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Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

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Auteur Sujet: Le cocon s'ouvre... La chrysalide se brise... [RP Abandonné]  (Lu 7434 fois)
Ludya
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Abyssian de l'espace


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*Depression intensifies*
« le: Février 15, 2015, 10:49:02 »

Nous sommes dans le fin fond d'un dédales de ruelles bien sombres. Très loin de l'animation et des jolies lueurs de la ville... Ici, l'éclairage public ne fonctionne plus où presque plus depuis longtemps, les bulbes d'anciens lampadaires ont été éclatés depuis des lustres. Peu importe car le courant qui les alimentaient est subtilisé, détourné sur les lignes à haute tensions. Nous sommes dans un endroit où la police ne fait certainement plus la loi. Elle ne pénètre pas aussi profondément dans ces lieux de non droit où seuls les plus forts où les plus rusés se font respecter.

Et pourtant c'est là... Où plutôt, c'était là. Si... Si si ! Avancez encore dans cette ruelle étroite et sombre... Prenez à droite, puis à gauche dans une ruelle un peu plus large et passez la vieille ford mustang croutée de rouille, encore quelques pas après quelques palissades en bois couvertes de lierres et vous apercevrez de loin le seul et unique lampadaire parfaitement fonctionnel au bout de ce qui devrait être un cul de sac... Et, si vous faites encore quelques pas...

Vous l'apercevrez.

C'est là, oui, au milieu d'un fatras de composants électroniques et mécaniques répandus au sol fonctionnant encore, encerclée d'un tapis de jouets qui sautillent à gauche et à droite, ici et là raccordés par des fils de cuivre qui ne sont parfois même pas isolés, perdue au centre de cette espèce de salle de jeu trône une cabine téléphonique que l'on devine avoir été volontairement couchée à terre. On se croirait presque dans un magasin de jouet ! Un train électrique ferait même sans cesse tout le tour de cette cabine. Lorsque le petit train passe sur certaines rails, le poids du petit train compresse des petits ressorts et certaines pièces se rencontrent pour faire contact, ça provoque des petits sons provenant d'un synthétiseur et ça formerait même pratiquement de la musique !

Mais faites bien ATTENTION ! Vous auriez tort d'aller lui dire qu'il s'agit d'une simple cabine ! Ah ça nion alors ! C'est LA Cabine d'exploration spatiale KR-6B Hornet Version 0.82 b ! Avec des tas d'ajouts étranges tout autour. Que ces ajoutes soient mécaniques oe électroniques.

Et c'est pas tout parce que dans la cabine y a un siège électrique réglable, des commandes sur le "toit" interne qui permettent de laisser se déployer une paire d'ailes en croix, qui ressemblent étrangement à celles de l'affiche placardée sur une des vitres latérales à l' intérieur. On y reconnaîtra un x-wing, ben oui Ludya se référence à ce qu'il peut et la seule documentation qu'il ait, c'est la technologie humaine. Puis il à regardé quelques films de science fiction en trouvant un vieux poste de Télé, un ancien lecteur VHS et des tas de cassettes dans une benne à ordure. Beaucoup de bandes étaient fort démagnétisées mais ça l'empêchait pas de regarder quelques films même si l'image sautait tout le temps.

Le plus drôle reste encore le train d’atterrissage qui surélève légèrement la cabine lorsqu'il déploie les ailes. Puis tout autour de la cabine y a encore plein de pièces, des moteurs de mobylette, de tondeuse, des moteurs électriques de toute taille qu'il à volé où été prendre à la casse et ramené jusqu'ici. Passant en revue toutes les technologies qui ont été fabriquées par les humains. D'abord y a eu ce qu on appelle des carburateurs pour les moteurs à essence, puis des tentatives d'injection comme sur les moteurs diesel de tracteurs ou de camions, injection monopoint avec hybride de carburateur pour l'air, puis multipoint et ensuite les z'humains sont passés à l'injection électronique... Il analysait tout, de la distribution aux pistons où encore aux pipes d'admission et d'échappement, des rasoirs électriques raccordés incessamment au courant et qui vibrent dans leur coin, et on ne sait pas trop pourquoi un dentier électrique lui aussi sautille en claquant des dents dans un coin.

Mais y a tout de même une certaine organisation dans ce foutoir ! D'un coté tout ce qui est moteur mécanique à 2 temps et a 4 temps, même qu'il est parvenu à faire la différence entre le diésel et l'essence à force, d'un autre tout ce qui est moteurs électriques de la plus petite à la plus grosse taille et un coin bien plus propre et organisé où il à disposé des transistors, des émetteurs, récepteurs, tels que des radios, des talkies walkie et une cibie ! Même des antennes satellites arrachées aux murs et des téléphones de toute sorte, filaires comme mobiles et une grande partie ont été démantibulé, déconstruit comme s'il cherchait à en comprendre le fonctionnement ! Et c'est bien ce qu'il essaye de faire.

Il essaye d'apprendre tout seul en trouvant de temps en temps les livres techniques des appareils qu'il subtilise et par chance il à l'esprit très éveillé, mais comme pour tout c'est fait de tests et de beaucoup d'erreurs plus que de réussites, et en général c'est si loin et si perdu ici dans ce coin de rue paumé qu'on lui fiche la paix. Oh y a bien eu deux ou trois grands humains malpolis qui sont venu le déranger mais ça s'est très vite réglé quand il à utilisé ses mains pour créer une ombre inquiétante sur le mur et utilisé des hauts parleurs et un enregistreur avec lequel il a modulé le grognement d'une bête infernale avec le synthé pour ficher la trouille à ces abrutis !

Héhé ! Ca oui il était pas peu fier de son petit coin de chez lui la, un peu comme ces enfants qui se construisent des modules dans le fond du jardin avec des tables des chaises des parois où bout de trucs trouvés ici et là et s'amusent à tout assembler pour se fabriquer une sorte de cabane, ben c'est un peu ce qu'il avait fait lui aussi, un petit bout de paradis fait de rêves et d'espoirs.

Mais tous ces efforts partaient évidemment du désir de rentrer un jour chez lui. C'est sans aucun doute pourquoi il avait rassemblé tout un tas de matériel de communication, Ludya avait encore beaucoup d'espoirs et, bon... Faut bien le dire... De naïveté à ce moment là... et il en avait bien le droit non ? D'ailleurs cette cabine téléphonique transformée en était bien la preuve, ça lui fixait un but en dehors d'une survie difficile.

D'ailleurs parlons en de sa survie. Il se permettait tout juste de se nourrir en volant de la nourriture dans les pâtisseries, les boulangeries, les boucheries et il faisait cuire sa viande sur des résistances de sèche cheveux raccordés au courant, la grande débrouille quoi ! Et il s'en sortait plutôt bien seul dans son petit monde. Son petit monde de petites loupiotes de couleurs qui s'allumaient partout à l'intérieur de sa cabine et à l'extérieur aussi.

Ludya cherchait absolument dans toutes les références humaines si il pouvait réellement se construire un vaisseau pour quitter cette planète mais plus il avançait et plus il avait l'impression que les humains avaient pas du tout développé de technologie capable de faire ce qu'il a vu dans les films qui lui avaient tant donné d'espoir.

Et... Y a des soirs comme ça... Des soirs un peu tristes où ça lui donnait des angoisses, le faisait douter au point d'un peu craquer et se retenir tout juste à la limite de pleurer.

Mais vite pour oublier il se remettait d’arrache pied au travail le lendemain, très tôt le matin il se rendait dans des casses automobiles où des parcs à conteneurs où des parcs de recyclage de métaux pour voler ce qui semblait encore être en bon état et ramener encore tout plein de choses qu'il allait pouvoir décortiquer et essayer de comprendre. Ça le motivait beaucoup, ça oui ! Son regard était sans cesse illuminé par l'envie d'apprendre et de découvrir et il écoutait aussi des émissions à la radio quand il parvenait à capter une fréquence et comme un abruti il essayait d'y répondre en changeant l'antenne de direction et utilisant l'émetteur de la cibie. Une seule fois il à dérangé les communications du SHIELD, de la police et des millitaires en faisant ça pour rire et se moquer un petit peu d'eux alors qu'ils semblaient bien occupés.

Mais tout à une fin... Et souvent lorsqu'elle arrive la pluie n'est jamais bien loin.

Il n'était pas difficile de comprendre que la créature vivait là depuis un certain moment. Ce petit coin de rue, ce cul de sac abandonné où il pouvait compter sur la seule compagnie d'un ancien modèle de Ford mustang bien croûtée par la rouille et les péripéties aussi idiotes qu'amusantes d'un être aussi étrange n'allaient pas demeurer insoupçonnées ni repérées des années.

Etait ce hier, aujourd'hui où... était ce demain ? Quand et comment n'avaient plus d'importance.

Une gerbe d'étincelles tombe du ciel, provenant de l'entrechoc de câbles haute tension, directement arrachés au transformateur et crachant régulièrement une pluie de lumière dont chaque grain éparpillé rebondit et meurent alors en roulant à terre.

Les rêves... L'innocence et la naïveté ont été brisés... L'impact des balles s'en est d'abord chargé, et le poids des semelles sur les plastiques éclatés l'ont achevé. Les égouts de la ville ont alors englouti les larmes et le sang. Comme autant de jouets que cet être à soigneusement remis en état avec une patience que n'expliquerait seulement la passion et l'envie de bien faire. Ils les détruisent. Les uns après les autres... Avec tant de maladresse, de lourdeur et d'indifférence pour l'attache sentimentale que l'Abyssian aurait put y lier... Un autre jouet, un autre pied... une autre semelle broie et brise... De ses jouets... Voitures... Petits robots, vaisseaux... maquettes motorisées...  Et parmi les jouets brisés, dont le plastique fume encore après le passage d'une balle, dont les moteurs électriques crient et tournent encore malgré l'écrasement du poids d'une semelle, les bris de vitres jonchent aussi le sol. Dés lors on aperçoit la pupille d'un oeil observant à travers l'un des trous faits à travers une autre vitre, puis l'on s'éloigne... Le bout du canon d'une mitrailleuse casse les morceaux de verre restant sur le montant et l'on se rend compte que la vitre brisée faisait partie d'une cabine téléphonique allongée à terre. Et pas n'importe quelle cabine téléphonique... Vous le savez bien... C'était la concaténation de tous les espoirs d'une créature qui espérait en faire la cabine de pilotage de son tout premier vaisseau spatial. Ah... oui... Mais... Maintenant elle était criblée de balles et pas que de petits calibres, certaines ont même du percer le châssis.

Des lampes torches éclairent dans tous les coins, on donne des ordres, on se bouscule... Des faisceaux de lumière agités ne trouvant décidément pas ce qu'elles étaient venu chercher jusqu’à ce qu'elles s'arrêtent sur quelques traces de sang.

Au loin on entend l'allure ralentie d'un moteur puissant, d'un véhicule lourdement blindé et on entend les pas lourds d'une division qui elle aussi est lourdement équipée et armée. Des rangées de phares longue portées éclairant soudainement toute la ruelle. Bien qu'ils n'aillent rien trouvé, bien qu'ils aillent blessé la cible ils ont quand même tout détruit. "Décontaminer" qu'ils appellent ça... Comme si... Comme si, j'étais... Une bactérie... Un virus... Une maladie.

Le lendemain puis... Le surlendemain... Peut être même pendant trois... jours ? ... Non, heh, Y ne sait plus... Ludya en à perdu la notion du temps. Il est resté là a observer les vestiges calcinés de ce qui restait de l'éphémère passé qu'il s'était construit ici. Il pleuvait toujours à un moment de la journée et c'était sans doute ces moments là qu'il redoutait le plus. Car il était difficile de distinguer si de la pluie, où des larmes coulaient sur ses joues à ces moments là mais on pourrait aisément deviner que la pluie libère le chagrin. Ca fait longtemps qu'une main appuyée contre une gouttière s'empêche le corps de tomber. Elle avait déformé le métal où Ludya s'était appuyé. Tout avait été décontaminé au lance flammes... Quand on à mis autant de temps... Quand on s'est investi comme ça et qu'on vous blesse et vous reprends tout... Ces humains... C'est... Ça lui est passé à travers la tête... Vous comprenez ? Ah tout ça, toutes ces petites choses étaient à lui, c'était son premier et peut être son dernier chez lui. Alors oui c'est... ça... ça lui à traversé la tête même quelques secondes... Peut être quelques secondes de trop mais... Ca oui, il se voyait... Il se serait bien vu "décontaminer" la terre des êtres humains à son tour.

Quelques minutes... Quelques heures... GRRrr... Oui il s'était vu s'enflammer, redevenir cette torche plasmatique qui fondrait l'oxygène terrestre en moins de quelques heures... Transformant rapidement l'atmosphère en fournaise solaire et laisserait s'asphyxier des milliards d'êtres humains... Les doigts de cette main qui s'appuyent... Ils avaient complétement tordu la gouttière. Ses doigts passés au travers s'étaient enfoncés dans la brique allant jusqu'a en perforer le mur... Des détonations d'air provenant de l'épicentre de sa personne entre ses pieds surélevaient ses vêtements par flappements d'air ascendants, des bourrasques de feuilles mortes volant en petites tornades ici et là dans la ruelle se déplaçent avec une turbulence qu'on devinera nerveuse et changeante, chaotique. Celà semble se calmer un peu lorsqu'il aperçoit un petit chien abandonné s'approcher.

Le chiot fouillait dans les poubelles... Lorsqu'il leva les yeux il aperçut une nuée d'oiseaux s'envoler depuis une corniche puis un chat sauter d'un toit à l'autre... Alors qu'il était à deux doigts de se laisser emporter par ses émotions... Ludya vit s'approcher le chiot près de sa jambe et cela lui rappella alors que la terre n'était pas peuplée que d'humains.

L'Abyssian ferma les yeux en ayant tendu le visage vers le ciel, arrachant la gouttière d'un mouvement brusque de la main il laisse enfin l'eau de pluie qui s'en échappe lui arroser le visage, l'eau ruisselant sur le reste de son corps emporte sur les pavés de la ruelle du sang dilué provenant d'une blessure. Le chiot s'approche, c'est un petit Golden retriever croisé avec autre chose qui lui donne une allure un peu plus chétive il s'assoit... Il l'observe et puis jappe pour attirer l'attention de Ludya.

Fouillant dans sa poche Ludya trouva une de ses dernières barres vitaminées qu'il essayait de garder pour un possible voyage dans l'espace ! Toute sa réserve ayant été brûlée dans les compartiments de sa cabine... enfin... prototype... Bon... ça n'a plus d'importance maintenant... Il hausse les épaules et s'accroupit pour tendre la moitié de sa barre au chiot qui s'agite, remue la queue puis qui fait quelques tours sur lui même, un sourire illumine enfin les traits un peu tristes de l'Abyssian.

Après quelques petites hésitations la jolie petite chose s'approche... Et s'approche... penchant la tête d'un coté pis de l'autre et au moment où il allait mordre dans sa barre ;

Ludya perçut un sifflement... Et pas n'importe quel sifflement.

Dans l'atmosphère humide du matin la trajectoire de cet objet fusant à une vitesse folle laissait une trace de condensation vaporisée dans son sillage. Perçant l'humidité de sa chaleur.

Du sang éclata au visage de Ludya... Ce ? P... Pas le sien...

Il venait d'éclater.

Le chiot éclata sur place... Projetant des os, de la chair et du sang dans tous les coins...

D'où ? hihi... Quoi ? C... Comment ?

Ludya venait de voir éclater la pauvre petite chose comme au ralenti en se revoyant la scène plusieurs fois de suite... Bouche encore entrouverte, hébété et ne comprenant encore rien où refusant de comprendre qu'une balle d'un gros calibre venait de... Il ne comprenait pas... Juste pas la violence... Il ne comprenait pas hihi... Il ne comprenait pas pourquoi... Qui comprendrait ? Pourquoi ?

Pourquoi ? ... Mais... Mais juste... pourquoi ?

Sa barre vitaminée glissa hors de ses doigts.... Il regardait ses mains pleines de sang... se répétant -pourquoi ?- Il croisait ses mains et attrapait ses épaules en se posant encore cette même question... Tandis qu'une autre balle le rate de peu. Les anciens pavés de la ruelle se mirent à trembler à l'approche d'un véhicule lourd venant condamner la ruelle...
« Dernière édition: Janvier 27, 2016, 11:26:20 par Ludya » Journalisée
Shad Hoshisora
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« Répondre #1 le: Février 17, 2015, 08:47:00 »

Quelle magnifique journée ! Le soleil était actuellement à son zénith, irradiant de ses raies lumineux la capitale si bien nommée Nexus. Une légère bise flottait dans l’air, rafraîchissant les corps et les esprits.  Ainsi, malgré la chaleur en ce jour quelconque, il n’était pas obligatoire de rester prostré dans l’ombre pour éviter une insolation. La place publique marchait bon train, comme à son accoutumée. Les vendeurs d’étalages criaient, vendaient les mérites de leurs marchandises, que ce soient de simples fruits et légumes que de futurs esclaves.  Il n’était pas bon vivre d’être une Terranide à Nexus et pourtant la Louve s’y promenait avec une certaine aisance.  Ou du moins, elle se faisait assez discrète pour pouvoir marcher en toute impunité au sein de la cité. Vêtue de sa tenue se rapprochant de celle d’un mercenaire assassin composée de cuir noir. Quelques broderies étaient également présentes, la plus importante étant celle stylisant une tête de loup dans son dos. A sa ceinture pendaient une bourse en satin où on pouvait ouïr le tintement distinctif des pièces d’or. Et de chaque côté de cette même ceinture reliée par une boucle de métal  se trouvaient également les dagues de la Louve.  L’ampleur de l’habit lui permettait en outre de laisser sa queue à l’air libre, cette dernière étant dissimulée par le vêtement en lui-même. Et pour ses oreilles, ce n’était rien de moins que la capuche relevée qui les cachaient aux yeux des curieux. L’Okami n’était pas la seule à porter un tel accoutrement. Il lui était donc aisé de se fondre dans la masse sans attirer l’attention.

Ses pas s’arrêtèrent devant un établi où elle observa un instant les articles présentés. Grimoire, gri-gri, armements de mauvaises factures. Le vendeur essayait tant bien que mal de vendre des bibelots à des incrédules et cela marchait. Ne disant rien, la Louve se contenta d’observer quelques instants avant de s’éloigner de l’étalage, marchant d’un pas absent au sein de tout ce brouhaha. Tout était calme, trop calme même. Pendant un bref instant, Shad songea à repartir quelques temps dans les contrées du chaos, dans les Terres Sauvages pour y découvrir de nouvelles contrées, de nouvelles cités. Pourtant, cette pensée ne l’effleura que l’espace de quelques instants. Ou du moins, ce n’était pas une chose qui la motivait maintenant.  Non, ce qu’elle voulait c’était faire quelque chose qu’elle ne faisait pas souvent, passer un peu de bon temps sans se soucier de rien.  Elle s’arrêta à nouveau, paumes levées vers le ciel. Un fin éclat lumineux scintilla sous les rayons du soleil, le métal de ses lames cachées au niveau de ses poignets venaient de reflétaient la lumière. La Louve cligna des yeux et poussa un léger soupir avant d’esquisser un fin sourire. Pourquoi diable n’y avait-elle pas songée plus tôt ? Elle était maintenant en mesure de voyager à travers les plans. Avec une telle faculté pourquoi ne pas se rendre sur Terre tout simplement ? Et il y’en avait des choses à faire sur Terre ! Le cinéma par exemple ! Cela n’existe pas à Nexus et s’avachir dans un fauteuil pour regarder une petite œuvre cinématographique n’était pas une idée si déplaisante. Voilà donc une petite idée de passe-temps !

Ravie d’avoir trouvée de quoi s’occuper, la Lycane repris sa marche, s’éloignant de la Place Publique. Ses pas résonnaient sur le pavé nexusien, la menant vers une petite ruelle à l’écart. S’assurant que personne ne la suivait ou que personne n’était dans les parages, la lycane se regarda dans un premier temps. Se rendre sur Terre dans un tel accoutrement risquerait d’attirer l’attention. A moins qu’elle tombe sur un jour de cosplay mais elle ne voulait pas tenter le Diable.  Elle n’avait donc qu’une solution, créer une illusion autours d’elle. Un sort qu’elle ne maîtrisait pas réellement et qui pouvait à tout moment s’évaporer. Et surtout qu’elle n’avait jamais essayé, ne sachant réellement si elle aurait le résultat escompté. Prenant une inspiration, la Louve se concentra et se mis à marmonner quelques paroles. L’objectif était d’apparaître vêtue comme n’importe quelle terrienne, pantalons et simple tee-shirt, sans armes, sans oreilles ni queue d’animal. Tout en terminant sa phrase, la lycane chercha un endroit où voir son reflet. Et ô miracle ! Le sort d’illusion semblait marcher !  Mais elle savait également que ce dernier pouvait s’évanouir à tout moment. Bah ! Après un film ne durait jamais une journée entière ! Tout comme son corps, son or avait subi une légère modification se faisant passer pour de l’argent terrien. Après tout, une séance de cinéma n’était pas gratuite. Presque impatiente de prendre du bon temps, la « Terranide » ouvrit un portail et traversa ce dernier, arrivant rapidement dans une ruelle sombre de Seikusu. Autant débarquer dans un  lieu à l’écart plutôt que d’attirer les regards en se téléportant en plein centre-ville non ?  Se mettant en marche, la Lycane s’arrêta subitement en entendant un coup de feu. Piquée dans sa curiosité, elle se dirigea vers la source de ce dernier avant de voir son chemin bloqué par deux agents de la sécurité, arme en main.

« Circulez ! Il n’y a rien à voir ! «

Oh  que si il y’avait quelque chose à voir ! La Louve tenta de voir en se penchant sur le côté mais les deux hommes postés devant elle lui bloquaient la majeure partie de sa vision. Elle faillit lâcher un grognement mais se retint de justesse. Comprenant parfaitement qu’elle ne pourrait pas forcer le passage, elle hocha simplement la tête en signe de compréhension et s’écarta du lieu de l’action.  Pour mieux le contourner. S’assurant d’être hors de vue, l’Okami s’était faufilée dans une ruelle annexe se postant devant un des murs faisant la façade d’une habitation. Attrapant la gouttière et prenant appui sur le mur, elle s’élança grimpant la dite façade pour arriver sur les toits. Le peu de lumière la rendait pratiquement invisible et ses aptitudes à la chasse lui permettaient de masquer le bruit de ses pas sur les toits. Avec vitesse, elle se déplaça d’immeuble en immeuble pour arriver pile au-dessus du lieu de l’action. Sa queue invisible au terrien se mis à onduler doucement derrière elle, comme si elle marquait l’intérêt de sa propriétaire. Voilà qui était intéressant ! Bien plus qu’un film ! Son regard se porta en contre-bas sur une silhouette tremblante où trônait à ses pieds une flaque de sang.  Plissant les yeux, la Lycane put voir quelques morceaux éparpillés ici et là. Des morceaux ressemblant à un petit chien. Voilà donc l’origine du coup de feu….

Un autre bruit attira cette fois son attention. L’arrivé d’un véhicule blindé bloquant la ruelle de sa masse. A peine était-il arrêté qu’une douzaine de soldats sortirent de son antre, se déplaçant pour former un arc de cercle à l’apparence impénétrable. Armes en mains, gilets pare-balle, lunettes de visons infrarouges…Ces hommes étaient préparés pour effectuer un assaut en ce lieu sombre. Mais contre qui ? Le regard de la Louve se déplaça vers l’être prostré à l’opposé de la ruelle.  La curiosité titilla son esprit. Qui était-il ? Ou plutôt qu’était-il ? Malgré l’obscurité elle pouvait discerner que ce n’était pas un humain. Ni même un être qu’elle connaissait. Et cet être semblait irradiait de colère. Au sens propre comme au sens figuré. Que devait-elle faire dans une telle situation ? La réponse vint d’elle-même. Observer et attendre, agir en conséquence de cause. L’Okami ne voulait pas se jeter au milieu d’une mêlée avant d’avoir bien réfléchi. De plus un rapide regard sur elle-même lui permis de constater que le sort d’illusion s’était dissipé. Un domaine auquel elle devrait plus se concentrer à l’avenir. Quand elle aura le temps.

« FEU ! TIREZ ! »

L’ordre venait d’être lancé et immédiatement des balles fusèrent vers la cible isolée. Et à cet instant, Shad se demandait comment cet être allait pouvoir éviter une telle rafale.
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Ludya
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« Répondre #2 le: Février 18, 2015, 08:53:02 »

Alors ils n'ont même pas attendu un peu... L'unité à tiré tout de suite ? Ils n'ont pas pris le temps de communiquer avec l'entité... Pas de sommation ? Ils devaient savoir ce qu'ils affrontaient, où ils étaient très bien informés.

Des bris de verres fumés partout au sol. D'autres impacts de balles achèveront la monture de ses lunettes d'ingénieur soudeur, arrachées par la violence des rafales à celui qui les portait... Il y eut beaucoup de balles, oui... Mais en définitive très peu de sang... Pour être exact seules les deux premières balles ayant atteint la cible ont produit une effusion de sang par terre mais très vite, la quantité de tirs concentrés au même endroit à surélevé de la poussière et il n'était pas très difficile de comprendre que toutes les autres balles n'avaient soit pas atteint leur cible, où ne lui avaient pas causé autant de dommages que les toutes premières qui durent le surprendre.

De ce qui sera encore visible... La silhouette ombrageuse perçue dans ce rideau de poussière... On devine qu'autour de son corps, c'est la veste de Ludya que l'on peut perçoit s'agiter, être secouée et étirée en tous sens par les rafales de tirs, des lambeaux de cette veste se déchirent et s'éparpillent sur les cendres de ce qui fut son chez lui.

Un son de cloche retentit...

Quand les canons se turent, ont put entendre les cloches d'une église sonner au loin... Où était ce ici ? Plutôt.. Dans cette ruelle ? Juste après quoi, des ampoules perçèrent l'écran de poussière. Une paire de phares clignotèrent en ayant du mal à s'allumer après les quelques essais d'un vieux démarreur et d'un moteur crachotant. Et lorsqu'ils firent tout feux de leur éclat ils éblouirent quelques soldats à travers l'épaisseur de la poussière.

Un moteur se mit à vrombir haut en régime en accompagnant les premières notes de l'élévation de la musique, la suspension usée et les silent blocs arrachés accusaient durement chaque coup d'accéllération, la carcasse d'une vieille Ford mustang des années 70 complètement rouillée se mit à tanguer d'avant en arrière sous les embardées d'un vieux moteur enragé par sa propre puissance étouffée et qui peinait à dégomer ses cylindres, mais bientôt les segments des pistons se dégripèrent et le régime fut beaucoup plus agressif, nerveux et régulier.

C'était bel et bien la radio du véhicule qui émétait certaines parties de musique comme si elle était elle même devenue un être vivant cherchant à communiquer depuis ses diffuseurs.

AC / DC - Cause i'm T.N.T ! ♪♫

'Cause I'm T.N.T. ! I'm dynamite ♪

S'ils furent surpris de voir cet enfin se mettre en route dans un premier temps, aussi furent-ils rapidement rappellés à l'ordre par intercom, les assurant qu'il ne devait s'agir que d'un stratagème d'intimidation de la cible.

T.N.T ! And i'll win the fight ♫

Pendant qu'ils tirèrent en démolissant la voiture pour l'atteindre, cette musique accompagna brièvement leur tentative, les faisceaux longue portée éclairèrent la ruelle et on put entendre résonner une très vieille musique quand le tableau de bord et le cadran de l'ancienne radio s'illumina à l'intérieur de la voiture. Les ampoules des phares fonctionnaient encore très bien et la lumière projetée des phares poussés en position de nuit était éblouissante, la musique qui se mit en route commença exactement à la 13 ème seconde de sa plage jusqu'a s'éteindre à peu près à la 27 ème ou 28 ème seconde. :

Oh baby, An Abyssian is here to stay, It will never die. I don't care what people say, an Abyssian is here to stay. ♪♫

Ils en profitèrent pour recharger leurs armes et sans la moindre hésitation ils se mirent à tirer sur le véhicule vrombissant, cassant les pare brises avant et arrière, trouant le capot et brisant les phares, trouant le radiateur qui émit une vapeur blanche, un morceau du pare choc tomba au sol...

Et lorsque le véhicule relâcha toute la puissance de son moteur lorsque le frein à main fut lâché... La musique revint au titre précédent, délivrant la suite de son message depuis la 65 ème seconde du morceau :

T.N.T ! I'ma Power Load ♪

La voiture fondit vers le peloton dont les plus réactifs s'étaient attendus à ce que le véhicule fonce sur eux, néanmoins deux d'entre eux se firent attraper par la voiture, l'un passant par dessus et l'autre sous les roue.

T.N.T. ! Just watch me explooooooooode ♪♫ Yeah !

La voiture enflamée et par les tirs et par un moteur perdant son carburant et son huile continua sa course folle jusqu'a ce qu'elle percute à une vitesse folle le blindé à l'entrée de la ruelle, l'explosion s'effectua à l'impact et fit bondir le blindé sur ses chenilles, envoyant des morceaux de métal brûlant partout dans la ruelle, certains d'entre eux se fichant dans les membres, blessant les soldats n'ayant pas pris la peine de se baisser.

On aurait pu croire que tout était fini... Et pourtant... Les flammes et le métal en fonte n'en ont pas encore fini de délivrer un dernier message.

Une silhouette se forme dans la fournaise infernale de l'essence, des plastiques fondus, du métal brûlant de la voiture qui laisse entendre son tic-tic-tic régulier dilaté par la chaleur... On pouvait entendre le moteur mourrir lui aussi, tourner très lentement et si l'on écoutait bien, on pouvait même entendre chaque fois qu'un piston venait percuter la culasse du à l'allongement des bielles sous la chaleur du bas moteur un peu comme les derniers battements de coeur métalliques de la bête motorisée aux abois.


Cette silhouette était reconnaissable mais décidément plus imposante que le jeune Abyssian précédemment accroupi dans la ruelle. Il marche. Une allure lente sous laquelle on devine cependant une immense rage tranquille bien qu’implacable... perçant le nuage de fumée, les flammes léchant sa silhouette... Les flammes soulignant la puissance courbe et compacte des muscles impressionnants ornant le corps de l'Abyssian.

Alors que les plastiques du tableau de bord fondent, la radio crache alors une ultime complainte :

I'm not a slave, to a world that doesn't give a shit.

But I'm not a slave to a god
That doesn't exist
But I'm not a slave to a world
That doesn't give a shit

And when we were good
You just closed your eyes
So when we are bad,
We'll scar your minds

Fight, fight, fight, fight...


Le son de la radio mourut dans les flammes, fondant avec les dernières notes distordues de cette musique.

Si Ludya était naturellement quelqu'un de bon... Qu'il soit très rare de le voir en colère... On imagine très difficilement qu'une gentille personne comme lui puisse faire appel à ce genre de sentiments. Et c'est d'ailleurs ce qui la rend d'autant plus surprenante et impressionnante lorsqu'elle se lâche. Une colère telle qu'elle n'avait pas lieu d'avoir de forme où encore de style bien défini... Elle ne s'exprimait pas par la parole, encore moins par une expression haineuse sur le visage, bien qu'il soit clair que ses sourcils soient franchement froncés et que son regard jette une ombre foudroyante et assassine... Elle s'exprime d'autant plus par la démesure de la puissance qu'il dégage, de l'énergie qu'il brûle et l'impact lourd des coups portés... Des coups tonnants dans le ciel et qui broieront le métal en faisant trembler le sol.

Elle s'exprimait aussi par le tressautement nerveux d'un vêtement par engouffrement d'air le long de son corps, de ce qu'il reste d'une veste carbonisée... Trouée... Du cuir noirci qui claquait durement par agitation d'énergie et dépressions d'air contre son corps, les flammes même étaient avivées par l'air qui se dégage.

Colère Abyssale venue des tréfonds de l'univers... et au delà...

Les balles se remettent à fuser et pourtant aucune blessure n'est à noter... Elles semblent s'écraser à la surface du corps de la cible. Si après leurs passages certains calibres ne laissent eux, par contre aucunes marques... D'autres plus larges, véloces et lourds laisseront de petits contours rougis. Exactement comme lorsqu'un humain se prend l'impact d'une balle de paintball. Cela se voit à l'arrête rouge du contour d'un hexagone légèrement renfoncé à la surface de la peau du spécimen, d'autres fragment de ces hexagones formant une nano armure finiront bien par se briser et tomber comme de petites écailles pas plus épaisses qu'une feuille de papier et pas plus grande que quelques millimètres de diamètres. Elles sont rapidement remplacées par un autre se reformant quelques secondes plus tard et il y a peu de chance qu'une balle l'atteigne exactement au même endroit à moins d'avoir le canon de l'arme directement pointé sur cette infime parcelle du corps.

Puis, quand bien même à cet instant un calibre capable de perforer l'acier où quelconque munition antichar l'atteindrait, si celui ci pénétrait cette armure elle se ficherait dans la densité cellulaire des fibres musculaires autrement plus denses que celles d'un humain chez l'Abyssian avant même d'atteindre un os où le moindre organe vital.

Même si c'était un peu tard... Certains eurent tout de même un déclic en réalisant que leurs armes étaient ineffectives et abandonnèrent les tirs en rafale, préférant essayer de monter sur le char.

La paume ouverte de Ludya attrapa le casque du premier soldat lui barrant la route, l'empreinte digitale des doigts de l'Abyssian devinrent rouge fonte puis bleu plasma, passant au travers de l'alliage de son casque comme une lame passant au travers de la margarine. Le geste... La main n'avait pas été apposée très longtemps mais l'on vit tour à tour fondre le plastique sous l'acier du casque, le métal se mêler a la peau enflammée du visage du soldat qui désormais hurlait de douleur en essayant de s'arracher un casque fondu sur son visage, dans sa chair... Et bientôt ses os. Se brûlant et se fondant derechef les gants et les doigts qui avaient essayé d'extirper ce casque devenu un piège mortel pour son porteur.

Ce fut son poing qui s'enfonça ensuite dans le plastron d'armure pourtant épais, un coup de poing d'une brutalité perforante fini d'une torsion du poignet qui laisse entendre le métal de l'armure hurler une sombre plainte, comme celle du chassis d'une voiture tordue par la rencontre d'un train très lourd lancé à vive allure. Les doigts de ce poing fermé s'embrasent, l'avant bras entier de la créature s'illumine d'un jaune fonte jusqu'au rouge jusqu'a hauteur de l'épaule et l'humain brûle depuis l'intérieur de sa carcasse de métal !

Les tirs n'ont pas discontinué, le poing toujours enfoncé dans le soldat brûlant vif, L'Abyssian continue d'avancer avec ce même calme dangereux en se servant de celui ci comme d'un bouclier...

« Dernière édition: Février 18, 2015, 09:43:31 par Ludya » Journalisée
Shad Hoshisora
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« Répondre #3 le: Février 22, 2015, 03:50:35 »

Située toujours en hauteur, la Louve semblait regarder la scène avec un calme déconcertant. Se positionnant même sur le rebord du toit, elle se pencha légèrement plus en avant, ses mains posées en guise d’appui, ses griffes rentrant légèrement dans la pierre de l’édifice. Les faibles lumières des environs ne permettaient guère de la voir distinctement et elle profitait ainsi de cette invisibilité pour observer le carnage qui se déroulait à quelques mètres en-dessous d’elle. Comment n’aurait-elle put pas être surprise en entendant la vielle voiture, une épave même se mettre en route ! Le moteur vrombissant bien que difficilement, le poste radio jouant des pistes de musiques semblant être en symbiose avec l’état actuel de la créature pourchassé ! La Louve sur le coup n’avait pas pu définir si c’était le fruit de son imagination, si tout cela n’était qu’un pur hasard que tout soit lié ou si, cet être, auparavant si calme et dont une colère, sourde mais intense, avait quelque chose à voir avec le choix des pistes audio.  Dans tous les cas, l’atmosphère qui se dégageait de cette ruelle était macabre, sordide. A la place des soldats, que l’Okami trouvait bien trop confiant, elle aurait pris plutôt la judicieuse solution de s’en aller et ne pas essayer de combattre un ennemi qui en toute l’occurrence avait un sérieux avantage.  La magie n’existait pas ici, pas sur Terre ou du moins à une plus faible fréquence que sur Terra. De ce fait, les Terriens avaient plus l’habitude d’utiliser les armes à feux. Mais voilà, que se passait-il quand ces armes étaient inefficaces et que la cible avait des capacités hors-normes ?

La réponse était très simple : Une défaite cuisante. Pour sa part, le dénouement de cet affrontement était déjà scellé. Les balles d’imposants calibres étaient tirées, traversant le corps du défunt soldat devenu qu’un amas de chair carbonisé, rebondissant sans causer le moindre dommage sur la peau de l’abyssian. Et Shad l’observait, s’approcher du char, s’approcher de ces humains trop vantards qui allaient subir une défaite cuisante et même connaître leurs dernières minutes d’existences. Devrait-elle les aider ? Les protéger de ce fléau ? De cette créature qu’elle n’avait jamais vue ? La réponse était déjà toute trouvée pour la Lycane. Non. Malgré la situation, il était parfaitement clair que le partie qui méritait le plus son attention et celle de l’Abyssian.  Notons aussi que sa petite aversion envers les humains de par leurs réputations sur Terra ne jouaient pas en la faveur de ces derniers. Encore moins quand elle sentit une balle lui effleurait la joue, une attaque manquait sous peu. Surprise, la Louve laissa son regard s’abaissait pour voir un soldat, arme à la main, l’embout encore fumant pointée vers elle. Sans un mot, elle posa  une de ses mains contre sa joue, y sentit un peu de liquide s’en écouler et nota les lunettes à vison nocturne que le soldat portait sur lui. Voilà donc comment il avait pour si facilement la voir ! Pourtant elle n’avait rien fait ! Elle n’était pas intervenue, ne s’était pas interposée alors pourquoi avoir tenté de lui tirer ? Ou non, pourquoi lui avoir tiré dessus ? A ces questions, la Louve émis un grognement, fit apparaître une minuscule boules de flammes d’à peine 1 centimètre sur le haut de son index tendu en l’air et dans un geste rapide, comme si elle désignait son agresseur, elle » tira ». La boule fila, telle une balle de revolver tirée et frappa l’humain de plein fouet. L’emplacement de l’attaque  se mis à brûler instantanément, la brûlure se propageant sur le reste du corps dont le propriétaire émettait des cris de douleurs couplaient à ceux de ces collègues qui se voyaient acculés par l’Abyssian ivre de colère.

Mais sa propre attaque ne passa pas inaperçue et bien vite, une partie des soldats présents se mirent aussi à lui tirer dessus, sans sommation. A croire  qu’ils n’étaient plus doués de paroles ! Des flammes entourèrent le corps de la Terranide, l’immolant sans  la blesser mais lui assurant une protection contre les balles, ces dernières fondant au contact de la chaleur émise autours du corps de leur cible. Ironiquement, ces humains étaient en-train de « jouer avec le feu ». La louve ne se faisait pas trop de souci pour son collègue «  pyromane », il avait été aisé de sentir qu’il allait remporter cette bataille sans le moindre souci.  Et puis, elle devait bien l’avouer que cela faisait quelques temps qu’elle ne s’était pas défoulée. De plus, ce n’est pas comme s’ils se trouvaient en pleins quartier de la Toussaint ! Vous savez, ce quartier sombre et insalubre de Seikusu où les meurtres et les viols étaient fréquents ? Où il était rare qu’une enquête soit menée à termes quand un acte cruel et sans bornes avaient été commis ? Et bien, de ce fait, la Louve n’avait pas réellement à craindre des conséquences de ces actes. Ni même à craindre quoi que ce soit, elle n’avait aucun compte à rendre sur Terre et puis, on lui avait tiré dessus merde !  Prenant appui sur ses pieds, comme un loup le ferait avant de bondir sur sa proie, la Lycane effectua une pression sur le rebord du toit pour se projeter en avant, plongeant vers le sol. Son coup avait été calculé et ce fut un humain qui lui servit de piste d’atterrissage. Non sans y perdre la vie, une des lames cachée de Shad s’étant au même moment que l’impact, plantée dans sa gorge, le tuant presque sur le coup.

« Tu permets que je t’aide un peu ? »

Elle se releva, ses paumes de ses mains s’enflammant, son regard se portant sur chacune des troupes qui étrangement à la place de décroitre en nombre semblait gagner en intensité. Elle était prête à aider l’Abyssian sans le connaître mais lui ? Allait-il accepter son aide ? Au même instant, un vrombissement sourd se fit entendre et en tournant son attention vers le char, la Lycane put noter que ce dernier venait d’être mis en marche et qu’il avançait vers Ludya dans l’espoir sans doute vain, de le mettre hors d’état de nuire. Dans la même foulée, la Lycane s’était mise à attaquer les agents, semblant couvrir les arrières de l’abyssian. Au vue de la puissance qu’il dégageait ça n’allait pas être un char qui allait l’arrêter !
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« Répondre #4 le: Février 23, 2015, 01:14:08 »

C'est vrai... Il était de plus en plus évident que les armes conventionnelles n'avaient pour ainsi dire aucun impact sur l'intégrité physique de Ludya, du moins... En apparence. Mais malgré cette solidité apparente les micros chocs des rafales de balles, même bloquées par cette armure dermique, même amorties par sa musculation... Provoquaient de par leur multiplicité des points d'impacts certes infimes mais d'une violence assourdissante. Si à la surface rien ne se perçoit des "bleus" internes se faisaient nombreux. La fibre musculaire aussi dure soit elle chez un Abyssian... Se faisait... Hum... Attendrir par la multitude des coups reçus. Chacun n'étant pas l'équivalent d'un simple coup de poing car ce sont tout de même des projectiles en acier très petits et pas plus gros qu'un doigt qui rencontrent son corps à une vitesse variant entre 400 et 600 kilomètre heure.En restant dans la comparaison précédente... Même un être humain reçevant sans cesse des tirs de paintball en rafale commençerait à se couvrir de petits hématomes et chercherait à se protéger... Dans son emportement Ludya avait alors pris la bonne initiative de se servir de l'un des soldats en armure comme de bouclier.

Il avançait, d'un pas plus vif, assuré, puis on le vit changer son allure progressivement pour entamer la course. Ballotant le corps du malheureux avec son avant bras fondu dans la carcasse de son armure. Comme un fantassin romain au pas de course balançant son écu sur le coté puis devant lui pour prendre ses foulées. Le poids du cadavre n'ayant pas l'air de le gêner outre mesure. Mieux encore on le vit percuter un autre mercenaire avec ce bouclier, depuis un crochet du droit ramené vers l'intérieur, puis emporté d'un puissant coup d'épaule qui souleva carrément ce nouvel obstacle du sol. Une espèce de rugissement a l'écho dédoublé, venant d'un autre monde se fit entendre à travers le corps et la feraille de l'armure du "bouclier" de Ludya et ce deuxième mercenaire vit l'arrière de la cuirasse de son camarade fondre et prendre la forme d'un poing. Celui de la créature qui perça complétement son bouclier pour embrocher ce second !Celui là aussi se mettrait à brûler et fondre de l'intérieur, puis sans s'arrêter dans son élan, épaulé-appuyé sur son premier bouclier, Ludya continua sa course en emportant là encore un troisième homme, perçant sa coque, les corps avançant sur son avant bras, jusqu'au bras. A son cinquième il en eut jusqu'a l'épaule !

Tous alignés, il les imposa face au canon du char qui s'était mis à tourner vers lui et qui n'hésita pas à faire feu dés qu'il fut aligné dans la mire, l'obus pénétra la carcasse des cinq corps, des cinq armures lourdes et fut arrêté vraiment, tout juste ! Alors que la tête de l'obus dépassait de la surface de la dernière des cuirasses ouverte comme un chou fleur. Cependant... Il y avait du sang à terre... Du sang qui s'écoulait sur l'une des cuisses de l'Abyssian.On ne pouvait pas être si sûr de la pleine possession de tous les moyens et facultés de Ludya en ce moment... Même si la colère prédominait de la détermination des actes posés. Car même s'il semble ne pas y paraître... L'abyssian avait déjà été blessé il y a quelques jours, et une seconde fois dans la ruelle lorsqu'il à pris la première balle da la toute première salve de tir. S'il était utile de le rappeller, il saignait déjà tout à l'heure...

Ludya sortit son bras des corps accumulés, tout en extrayant l'obus resté planté dans le dernier et l'insera, tête et déclencheur en premier dans le canon, un frontal bien élancé du talon sur le cul du projectile le fait glisser jusque dans la chambre de l'obus suivant, dont la tête allait inexorablement rencontrer celle de son jumeau.Le char explosa de l'intérieur. Expulsant la trappe et l'écoutille du blindé haut dans le ciel avec quelques morceaux d'autre chose...

Ludya avait la rage, et ce n'était décidément pas fini pour autant... L'Abyssian surexcité sur lequel on continuait de tirer sembla gagner encore sensiblement en volume musculaire et au moment où il attrapa le canon du char entre ses mains et tira si bien et si fort en poussant un rugissement métallique qu'il brisa les fixations de la tête mobile du char servant au tir, se retrouvant dés lors avec une énorme masse en acier entre les mains... Tendue, armée dans une position où on aurait dit qu'il s'apprêtait à enfoncer un piquet en terre, d'un coup d'un seul... Au dessus de lui.

Il respirait profondément... Et un peu plus vivement aussi. Commençant à transpirer par goutelettes glissantes roulant sur son corps... mais pas tant sous l'effort physique, mais l'effort physique couplé aux efforts pour supporter une douleur excessivement aigue, celle de ses premières blessures par balles qui commençaient à avoir du mal à s'anhesthésier seulement du désespoir de sa colère. Il tire encore... C'est peut être encore l'un des seuls qui ose encore tirer sur lui, le reste ayant choisi une autre cible... Il tire et scelle son sort, car même si Ludya n'avait pas voulu laisser tomber cette masse à ce moment précis, les impacts de balle auront raison de son équilibre, de l'effort de ses bras tendus au ciel et c'est inévitable...

La masse tombe... Et un corps disparait sous une tonne de métal.

En temps normal... Ludya possédait bien d'autres pouvoirs... Il n'aurait pas eu à affronter des créatures aussi faibles au corps à corps... Quand un simple rayon noir tiré depuis ses pupilles... Où son ingéniosité lui auraient permis d'esquiver un affrontement direct. Il n'avait eu qu'une envie à cet instant... Faire subir à ces êtres humains le même sort qu'ils lui auraient réservé si ils l'avaient trouvé là, s'il avait été plus faible... Tout ce qu'il possédait n'était plus que cendres... Alors, eux aussi... N'étaient plus que cendres.

Ludya chercha à nouveau à soulever son arme improvisée... Des veines d'épuisement et de sollicitation trop intense commençant à couvrir ses membres et une douleur sourde le heurte aux tempes... Il halète... Et recommence à soulever le canon du char avec sa tête mobile dont il a arraché les pignons et les roulements à la base du corps du char... Elle bouge... Il parvient à la soulever à environ un mètre du sol en tremblant, en hurlant, en ressentant ses muscles endoloris s'embraser, brûler... Il serre les dents juste pour maintenir son arme à cette hauteur et cherche à pivoter avec ! Mais après avoir effectué un demi cercle sur lui même il laisse l'arme racler a terre, continuant sa course qui se freine en gerbe d'étincelles du métal qui racle au sol.Sa chevelure perd de cet éclat rouge vif nuancé vers le jaune ardent pour reprendre des teints cuivrés... Il est maintenant clair que malgré cette forme avancée... Il à perdu beaucoup d'énergie... Et c'est certainement lié à ces trainées de sang qu'il laisse derrière lui.

« Tu permets que je t’aide un peu ? »

L'Abyssian l'observa se battre... Clignant des yeux... Il n'avait jamais rien vu de tel sur terre jusqu'ici... Il n'avait jamais vu quelqu'un comme elle... Maîtriser ce genre de pouvoirs, de techniques... Il se poserait tout un tas de questions s'il n'était pas dans cet état... Il se demanderait ce qu'elle fait ici... Habituellement il serait si curieux, si éveillé et enthousiasmé de voir ce potentiel qu'il ne connait pas... Mais ici il à l'impression que ça n'a plus aucune importance...

Ludya se prit soudainement la tête entre les mains, ayant l'air d'avoir très mal... Et se mit à... hmm... émettre...

Une sorte de plainte étrange depuis ses dents serrées, comme un râle de douleur et de colère mêlé, un truc assez grave dont on avait l'impression d'en ressentir la résonnance de caisse vibrante et ce même à travers le corps des autres... Il se relacha la tête, des larmes coulant le long de ses joues, il reste un moment agenouillé à terre face aux projecteurs des autres véhicules qui s'accumulent derrière la carcasse du char explosé... Un hélicoptère balaye également la zone avec son projecteur lui aussi.

Hihi... T’arrive trop tard... Tu sais... Je vais les tuer... Je vais détruire cette planete... Détruire ce... ça... Hah... j'arrive même plus... à trouver les mots... cet horrible... Horrible monde ! Tu vois... J'ai pas besoin d'aide !

Des renforts étaient arrivés... Peut être même... Beaucoup... Avec des prototypes d'armes plus puissantes... Des moyens plus lourds encore... Des moyens avec lesquels ils firent exploser le char qui bloquait l'entrée une seconde fois, faisant des tonneaux et fondant vers Ludya qui l'arrêta net dans sa course en plaquant ses mains dessus pour éviter d'être simplement écrasé par une énième roulade du char, L'Abyssian accusait sévèrement le coup et avait beaucoup reculé dans la ruelle en cherchant à stopper les embardées du blindé... Il jeta un regard à ses doigts ensanglantés après qu'il les ait passé sur une blessure à la hanche... Il jeta ensuite dernier regard à l'inconnue, l'air un peu fiévreux et épuisé bien qu'il semble encore disposé à ne pas lui épargner une petite rancoeur de dernière minute, totalement gratuite.

Je... Hhfffr... Je me souviendrai d'toi... Tu... Humffffr... Oui.. C'est... Ta faute... Hhhhfffr... Tout ça c'est ta faute !! T'as tout fait foirée... HFrrr... T'avises plus de... Plus de me proposer ton aide !

Ah ! Le sale petit ingrat ! Comment osais-t'il ? Etait il sérieux ? Bon... Non... Il souriait intérieurement en faisant cette petite remarque... Par provocation... La créature se précipite ensuite dans le fond de la ruelle, Défonçant la porte d'une des vieilles habitations abandonnées d'un coup d'épaule, il doit s'y reprendre à deux fois pour l'ouvrir. Il disparut à l'intérieur mais bientôt on le vit sauter du toit pour rejoindre un autre, et recommencer pour un saut peut être un peu long vu son état, il se ramassa sur la corniche d'en face, y tappant sa poitrine et se raccrochant avec les bras au rebord, cherchant à se hisser là haut.

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« Répondre #5 le: Février 25, 2015, 03:32:56 »

Le cri de Ludya surpris un court instant la Terranide Quel était donc ce son étrange ressemblant presque au vrombissement d’une voiture sur le déclin ? Et…Etait-ce vraiment lui qui avait émis cela ? Qu’était-il donc à la fin ? Il était pour l’heure, à terre, à genou, cible facile pour ses adversaires. Bien qu’ayant envie de l’aider, la Louve  en pouvait se défaire de ses adversaires. Une esquive rapide et un piquet vers l’avant lui permis de planter à nouveau une dague  dans l’espace restreint servant de visière à l’un des soldats. Le sang vola, tâchant ses vêtements venus d’un autre âge. Le coup de canon la fit réagir au quart de tour et d’un bond, elle sauta en arrière, s’éloignant du tank qui venait de commencer à foncer vers l’Abyssian en faisant de nombreux tonneaux.

« Bouges toi ! »

Mais il ne se mis aucunement en mouvement. Bien au contraire, il encaissa même le coup, arrêtant presque à main nue, non, arrêtant à main nue la progression mortelle du char. Autant dire que la Louve en fut quelque peu soufflé mais elle n’eut guère le temps de s’extasier devant un tel fait que déjà elle se revoyait être la cible des soldats. Les armes furent de nouveaux utilisés et elle ne pouvait remercier que cette aura de chaleur qui l’enveloppait de la protéger des balles. Elle visa l’un des hommes à l’écart, se déplaça rapidement vers lui, bondit ne se préoccupant pas des autres avant de le mettre à terre. Et lorsqu’elle s’apprêta à lui donner le coup fatal, la Louve put ouïr l’Abyssian qui …l’insultait ? Oui, c’était ça, il venait tout juste de l’insulter de lui être venu en aide ! La lame frappa violemment le cœur du soldat, faisant fi du métal, y pénétrant comme si ce n’était que du simple beurre.   Cet être n’avait vraiment aucune gêne ! Cela lui apprendra à se mêler des affaires des autres tiens ! Pourtant, un simple coup d’œil rapide lui permis également de comprendre la raison de cet état si infecte. Il était blessé et à ne point en douter très fatigué.  Finalement pas assez pour prendre la fuite, laissant dans son sillage des trainées de sang et l’Okami seule avec la troupe qui avait eu pour première cible Ludya.

La voilà donc qui était encerclée, le canon de nombreuses armes pointées vers elle. Aurait-elle dû trembler de peur ? Oui, mais elle ne le fit pas, restant stoïque, observant dans un silence morbide. Une goutte d’eau goutta d’une gouttière, tombant dans une flaque à moitié asséchée. L’impact fit quelques ondulations à la surface de l’eau et servit comme de déclencheur pour la Lycane. Sans plus se soucier de quoi que ce soit, d’être vu ou autre, elle claque des doigts. Un torrent de flammes dévorantes fonça vers les soldats, les enveloppant, les embrasant, les incinérant. Ceux qui se pensaient en sécurité dans les chars n’étaient pas moins à l’abri et furent aussi dévorés par l’attaque de la Louve.  L’attaque éclaira un bref instant la ruelle avant de la faire retomber dans les pénombres. Même l’hélicoptère avait été visé, le forçant à s’éloigner, juste assez pour laisser le temps à Shad de partir à son tour, ne laissant que dans son sillage qu’une ruelle remplie de cendres humaines.

Elle prit la même direction que l’Abyssian avait prise, s’arrêtant devant une petite goutte de sang. S’y penchant elle laissa les effluves l’envahir. Malgré tout, elle restait une Terranide louve et était donc sur le point de le pister. Oui, elle prenait l’Abyssian en chasse bien qu’elle aurait pu le laisser à son sort. Pourtant, malgré ce qu’il lui avait dit, elle ne pouvait se résigner à le faire. Et puis, n’avait-il pas émis le fait de pouvoir détruire ce monde ? Mieux valait l’arrêter avant qu’il ne déclenche un cataclysme. La piste fut donc rapidement trouvée et c’est en suivant une trace olfactive très singulière que Shad réussit à mettre à nouveau la main sur l’Abyssian. Elle put le voir sauter d’un toit à l’autre, ayant à ne point en douter, mal calculé son saut. Elle était à cet instant juste en dessous, recevant le sang sur son visage, ce sang qui coulait de cette hanche blessée et donc la situation précaire de Ludya accélérait le flux. A ce rythme-là, il allait bientôt être en une bien mauvaise posture.

Observant rapidement autours d’elle, la Louve vit d’infimes rebords pouvant servir de prises pour escalader la façade de l’habitation.  Elle y monta aussi rapidement qu’elle le pouvait, arrivant sur le toit, se dirigeant vers l’inconnu et sans lui demander le moindre avis, lui saisis les avant-bras et l’aida à se hisser sur le toit, là où il pourrait souffler un peu. Sans un mot, la Louve observa sa blessure et ne put que constater le fait qu’elle devait être rapidement soignée. Ou du moins que l’hémorragie devait être bloquée.  Mais elle n’avait aucun bandage sur elle, rien qui puisse servir de garrot et empêcher l’afflux de sang. Ne lui restait ainsi que le feu.

« Tu risques d’avoir mal, désolé d’avance »

Et avant qu’il ne puisse se plaindre, elle lança une fine flamme sur sa plaie, la décontaminant par le feu et le cicatrisant. Elle ne savait pas s’il avait besoin de quelques secondes pour s’en remettre mais avec tout ce qu’elle avait vu, la Lycane doutait réellement qu’il soit du genre à rester longtemps inactif. Ce fut donc à son tour de lui lancer une pique couplée à une question :

« J’aurais dû te laisser vider de ton sang… Mais passons. Qu’es-tu ? »

Dans un même mouvement, l’Okami l’invita à se lever afin de rejoindre un endroit plus dans l’obscurité, un endroit où le faisceau de l’hélicoptère ne pourrait pas les atteindre  Et où Shad pourrait un peu mieux  assouvir sa curiosité à l’égard de Ludya.
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« Répondre #6 le: Février 27, 2015, 11:45:20 »

Hmmm, si ludya avait été hissé sur le toit, il n'est cependant pas sûr qu'il se soit laissé faire malgré sa blessure une fois que ses pieds auront atteint le sol ! Non, ça non ! Même qu'il est plutôt certain que dans l'état où il se trouve il à d'abord cherché à s'extirper de cette prise à l'avant bras. Faisant preuve d'une agilité, une élasticité corporelle et d'une réactivité encore surprenante malgré ses blessures il aura alors bel et bien cherché à bondir dans un axe de rotation semblable à une roue pour dégager le bras qui le tiens en pivotant sur l'axe de ce dit bras. Un salto-roue effectué sur place qui, si la poigne de Shad était plus ferme qu'il l'imagine lui provoquerait alors une belle brûlure indienne sur le bras. Bien qu'a la fin de ce mouvement son adversaire aurait elle aussi le bras tordu et préferera lâcher prise avant ! Donc, oui il Essayait de se dégager en tordant le bras de cette étrangère, qui a alors été obligée de suivre son mouvement pour qu'il ne lui échappe pas.

A sa grande surprise elle fut capable de le suivre dans ce mouvement en ne le laissant pas lui échapper !

« Tu risques d’avoir mal, désolé d’avance »

Parce que... Tu crois vraiment... Pouvoir me faire mal ?!

Il s'attendait dés lors à tout. Qu'elle lui plie, frappe, lui déboite le bras où l'épaule, le neutralise où poursuive cette lutte qui finirait bien par l'épuiser et le mener à son inévitable perte s'il continuait de saigner... Alors qu'il continuait de la défier de regards où malgré cette blessure et cet affaiblissement réside décidément, une détermination et une rebellion bien farouche ! Il devait être à 10 %, voire moins de ses capacités normales et même à ce stade c'était impressionnant que cette autre créature lui tienne tête. L'Abyssian de l'espace s'était stupidement entêté d'une vaine résistance, d'une vaillance renouvelée à chaque regard échangé. Encore mu d'une énergie rageuse qui n'était certes pas dirigée vers elle mais dont elle faisait les frais puisqu'elle cherchait à le maîtriser.

Ha ! C'est qu'il a aussi essayé de la mordre ! Oui ! Se comportant en sauvage il a essayé de refermer ses dents sur son poignet ! Heureusement elles se refermèrent dans le vide pour y laisser leur claquement sonore. Tout avant de ressentir cette incandescence lui côtériser le coté de sa hanche perforée par une balle... Ca le fit se raidir... S'élever sur le bout de ses orteils... La douleur vive sembla lui faire perdre conscience en se laissant dériver vers l'arrière... Perdre la volonté de se maintenir debout sur ses jambes; penchant dangereusement par dessus la fin du toit... N.. Non ! Haha ! Ce n'était qu'un stratagème ! Il cligna des yeux et un regain de volonté lucide plus tard il essaye d'intervertir sa place avec celle de l'inconnue. Et y serait presque parvenu !

Naturellement chez L'Abyssian persistait cette étrange attitude qui relevait plus de la naiveté super - héroique infantile ultra fantasmagorique que l'on retrouverait dans l'imagination d'enfants incarnant leurs héros favoris dans le coin d'une cour d'une récré... En plus de se mouvoir et de résister avec le genre d'entêtement  que l'on retrouverait plutôt dans les dessins animés lorsque l'un des personnages est en très mauvaise posture, le genre de personnage têtu et fier qui n'abandonne jamais même quand son sort est scellé et entouré de vilains... Et même inversément dans ce cas ci, Ludya se retrouvait dans la posture du vilain qui ne comprend pas pourquoi le héros dans la situation inverse, essayerait encore de l'aider malgré les délits qu'il à commis.

« J’aurais dû te laisser vider de ton sang… Mais passons. Qu’es-tu ? »

Ludya haletait profondément et transpirait à fines goutelettes d'une petite fièvre mêlée de l'ivresse oxygènée de la faiblesse que lui provoquait la perte de sang .

GRrrWlRrr... Et si... Et si j'ai pas envie de te répondre ?!

Dans sa bêtise où plutôt dans son grand plaisir de jeu fit évidemment tout pour faire obstruction aux mouvements de son ennemie jurée du moment qui essayait de l'emmener dans un coin sombre ! GRrr ! Il était sûr qu'elle allait l'y achever ! Il joua de la puissance musculaire de son dos et ses épaules, Bandant son corps, son ventre et ses cuisses en cherchant à barrer les siennes, à se servir de sa queue d'Abyssian autour de l'un de ses bras pour affaiblir sa prise sur lui ! Mais bien que sincères c'étaient des tentatives d'une faiblesse caressante peinée et peinibles d'une certaine... sensualité sous la glisse des membres qui s'efforçaient de s'enliser autour de ceux de son adversaire. Et on ressentait aisément la lente perte de force chez la créature et lui même se sentait temporairement et désespérément à la merci de cette étrangère... Hm... Où peut être surjouait il sa faiblesse et se laissait il un petit peu faire pour comprendre les intentions de cette autre être qu'il n'avait lui aussi, jamais vu ?

En tout cas il n'avait pas envie que ça soit trop facile !

Ludya savait que la rage pour la rage était stupide mais... Il avait ressenti le besoin de faire ce qu'il avait fait en bas dans la rue... C'est sans doute pourquoi il s'est offert aux tirs, pourquoi aussi il s'est senti le besoin de prendre des coups et d'atteindre ses adversaires au corps à corps, il avait eu besoin de dépenser sa colère tout en encaissant lui aussi. Il avait eu un besoin irrépressible de ressentir ça.

Ludya avait ce joli minois d'Abyssian drôlement expressif qui faisait peut être un rien peu plus jeune que son âge, et que son corps. Lui donnant dans les moments de surprise et d'émotions expressives une impression d'éveil enthousiaste enfantine et de jeu. Par contre la détermination où la colère marquait définitivement ses traits adultes lorsqu'il s'y abandonnait. Et pour l'instant son regard, dans la pénombre se limitait au blanc de ses yeux enluminé par l'or liquide de ses iris...

Où voyage un nombre incalculable d'étoiles et de galaxies entières, ses iris... Elles étaient comme une porte des étoiles ouvrant sa lucarne sur un prisme luminique rassemblant toutes les étoiles de cet univers. Et une lente rotation de ces étoiles dans ses iris autour de sa pupille donnaient à toutes ces galaxies l'impression qu'elles tournent autour de l'unique trou noir que forme le centre. Aspirées, toujours de l'extérieur, vers l'intérieur dans cet hypnotique mouvement d'une rotation lente vers le centre.

L'hélicoptère passait... Et repassait en agrandissant ses cercles de recherche avec sa lance de lumière... Par chance Ludya était affaibli et donc laissait une trace énergétique beaucoup trop faible pour qu'on le repère. P'têtre même que la fille aux cheveux bleus à du lui mettre la main sur la bouche pour l'empêcher de s'exprimer à un moment critique.

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Shad Hoshisora
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« Répondre #7 le: Mars 02, 2015, 09:47:27 »

C’est qu’il avait de la force le bougre ! Et plus que tout, il était sacrément violent ! Mais la Louve n’en tenait compte, elle savait qu’elle aurait réagis de la même façon, c’est pourquoi il lui était impossible de le blâmer. C’est ainsi qu’elle put sentir les muscles de l’Abyssian se tendres, se raidirent dans l’espoir vain de se débarrasser de sa prise. La présence de la queue s’enroulant sur son avant-bras la surpris quelque peu, mais là où ce geste aurait dû être une « poigne » forte, ce n’était rien de moins qu’une caresse, un effleurement. Et pourtant, Shad pouvait deviner que si cette créature n’avait pas été tant affaibli et dans un tel état, jamais elle n’aurait pu le maîtriser. Et même là encore, elle devait jouer de ses muscles, devant presque coller les corps l’un contre l’autre pour se garantir une parfaite prise. Une prise sûre mais sans toutefois être trop violente. Sa vivacité lui valut d’éviter un coup de dents résonnant dans le vide. Voilà qu’il venait tenter de la mordre ! Ce simple comportement la faisait douter quant à la psyché de l’Abyssian. Etait-il réellement aussi violent tout le temps ? Ou n’était-ce dû qu’aux évènements qui venaient de se dérouler ? La seconde solution était la plus probable.

Qu’il n’aille pas crier sur les toits qu’elle ne l’avait guère prévenu quant à la douleur à la venir. Mais la réponse que l’Okami reçu fut tel un crachat jeté au visage et sans qu’elle y tienne réellement compte, elle avait usé de sa magie pour refermer sa plaie par le feu. Oh ce n’était guère plaisait et c’était assez douloureux mais elle avait eu la décence de le prévenir. Une prévention dont il n’avait pas tenu compte. Pourtant quand il commença à vaciller, elle redoutait d’y être allée un poil trop fort, ne voulant pas le faire sombrer dans l’inconscience. Sauf que tout cela n’avait été qu’une feinte ! Et qu’il avait tenté d’échanger leur place, la faisant presque tomber dans le vide ! Elle parvint à éviter ce fâcheux accident en effectuant un contrepoids avec l’avant de son corps, usant de sa queue encore cachée par l’ombre de ses habits comme d’un balancier qui lui garantissait un certain équilibre. Ainsi, aucuns des deux ne chuta du doigt.

En réalité, la réponse qu’elle obtenu quant à la nature de son interlocuteur ne lui apporta aucune satisfaction. Au moins, elle se retenait de le laisser là, livré à lui-même. Et la Louve pouvait mettre sa main à couper que les forces de l’ordre qu’ils l’avaient pris en chasse ne le lâcherait pas de sitôt. Et si elle avait pu le retrouver en suivant l’odeur de son sang, les chiens que possédaient sans nul doute ces troupes pourraient en faire tout autant. Mais pour l’heure, il lui semblait impossible de résonner l’Abyssian et n’offrit qu’à son énième tentative de se défaire de sa prise qu’un grognement d’agacement. Et elle avait dû encore le tirer de force vers ce petit espace, vers cet endroit hors de la vue de l’hélicoptère qui se rapprochait dangereusement. Et pendant qu’elle usait de ses muscles, sans chercher pour l’instant à  lui parler, sentant que cela ne servirait à rien, elle plongea l’espace de quelques instant son regard dans le sien.

Et nul doute que cet être devait venir de bien plus loin que la Terre ou même Terra. Ses iris, elle eut l’impression de se voir plongée dans un tourbillon d’étoiles happées et rejetées tour à tour par un mini trou noir formant sa prunelle. C’était un spectacle  singulier et bluffant. Elle ne pouvait pas dire la même chose de ses yeux qui n’étaient que d’une simple couleur azuré. Mais qui étrangement depuis quelques temps, semblait luire plus profondément. Ainsi dans la quasi-pénombre de ces lieux, son regard semblait presque briller de mille feux, luisant presque dans l’obscurité. Mais la Lycane se ravisa bien vite en entendant les palmes d’un hélicoptère qui était bien trop près à son goût. Elle sentit la poitrine de l’Abyssian se soulever, comme s’il cherchait de l’air et sans réfléchir plus longtemps, réagissant au quart de tour, mis sa paume sur sa bouche, coupant net  toute possibilité de son. Son ventre collait à son dos ainsi que son buste, sa main plaquée contre sa bouche, et son autre bras ceinturant son ventre pour l’empêcher de se mouvoir, on aurait pu croire qu’elle tentait vraiment de lui faire de mal, en limitant ses mouvements !

« Mords-moi si tu veux, insultes moi dans ton esprit, mais ne fais pas de bruit. »

Tout cela fut murmuré en même temps qu’elle continuait à le tirer vers ce petit espace qu’elle atteignit enfin à grande peine. A peine fut-elle arrivée en « lieu sûr » qu’elle le relâcha, le laissant respirer et libérant ses muscles. Tout ce qu’elle fit fut de savoir simplement, croiser ses jambes et posant ses mains contre ses genoux. Une altitude se voulant donc pacifique après toute la mini violence dont elle avait pu faire part. Ainsi elle voulait démontrer à Ludya qu’elle ne cherchait pas à lui nuire, bien au contraire ! Mais pour l’heure, tout ce qu’avait vu la Louve n’était qu’un être têtu et surtout très…ingrat.  Et comme elle sentait que parler en première ne servirait à rien, elle avait donc décidé de n’émettre aucune parole, attendant tout simplement qu’il commence. Si le cœur lui  dictait de le faire bien évidemment.
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« Répondre #8 le: Mars 03, 2015, 01:03:52 »

Ludya fut maîtrisé avec une efficacité hors pair de la part de l'inconnue qui l'attirait alors vers les ténèbres... Le corps de cette étrangère jouant de sa puissance physique, d'une connaissance intéressante de sa propre anatomie contre la sienne pour défier aussi son équilibre et la stabilité de ses pieds à terre, le déséquilibrer et ne lui accorder que peu de réplique une fois que la plante de ses pieds et ses talons glissaient eux aussi au sol.  « Mords-moi si tu veux, insultes moi dans ton esprit, mais ne fais pas de bruit. » Lui dit elle lorsque sa main se plaqua sur sa bouche... Comme la promesse de lui en faire voir s'il ose ! A ce moment précis il s'inquiétait du sort qu'elle lui réserve, une goute de sueur longeant sa tempe et luttant sans pouvoir lutter contre sa prise. Pris au piège et dans un angle où il ne pouvait rien voir d'elle si ce n'est lancer le coin d'un regard que l'on ne pourrait que nommer rebelle par dessus son épaule... Essayant d'amorcer un quelconque contact visuel avec son adversaire. Dans cette mauvaise posture qui lui était pour le moins fâcheuse, ses dents se serraient et la peur comme une certaine... Fascination... Pour cette position dominante de la guerrière qui, il faudra bien l'admettre avait osé, oui, bien osé s'approcher de lui et le confronter au corps à corps. Cette audace, et sa réussite face à sa faiblesse. Hmr... Il devait bien admettre aussi que ça commençait à l'intriguer... à l'intéresser et le laisser se parcourir de frissons.

Elle l'empêchait aussi de respirer... Ce qui faisait inexorablement augmenter ses pulsations cardiaques en plus du stress qu'elle lui infligeait en le maîtrisant de la sorte. Aussi perdait il de plus en plus la vivacité de ses membres et la lutte contre elle se faisait de plus en plus lasse, inégale... Te semblant perdre la dureté ferme de la plupart de ses muscles qui se détendaient et s'attendrissaient eux aussi. N'ayant d'autre choix que de se plier aux exigeances du corps entrainé de cette curieuse étrangère qu'il n'aurait certainement pas cru aussi douée au premier regard. C'est... C'est bien sa veine...

Le réduire à cet état d'impuissance avait le don de le calmer, de le faire réfléchir enfin un peu à ce qu'il fait ! Même s'il craignait de réellement finir étouffé !

Jusqu'a ce qu'elle le relâche... Hmpf... Qu... Quoi ? Si... Si soudainement ?

Ludya se jeta au sol dans une roulade qui lui réclama là encore des ressources qu'il ne se croyait plus avoir à bout de souffle et fit rapidement volte-face une fois qu'il fut libéré, à nouveau capable de respirer... Clignant plusieurs fois d'yeux se rouvrant curieusement de par une certaine incompréhension. Un genoux et une main se retenant de tomber à terre, l'autre tenant sa gorge tandis qu'il engoufrait de grandes quantités d'air bruyantes et un peu sifflantes. Ses pupilles captivantes vibraient tout en donnant l'impression de s'affiner et de préciser ta silhouette dans les ombres.

A cet instant il aurait pu... S'il n'avait aucun respect, s'il était vraiment ingrat et qu'il était foncièrement mauvais... Il aurait pu tout simplement la désintégrer d'un regard, d'une simple ouverture de son diaphragme sur les nébuleuses d'antimatière pure qui forment ses pupilles.

Tout comme il sait qu'elle aurait pu le faire, elle aussi.

Il se relève et se tourne vers le mur qui les plonge dans le noir... Apposant son front contre les briques froides. L'Abyssian pousse un soupir, presque un râle apaisé au contact du froid contre son visage. La lueur interstellaire de ses yeux disparaissent sous la bordure assombrie de ses paupières qui se closent dans l'obscurité... Donnant à leurs yeux où leurs dents des éclats bien plus vifs dans la reflexion de la luminosité plus lointaine, qui, lorsque la bouche ou les paupières s'ouvrent, enluminent ces parties plus mirroitantes... Plus réfléchissantes du corps.

Ses mirettes s'ouvraient en s'inclinant sur le coté, cherchant à croiser le regard de l'inconnue... Une main levée, épaule élancée en arrière qui hésita à frapper dans le mur... Il n'arrivait pas à se résoudre à... Fermant son poing et l'ouvrant à plusieurs reprises... Il hochait négativement de la tête et s'adossa à son tour, glissant contre le mur jusqu'a s'assoir lui aussi. Passant plutôt cette main qui, était destinée au mur sur les soins apportés à sa hanche. Il aimerait crier... Il aimerait avoir frappé dans ce mur à s'en faire saigner les poings... Et pleurer mais ça ne viens pas...

Hahaaaaaaah... Hihi... Ils ont tout... Tout détruit... C'était tellement... AWww... Tellement inutile... J'arrive pas à le croire.. J... J'arrive juste... pas à le croire... Tu sais... Tu... tu sais... Non... Tu ne peux pas savoir... Évidemment.

Il hochait la tête puis s'attrapa le visage en y passant les mains, terminant le geste en posant le front sur le fil du bout de ses index assemblés, et ses pouces tendus vers son menton, prenant un petit temps et avalant sa salive pour parvenir à poursuivre...

Je sais même... Plus quoi dire... J'avais mis tellement de temps à... C'est...  Ils n'ont même pas la moindre idée... Hihi... Ils ne savent même pas... Tellement idiots... Aucune idée de ce qu'ils ont détruit. Pourtant... Hihi... Ils le font. hein ? Pourquoi...

Tu crois... Que je peux être quoi... moi... ? Pourquoi... Pourquoi ils... Tout détruit... Ils m'ont toujours tout détruit... Ils ne savent faire que détruire. J'ai tellement envie, J'ai tellement besoin d'être... D'être en colère... Je peux juste... pas... Je peux pas... J'ai plus la force d'être en colère.... Qu'est ce que je suis pour pour mériter ça sur ta stupide planète ?!

J... Pourquoi... T'es venue, Dés que t'es arrivée... T'as... T'as volé ma colère... Je les aurai tous tué... Tous !! J'ai plus rien... Plus rien... Hihi... hic... J'anéantirai ce monde, tellement... Tellement débile... Hic...

Ludya sèche rageusement quelques larmes honteuses, se mettant une gifle en croyant que ça va lui permettre de se sentir à nouveau en colère et arrêter de pleurer mais il se résigne à juste sécher ses larmes, car ça n'a pas l'air très efficace.

A quelques rues de là, se déploie une meute de garde accompagnant l'un des premier projet expérimental ayant été créé... Où plutôt bricolé sur les bases rudimentaires des premières données déchiffrées du gênome Abyssian. Des prototypes de chasse qui n'ont à vrai dire jamais été testés. Et le chef de projet, un peu excentrique sur les bords à décidé qu'un test à ciel ouvert, à grande échelle et en situation réelle était des plus appropriés !

Le projet principal était accompagné de quatre plus petits spécimens n'étant que des modèles-drones synchronisés sur le chef de meute. Lorsqu'ils furent libérés de la fourgonnette blindée ils s'en prirent à l'un des agents, l'un le saisit par la tête, l'autre par une jambe, chacun se saisissant d'un membre et ils secouèrent le pauvre jusqu'a ce que sa colonne se brise, emportant chacun un morceau qui furent chacun sectionné après séparation du corps entre les dents entrées en fusion de chacunes de ces créatures.



Elles se mirent à fouiller les rues, à effectuer de prodigieux sauts et inspecter les environs. Lorsque l'un pensait avoir détecté quelque chose, les autres se rassemblaient automatiquement, ici ils se ruèrent sur un chat et n'en laissèrent pratiquement rien, là, un sans abri qui squattait un container fut réveillé par un son strident, celle des dents du prototype "maître" cisaillant le métal du container comme une disqueuse, ces prototypes cherchaient mais semaient également le chaos dans les rues, exterminant tout ce qui bouge. Bientôt, on serait alerté de leur présence par des cris métalliques particulièrement... anxiogènes... Se faisant de plus en plus proches.

Shad avait raison... On avait bel et bien lancé des chiens, d'une nature qui la surprendra et certainement pas que pour les pister.

Bien qu'il ait perdu du sang Ludya avait repris son souffle et était prêt à se battre, peut être avaient ils encore du temps pour échanger avant qu'ils n'arrivent.
« Dernière édition: Mars 03, 2015, 01:15:50 par Ludya » Journalisée
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« Répondre #9 le: Mars 04, 2015, 02:48:29 »

Jamais ô grand jamais l’Okami n’avait voulu étouffer Ludya ! C’était pour ainsi dire, presque impensable qu’il manque d’air ! Certes, sa main était plaquée contre sa bouche pour l’empêcher d’émettre un cri qui, elle le présentait, pourrait sortir à tout moment et dévoiler facilement leur position si elle relâchait son étreinte. Mais outre sa bouche, son nez et ses narines étaient encore à l’air libre et même si sa respiration risquait d’être hasardeuse, il pouvait facilement inspirer et respirer de l’air sans risquer d’être en manque et de tomber dans l’inconscience. Pourtant, la Lycane avait senti l’Abyssian perdre de sa force entre sa poigne, elle avait pu sentir ses muscles de détendre et sa volonté à lui résister qui s’échappait peu à peu. Etait-ce une bonne chose en soi ?  Dans ce cas présent, oui. Ce petit moment de faiblesse avait permis à Shad d’amener Ludya là où elle le désirait, à l’écart. Et sans attendre une seconde de plus, elle l’avait relâché, s’assoyant dans une position de neutralité.

La Louve laissa l’Abyssian à sa rage intérieure. Après tout, que pourrait-elle faire pour le calmer, l’apaiser ? Rien de bien probant à son humble avis. C’est ainsi qu’elle resta tout simplement assise en tailleur, gardant le silence  pendant que Ludya semblait être en proie à diverses  émotions et plus particulièrement celle de la Colère. Oh, il n’était pas évident qu’il soit autant sorti de ses gonds, cela elle ne pouvait lui en vouloir. Qui réagirait positivement et pacifiquement après avoir tout perdu ? Après qu’une demi-douzaine de soldats armés jusqu’aux dents soient venus jusqu’à votre « domicile » et auraient tentés de vous tuer ? La vengeance grondait dans le cœur et l’esprit de l’Abyssian et là encore, la Louve ne pouvait lui en vouloir. Elle-même aurait réagis de la même façon. Ce fut encore sans un mot qu’elle l’écouta, qu’elle le laissa évacuer sa frustration et qu’à tout moment qu’elle se demandait s’il n’allait pas se mettre à pleurer de colère, s’abandonnant à de simples sentiments. Une réaction naturelle en soit. Pourtant, face à une remarque, elle eut un certains rictus, sa queue, à présent posée contre le sol, mais toujours cachée, frappa  ce dernier relevant quelques légers pans de poussières.

« Ce n’est pas ma planète. Mais ce n’est pas aussi pour cela que je vais te laisser détruire ce monde. Il y’a bien pire, crois –moi. Et puis, tu ne peux pas condamner des innocents, juste à cause d’une poignée de connards. Si tu veux te venger, venges-toi sur eux mais laisse les autres en dehors de ça. «

Ce n’était là pas des paroles en l’air. De plus, l’Okami sentait très bien que l’Abyssian pourrait avoir sa vengeance s’il le désirait réellement. En effet, n’avait-elle pas pu être témoin de sa force et de ses capacités ? ET, pouvant y mettre sa main à couper, elle  serait prête à parier sur une future victoire de l’Abyssian face ces troupes qui l’avaient  attaqué en traître, sournoisement. Mais, l’autre partie de sa déclaration n’était pas anodine. Même si à présent, Shad passait la majeure partie de son temps sur Terra, elle appréciait venir sur Terre pour se détendre et revoir, si possible, quelques anciennes connaissances.  Les savoir tout simplement morts dans un anéantissement complet de la planète n’était pas une idée qui lui tenait précisément à cœur. Et puis, il n’y avait pas de cinéma à Nexus quoi ! A cette pensée, elle poussa un soupir. C’était là son premier objectif de sa virée Terrienne et voilà qu’elle se retrouvait à se cacher en compagnie d’un parfait inconnu. Ce n’était effectiment, pas à ce qu’elle aspirait au tout début.

Un deuxième soupir fut émis pendant qu’au dehors une horde de chien mécaniques venaient d’être lâchés. La Louve attrapa sa capuche qui était pour l’heure toujours rabattue sur son crâne et la rabaissa, secouant légèrement sa tête pour  tout remettre en place. Si Ludya doutait de ses paroles précédentes quant au feu que la Terre n’était pas son monde, il en avait maintenant la preuve. Une paire d’oreilles lupine trônaient fièrement sur le sommet de son crâne, s’agitant, pivotant en tous sens. Et à moins d’un changement radical de la population, Shad doutait fortement que les humains soient munis de tels appendices.

« Ne me réponds pas si tu ne veux pas, mais je n’aime pas parler avec des personnes dont je n’ai aucune idée de leur nom. Je suis Shad et tu es ? »

Il était toujours plus simple de parler de visu avec un être dont on avait au moins connaissance de son identité par son prénom. Mettant une main vers sa ceinture, la Lycane en détacha l’une de ses dagues, forgée par une Walkyrie et une Elfe de soleil, rayonnant de runes mystiques et runiques. Elle la plaça devant ses yeux, la tourna pour l’observer sur toutes les coutures , vérifiant son tranchant, se faisant pour ainsi dire, légèrement saigner avant de la ranger et de faire de même avec le reste de ses armes, les vérifiant une à une.

« Et donc….Que vas-tu faire ? »

Oh ça ! L’Okami était bien curieuse à ce sujet ! Elle ne pouvait que pensait que Ludya chercherait à se venger. Pourtant, cela ne pouvait également ne pas être le cas. Elle n’était en soit pas voyante et la décision finale reviendrait à l’Abyssian et à lui et lui seul.
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« Répondre #10 le: Mars 08, 2015, 12:02:48 »

Hum... Ludya pouvait deviner... Que son comportement exaspérait et frustrait l'inconnue... Qu'une certaine tension montait dans l'air et celle ci se manifesta par un claquement de la queue de l'étrangère sur le sol. Tiens... Huh ? Elle possédait une queue... C'était bien la première fois qu'il découvrait une terrienne avec ce genre d'attribut, mais il était bien trop absorbé par ses pensées et son p'tit monde qui s'écroule... La souffrance vive d'avoir tout perdu pour y accorder tout l'interêt que ce cas d'une rareté notable aurait du lui inspirer.

« Ce n’est pas ma planète. Mais ce n’est pas aussi pour cela que je vais te laisser détruire ce monde. Il y’a bien pire, crois –moi. Et puis, tu ne peux pas condamner des innocents, juste à cause d’une poignée de connards. Si tu veux te venger, venges-toi sur eux mais laisse les autres en dehors de ça. «

Entretemps Ludya avait recouvert sa forme initiale, signe qu'il s'était peut être affaibli où décidé d'arrêter de surconsommer son énergie. Il était alors redevenu un peu plus petit, passant d'un bon mètre 90 à sa taille habituelle, aux alentours du mètre 70, sa chevelure avait cessé de s'éclaircir de teints cycliques, passant invariablement du rouge fonte au jaune clair puis blanc pratiquement aveuglant, puis jaune clair au rouge fonte et ainsi de suite. Ses mèches de cheveux qui semblaient plus où moins défier la force de la gravité terrestre cessèrent eux aussi de nier la loi de newton et retombèrent tout en regagnant cet éclat naturellement cuivré chez l'Abyssian.

Il l'écoutait... Mais ne voulais pas l'écouter... Elle aussi, elle avait l'air en colère contre lui... Il se releva en grimaçant, posant une main sur sa hanche à peine cotérisée et s'approcha du bord, regardant ce qui reste de ce qu'il ne peut plus appeller "chez lui". Il se retourne vers elle, les yeux humides en tendant les mains, les bras vers le bas de l'immeuble, vers la rue et sa voix est d'un ton tristement suppliant et grinçant de rancoeur.

Mais... mais regarde ! regarde ! J'ai plus... Plus rien ! Snif, Nanw... Plus rien du tout ! Tu sais pas... Non tu ne sais pas !! Tu sais pas ce qu'ils m'ont déjà fait ! Hihiiie... Hihihiiiiiie... -ces rires émotionnels, propre à l'abyssian et la plupart du temps, souvent mal interprêtés, semblaient ici plutôt être des rires attristés de fin de volonté où de fin de courage pis aussi, de fin de vidage pulmonaires ponctuant la fin de sanglots secouant ses épaules. Ici, ils seront aussi accompagnés d'assèchement de larmes naissantes honteuses, du revers de l'index- Tu sais pas... Non... Tu sais pas ce qu'ils font ! Et je serai jamais, jamais libre ! Tant qu'il y aura des humains faudra toujours que je me cache...

Il est vrai qu'il arrive que Ludya ait l'air émotionnellement instable, où qu'il en joue pour s'amuser avec les autres, mais ici ça lui aurait été très difficile d'émuler la triste sincérité de ces émotions et cette nervosité émotionnelle qui semblait lui donner l'impression de pouvoir craquer à tout moment. Il n'avait pas la moindre idée que ses cimagrées pouvaient irriter l'inconnue qui aurait sans doute bien mieux et vite fait de le laisser là ! Surtout qu'il l'empêche de se rendre au cinéma où de passer une soirée agréable plutôt que d'avoir à jouer aux nounous moralisatrices avec un parfait inconnu. Ludya se rendait un peu compte de cet état de fait et de l'agacement de la dame à sa façon de lui parler, de soupirer, de frapper de frustration et d'énervement sa queue au sol. C'est le genre de choses que le cerveau de Ludya, un peu trop hyperactif repère dans le comportement des autres... Parce qu'il à bien trop tendance à faire attention à comment il est perçu... Et la majeure partie du temps il est un peu trop facilement déçu des réactions irritées des personnes qui l'écoutent où ont l'air de le subir. Ca semblait être tout doucement la même chose avec cette inconnue.

A y faire trop attention il lui arrive de se murer dans un certain silence de "souffrance" où dans l'inactivité pour qu'on l'oublie... Et qu'il soit moins désagréable aux autres. Tout simplement...

Puis elle rabaissa sa capuche pendant qu'il se confondait en regards gênés et fuyants, laissant apparaître très rapidement sa chevelure bleue, ses mèches noires et ses oreilles de louve, ce qui aviva tout l'éveil et l'interêt du regard de Ludya, qui avait du cligner pour garder une image distincte de son apparence sur la rétine et dans son esprit le plus longtemps possible avant qu'elle ne remette le tout à sa place... Oh c'était trop court ! Si court que... Qu'il aurait bien voulu y voir encore mais se doutait que ça ne serait pas très poli d'aller la lui rabaisser. Haha... C'était certainement drôle qu'un type qui avait sa stature, ses pouvoirs... Sa force se confonde en gêne et soucis de demande d'autorisations pour quoi que ce soit ! Alors qu'il aurait pu prendre ce qu'il désire où satisfaire sa curiosité de par cette même puissance par laquelle on n'aurait pu lui résister.

Oh ! ... Euh... Ah.. ben... C'est marrant j'aurai jamais pensé que tu avais... Des cheveux bleus... Parce qu'il fait si noir sous cette capuche !

« Ne me réponds pas si tu ne veux pas, mais je n’aime pas parler avec des personnes dont je n’ai aucune idée de leur nom. Je suis Shad et tu es ? »

Ludya fit mine d'être gêné par la question, même assez mal à l'aise de répondre... Il commence à croire que son nom "terrien" est ridicule aussi, à force d'entendre tout pleins d'autres noms qu'il trouve plus sympa que le sien...

J'espère... J'espère que je saurai le vrai nom que mes vrais parents m'avaient donné un jour... Mais pour l'instant... C'est; Ludya... Juste Ludya... Ca vient de la terre, et comme tout ce qui vient de la terre, c'est nul pas vrai... ?

« Et donc….Que vas-tu faire ? »

J'aimerai juste partir... Partir loin d'ici... Quelque part où plus personne pourra jamais plus me trouver... Loin de cette planète... Ce que j'aurai aimé faire c'est de pouvoir finir mon vaisseau et explorer l'espace pour trouver les miens...

...Mais... ... Ce que je -vais- faire maintenant... Je... Je crois que je pourrai...

Dit il en haussant les épaules, relevant les bras avec les mains tournées vers le ciel ponctué d'un air perdu et désolé... Juste au moment où deux des chiens-drones se précipitent, chacun refermant leurs dents sur un de ses avant bras, ils avaient pris de l'élan et on ne les avait pratiquement pas entendu venir depuis qu'ils discutaient, mais c'est aussi la faute de Ludya pour s'être aventurer plus près du rebord du toit au lieu de rester dans les ombres, rhalala ! Ludya fut plaqué au sol de par la surprise de l'élan que les chiens cybernétisés ont pris, ils le trainèrent par terre en le tirant par les bras, dans leur trajectoire commune ils décidèrent de passer de part et d'autre d'une cheminée dans le but de cogner le crâne de Ludya contre l'épaisse structure en briques, ce qui ne tarda pas ! Ils durent s'y reprendre à au moins trois reprises durant lesquelles la cheminée céda et s'écroula sur son corps. Sans que celà soit fini ils le trainèrent ensuite à travers les gravats, se précipitant vers la fin du toit dans le but de le faire tomber.

Mais ils n'avaient pas l'intention de le lâcher en pleine chute ! non ! Ils avaient l'intention de s'assurer qu'il tombe la tête la première vers l'asphalte !

Juste au dessus de la planque de Shad venait d'arriver le chef de meute, le plus gros des quatre créatures semi organiques, semi robotisées, trônant en scrutant l'horizon il balayait la zone pour trouver toute activité, suivant de loin le déroulement des opérations et attendant apparemment le bon moment pour achever leur cible prioritaire.

Ludya avait eu besoin de se cogner durement la tête contre la cheminée pour réaliser ce qu'il se passe ! En durcifiant son épiderme pour repousser les dents fichées dans ses bras et forçant à contre courant avec ses abdos et freinant avec ses talons il put considérablement ralentir sa progression vers la fin du toit mais il ne s'y était peut être pas pris à temps ! Ils chutèrent et se prirent plusieurs étages d'anciennes cage d'escalier de secours. On ne distinguait plus bien la feraille des escaliers des robots roulant l'un sur l'autre du corps de Ludya dans ce méli mélo de roulades et de bruits de fer entrechoqués.

L'ancienne cage d'escalier de secours bien trop rouillée se détacha du mur, les pattes des boulons de fixations se tordirent et s'arrachèrent et on vit alors les escaliers pencher dangereusement vers l'extérieur du bâtiment, façon haute tour de pize puis finalement chuter contre les cages d'escaliers du batiment d'en face !

Un des chiens mécanique se fit emprisonner entre les barres de métal du premier escalier et du second, mais y tenait encore bon le bras de Ludya entre ses dents, et l'Abyssian fut forcé de recouvrir à nouveau cet aspect plus puissant pour heurter les gueules et crânes des ciens ensemble pour les faire lâcher ! Celui qui tenait son bras libre était violemment heurté contre celui qui, bloqué entre les escaliers tombés sur la rambarde, ne voulait pas abandonner son bras.

Lââââche moiiii... Mais L... Lâche moi put... -Non, je... je m'étais promis de jamais dire ce mot là !- Purée !

Ludya serra des dents et se hissa alors sur ce bras qui retenait tout son poids entre les mâchoires très puissantes, qui commençait à saigner, il se hissa en grognant et s'élança d'un violent coup de sa propre tête contre celle du canidé cybernétique qui, après impact fut broyé et lacha enfin son bras !

Libre ! Oui... Libre... Enfin... Libre de continuer sa chute, tombant avec l'autre chien sur le toit d'une voiture, se réceptionnant sur le corps de son assaillant qui défonça les montants du toit et plia la voiture, de l'habitacle au chassis.
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Shad Hoshisora
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« Répondre #11 le: Mars 10, 2015, 08:35:19 »

« LUDYA !! »

L’exclamation était sortie d’elle-même sans que la Louve ne le retienne. Une preuve au moins que le nom terrien de l’Abysssian ne la gênait en rien. Tout c’était vite, tellement vite passé, avant même que l’un des deux protagonistes ne puissent réagir. Shad avait laissé Ludya s’écarter de l’endroit où il se trouvait, gardant un œil sur lui mais ne pensant nullement qu’une attaque d’un chien cybernétique allait avoir lieu. Et dire qu’elle allait peut-être lui proposer une alternative pour changer de monde ! Si le plan de la Terre ne lui correspondait pas, alors quid de Terra ? Certes ce monde n’était pas parfait, mais il ne fallait pas oublier Tekhos, qui dans le cas de Ludya pourrait s’avérer être un paradis technologique. De quoi plaire à ce petit ingénieur en herbe !  Mais pour l’heure,  il y’avait d’autres préoccupations plus importantes. C’est d’un bond, que l’Okami se  précipita vers la sortie de sa cachette alors qu’au même instant Ludya disparaissait par-delà le bord du toit.  Un bruit métallique attira son attention, relevant les oreilles et son visage, Shad put ainsi voir une créature mi- organique mi- bionique trônant au-dessus de sa tête.

Et cette créature ne semblait guère porter d’attention à la Louve qui eut tout le loisir de l’examiner sous toutes les coutures. Et tout cela d’un coup d’œil rapide.  Elle put ainsi noter la présence de nombreuses armes de différents calibres. Si cette chose voulait semer la zizanie dans les rues de Seikusu il avait de quoi le faire sans le moindre problème. Et au vue de son gabarit, il serait impensable de ne pas deviner que cette chose devait être le maillon fort de la chaîne et devait sans doute contrôler la machine qui s’est prise à Ludya. En parlant de cela, l’Okami pouvait nettement entendre des coups de poings frappés contre le métal de l’être biotechnique. Un plus grand bruit métallique se fit même entendre quand la cage d’escalier se détacha du mur. Cela a eu pour effet d’attirer l’attention du « chef de meute » qui sauta de son perchoir afin de s’approcher du rebord du toit et d’observer en contre-bas, activant une vision à la fois infrarouge et thermique afin de trouver rapidement sa cible.

C’est à ce moment que l’Okami  en profita pour l’attaquer. Générant une petite  boule de feu, elle l’envoya sur la machine. L’attaque n’eut réellement pas de grands effets,  son principal objectif étant de le détourner de sa cible principale. Un sourire narquois s’afficha sur le visage de la Louve quand la bête se retourna, enclenchant toutes ses armes, la tenant en joue. Hé, après tout, ne pouvait-elle pas être considérée comme un témoin gênant ? Elle resta là, quelques secondes à l’observer, yeux organiques contre yeux biotechnique. Tout son corps était tendu à l’extrême et la Lycane n’attendait que le bon moment pour frapper. Elle avait déjà combattu bon nombres de créatures dont des démons et des envoyés d’un Ancien Dieu, alors un chien machine, ce n’est pas cela qui allait lui faire peur !  Un bruit violent d’impact et de tôles froissés se fit soudainement ouïr. Shad ne pouvait voir ce qui était advenu de Ludya mais  elle comprit rapidement qu’il avait dû terminer sa chute. Et elle espérait qu’il n’ait rien de casser.

Entre temps, et rapidement, l’Okami avait décidé de changer de forme, optant pour sa forme de lycantrhope. La raison ? Son agilité était accrue ce qui lui permettait d’éviter les tirs lancés par la machine. De plus, elle comptait sur ses griffes, aussi tranchantes que l’adamentium pour perforer la cuirasse robotique.  Une impulsion sur ses pattes arrières lui servit à bondir directement sur le chef de meute, parvenant à le toucher, créant un sillon dans sa carapace de métal. Mais le tir chargé d’une grenade la fit rapidement se reculer et se protéger, ses bras croisés devant son visage. La grenade ne fut pas lancée mais ce fut les armes à feux qui prirent le relais, vidant des chargeurs entiers. Réagissant rapidement, la Lycane s’était mise à l’abris, grognant, fouettant l’air de sa queue irritée.

« Tu veux jouer, on va jouer saloperie de machine…. »


Rien n’empêchait Shad d’utiliser sa magie pyrotechnie sous la forme qu’elle revêtait actuellement. Posant une main contre le sol dur et en béton du bâtiment, elle se concentra, voyant sa main chauffée, passant d’un pelage noire à un pelage rouges-orangé. Les arabesques sur sa fourrure semblèrent luire plus intensément et bien vite, le toit devant particulièrement brûlant. L’Objectif de la Terranide était simple : Bloquer la créature sans la détruire. La tâche n’était en soi pas aisée mais elle avait confiance sur un fait : La chaleur allait faire fondre son armure de métal et si tout se passait bien, la fusionner avec le toit  au niveau de ses pattes. La détruire aurait été un fait plus simple, mais quelque chose disait que la garder serait un bénédicité pour Ludya.  En pensant à ce dernier, elle l’interpella :

« Ludya ! Dis-moi que t’es encore vivant ! Tu ne peux pas mourir hein ! »

Oh non, il ne le pouvait pas. Mais sur le coup, la Lycane n’avait rien trouvé d’autres à crier. Et puis l’instant n’était pas prévue pour s’enquiquiner sur des détails.

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« Répondre #12 le: Mars 13, 2015, 12:35:23 »


« LUDYA !! »

-Tousses- Ca... Ca a jamais... Jamais été aussi dur de se relever. Et aujourd'hui... Woah... -toussotes- C'est tellement dur, oui, purée... Qu'est ce que c'est dur... c'est... tellement dur, si dur... de se relever...

Oui, alors oui... Bah, c'est sûr que... C'est un p'tit peu difficile de bouger lorsqu'on est incarcéré dans la tôle froissée d'un toit et les montants de portières repliées sur vous... Le châssis de la voiture était certainement déclassé, puis les roues se retrouvaient à plat sur le sol ! Y avait plus de géométrie et de pinçage de direction qui tienne ! Ludya lutta contre l'étau de fer plié autour de lui en se déhanchant et bougeant ses épaules comme il le peut. Quand y bougeait, on entendait la plainte grinçante et sinistre du métal tordu. Des morceaux du drône-cabot gisaient partout autour de la voiture, certains bougeaient encore, une patte galopant dans le vide par ci, le bout de la queue fouettant le sol par là, la tête ouvrant sa mâchoire et rebondissant chaotiquement sur à peu près cinq vertèbres mécaniques, le reste des vertèbres sorti du dos de la carcasse sinuaient par terre comme un serpent !

Quelques éléments et autres cellules d'énergie du cabot avaient percé le toit et étaient restées bloquées dans l'habitacle de la voiture, et très vite le feu à pris dans les tapis et sièges arrières du véhicule, la transformant en véritable rotissoire !

C'est dans cet enfer à toit ouvert que Ludya à l'impression de s'être réveillé.

« Ludya ! Dis-moi que t’es encore vivant ! Tu ne peux pas mourir hein ! »

Je me sens... Encore vivant. J'peux pas... mourir !!!

Enfin ! Une main, puis une seconde sort de la carcasse et chacun des doigts, griffes, plongent dans le métal et l'agrippe, la déchire, l'entrouvre. On peut à nouveau entendre des grincements métalliques d'acier tordu se mêler aux rugissements métalliquieux de l'extraterrestre et voir la carcasse de la voiture s'ouvrir autour de la silhouette de l'Abyssian qui reprends sa taille et son volume musculeux précédent et dans ce long rugissement assourdissant, le véhicule explose.

La voiture explose et Ludya sort des flammes, des trainées de sang tentent à vouloir redéfinir les lignes de sa musculature, il est certain que la chute et l'explosion ne l'ont pas laissé indemne mais il est difficile de voir où il aurait pu être blessé pour le moment. Assez étrange pour le noter, la voiture n'a ni explosé parce qu'elle commençait à prendre feu, ni parce qu'elle à été écrasée contre le sol par l'impact de la chute...


Depuis l'angle de la rue un tank à munitions particulièrement puissantes avait été déployé, en plus de cette arme, il était désormais clair que l'organisation qui en voulait à l'Abyssian disposait de moyens impressionnants, les soldats en armures lourdes avaient été remplacés par quelques escouades à pied très lourdement blindées, augmentées et armées.


Disposant des munitions les plus lourdes que l'on puisse humainement produire pour ce genre d'exosuits, quelqu'un, où quelque chose voulait à tout prix mettre la main sur la créature. Quelqu'un à la tête de cette entreprise avait été manifestement très bien informée de la résistance et de la force de Ludya, il était même plutôt sûr qu'on avait du avoir accès à des informations confidentielles sur les recherches et tests effectués sur lui en laboratoire pour que l'on déploie une force de frappe qui pourrait paraître aussi disproportionnée face à une et une seule personne.

L'Abyssian sortait des flammes tout en se tenant la partie gauche du visage, cachée par sa main, titubant plus qu'il ne marchait il semblait étourdi par le premier tir du canon, un premier tir d'une munition de 88 éclata sur son torse en laissant après percussion l'équivalent d'un renfoncement d'un violent coup de poing dans le corps. Cette première balle lui donna l'impression qu'on venait de presser son coeur, comme une tentative douloureuse et inutile de lui presser la cage thoracique pour le réanimer. Ouwtch... Ça aussi, ça faisait drôlement mal... Et ça lui rappellait de très mauvais souvenirs...

Des souvenirs qui l'enragèrent ! S'avançant envers et contre tout vers les tirs qui, se multiplièrent, arrachant ici une portière de voiture pour s'en servir de bouclier, là une taque d'égout pour se réfugier d'un tir du canon du tank, et ça fit trrrès mal, très très mal aux bras, aux mains, aux épaules qui amortirent un impact d'une pression formidable... Puis la lancer comme un freezbie et écrabouiller la tête trop exposée de l'un de ses soldats en armure mobile... Et en récupérer une autre au milieu de la route, courant, courant comme un de ces gladiateurs qu'il à vu dans ces péplums, bouclier au bras, son sang gouttant sur l'asphalte à chaque fois qu'il parait un tir du tank avec ce bouclier.

Il se voyait courir héroïquement, continuer sa course et embrocher à nouveau ses adversaires comme il l'eut fait précédemment, avec un sourire et un espoir un peu trop optimiste au visage, mais un coeur n'est qu'un coeur aussi vaillant fut il il est aussi très puissant chez l'Abyssian et il avait déjà perdu beaucoup de sang... Tandis qu'il court et sent la lourdeur des impacts le percuter sur son bouclier où sur sa poitrine, ses épaules... Les coins de son regard s'obscurcissent, tout comme une chute de tension lorsque l'on prend trop de "G" en avion. Quelque chose n'allait pas, n'allait plus... Il sentait sa poitrine se soulever de l'intérieur, hoqueter, ses membres inexplicablement faiblir même s'il gardait un rythme de course olympique et qu'il zigzaguait d'un véhicule à l'autre...

Il aurait tellement voulu continuer... Elle avait raison, il ne pouvait pas mourir... Pas ici... Et pourtant il continuait, il continuait, comme s'il voulait se prouver quelque chose il renversait les exos les uns après les autres, n'arrivant pas à trouver assez de force pour les tuer, il voulait juste atteindre... Atteindre ce char... Il ne savait pas trop pourquoi, c'était idiot et pourtant ça lui paraissait si important. Peut être était ce le manque de sang qui obscurcissait son jugement ?

Ses foulées étaient pourtant de plus en plus vives, plus rapides, ses bras s'élançaient à pleine course, un sprint puissant qu'aucun n'aurait su stopper, défonçant et écartant de son chemin à l'épaule des fourgons blindés s'interposant entre lui et le tank, mais une fois que ceux ci furent écartés de son chemin, l'obligeant à s'élancer de toute sa tête et son épaule vers l'avant pour écarter les véhicules...

Il reçut un tir du canon à bout portant qui ne le stoppa pas immédiatement dans sa course, heurtant le char qui recula d'une bonne dizaine de mètres en pliant son essieu.

L'Abyssian ne rugissait plus, son hurlement métallique de rage destiné à se donner du courage s'était tut de son écho impressionant dans les rues, bientôt, des filets de capture faits dans un métal extrêmement résistant étaient tirés sur le corps inanimé de l'Abyssian qui gisait au milieu d'un carrefour, un énorme hélicoptère de classe militaire possédant de nombreux rotors transportant un épais container s'approcha de la scène...
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« Répondre #13 le: Mars 28, 2015, 11:08:38 »

« Je me sens... Encore vivant. J'peux pas... mourir !!! »

Elle n’avait guère besoin de plus, cette simple affirmation l’a rassura assez pour qu’elle reporte son attention sur le chien mécanique.  Si Ludya lui avait répondu, avec une telle affirmation dans ses propos c’est bien qu’il était sûr de ne pas se laisser abattre non ? Et puis n’avait-il pas déjà combattu à lui seul une escouade et de surcroit tenu tête à un tank ? Un tank bon sang ! Ce n’était pas tout le monde qui en était capable ! Malgré cette apparence quelque peu enfantine qui semblait revêtir lors des moments plus calmes, la Lycane supposait que sa véritable nature, plus mature, apparaissait quand l’Abyssian était  poussé à se battre. Mais peut-être se trompait-elle tout simplement, après tout elle n’avait pu échanger qu’avec lui que quelques phrases avant d’être dérangé par ces hommes. Ces mêmes hommes qui en avaient après Ludya. Pourquoi ?  La Lycane se doutait que cela devait venir de sa nature non terrienne, de sa singularité. Mais il devait y avoir plus, beaucoup plus. Pour qu’un tel arsenal soit déployé, pour la capture d’un seul être, c’était bien que Ludya devait être très important pour cette organisation terrienne.

Et en parlant des moyens utilisés pour sa capture, la Louve se retourna subitement, entendant un bruit métallique bien particulier, ou plutôt à un son ressemblant à un aboiement. Un aboiement ressemblant à des tôles que l’on plierait dans un bruit strident. Le son n’avait rien d’agréables aux oreilles de la Lycanthrope mais elle n’eut pas  le temps de se préoccuper d’un tel fait. L’alpha, qu’elle avait réussi à immobiliser l’espace de quelques instants était parvenu à se défaire de son emprise et fonçait à présent sur elle, dans le simple but de la mettre hors d’état de nuire. En contre-bas, Shad pouvait entendre Ludya crier sa rage, les soldats tirant sur lui, les balles fonçant droites sur un objet à l’audition métallique. Une sacrée escarmouche se passait en bas. Une bataille qu’elle devrait bientôt rejoindre pour apporter son assistance. A moins que l’Abyssian ne l’envoie de nouveau paitre. Cependant ceci n’était pas dans l’actualité des choses et voyant la créature biotechnique arrivait, la Lycane se prépara à l’impact. Elle qui voulait le garder «  en vie » tout lui portait à croire qu’elle devrait faire abstraction de cette pensée.

Toujours sous sa forme de louve-garou, Shad se campa sur ses pattes arrière, fermant et ouvrant ses griffes situées au niveau de ses pattes supérieures, se positionnant de sorte à n’offrir qu’une faible ouverture au robot. Et pendant qu’il arrivait, la magie pyrotechnie fut de nouveau utilisée chauffant ses griffes à blanc. Au tranchant de ses griffes pouvant être comparé à  l’adamentium s’ajouta la chaleur lui permettant de faire fondre de nombreux type de métal. L’objectif de cette manœuvre était simple à comprendre. La  Lycane avait pour idée de simplement trancher l’alpha, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus bouger. Et lorsqu’il arriva à sa portée, elle cessa d’être statique, fonçant sur lui, bondissant sur les côtés pour éviter les tirs qu’il venait de lancer. Sa course se termina comme elle l’avait planifié. Ses griffes rencontrèrent le métal du robot et s’y introduire comme dans du beurre, lacérant les circuits électriques s’y trouvant, brûlant les quelques résidus de chair, fonçant fondre le métal. A cela, la Louve créera une boule de feu, tourbillonnante dans son autre patte et la projeta sur le corps désarticulé du robot. Bon sang, elle avait combattu des démons et des serviteurs de Dieu Ancien ne voulant apportant que mort et destruction, ce n’était pas un robot qui allait lui tenir tête ! Surtout que ce dernier n’avait pas la technologie Tecknane. L’alpha fut donc réduit à l’at de simple grille-pain, quelques étincelles sautaient ici et là de sa carcasse fumante. Mais alors que la Louve devait entendre un tumulte un contre-bas, elle n’entendait que le son caractéristique des palmes de l’hélicoptère qui survolait la ruelle et qui semblait faire descendre une lourde cage en métal.

« Ludya ? »


Un appel, ressemblant presque à une supplication. Tout ce silence l’inquiétait, surtout après le cri déchirant qu’elle avait pu ouïr. Sans attendre une seconde plus, elle s’élança vers le rebord et observa en contrebas. Ce qu’elle vit ne l’emballa guère. Ludya était là, sur le sol, en plein milieu de cette ruelle et baignant presque dans son sang.  Sa blessure avait dû se rouvrir il n’y avait pas d’autre explication. Un grognement lui échappa, elle devait agir et vite. Observant la situation, la Louve laissa de nombreuses idées lui traversaient l’esprit.  Mais le plus gros problème à contourner était ces machines où étaient retranchés les humains, tels des robots géants. Sous sa forme actuelle, au vue de la grandeur de l’attirail, la Louve craignait de pouvoir faire face. Mais elle avait un autre atout dans sa manche. Sans changer de forme, elle sauta du toit et arriva en contre bas, observant l’escouade qui s’était mis à la prendre en joue. Après tout, n’était-elle pas un obstacle ? La Lycane souffla, jugeant en vitesse une dernière fois la situation avant de déclarer.

« Tu n’as pas intérêt à mourir. »

Qu’il l’entende ou non cela n’avait pas d’importance.  Shad malgré tout se refusait à laisser Ludya dans le pétrin. Elle laissa son corps tomber en avant et en un fragment de seconde pris une apparence plus animale. Et également plus imposante.  La Terranide avait opté pour la forme lui apportant le plus de force, celle d’une louve géante. Une chance encore qu’ils se trouvaient actuellement dans un coin reculé des bas-fonds. Profitant de l’effet de surprise, l’imposant animal s’élança et agrippa dans sa puissante mâchoire l’un des hommes dans un robot de combat. Le pauvre fut par la suite secoué en tous sens, l’objectif étant de fracasser l’humain s’y trouvant à l’intérieur.  Elle le relâcha par la suite, le lançant sur  des soldats positionnés plus loin. A chacun de ses pas, des flammes sortaient de ses pattes et les nasaux situés au niveau de sa truffe laissait échappés des langues de flammes meurtrières à chacune de ses expirations.  La bête s’élança de nouveau, frappant de pleins fouet la cage, l’écartant de sa trajectoire avant d’abaisser son museau, de l’ouvrir en grand et de glisser Ludya dans sa gueule. A défaut de main, il lui fallait bien quelque chose pour le soutenir. Bougeant sa langue, la Louve fit glisser Ludya en-dessous de cette dernière l’empêchant ainsi de glisser vers son gosier. Il ne lui restait plus qu’à commettre un petit carnage.

La retenue fut oubliée. L’imposante louve s’élançait vers les hommes, en attrapant certains dans sa gueule, les déchirant de ses crocs, en avalant quelques-uns ou en balançant d’autre sur leurs compagnons. Tout ce que voulait provoquer Shad était la zizanie et à son plus grand plaisir cela semblait fonctionner. Pourtant, elle ne pouvait rester indéfiniment ici, d’autant plus qu’elle sentait le goût du sang de l’Abyssian sur sa langue. Et bon sang, la Louve commençait à avoir faim !  Elle frappa le sol de ses pattes, faisant claquer sa queue en arrière pour provoquer une nouvelle attaque pyrotechnique de même calibre que la précédente. Celle-là même qui lui avait permis de réduire en cendre plusieurs hommes à la fois. Mais cette attaque avait également une autre fonction, la rendre invisible un cours laps de temps. Instant qu’elle profita pour faire apparaître un portail et s’élancer à l’intérieur, quittant ainsi la ville de Seikuzu. A peine le portail fut-il franchi qu’elle abaissa le museau, ouvrit la gueule et laissa glisser l’Abyssian en-dehors, reprenant au même instant sa forme initiale.

« Mes excuses, tu es recouvert de bave. Il y’a un lac non loin, je pense que tu peux t’y baigner sans crainte. Je vais chercher de quoi soigner tes blessures. Il faut de toute façon les nettoyer avant que je puisse m’y attarder. »

Oh il ne pouvait pas être complétement inconscient, elle le sentait. La Terranide posa une main ferme mais réconfortante sur l’épaule de Ludya souriant amicalement.

« Pour l’heure tu n’as plus rien à craindre. Ha…Et bienvenue sur Terra. »

Oh elle pouvait toujours le renvoyer après sur Terre, cela n’était guère un souci, mais sur le coup la Lycane n’avait pas trouvé une autre solution. Et à présent il était tranquille pour quelques  temps, loin de ces fous voulant mettre Ludya sous cage et sous observation.
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« Répondre #14 le: Juillet 28, 2015, 10:32:26 »

S'il n'avait pas encore perdu connaissance L'Abyssian avait pour le moins été salement étourdi après un impact d'une telle puissance, on l'avais jamais encore exposé à cette arme... Le sol autour de lui avait subi une contraction electro-thermique sustensionnaire à particules Blu-aimantée... Bon, en clair, comme si on lui avait largué un obus d'une tonne de diamants réfrigérés à l'azote chargés d'électricité à ions exclusivement négatifs sur la tronche ouie !

Et ça avait réfrigéré tout le sol autour de lui... Y se sentait froid et décéléré dans son métabolisme... Ludya s'inquitait plus de l'effet que de la blessure... Ces saletées d'humains... Sur terre le diamant était une des matières les plus denses en midi chloriens, même si le titane et le tungztène sont eux aussi bien chargés! Où avaient ils peut être trouvé une arme qui... Loin de le neutraliser encore puisqu'il bouge, mais... Lui fait perdre une partie substancielle de ses capacités et l'affaiblissent ?

Quelqu'un les avait aidés... Quelqu'un qui devait avoir des informations sur les faiblesses de son espèce... Gnnniwrrr...

Ah ben ouie il réfléchit à tout ça au lieu de se préoccuper principalement de son état ! Savez bien c'est touw lui ça, pendant qu'il échaffaude ses théories en faisant semblant d'être mourru par terre pour gagner du temps, hihi... Ben ouie c'est toujours comme ça que font les héros dans les dessins animés y a pas de raison qu'il ait une meilleure influence hein ! Puisqu'il à été éduqué aux livres sciences et vie trouvés dans les poubelles et aux vieilles vhs abandonnées sur le trottoir ou dans une décharge... Il entendit le fracas guerroyant de la louve lancée, toute rugissante et griffes dehors ! S'inquiétant désormais de la mettre elle aussie dans le colimateur des entités inconnues qui voudraient mettre la main sur lui ! Woah... Sa taille était impressionnante et sa couleure bleue nuit...

Elle aussi elle était super-quelque chose ! Fallait tout d'suite lui trouver un surnom !... Nightwolf ? Nightclaw ?

Ouille... hihihie... Awouie... ça fait mal de réfléchir, parfois... A moins que ça soit la douleur et le sang qui perd qui  le font délirer et penser à toutes ces idioties. Han ça y est... Entre deux avancées de la louve dans les lignes ennemies Ludya sent ses paupières se clore et un voile noir envahit son regard... Il force sur ses paupières pour rouvrire ses yeux à plusieurs reprises, puis les laisse se clore pour un long moment.

Il sentit la langue d'une grande créature le soulever, gémissant, murmurant entre ses lèvres à peine entrouvertes : «hanw nion... m'maaaaaanw... je t'assure hein, c'est pas du touw l'heure de se levée... siteplaie... A jeun pour les tests ? Mais... j'ai envie de déjeunée moi... et pis j'ai pas envie d'aller au laboratoire aujourd'huie... »

Y faisait tout noir... La langue le recouvrit comme une couverture et il se blottit dessous en murmurant de nouveau: « merci m'man chavais que tu comprendrais... » C'était si comfortable... Chaud mais... un peu bizarre, un peu moite aussie... Y se posait plus la question dans son état... Y faisait chaud et tout doux alors zut.

Ce n'est que lorsqu'il se retrouva expulsé au dehors de la gueule de la Louve, roulant par terre sur les herbes qu'il commença à avoir un peu froid et se recroquevilla en position foetale, frisssonnant... Il entrouvrit les yeux sur la silhouette encore floue de la femme louve...

« Mes excuses, tu es recouvert de bave. Il y’a un lac non loin, je pense que tu peux t’y baigner sans crainte. Je vais chercher de quoi soigner tes blessures. Il faut de toute façon les nettoyer avant que je puisse m’y attarder. »

« Je suis... couvert de... quoua ? »

Il se redresse... La paume de sa main se frottant les yeux... écartant celle ci de sa joue il remarque un filet gluant pas très ragoutant... Il déglutit et ensuite fait une mine toute dégoutée, un peu expressive et surexagérée mais, après tout c'est encore un p'tit idiot immature !

« Bêk ! Pwerk !... P'tuh ! Ah c'est trop dégoutanw ! J'en ai même dans la bouche et les cheveux dit !! »

Il prend des feuilles et des herbes par terre pour essayée de se débarbouiller le visage...

« Pour l’heure tu n’as plus rien à craindre. Ha…Et bienvenue sur Terra. »

« Je crois que je suis déjà v'nu une fois icie... Y a longtemps... Bon ! Un Abyssian de l'espace peut pas rester couvert de la bave de Nightwolf ! Qui sait ça pourrait... me faire déteindre ! Moi je connais pas la composition de ton machin là alors faut vite je plonge dans le lac ! vite vite ! »

Dit il en se relevant, trépignant de pas de course sur place en regardant partout autour de lui où se trouve la position du lac, trouvé ! Il s'élance et trébuche, se sentant affaibli, faisant un roulé boulé dans les herbes et finissant les membre en étoile.

« Oh ben... hihi... hum. Peut être pas trop si vite que ça... Passque... j'ai la tête qui tourne... »

Se graffigne la tignasse en effectuant une moue boudeuse avec les lèvres et fermant les paupières par renivellement par le bas de ses capacités et un gain d'humillité face à sa condition actuelle, passant un regard inquiet, et une main sur sa blessure...

"Okay, alors je vais y allée en marchant.. Je sais pas ce qu'ils ont mis dans l'arme qui m'a frappée mais j'ai perdu beaucouw de force aujourd'huie..."
« Dernière édition: Septembre 13, 2015, 02:29:33 par Ludya » Journalisée

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