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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Free Bird [Magdalia]  (Lu 1509 fois)
Samara
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FicheChalant
« le: Février 05, 2015, 08:29:49 »

Tenant la cage à oiseaux dans une main, tortillant du cul en grimpant l’escalier, Kazuha, dont la tenue quasi-inexistante témoignait de son statut d’esclave, en plus du collier autour de son cou, grimpait les marches d’un élégant escalier, marches recouvertes d’un fin tissu rouge. L’hôtel particulier de la capitale ashnardienne était un endroit immensément luxueux, ne se composant que de belles suites uniques, c’est-à-dire qu’il n’y avait qu’une suite par étage. On y trouvait des Maréchaux, des diplomates, des Maîtres de guildes ou de puissantes forges... Ou encore de hauts-fonctionnaires impériaux. Kazuha se hâtait de grimper, tandis que la cage remuait légèrement, recouverte par un cadre marron depuis qu’elle l’avait acheté dans la boutique d’un comptoir commercial luxueux... Le genre d’endroits où on ne trouvait que des esclaves venant de la part de riches Ashnardiens pour acheter des produits rarissimes, et, partant de là, extrêmement rares. Samara avait entendu parler de la dernière acquisition de cette guilde, et avait envoyé Kazuha l’acheter. Comme toujours, ravie de faire plaisir à sa Maîtresse, Kazuha avait accouru, et avait réussi à l’acheter.

Le bien en question se trouvait dans la cage à oiseaux, et Kazuha se posta devant la double porte d’entrée de la suite, et sortit de son soutien-gorge, confortablement niché sous un bonnet, la clef dorée de la suite, et rentra à l’intérieur.

« Maîtresse ! Maîtresse ! Je l’ai acheté ! »

Kazuha quitta le vestibule, et marcha rapidement, rejoignant le patio à l’entrée. C’était la cour d’entrée, avec une fontaine, une statue en marbre, et une mezzanine au-dessus, avec plusieurs portes à gauche et à droite. Même si le refuge de Samara se trouvait dans un immeuble, c’était un vaste espace, avec de multiples pièces. Une verrière se trouvait sur le plafond, permettant d’éclairer cette pièce. Kazuha marcha rapidement, filant par une porte latérale, et s’avança dans un couloir, tenant toujours, très précieusement, la cage. Sa démarche était assurée et rapide. Elle savait ce qui se trouvait là-dedans, et savait aussi pourquoi Samara en avait besoin... Pour ses recherches, et pour son pouvoir personnel. Ambitieuse et en soif perpétuelle de pouvoirs, Samara était une Archimage terriblement puissante, et ce encore plus depuis qu’elle était l’amante régulière de la Déesse Sha, Déesse qui l’avait aidé à perfectionner ses pouvoirs. Kazuha aimait ainsi à se dire que sa Maîtresse était désormais l’une des plus puissantes mages de l’Empire... La servir était un véritable bonheur. Maîtresse Samara siégeait au conseil d’administration de l’Académie Magique d’Ashnard, et avait parallèlement de nombreuses responsabilités, la rapprochant sans cesse du Conseil Impérial, où elle était d’ailleurs reconnue comme experte en magie.

La belle tête blonde atteignit ainsi le laboratoire de Samara. La porte était ouverte, et il y avait une fenêtre donnant directement sur l’extérieur. Samara, sa belle Maîtresse rouge à la peau magnifique et aux formes féériques, se tenait là, près d’instruments alchimiques et d’un pupitre sur lequel se trouvait un livre.

« Enfin te voilà, Kazuha...
 -  J’ai fait aussi vite que j’ai pu, Maîtresse... »

Samara se pencha vers elle, caressant ses hanches, puis l’embrassa chaudement sur les lèvres. Un tendre et onctueux baiser, qui ne servait qu’à leur témoigner leur amitié mutuelle et le profond respect qu’elles éprouvaient, l’une à l’égard de l’autre. Samara rompit le baiser, et récupéra la cage, et la posa sur une table, près de la fenêtre, tout en sentant, à l’intérieur, le petit être qui pulsait à l’intérieur.

*Parfait, parfait...*

Samara travaillait en ce moment sur des potions extrêmement difficiles, qui avaient pour but d’amplifier de manière permanente ses pouvoirs magiques. Ces potions étaient, non seulement dures à préparer, mais elles nécessitaient aussi de multiples ingrédients variés. Samara, fort heureusement, était une femme très polyvalente, maîtrisant aussi bien la magie pure que l’alchimie, et avait donc commencé, depuis maintenant plusieurs semaines, à travailler sur cet élixir. Malheureusement, elle avait besoin d’un ingrédient spécial, un ingrédient qui avait nécessité qu’elle se renseigne auprès de l’une des guildes esclavagistes les plus en vues de l’Empire. Acheter la femme qui se trouvait dans cette cage lui avait coûté un bras, une fortuen considérable, mais elle ne le regrettait pas, car elle savait que cette somme serait amortie.

« Tu n’as eu aucun problème à l’acheter, Kazuha ?
 -  Aucun, Maîtresse... Mis à part deux malotrus qui ont tenté de me mettre une main aux fesses... Je leur ai brisés quelques os avant de les laisser geindre dans la rue. »

Aussi belle que redoutable... Une grande Maîtresse méritait une grande esclave. Samara hocha lentement la tête, puis se retourna vers la cage à oiseaux.

« Bien, bien... Découvrons donc cette créature... »

Samara porta sa main sur la toile recouvrant la cage, et tira sur cette dernière...

La cage était faite en or, avec un verre solide, et il y avait, à l’intérieur, outre une feuille de laitue, une petite fée... Samara sourit devant cette dernière, et posa un doigt sur le verre.

« Bonjour, Magdalia... Comment vas-tu, ma petite ? Tu as bien dormi ? »

Elle parlait sur un ton calme et doucereux.
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« Répondre #1 le: Février 06, 2015, 04:14:54 »

La merde, c'était vraiment grave la merde, car Magdalia s'y trouvait enfoncée entièrement et pas seulement jusqu'au cou. L'intérêt de ne pas être enfoncée entièrement dans une grosse mare de bouse, c'est que l'espoir de s'en sortir est permis, mais dans son cas, c'était plutôt mal barré. Comment ces humains avaient-ils pu la trouver au fin fond de la forêt demeurait un mystère, la petite fée s'était pourtant installée au sommet d'un grand arbre en faisant attention à être discrète, mais les connards qui l'avaient tirée de son sommeil pour la foutre dans une cage n'avaient rien d'humains ordinaires.
En quoi ils étaient pas ordinaires, Magdalia n'en avait pas la moindre idée, mais ils l'avaient trouvée, enfermée, et vendue, c'était la seule chose dont elle certaine en ce jour. Une espèce de tête blonde presque aussi nue qu'elle était venue, et elle transportait sa cage à présent. Impossible de l'insulter ou de lui faire des doigts d'honneur, un tissu recouvrait sa cage en verre, qui filtrait le son provenant de sa bouche qui avait une forte tendance à insulter quiconque passait à proximité.

Le petite fée était stressée, paniquée même, au vu du rythme auquel battait son cœur, et à la fréquence à laquelle elle battait des ailes pour rien, signe évident de nervosité. Elle était en cage, dans un espace restreint, et incapable de décider par elle même où elle allait. Ce n'était vraiment pas une situation enviable, et Magdalia avait beau ne pas connaître la blonde qui la transportait, il ne lui en fallait pas plus pour la ranger dans la catégorie des salopes.

LAISSE MOI SORTIR SALE PUTEUUUUUUUUH !!!!!!

Magdalia frappait de toute la force de ses petits poings contre le verre, mais c'était plus pour essayer de se défouler, de se focaliser sur autre chose que sa situation, que pour vraiment tenter de briser le verre. Elle avait une force absolument ridicule, et n'avait jamais compté dessus pour sa survie. Ses ailes, sa vitesse et ses réflèxes étaient tout ce qui l'avaient, jusque là, tenue à l'écart des esclavagistes. Mais déjà emprisonnée, ces atouts ne lui servaient plus à grand chose.
Et puis, elle était aussi un peu faible, même si ça ne se voyait pas vraiment vu la rage qu'elle mettait dans ses coups. La feuille de laitue qui qui tenait compagnie n'était pas touchée, malgré le fait que la fée crevait de faim et de soif, mais elle envisageait la solution de se laisser mourir, au stade où elle en était.
Cette marche la désespérait, aussi, car elle sentait bien peu d'éléments vraiment naturels aux alentours d'elle. En tant que fée, Magdalia avait un lien assez particulier avec la Nature, mais ce lien ici se manifestait à peine. Elle n'en laissait rien paraître par son visage déformé par la colère, mais l'environnement urbain ne lui réussissait pas.

La balancement chaotique de sa cage continua pendant un moment, jusqu'à ce qu'il s'arrête. Elle sentit qu'elle était posée au sol, et entendit des voix, ou du moins des bribes de paroles, le verre étant épais au point que les sons ne lui parviennent que de façon étouffée. Puis, enfin, la toile recouvrant la cage fût ôtée, et là Magdalia vit une...chose inédite. Elle n'était pas familière avec le concept de démonne, mais cette créature à la peau rouge, aux yeux luminescents et avec des cornes sur la tête la firent reculer le plus loin qu'elle le pouvait, soit au fond de la cage.

Qoui ? Euh...quoi ? Tu te fous de ma gueule meuf ou je rêve ? J'ai une gueule à aller bien ? Laisse moi sortir d'ici et on en reparlera !
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« Répondre #2 le: Février 06, 2015, 04:37:23 »

La petite fée, Magdalia, avait été capturée grâce à son péché mignon, ce que Samara avait appris progressivement. Une fée était très difficile à capturer, en raison de sa petite taille, du fait que les fées vivaient dans les profondeurs des forêts, et fuyaient le contact humain. Cependant, cette fée-ci avait un péché mignon : elle adorait le chocolat. Régulièrement, elle se rendait dans la chocolaterie d’un petit village ashnardien, et se glissait par une fenêtre entrouverte pour s’asperger de chocolat. Le chocolatier l’avait su, et en avait parlé autour de lui... De cette manière, une guilde d’esclavagistes avait fini par l’apprendre, et avait tendu un piège à la fée en enchantant certains pots de chocolat qu’elle prenait régulièrement. Un chocolat enchanté magiquement, qui avait permis de remonter sa trace, tout en anesthésiant profondément la fée. L’un des esclavagistes l’avait ensuite capturé à l’aide d’un faucon, atteignant son repaire, au sommet d’un grand arbre, et elle s’était ensuite réveillée dans un sac, puis, finalement, dans la cage à oiseaux.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que, pour un petit bout ne faisant même pas la taille d’une règle, elle était hargneuse. Pendant tout le trajet de la cage, elle avait tambouriné contre les cages en verre, hurlant et rouspétant, et, maintenant qu’elle revoyait la lumière du jour, elle s’énerva à nouveau. En voyant Samara, la démone aux yeux incandescents et à la peau rouge, elle bondit en arrière, filant s’abriter contre le mur en verre. Un réflexe qui fit sourire légèrement Samara, son sourire s’accentuant quand la fée se mit à l’invectiver furieusement :

« Qoui ? Euh...quoi ? Tu te fous de ma gueule meuf ou je rêve ? J'ai une gueule à aller bien ? Laisse moi sortir d'ici et on en reparlera ! »

Elle avait une voix extrêmement douce, comme une voix d’enfant, et s’offrait à Samara en étant toute nue, portant un minuscule string sur son corps.

« Elle déborde d’énergie, Maîtresse...
 -  Je vois ça... Et je constate aussi qu’elle a retenu des êtres humains la capacité d’injurier les autres. Elle me plaît beaucoup. »

Samara se redressa, et se retourna, laissant volontiers Magdalia l’insulter à nouveau. La fée était extrêmement belle et énergique, alors qu’elle devait être assommée, au vu de la feuille de laitue à laquelle elle n’avait pas touché. Samara se retourna vers Kazuha, et entreprit de doucement l’embrasser, sa queue caudale remuant lentement. Kazuha porta ses mains sur les hanches de la démone, répondant joyeusement et tendrement à son baiser, leurs bouches venant se palper et se frôler. Samara rompit le baiser en approchant l’une de ses mains des fesses de Kazuha, puis lui sourit doucement.

« Je suis fière de toi, Kazuha... Maintenant, laisse-moi seule avec notre invitée, je viendrais t’appeler si j’ai besoin de tes services. »

Kazuha acquiesça en hochant la tête, les lèvres pleines de bonheur après le tendre baiser de sa Maîtresse. Samara la laissa filer, puis se retourna alors vers Magdalia.

« À nous, donc... Je m’appelle Samara, Magdalia, et tu as été capturée par des esclavagistes. J’ai pris la liberté de t’acheter, ce qui fait que tu es maintenant mon esclave... »

Elle laissa planer quelques secondes, laissant ainsi le temps à Magdalia de commenter ce qu’il y avait à commenter, puis poursuivit ensuite :

« Je suis une Archimage, et j’ai besoin de toi pour m’aider à finaliser mes recherches... Sache que, si tu m’aides, je te récompenserais bien comme il faut... »

Joignant le geste à la parole, Samara attrapa une tablette de chocolat au lait qui traînait sur une table, et cassa un carré entre ses doigts, puis l’approcha de la trappe sur le sommet de la cage. Pour éviter que la fée ne s’échappe, la trappe était à double niveau. Quand on ouvrait la porte extérieure, la porte intérieure se fermait. Pour ouvrir la porte inférieure, il fallait fermer la porte extérieure. C’est ce qu’elle entreprit de faire, et le morceau de chocolat tomba au milieu de la cage.

« Voilà un cadeau de bienvenue... Je sais que tu as été arrachée à ton élément naturel, et que l’absence de la forêt doit te manquer... Si tu es sage et si tu m’obéis, tu auras droit à de la verdure. »

Samara y allait calmement. Ce n’était pas tous les genres qu’on avait la chance d’éduquer une fée, et, vu la somme faramineuse que ce petit bout de chair lui avait coûté, l’Archimage ne comptait pas la laisser filer ou dépérir.
« Dernière édition: Février 06, 2015, 04:53:21 par Samara » Journalisée


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« Répondre #3 le: Février 06, 2015, 05:10:47 »

Magdalia était en effet une petite fée très hargneuse, car cela lui avait été très utile à bien des occasions pour lui sauver la mise. Même ce qui est petit peut paraître plus fort qu'il ne l'est si il fait assez de bruit, elle était déjà parvenue à faire fuir des humains en leur volant dans les cheveux et en leur criant dessus, et qui plus est c'était un mécanisme de défense. Magdalia était du genre à vouloir faire chier jusqu'au bout, à ne jamais abandonner pour ne pas donner cette satisfaction à un éventuel ennemi. Et malgré son ton doux et mielleux, Samara n'était absolument pas considérée par la fée comme une personne méritant l'attention.
Fallait qu'elle se barre, maintenant, avant que cette tepu ne lui fasse...quelque chose, n'importe quoi, elle voulait de toutes façons pas le savoir. Alors pendant que les deux discutaient et s'embrassaient, Magdalia elle se remit à taper contre le verre, avec ses poings, voire parfois avec sa tête même si ça lui faisait mal, très mal.
La petite fée se rebellait car c'était sa nature, mais aussi car ce qui lui arrivait était profondément injuste. Ses seuls torts ayant été de trop aimer le chocolat, d'être une fée, et d'être un petit être fragile que d'autres plus forts avaient pris plaisir à maltraiter. Elle se foutait bien des paroles et des intentions de cette femme, elle voulait sortir, retourner dans sa forêt, manger et boire de la nourriture qu'elle même se prodiguerait, par ses propres moyens. Juste être libre, ou alors crever en essayant de recouvrer sa liberté.

Encore plus têtue qu'une mule, Magdalia se frappait intégralement contre les parois en verre, prenant son envol et de l'élan avant de se fracasser, épaule en premier, contre le verre pour le faire céder. Cela n'avait aucun effet, mais Magdalia s'en fichait éperdument. Essayer, encore et encore, de se libérer, était la seule solution qu'elle avait, la seule chose qu'elle pouvait faire. Se soumettre ? Ce serait certes plus facile, mais le tempérament de la fée n'était pas ainsi. C'était une chieuse née, qui n'avait nullement l'intention de faciliter la vie à celle qui voulait se considérer comme sa propriétaire.

Jt'emmerde.

Lui répondit-elle une première fois, justement quand Samara décréta qu'elle était son esclave. Magdalia ne lui accorda pas son attention, lui niait le droit à l'avoir, et par conséquent lui niait sa légitimité en tant que maîtresse. Une esclave ne devenait vraiment esclave que lorsqu'elle abandonnait la lutte et que la maîtresse gagnait la compétition, Magdalia n'avait pas l'intention de céder, d'une façon ou d'une autre elle serait libre, soit en s'échappant, soit en dépérissant. Elle préférait encore crever la bouche ouverte, que de soumettre sa liberté à quelqu'un d'autre.

Jt'emmerde !

Lui répondit-elle une deuxième fois, lorsque Samara lui déclara qu'elle avait besoin de son aide. Capturer quelqu'un n'était après tout pas le meilleur moyen d'obtenir son aide, y avait-elle songé ? Cette démone était-elle stupide à ne pas comprendre que Magdalia en avait carrément plein le cul de cette cage, de ces gens la considérant comme un objet ? Elle voulait sortir. Le carré de chocolat qui tomba dans sa cage fut la goutte de trop.

MAIS TU VA FERMER TA GUEULE OUI ? AïE !

Encore et encore, elle se martella contre la cage, avec une vigeur et une férocité renforcée par ce carré de chocolat qui lui rappella sa faiblesse, celle qui lui avait valu d'être capturée. Elle ne mangerait rien, rien qu'une grande personne lui apporterait comme "cadeau de bienvenue" alors qu'elle était enfermée. Elle voulait sortir, et partir, retourner à sa cabane si elle existait encore ou bien s'en construire une ailleurs, et plus que jamais s'éloigner des grandes personnes.
Le reste, elle n'en avait vraiment rien à foutre, même les gros bleus, à l'échelle de son petit corps, qui se formaient sur elle.
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Samara
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Février 06, 2015, 05:27:24 »

À son corps défendant, Samara reconnaissait ne pas avoir une grande connaissance de l’esclavage. En gagnant peu à peu de l’influence au sein de l’Empire, elle avait fini par prendre sous son aile les relations entre l’Empire et le harem de Mélinda Warren, ce qui lui avait permis de se renseigner sur la « soft training way » prodiguée par la vampire, et qui consistait à former les esclaves en essayant de ne pas trop les martyriser, et en leur montrant qu’ils étaient importants à ses yeux. Cependant, Samara, dans ce domaine, manquait encore d’expérience. Avec Kazuha, elle n’avait rien eu à faire, bénéficiant d’un produit fini, formaté depuis la plus petite enfance pour servir et obéir. Avec Magdalia, les choses étaient bien plus délicates. Elle était rebelle, téméraire, et n’écoutait même pas Samara, tapant contre le solide verre de la cage, quitte à se faire mal. Samara la regardait faire, tout en réfléchissant.

*Mélinda ne l’aurait jamais laissé enfermée là-dedans... Elle l’aurait libéré, pour lui montrer sa bonne foi...*

Vu la colère de la petite fée, si elle la libérait, elle risquait de faire des bêtises... Et, de plus, Samara n’était pas connue pour sa patience légendaire. Elle décida de se fier à son plus solide allié, sa puissance magique. Magdalia était en train de s’ouvrir les paumes, et son sang commençait à apparaître. Les yeux de Samara s’illuminèrent alors brièvement, et sa main se porta sur la cage en verre. Elle invoqua alors la magie, et l’air disparut alors rapidement dans la cage... Ou, plutôt, le dioxygène présent se raréfia, pour se transformer en dioxyde de carbone. Une simple opération magique consistant à modifier quelques molécules, dans le but d’étouffer la fée.

« Tu vas te calmer, maintenant, Magdalia... Je comprends ton désarroi, mais je n’ai pas envie de te voir te faire du mal... »

Samara avait sa main posée sur la cage, et elle vit Magdalia tomber sur le sol, se couchant par terre, en sentant la respiration lui manquer. Elle ne pouvait pas lutter contre ça, et Samara continuait à asphyxier l’endroit, jusqu’à ce que Magdalia ne finisse par tomber dans les pommes. Le spectacle de la petite fée en train de se débattre était extrêmement touchant, mais Magdalia était face à une démone... La compassion ne faisait pas vraiment partie de ses standards et de ses valeurs. L’Archimage attendit donc que Magdalia s’écroule, puis elle retira sa main, et ouvrit la cage.

Le petit corps replet et doux de la fée atterrit dans le creux de sa main, et Samara serra lentement ses doigts, usant de sa magie pour cicatriser ses petites plaies. Elle l’observa ensuite, silencieusement. Que lui faire ? La remettre dans la cage ? Elle risquait de s’énerver à nouveau, et Samara avait véritablement besoin d’elle. Ses élixirs ne pourraient fonctionner qu’avec le fluide intime d’une fée. Sur Terra, qui était une planète versée dans la magie rose, les fluides intimes, sexuels, étaient souvent de puissants ingrédients alchimiques, et c’était ici le cas... Cependant, Magdalia ne semblait avoir nullement envie d’être obéissante... Samara réfléchit donc. Après tout, quel risque prenait-elle à la laisser gambader à l’air libre ? Son appartement était hermétiquement clos, et la fée ne pourrait pas lui échapper...

*Autant lui laisser une impression de liberté, afin qu’elle soit un peu plus encline à m’obéir...*

Samara se rabattit sur cette idée, et se déplaça, quittant son laboratoire, puis rejoignit une chambre. C’était une chambre luxueuse, confortable, avec un grand miroir et un lit comprenant plusieurs coussins. Délicatement, elle coucha Magdalia sur l’un de ces coussins, et resta assise à côté d’elle, l’observant... Elle était énergique, et surtout affamée... Tôt ou tard, cette faim allait se rappeler à elle. L’Archimage l’observa sans rien dire, jusqu’çà ce qu’elle sente la fée se mettre faiblement à remuer.

Laissant encore planer quelques secondes supplémentaires, elle reprit :

« Magdalia... Je t’assure que je ne te veux aucun mal. Ce n’est pas moi qui t’ait capturé. Si j’avais su que tu existais, je serais venue te voir en amie, afin de te proposer mon aide... Je te présente mes excuses, je n’aurais pas dû présenter les choses. Tu ne dois pas me voir comme ta geôlière, Magdalia, mais comme ta protectrice... Je t’ai acheté pour pouvoir veiller sur toi, et pour m’assurer que plus personne ne te fasse de mal. »

La porte était ouverte, mais, si Magdalia cherchait à en sortir, Samara utiliserait sa magie pour bloquer ses ailes, ou pour la soulever et la ramener vers elle. L’inconvénient de la fée était qu’elle était toute petite, et que, par conséquent, Samara n’aurait aucun mal à la manipuler en recourant à sa magie... Mais, dans le fond, peut-être que cette sieste improvisée calmerait la fée...

Cependant, Samara ne le croyait pas trop.
« Dernière édition: Février 06, 2015, 06:24:02 par Samara » Journalisée


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« Répondre #5 le: Février 06, 2015, 06:17:51 »

Que sa geôlière soit une puissante mage était un élément dont Magdalia n'avait nullement connaissance, bien que ça n'aurait rien changé à la fureur de la petite fée, cela réduisait presque à néant ses chances de pouvoir s'échapper. Magdalia n'était pas comme certaines de ses cousines fées, qui disposaient parfois de pouvoirs vraiment impressionnants, elle n'était qu'un petit être fragile qui avait néanmoins le malheur d'avoir des propriétés intéressantes pour des mages, et donc d'être très recherchée.
Samara n'eu besoin que de faire un geste pour réduire à néant la hargne de la fée, de force, en la privant de son moteur principal de vie: de l'air respirable. Rapidement Magdalia sentit sa tête tourner, c'était déjà le cas vu le nombre de fois qu'elle s'était cognée contre le verre, mais cette fois ça venait d'un coup. Elle sentit sa tête tourner, son sens de l'équilibre se perdre, et en plein vol, cela se traduisit par un contact rapide avec le sol sur lequel elle s'effondra. La petite fée suffoquait, elle toussait en essayant vainement de remuer les ailes pour décoller à nouveau, mais ses ailes transparentes ne firent que battre bien mollement, pas assez pour qu'elle puisse s'envoler.

Niiiii...Cough...Je...

Entre deux quintes de toux et gémissements, Magdalia ne pouvait prononcer que des choses incompréhensibles. Dans sa tête elle aurait voulu encore l'insulter, mais même sa tête faisait des choses incompréhensibles. Tout tournait, se tachait de petits points noirs, et la seule possibilité qui lui fut offerte fut de sombrer dans l'inconscience.
Ce n'est qu'au bout d'un long moment qu'elle émergea enfin, et avec de très grandes difficultés. Magdalia, en dépit des apparences, était faible, elle n'avait pas bu ni mangé depuis au moins deux jours, en plus d'être en état de panique permanent depuis sa capture, cette privation d'air venait donc de la mettre K.O. Oh elle entendit les paroles de Samara, même si elles lui parraissaient lointaines.

Gzzzzfrnah...

Allongée sur le ventre, face contre un coussin, elle aurait voulu lui dire d'aller se faire foutre, mais sa bouche était pâteuse, et ses capacités d'élaboration d'idées complexes encore mises à mal par la privation d'oxygène que son cerveau avait eu à endurer. Mais même dans son état, la petite fée ne perdait pas de vue son objectif de s'échapper. Elle rampait, arrivant lentement au rebord du coussin avant de s'étaller, mollement, sur le lit en tombant. Ses ailes battaient l'air à un rythme saccadé, aléatoire, elle voulait s'envoler mais ne le pouvait pas, mais ça ne l'empêchait pas d'essayer malgré tout.
Magdalia voyait un peu flou, et chaque mouvement qu'elle faisait pour ramper sur ce matelas lui demandait des efforts énormes, mais c'était préférable à écouter ce que la démone voulait lui dire, ces mensonges. Elle ne croyait pas un mot de ce qu'elle disait. Être son amie, la protéger, tout ça c'était des conneries pour essayer de l'adoucir, mais ça n'avait véritablement aucune chance de réussir. Magdalia n'accordait aucun crédit à une personne voulant s'approprier sa petite personne en tant qu'objet n'ayant pas son mot à dire sur le sujet.

Vvvvvtfèrfoutrsalput...

Et même avec une bouche pâteuse et une tête continuant à tourner, elle continuait à balancer des insultes.
Ce qui, quand même, demandait une sacrée force de caractère.
c'était juste dommage que le corps lui, n'arrive pas à suivre.
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Février 06, 2015, 06:44:58 »

Non, Magdalia n’était toujours pas calmée, et, alors qu’elle reprenait encore ses esprits, elle rampait misérablement hors du coussin, glissant sur le lit, rampant comme un soldat tentant de s’infiltrer. Samara soupira à nouveau, agacée, irritée... La patience, ce n’était clairement pas ce qui marchait avec elle, et cette fée l’agaçait, et ce d’autant plus que, alors même qu’elle peinait à parler, elle continuait à l’insulter, marmonnant dans sa barbe, tout en essayant de s’envoler. Dans l’esprit de l’Archimage, les idées dansaient et affluaient, et elle finit par en saisir une autre en plein vol.

« Bon... Je ne supporte pas qu’on m’insulte, petite fée... »

Samara tendit sa main, et attrapa Magdalia par la jambe, puis la souleva. La tête en bas, l’équivalente d’un Schtroumpf se retrouva face au visage de Samara, et elle tendit son autre main, un doigt pointé vers le visage de la fée... Puis elle la passa en mode « Silencieux ». L’Archimage avait encore usé de sa magie, et Magdalia put très vite comprendre qu’elle n’arrivait plus à parler. Ou, plutôt, elle pouvait toujours remuer sa bouche pour parler, mais les sons étaient coupés. En fait, Samara avait encore modifié les molécules de l’air, afin que les ondes sonores de la bouche de Magdalia disparaissent instantanément. Ce faisant, elle avait beau hurler, Samara ne l’entendrait pas. Elle était exactement dans la situation d’un personnage télévisé sur qui on couperait le son.

« Tu es chez moi, Magdalia... Si tu te révoltes, je te punirai en conséquence... Et il est temps que tu comprennes que je ne suis pas une magicienne de pacotille... »

Samara continuait à la tenir par la jambe, et agit à nouveau. Ses yeux se mirent à étinceler dangereusement, et les ailes de Magdalia disparurent alors, au bout de quelques secondes. Samara les fit disparaître, puis se releva, et agrippa le corps de Magdalia dans sa main, puis sortit dans le couloir, et marcha rapidement, jusqu’à entrer dans une autre chambre, avec un balcon.

« Tu veux sortir ? Tu veux que je te libère ? Tu veux retrouver une forêt, Magdalia ? Très bien... Vois donc ton environnement ! »

L’Archimage sortit sur le balcon, et une bouffée d’air frais jaillit... Tandis que la capitale impériale se dressa devant elles. C’était une succession de toits pointus, de maisons, de tours de guet, d’édifices religieux, avec, au loin, la vue massive des murs immenses du Palais Impérial, formant comme une superstructure séparée de la ville par un lac. Surtout, ce qu’on pouvait voir, c’était l’absence de forêt en arrière-plan. On voyait de solitaires montagnes au loin, et le soleil tapait fort. Il faisait chaud dehors, car le soleil était à son zénith.

« Tu n’es plus dans ton climat tempéré, Magdalia, tu as été emmenée dans une ville très éloignée, dan sun désert ! Tu le vois, maintenant ?! Tu comprends ta situation ? Moi seule ait le pouvoir de te ramener dans une forêt ! Mais, si tu continues à cracher sur mon aide, peut-être devrais-je juste te balancer par la fenêtre... Qu’en dis-tu ?! »

Samara se tenait au dernier étage de l’immeuble, et elle serrait le corps chaud de Magdalia dans sa main. Sans pouvoir voler, la petite fée était totalement à la merci de l’Archimage. Cette dernière pencha alors le bras au-dessus du petit balcon, puis ouvrit ses doigts après quelques secondes. La gravité fit le reste, et la fée tomba comme une pierre, filant vers le sol, où on pouvait voir de multiples piétons enturbannés, des gardes, et des chariots. La fée filait à toute allure, et, alors qu’elle allait vraisemblablement s’écrabouiller, à deux ou trois mètres au-dessus du sol, une main invisible la retint alors, l’empêchant de se rompre le cou. Lentement, Samara la remonta alors, et la fée se retrouva à nouveau devant elle.

Après ce petit tour de manège, Samara la récupéra dans sa main, écrabouillant un peu moins fort son corps.

« Maintenant, Magdalia, dit-elle sur un ton sec et ferme, je vais être claire avec toi. Si tu continues à m’agacer, je t’enfermerais dans ta cage à oiseaux, en te privant de tes ailes, de la parole, et je ferais sur toi toutes les expériences nécessaires, sans me soucier de te faire mal ou non... Et, quand j’en aurais fini avec toi, Kazuha, la servante, ira te mettre hors de la ville, dans un désert immense, où pas une seule forêt ne se trouve à moins de plusieurs centaines de kilomètres à la ronde. Tu crois avoir souffert, petite fée ? Tu ne connais rien de la souffrance, du désespoir... J’ai été une esclave, moi aussi, et je sais ce que cela fait, alors, quand je te dis que tu as tout à gagner à m’écouter, je ne mens pas. »

Elle reprit ensuite, après avoir laissé plané quelques secondes :

« Je vais te redonner tes ailes et te rendre l’usage de la parole. Si tu m’insultes encore une fois, je te remets dans la cage, et je ponctionnerais ton sang en te nourrissant par intraveineuse. »

Samara avait parlé sur un ton qui était froid et dur, et elle ouvrit ensuite, après quelques secondes supplémentaires, la paume de sa main... Puis son autre main agit. Les ailes de Magdalia poussèrent à nouveau, et un frémissement s’opéra à hauteur de ses lèvres, lui offrant, à nouveau, l’occasion de pouvoir parler.
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« Répondre #7 le: Février 06, 2015, 08:01:11 »

Aïe, Magdalia touchait une corde sensible, l'amour propre qui semblait particulièrement développé chez cette précieuse mademoiselle à cornes. Aurait-elle été plus à même de parler, que Magdalia lui aurait sous entendu que cette impossibilité de supporter la critique, venait probablement d'un manque de confiance en elle lui même découlant d'une fait qu'elle était probablement une petite arriviste, out tout simplement une salope. Mais bon, quand on a la bouche aussi pâteuse que ça, articuler à ce point est une tâche ardue, surtout quand en parallèle on essaye de rassembler le peu de force qu'on a de disponible pour essayer de s'échapper.
Sauf que bon, littéralement, Magdalia était à la merci de Samara. Elle ne pu pas se défendre, quand bien même l'aurait-elle vraiment pu, quand elle la prit par l'une de ses jambes pour la maintenir face à son visage, la tête vers le bas. La gravité faisant son office, le seul vêtement qu'elle portait pendit vers cette même direction. C'était un bout de serviette qu'elle avait un jour volée dans une maison humaine, un parmi d'autres dont les humains ne s'étaient jamais rendus compte de la disparition, mais dont la petite fée avait adoré le motif. Elle en avait fait, très grossièrement, une espèce de pagne qui lui serrait les hanches et protégeait vaguement ses parties intimes d'une vision directe. Seulement voilà, c'était une sorte de pagne, pas une sorte de string, alors dans cette position, ça ne cachait plus rien.
Magdalia en était parfaitement consciente, et allait s'apprêter à protester, quand la démone la priva de parole. Sur le coup, se rendant compte que ses paroles ne produisaient aucun son, elle s'arrêta net, l'effet de surprise, de peur, couplé au fait que dans sa position le sang affluait en masse à son cerveau, elle se rendit compte qu'elle était probablement plus dans la merde qu'elle ne l'imaginait...si, c'était possible apparement, le destin avait décidé de ne pas faire les choses à moitié et de bien lui baiser la gueule en profondeur.

Magicienne. Quand elle entendit ce mot, là elle eu vraiment peur. Et le premier réflèxe d'une fée qui a peur, c'est de battre des ailes pour s'envoler, et s'enfuir en quatrième vitesse. Seulement voilà, non contente de la priver de sa verbe, la démone décida aussi, cerise sur le gâteau, de la priver de ses ailes. En l'espace d'une seconde, Magdalia ne sentit plus ses ailes, cette partie si importante de son être, et quand elle se rendit compte que ce n'était pas que ça, mais qu'elle n'en avait plus tout court...là elle paniqua. La mage la tenait fermement, et heureusement, car elle se débattait comme un beau diable. Paniquée, à l'idée de ne plus avoir ce qui faisait d'elle une fée, ce qui lui permettait de survivre malgré sa taille ridicule. sans ses ailes, elle était tout juste bonne à mourir, un élément de la nature complètement désarmé, privé de tout.
Et puis vint le coup de grâce, à ce balcon, quand elle vit l'environnement certes urbain, mais que tout aux alentours n'était qu'un désert stérile. La nature était morte ici, et sur des kilomètres à la ronde, même avec ses ailes elle n'avait que peu de chances de sortir vivante d'un désert, peu habituée aux fortes températures qu'elle était. Et puis cette femme, elle lui faisait vraiment, mais vraiment peur maintenant. Son petit corps frêle tremblait de tous ses muscles car elle était effrayée, terrorisée même par cet afflux de mauvaises nouvelles.
Et elle la lâcha dans le vide...

Si elle avait pu crier, elle l'aurait fait, elle le faisait d'ailleurs, mais aucun son n'en sortait. Alors voilà, c'était ainsi qu'elle allait finir ? Privée de ses ailes, s'écrasant sur une construction humaine sans avoir pu revoir sa forêt natale ? Ce n'était pas que de la peur qui la tiraillait, mais aussi du désespoir, à se rendre compte à quel point ces grandes personnes étaient allées loin pour s'assurer que jamais elle ne serait libre. Même si elle était parvenue à s'échapper, jamais elle n'aurait pu retourner dans un endroit qui lui aurait convenu, où elle aurait pu vivre à nouveau dans son coin. Cela lui fit mal, beaucoup mal, et alors qu'elle s'apprêtait à heurter le sol, elle sembla vraiment penser que finalement, c'était peut-être pour le mieux, et qu'en heurtant le sol tête la première ça serait rapide. Instinctivement elle tentait de faire fonctionner ses ailes, mais rien, rien du tout.
Pas même une mort de délivrance, car elle fut ratrappée par magie.
Dans la paume de la main de l'archimage, Magdalia était perdue, le regard vide, c'était à peine si elle comprenait ce que cette femme était en train de lui dire. Tout ce qui la marquait dans sa voix, c'était son ton menaçant, ce visage effrayant.
Elle ne se rendit pas compte tout de suite du retour de ses ailes, mais quand elle le fit, son premier réflèxe fut d'arriver à se dégager de l'emprise de la femme et de s'envoler...mais pas vers l'extérieur. L'extérieur, ici, était encore plus effrayant. Elle se dirigea, avec une étonnante rapidité, vers le seul endroit qui durant ces derniers jours, lui était familier: sa cage. Magdalia rentra dedans, car à ce stade, c'était le seul élément de repère qu'elle pouvait avoir. Mais voir la démone l'effrayait, elle lui avait pris ses ailes, et pouvait le refaire sans doute à volonté, et ça la terrifiait. Elle se colla dos contre une des parois de la cage, tout en se saisissant de la feuille de laitue, et s'en servit alors pour se cacher, recouvrit intégralement son corps qui tremblait à nouveau de tous ses muscles.

Elle respirait lourdement, et rapidement, elle se mit à pleurer et à gémir.

Niiiiiiiiiiiiiiiii...Niiiiiiiiiiiiiiiiiii...Niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...

Elle était perdue, désemparée, désespérée, terrorisée, et tout lui était venu d'un coup. C'était de trop même pour elle. Sa seule option à peu près valable était de retourner dans la cage et de se cacher derrière une feuille de salade, de gagner ainsi quelques précieuses secondes où le monde ne viendrait pas tout de suite lui en foutre plein la gueule.
Et quand on en est à ce point là, il semble tout naturel pour n'importe qui de se mettre à pleurer dans un coin.
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FicheChalant
« Répondre #8 le: Février 06, 2015, 08:23:31 »

Samara s’était énervée, et avait pris les choses au sérieux... Tout simplement pour faire comprendre à Magdalia qu’elle ne plaisantait pas, et que la petite fée n’avait aucune chance de s’en sortir sans elle. Elle s’attendait à la voir encore la provoquer ou l’insulter, mais, pour le coup, Magdalia avait bien compris le message... Et elle se décomposa sur place. Elle fila à tout eallure, dépassant Samara, et fila dans sa cage, toujours ouverte, où, s’enroulant dans sa feuille de laitue, elle se mit alors à verser toutes les larmes de son corps. Samara soupira légèrement en la suivant. Magdalia lui tournait le dos, seule une touffe de cheveux dépassant de la feuille de laitue.

*Okay, j’y ai peut-être été un peu fort en la balançant dans le vide, ou en la privant de ses ailes...*

La colère de Magdalia n’avait été qu’un masque pour masquer sa souffrance. Samara savait qu’il existait, entre une fée et sa forêt, un lien magique, affectif... En la séparant brutalement de son environnement naturel, on avait brisé quelque chose en elle, et elle avait masqué sa souffrance derrière un masque d’agressivité, que Samara avait su faire voler en éclats. Elle aurait pu se sentir coupable... Mais elle y voyait surtout enfin l’occasion de se rapprocher d’elle, de pouvoir mieux la comprendre, de pouvoir mieux la cerner, et ainsi de lui proposer son aide.

Samara s’approcha lentement de la cage à oiseaux, et ne dit rien pendant de longues secondes, entendant les petits sanglots de Magdalia. L’Archimage réfléchissait, et finit par parler d’autre chose :

« J’ai été arrachée de là d’où je suis née par un mage, Magdalia... Un mage qui a abusé de moi, qui m’a violé, torturé, et humilié... Il voulait faire de moi sa pute personnelle. J’ignore d’où je viens, quelle place j’avais dans mon plan originel... J’ai été arrachée de mon environnement naturel, et il n’y avait personne pour me soutenir. Quand je pleurais, comme toi, il me battait... Peu à peu, j’ai réussi à me venger. Je l’ai tué, et je me suis jurée de ne plus jamais connaître une telle situation de soumission... Alors, j’ai commencé à avaler des pouvoirs magiques, encore et encore, à me renforcer, à devenir plus forte, plus puissante, tout en assurant ma position auprès des autorités politiques de ce monde. Je voulais en savoir plus sur ce monde où j’étais, savoir qui dirigeait, et c’est pour ça que je me suis rendue ici. Tu es comme moi, Magdalia... Ta cage à oiseaux, c’est la chaîne en acier que j’avais autour du cou... Mais je ne suis pas une esclavagiste. Tu peux pleurer sur ton infortune, petite fée, mais, dans ton malheur, il y a des choses qui sont positives... »

Le ton de Samara n’était plus aussi dur et sec que tantôt, mais se voulait plutôt compatissant et doux. Elle comprenait ce que la jeune femme ressentait, et elle se pencha un peu vers sa cage, tout en poursuivant son long monologue, avec le sentiment qu’elle était en train de toucher à quelque chose :

« Un esclavagiste classique aurait fait de toi une vulgaire esclave sans saveur... Et un simple aristocrate t’aurait laissé dans ta cage, pour le simple plaisir de t’exhiber devant ses convives lors de réceptions. Moi, Magdalia, je suis une magicienne. Et toi, tu ne te doutes pas de ta puissance. Les fées sont des créatures enfantées par la magie. Tu en veux une preuve ? Tu as les cordes vocales d’une mouche... C’est la magie qui, inconsciemment, amplifie tes cordes vocales pour que je puisse t’entendre à un débit normal. La magie est en toi, Magdalia, et je peux t’aider à la maîtriser. Je peux te permettre de devenir une femme puissante. Une fée qui ne sera plus jamais emprisonnée. Je ne veux pas d’une esclave, je n’en ai pas besoin. Ce que je veux, Magdalia, c’est ton aide. Je veux que tu deviennes mon élève, je veux t’apprendre comment ce monde fonctionne, je veux t’aider à devenir plus forte... Mais, pour ça, il te faudra faire des concessions. »

Elle laissa planer quelques secondes, toujours sans savoir si la fée l’écoutait ou non. Le doute était permis, mais, maintenant qu’elle était sur sa lancée, l’Archimage savait qu’elle ne devait surtout pas s’arrêter... Pas moment, pas dans un instant si crucial.

« Il te faudra m’obéir, Magdalia... Me considérer comme ta formatrice. Tu vis dans un monde dangereux, Magdalia, un monde de loups et de prédateurs. Et toi, tu es une petite fleur, Magdalia. Accepte d’être ma rose, et je t’apprendrais à utiliser tes épines. »

Samara avait terminé son discours, et se redressa.

« Ta cage est ouverte... Je vais te laisser y réfléchir. Je sais que ta situation peut te paraître horrible et désespérée maintenant... Mais crois-moi, car je le dis par expérience, toute situation peut s’améliorer. »

Elle entreprit alors de faire demi-tour, afin de laisser à la fée un peu d’intimité. Samara n’avait pas encore abattu toutes ses cartouches, elle attendait déjà de voir comment Magdalia allait réagir... Et, si la petite fée devait venir à l’appeler, elle se retournerait pour lui parler.

Dans le cas contraire, elle se contenterait de l’attendre dans l’un des salons de l’appartement.
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« Répondre #9 le: Février 07, 2015, 08:27:40 »

Putain d'merde, mais est-ce que cette femme se rendait-elle au moins compte d'à quel point elle était effrayante ? Et pas seulement à cause de son apparence qui, de base, n'avait rien de rassurante, mais aussi à cause de ce qu'elle venait de faire. Priver Magdalia de ses ailes, la lancer ensuite dans le vide, et même tout simplement la vouloir comme esclave n'étaient pas des étapes propices à la naissance d'un climat de confiance.
La petite fée écoutait oui, certes toujours camouflée derrière sa feuille de laitue, mais elle écoutait. On passait en l'espace de quelques secondes de menaces de mort à des promesses de vie meilleure, ça ne changeait rien au fait que Magdalia la craignait, mais est ce que cette meuf la prenait vraiment pour une conne ? Cela dit, en d'autres circonstances, Magdalia le lui aurait signifié de vive voix, mais là elle se forçait à bien garder sa bouche fermée. La petite fée avait encore du mal à croire que ses précieuses ailes lui étaient revenues, ce plongeon dans le vide sans possibilité de s'envoler venait de lui foutre un sacré coup de pression, de même que la réalisation que cette connasse était en mesure de lui faire ces choses horribles.
La situation de Magdalia était...compliquée, sa petite tête tournant au maximum pour essayer de se trouver une solution de sortir de ce merdier, mais aucune ne lui convenait vraiment. Le fait que cette ville se trouve au beau milieu d'un désert changeait tout, hélas. Dans d'autres cas elle aurait pu saisir l'opportunité tout à l'heure, prendre cette mage par surprise en s'envolant dans une forêt proche, et la semer définitivement. Mais là, ce désert avait l'air immense, et Magdalia n'était pas habituée à ce que le Soleil tape aussi fort, qu'il fasse aussi chaud.
Elle devait se trouver vraiment loin de sa petite cabane au fond de son bosquet, et doutait qu'elle la reverrait un jour.

Et puis cette meuf, Magdalia ne comprenait vraiment pas grand chose à ses motivations, à sa personnalité...elle ne comprenait rien à elle tout court. Lunatique pour sûr, orgueilleuse c'est c'était certain aussi, mais elle lui voulait quoi au final ? Magdalia ne croyait pas un mot de la longue tirade qu'elle lui sortait, mais était bien trop effrayée pour l'interrompre et lui dire d'aller se faire foutre avec ses mensonges.
Elle la laissa partir de la pièce, la petite fée n'avait aucune raison, après tout ça, de vouloir lui parler dans l'immédiat, elle se devait de réfléchir, de se calmer si c'était possible. Prenant une longue inspiration maintenant que l'autre grognasse était partie, elle bougea un peu ses ailes pour être certaine, une nouvelle fois, qu'elles étaient bel et bien présentes. La sensation de ne plus les avoir avait été courte, mais terriblement traumatisante. Magdalia n'était rien sans cette partie de son corps. Faible, fragile, dénuée de tout moyen de se défendre, seules ses ailes lui offraient la capacité de voler vite et avec une grande précision, elles étaient son seul et unique avantage. Et puis, une fée sans ses ailes...
Il se passa de longues minutes au cours desquelles Magdalia resta dans la même position. Assise, avec la feuille de laitue pour lui servir de couverture et de cachette de fortune. C'était un végétal, un élément naturel au milieu de toutes ces constructions de grandes personnes, c'était un élément auquel elle pouvait se raccorder telle une ancre qui l'empêchait de sombrer. C'était vraiment pas grand chose, mais elle devrait se contenter de ça et elle en avait pleinement conscience. La petite fée se mit alors à réfléchir, à considérer ses options.
Aucune n'était vraiment bonne à 100%, et ça la faisait chier d'en considérer d'autres, comme par exemple celle de discuter avec cette femme. Plus elle y songeait, plus cela lui semblait l'une de ses seules options valables, mais n'écartait pas pour autant l'aspect bien hasardeux qu'elle présentait.

Au bout d'une longue demi-heure, Magdalia se présenta alors à l'entrée de la salle où Samara s'était retranchée.

Bon...on va dire que jvais...essayer de discuter avec toi, puisque tu veux discuter.
Jdois te le dire tout de suite meuf, je crois pas un mot de ce que tu m'a dit à propos de ton envie de m'aider. Si c'étais le cas t'aurais pas voulu faire de moi ton esclave, tu m'aurais pas privée de mes ailes non plus, si tu voulais faire copine copine avec moi c'est mort, définitivement.
Donc mettons, t'a besoin de mon aide comme tu l'a dit.
Mais à faire quoi ? Pasque hormis vivre dans la forêt sans me faire chopper, et vivre, je sais rien faire. Alors je sais pas combien t'a payée pour m'avoir, mais m'est avis que tu t'es faite presque autant baiser que moi quand ils m'ont capturée. Ou alors y'a des trucs que je sais pas, mais en l'état actuel des choses ma grande, je peut rien faire pour toi.
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FicheChalant
« Répondre #10 le: Février 07, 2015, 08:47:49 »

« C’est une fée, Maîtresse, elle a été arrachée de son environnement naturel... »

Assise sur un fauteuil, jambes croisées, Samara écoutait Kazeuha d’une oreille distraite, tout en buvant un peu de vin. Elle avait sa propre cave, et Kazuha lui avait sorti une bouteille de vin rouge, un Peyrdroux, un vin précieux et délicieux venant des vignerons du Château Peyrdroux, à Nexus. Un grand cru, et Samara le buvait distraitement, tout en réfléchissant. Cette Magdalia l’avait énervé, oui, à tel point que Samara avait réagi de manière excessive, en lui tranchant les ailes. En soi, elle ne regrettait pas son geste, car, vu l’état dans lequel la fée se trouvait, si l’Archimage n’avait rien fait, Magdalia se serait suicidée. Samara avait été rapide et nerveuse, directe et brutale, mais elle estimait avoir marqué des points. Ceci étant dit, elle ne s’attendait pas à une telle résistance. Les démons avaient bien du mal à faire preuve d’empathie, et c’était exactement le cas pour Samara, qui avait bien des difficultés à se mettre à la place de la fée, et à comprendre ce qu’elle pouvait ressentir.

L’Archimage continuait à y réfléchir quand elle sentit Magdalia venir vers elle, voletant le long des couloirs. La présence de la fée était perçue par Samara, et la démone à la peau rouge continuait encore à réfléchir quand le petit corps nu de la fée apparut à l’entrée du salon. Magdalia était suffisamment intelligente pour comprendre qu’elle n’avait aucune chance de s’en sortir sans son aide. Elle arriva donc dans la pièce, et parla rapidement. Kazuha, elle, resta silencieuse dans un coin. Son rôle était de protéger Samara, essentiellement contre des adversaires physiques, mais elle ne voyait pas vraiment de menaces chez Magdalia. Si la petite fée avait des pouvoirs magiques latents, elle était pour l’heure incapable de les utiliser. Ce qui intriguait Magdalia était surtout de savoir ce que Samara, précisément, voulait d’elle.

Est-ce que Samara pouvait explicitement lui dire qu’elle voulait s’accaparer ses fluides sexuels ? Qu’elle avait besoin de sa petite cyprine pour ses élixirs ? La fée aurait cru qu’elle tenterait de la violer, et elle rejeta donc d’entrée de jeu cette idée.

« Tu as en toi bien plus de ressources que tu ne le penses, Magdalia... Mais, pour l’heure, inutile de te demander ce que je veux de toi. Je sais que tu ne m’aimes pas, que tu as peur de moi... Et c’est normal. Tu serais totalement inconsciente si ma puissance ne t’effrayait pas. Pour l’heure, et si tu tiens absolument à avoir une réponse, dis-toi juste que je cherche à m’intéresser sur les fées, et sur vos pouvoirs magiques. »

Samara restait assise, jambes croisées, tout en parlant, puis elle se redressa lentement. Non, elle ne pouvait tout simplement pas lui dire qu’elle voulait sa mouille... Clairement pas.

« Je veux t’aider, Magdalia... Une aide qui n’est pas totalement désintéressée, comme tu t’en doutes, mais je n’ai nullement l’intention de piéger. De fait, si je voulais te faire du mal, je l’aurais déjà fait. Je vais même te montrer quelque chose... »

Samara tapa dans ses doigts, puis ferma les yeux, murmura une mélopée, et lança un sort. Une boule lumineuse éclata alors dans la pièce, et un vortex apparut, permettant de voir des arbres, et une forêt.

« Je te demande de rester une semaine avec moi, Magdalia... Une semaine ici. Au terme de cette semaine, si tu souhaites partir, je créerais un Portail pour t’envoyer dans une profonde forêt. Tu peux m’accuser de tout ce que tu veux, Magdalia, mais sache qu’un démon ne ment jamais. »

Elle ferma le poing, et le vortex disparut alors. Il n’était apparu que seulement quelques secondes, comme une promesse éphémère, tandis que Samara, elle, continuait à jouer un jeu dangereux...

« Nous avons notre fierté, Magdalia. De cela, ne doute jamais. Je suis cruelle, autoritaire, mais je ne te mens pas, petit bout. Une semaine. Si, au bout de cette semaine, tu souhaites partir, je t’enverrais dans le lieu de ton choix. »

Elle se doutait d’avance que, pour Magdalia, partir ne semblait être que la seule et unique option... Mais beaucoup de choses pouvaient se passer en une semaine. Ce que Samara voulait, c’était donner à Magdalia une lueur d’espoir, une échéance à court terme qui lui permettrait de ne pas déprimer.

« Cependant, je tiens à ce que tu t’appliques pendant cette semaine, Magdalia... Alors, que penses-tu de mon marché ? »
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« Répondre #11 le: Février 09, 2015, 07:10:15 »

Magdalia était sceptique, elle avait certes toutes les raisons de l'être, mais au delà de ça elle ne pouvait s'empêcher de penser que Samara lui cachait des trucs. Restait la question de savoir comment elle, la petite fée à la merci de cette démone, allait réagir. Elle se trouvait sur une corde tendue, dans une situation qui pouvait basculer à tout instant. Cette démone se donnait du mal pour essayer de négocier avec elle, ce qui n'était pas une attitude que l'on pouvait considérer comme normale chez la plupart des nobles Ashnardiens possédant des esclaves, et de l'autre côté n'hésitait pas non plus à faire preuve de cruauté lorsqu'elle se rendait compte que ces fameuses négociations n'allaient pas assez vite à son goût.
C'était...paradoxal, aussi l'offre de Samara de rester une semaine au moins, et dans le cas où Magdalia voudrait partir par après elle le pourrait, laissait cette dernière perplexe. Elle ne croyait pas un mot de ça, malgré les affirmations de Samara que sa parole était donnée. Non seulement cela contredisait ce qu'elle avait pu dire au préalable, mais en plus c'était con. Magdalia n'était pas une experte en monnaie de grandes personnes, mais ce qu'elle avait pu entendre au cours de ces derniers jours lui avaient laissé croire qu'elle n'avait pas été vendue pour une bouchée de pain. Alors pourquoi prendre le risque, idiot, de perdre un investissement colossal ?
Magdalia aurait pu poser ces questions, mais les garda pour elle néanmoins. Présenter les choses sous cet angle à cette magicienne pouvait la faire changer d'avis, la convaincre de couper définitivement les ailes de Magdalia, et de l'enfermer pour le restant de ses jours. La petite fée était effectivement persuadée que des éléments du puzzle lui manquaient pour tout comprendre, et qu'elle ne les saurait pas de la bouche de la démone. Restait alors à lui donner une réponse.
Samara s'était redressée de son fauteuil, tandis que Magdalia elle continuait de voleter vers l'entrée de la pièce, elle aurait pu se poser, mais après ce qui s'était passé tout à l'heure, le fait de pouvoir voler l'aidait à se calmer. Dans sa petite tête, elle réfléchissait, lorsque la mage avait ouvert un portail vers une forêt, elle avait senti comme une bouffée d'air frais, une présence naturelle qu'il était impossible de mimer à moins d'être un Dieu. Cette mage avait bel et bien les moyens, si elle le voulait, de ramener Magdalia dans un environnement naturel, et cela pesait dans la balance.

Une semaine, et si ça me plaît pas à l'issue de ce temps imparti, vous allez me renvoyer à un endroit de mon choix sans plus jamais essayer de me suivre ?

Dans la bouche de Magdalia, ces mots sonnaient faux pour elle même. Elle avait beau tourner les choses dans tous les sens, elle ne voyait pas trop ce qui pouvait pousser cette mage, très orgueilleuse, à prendre un pari aussi risqué. D'autant qu'il était clair dans l'esprit de la fée, que sitôt ce délai passé, elle choisirait l'option de se barrer. Elle avait eu trop peur, et se sentait trop mal à l'aise dans un environnement urbain pour pouvoir considérer l'option de rester ici. Magdalia était insensible aux décorations, au luxe et aux soieries, elle était une créature de la nature qui vivait en harmonie avec elle, les constructions des grandes personnes étaient pour elle de gros cubes froids et dénués d'essence, dans lesquels elle ne pouvait tout simplement pas s'épanouir.
Si elle avait suivi son instinct, elle aurait tenté sa chance dans le désert, mais le fait de savoir pertinemment qu'elle ne survivrait pas à une telle aventure hasardeuse la dissuadait de tenter le coup, malgré toute l'envie qu'elle pouvait en éprouver.
Mais maintenant qu'elle y songeait, peut-être justement cette femme était-elle tellement riche que l'investissement sur elle ne lui signifiais rien. Magdalia ne comprenait pas pourquoi, mais son "aide" semblait requérir un degré important de bonne volonté de sa part, peut-être préfèrerait-elle alors une esclave plus docile ? C'était, vraiment, très peu probable, mais en l'état actuel des choses c'était la seule hypothèse qui faisait un peu de sens dans l'esprit de la fée. Il ne lui restait de plus guère d'autre choix que d'essayer cette option. Refuser, elle s'en doutait, reviendrait à courroucer cette mage, et s'enfuir dans le désert reviendrait à mourir à une échéance plus ou moins longue...une agonie dans le désert, elle n'aimait pas trop cette idée. Cela lui semblait farfelu, mais après tout si cette chance de pouvoir retrouver une forêt était réelle...elle pouvait presque se faire violence.

M'okay...mettons que j'crois à votre parole. Mettons aussi que j'ferais des efforts pour pas vous insulter aussi, par contre vous appeler maîtresse, rêvez pas.
Une semaine donc...et j'serais censée faire quoi pendant ce temps ? Hormis juste "vivre" j'ai pas de talents particuliers, et encore, j'vous parle dans un environnement boisé, pas votre agglomérat de cailloux dans lequel vous vivez.
Mais sinon...okay...va pour une semaine.
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FicheChalant
« Répondre #12 le: Février 09, 2015, 07:50:21 »

Nul besoin d’être télépathe pour comprendre que Magdalia était sceptique. C’était normal... Ce n’était pas tous les jours qu’on vous proposait un tel défi, surtout quand les issues semblaient déterminées à l’avance. Magdalia n’avait qu’une envie : retrouver une forêt... Samara le savait, et, en un sens, cette décision n’était pas incompatible avec son orgueil. Après tout, si l’Archimage était aussi présomptueuse, c’était précisément parce qu’elle était convaincue que, au terme de ce délai, Magdalia comprendrait tous les intérêts qu’elle avait à être ici. Samara avait proposé cette date butoir pour sortir du rapport de force dans lequel, bien involontairement, elle s’était engagée avec cette fille. Elle était haute comme trois pommes, mais était aussi butée qu’un troupeau de vaches... D’un autre côté, Samara pouvait comprendre son ire. Elle avait été extraite de son environnement naturel, et était en furie... Elle trouvait juste mignon de voir cette petite pousse s’énerver comme une poissonnière un jour de marché.

Magdalia étudiait son offre, cherchant le piège, voletant comme un insecte. Mains dans le dos, Kazuha essayait de se retenir de ne pas l’assommer avec une tapette à mouches, tout en se demandant quel plan Maîtresse Samara avait derrière la tête. L’esclave était belle et forte, mais aussi intelligente et perspicace... Elle se demandait ce que Maîtresse Samara avait derrière le crâne, tout en sachant que la démone suivait forcément une stratégie quelconque. Magdalia, après de longues hésitations, consentit à ce marché, sous quelques conditions, et Samara sourit gentiment.

« Bien, bien ! Je suis ravie de ta décision, Magdalia ! Et sache que tu as en toi bien plus de pouvoirs que ce que tu penses... Voilà donc ce que nous allons faire pendant cette semaine... »

Samara, jambes croisées, restait toujours assise, et donna quelques éclaircissements, car elle savait que Magdalia était curieuse :

« Je vais t’apprendre à utiliser et à exploiter le potentiel magique qui brûle en toi, Magdalia... Je vais t’apprendre à protéger tes ailes, afin d’éviter que d’autres vilaines démones comme moi ne te les retirent à nouveau. Je vais t’apprendre à utiliser ta magie pour te dissimuler dans ton environnement naturel , pour jouer de ta taille... À défaut d’être ton amie, je veux assurer mon rôle de gardienne en devenant ta formatrice... Et, pour te convaincre de ma bonne foi, j’ai plusieurs cadeaux à t’offrir... »

Elle se tut encore, puis sa main se tendit vers un buffet. Un placard s’ouvrit, et un petit pot noir s’envola rapidement, aimanté par la main de Samara, et se nicha bien confortablement, dans la paume de cette dernière. Tenant l’appareil dans le creux de sa main, elle l’ouvrit, et une délicieuse odeur de cacao remplit alors la pièce.

« Tu ne sais rien de Terra, petit bout... As-tu déjà entendu parler de l’Archipel du Chocolat ? C’est un archipel équatorial, près de Nexus et de l’Archipel Mélisi, qui a pour particularité d’abriter un nombre extrêmement élevé de cacaoyers... Cet archipel a été découvert il y a des siècles par des colons nexusiens, et ils ont aidé les autochtones locaux à commercialiser et à rentabiliser tout le cacao présent sur ces îles. L’Archipel du Chocolat comprend de grandes chocolateries, les plus réputées du globe. Le chocolat est l’économie, la culture, et la croyance de ce peuple reculé. Ceci est un pot venant de l’une de leurs chocolateries... »

Les chocolateries de ces îles n’étaient d’ailleurs pas des entreprises, mais des temples, dirigées par des Prêtresses. La vie de l’Archipel ne tournait qu’autour du chocolat, ce qui en faisait une région atypique, et fréquemment visitée. Samara trempa son doigt dans le pot de chocolat, et le releva. Elle en lécha alors un bout.

« Je sais que tu raffoles du chocolat, Magdalia... Alors, viens... Lèche mon doigt, et satisfais ton petit estomac... Ceci, c’est la première de mes surprises, mais, si tu veux accéder aux autres, il faut commencer par celle-là... »

Et donc par venir sur son doigt pour lécher le chocolat qui s’y trouvait...
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« Répondre #13 le: Février 10, 2015, 12:11:14 »

Faire des concessions était une chose à laquelle Magdalia était peu habituée, de même que, de façon plus générale, le fait d'avoir des échanges vocaux aussi longs avec une grande personne. C'était la nécessité qui la poussait à, en quelque sorte, courber l'échine pour le moment, et était en ce sens dans la même situation que Samara, elle attendait de voir où les prochains jours allaient la mener. Toutes les belles promesses que la démone lui faisait, quand à la maîtrise de pouvoirs cachés au plus profond d'elle, ne restaient pour Magdalia que des paroles en l'air faute de démonstration tangible. Elle n'allait rester que parce que ses options se limitaient à ça, car elle n'avait pas vraiment le choix si elle voulait espérer sortir d'ici en un seul morceau, et avec sa liberté de préférence.
Magdalia se retenait, vraiment, de hurler à cette mage qu'elle la prenait pour une conne, et de la traiter de tous les noms, mais malgré les apparences la petite fée disposait tout de même d'un intellect développé, elle était juste parfaitement inapte aux interactions sociales de base car elle s'était toujours tenue à l'écart des grandes personnes. Avoir des moyens de protéger ses ailes, d'échapper à quiconque voudrait à nouveau la capturer, cela sonnait bien sur le papier, mais dans la pratique Magdalia ne voyait toujours pas pourquoi cette mage se donnait autant de mal pour essayer de gagner sa confiance. Cela était peine perdue, de fait, au vu de leur premier contact qui s'était très mal passé, mais la démone elle insistait pour essayer de mettre la fée de son bon côté. Magdalia elle était plus que perplexe, savoir les vraies raisons qui se cachaient derrière ça l'aurait effectivement effrayée, mais le fait de ne pas comprendre la rendait tout aussi méfiante envers chaque parole et geste que pouvait prononcer Samara.
Quand à l'esclave de cette dernière, celle qui l'avait achetée et transportée jusqu'ici, elle foutait également la trouille à la petite fée. Elle était trop fière pour le montrer, mais la tête blonde qui accompagnait la démone n'était pas pour la rassurer, il y avait quelque chose dans sa façon de la regarder qui ne lui plaisait pas, un peu comme un prédateur qui voulait la choper. Magdalia avait eu beaucoup de prédateurs auxquels elle avait du échapper au cours de sa vie, elle savait donc les distinguer, et ces deux femmes clairement faisaient partie de cette catégorie, et une créature qui avait un instinct de proie pouvait difficilement établir un lien de confiance envers deux personnes qu'elle considérait comme des prédatrices.

Les choses toutefois changèrent...un peu, quand une odeur de chocolat embauma la pièce, émanant d'un pot que Samara avait attiré à elle puis ouvert. La moitié de ce qu'elle lui disait n'avait aucun sens pour la petite fée, qui n'avait pas de notions de géographie, ou des peuples pouvant habiter Terra. C'était probablement très intéressant, et la fée aurait été curieuse en d'autres circonstances, seulement voilà, son dernier repas remontait presque à quatre jours, et le chocolat était son péché mignon. La première fois qu'elle en avait mangé, ça avait été comme un arc en ciel de saveurs et de sucre dans sa bouche, et elle avait fini par devenir une vraie accroc à cette sucrerie si délicieuse que les grandes personnes fabriquaient. Si ses yeux avaient pu grossir à cause de sa gourmandise, pour mieux voir la pâte chocolatée face à elle, ils l'auraient faits. Magdalia de plus partageait un point en commun avec un certain nombre de créatures de la forêt, à savoir un odorat plus développé que celui des grandes personnes, alors ces effluves de chocolat, meilleures que celles auxquelles elle était habituée, l'hypnotisèrent littéralement.
Elle hésita. Non seulement car c'était cette mage là, la même qui lui avait ôtée les ailes et balancée du haut de plusieurs étages, qui le lui proposait, mais aussi car elle s'était faite capturer à cause de son addiction au chocolat. Qu'est-ce qui lui prouvait qu'il n'y avait "que" du chocolat dans cette espèce de pâte ? La parole de la démone n'avait pas vraiment de crédit auprès de la fée. Mais elle avait tellement faim...et ça sentait tellement bon...la seule odeur de cette pâte lui donnait envie d'en engloutir des tonnes et de se faire littéralement exploser le bide avec.

Niiiiiii...

Se mit-elle à gémir doucement. Elle hésita encore, incertaine de savoir si c'était un piège ou un vrai cadeau, mais comme une mouche était attirée par la lumière le soir, Magdalia était attirée par cette odeur. Elle avait vraiment trop faim, son petit ventre lui faisait un mal de chien depuis tout ce temps, elle avait besoin de se manger. Alors, précautionneusement, elle s'approcha en volant de la paume de la main de la démone, et se posa dessus. La texture d'une paume de main étant moins rigide que le sol ou une branche d'arbre, et une main en elle même étant susceptible de réagir à un poids, même de plume, posée sur elle, Magdalia du lutter pour conserver son équilibre dessus. Pressée qu'elle était d'aller manger, elle n'avait pas la patience de vouloir atteindre un point d'équilibre.

Hnnnn...hmmmmf...na !

Elle décida alors de se mettre à quatre pattes, puis s'avança, ne prêtant pas vraiment attention au fait que dans cette position elle offrait son petit cul bien en visuel à la démone, son attention était focalisée ailleurs. De ses petites mimines, elle prit l'index et s'en saisit pour l'amener dans sa direction, tandis qu'elle se mit à genoux dans la paume. le chocolat enfin à portée de bouche, elle se mit à mordiller et à lécher, atteignant dans le processus forcément la peau de Samara. Elle léchait, avalait ce chocolat, et par conséquent donnait à Samara la sensation d'une petite langue, de petites lèvres, de petites mains et de petites dents se promenant sur son index. Magdalia battait par moment des ailes, par réflèxe, et à mesure qu'elle mangeait le chocolat elle se sentait mieux, plus calme, et en étant moins en état de stress, une de ses petites particularités refit surface. Son odeur corporelle était, naturellement, conçue pour se mêler au mieux à celle de la nature, pour émettre non pas une odeur de viande mais de végétaux ou de fruits, afin de passer inaperçue aux narines de prédateurs. Magdalia, heureuse, en train de se goinfrer d'un chocolat d'une douceur qu'elle n'avait jamais connue, se mit à diffuser par les pores de sa peau une douce odeur de fraises des bois.
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« Répondre #14 le: Février 10, 2015, 01:39:20 »

Quand Samara sortit le chocolat, quelque chose changea dans le regard de Magdalia... Et il était presque comique de la voir ainsi, hésitant, luttant entre sa faim, son amour pour le chocolat, et sa peur. Samara pouvait l’entendre gémir, ce qui était presque de nature à la faire pouffer. Magdalia hésitait, se dandinant sur place, grognant et gémissant, avant de finir par s’envoler vers la paume de la main de Samara, et de s’y poser. En sentant ce petit corps chaud atterrir sur sa main, un délicat sourire orna les lèvres de l’Archimage. La belle petite fée avait finalement cédé face à l’appel du ventre, ce qui, vu le temps depuis lequel elle n’avait rien mangé, était un exploit... Peut-être que sa mauvaise humeur venait aussi de là ? De cette absence d’alimentation ? Sa grève de la faim était en train de se terminer, devant l’irrésistible appel du chocolat.

Elle s’était donc posée sur sa paume, belle et gracieuse petite fée, et Samara la laissa faire, pouffant brièvement quand elle la vit se hisser pour empoigner son index, afin de le recourber. Elle s’était initialement mise à quatre pattes, soulevant ainsi brièvement son pagne, permettant à la vampire de voir son délicieux petit cul, bien moulé, et bien roulé. Cette petite fée était terriblement belle, et elle remuait inconsciemment des ailes, probablement sous l’effet du plaisir... Puis elle se rua sur son index, agenouillée, et entreprit de le lécher, de le suçoter, d’avaler tout ce bon chocolat. Sans rien dire, mais avec un sourire ravi sur le coin des lèvres, Samara la laissa faire. Elle sentit les petits doigts de Magdalia se tenir sur sa main, et, surtout, sa petite langue lécher rapidement et nerveusement son doigt, mordillant le chocolat, l’avalant à pleines dents. Dans un coin de la salle, Kazuha, qui restait toujours en retrait, se mit à sourire.

C’était grâce à elle que Magdalia pouvait goûter ce bon chocolat, car Samara avait été envoyée l’acheter, ayant pressenti d’entrée de jeu que le chocolat serrait le meilleur argument pour faire fondre cette petite tête brûlée. Elle mangeait le chocolat avec appétit, et, tout en le faisant, Samara perçut alors une odeur, s’échappant de son corps, comme des phéromones... Ils n’étaient pas forcément de nature sexuelle, mais exhalaient la rose et la senteur printanière, lui faisant penser à de délicieux fruits. La fée léchait son doigt pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce qu’il ne reste rien de plus que sa salive. Parfois, joueuse, Samara relevait un peu son doigt, emmenant Magdalia avec elle, ce qui avait pour effet que les seins de la fée heurtaient son bâton de chair.

« Hum-hum... »

Samara n’avait pas menti : le chocolat de l’Archipel du Chocolat était fameux et réputé. Elle laissa donc à Magdalia le soin de finir, puis constata ensuite que son visage était couvert de chocolat.

« Et bien, et bien, quelle gloutonne, Magdalia... »

Tendant rapidement son petit doigt, Samara le frotta délicatement contre son visage, enlevant un peu du chocolat qui s’y tenait. La fée restait toujours nichée dans la paume de sa main, et Samara, avec son autre main, attrapa le pot de chocolat.

« Est-ce que tu en veux encore, ma mignonne ? Ou est-ce que tu veux que je te montre mon autre surprise, petite pitchoune ? »

Cette autre surprise devrait lui plaire... Et, en ce moment précis, Samara était intimement convaincue d’une chose...

Cette fée était trop craquante !
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