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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Kedamono no Ie [Pv]  (Lu 5811 fois)
Princesse Alice Korvander
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« Répondre #60 le: Octobre 21, 2017, 12:54:49 »

« Je suis tellement désolée, Kanna... Ta mère ne te mérite pas, je suis tellement faible... »

Leur chambre était fermée à clef. C’était plus pour éviter qu’on ne les dérange qu’autre chose, car c’était Junko qui avait un double des clefs. Les deux filles étaient maintenant réveillées. Kanna s’était blottie contre sa mère il y a quelques minutes, et Junko s’était alors relevée, n’osant pas regarder sa fille, dévorée par la honte. On leur avait ôté leurs tenues en latex, et elles étaient nues toutes les deux. Et, tandis que Junko avait tourné le dos à sa fille, celle-ci avait pu voir une série de marques sur son corps. Des traces de coups de fouet, mais aussi des traces plus circulaires évoquant... Des morsures. Notamment à hauteur des épaules et des fesses.

C’était l’heure des explications, et Junko avait attrapé des mouchoirs, pleurant de honte.

« Ton père est parti en nous laissant avec une dette abyssale, et... Nos créanciers n’étaient pas de simples banquiers, Kanna... C’étaient des Yakuzas. Les Guramu, un clan yakuza originaire de Seikusu, et... Quand ils sont dans ce genre de cas, ils... »

Elle ferma les yeux en secouant la tête. Mais il était désormais inutile de tarir la vérité. Après ce que Kanna avait subi, son innocence était brisée, morcelée.

« Ils s’en prennent à la famille, surtout aux jeunes filles comme toi.  Himeko n’a pas menti, tu sais... Ils comptaient te vendre, et me vendre comme esclaves. Nous aurions été séparées, et... Je ne pouvais pas m’y résoudre. Alors... C’est pour ça que j’ai été voir ma belle-famille... Les Kedamono. »

Junko soupira à nouveau, crispant ses mains sur ses chevilles. Elle s’était assise sur le bord du lit, face à la fenêtre. On pouvait voir que le soleil se levait, éclairant l’une des cours du grand manoir, avec des gens qui se baladaient, vaquant à leurs occupations quotidiennes.

« Les Kedamono n’étaient pas disposés à nous aider... Enfin, il fallait qu’un Kedamono se porte caution de nous, et, comme j’étais une femme qui n’avait pas su empêcher leur fils de céder à ses mauvais penchants, j’étais forcément indigne. C’est... C’est Himeko qui nous a permis d’échapper aux Guramu. Elle m’a parlé de... De ce rituel sinistre. »

Et là, Junko ne put se retenir, et se remit à pleurer pendant plusieurs instants.

« Pardon, Kanna, pardon, je... Je suis une mère affreuse de t’imposer ça... ! »
« Dernière édition: Novembre 14, 2017, 10:52:09 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #61 le: Novembre 14, 2017, 07:48:12 »

Kanna venait de se réveiller et même si tout était à la fois frais et brumeux dans son esprit, elle ne réclamait qu'une seule chose pour le moment et c'était sa mère. Qu'importe ce qu'elle venait de lui faire subir, un peu obligé de faire ce geste, mais pour le moment, elle effaçait tout ce qui venait d'arriver, elle n'était qu'une petite fille qui venait de se réveiller d'un horrible cauchemar et elle voulait les bras de sa mère, uniquement ça. Elle espérait que cette accolade puisse durer des années, elle ne voulait pas la lâcher de peur que le cauchemar reprenne de plus belle même si ce n'était pas ça qui allait empêcher ses cauchemars de reprendre forme sous ses yeux. Mais plus vite qu'elle ne l'aurait souhaiter, sa mère se défis de son étreinte pour s'excuser de tout cela, avouant qu'Himeko disait la vérité sur son père.

Elle savait que ce dernier n'avait pas été le plus tendre avec elle ou sa mère, surtout ses dernières années mais à en arriver là, quel type mettrais sa famille en danger, au risque de voir sa femme et sa fille finir dans un bordel ? C'était inhumain ! Elle voyait bien les diverses marques sur le corps de sa mère, elle devait certainement en avoir aussi si elle regardait son corps mais elle ne préférait pas. De peur de revoir ses cauchemars prendre forme autour d'elle ? Peut-être. Elle se redressa un peu, venant presser son corps contre le sien, qu'importe leur nudité, elle posa sa tête contre son dos, se reposant sur un elle, muette. Elle ne pouvait pas pardonner ce qu'elle avait fait mais vu les choix, dans un sens, mieux vaut être ensemble que séparer même si dans les deux cas, c'est choisir entre la peste et le choléra.

« On peut s'en sortir... il faut juste savoir comment ? »

Sa voix était faible à peine audible mais Kanna refusait de baisser les bras. Elle y a cru avant, se disant qu'accepter allait rendre les choses plus simple mais ça les empirait et se débattre plaisait à cette folle qui lui servait de tante. Dans les deux cas, elles étaient perdantes alors elles devaient trouver une façon de s'en sortir. Elle ne savait pas encore comment mais elle va réussir. Même si elles n'ont plus de portables ici, Mineko avait toujours le sien ? Il faudrait sûrement qu'elle réussisse à la contacter et qu'elle trouve de l'aide à l'extérieur de la ville pour révéler ce qui s'y passait ? Après tout, il y a eut pire situation que la leurs et les gens s'en sont sorti, pourquoi pas elles ? Elle n'était pas encore en forme mais elle tentait de mettre du clair dans ses idées au moins.

« On trouvera... »

C'était peu mais au moins ses mots devaient laisser à sa mère une lueur d'espoir, sa fille n'a pas abandonné, elle.
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« Répondre #62 le: Novembre 15, 2017, 09:36:16 »

Junko se sentait terriblement coupable. Quelle mère aurait envie de faire subir à sa fille ce qui venait de se passer ? Ce qui risquait de se passer ? Junko pleura encore, car elle n’avait pas tout dit à sa fille. Il restait encore des éléments à lui communiquer pour que sa fille puisse comprendre. Junko avait tout fait pour lui éviter ce que Kanna avait subi, elle avait fait tout ce qu’elle pouvait faire, mais ça n’avait pas été assez. Pour le dire clairement, elle avait échoué, et Himeko le lui avait bien fait comprendre.

« Tout ça est de ma faute, Kanna... Oui, c’est ma faute. »

Kanna se promettait de trouver une solution, mais Junko savait qu’il n’y avait aucune solution médiane. Elles étaient tout simplement piégées ici, et Junko poursuivit :

« On ne peut pas fuir, Kanna... Les Kedamono nous retrouveraient. Ils ont des liens partout, ma chérie. Le seul moyen, c’est que je devienne plus forte. Si... Si Himeko s’en est prise à toi, c’est parce que... Parce que j’ai échoué, ma chérie. »

Que voulait-elle dire par là ? Junko refoula encore une montée de larmes, et reprit :

« C’était le marché. Les Kedamono nous offraient leur protection, et remboursaient notre dette, si j’offrais mon corps pour leur maudit rituel. C’est très important pour eux. Ce rituel est profondément ancré dans la tradition du village, et permet de lier la communauté locale. Il assure la domination des Kedamono dans toute la région, tout simplement. Ils m’ont entraîné... Mais je n’ai pas réussi à tenir. À chaque fois, je tombais dans les pommes... Alors... »

Junko se tut pendant quelques secondes. Elle sentait Kanna contre elle, lovée dans son dos, mais elle n’osait pas regarder sa fille. Elle avait tout simplement trop honte, trop honte d’avouer que ce qui arrivait à Kanna était exclusivement de sa faute. Certes, c’était Himeko qui avait décidé de recourir à sa fille, mais ce n’était qu’une conséquence logique.

« Les Kedamono ont décidé de t’utiliser aussi, pour m’aider dans le rituel... J’ai refusé véhément, mais, finalement, tout ce que j’ai pu négocier, ça a été que ce soit moi qui... Moi et Himeko qui... Enfin... Si ce n’était pas moi, ça aurait été tous ces sales porcs qui nous entourent... »

C’était terrible à dire, mais, ce que Junko avait fait, ça avait été par amour. Mieux valait que ce soit elle qui prenne la virginité de sa fille qu’un sinistre inconnu qui prendrait plaisir à la torturer.

« La seule solution, Kanna, c’est que je sois plus forte. Si je me sacrifie pour un rituel, notre dette sera rachetée. C’est la seule chose à faire... Que je tienne bon lors des préparatifs pour que jamais ces porcs ne mettent la main sur toi. Et, une fois ce rituel passé, nous pourrons quitter cette maudite ville, Kanna... Et peut-être qu’un jour, tu ne me verras plus comme la mère monstrueuse que je suis... »

Qui sait ? On disait que le temps pouvait tout guérir. Junko n’avait plus qu’à espérer que ce dicton était vrai...
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« Répondre #63 le: Décembre 11, 2017, 01:44:11 »

Quand ce cauchemar allait prendre fin ? C'était une bonne question car pour le moment, elles n'avaient rien à craindre mais ce n'était pas pour toujours alors tôt ou tard cela allait reprendre. Mais comment quitter l'enfer ? Une question pas si facile à répondre à vrai dire. Sa mère tentait de lui dire tout ce qu'elle savait, ce qui risquait de se passer avec leur maudit rituel, rien de bien envieux évidemment. Plus elle lui apprenait ce qui risquait de se passer, plus elle ne voyait pas ce qui allait arriver comme victoire pour elle mais ça ne faisait que la motiver à chercher la meilleure solution. Ni elle, ni sa mère ne devait être sacrifié à tout ses porcs consanguin ! Kanna avait bien conscience que des traditions pouvaient être importante mais cela n'avait rien d'une tradition, c'était barbare et cruel ! Puis au fond du gouffre, il y avait une carte qu'elles n'avaient pas jouée ? Une qui pourrait réussir même si l'approcher était plus facile à dire qu'à faire.

« Mineko... Elle n'est pas comme tout ses débiles, elle ferait tout pour nous aider à nous tirer de là après tout ?! Et si ça ne marche pas, on peut toujours s'en servir comme... comme une otage ? Bien entendus, on ne lui fera rien et on la tirait de cet endroit. »

Himeko avait relever une fialle, elle et sa mère était là pour éviter que sa fille ne subisse ça un jour donc elle n'était pas insenssible à la survie de sa fille ? Si Mineko serait à leurs côtés, pas en tant que jouet sexuel, elle pourrait servir à garantir leur survie puis une fois en dehors du village, elles pourraient fuir ensemble. Mineko aimait peut-être sa mère mais même en se connaissant que depuis peu, elle ne pouvait pas abandonner sa cousine et sa tante à ses porcs au nom d'une tradition débile ? Serait-elle d'accord avec le fait qu'elle et ses copines risquent un jour de finir comme ça juste pour faire plaisir à ses porcs pour un soi-disant Kami du village ? Ce serait étonnant.

« Il faut réussir à la faire venir, elle ne nous laissera pas tombée elle ! »

Cela était plus facile à dire qu'à faire car la mère et la fille ne pourrait sans doute pas quitter l'endroit où elles étaient enfermé mais Mineko finirait bien par s'inquiéter pour elle quand même ? Ça faisait plusieurs heures qu'elle avait quitter les cours, elle avait dû se poser des questions sur elle au moins ? Et qu'est-ce qui a été dit ? Elle était malade ? Il en fallait plus à des amies pour ne pas se voir, elle va sûrement chercher à la retrouver après tout. Mineko était surtout leur ultime atout accessible car sans ça, il reste quoi ? La police qui démantèle le tout ? Ce serait trop beau. La fin du monde peut-être ? Et encore...

« Je veux pas que tu te sacrifies... je veux pas... Tu es la seule qui me reste maman, si note propre famille nous traite comme ça... sur qui je pourrais compter après ? J'en veux à Papa, c'est à cause de lui qu'on a tout ça, à cause de lui qu'on a les dettes... Sans ses maudites magouilles, on aurait pu rester à Tokyo et se débrouiller, même si ça n'aurait pas été facile... »

Plus elle voyait cet enfer, plus elle ne pouvait pas nier que cela était à cause de son père et quel père irait vendre sa femme et sa fille à une mafia venue d'un autre pays ? Il ne restait que sa mère comme membre de sa famille. Elle pourrait effacer avec le temps ce que sa mère venait de lui faire subir car après tout, mieux vaut que ce soit elle que ses porcs... mais il lui faudra du temps. Mais pour l'instant, elle ne voulait pas rester seule.
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« Répondre #64 le: Décembre 17, 2017, 10:40:10 »

Sa fille proposa de fuir, en utilisant l’aide de Mineko. Junko resta silencieuse pendant quelques instants, toujours honteuse. Elle venait de faire l’amour avec sa fille, de la violer, de la mettre en danger… Quelle mère indigne pourrait faire ça ? La jeune femme refoula encore ses larmes, n’osant surtout pas admettre à sa fille que, malgré l’horreur de la situation, malgré l’indignité de ce viol incestueux, malgré l’infamie de sa position… Il y avait une partie de son être qui avait aimé ça. Cette partie faite de pure plaisir, ce « ça » frustré par un mariage où elle avait été une femme délaissée. Son mari ne l’avait pratiquement jamais touché, et, quand il le faisait, il était toujours ivre, de sorte qu’elle n’avait jamais vraiment pris son pied. Et Himeko la poussait à chaque fois jusqu’à l’orgasme, et même à plusieurs orgasmes. Quand tous les hommes lui étaient tombés dessus pour la séance de répétition, elle était tombée dans les pommes à force de jouir… Tout ça faisait réfléchir Junko, qui, quand elle redevenait lucide, se dégoûtait elle-même d’aimer ça, d’aimer le fait d’être traitée comme une chienne, et d’y succomber. Ces types étaient des monstres, et Kanna était convaincue qu’il fallait fuir.

Elle envisagea donc l’option de Mineko, la fille d’Himeko. Junko acquiesça ensuite.

« Oui, ton père était un pochetron incompétent… Mais il est mort. Et nous sommes au Japon, Kanna. La famille doit assumer les dettes des siens. Ton père était ce qu’il était, mais… Il était ton père et mon mari. »

C’était aussi simple que ça, et c’était une vérité incontestable. Junko avait beau haïr son époux mort, l’honneur lui interdisait de fuir. Elle était une Japonaise traditionnelle, à qui on avait enseigné la solidarité des dettes contractées pendant le mariage, la nécessité de se sacrifier pour le bien-$être de sa famille. Rapidement, sa main gantée de latex caressa la tête de Kanna, et plaqua son visage contre sa poitrine, non pas dans une arrière-pensée sexuelle, mais… Juste pour la réconforter.

« Mineko ne doit pas nous aider, Kanna. Je sais que tu tiens à elle, mais n’oublie pas… C’est elle et Himeko qui auraient dû servir initialement pour ce rituel. On ne peut pas fuir, Kanna, que fera-t-on ? Où ira-t-on ? Une femme divorcée avec un enfant… Je n’aurais que des petits boulots mineurs, et nous vivrons toujours dans l’insécurité de voir les créanciers de ton père nous retrouver. Et, crois-moi, ils sont beaucoup plus horribles que les Kedamono. Eux… Ils assurent notre dette, et nous adoptent, à condition que je me sacrifie pour ce rituel. »

La notion de sacrifice, encore… Mais Junko tint à rassurer Kanna, en déposant un baiser sur son front :

« Je n’y mourrais pas, tu sais, je dois juste… M’endurcir. Himeko t’a menacé pour me montrer qu’ils étaient sérieux, pour que je ne défaille pas. Je ne laisserai pas ces gens te mettre la main dessus, Kanna, je serais forte, je te le promets. »

Elle l’embrassa encore, avant de lui sourire :

« Ce n’est pas à toi d’endurer ça, mais nous ne pouvons pas partir. Nous devons verser notre tribut et régler nos dettes, tout simplement. »
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« Répondre #65 le: Décembre 29, 2017, 05:02:38 »

Kanna n'avait peut-être pas le plan parfait pour fuir mais elle cherchait des idées, du plus simple au plus improbable, ce qu'elle savait, c'est qu'elles devaient fuir, fuir de cet enfer avec sa mère et Mineko si possible. Elle ne connaissait pas sa cousine depuis longtemps mais elle ne méritait pas de prendre sa place. Elle était réaliste et ne pourrait pas sauver toutes les filles de son âge dans son école mais si elle pouvait au moins tirer Mineko de là, alors elle aurait agit comme une vraie famille, contrairement aux autres. Elle refuse de voir sa tante comme telle ! Ce n'était qu'une saleté méritant pire que la mort ! 

« Je croyais qu'ils avaient déjà payé la dette, d'où le fait qu'on soit prisonnier ici ? »

Elle avait donc mal comprit mais après ce qu'elle venait de vivre, on n'allait pas lui reprocher d'avoir mal compris quelque chose. C'était presque un miracle qu'elle ait quand même les idées clairs et qu'elle puisse parler comme ça de vive voix avec sa mère alors qu'elle avait aidé Himeko avec ce viol. Bien que sa mère semblait décider à se sacrifier pour payer leur dette, Himeko ne l'entendait pas de cette façon.

« Non ! Ce n'est pas à nous de payer pour ses erreurs à lui ! Et ce n'est pas à nous d'être sacrifié pour leurs traditions débiles ! Je m'en fous de ce qu'ils peuvent penser de toi ! Un père doit savoir éduquer ses enfants, il a mal fait son boulot et donc, nous on doit payer ? Non ! Et s'ils jouent sur les traditions, nous aussi ! Toi, tu n'avais pas le droit de dire quoi que ce soit, juste bonne à t'occuper de la maison, comment voulais-tu le changer s'il ne t'écoutait même pas ?! Si tu aurais osé dire quoi que ce soit, ça aurait été pire ! Et même si tu aurais ne serait-ce que le gifler pour lui remettre les idées en place, je suis sûr que ses débiles consanguins se seraient mis de son côté cette fois pour dire que ce qui me servait de père avait raison d'agir comme ça, et ni toi, ni moi, je devrai le contredire ! »

Kanna avait quand même le droit de ne pas être contente après avoir vécu ça. Mais en plus, elle était sûre de dire la vérité, que tout ça, tout ce cinéma, ce n'était ni plus ni moins qu'une mise en scène. Quoi qu'elles fassent ou qu'elles disent, elles auraient tort ! Voilà comment elle voyait les choses.

« Qu'ils nous fassent travailler, qu'ils nous donnent le minimum, je pourrais presque comprendre... Mais nous faire ça ? Je suis censé être sa petite fille et ce gros porc n'hésite pas à te jeter à me menacer à ses abrutis ?! Personne d'humain ne ferait ça ! Tu sais quoi... Je préfère mourir que leur servir de jouet... »

Une chose sûrement horrible à entendre pour une mère mais que ce soit ou sa mère qui subissent ça, c'était pareil pour elle. Kanna n'avait plus que sa mère comme véritable famille et elle attendait que la guillotine lui tombe sur la nuque. Pourquoi subir ça ? Comment sa mère se regarderait-elle dans un miroir après ça ? Elle va en devenir folle ! Kanna ne pouvait pas subir tout ça, tout simplement....
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« Répondre #66 le: Décembre 30, 2017, 10:13:46 »

« Ils ont payé la dette, oui, mais en prenant certaines garanties. Si je n’accomplis pas mes obligations, les créanciers de ton père reviendront nous prendre. »

C’était injuste, bien sûr, ignoble et cruel, mais c’était ainsi. Kanna avait du mal à l’accepter, réagissant comme une Occidentale, insistant sur la liberté. Junko l’écouta silencieusement, et, quand Kanna alla jusqu’à envisager de se suicider, plutôt que de vivre ainsi, sa mère réagit. Elle posa un doigt sur les lèvres de sa fille, la forçant à se taire, et fronça les sourcils, mécontente.

« Je t’interdis de redire un jour quelque chose comme ça, Kanna ! Tu me comprends ? JAMAIS ! Tu ne dois jamais songer à la mort, Kanna, JAMAIS ! »

Il était très rare que Junko hurle sur sa fille, tant elle l’aimait, et tant elle se sentait coupable pour ce qu’elle avait vécu, mais il y avait certaines limites qu’on ne pouvait pas dépasser. Maintenant son doigt sur ses lèvres, Junko reprit ensuite, son corps serré contre celui de sa fille. Il était important que Kanna comprenne bien la situation, et, surtout, que la fuite, en toute hypothèse, n’était pas la meilleure option possible. D’ailleurs, c’était même la pire. Au Japon, l’honneur comptait plus que tout, l’honneur, et le fait d’appartenir à une bonne famille. Junko avait grandi comme ça, contrairement à Kanna.

Elle enchaîna donc :

« C’est notre famille, Kanna. Ici, tu seras heureuse, tu vivras une vie épanouie, avec tes amis. Il faut juste que je me sacrifie pour ce rituel. C’est mon rôle de mère, Kanna, de me sacrifier pour toi. Une soirée à tenir, ce n’est pas si horrible. C’est comme ça, Kanna. Je t’interdis de vouloir fuir. Tu ne pourras rien faire seule, et moi, personne n’acceptera de m’embaucher. Une femme divorcée, avec une fille, qui fuit ses dettes... Ce serait une honte terrible, un poids que je me refuse à porter ! »

Junko secoua négativement la tête, comme pour rejeter encore plus les propositions de sa fille.

« Tu es encore trop jeune pour le comprendre, Kanna, mais... L’honneur est une valeur centrale, fondamentale, chez moi. Pourquoi fuir ? Pour aller où ? C’est ton père qui s’est endetté, mais j’étais sa femme, et tu es sa fille. Il n’en est pas digne, mais c’est sans importance, Kanna. Retiens bien cela : la famille sera toujours là pour te soutenir. Sans famille, tu n’es rien, Kanna. C’est la famille qui te soutient, qui t’éduque, qui te protège, et qui veille sur toi. »

C’était sa mère, c’était son rôle de l’éduquer. Tout en lui parlant, Junko caressait d’une main le visage de sa fille, et déposa un baiser sur son front.

« Je te promets que je te protègerai, Kanna. Ce qui s’est passé... Ce n’était pas contre toi, mais contre moi. Himeko... Elle voulait me montrer ce qui arriverait si j’échouais, et... Et je ne peux pas l’accepter ! Je réussirai ce rituel, je rachèterai les dettes de notre famille ! Ensuite, nous partirons si tu le souhaites... Mais nous ne partirons pas comme des lâches, Kanna, avec le poids de notre échec sur les épaules ! Ça... Ça, je ne le supporterai jamais ! »
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