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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Souveraineté violée. [Stephen Connor]  (Lu 2155 fois)
Charis Trident
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« le: Novembre 07, 2014, 11:37:13 »

La loi des clans est universelle. Tous ceux qui vivent sur les terres dominées par les clans doivent s'y soumettre. Une déesse veille au respect de ce code de loi. Charis. Fille d'un chef de clan, petite fille d'un dieu, elle est la mieux placée pour mettre au pas les belliqueux et les hors la loi.

Ce jour, elle était dans le temple de son grand-père. Il était absent. Sans doute à besogner quelques vierges humaines. Il adorait ça. Elle l'attendait, prenant un bain dans l'immense baignoire de marbre, presque une piscine, qu'il avait. Elle jouait, comme une enfant, avec la mousse des produits que des serviteurs zélés avaient ramené. Mais un cri la dérangea dans ses ablutions. Un cri de détresse. Sautant hors de l'eau sans attendre, elle se sécha et une tunique guerrière apparu sur son corps. Cuir, acier et lacets dans le dos. Dans un fourreau gigantesque, accroché dans son dos, une grande lame forgée par Hephaïstos lui-même.

Elle se téléporta vers l'origine du cri, et arriva au centre d'un campement dévasté. Ruines à perte de vue. Corps écorchés, mutilés... Charis sentit l'odeur de la mort, de la souffrance. Une seule âme était encore en vie, et pleurait les disparus, criant vengeance. Elle s'approcha, compatissante.

« Relèves-toi, guerrier. Je suis Charis, protectrice des clans. Qui a commis ce carnage ? »

Il releva la tête, le visage durcit par la colère et la souffrance, et parla d'une voix chargée de haine. Il raconta qu'il était en mission à l'extérieur du clan des Cerfs. Revenu il y a peu, il avait trouvé son clan comme ça. Décimé. Il savait de qui ça venait. Il y avait un moment déjà que les sbires d'un certain Lord Belmont. Ils cherchaient à piller l'or et les minerais du clan. Ils menaçaient depuis un moment.

« Je vais venger ton clan, guerrier. Je vais châtier ces intrus, n'aies crainte. »

Elle s'apprêtait à partir quand il murmura que sa promise, la fille du clan, manquait dans les cadavres. Elle était sûrement prisonnières des guerriers de Lord Belmont.

« Je la ramènerais alors. »

Elle disparu, suivant les prières de la captive qui me parvenait, maintenant qu'elle avait senti sa présence au campement.

Elle reparu aux alentours d'un domaine plutôt luxueux. La trace de la fille du chef du clan des cerfs était, c'était sûr. D'un pas décidé, la déesse pénétra dans l'enceinte du domaine, sur ses gardes. Lame au clair, elle scrutait autour d'elle, l'air méfiante.
« Dernière édition: Novembre 10, 2014, 08:07:56 par Charis Trident » Journalisée


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Stephen Connor
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« Répondre #1 le: Novembre 08, 2014, 03:52:39 »

Les contrées du Chaos, dans la bordure d’Ashnard, abritaient majoritairement monstres et autres atrocités. Des créatures à l’apparence hideuse et à la force surhumaine, qui n’appartenaient pas toutes au monde des vivants. Alors fallait-il être d’une grande force et d’un grand courage pour s’établir dans ces terres traitresses.

Nombre de peuplades s’étant installées s’apparentaient à des tribus de barbares. Des guerriers, tous et toutes. Car il ne fallait pas moins pour survivre dans l’environnement le plus hostile du continent. Autrement dit, s’il n’était pas une bonne idée d’affronter les créatures des Terres du Chaos, il en était encore moins de s’attaquer aux clans qui y habitaient.

Mais cette vérité était sans doute un peu moins vraie pour le Lord Belmont. Dans les cours des pays voisins, on racontait que le noble se rendait souvent de par ce coté des Montagnes qui séparaient Nexus et Ashnard.

«  Le clan des Cerfs a refusé de nous offrir la Pierre que vous convoitiez, Lord Belmont. »

Assis sur son trône, les jambes détendues et la joue reposant nonchalamment contre son poing, le Grand Duc soupira. Les barbares n’avaient décidemment aucune notion de propriété. Ils possédaient depuis des générations un objet honteusement volé à la dépouille d’un puissant démon.

Et cette pierre appartenait de juste droit à la couronne infernale, avant d’avoir été dérobée par des péquenauds dénués de savoir-vivre. En sa qualité de Lord raffiné, le beau diable avait bien sûr envoyé ses émissaires en reconnaissance, quérir l’artefact.

Mais voici donc qu’ils revenaient les mains vides.

« Ces porcs ne sauraient même pas quoi faire de cette Pierre, et pourtant ils refusent de me la donner. Soit. Quitte à prendre leur pathétique petit trésor, je prendrai tout. » Gronda le noble capricieux et bafoué.

Il se releva, à une vitesse assez anormale pour qu’elle en soit notable, faisant reculer de surprise son messager, un humain qui ignorait bien la nature de son maître.

Le souverain désigna le reste des messagers, à la pointe de son index. Il leur ordonna d’apprêter chevaux et hommes. L’armée personnelle du Lord Belmont se rendrait jusque dans les lointaines Contrées du Chaos, pour décimer le clan des Cerfs, et souiller sa lignée.

En quelques minutes fut assemblée une troupe aux nombres exagérés et à la férocité sans borne. Long était le chemin jusqu’aux Terres du Chaos, mais la hargne et l’idée de pouvoir faire un massacre, c’était là toute la motivation dont avaient besoin les sanglants soldats du Lord Belmont.

Plus barbares que les barbares eux-mêmes, ils étaient entrés dans le village pour y semer la mort. Les soldats s’étaient repus de richesses et de femmes, en ramenant nombre sur leurs chevaux pour servir dans leurs harems de pilleurs. Le démon, quant à lui, se moquait des richesses et des femelles. Lui ne venait que pour la Pierre qu’il convoitait tant, le Béhélit.

« Que cela serve de leçon à ceux qui refusent les conditions du Lord Belmont. » Avait affirmé le monstre en fendant le crâne du doyen de la tribu, à l’aide de son coutelas ensanglanté.

Parmi les femmes capturées, il y en avait une dont le statut avait échappé à tous. C’était la fille du clan, ce que l’on pouvait apparenter à une princesse. De toute façon, cela n’aurait rien changé. Le Lord laissait ses hommes libres de violer et kidnapper quiconque. Lui n’était là que pour une chose, et il l’avait obtenue.

Sur place, les hommes avaient enfermé les captives dans les geôles du domaine, comme il était coutume de le faire, le temps qu’elles acceptent leur sort. Ce qui n’était pas chose aisée, car les filles de clan avaient de l’énergie à revendre, et la rébellion dans l’âme.

Pour ce qui était du Lord, il était parti marcher un peu le long des remparts, apprécier un peu le paysage après une journée productive. La nuit commençait à tomber, voilant le ciel d’une teinte pourpre qui annonçait le crépuscule. Les formes devenaient des ombres, petit à petit alors que mourrait la lueur du soleil.

Le démon s’en retourna à la tour où il menait ses expériences, insouciant.

Pendant ce temps, un des gardes n’avait pas manqué une forme délicate, féminine, qui passait par là, aux abords du ponton qui surplombait les douves du château. Il s’en approcha, ne voyant pas la lame pourtant scintillante qui menaçait sa vie.

« Hey, qu’est-ce que vous foutez ici ! » Demanda-t-il, portant une main à sa lame. Sûrement trop lentement.
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Charis Trident
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« Répondre #2 le: Novembre 10, 2014, 07:27:44 »

La rage au ventre, la déesse progressait. L'entrée était en vue. Un garde était là. Elle l'avait senti avant même de le voir. Elle le laissa approcher. A peine eut-il déclamer sa question que la lame divine fendit l'air. D'abord écarquillés, les yeux du garde s'ouvrirent soudain en grand, réalisant sa mort imminente. Son corps s'affaissa, la tête roulant non loin, et le tout, sans un cri. Sans remords, la guerrière enjamba le corps qui tressautait encore, et marcha vers le ponton. Sa tunique de coton, supportant le bustier de cuir et la jupe à lanière, ne la protégeait pas du froid nocturne. Mais elle ne s'en faisait pas. Elle ne craignait plus les éléments.

Elle aurait dû demander au garde où se trouvait son maître. Mais la fureur l'avait emportée. Elle sentait néanmoins la présence de son peuple en ces murs. Les femmes étaient mécontentes. Désespérées, mais elle luttaient. Elle sentait leur révolte. Mais elle sentait aussi leurs sévices. Certaines se faisaient violer, d'autre se faisaient battre. Même en étant vierge, elle ressentait les organes rigides violer son intimité. A contrecœur, elle détacha son esprit de ceux de ses sujets. La douleur de ces tortures empêchait Charis de se concentrer.

Elle devait trouver le maître de ce domaine. Un autre garde arriva. Silencieuse, elle fondit sur lui, et sa lame se posa sur son cou.

« Où se trouve ton maître  ? »

La déesse appuya un peu, et la lame acérée entailla la peau tendre du soldat. Il tenta de résister un peu, mais le genou de Charis vint presser son entrejambe. Il parla alors. La peur de lisait dans son regard. Il dit tout ce que voulait entendre la volcanique guerrière. Il parla même d'une pierre, mais elle ne s'en préoccupa pas.

Ayant obtenu l'information désirée, la rousse retira sa lame de la gorge du soldat, et l'attrapa par les cheveux, le cognant violemment contre le mur, lui éclatant la tête.

Satisfaite, l'invulnérable évalua le plan du bâtiment, se reculant un peu de l'entrée pour le voir. Les remparts, la tour... Elle visualisait. Parfait. Un rictus sauvage sur ses lèvres, elle se téléporta sur les remparts, fermant les yeux un instant pour se concentrer. Elle ne devait pas se laisser transporter par la soif de vengeance. Elle voulait une exécution juste. Elle voulait rendre justice au clan. Pas comme une sauvage, mais selon la loi des clans.

D'un coup de pied, elle défonça la porte qui menait à la tour.

« Lord Belmont... Je suis Charis, et je suis là pour exécuter la sentence des clans. Pour avoir sauvagement exécutés les guerriers du clan des cerfs, et pour avoir emprisonné et torturé les guerrières. »

Elle s'avança dans la pièce, brandissant son épée qui réfléchissait les lumières.
« Dernière édition: Novembre 10, 2014, 08:07:43 par Charis Trident » Journalisée


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« Répondre #3 le: Novembre 13, 2014, 11:51:16 »

Le Lord ne s’attendait pas à être dérangé par quiconque. Les clans étaient certes soudés, mais le raid du Grand Duc avait été suffisamment rapide et précis pour que l’on ne puisse le retracer par des moyens conventionnels. Alors, peut-être aurait-il dû envisager l’intervention d’une magie quelconque. Mais sûrement la satisfaction avait-elle embrumé l’esprit du beau diable.

Se moquant du sort de simples humains, il avait laissé les femelles à ses hommes, sans prendre le soin de tâter lui-même de la marchandise. Ces putains n’étaient plus que de la marchandise, qui serait promptement vendue sur les marchés aux esclaves. Tout ce qui comptait, c’était cette Pierre.

« Montre-moi les secrets que tu caches… » Murmura le démon en se penchant sur la sol marqué où il avait posé l’artefact.



Northcliff était une ville prospère, et cela se ressentait dans la petite forteresse qui faisait office d’habitat au Grand Duc. Le manoir était de style Victorien, aux couleurs sobres mais élégantes, grand et élégamment bâti. Autour, il y avait des murs de pierre à l’allure plus médiévale, qui entouraient également une cour et des bâtiments pour les garnisons et serviteurs.

Il y avait quatre tours, dont une servait d’étude au Lord. Elle était interdite d’accès à tous et toutes. L’on disait que le Grand Duc ramenait ses putains et esclaves récalcitrantes ici, pour les dresser de sa fermeté brutale. Mais aucun n’imaginait la sordide vérité. Que le lieu était un autel démoniaque, et l’endroit où le noble se livrait à ses expériences magiques.

La garde n’était pas des plus expérimentées, mais elle faisait convenablement son travail. Une des autres raisons pour lesquelles Connor ne se souciait pas des risques qu’il pouvait encourir. Nul humain ne pourrait venir à bout de tous ses hommes. Pas même un puissant mage.

Ceci étant dit, la chose n’était probablement pas vérifiée lorsqu’il s’agissait d’une Déesse assoiffée de vengeance sanglante. Les gardes qui avaient croisé sa route n’avaient pas eu la chance d’en réchapper. Mais le Lord… C’était une autre paire de manches.



En temps normal, l’odorat du démon aurait dû capter le parfum singulier de Charis. Il aurait dû être alerte et alerté par la présence de la Déesse. Mais l’odeur puissante et démoniaque de la Pierre suffisait à le distraire de toute autre chose.

Il inspectait l’objet, cherchant à savoir si l’âme du démon qui y vivait était toujours emprisonnée dedans, ou si toute propriété magique avait quitté le Béhélit. Ces découvertes étaient vitales pour les recherches du monstre, qui s’était préparé un rituel rigoureux.

Cercle d’incantation sur cercle d’incantation, dessinés au sol avec une simple craie blanche. Au milieu, l’artefact tant convoité, qui reposait dans toute sa simplicité. La pierre ressemblait à un œuf noirâtre, dont les bosselures faisaient penser aux traits d’un visage humain. A son coté reposait la lame ensanglantée du coutelas qu’avait utilisé Connor lors du massacre, plantée dans le sol.

Le Lord s’apprêtait à psalmodier pour invoquer le nom du défunt démon, mais il fut interrompu par un bruit sourd. D’un coup, il tourna la tête vers l’entrée. Dans l’encadrement ne trônait plus une lourde porte de bois, mais une guerrière à l’allure fière et furieuse.

« Tu es bien une barbare pour que l’on ne t’ait pas appris à t’annoncer avant d’entrer. » Nargua le monstre, se retournant lentement « Mais puisque tu as au moins la décence de te présenter, je ferai de toi une esclave au lieu de te tuer, comme tu le mérites. »

Connor était habillé à la façon des nobles Terrans. Un gilet bordeaux, orné du blason doré de Northcliff à la poitrine. En dessous, une chemise blanche satinée, cintré à son corps musculeux. Son pantalon était du même ton que son gilet, assorti à des chaussures pointues d’un marron foncé. Le maître croisa ses bras sur son torse, observant la guerrière d’un air hautain.

« Ta lame est tâchée. Tu as dû tuer pour arriver jusqu’ici. J’admire ta discrétion, femme. »
Dit-il, les yeux plissés et l’air malicieux. « Alors dis-moi. Qu’es-tu ? Tu ne sens pas l’humaine, ni le démon. Je doute que tu sois là pour la Pierre, et je peine à croire qu’un être supérieur vienne chercher vengeance pour de pauvres mortels. Mais si c’est le cas… »

Le regard du beau diable se fixa sur la manche de son coutelas. Il posa sa main sur le pommeau, sans se saisir de la poignée.

« J’espère que tu es prête. Car je prendrai ton corps comme récompense pour ma victoire. »
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Charis Trident
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« Répondre #4 le: Novembre 25, 2014, 07:18:51 »

L'endroit puait la magie à plein nez. Pas n'importe quelle magie, non. La magie démoniaque. Le soufre et le sang. Les ondes émises par la pierre donnaient des frissons à la déesse qui garda cependant un air impassible, faisant face au démon avec une arrogance palpable. Elle esquissa un rictus cruel, sans joie, alors qu'il parlait. Ce n'était pas simplement "Lord Belmont" qu'elle avait devant elle. C'était un démon puissant. Elle n'avait pas rencontré beaucoup de ses semblables, mais elle connaissait suffisamment les récits de son grand-père pour savoir qu'ils étaient redoutables, et encore plus lorsqu'ils avaient un rang élevé. La fourberie et la traîtrise étaient l'apanage de ces démons là.

Un haussement de sourcil salua la prétention du maître des lieux. Son épée était pointée sur lui, menaçante, et malgré le poids de l'arme, le bras de la déesse ne tremblait pas.

« Et bien, tu ne doutes de rien, Lord démon... »

Elle s'avança, à pas mesurés, s'approchant pour n'être plus qu'à quelques pas du mâle. Malgré son air bravache, Charis se demandait si elle réussirait à le vaincre. Si son grand-père, pourtant dieu accompli, avait du mal avec les démons des hautes sphères de l'Enfer, comment pourrait-elle être à la hauteur, elle qui n'est déesse que depuis peu (à l'échelle du temps) ? Mais elle ne trahissait rien de son doute, et la pointe de la lame encore luisante du sang des gardes effleura la chemise blanche qui moulait parfaitement les muscles pectoraux de son adversaire. Il était terriblement séduisant, pour un démon. Elle imaginait plutôt une grosse masse de muscle rouge, cornue. Et au lieu de ça, elle avait un homme qui pourrait passer pour un humain, avec une beauté ténébreuse.

Elle serra les dents, et la pointe de sa lame s'enfonça un peu plus dans le torse de l'homme sans toutefois faire couler le sang.

« Ces pauvres mortels, comme tu le dis, sont mes sujets. Mon peuple. Ma famille. Ta pierre ne m'intéresse pas. Seul l'honneur des Clans est en jeu. Et je suis là pour le défendre. »

Elle baissa sa lame, laissant l'acier créer des accrocs au vêtement qui suintait le luxe, jusqu'à ce que la pointe de l'épée touche le sol. La pièce s'emplit de crépitements tandis qu'elle réunissait son énergie pour frapper un grand coup. C'était son plan. L'affaiblir au plus tôt pour en venir à bout. Elle le fixait, de ses prunelles d'argent, ses lèvres se tordant en un rictus de mépris.

« Adieu, Lord Belmont. »

Et elle déchaîna sa magie divine, les flammes jaillissant de ses doigts, des murs, léchant voracement les meubles de la pièce, encerclant le démon. Elles rétrécissaient peu à peu le cercle autour du mâle, jusqu'à toucher le bout de ses chaussures pointues, essayant de grimper le long de ses jambes pour le réduire en cendres.
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« Répondre #5 le: Décembre 13, 2014, 12:07:07 »

Helel n’avait plus l’habitude de se battre. Pas sérieusement, en tous cas. Même le vaste monde de Terra représentait un maigre défi pour quelqu’un capable de commander aux Enfers. Cela dit, une créature aussi singulière se devait d’être une adversaire redoutable.

D’autant plus que son aura n’était pas celle d’une démone, ni celle d’un ange. Et Charis n’avait pas confirmé son appartenance à une quelconque faction. La curiosité prenait petit à petit le mâle. Sa hâte se ressentait de plus en plus. Il serrait le pommeau de son arme, impatient.

« Je m’impatiente à mettre une laisse au bout de ton joli petit collier. »
Dit-il, un sourire arrogant au bout des lèvres.

A ces mots, l’index du mâle fila le long du cou qu’offrait Charis. Partant de sous sa mâchoire, jusqu’à ses clavicules, le doigt du démon était étrangement délicat avec la Déesse. Le beau diable s’apprêtait à tirer sur le collier, lorsqu’une sensation désagréable assaillit son plexus.

La pointe d’une lame y était apposée, appuyant avec assez de force pour le faire grogner d’inconfort. Il releva les yeux jusqu’au regard de l’intruse, affichant une moue déçue. Fallait-il vraiment en arriver à de tels extrêmes ? Il aurait été plus judicieux pour l’intruse de se mettre à genoux et de réclamer sa laisse.

Mais si elle souhaitait jouer à ce point, le monstre qui lui faisait face se ferait un plaisir de répondre. Une main dans la poche, l’autre glissant petit à petit sur le manche de son coutelas.

Par son arme, la jeune femme venait d’ouvrir le gilet et la chemise du démon, dévoilant les premiers reliefs de sa musculature brutale. Il répondit à cet affront en agrippant fermement son épée, reculant d’un pas rapide et jetant son bras en avant,  décalant la lame de Charis.

« Je ne voudrai pas trop te couper. Rends-toi maintenant et je te laisserai garder un peu de dignité en te baisant comme une chienne. » Nargua-t-il.

Si certaines femmes trouvaient l’arrogance d’Helel tout à fait séduisante, nul doute que le démon devait chercher à heurter la fierté de son ennemie. La pousser à la faute, elle qui semblait si désireuse de se venger. Les sentiments sont des faiblesses.

« De la magie, maintenant. » Constata le Lord, esquivant une gerbe de flamme qui menaçait d’engloutir sa jambe. « J’ai de beaux vêtements, j’apprécierais que tu cesses d’ajouter à ma note de couturier. »

Que craindre du feu, après tout ? Pour un démon, pas grand-chose. Il était déjà le produit de l’ardent feu des enfers, et les quelques flammes d’une magicienne n’étaient pas si terrifiantes. Cela dit, la magie de Charis n’était clairement pas au bas niveau d’une simple apprentie.

Et les flammes risquaient clairement de s’étendre, car elles prenaient sur les murs malgré la pierre froide qui les composait. D’une brève incantation, le beau diable fit alors cesser le feu. Ce dernier se figea, comme arrêté dans le temps, les flammèches n’ondulant plus, fixes dans l’air.

Puis, elles s’évanouirent, devenant translucides petit à petit, jusqu’à disparaître totalement. Profitant d’un instant de répit, Helel fondit en avant, assénant un coup de coutelas à la verticale, qui fendit le bustier et la tunique de Charis, exactement comme elle l’avait fait au démon.

Immédiatement la lame remonta jusqu’à son cou, se plaçant sous le petit collier que portait la Déesse. Le sourire du beau diable s’étira, tandis qu’il observait le ventre musclé de sa proie. Quel corps délicieusement athlétique.

« Ne m’oblige pas à te faire mal. »
Grogna le démon, un sourire aux lèvres. « Cela pourrait me plaire plus que de raison. »
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Charis Trident
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Janvier 29, 2015, 05:54:42 »

A sa grande surprise, la déesse vit ses flammes se geler, avant de disparaître. Stupéfaite, elle ne vit alors pas la réplique venir. Cela faisait deux fois déjà que le démon la surprenait. Elle avait été étonnée de le voir passer ses doigts contre sa peau sans brusquerie. Et à présent, elle venait d'être épatée par la facilité avec laquelle il avait éteint les flammes. Cherchant encore à se remettre, elle faillit sursauter quand la lame du diable fendit ses vêtements. Son buste exposé, elle se sentit étrangement vulnérable. Pas parce qu'elle était pudique. Mais parce qu'il aurait pu couper bien plus que du cuir ou du tissu. Pourtant, elle n'avait pas une égratignure. Pas même une trace rouge au passage de la lame.

La pointe de l'acier étant contre la lanière du collier de cuir qu'elle portait en permanence. Le regard du démon la troublait. Elle n'en montra rien cependant. D'un geste vif, elle attrapa le coutelas de son ennemi entre ses doigts. La lame s'enfonça dans sa chair sans lui faire trop de mal. Elle la repoussa, et brandit à nouveau la sienne. Sa blessure, dont quelques gouttes de sang suintaient pendant qu'elle guérissait, était bénigne. Ce qu'elle comptait infliger à son adversaire ne l'était pas, en revanche. Elle espérait juste être à la hauteur.

« Il n'y a que les démons pour apprécier d'infliger la douleur. »

D'un coup précis, la rousse fit un moulinet avec sa lame et visa la prise que Lord Belmont avait sur son arme. Elle voulait le désarmer. Elle voulait le mettre hors d'état de nuire. Elle voulait venger son peuple. Forte de cette résolution, elle attaqua à nouveau, son pied fendant l'air pour venir viser la gorge.

Elle était très douée au combat au corps à corps, et à l'épée. Mais le serait-elle assez contre un démon ? D'ordinaire, elle pouvait ressentir les actions de ses adversaire. Mais pas avec lui. Elle ne comprenait pas. Était-il à ce point puissant pour parasiter sa capacité de prédiction ? Non, c'était impossible. Pourtant, son grand-père l'avait mise en garde. Les démons n'étaient pas comme les autres créatures. Ils étaient fourbes. Rusés. Puissants. Pervers. Il ne fallait pas qu'elle se laisse détourner de son objectif. Elle devait le vaincre. Aussi rapidement que possible.

« J'espère que tu vas apprécier celle que je vais t'infliger, dans ce cas... »

Elle réunit son énergie, et envoya une lame d'air pour déstabiliser l'homme, cherchant à l'envoyer valser à travers la pièce.
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« Répondre #7 le: Janvier 30, 2015, 01:45:14 »

Helel comptait dénuder son adversaire, lentement, petit à petit. Il était déjà parcouru d’un délicieux frisson d’extase à la vue de ce joli ventre musclé. Le plaisir de forcer la belle rebelle, de lui ôter tout contrôle sur son propre sort. Entre ses doigts brutaux, la rouquine aurait tout le loisir de ce sentir femme, pour cette nuit.

Ne perdant rien de sa superbe et de son arrogance, le démon sourit à Charis. Massacrer un clan de barbare, cela n’avait plus rien d’amusant pour lui. Mais qui que soit la jeune femme, elle avait du courage, de la fougue, et de la force. Autant de choses que le beau diable voulait voir s’éteindre dans son regard.

« D’habitude, les chiennes comme toi finissent au pilori. » Commenta-t-il, moqueur.

Pourtant, il recula d’un pas lorsque les doigts de la jeune femme se refermèrent sur la lame de son arme. Elle saignait, et tirait encore pourtant sur le fil aiguisé. Helel haussa un sourcil de surprise, franchement étonné par le manque d’effet qu’avait sa lame. Une chose était certaine, cette femme n’était pas une humaine.

Un humain aurait fini au sol à vomir ses entrailles, de par le seul contact avec une lame corrompue par la magie d’un démon. Mais Charis ne ressentait visiblement pas les symptômes de cette perversion macabre. Alors, que pouvait-elle bien être ? Un ange ? Certainement pas un autre démon.

Surement était-elle alors une divinité, ou une créature s’y apparentant. Le clan qu’avait décimé Helel devait se trouver sous sa divine protection. Voilà qui était intéressant. Au-delà de sa beauté charnelle, la guerrière pourrait se rendre utile.

« Mais tes aboiements m’amusent assez pour que je te garde. » Souffla-t-il. « Et puis, tu as déjà le collier. »

Mais l’arrogance ne dévie pas les lames. Et ce fut dans un grognement rauque que le maître fit tomber son arme au sol. Le coup fulgurant de Charis était tout à son honneur, car il en fallait beaucoup pour surprendre Helel. Son poignet avait pris l’épée de la Déesse de plein fouet, et saignait.

Il saignait un sang étrange, plus noir que rouge, qui naissait fluide et devenait pâteux en tombant au sol. Il bullait abondamment et dégageait une fumée qui le laissait supposer acide ou brûlant, ce qui n’était pas le cas.

« Je rêve de te plaquer sur le sol pour défoncer ton petit c… » Commença le Grand Duc, interrompu par le fer perçant d’une lame.

Instinctivement, le monstre avait attrapé le bout de l’épée avant qu’elle ne perfore son cou. Il ne souhaitait pas finir embroché. Plutôt, il préférait l’idée d’embrocher la belle créature au corps svelte qui osait s’opposer à lui. Il rêvait de l’embrocher à la longueur turgescente de son sexe chaud.

Se battre, c’était pour lui aussi excitant que de lécher à pleine langue de corps de divine diablesse. Sa lame se faisait extension de sa bouche, goûtant habilement les courbes sensuelles de Charis. Et voilà que d’un coup, on lui ôtait ce plaisir, et que d’un autre, on cherchait à le transpercer.

« Tu es rapide, je te l’accorde. J’espère que tu ne jouis pas aussi vite. » Un sourire narquois revint au visage du démon, qui écarta la lame de son ennemie.

Les doigts d’Helel se jetèrent sur la gorge de la Déesse. Ils se mirent à serrer avec force, entourant presque entièrement son cou tant ils étaient massifs. Rien ne semblait pouvoir venir à bout de la puissante poigne qu’imposait le monstre.

Et même une lame n’aurait pu transpercer sa peau. Tout comme le filet de vent qui venait de passer au travers de lui, comme s’il n’était qu’un mirage. Pourtant, les doigts du démon étaient bien là, serrant impitoyablement le cou de Charis, alors qu’il la soulevait à une dizaine de centimètres du sol.

« Allons, allons. Je ne veux pas t’abimer. » Gronda-t-il en empoignant fermement un des seins de sa proie. « Abandonne. » Tonna la voix du colosse, alors qu’il relâchait sa prise sur la poitrine et le cou de Charis.
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« Répondre #8 le: Février 05, 2015, 07:59:06 »

La déesse eut la satisfaction de voir que son premier coup avait porté. Elle ne pensait pas y arriver, mais en fait, un démon, ça saignait, comme un mortel. Bien que, après avoir vu le sang goutter à terre, elle en venait à se demander si blesser le démon ne revenait pas à lui donner plus d’arme contre elle. Le sang fumait, formait des bulles qui éclataient de façon menaçante.

Elle réussit néanmoins à lui porter quelques coups, qu’il évita avec agilité. Elle devait lui reconnaître ça. Il savait aussi bien se battre qu’elle. Par ailleurs, il continuait de se montrer aussi arrogant qu’un coq de basse-cour. Alors même qu’elle l’avait blessé. Elle ne le comprenait pas. Pour elle, dans un combat, on n’entend que le rugissement des adversaires et le tintement des lames. On n’entend que le craquement des os, et le sang qui s’écoule sur la terre meuble. On ne parle pas. On ne provoque pas inutilement, une fois la joute lancée.

Mais elle était encore jeune, comme déesse, et les barbares ne se battaient pas comme les démons. Il profita de cet instant où elle était déstabilisée pour venir crocheter ses doigts autour du cou gracile de Charis. La vague de vent magique n’avait même pas fait frémir cet être maléfique. Son pouvoir n’était-il pas assez puissant pour venir à bout du mâle qui serrait à présent son cou ?

Soulevée du sol par sa poigne féroce, la rousse ne put que se raccrocher au poignet de l’homme. Elle fut obligée de lâcher la lourde épée qu’Héphaïstos lui avait forgée pour se retenir et ne pas finir étouffée. Elle frémit quand, de son autre main, il s’attaqua à sa poitrine. Elle s’attendait à ce qu’il la maltraite, qu’il la blesse. Au lieu de quoi, même s’il serrait assez fort son sein, il finit par la relâcher.

Un peu essoufflée, la déesse secoua cependant la tête.

« Je n’abandonne jamais, démon… »

Mais elle était perturbée. Pourquoi la relâchait-il, alors qu’il la tenait à sa merci ? Elle ne comprenait pas son raisonnement. Voulait-il la faire prisonnière ? Mais dans quel but ? Elle n’appartenait plus à aucun clan, à présent. Et en même temps, elle appartenait à tous les clans. Aucun ne paierait de rançon, cela dit. Car en tant que déesse, Charis devait pouvoir s’en sortir seule.

Alors pourquoi la relâcher ? Elle ne renoncerait pas à se battre, elle ne comprenait pas.

Oubliant de ramasser son arme, qui était tombée, elle s’empara d’une des dagues qu’elle portait. Elle la brandit, avec un désarroi criant.

« Tu aurais pu me tuer. Tu dois sentir que je ne me rends pas, démon. Et pourtant, tu m’as relâchée. Pourquoi ?

Elle se massa le cou, essayant d’être discrète, pour oublier la poigne qui l’avait retenue précédemment. Elle avait l’impression de le sentir encore tenir sa gorge.

« Je suis ici pour venger mon peuple. Pour te tuer. Comment peux-tu te montrer aussi… Aussi… Sûr de toi, alors ? »

Et comme pour lui montrer son erreur, elle se fendit, et pointa sa lame vers l’abdomen du Grand Duc. Agressive. Désespérée aussi.
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« Répondre #9 le: Février 05, 2015, 10:46:51 »

L’arrogance d’Helel le poussait parfois à des actes de vanités si grands qu’il en venait immédiatement à les regretter. En l’occurrence, relâcher Charis alors qu’elle était à sa merci, voilà qui ne constituait pas une idée des plus brillantes. Après réflexion, la jeune femme était très certainement une Déesse ou autre créature mystique du plan Terran.

Autrement dit, elle était un adversaire parfaitement à la mesure d’un Démon, si Noble et puissant soit-il. Et le prétentieux Grand Duc aurait mieux fait d’arracher la victoire lorsqu’il le pouvait. Enfin, toujours était-il qu’il avait pu tâter fermement de la marchandise, et qu’elle lui plaisait. Cette rouquine ferait une épouse parfaite.

« Je te l’ai déjà dit. Je ne voudrais pas t’abîmer. » Expliqua le monstre d’un ton narquois. « J’ai des projets pour toi. »

Peu de gens pouvaient se targuer d’attirer l’intérêt du démon. Charis faisait désormais parti de ce groupe extrêmement restreint. Et la seule réponse dont était capable le beau diable face à son propre intérêt, c’était le plus sauvage instinct de possession.

Charnelle, mentale, peu lui importait. Tout ce qu’il voulait maintenant, c’était s’immiscer au plus profond de sa furieuse ennemie. Pénétrer son corps et son esprit.

Elle était déjà à lui.

« Tu n’as que ton peuple à la bouche. »
Remarqua Helel.

Le mâle plissa les sourcils, un sourire naissant au coin de ses lèvres charnues. La violence ne serait peut-être pas nécessaire pour résoudre ce conflit, finalement.

Rapide comme un éclair déchirant le ciel, le beau diable s’empara du poignet que tendait Charis devant elle. Il lui recula, marquant un pas vers elle. Son regard était toujours aussi perfide, mais quelque chose d’autre brillait dans le fond de ses pupilles. Une malice évidente.

« Mettons que j’aie une idée qui puisse nous convenir à l’un comme à l’autre, qu’en dirais-tu ? » Demanda le monstre, ne cherchant nullement à dissimuler son sourire.

Il relâcha Charis, puis croisa ses bras sur son torse, se laissant glisser sur une chaise qui s’était déplacée d’elle-même en dessous de lui.

« Comme je le vois, tu veux venger ton clan. J’imagine que tu es au courant du fait que ton clan n’a pas exactement été anéanti, après tout. » Il marqua une pause, haussant un sourcil d’un air faussement surpris. « Alors, nous pourrions trouver un marché. Toutes les femmes et quelques enfants se trouvent actuellement dans mes geôles, en bonne santé. J’avais prévu de les confier comme jouets pour ma garde ou bien de les revendre comme esclaves, mais une autre idée me vient. »

Une plume de feu apparut dans la main droite du démon, et un long parchemin déroulé dans sa main gauche.

« Je peux échanger. Je peux échanger cette vermine sans intérêt contre ta vie. Tu m’appartiendras, comme ces cafards sans intérêt m’appartiennent déjà. En échange, je les relâcherai, ils pourront vivre leurs misérables existences libres de toute contrainte. Mieux encore, mes gardes protégeront leurs terres, car tu ne seras plus apte à le faire. » Expliqua Helel, prenant son temps entre chaque phrase. « Et je me permets même de te promettre une chose : si tu ne signes pas ce contrat, ils seront tous exécutés. »

Evidemment, si Charis pensait vaincre le démon, elle n’avait aucun intérêt à accepter ce marché. Et même si l’accord paraissait équitable, quelque chose de bizarre se cachait clairement derrières ces termes. Il y avait une petite quarantaine de captifs, de quoi reconstruire le clan sur le long terme. Une simple femme n’était pas un grand poids contre tant de vies, même si elle restait une Déesse.

Sauf que le beau diable n’avait pas manqué d’y penser.

« Et si te venait l’idée de m’attaquer, sache que je peux déclencher d’ici un feu capable de raser tout le fort. Peut-être pourrais-tu tenter de me tuer puis d’aller sauver tes camarades. Mais je doute que tu ailles assez vite. »
Il sourit un instant, puis se mit à griffonner sur le papier entre ses doigts. « Maintenant, soyons clairs. Je veux ta vie, en échange de celle de ton peuple. Tout ce que tu as à faire, c’est signer ce Parchemin, avec ma plume de feu. La magie de ce contrat m’empêchera de manquer à ma promesse, et toi de manquer à la tienne. »

Il lui tendit les deux artefacts.
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« Répondre #10 le: Avril 02, 2015, 06:57:20 »

Oui, Charis n’avait que son peuple à la bouche. C’était normal, elle était leur déesse protectrice. Sa fonction, c’était ça. Les protéger. Des dangers extérieurs, bien sûr, mais également d’eux-mêmes. Comment voulait-il qu’elle pense autrement ? Pinçant les lèvres d’un air méfiant, la rousse se demandait ce qu’il préparait. Ses projets pour elle ? Vraiment ? Elle ne voyait pas ce qu’il voulait dire. Par certains aspects, elle était encore la naïve fille du Chef qui voulait grandir trop vite. Elle avait passé beaucoup de temps avec son grand-père au cours de ces dernières années. Beaucoup de temps également avec les guerriers des clans. Elle n’était pas vraiment sociable, autrement. Elle n’avait pas peur, bien sûr, des autres civilisations. Mais elle ne voyait pas vraiment ce qu’elle avait à gagner en les côtoyant plus que nécessaire. Sur Terra en tout cas.

Parce que sur Terre, c’était différent. Les gens étaient différents d’ici. Il y avait beaucoup de cultures différentes, comme sur Terra, mais… Charis ne savait pas comment l’expliquer. Ce n’était pas la même chose. Les personnes qu’elle avait côtoyées sur Terre étaient essentiellement humaines. Elle n’avait pas vu un seul terranide. Elle n’avait pas vu d’autres dieux, ou des démons, ou encore des créatures de la nuit. Parmi ces humains, il y en avait de différentes couleurs, comme partout sur Terra, et d’autres qui possédaient quelques dons en matière de sorcellerie, mais, dans l’essentiel, ils étaient d’une banalité terrifiante comparé à la population hétéroclite de ces contrées. Elle n’avait pas vraiment côtoyé, par ailleurs, de criminels à proprement parler. Les idées qui agitaient l’esprit du démon face à elle ne l’auraient, pour la plupart, même pas effleurée.

Elle baissa cependant sa garde, méfiante, attendant qu’il s’explique. Elle avait peu d’espoir quant à son affirmation selon laquelle son idée leur conviendrait à tous les deux. Mais elle le laissait s’expliquer. Elle aurait bien le temps de reprendre la bataille après, si ça ne l’arrangeait pas.

Il lui confirma qu’une grande majorité du clan était en vie, et en bonne santé. Elle les sentait, dans son esprit. Surtout des femmes, et un peu d’enfants. Pas de guerriers hommes en âge de se battre, cependant. Elle ressentait leur terreur, mais leur fierté aussi. Elle savait qu’ils ne s’étaient pas laissé capturer sans combattre. Les femmes des clans, contrairement aux civilisations extérieures des étendues désertiques de leurs territoires, étaient de vraies tigresses. Elles valaient bien les soldats d’Ashnard ou de Nexus. Une femme des clans équivalaient même à deux -ou plus- hommes d’armée, pour les meilleures. Et bien souvent, elles surprenaient ainsi leurs adversaires. Même terrifiées, elles pouvaient défaire nombres d’ennemis.

Le regard cristallin de la déesse observa la plume qui venait d’apparaître dans la main du démon. Et le parchemin. Sa méfiance s’accentua, mais elle ne l’interrompit pas. Elle posa sa main libre sur sa hanche, scrutant les yeux du démon, son expression, sa posture. Il semblait terriblement calme. Sûr de lui. Et il déroulait son idée, d’une voix posée. Si bien que, même si elle entendit les mots, elle mit un certain temps avant d’en comprendre le sens. Quand la signification de ces sons lui parvint, elle écarquilla les yeux. Il la voulait, elle, comme une esclave ? Il pensait vraiment qu’une déesse s’abaisserait à ce marché ?

Mais elle retint bien vite son indignation. En échange, son peuple serait libre. Les prisonniers seraient relâchés, et perpétueraient les traditions du clan. Elle se mordit la lèvre en réfléchissant. Ce n’était là même pas un dixième de la population qu’elle protégeait. Il faudrait qu’il déploie un certain nombre d’hommes, s’il voulait protéger tout son peuple. Une idée germa alors dans son esprit. Elle pouvait peut-être négocier.

Attrapant le parchemin et la plume qu’il tendait, rangeant de ce fait ses armes dans les fourreaux adéquats, elle ne signa pas tout de suite. Son regard relisait les lignes qu’il avait écrites. Elle devait convenir qu’il ne tentait pas de l’entourlouper, sur ce coup. Pourtant, quand elle releva les yeux, elle ne fit pas mine de vouloir apposer sa signature.

« J’aimerais modifier légèrement les termes du contrat. Que je respecterais, bien entendu. Tu as ma parole, démon. Et la parole d’une déesse n’est pas à prendre à la légère. »

Elle fit quelques pas devant lui, la plume venant agacer la pointe de son menton machinalement. Si elle était corrosive, Charis ne sentait rien, en tout cas.

« Les guerriers des clans sont plus nombreux que ce que tu ne pourrais imaginer, et disséminés un peu partout sur le continent. Clairement, il faudra déployer un nombre considérable de troupes pour parvenir à tous les protéger. Et il existe des ennemis très puissants. Ce que je souhaiterais modifier, dans ce que tu me propose, c’est la chose suivante : Je reste leur protectrice, à part entière. Je reste libre d’aller et venir où je le désire. En retour, je m’engage à revenir sitôt que tu m’appelle. Je ne suis pas très encline à être sous les ordres de quelqu’un, cependant, je veux bien faire cette concession, pour le bien de mon peuple. »

Elle faisait les cents pas devant lui, ses hanches ondulant de façon charmante sous son armure légère.

« Je veux bien faire tout ce que tu me demande, tant que ça ne nuit pas à ma mission de Protectrice des clans, si j’ai la possibilité d’avoir ma liberté de mouvement en dehors de ces moments où je devrais faire ce qu’il te plaît. Je ne signerais qu’à cette condition. »

Elle s’immobilisa alors devant lui, agitant doucement le parchemin et la plume, et conclut :

« Si tu refuses, je te tuerais. Et si je dois perdre un petit pourcentage de mon peuple pour en sauvegarder le maximum, et bien soit. Ma mission prime sur tout le reste. On est d’accord ? »

Ses lèvres s’étirèrent en un semblant de sourire. Elle disait vrai. S’il pouvait déceler le mensonge dans les paroles des gens, il n’en trouverait nulle trace avec Charis. Elle s’engageait à exécuter le moindre de ses désirs en échange de sa liberté de mouvement. Elle rappliquerait dès qu’il l’appellerait. La téléportation était bien pratique pour arriver en quelques secondes. Mais elle tenait vraiment à garder son droit d’arpenter la Terre et Terra comme bon lui semblait.
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« Répondre #11 le: Avril 11, 2015, 11:05:02 »

Certains démons ne juraient que par leurs armées et leur force. Connor ne faisait pas partie de ceux qui aimaient jouer aux petits soldats. La guerre qui se joue dans l’esprit est tellement plus amusante et raffinée. En ce moment même, le beau diable mettait à l’épreuve sa future soumise.

Elle ne se faisait pas avoir. Ses conditions ne tranchaient pas avec l’idée que s’était fait le démon, mais il devait bien admettre qu’elle avait de la jugeote. Des mortels, contre une Déesse ? La question ne se posait même pas, aux yeux du monstre. Il la lui fallait, entièrement.

Quand elle aurait signé ce foutu papier, il la ferait danser pour son plaisir. Il la ferait se déshabiller pour l’exciter, et se délecterait de lire la honte et la colère dans ses yeux. Puis il la baiserait bien fort, encore et encore jusqu’à ce qu’elle en couine de plaisir. Il n’arrêterait pas, jusqu’à ce qu’elle vénère sa queue, qu’elle le remercie de la violer aussi fort.

« Il n’y a aucune entourloupe, tu peux être rassurée sur ce point là. » Répondit simplement le beau diable, calme et méthodique.

Connor souriait, encore et toujours. L’arrogance qui traversait son visage semblait immortelle, et il peinait à retenir son excitation. Rien n’était un plus grand plaisir pour lui que de s’approprier la vie de personnes fortes et déterminées. Charis serait une addition parfaite à son harem.

Elle avait de la force, un corps de rêve, et une volonté d’acier. Tout ce que pouvait demander le beau diable chez une de ses femmes. Restait juste à voir ce que valait la moiteur délicate de son intimité, à voir comme la fougue pouvait s’emparer d’elle avec une épaisse queue entre les cuisses. Instinctivement, le démon lécha ses lèvres charnues, s’apprêtant à dévorer son amante.

Les conditions de la jeune femme étaient parfaitement acceptables. A vrai dire, elles ne dérogeaient en rien à ce qu’avait imaginé le monstre. Il était un Collectionneur, un Maître et un mari affectueux. Celles qui lui offraient leur vie n’avaient pas à craindre d’être emprisonnées.

Tant qu’elles respectaient les termes de leur propre reddition.

 « Je ne suis pas un geôlier, allons-bon. »
Dit Connor d’un ton faussement offensé. « Ne vois pas ceci comme un acte d’emprisonnement. C’est plus un genre de … »

Il marqua une pause, puis claqua des doigts, transformant la plume de feu en plume blanche d’oie. Les vêtements de Charis se raccommodèrent, mais prirent une nouvelle forme, se modifiant dans leur nature. La tenue guerrière de la Déesse était très élégante, mais se prêtait peu à l’occasion. En quelques secondes, les lanières se soudèrent pour devenir une jupe de cuir, et le haut se rapprocha plus d’un corset de soirée.

Les habits du démon, quant à eux, prirent une nouvelle teinte, plus proche du noir que des tons bordeaux qu’il revêtait habituellement. Ils changeaient également d’apparence, moins formels, plus décontracté. Le Maître claqua une nouvelle fois des doigts, mais sans user de magie.

« Contrat Nuptial. » Murmura-t-il d’une voix suave. « Allez, signe-le. » Ordonna Connor dans un grognement rauque.

Voilà que les deux immortels se trouvaient dans des tenues appropriées, pour célébrer leurs hérétiques noces, que seul le beau diable devait réellement désirer. Le Collectionneur fit un geste de son index, et l’ordre silencieux fit s’approcher Charis, comme si une force invisible la poussait à quelques centimètres de son mâle.

« Maintenant, déshabille-toi. Lentement, sensuellement. Tu es une femme, pas vrai ? Malgré tes origines de barbare, je sais que tu sais comment échauffer les sens d’un homme. » Souffla-t-il, la voix rauque et chargée d’une pointe d’impatience. « Je veux que tu danses et ondule pour moi, car je suis le seul être qui compte à présent, pour toujours. »

Il n’avait pas bougé de sa chaise, une jambe posée sur l’autre en équerre, il attendait, patient et souverain.
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« Répondre #12 le: Mai 11, 2015, 08:43:00 »

Face à ses conditions, le démon ne parut pas trop gêné. Il prit un air offensé, mais ses paroles démentaient vite cette impression. Elle attendait la fin de sa phrase quand il claqua des doigts. A sa grande surprise, un soupçon de pouvoir l’enveloppa. La plume ardente se retrouva blanche comme neige. Sa tenue guerrière, déchirée par la lame tout à l’heure, se modifia, s’adaptant à son corps. Ce n’était plus une tenue de guerre, même si le cuir restait présent avec la jupe. C’était un tout autre ensemble, plus utile lors d’une visite diplomatique, ou d’une soirée.

Le regard de la déesse avis aussi le changement de tenue qui s’effectua sur son adversaire. Que voulait-il donc faire, ainsi ? Lui montrer qu’il pouvait avoir une garde-robe illimitée ? C’était sympa, elle ne le niait pas, mais elle voyait moins le rapport avec ce qu’ils étaient en train de faire. Il acheva enfin sa phrase, et les yeux de la rousse s’écarquillèrent légèrement. Elle n’aurait jamais vu cet acte de reddition ainsi. Mais, à choisir, elle préférait en effet ce terme à celui de soumission complète.

Secouant la tête, elle revint au contrat face à elle, et y inscrivit soigneusement son nom en bas de page ainsi que le demandait le démon. Maintenant qu’il avait parlé de cette affaire sous un autre angle, elle ne ressentit pas ce goût amère de la défaite. Aurait-elle pu gagner cet affrontement ? Sans doute pas. Pas sans perdre une grande partie du clan prisonnier du démon. C’était la meilleure solution, qu’elle avait pris. Oui, c’était la meilleure, souffla une petite voix en elle. Et elle la crut.

Lâchant la plume, qui s’évapora, et le contrat, qui retomba souplement sur le sol, la déesse se sentit tout à coup attirée vers le diable. Un étrange pouvoir la faisait se rapprocher, sans qu’elle ne l’ait décidé. Elle ne s’arrêta que lorsqu’elle fut proche du démon. Si proche de lui, qu’elle aurait pu le tuer sans même faire un geste. Mais ce n’était pas à l’ordre du jour. Non, ça ne l’était plus en tout cas. Le son de sa voix résonna dans son être, alors qu’il lui demandait de se déshabiller. De danser pour lui.

Ses doigts commencèrent alors à s’affairer sur le corsage lacé qui couvrait son buste. Un peu maladroitement. Mais avec bonne volonté. Le regard de la déesse couva un instant le démon, bien loin de l’être qu’elle imaginait. Quand elle avait appris le massacre de son peuple, elle avait pensé qu’il s’agissait d’un monstre. Pourtant, son apparence en était loin, et ça troubla la rousse. Doucement, son corps commença à onduler, comme au rythme des tambours qui annonçaient la charge. Il pensait qu’elle savait comment réveiller le désir d’un mâle. Mais elle se rendait soudain compte qu’elle était bien loin du portrait qu’il devait se faire d’elle.

Elle ne protesta pas, cela dit, et ferma doucement les yeux pour laisser la musique imaginaire la porter. Peu à peu, les laçages du corset cédèrent, et le vêtement glissa contre sa peau. D’un petit coup de hanche, la sensuelle guerrière fit tomber le tissu au sol après qu’il se soit attardé contre la ceinture de la jupe. Sa poitrine exposée à l’air libre réagit immédiatement. La pointe de ses tétons se tendit quand l’air les frôla. Elle passa machinalement ses mains contre ses mamelons, avant de faire glisser ses doigts le long de son ventre plat. Accrochant la jupe au niveau des hanches, Charis ondula, un peu comme une danse du ventre, et fit glisser le cuir au fur et à mesure, jusqu’à ce qu’il se coule de lui-même contre la peau nue de ses jambes.

Ouvrant les yeux, fixant ses prunelles troublées dans celle du mâle, elle hésita à faire son aveu. Il la prendrait assurément moins au sérieux qu’il ne le faisait à présent. Nue, vulnérable, il pourrait se dire qu’il avait été trompé. Mordillant sa lèvre inférieure, Charis se pencha malgré tout vers lui, ses mains prenant appui sur les accoudoirs du siège qu’il occupait. Sans qu’elle ne l’eut réellement décidé, ses lèvres happèrent le lobe de l’oreille du démon. Elle n’avait jamais vraiment effectué ces gestes avant. A part peut-être une fois, juste avant que son père ne débarque dans la tente. Le jeune guerrier à qui elle s’apprêtait à s’offrir s’était enfui la queue entre les jambes, et elle n’avait jamais réitéré l’expérience.

« Contrairement à ce que tu dois penser, c’est la première fois que je fais ce genre de chose… Je suis plus à l’aise avec une épée dans le sang de mes ennemis. »

Elle se redressa par la suite, et s’écarta de quelques pas. Ses mains se posèrent sur ses hanches alors qu’elle ajoutait rapidement, comme si elle craignait qu’il ne change d’avis sur leur marché :

« Mais je vaux plus qu’une simple catin, n’est-ce pas ? »

Et gare à lui s’il répondait que non. Charis n’allait pas se faire insulter non plus.
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« Répondre #13 le: Mai 13, 2015, 03:29:20 »

Helel s’attendait à plus d’aisance de la part de Charis, dans cette sensuelle danse qu’il lui ordonnait d’accomplir pour le plaisir de ses yeux. Il ne pensait pas qu’une femme aussi sûre d’elle et aussi séduisante puisse ignorer les choses de la chair. Mais il aurait encore moins pu imaginer qu’elle soit vierge. S’il l’avait su, sans doute se serait-il montré plus clément.

Pour l’heure, il observait les courbes de sa femme, ondulant comme d’envoûtants serpents. Elle avait un physique parfait, très légèrement musculeux et en formes sensuelles. Le démon n’avait pas particulièrement de préférence, mais il devait bien reconnaître une beauté toute particulière à cette crinière de feu, qui décrivait de superbes vagues au rythme d’un battement imaginé.

Le beau diable avait posé ses bras sur les accoudoirs, observant patiemment. Il savait que ce régal n’appelait que ces yeux, pour le moment. Alors, il profitait de la scène, calme malgré la chaleur qui s’emparait de son torse, se répandant au reste de son corps. Comme ces beaux seins avaient l’air particulièrement appétissants, n’attendant qu’une bouche charnue pour les emprisonner.

Enfin mise à nue, la Déesse s’approcha de son diabolique mari. Ce dernier l’observait d’un air toujours aussi fasciné, nuancé uniquement par une touche de satisfaction. Les courbes sensuelles de ce corps n’appartenaient qu’à lui et à son bon plaisir.

Ce plaisir fut pourtant interrompu l’espace d’un instant. Charis s’affirmait-elle vierge ? Le démon peinait à y croire, et un sourcil interrogateur trahit sa pensée, se haussant au milieu de son front. Elle ne sentait pas le mensonge cependant. Helel sourit.

« Je suis heureux que offres ton corps à ton homme, pour cette première fois. » Dit-il en caressant tendrement les hanches de la jeune femme. « Ne t’en fais pas, tu n’auras rien à faire, à part couiner de plaisir. »

Arrachant un grognement désapprobateur à son mari, la jeune barbare se redressa, quittant le confort relatif des cuisses du mâle. Ce dernier posa négligemment sa joue dans sa main, observant la rouquine avec un sourire aux bouts des lèvres.

Si elle valait mieux qu’une catin ? Bien évidemment. Helel ne proposait pas de contrat nuptial à n’importe quelles putains venues, même si Charis n’était certainement pas la première de ses femmes. Le beau diable plissa les cils, décidé à s’amuser un petit peu.

Il se releva lentement, toisant lourdement la silhouette de sa femme. Elle était forte, musculeuse et assurée, mais dans l’ombre du titan, elle paraissait frêle et désemparée, surtout mise à nue. Tendre et délicat, le Maître posa ses grandes paluches sur les épaules de la Déesse.

« Tu es une Reine. »
Affirma-t-il en approchant ses lèvres de celles de Charis, déposant un léger baiser sur leur chair moelleuse. « Mais… »

A ces mots, les doigts d’Helel s’emparèrent d’un sein. La paume s’appliqua sur le mamelon, tandis que l’énorme main calleuse du Maître s’amusait à étirer et masser tendrement la chair délicate. De temps en temps, les doigts se refermaient sur le mamelon, le harcelant de caresses et de très légers pincements.

Le beau diable n’était pas délicat. Ferme et brutal sans pour autant se montrer violent, il faisait comprendre à Charis la réalité de sa situation : elle lui appartenait. Le monstre marqua un pas en avant, et enfouit son visage au creux du cou offert. Il huma longuement le parfum délicat, et embrassa tendrement cette nuque féminine.

« Lorsque je m’occupe de toi... » Les doigts du démon remontèrent jusqu’au cou de la rouquine, et le mâle la fit délicatement glisser jusque sur le sol de la pièce. « Tu ne vaux pas mieux que la dernière des putes. »

Le sourire du beau diable s’élargit, alors qu’il posait ses lèvres sur celles de la guerrière. Mais la douceur n’avait pas lieu d’être plus longtemps. Helel n’avait pas menti : il aimait traiter ses femmes comme de simples putes tout justes bonnes à lui vider les couilles. Charis comprendrait bien vite qu’elle ne pouvait échapper à ce fantasme brutal.

Et surtout, elle finirait par adorer se faire traiter comme un jouet. Le démon en était sûr, il en frissonnait même déjà, alors que sa main revenait à la poitrine de son amante. Il n’était pas doux, brutalisant ces beaux seins avec la férocité d’une bête. Sa bouche finit par s’approcher de l’appétissant mamelon, et, après un long coup de langue il engloutit le téton obscène.

« Tu as même le goût d’une pute en chaleur. » Constata le démon, relâchant la petite pointe de chair qu’il suçotait avec délices. « Occupe toi de ma queue, dépêche-toi, petite salope. »

Son sexe déformait son pantalon pourtant relativement ample, irradiant l’entrejambe de Charis de sa chaleur mâle.
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Charis Trident
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FicheChalant
« Répondre #14 le: Mai 13, 2015, 02:31:32 »

Hors du contexte des batailles, Charis se révélait être aussi ignorante qu’une gamine de quatorze ans. Elle ignorait tout du déroulement des relations humaines hors des clans. Et encore, cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas été proche de quelqu’un… Elle connaissait ses fidèles. Elle appréciait leur dévouement, et s’attardait volontiers pour parler un peu. Mais jamais elle n’évoquait de sujets intimes. Jamais elle ne s’était posée de question. Elle connaissait vaguement la théorie. Elle aurait pu être un peu plus expérimentée, mais son père était intervenu à cet instant, gâchant sa chance de connaître le plaisir charnel lors de sa vie de mortelle.

Et elle se retrouvait à présent devant un démon en pleine possession de ses moyens, aussi démunie qu’une jeune fille. Vulnérable, qui plus est, en tenue d’Eve. Elle venait de lui confier sa faiblesse. Elle craignait qu’il n’en joue. Mais ses premières paroles furent encourageantes. Il affirma même, peu après, qu’elle était une reine. Un fin sourire commençait à se dessiner sur les lèvres de la guerrière alors qu’il rajouta un « Mais ». Cette fois-ci, ce fut à son tour de hausser un sourcil. Que pouvait-il bien ajouter d’autre ? Mais… Mais quoi ?

Elle ne tarda pas à avoir la réponse à sa question, alors qu’il commençait à maltraiter sa poitrine découverte d’une main. Elle devait lever la tête pour l’observer. Il était grand, et elle pas tellement. Son regard de cristal se plongea dans celui du démon alors qu’elle réalisait qu’elle n’avait aucune idée de la situation dans laquelle elle s’était mise. Certes, c’était pour sauver son peuple. Mais, elle avait sa dignité malgré tout, et les yeux du Lord Belmont semblaient lui promettre qu’elle n’allait pas la garder longtemps, sa fierté.

Machinalement, presqu’instinctivement, la rousse lâcha un soupir discret alors que le mâle venait embrasser sa peau tendre. Elle déglutit par la suite, alors qu’il continuait ses explications. Frémissant, quand il annonça la suite, la déesse sentit ses joues s’enflammer. Elle s’était souvent imaginée sa première fois, lorsqu’elle était mortelle. Elle avait rêvé d’un puissant guerrier qui l’enlèverait à son clan, l’emmenant dans un refuge où il lui ferait ensuite l’amour avec passion. Elle avait rêvé de ce que ça ferait, de ne plus être vierge, et de savoir se donner avec talent à un homme. Et ce moment était enfin arrivé. Pas tout à fait comme dans ses rêves. Elle prit pleinement conscience de la vérité cachée dans le dicton « Les rêves ne reflètent pas la réalité ». Les doigts chauds du démon sur son corps provoquaient en elle des sensations troublantes, et ses mots crus venaient amplifier cette confusion. En d’autres circonstances, Charis se serait violemment hérissée contre celui qui aurait eu l’impudence de lui jeter ces paroles presque dégradantes. Mais voilà qu’elle se découvrait… Curieuse.

Ce qui aurait dû la rendre furieuse déclenchait un nœud dans son ventre. Comme des… Comme des papillons. La voix grave du mâle n’y était pas étrangère, non plus. La douceur dont il avait fait preuve peu avant contrastait à présent avec la fermeté qu’il déployait pour palper son corps et se l’approprier. La guerrière se sentait démunie. Elle était en infériorité. Il connaissait assurément bien ce domaine charnel, alors qu’elle découvrait ces sensations pour la première fois. Ses paroles éveillaient en elle des instincts qu’elle ignorait avoir alors qu’elle aurait dû se montrer offensée.

Un autre soupir quitta ses lèvres quand le démon vint déposer les siennes autour de la pointe de l’un de ses seins nus. Elle ne sentit pas la pointe de son téton se redresser, pointer fièrement contre les lèvres du mâle, son esprit étant encore en train d’analyser ce qui se passait, ce qu’elle ressentait. Les dernières paroles qu’il lança firent qu’elle rouvrit les yeux, troublée. Elle n’avait même pas remarqué les avoir fermés.

Ses mains bougèrent toute seule, alors qu’elle prenait place face à lui, étrangement docile. Son regard quitta celui du Lord pour descendre le long de son torse encore couvert de tissu, et s’arrêta au niveau de son entrejambe. Elle faillit écarquiller les yeux en voyant la bosse qui déformait le pantalon, mais elle se retint à temps. Elle avait déjà vu des hommes nus, en érection. Mais la dernière fois qu’elle avait posé le regard sur un organe masculin raidi de la sorte, ça remontait à bien longtemps. Du temps de sa vie de mortelle, si ses souvenirs étaient bons.

Ses mains se levèrent pour venir attraper les rebords du vêtement qui couvrait encore cette érection. Elle les fit glisser vers le bas, avec douceur, dévoilant sans gêne aucune la virilité qui se tendait fièrement vers elle, vers le haut. Elle avait l’impression d’être une simple femme, sans aucun pouvoir, à côté du démon. Son corps lui semblait tout à coup bien fragile, alors qu’elle savait qu’elle pouvait supporter beaucoup. Son innocence se fendillait, alors que ses lèvres s’entrouvraient. Sa main droite entoura la base du sexe érigé, guidant le gland violacé vers sa bouche, franchissant bientôt la barrière de ses lèvres pulpeuses. Sa main gauche vagabonda timidement contre les hanches du mâle, ne tardant pas à effleurer de la pulpe des doigts la peau douce des bourses qui soulignaient l’érection.

Concentrée, comme dans un état second, la déesse aspira un peu plus le sexe rigide entre ses lèvres, laissant sa langue découvrir la peau tendre, douce et striée de veines apparentes. Elle laissa ses dents effleurer la chair tendue, mordiller délicatement, comme pour tester la rigidité, pour tester les limites. Elle commença à faire coulisser le sexe entre ses lèvres, lentement, pour le découvrir dans toute sa largeur, dans toute sa longueur. Sa main droite se serrait à la base, massant la chair, le muscle. Charis essaya de le faire pénétrer entièrement entre ses lèvres, mais le gland buta contre sa luette alors que ses lèvres n’étaient plus qu’à quelques centimètres de ses doigts serrés. Elle réitéra alors l’expérience, respirant par le nez, enduisant de sa salive l’épaisse verge qui glissait jusqu’au fond de sa gorge.

Prodiguer ces quelques attentions, dont elle n’avait jusqu’alors connu que l’aspect théorique, remua quelque chose en elle. Ces mêmes papillons au creux de ses reins semblèrent s’intensifier. Elle était nue, mais elle avait chaud pourtant, et ses joues s’enflammèrent doucement à mesure qu’elle prenait un peu d’assurance.
Journalisée


Merci Connor, <3

Un souffle de vie.
Idées à RPs.

Tags: deesse  demon  combat  fellation  erotique  
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