégralité de l’Escouade, ce qui implique aussi son Écuyer... Me repousser dans ce domaine ne fera que dire que j’ai échoué dans ma programmation, et me rendra triste... Et vous ne voulez pas me rendre triste, n’est-ce pas ? »

Sa main glissait donc, de haut en bas, serrant et comprimant sa verge. La texture de sa main était douce et chaude, faite pour glisser et pour adhérer, un peu comme la texture d’une peau humaine. Tout en le masturbant d’une main, elle avait rapproché son visage de lui, ses lèvres des siennes.

« Mes lèvres et mon visage ont été conçus pour ressembler à celle de n’importe quelle femme. M’autorisez-vous à vous embrasser ? Je n’ai encore jamais embrassé personne... »

Tout en parlant, et en détaillant le visage de l’homme, elle n’avait aucun problème pour danser des doigts sur son sexe. Est-ce que Ciaphas était beau ? Cette question l’interpellait, et, pour y répondre, elle avait, là encore, analysé son visage, sa corpulence, son sexe, devinant ainsi sa nudité intégrale, et l’avait comparé aux bases de données d’EVA, ainsi qu’aux standards de beauté figurant dans ses paramètres et ses manuels. En vertu de tout ce savant calcul, très compliqué, elle en avait déduit que la beauté de Ciaphas, pour un être masculin, était d’une valeur estimée à « 96.73% ». Et, suivant ses lignes, quand un score de beauté dépassait la valeur des « 95.00% », c’est que le sujet en face pouvait être considéré comme « d’une beauté exceptionnelle, avec des chances extrêmement faibles que le sujet soit encore vierge »... Mais, sur ce point, sa configuration initiale se trompait.

Comme quoi, les hommes pouvaient parfois défier la logique.
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« Répondre #6 le: Mars 11, 2015, 09:50:30 »

Fap fap fap fap. La main calleuse et chaude de Ciaphas glissait sur son propre membre qu'elle enserrait fermement, filant sur la jolie longueur de ce calibre honorable sans être surdimensionné. Son gland gonflé se noyait entre ses doigts agiles -Cain ne connaissait rien au sexe mais avait développé un talent plus que certain pour le plaisir solitaire- et les premières sensations de confort lubrique faisaient jour dans son esprit, le poussant à émettre un soupir lourd de satisfaction. Son "idiotie" d'avoir repoussé Kazari n'était plus qu'un très vague regret qui reviendrait probablement une fois qu'il aurait jouit et il remerçiait intérieurement le ciel et ce qu'il y restait de divinités pour avoir fait les Repentia aussi sexy, ce qui lui permettait de s'exciter aisément rien qu'en pensant à elles. Ciaphas les avait presque toutes massées au moins une fois après une bataille, quand il n'avait pas lavé leur sous-vêtements où pansé leurs plaies alors qu'elles étaient dénudées. En vérité, il était très fortement possible que le jeune et vierge Ciaphas Cain en était venu à connaître le corps des filles mieux qu'elles même, ce qui en plus d'avoir été utile dans des situations plus urgentes avait largement alimenté ses branlettes.

Tout à son bonheur de se lâcher en pensant au sein de Karen contre ses doigts moites, Ciaphas s'était rendu hermétique au monde autour de lui. Un sourire bienheureux sur le visage, l'écuyer s'astiquait paisiblement quand une voix qu'il connaissait bien brisa ce qu'il commençait à sentir comme une parfaite harmonie avec le monde et son propre corps, un peu comme un délire hippie terrien.

-  Vous ne devriez pas vous masturber tout seul, Monsieur Cain. Dans le cadre des programmes de repeuplement civil initiés par l’Autorité, la pratique sexuelle est recommandée à plusieurs. Les cas d’impuissance et de frustration doivent être traités par le recours à des sexologues confirmés... Ce qui rentre aussi dans mes fonctions.

BLAM ! Surpris dans sa plus profonde intimité dans une situation délicate (qui n'avait rien de honteuse pour autant, bien Ciaphas n'ait jamais imaginé que les filles pouvaient se douter de ça), il se redressa d'un bond dans sa couche et rencontra forcément le métal du lit supérieur, celui de Jacqui, retombant aussi sec sur son propre oreiller. Son front serait vite garni d'un bel oeuf de pigeon et sa queue se tenait là, toujours raide comme la justice.
EVA, c'était EVA ! Comme chaque fille de l'escouade, l'androïde avait eu le droit à ses scénarios salaces lorsque Cain s'était tiré sur l'élastique pour passer sa frustration. Ce que Cain ignorait plus ou moins c'était si EVA pouvait seulement faire l'amour. C'était une machine ! Et si l'écuyer connaissait depuis le début de la guerre la technologie de Tekhos, il était tout bonnement incapable d'en mesurer la réelle étendue.
Il fut bien tenté de répondre à la belle mécanique, mais cette dernière avait été autrement plus rapide. Avant que Ciaphas ne puisse s'expliquer comment il en était arrivé là, une main étrangère à la sienne le branlait avec un talent expert. Il se mit à rougir et pensa bien à se dégager, mais il réalisa qu'il aurait préféré se faire broyer les joyeuses plutôt que d'arrêter ce moment qui le fit gémir une première fois.
C'était drôlement bon, quand même.

- Laissez-vous aller, Écuyer Cain. Laissez-moi prendre votre sexe en main et vous faire plaisir. J’ai été conçue pour assister l’intégralité de l’Escouade, ce qui implique aussi son Écuyer... Me repousser dans ce domaine ne fera que dire que j’ai échoué dans ma programmation, et me rendra triste... Et vous ne voulez pas me rendre triste, n’est-ce pas ?
- Ah ben... n-n-non...je veux pa-a-a-aaaaahmm....


Si Cain se contractait, c'était pour encaisser les premières vagues de plaisir, pour le faire durer. C'était un garçon de son âge qu'il avait rencontré dans un village que les Repentia avaient pacifié quelques mois auparavant qui lui avait refilé le tuyau et Ciaphas s'était excercé tout seul depuis à faire durer son propre plaisir. C'était quand même très différent quand quelqu'un vous le procurait et il n'eut pas d'autres choix que de repousser sa tête en arrière tandis qu'il respirait de plus en plus lourdement. Jusque là, ses yeux étaient passés d'EVA à la main qu'elle utilisait sur sa queue et l'écuyer l'avait trouvée incroyablement sexy. Bêtement, il avait tout à fait envisagé de rentrer son chibre dans un ensemble d'engrenages graisseux, se disant qu'il aurait été impensable de laisser filer la robotique sans la pénétrer.

Quand EVA s'était approchée et évoqué le baiser, Cain avait accepté en tremblottant légèrement. C'était peut-être un putain de rêve ? Peut-être qu'en fait Karen l'avait assommé quand il lui avait touché le sein et que maintenant il était en plein délire, le crâne fendu, gisant dans un coin ? Néanmoins, Ciaphas prit les devants du baiser. C'était là un domaine qu'il connaissait et il voulait tenter de reprendre la main, déposant une première fois ses lèvres sur celles de l'Androïde et les trouvant effectivement aussi charnelles que celles d'une bouche parfaitement organique. Il la bécotta une fois, puis deux, puis ses lèvres se soudèrent à celles d'EVA alors que sa langue s'avançait pour les lui faire écarter dans l'espoir qu'elle comprenne et accepte. Lorsque ce fut fait, Ciaphas se fit un devoir d'initier le robot à l'art aussi millénaire que subtil du roulage de patin, domaine dans lequel il s'entendait des plus correctement... Même si, envahi par les sensations qui lui chatouillaient de plus en plus la queue, c'était compliqué de donner à sa masturbatrice un baiser digne de ce nom.

Timidement, très lentement, Cain avança une main vers EVA. Si il ne voulait pas s'emporter et manger du plomb dans les gencives comme ce crétin d'Ekkadon, la tentation de saisir une des seins de l'androïde était trop forte. Il fallait lui rendre ça : l'écuyer oeuvrait bien et son approche fut tendre et mesurée, commençant par un simple frôlement délicat du bout de ses doigts sur le galbe du sein le plus accessible avant que finalement il ne saisisse le globe de chair (enfin de métal, ou quoi que cette matière pouvait être et dont il n'avait cure, au demeurant) dans sa pleine paume, tentant même de le presser un peu. L'écuyer trouva le contact délicieux et ne s'en montra que plus hardi dans son baiser et dans son pétrissage mammaire, avant qu'il ne se raidisse et parvienne à articuler quelques mots dans un souffle rauque.

- Eva... je vais....oooh....je vais... vais....veniiiiiiiiiiiiiiiir !

Et il vint. Son sexe cracha l'épais venin blanchâtre, souillant la main d'EVA comme le haut de sa poitrine et de quelques giclées un peu plus modestes, sa gorge. Cain ne parvint pas à cacher son gémissement qui traduisait un orgasme foudroyant et se lâcha tout à fait sur la belle cyborg, dévoilant son important capacité à éjaculer. Une fois libéré de ce poids (et quelle libération !), l'écuyer retomba allongé sur sa couche. Un sourire large d'une satisfaction gonflée vint se greffer sur son beau visage et il resta là, à contempler les lattes du lit de Jacqui au-dessus de lui, remerciant EVA du bout des lèvres.
Comme tous les hommes, Ciaphas était gourmand. Mais à la différence de beaucoup, il était timide. C'est donc les joues rosies qu'il s'adressa à la Repentia d'une voix basse, comme un peu honteuse, lui pétrissant toujours un sein malgré tout.

- On fait... euh... plus ? Tu sais, le... la... enfin, tu sais ?
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« Répondre #7 le: Mars 13, 2015, 02:39:26 »

EVA observait ce sexe avec attention. Elle avait été conçue sur la base d’un androïde sexuel, et, dans les tréfonds de sa programmation, elle conservait encore les vestiges de cette ancienne conception. Autour de sa vision, quantité de capteurs et de chiffres apparaissaient sur son HUD, ciblant ce sexe. Elle tenait compte de sa hauteur, de sa longueur, de sa raideur, de sa chaleur, usant de tout un tas de périmètres ayant pour but de l’aider à déterminer le moment précis où l’homme se laisserait aller. C’était tout un ensemble complexe, et elle s’appliquait, comprimant sa chair entre ses doigts, remuant d’avant en arrière, glissant le long de son sexe. En retour, elle sentait la chaleur corporelle exploser dans le corps de l’homme, et était penchée vers lui. Sa bouche se rapprocha de la sienne, et elle accueillit ses lèvres, son autre main venant s’appuyer sur la nuque de Ciaphas. L’Écuyer était encore vierge, ce qu’EVA avait pu observer sans difficulté, et c’était peut-être ce qui expliquait aussi son attirance. Il était inexpérimenté, comme elle, ce qui, sans qu’elle ne puisse vraiment se l’expliquer, déclenchait en elle des ondes de plaisir supplémentaires. Ils s’embrassèrent donc, et, quand l’homme aventura l’une de ses mains pour caresser l’un de ses seins, EVA gémit dans sa bouche. Si ce n’était son apparence mécanique, son comportement, lui, était tout à fait humain. Ses tétons se durcirent un peu, et, dans son corps, des diodes supplémentaires s’allumèrent, ce qui eut pour effet d’électrifier très légèrement ses lèvres et ses doigts. Rien de bien dangereux, jute des frissons qui palpèrent sur ses lèvres, ainsi que sur celles de son amant. Il continuait à chauffer, à toute allure, et, d’après les schémas préprogrammés dans la tête d’EVA, tout indiquait qu’il allait se lâcher. Les courbes étaient dans le rouge, et, en conséquence, EVA remuait davantage sa main et ses doigts, veillant à ne pas serrer trop fort, de manière à ne pas écrabouiller ce membre. Elle était instinctivement douée, profondément talentueuse, car c’était encodé dans son programme. Du sexe scientifique, voilà ce que c’était. Il n’y avait qu’à Tekhos qu’on pouvait trouver ça.

L’explosion arriva, et EVA se retrouva avec de la crème sur les doigts, sa poitrine, et même son cou. Elle sentit les courbes corporelles de Ciaphas retomber en flèche, tout comme les capteurs tournant autour de son appareil génital. Sans rien dire, l’androïde laissa l’homme s’étaler sur le lit, en repos. Elle, elle observa ses doigts, vit plusieurs capteurs diagnostiquer... Et les lécha. Le goût était salé, assez amer, glissant sur sa langue... Mais EVA le trouva bon, et soupira lentement, puis continua à se nettoyer, ses doigts glissant sur son armature. Ses tétons avaient durci, et Ciaphas avait toujours une main sur eux. Elle avait mal aux seins, et se pencha vers l’homme, qui s’était allongé sur le lit superposé.

EVA se retrouva ainsi au-dessus de lui, et posa ses mains sur la couchette, à droite et à gauche de la tête de l’homme. Bafouillant, l’Écuyer avait demandé en vouloir plus, et, dans la tête d’EVA, différentes images défilèrent, comme si un kâmasûtra virtuel tekhan venait de se mettre en place dans sa tête. Différentes positions et situations défilèrent ainsi dans un coin de sa tête, des corps virtuels représentant des positions classiques : coït traditionnel, sodomie, levrette, cravate de notaire, fellation... Tout défilait dans sa tête, et elle tenait compte de la situation corporelle actuelle de Ciaphas. En fonction de tous ses éléments, l’ordinateur allait lui proposer une position privilégiée, et, comme EVA manquait d’expérience, elle allait s’y reporter. Elle ne pouvait pas non plus compter sur son amant, car il n’arrivait pas à parler.

« Non, je ne sais pas... Mais je vais le découvrir bientôt, mon processeur est en train d’étudier les possibilités. »

L’une des recommandations des manuels était de continuer à attiser le désir de son amant, et c’était ce qu’EVA comptait faire. Elle se coucha sur l’homme, et l’embrassa alors, plus sensuellement. Là encore, dans sa tête, tous les types de baisers possible avaient défilé dans sa tête, à l’aide de schémas virtuels montrant des bouches de couleur différentes en train de s’embrasser et de lécher. Sa langue fonça dans la bouche de l’homme, suivant les schémas requis. Elle s’enroula autour de celle de l’homme, et elle remua son corps d’avant en arrière, sa peau heurtant celle de son partenaire. Sous son armature, des diodes s’allumaient, afin de faire chauffer son armure, de manière à ce qu’elle puisse se rapprocher de la chaleur d’un corps humain.

Ses mains caressaient les cheveux de l’homme, et elle l’embrassait, longuement, n’ayant, après tout, pas besoin de respirer. Entre ses cuisses, EVA sentait le sexe de l’homme, et elle eut finalement une suggestion recommandée, au bout de plus d’une minute de léchages et de baisers : « FELLATION » s’afficha dans un coin de sa tête, mais elle ne le fit pas tout de suite. Au lieu de ça, EVA voulait profiter davantage du corps de l’homme, et elle se serrait contre lui, manquant l’étouffer un peu.

« Hmmmm... » soupirait-elle.

Le plaisir était là, et il était un peu curieux, et presque paniquant, car aucun de ses manuels ne l’avait prévenu d’une telle dose de plaisir. Elle pouvait l’expliquer biologiquement, ses composants pouvant générer des endorphines, mais, même en se l’expliquant, le plaisir semblait avoir sa volonté propre. EVA cligna des yeux à plusieurs reprises, et rompit finalement le baiser.

« Ton sperme est bon, Ciaphas. Tu ne dois plus le gaspiller de la sorte. »

En goûtant à ce sperme, un sperme fertile, EVA l’avait enregistré dans ses banques de données, ce qui pouvait, par la suite, être utile. Elle se redressa se mettant à califourchon sur lui, posant ses mains sur son corps.

« Si jamais ton corps éprouve à nouveau le besoin physiologique de se masturber, je te ferais jouir. Pour l’heure, mes capteurs indiquent que ton corps n’est pas encore totalement rassasié... »

Coucher avec un robot pouvait être surprenant, et EVA se pencha à nouveau vers l’homme, mais sa bouche, elle, s’approcha, non pas de la tête de l’homme, mais de ses cuisses. Entre ses doigts, elle souleva le membre de l’Écuyer, puis déposa sur ce membre quelques baisers, avant de commencer à le lécher, appréciant le contact de ce sexe sur elle... De fait, elle l’appréciait même énormément.

EVA-004 n’avait encore jamais éprouvé de telles sensations !
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[Compte PNJ destiné à animer quelques RP sous forme de One Shot.]
« Répondre #8 le: Mars 20, 2015, 02:42:16 »

Parler de processeur dans un moment aussi particulier aurait pu couper à l'atmosphère érotique qui s'était installée lors des manoeuvres habiles d'EVA pour soulager le gentil petit écuyer. Ciaphas ne releva même pas et se laissa bercer par les sublimes sensations post-coïtales qui emmitouflaient encore son esprit, laissant ses pensées agréablement cotonneuses. Le jeune homme ne réalisa pas trop ce que l'androïde lui disait, se contentant de retenir -en gros- que la fête n'était pas terminée. Mollement, ses doigts continuaient de pétrir le sein artificiel, faisant rouler la matière qui les constituait sans grande conviction. Oh, Cain n'était pas égoïste et il s'avérerait plus tard qu'il donnerait en amour autant qu'il recevrait, mais cette première expérience était tellement fulgurante qu'il ne savait pas trop quoi penser. Se faire ainsi branler par une main habile, c'était déjà délicieusement bon et ça le laissait dans un état second. Faire l'amour (ou baiser, ou peu importait comment qualifier ce qui était appelé à suivre) ne pouvait que difficilement être mieux que ça, non ? Ciaphas était prêt à s'en tenir à cet incroyable préliminaire, tout en étant curieux d'aller au moins une fois "se glisser dans la culotte" d'une fille. Incapable de savoir quoi penser, il s'évertuait donc à laisser les pleins pouvoirs à EVA et profitait de l'occasion qui lui était donnée de s'occcuper (même maladroitement) d'une poitrine. Il en avait tellement rêvé !

Heureusement qu'EVA ne comptait pas sur cet incapable de Cain pour continuer leurs jeux coquins. Féline, la machine se glissa contre l'humain et s'allongea sur son corps athéltique pour le pousser à un baiser bienvenue et salace, difficile à tenir sur la longueur pour Ciaphas qui avait, lui, à respirer au bout de quelques secondes. Balourd, l'écuyer tarda à poser ses mains sur l'anatomie alanguie et n'y pensa qu'après, saisissant les fesses d'EVA avec un peu plus de poigne qu'il n'aurait fallu. Le jeune homme se mit à les pétrir gauchement, remuant d'une excitation entrain de revenir alors que la Vierge bougeait habilement contre lui. Son érection fut d'abord timide puis parfaitement virile, son vît dardant contre l'intimité artificielle de l'automate passionnée. Enfin décidé à se donner, Cain força le trait de ses baisers et répondit à l'expertise d'EVA de son mieux, jouant de sa langue avec l'habilité timide de celui qui ne connait pas mais désire bien faire.

 - Ton sperme est bon, Ciaphas, lui glissa t'elle après un soupir. Tu ne dois plus le gaspiller de la sorte.
- Je... euh...okay ?
- Si jamais ton corps éprouve à nouveau le besoin physiologique de se masturber, je te ferais jouir.
- ...Tu veux dire que j'aurai qu'à te demander pour qu'on recommence ? Pourquoi tu m'as pas dis ça avant ?
- Pour l’heure, mes capteurs indiquent que ton corps n’est pas encore totalement rassasié...
- Ah ben oui, j'ai encore envie...


Il ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passa quand EVA sembla le quitter. Pour la pénétrer, ça aurait été pourtant si simple dans leur position ! Il aurait suffit à la belle de glisser un peu son bassin vers le bas pendant qu'elle tenait la verge de l'écuyer et la communion animale aurait débuté ! Pourquoi avait-elle changé de place, pour se retrouver la tête en bas et les hanches au niveau du visage de l'albinos ? Le jeune homme se retrouva à contempler, pour la toute première fois de sa vie, de véritables lèvres vaginales qui luisaient délicieusement de la couche de plaisir qui suintait d'EVA. La vision l'intimida et le laissa une seconde perplexe et rougissant, avant de pousser un "OooOooOOooh..." surpris quand il sentit sur son membre la visite tendre et appliquée de la bouche de sa compagne inorganique.
La sensation somme toute singulière de se sentir ainsi léché à cet endroit le laissa étrangement raide, avant qu'il ne se détente sous le plaisir léger qui irradiait peu à peu de son sexe ainsi couvé. Se mordillant la lèvre inférieure en gémissant, Cain en vint à se souvenir de la présence de la vulve d'EVA à un souffle de lui. Et si....? Ciaphas n'avait, lui, pas de manuel interactif inséré dans le cerveau. Il n'avait pas non plus d'expérience et en vérité, personne ne lui avait jamais parlé de donner ce genre de caresse buccale autrement qu'en la qualifiant de "bouffage de chatte". Or, c'était un terme barbare peu approprié à ce qu'il se passait. EVA était douce et tendre, elle. Pourquoi ne pas l'imiter et éviter de se comporter en goujat ?

Peu rassuré, Ciaphas posa ses mains à l'intérieur des cuisses de l'androïde afin de les écarter un peu, dévoilant davantage du sexe de sa partenaire. Déglutissant entre deux soupirs de plaisir, il chercha comment débuter avant de se décider à imiter un peu EVA. Elle avait entamé ses caresses par quelques baisers, ce que le jeune homme commença à faire. Un d'abord, furtif et désespérément innocent. Puis un second du même calibre avant que le troisième ne se fasse plus marqué mais tout aussi délicat. Cain embrassa finalement la vulve comme il l'aurait fait de la bouche de l'androïde, alternant les baisers rapides et les embrassades plus prolongées.  La montée d'hormones s'accouplant à l'assurance qu'il sentait poindre, l'écuyer commença à donner un coup de langue malhabile à la surface du sexe moite. Le goût l'étonna mais lui plut, le faisant revenir. Le bout de sa langue se mit alors à glisser contre la fente délicieusement juteuse du fruit intime d'Eva, l'écartant même au hasard de ses passages les moins contrôlés.
Fiévreux d'envie, Cain embrassait à présent pleinement cette vulve humide. Sa langue y trouvait refuge et la gourmandise le poussa bientôt à écarter les grandes lèvres d'Eva pour qu'il soit en mesure de la goûter en profondeur. Sa langue encore maladroite mais besogneuse s'insinua dans les replis charnels du creuset brûlant de la jeune automate qu'il se mit à dévorer. Dans un sourire, Ciaphas saisit le sens de l'expression "bouffer la chatte" et s'en amusa entre deux soubresauts motivés par la langue d'Eva contre son chibre furieusement tendu. Loin de vouloir paraître encore trop peu hardi en comparaison de sa belle, le bel écuyer redoubla d'efforts pour conjuguer tendresse et virilité quand il revint lui déguster l'abricot, amant encore inexpérimenté mais visiblement prometteur.

Quand il sentit de loin l'orgasme poindre, Cain décida d'agir en homme et plus en enfant. Après un ultime et long passage délicieux à la surface du sexe d'Eva, il usa de son agilité et de sa souplesse pour écarter délicatement la belle de lui et se glisser hors de la couchette. Rouge et couvert d'une mince pellicule de sueur, il s'accroupit au niveau de l'androïde pour lui donner un baiser enflammé tandis qu'il la faisait se mettre sur le dos. Lui souriant de son mieux (garder un aspect correct alors qu'une telle quantité de sensations s’amoncelaient en lui était une forme d'exploit), Cain revint alors se coucher avec elle. Sur elle.
Habile, le jeune femme ne fit pas peser son poids sur la création novaquienne lorsqu'il serpenta entre ses cuisses pour y faire balader son chibre turgescent qui se présenta à tâtons contre l'orée des profondeurs de ce sexe artificiel que Cain avait apprit à apprécier en quelques mouvements de langue. Désireux de rendre ce moment intense pour elle comme pour lui, il fit montre de tendresse. Son front s'appliqua sur celui d'Eva et il lui déroba quelque baisers délicats alors qu'il guidait son gland entre les parois de sa vulve, souriant gauchement à sa partenaire quand il en vint à la pénétrer de toute sa belle longueur raide.

Cain avait plongé dans l'antre charnelle d'Eva avec lenteur, goûtant à l'incroyable sensation d'enserrement qui lui avait saisi la verge. Il se délecta dans un grognement sourd de la moiteur des parois intimes et glissa une main sous la cuisse de la novaquienne pour la lui faire relever alors que ses premiers coups de bassin se mirent en branle. Langoureux et un peu maladroit, le patient et tendre Cain commençait à faire l'amour à la plus improbable des partenaire dans ce parterre de femmes naturelle qui l'entourait au quotidien.
C'était une machine qui lui ôtait son innocence, mais c'était bel et bien en femme qui la traitait alors qu'il la pénétrait, le rouge de la timidité encore présent sur ses joues.
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« Répondre #9 le: Mars 25, 2015, 02:22:33 »

Le sexe était quelque d’intégré dans le corps d’EVA, et sa vulve en était un bon exemple. Elle avait été faite sur des modèles préexistants, et était conçue pour être parfaite. EVA n’était pas encore une créature capable d’enfanter la vie, mais elle pouvait, à tout le moins, servir de banque génétique, en recueillant le sperme des hommes et la cyprine des femmes. Sa vulve était parfaite, extrêmement similaire, au niveau des sensations, au sexe d’une femme. Deux lèvres intimes avec, à l’intérieur, une sorte de mousse liquide douce et chaude. Le sexe, autrement dit, ne rentrait pas dans un ensemble dur et sec, mais dans une surface agréable et pensée pour. EVA s’était ainsi mise au-dessus de l’homme, recourbée contre lui, ses jambes à gauche et à droite de son corps, son sexe proche de sa bouche. Elle aurait pu se mettre à genoux, entre ses jambes, afin de le sucer à même le sol, une position qui était toujours très attirante, mais sa programmation, compte tenu des restes d’ardeur de l’Écuyer, avait préféré opter pour une autre position, qui avait pour  but d’inciter Ciaphas à venir la chercher.

Sa bouche s’attaquait à son membre, et, contrairement à une humaine normale, EVA avait un avantage décisif, celui de n’avoir pas besoin de respirer. Elle pouvait donc enchaîner les gorges profondes, ce qu’elle entreprit de faire assez rapidement. Elle commença doucement, par lécher ce membre, par goûter à ces filaments de sperme qui restaient encore dessus, sa langue filant de bas en haut, puis sa bouche prenant le haut de ce sexe entre ses lèvres. Elle le suçait, avec patience, délicatesse, accélérant progressivement le rythme, en sentant le sang affluer davantage, revenant dans ce membre, faisant grossir l’organe. C’était tout simplement délicieux, et EVA sentit sa propre mouille venir. Elle était une androïde réussie en ce qu’elle ne contrôlait pas l’intégralité de son corps. En vertu de tout un tas de capteurs et de dispositifs, son plaisir corporel s’exprimait, et sa bouche remuait d’avant en arrière, s’enfonçant progressivement. Si elle avait pris ce vit comme une glace, au début, en le échant, elle entreprenait maintenant de le sucer. EVA filait d’avant en arrière, s’enfonçant progressivement dans ce chibre, soupirant et gémissant. Ses dents glissèrent sur ce membre, et elle le sentit taper dans sa gorge.

« Hunnn… !! »

L’organe de Ciaphas était en train de grossir, d’enfler, retrouvant toute sa virilité et toute sa dureté, ce qui était exactement ce qu’EVA aimait. Sa main en profita pour caresser les testicules de l’homme, les soupesant lentement, les frottant, veillant surtout à ne pas pincer les sensibles poils pubiens du bellâtre aux cheveux blancs. Elle se tortillait à gauche et à droite, remuant ainsi ses fesses, et elle sentit les mains de l’homme se poser sur son corps, veillant à déplacer son bassin pour approcher sa vulve de son corps. Yeux clos, EVA le laissait volontiers faire, remuant encore sa tête, conservant ce membre turgescent bien au chaud, veillant à ne jamais le retirer. Elle glissait dessus, tout son corps artificiel soumis à des vagues irrépressibles et jouissives de plaisir.

Ciaphas finit par approcher sa bouche de son intimité, et EVA déplia ses jambes, sentant son corps heurter celui de l’homme, engendrant de nouveaux frissons de plaisir. Sa bouche remuait d’avant en arrière, et ses mains se posèrent sur les cuisses de l’Écuyer, sa tête filant ensuite de haut en bas, longuement, doucement. Elle aspirait l’air entre ses lèvres, creusant ses joues, continuant à le sucer. Sa tête remontait jusqu’à l’extrémité de son membre, avant de redescendre, glissant dessus, encore et encore. Elle aurait pu faire ça pendant des heures, et elle laissait l’homme la lécher. Sa langue filait en elle, et, yeux clos, elle pouvait, par le biais de capteurs différents, voir cette langue filer en elle. Sa vulve comprenait un nombre extrêmement important de capteurs, et, à chaque fois que l’appendice lingual de Ciaphas heurtait un capteur, il bipait. Son organe cherchait surtout à s’enfoncer en elle, sans se concentrer particulièrement sur quelque chose, notamment sur son clitoris, qui était parfois heurté, et parfois laissé. EVA le laissait agir, sans le réprimander, car elle savait ô combien les premières fois étaient difficiles.

Au bout d’un moment, Ciaphas repoussa EVA, qui se retrouva couchée sur le lit, le regardant. Ses processeurs surchauffaient, et, dans son corps, plusieurs ventilateurs venaient de se mettre en urgence. La chaleur des processeurs avait pour effet de faire rougir ses joues, tout en rendant sa peau synthétique un peu plus chaude. Avec son sexe tendu, recouvert de sa salive, Ciaphas était prêt. Il allait perdre sa virginité avec elle, et, sans pouvoir rationnellement se l’expliquer, EVA-007 trouvait cela particulièrement jouissif. En souriant délicatement, s’appuyant sur ses avant-bras, elle lui fit signe de venir :

« Viens, Ciaphas… Viens me prendre… »

Sa voix était sensuelle, irrésistible, et l’homme s’allongea sur elle, optant pour le geste le plus primitif de l’Univers… Et toujours autant usité. Le coït. Une alchimie simple et facile. Son membre s’enfonça en elle, et une onde de douleur traversa tout le corps d’EVA. Ciaphas perfora son intimité, détruisant une première couche, son hymen, et un liquide carmin s’échappa de ses cuisses, tandis que ses mains s’enroulèrent autour du dos de l’Écuyer, l’une venant s’agripper à sa nuque, ses doigts se faufilant dans ses mèches de cheveux, l’autre allant caresser le milieu de son dos, grattant sa peau.

« Haaaa… Haaaaa… Ciaphhaaaas, haaaaa… !! »

Comment le repousser ? Comment lui dire « NON » ? Ce que cet homme lui faisait était homérique, dantesque. Elle remuait avec lui, son corps se collant au sien. EVA ne suait pas, mais sa peau devenait plus chaude, et, partant de là, un peu plus collante. Elle l’embrassait de temps en temps, goûtant à ses lèvres, à sa langue, à sa salive, savourant le contact de cet homme, savourant sa présence, sa force, sa virilité imposante.

« Encore, haaaa… Tu… Tu es douuéééé, Cia… Ciaphas-haaaa !! »

À ce rythme-là, la belle EVA allait également jouir, mais elle ne voulait rien laisser au hasard, elle voulait lui offrir une première fois mémorable. Ainsi, pendant qu’il remuait en elle, la main qui n’était pas appuyée sur sa nuque alla se déplacer pour caresser la courbe de ses fesses, s’appuyant dessus, les pressant, aidant ainsi, dans la mesure de ses moyens, l’homme à la pénétrer davantage… Toujours plus vite, et toujours plus profondément.
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