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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [ABANDONNÉ] La Guerre Technologique [Tryzox - Ludya]  (Lu 6341 fois)
Dark Talon
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FicheChalant
« Répondre #15 le: Septembre 17, 2014, 01:38:40 »

Ils entrèrent donc à deux dans la chambre, Talon  utilisant le passe magnétique. La porte s’ouvrit. La chambre était plutôt petite, comprenant deux lits, et une pièce annexe, la salle de bains et les toilettes. Une belle fenêtre donnait sur la place extérieure, mais il était aussi possible de la programmer pour qu’elle montre directement l’espace, depuis l’une des plus multiples caméras figurant le long d’Olysseum... De fait, la fenêtre abritait aussi un écran plat futuriste, une technologie futuriste permettant de se connecter aux chaînes de télévision locales. Tandis que Ludya inspectait le décor, Talon vit, à côté, sur une table, une brochure touristique, ainsi qu’un guide télévisé. Olysseum abritait plusieurs chaînes télévisées, diffusant, à foison, des spectacles artistiques, comme des concerts, des représentations théâtrales, ou encore une autre chaine diffusant des talk-shows politiques et culturels, et d’autres chaînes axées sur la diffusion de films. Talon vit ensuite Ludya s’allonger sur le sol, regardant sous le lit, et elle se dit qu’il cherchait probablement des traces de micros. Une précaution honorable, mais en réalité superfétatoire, car Talon avait déjà utilisé la Force pour sonder cette pièce. Les Gordaniens les pistaient, mais ils étaient plus malins que ça. Ils savaient qu’ils avaient affaire à une Sith, et, si leur réputation paraissait parfois excessive, elle pensait que, en ce qui concernait la collecte d’informations, ils étaient effectivement à la hauteur de ce qu’on disait sur eux.

Ludya se retourna vers elle, lui annonçant qu’il n’y avait rien à craindre, et Talon acquiesça. Elle avait déjà pu noter le caractère bougon du jeune homme, et elle n’allait pas lui dire que s’allonger sur le sol n’avait servi à rien. Au lieu de ça, elle se déplaça légèrement, faisant remuer ses lekkus derrière elle, tandis que l’homme s’installait en tailleur sur l’un des deux lits. Former cet être à la Force... Elle pulsait en lui, et Talon savait que la Force était difficile à apprendre, et qu’ils allaient manquer de temps. Elle ne pouvait guère que se contenter de l’essentiel, et ce d’autant plus que Ludya savait se battre, et savait déjà utiliser sa puissance. Autrement dit, le former serait d’autant plus difficile si la méthode de Talon différenciait de celle qu’il connaissait... Mais ce serait aussi un moyen pour elle d’en savoir plus sur lui, et de se rapprocher. Si Javert disait vrai, et Talon n’avait aucune raison d’en douter, alors le Grand Guédester les traquerait tous les deux... Et sa préférence irait certainement pour Ludya, qui, génétiquement parlant, était plus élaboré et plus riche qu’elle... Plus unique.

« Dites. Et vous... Grande Dame Sith, vous faisiez quoi avant d'arriver sur Arubis ? Vous vous êtes pas retrouvée là-bas par hasard... vous avez l'air de quelqu'un qui sait ce qu'elle fait, pas comme moi qui suis juste un peu maladroit. »

Il arriva à la faire sourire, un mince exploit. Elle restait debout, alternant entre croiser les bras ou en poser un sur sa hanche.

« Si tu connaissais les Sith, Ludya, tu ne les affublerais jamais d’un statut de grandeur. Néanmoins, je t’accorde le bénéfice de l’ignorance, ma galaxie est encore assez repliée sur elle-même. »

Ménageant une courte pause, elle entreprit de lui faire un court exposé. Elle lui expliqua que, depuis des millénaires, sa galaxie était divisée en de multiples institutions politiques galactiques variables, mais que, parmi cet amas de structures et d’entités variables, il y en avait une qui n’avait jamais vraiment changé. Elle avait été maintes fois détruite, mais toujours reconstruire.

« On les appelle les Chevaliers Jedi, protecteurs et garants de la justice et de l’ordre dans la Galaxie. C’est une sorte d’ordre religieux et militaire, avec son code, ses saints, ses dogmes, et ses erreurs. Une structure rigide qui forme ses membres dès l’enfance, tous se battant avec une arme qui les caractérise : un sabre-laser. Moi, j’appartiens aux Sith... L’autre camp. T’expliquer toute l’Histoire des Sith et des Jedi serait trop longue. Les deux ordres sont les deux versants d’une même pièce. Les Sith, initialement, désignaient juste une espèce d’être primitifs maîtrisant naturellement la Force... Ils vivaient sur Korriban, et, un beau jour, des Jedi renégats, des Jedi qui avaient trahi leur code, sont venus les voir, et les ont endoctrinés. Ces Sith originaires les ont pris pour des Dieux, et ces Jedi renégats se sont peu à peu confondus avec les Sith. Autrement dit, Ludya, les Sith et les Jedi sont bien plus proches qu’aucun Jedi ne voudra jamais l’admettre. La plupart du temps, les plus grands Maîtres Sith sont d’anciens Jedi. »

Mis à part quelques Sith comme Dark Bane, bien des Sith avaient auparavant été des Jedi : Dark Vador, Dark Revan, Dark Malak, ou encore Dark Krayt. Il était inutile d’embêter Ludya avec cette avalanche de noms, aussi Talon alla-t-elle à l’essentiel :

« J’ai été formée par un Sith rêvant de conquête, Dark Krayt. Je ne vivais que pour lui, parcourant la Galaxie d’un bout à l’autre pour renforcer son influence, et l’aider à annihiler les Jedi... Puis mes voyages m’ont amené sur une planète isolée, où j’ai appris qu’il existait une menace renvoyant les luttes entre Jedi et Sith : les Formiens. Ils sont loin de ma galaxie, mais j’ai pris conscience qu’il était nécessaire de les supprimer. J’ai pris mes propres choix, et j’ai décidé de m’envoler loin de ma galaxie d’origine. J’ai ainsi entendu parler des Gordaniens, de la guerre colossale qui faisait rage chez eux contre la majeure partie des Formiens envoyés hors de leur galaxie d’origine, et je cherche un moyen de les supprimer... Je ne traquais pas les Formiens chez Arubis, mais j’ignorais ce qui se passait... Et, pour que tu comprennes bien, il faut que je te parler de la Force... »

Ceci entraîna un nouveau silence. Par où commencer ? Talon se souvenait des multiples cours théoriques qu’elle avait eu sur la Force, sur ce qu’elle était, sur sa nature... L’approche qu’on avait sur la Force ne cessait d’évoluer au gré des théories et des hypothèses, toutes se rejoignant pour dire que la Force était, par nature, indiscernable, et qu’on ne pourrait jamais en donner une définition complète et globale... Mais on pouvait essayer.

« La Force est une énergie naturelle aussi vieille que la Création elle-même. Je pense d’ailleurs qu’elle est directement issue du big bang. Elle se trouve absolument partout, et lie toute forme vivante qui existe : toi, moi, les arbres, les animaux, les Gordaniens... Tous, nous ne sommes que des pulsions de Force. Cette conception de la Force est une conception objective, qu’on appelle aussi la théorie de la Force Unifiée, une théorie dans laquelle la Force est une simple énergie de la nature. Tu m’as entendu parler des midi-chloriens avec Javert, non ? Ce sont des micro-organismes dont le taux permet de mesurer la réceptivité d’une personne à la Force. Disons qu’on peut dire que c’est là la conception scientifique de la Force, mais on ne peut pas simplement se contenter des midi-chloriens pour évoquer la Force. »

Elle se tut un peu, et poursuivit, sans trop savoir si Ludya arriverait à la suivre ou non :

« D’autres approches de la Force voient cette dernière, non pas comme une simple force universelle, mais comme une sorte d’énergie psychique émanant des individus eux-mêmes. Cette théorie subjective est celle de la Force Vivante. Elle ne convainc pas grand-monde par son approche trop abstraite, mais je pense qu’il y a un peu de vérité là-dedans. »

Cette théorie avait gagné un regain d’intérêt quand la Galaxie avait été envahie par les Yuuzhan Vong, des individus qui étaient coupés de la Force. C’était une exception forte de la Force Unifiée, mais, au fur et à mesure des années et du déroulement de la guerre, il était apparu que, en réalité, les Yuuzhan Vong avaient été volontairement coupés de la Force par Yuuzhan’tar, leur planète-mère. Cette planète avait une sorte de conscience naturelle, et voyait les Yuuzhan Vong comme ses enfants naturels. Ces dernier savaient ravagé leur galaxie d’origine, et, pour les punir, Yuuzhan’tar les avait coupés de la Force. Les Yuuzhan Vong étaient l’une des principales pistes de Talon, car elle trouvait qu’il y avait, entre eux et les Formiens, de troublantes ressemblances.

Néanmoins, parler des Vong serait trop long, et Talon voulait rester synthétique, ce qui l’amena donc à exclure, pour le moment, de lui en parler, pour se concentrer sur l’essentiel :

« L’une des conséquences de la conception objective de la Force est de dire que cette dernière a deux penchants : le Côté Lumineux, et le Côté Obscur. C’est une classification que Sith et Jedi reconnaissent en grande majorité, les premiers relevant du Côté Obscur, les seconds du Côté Lumineux. Le Côté Lumineux apporte l’harmonie de l’esprit et du corps, et le Côté Obscur apporte la passion et la force. Si je devais vraiment trouver un élan de différence entre les deux ordres, il serait là : les Jedi sont des êtres de raison et de tempérance, se refusant à mener une vie pleine et accomplie, se sacrifiant pour les autres. Les Sith, quant à eux, sont décidés à embrasser l’étendue de la Force, à vivre sans restriction. Voilà pourquoi le Code Sith parle de ‘‘liberté’’ et de ‘‘passion’’ là où le Code Jedi préfère employer des mots comme ‘‘sérénité’’ ou ‘‘harmonie’’. »

Elle termina ensuite son long discours :

« De mon point de vue, le Côté Lumineux et le Côté Obscur ne sont que des termes que nous employons en pensant naïvement que la Force se résume à ça. Pour moi, il n’y a aucun côté, simplement des gradations. Les Sith cherchent à maîtriser un pouvoir sans avoir la tempérance nécessaire, et ce pouvoir les rend fous... Mais certains Jedi ont acquis un pouvoir dépassant celui des Sith sans pour autant sombrer dans la folie. Le Côté Lumineux et le Côté Obscur ne sont que des manières de désigner deux formes d’apprentissage, et je ne pense pas que la Force saurait simplement se résumer à eux. Autrement dit, Ludya, je pense que nous sommes maîtres de nos propres choix, et que le Jedi qui devient un Jedi Noir le devient, non pas à cause de la Force elle-même, mais à cause de sa propre ambition. En clair, je pense que la théorie de la Force Unifiée n’est pas à opposer à celle de la Force Vivante, mais que les deux se complètent mutuellement et permettent d’avoir une approche de la Force. »

Elle avait terminé en croisant les bras.

« Voilà pour l’approche théorique. Des questions ? »
« Dernière édition: Septembre 27, 2014, 11:45:08 par Dark Talon » Journalisée

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FicheChalant
« Répondre #16 le: Septembre 19, 2014, 01:57:09 »

Talon avait beaucoup parlé, et elle s’était replongée dans ses souvenirs par ce biais... Sa formation à Korriban, difficile, exigeante, où elle avait grandi pour vénérer Dark Krayt, le Sith unique. Un véritable bourrage de crânes, un terrible endoctrinement, qui avait fini par se terminer quand la Sith avait réussi à en sortir, et à voler de ses propres ailes. Ludya l’avait sagement écouté, et donna ensuite son commentaire, expliquant de manière très scientifique ce qui, pour elle, n’était rien d’autre que l’usage de la Force. Elle ne savait quasiment rien sur les Abyssian, mais elle savait que la Force pouvait parfois avoir d’étranges répercussions sur certaines espèces vivantes de l’Univers. Les Toydarien, par exemple, avaient une certaine forme de résistance naturelle à la Force. Il existait une infinité de variations dans sa galaxie, et encore plus dans l’Univers.

« La Force se matérialise de bien des façons, Ludya... Des pouvoirs naturels propres à une espèce peuvent être l’une de ces manifestations. Il existe des espèces qui ont une résistance naturelle à la Force, ou, inversement, utilisent instinctivement cette dernière. La Force est très complexe à comprendre. Elle est à l’image de la vie : variée, insaisissable. »

Talon n’était pas vraiment une philosophe, elle ne faisait qu’exprimer une vérité indiscutable. La vie était riche, surtout à l’échelle de l’univers. La Sith se releva lentement, et contourna Ludya,  observant la fenêtre en croisant les bras. Des aventures... Elle haussa les épaules.

« J’ai passé l’essentiel de ma vie dans un même bâtiment, sans jamais voir le monde extérieur autrement que par des écrans télévisés. L’histoire de ma galaxie est riche, mais elle est très répétitive. Depuis des millénaires, Siths et Jedi s’affrontent entre eux, les uns cherchant à développer un Empire galactique, les autres à protéger un système démocratique à l’échelle de toute la galaxie. »

Elle se retourna. Il n’y avait pas grand-chose à voir dehors, si ce n’est des terrasses, des cyborgs, de simples touristes, des voyageurs... La seule personne qui ait de l’intérêt était Ludya, et Talon s’assit en tailleur juste devant lui, puis tendit ses mains, plantant son regard dans le sien.

« La Force bat dans tes veines, que tu le veuilles ou non... Elle naît dans ton cœur, et se répand dans le reste de ton corps. Attrape mes mains, Ludya, attrape-les, et laisse-moi te montrer. »

Ses deux mains rouges se tenaient devant lui, et, quand il les saisit, elle ferma les yeux, et lui demanda de faire de même, de se concentrer, et de respirer lentement, de faire le vide dans sa tête... Les techniques de méditation étaient fréquentes chez les Jedi et les Sith. Il leur arrivait de méditer ainsi pendant des heures, de se plonger dans le flux de la Force.

« Fais abstraction de tes sens, et tu pourras t’ouvrir à celui de la Force... Tu pourras voir ce que la Force voit, percevoir des échos du futur et du passé. »

Talon était là pour le guider. Peu à peu, tout disparut, et elle vit des échos du passé de Ludya... Elle vit une jeune femme avec un sourire étincelant, elle vit des militaires pratiquant des expériences sur lui. En retour, il put voir le passé de Talon, il put la voir s’entraîner avec Dark Ryun, affrontant des hologrammes et des androïdes sous le regard impassible du Twi’lek. Il travaillait pour Krayt, et, quand elle avait été prête, elle avait tué Dark Ryun, le remplaçant, et devenant l’une des Mains de Krayt. Les deux êtres communiquaient avec des pensées indistinctes, au milieu d’étoiles blanches, dansant dans les midi-chloriens et dans le flux de la Force. Images et sensations s’entrechoquaient, permettant de voir d’autres personnes, d’autres mondes... Là, un homme d’affaires paniquait pour le compte-rendu qu’il devait faire ; là, un jeune homme tremblait pour l’examen de demain. Là, une femme préparait ses affaires pour un vol spatial... Et là, un homme pleurait de souffrance après avoir été largué. Ici, un autre voulait se suicider après avoir perdu son emploi. Là, une mère de famille priait pour que son fils survive à son opération... Chaque étoile était un message, chaque message était un écho, et eux naviguaient dans cet océan infini.

Ils arrivèrent sur une plateforme immaculée, au milieu d’un vortex noir, mutuellement nus, entourés par des images et des sensations. On voyait le Grand Guédester qui s’avançait, on voyait le futur possible être corrompu par leurs inquiétudes mutuelles. Talon se rapprochait de Ludya, et l’enlaça, avant de l’embrasser, au milieu des murmures, des hurlements lointains. C’était une véritable cacophonie de sons, d’images, de visions, de quoi rendre n’importe qui fou si on commettait l’erreur de s’y plonger trop longtemps.

Talon rouvrit les yeux, mettant fin à cette vision, et sentit la réalité revenir à elle, ses instincts sensoriels revenir en force.

« Nos esprits se sont reliés, Ludya..., annonça-t-elle avec un léger sourire. Et tu as pu voir l’étendue de la Force. »

La main de Talon s’avança alors, et se posa sur son torse, dans un geste intime qui pouvait porter à confusion.

« Elle bout en toi... Et elle m’intrigue... Parle-moi de ton espèce, Ludya. Parle-moi des Abyssian. »
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FicheChalant
« Répondre #17 le: Septembre 21, 2014, 02:13:43 »

Lire dans la Force était très difficile, même pour elle. Elle ne savait rien de Ludya, ce mystérieux bonhomme qu’elle avait rencontré depuis moins d’une journée. Elle avait lu dans son esprit, vu des images incroyables, vu une planète avec des espèces d’énormes astéroïdes qui flottaient dans le ciel, mais interpréter ces images, les analyser, et les comprendre, était difficile. Elle ne pensait pas que sa question troublerait à ce point Ludya, et elle le sentit paniquer, s’effondrant, comme une montagne venant d’être brisée en deux par un séisme. Elle ne dit rien, le laissant pleurer, réfléchissant. Elle sentait les oppositions entre lui, et elle les sentait bien mieux, maintenant qu’ils avaient eu leur connexion. Les émotions... L’éternel point de conflits entre la doctrine jedi et la doctrine sith. La première enseignait à ses disciples de devenir des machines, en réfutant de ressentir, en se méfiant des émotions. La seconde enseignait d’y puiser sa force. Deux conceptions différentes avec des points communs, des interjections. Sith et Jedi s’étaient toujours mutuellement nourris, formant l’éternelle dualité de l’Univers : non pas le Bien contre le Mal, mais le Bien et le Mal, chacun se nourrissant mutuellement pour s’améliorer et grandir.

Ludya pleurait, maintenant. Sa planète avait apparemment été détruite (l’information émanait des Gordaniens, et, même s’ils étaient fiables, Talon avait pour principe de se méfier des rumeurs), et, surtout, sa vie passée lui manquait. Elle avait vu qu’il avait été un cobaye de laboratoire, entre les mains de militaires soucieux de voir en lui quelque chose à utiliser. Il avait souffert, et il essayait de retenir ses émotions... Mais il n’y avait pas que ça. Avant cette crise émotionnelle, elle avait senti des pulsions primaires chez lui, une certaine insistance autour de sa poitrine. Rien de bien surprenant. Les Twi’leks étaient de très belles femmes, avec des formes anguleuses, et Talon savait que ses tatouages noirs lui donnaient un charme exotique, surtout avec sa peau rouge.

Sa main vint se poser à nouveau sur l’épaule de l’homme, et elle se pencha vers lui, près de son oreille.

« Un Jedi te dirait qu’il faut contrôler tes émotions, que tu ne dois pas pleurer, et faire preuve de sérénité d’esprit... Ce n’est pas mon cas. Ne crois pas que je sois insensible. Apprendre à contrôler ses émotions ne signifie pas qu’il faut les abandonner, les ranger dans un tiroir, fermer ce dernier à clef, et enterrer cette dernière. »

Son visage était proche du sien, et sa main vint lui caresser la joue, doucement, tendrement.

« Tu ne peux pas refouler ces sentiments, Ludya... Tu ignores tout de ton peuple, tu as été privée de tes racines. Ta souffrance est sincère, ne cherche pas à la refouler en pensant que ce n’est rien... »

Sa tête accolée contre la sienne, elle parlait sur un ton calme, une voix posée, faible, presque langoureuse. Sa main se posa sur le menton de l’Abyssian, et elle releva son visage, le poussant du bout des doigts, jusqu’à ce que leurs regards puissent ainsi se croiser. Les visages étaient désormais trop proches l’un de l’autre, et Talon s’avança. Elle sentait contre ses lèvres le souffle précipité des siennes, et, après quelques secondes de silence, elle alla l’embrasser, posant ses lèvres sur les siennes, chacune de ses mains posées sur ses joues, sa bouche se plaquant doucement et tendrement à la sienne.

Le baiser dura quelques secondes, avant que Talon ne le rompe.

« Je sais que je te plais... N’est-ce pas ? Dis-le moi... Les femmes aiment l’entendre. »

Difficile de comprendre comment elle pouvait l’embrasser et se rapprocher ainsi de lui, alors que, il y a à peine quelques heures, son souhait était de se séparer de lui, de le laisser vaquer à ses occupations... Elle s’était rapprochée de lui avec la Force, il ne fallait pas l’oublier. Tout venait de là.
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FicheChalant
« Répondre #18 le: Septembre 23, 2014, 01:30:18 »

Tout ce à quoi Talon eut droit fut un chaste baiser, et à un Abyssian nerveux, qui croyait à un piège. Talon resta silencieuse. Si elle était frustrée de voir que ses avances avaient échoué, elle n’en montrait rien. Elle resta assise en tailleur, sans rien dire, pendant que le jeune homme remettait sa veste en place, et justifiait son choix. La prenait-elle pour une succube ? Il lui avoua qu’elle était la plus belle des Twi’leks qu’il connaisse, ce à quoi Talon aurait pu, end ‘autres circonstances, rétorqué qu’elle était sans doute la seule Twi’lek qu’il n’ait encore jamais vu... La passivité de Talon pouvait facilement passer pour une forme de stoïcisme émotionnel, mais elle était surtout la résultante d’un endoctrinement et d’une éducation vouée à faire d’elle un objet au service de Dark Krayt. Elle avait appris à compartimenter ses émotions, afin de ne ressentir qu’une profonde dévotion envers Dark Krayt. La théorie du Sith Unique, une perversion d’une règle perverse, la fameuse Règle des Deux de Dark Bane. Ludya hésitait entre ses pulsions, et la peur irrépressible que tout ça ne soit qu’un subterfuge, comme si, inconsciemment, il se disait qu’il ne méritait pas cette femme. Il opta donc pour un refus, et Talon hocha brièvement la tête.

Quelques secondes plus tard, elle se releva, après un silence assez pesant entre les deux. Elle s’écarta de lui, observant à nouveau la fenêtre, bras croisés, puis la retourna vers elle.

« Je te l’ai dit, Ludya, je ne suis pas un Jedi... Ce n’était pas un piège... Mais je comprends tes hésitations. Je ne suis pas très douée pour montrer mes émotions. »

Tournant la tête, elle le regarda à nouveau. L’envie, pour l’appeler comme ça, était passée, maintenant, comme un courant d’air qui venait de disparaître.

« Tu es un homme courageux, Ludya... Téméraire, mais brave. Tu es quelqu’un de puissant, mais inexpérimenté. Je t’invite à te reposer, je vais aller faire un tour, me renseigner sur cette station... »

La Sith lui sourit brièvement, puis sortit. Après cet échec malencontreux, il lui semblait préférable de sortir, afin d’éviter une situation compromettante et embarrassante. La Sith ne mentait pas. De fait, elle ne mentait techniquement jamais, faisant preuve d’une honnêteté assez désarçonnante. Elle lui avait dit ce qu’elle pensait : il était fort, mais encore jeune... Une jeunesse d’esprit qui avait peut-être expliqué son refus à des relations sexuelles. Talon ne pouvait pas lui en vouloir, mais elle ne pouvait s’empêcher, malgré tout, de ressentir une pointe de déception, que ce soit à hauteur de sa fierté, ou de stricts désirs physiques, plus matérialistes.

Talon se retrouva dehors, et se mit à déambuler le long des coursives de la station spatiale. Tôt ou tard, Brainiac allait revenir, et elle devait penser à une manière de le battre, de se préparer. Sur Arubis, elle n’avait pu que fuir. Ludya était un être puissant, mais l’était-il suffisamment pour combattre cette immense station spatiale ? Brainiac disposait de toute une armée, d’une puissance cosmique lui permettant d’anéantir les planètes. Honnêtement, elle ne pensait pas que les Gordaniens arriveraient à en venir à bout. Le plan de la Sith était donc de trouver un moyen de rejoindre discrètement le Grand Guédester, et de s’y infiltrer. Seulement, pour cela, il lui fallait dissimuler sa présence dans la Force. Elle pouvait le faire, car elle avait été formée à Korriban pour les missions d’infiltration, mais, pour ce qui était de Ludya, les choses étaient plus compliquées.

*La Force est claire sur ce point, j’ai besoin de lui pour vaincre ce Brainiac...*

Ses midi-chloriens étaient plus élevés que le sien, et, si ce n’était qu’un indice, c’était, au moins, la preuve que sa sensibilité à la Force était plus élevée que la sienne. Il pourrait être d’une grande aide dans le Grand Guédester... À bien y réfléchir, Talon ne voyait que ça comme solution : s’infiltrer dans cette forteresse spatiale, et trouver, à l’intérieur, un petit rouage grippé permettant de détruire toute la mécanique. Elle avait déjà infiltré des bases ou des vaisseaux immenses, des structures qui semblaient indestructibles... Il suffisait juste de trouver le point faible, et de le saboter, pour que ces grandes bases s’effondrent sur place. Talon comptait faire de même avec le Grand Guédester.

Ses pas la conduisirent vers une borne informatique, et elle y apprit que le X-07 était en train d’être réparé par une unité robotique. Elle se retourna alors. Talon ne savait pas trop où aller. Il y avait fréquemment des patrouilles gordaniennes, mais elle ne pouvait pas revenir si rapidement voir Ludya. Il fallait que ce dernier réfléchisse, qu’il se calme... Et elle aussi. Elle devait découvrir le meilleur moyen de le former rapidement à maîtriser suffisamment la Force pour qu’il puisse se camoufler dans cette dernière. Talon savait que le Grand Guédester approchait. Elle l’avait senti dans la Force... Elle avait senti l’absence d’Arubis. La planète n’était désormais plus qu’un caillou mort, une planète tellurique où il n’y avait plus aucune âme qui vive, qu’elle soit bactériologique ou humanoïde. En se connectant avec Ludya, en se perdant dans la Force, elle avait senti une tornade qui s’approchait, un véritable ouragan de Force qui quittait Arubis, et s’approchait d’Olysseum. Le Grand Guédester se déplaçait plus lentement que le X-07, mais il arrivait.

*Il faudra que nous soyons prêts quand il arrive...*
« Dernière édition: Septembre 27, 2014, 11:43:30 par Dark Talon » Journalisée

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FicheChalant
« Répondre #19 le: Septembre 24, 2014, 01:20:44 »

« Et moi, j’vous l’dis, les mecs, y se passe un truc sur Arubis...
 -  Qu’est-ce t’en sais, hey ?!
 -  Y a plus rien qui vient d’Arubis, p’tite tête... Plus aucun des canaux, plus aucune communication, genre... Que dalle. C’est pas normal. »

L’homme, un individu faisant plus de deux mètres avec une grosse tête rose chauve, et plus de 200 kilos, expliqua à ses potes de comptoir qu’il avait ses contacts au sein de la station, et qu’il savait que l’un des spatioports d’Olysseum n’avait pas été fermé pour maintenance technique... Il avait un pote qui travaillait comme technicien, et ledit technicien avait vu des vaisseaux arubissiens se poser dans le spatioport. Les Gordaniens avaient totalement verrouillé l’endroit, et le spatioport était pleinement opérationnel. Il était juste devenu un camp de réfugiés.

« Merde, Grut, s’exclama un individu à tête bleue avec une trompe partant du sommet de son crâne, t’serais pas en train de dire une fois que des Formiens seraient dans l’coin ? Mes capteurs ont rien repéré !
 -  Ce que je dis, Br’Wyzick, c’est qu’on a intérêt à décarrer... Notre petit trafic ne mérite pas qu’on tombe sur la saloperie qui a malmené Arubis, que ce soit les Formiens, ou j’sais trop pas quelle autre menace cosmique ! »

Dissimulée dans un coin, Talon était devenue invisible, se fondant dans la Force au point de disparaître aux yeux des autres. Elle devait perpétuellement se concentrer pour maintenir cet état, et, si elle déplaçait trop vite, le sort risquait de se rompre. À ce stade, on pouvait tout à fait parler d’un sort magique. La Force brûlait en elle, et elle continuait à réfléchir, ses pensées revenant fréquemment vers Ludya. Cet Abyssian était difficile à déchiffrer, car elle ne savait pas sur quel pied danser pour l’aborder... De plus, elle commençait à ressentir une certaine forme d’attirance, une attirance qu’elle ne s’expliquait pas. Est-ce que c’était lié au fait que la Force bouillonnait en lui ? Qu’ils se ressemblaient étrangement ? Tout ça était bien obscur pour Talon, mais, depuis qu’ils avaient voyagé ensemble dans la Force, l’image de son corps nu, de sa musculature avancée quand il changeait de forme, lui revenait en tête, troublant sa méditation. Elle lui avait dit qu’il ne fallait pas se méfier de ses sentiments, mais, comme toujours, la réalité était plus nuancée, plus difficile... Les sentiments étaient difficiles à comprendre, difficiles à saisir, et pouvaient autant vous trahir qu’être votre force.

S’éloignant du bar, elle retourna vers la chambre d’hôtel, se demandant si Ludya y était encore, ou s’il avait choisi de partir. Elle l’atteignit, et constata que la pièce était vide, avec un simple petit mot, sibyllin, dans lequel il annonçait qu’il allait... Quelque part. Où ? Aucune idée. Elle ferma brièvement les yeux, et invoqua la Force. Elle s’était liée avec lui dans la Force, et elle sonda à nouveau les flux de la Force... Et le sentit... En train de partir.

*Hein ?!*

Où était-il en train d’aller ? Talon rouvrit les yeux rapidement, et se releva, en réfléchissant rapidement. Le X-07 était encore à l’arrêt, en maintenance, et Ludya était en train de filer. Il avait probablement camouflé son vaisseau pour échapper aux détecteurs, mais il ne s’était pas camouflé dans la Force... Il allait vers Arubis, il allait vers le Grand Guédester, sans aucune formation, et sans aucun moyen de lui échapper.

*Merde !*

Comment le ramener? Elle n’avait aucun moyen de le poursuivre. Elle se concentra à nouveau, fermant les yeux, et tenta de lui envoyer un message télépathique, sans savoir s’il arriverait à le recevoir, vu la distance... Elle tablait sur leur connexion pour réussir à lui envoyer ce message.

*[MT] Ludya, tu ne peux pas y aller tout seul... Brainiac te repérera, et il t’utilisera comme ce Kryptonien. Tu n’es pas de taille contre lui, tu dois revenir... Il faut que nous le fassions ensemble, Ludya. [/MT]*

Elle ignorait si elle allait réussir à le convaincre... Elle ne pouvait que le souhaiter, mais son vaisseau était trop loin pour qu’elle utilise la Force pour le tracter, et le forcer à revenir à Olysseum. De plus, elle n’était même pas sûre qu’il ait pu entendre son message.

Elle ne pouvait que le souhaiter, et, plutôt que de rester inactive, elle sortit rapidement de la chambre d’hôtel, et se dirigea vers le tramway. Elle n’en avait pas spécialement envie, mais Talon n’avait plus vraiment le choix. Si Ludya partait, elle devrait prendre contact avec Javert et les Gordaniens.
« Dernière édition: Septembre 27, 2014, 11:44:00 par Dark Talon » Journalisée

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« Répondre #20 le: Septembre 26, 2014, 01:34:24 »

La psychologie n’avait jamais vraiment été le fort de Talon. Elle n’était pas une âme solitaire sans raison. La Sith n’aimait pas entretenir des relations, raisonnant, en ce sens, comme une pure Sith. Les autres, parce qu’elle ne les contrôlait pas, représentaient toujours une menace. Si elle l’avait pu, elle se serait occupée seule du Grand Guédester, sans devoir compter sur un jeune homme perturbé et instable. Malheureusement, sa force n’était pas suffisante contre cet ennemi, et elle savait, en son for intérieur, qu’elle avait besoin de l’Abyssian. La Force ne l’aurait pas mis sur sa route autrement. Elle n’était pas superstitieuse, non... Mais elle sentait que cet être lui serait utile. Malheureusement, il était instable, et elle comprit, à travers le message qu’il lui adressa, qu’il était en colère... En colère contre elle, en colère contre les Gordaniens, en colère contre le monde entier. Il réagissait comme ce qu’il était : un adolescent immature... Est-ce que ça venait des avances de Talon ? Elle avait agi sur l’impulsion, en tenant compte des sentiments induits par le lien de Force qu’ils avaient établi. Elle s’en pinça les lèvres en soupirant. Les adolescents, ce n’était clairement pas sa tasse de thé. L’esprit de Ludya était embrouillé, et elle ne pouvait envoyer aucune onde positive susceptible de le calmer. Il était en colère, comme un volcan en éruption, et tout ce qu’elle pourrait dire ne pourrait que l’énerver davantage.

Talon, qui était en train de marcher dans les couloirs, s’arrêta en fermant les yeux. Pour le coup, elle admettait être un peu perdue, et désorientée. Elle n’était pas habituée à devoir gérer ça... À devoir faire équipe avec quelqu’un d’autre. Il lui reprochait d’avoir négligé leur entraînement en étant sortie. Elle l’avait fait parce qu’ils n’avaient pas eu le choix. Ludya était trop perturbé pour que s’entraîner ensemble puisse apporter quelque chose. Elle avait fait ça pour lui, et aussi pour se laisser, à elle, le temps de la réflexion. Talon pensait que laisser Ludya seul l’aiderait à se calmer, et à cesser de croire que Talon cherchait à l’éprouver constamment. Au lieu de ça, il avait paniqué, filé dans son vaisseau en se prenant pour un super-héros, et avait choisi de foncer dans la gueule du loup. Elle ne le croyait pas quand il disait qu’il voulait s’offrir à Brainiac, devenir son esclave, c’était juste un comportement excessif, l’expression de sa souffrance à l’idée de n’être qu’un jouet manipulé par d’autres.

*Est-ce que c’est ce que j’ai fait ? Est-ce que je l’aurais inconsciemment manipulé ? Je ne peux pas nier que ce soit son lien avec la Force qui m’intéresse, mais est-ce que ça veut pour autant dire que je ne vois en lui qu’un objet ? Un instrument de destruction à utiliser contre mes ennemis ?*

Des questions, beaucoup de questions... L’esprit de la Sith était troublé, perturbé. Ses idées n’étaient plus très cohérentes, guère claires, mais elle le sentit faire demi-tour, finir par revenir... Ce qui la soulagea, sans pour autant mettre fin à ses interrogations. Était-il possible qu’elle ait répété le même schéma que Dark Krayt ? Krayt l’avait élevé pour faire d’elle une arme, un simplement instrument de Force à son service. Talon avait grandi en suivant ce modèle, et elle savait que la Nature aimait bien les cycles qui se répètent... Alors, avait-elle pu, sans même le vouloir, répéter ce cycle à l’égard de Ludya ? Ou est-ce que sa réaction excessive n’était que la conséquence d’un comportement encore assez juvénile, d’un jeune homme incompris manipulant une force le dépassant, et se croyant incapable d’attirer qui que ce soit autrement que par sa puissance ? Les questions et les hypothèses tourbillonnaient dans sa tête. Talon était une Sith sûre d’elle, assurée et déterminée... Mais pas inébranlable.

Elle avait initialement escompté aller voir les Gordaniens pour leur demander d’utiliser un rayon tracteur pour stopper Ludya. Elle se tenait dans le tramway quand elle avait reçu le message de Ludya, et vit le train s’arrêter devant le centre administratif. Elle pouvait toujours aller voir Javert, opter pour des alliés plus fiables qu’un jeune homme qui avait failli aller se suicider en affrontant seul un ennemi surpuissant... Ce qu’il avait fait était inconscient, et Talon sentit une poussée d’assurance revenir en elle.

*L’as-tu incité à y aller ? Ce n’est pas toi la fautive, Talon... Tout ce que tu peux te reprocher est de ne pas avoir suffisamment expliqué les choses. C’est un garçon puissant, et, avec une trop forte puissance, vient une trop grande assurance de soi. Il ne sait pas à quel point la Force est difficile à comprendre. Il a réagi par ignorance, mais son ignorance aurait pu avoir de graves connaissances... Et nous avons besoin de lui, que ça te plaise ou non. Toute la question, maintenant, est de savoir comment l’aborder.*

C’était d’autant plus difficile qu’elle ne s’expliquait pas son geste... Fuir dans l’espace pour aller battre le Grand Guédester, alors même qu’il avait vu, comme elle, de quoi cet être était capable. Si elle ne l’avait pas cherché dans la Force, il serait probablement en hyperespace, en train de s’envoler vers Arubis. Elle aurait volontiers pu s’énerver contre lui, mais c’est sur une autre méthode qu’elle décida d’aborder les choses... Talon choisit de faire preuve de plus de sincérité, et rejoignit le métro extérieur.

Elle retourna dans les longues cuves translucides, jusqu’à rejoindre la station où Ludya s’était posé. Un droïde lui tournait autour, parlant d’une voix mécanique :

« Le matricule de votre vaisseau a été envoyé à la sécurité. Une patrouille va venir vous inspecter, et vous serez redevables d’une amende envers l’administration d’Olysseum pour avoir insulté un agent robotique dans l’exercice de ses fonctions. Il vous est interdit de bouger, il vous est interdit de... »

Que ce soit dans sa galaxie ou sur Olysseum, les robots étaient toujours aussi horribles et insupportables. Fort heureusement, il se lassa assez vite, et partit sur des petites roues mécaniques inspecter les identités d’autres personnes, son message préenregistré continuant à se diffuser dans l’air alors qu’il s’enfonçait dans une coursive. Talon se tenait face à Ludya, et l’observa silencieusement.

« Tu es injuste envers moi, Ludya, rétorqua-t-elle alors. Injuste et cruel... J’ai lié mon esprit au tien avec la Force pour que nous puissions rester ensemble, pour que nous puissions rester proches... Et, avant que tu ne parles à nouveau de ce qui s’est passé dans la chambre, tu dois savoir que la Force ne s’apprend pas comme un tour de magie. En quelques jours, je ne peux décemment pas espérer un apprentissage complet, car c’est un apprentissage qui prend des années... Et qui ne se termine jamais vraiment. »

Elle se rapprochait lentement de lui, et enchaîna, sans trop attendre :

« Je n’ai pas voulu faire de toi une expérience de laboratoire, je n’ai pas voulu enterrer tes émotions en te soumettant à ma volonté pour que tu sois mon esclave. »

Le ton était plus sourd, le timbre de sa voix abritant une colère soutenue, et commençait à agir sur les objets, les faisant trembler, en déplaçant certains.

« Je t’ai laissé te reposer car ton esprit était troublé, tes pensées confuses, et parce que le cœur de l’apprentissage de la Force repose avant tout sur la capacité, non pas à étouffer, mais à contrôler ses émotions. Ce que je veux, c’est que tu apprennes à maîtriser suffisamment tes émotions pour pouvoir te fondre dans la Force, et ainsi pouvoir infiltrer la forteresse cosmique de Brainiac sans te faire repérer. Si je pouvais le faire toute seule, je le ferais, mais je ne suis pas de taille contre lui. »

Même le Hornet tremblait légèrement. La Force avait toujours été puissante en Talon, et elle ferma les yeux, comme pour se calmer, respirant lentement, reprenant son souffle... Tâche plus difficile à faire qu’il n’y paraît.

« Je t’aime bien, Ludya, mais il va falloir que tu finisses par te convaincre que tu es autre chose qu’un rat de laboratoire... Parmi la litanie de pensées furieuses qui m’ont envahi, tu m’as reproché de te considérer comme un cobaye jetable, un outil sans importance... Mais je me demande, en fait, si ce n’est pas toi qui te vois comme ça Je t’ai vu à travers la Force, Ludya... Tu es un être plein de vie, abritant une puissance formidable, un garçon courageux et téméraire... Mais tu ne dois pas laisser cette puissance t’aveugler, ou obstruer ton jugement. Je t’ai mis en garde sur la Force, Ludya. Elle est puissante, si puissante qu’elle peut nous aveugler. Je suis ton alliée, pas ton ennemie, ou une femme qui ne cherche qu’à te tester. Ton alliée... Peut-être même ton amie. »

Elle n’était pas trop sûre de ce qu’elle venait de dire. Talon avait parlé en suivant son instinct et ce qu’elle avait de dire, mais l’ensemble lui semblait assez décousu. En substance, elle avait tout simplement essayé de lui expliquer qu’il devait avoir confiance en lui, et se dire qu’il était avant tout un être vivant et conscient, et non un rat de laboratoire.

« Je ne te mentais pas quand je t’ai proposé de nous unir... Je pensais que ça nous rapprocherait, et que ça t’aiderait à comprendre que tu n’es pas un monstre, ou quoi que tu puisses penser être... Et j’avoue que ton refus m’a... Hum... Peut-être un peu irrité. Je suis une femme avant d’être une Sith, Ludya, et toute femme a sa fierté. J’avais besoin de méditer un peu sur la manière de nous rapprocher, sur la manière de te convaincre que je ne te voulais pas de mal, et que je voulais t’aider, non pas pour faire de toi mon arme, mais simplement pour que tu te sentes mieux, et pour que nous puissions ensemble nous occuper de ce Brainiac. »

Comme ça, ça lui semblait mieux... Mais elle avait déjà pu remarquer l’instabilité de Ludya. Il raisonnait comme un adolescent, et elle ne pouvait clairement pas savoir comment il allait réagir à ses longues assertions.
« Dernière édition: Septembre 27, 2014, 11:44:17 par Dark Talon » Journalisée

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FicheChalant
« Répondre #21 le: Septembre 29, 2014, 01:51:26 »

C’était l’heure des monologues et des longues explications. Après sa tirade, ce fut au tour de Ludya, et Talon resta placide en l’écoutant. Il lui crachait au visage son ressenti, son désir de ne plus être considéré comme un garçon immature, celui de se faire frapper par Talon. Autant dire que la Sith n’y comprenait pas grand-chose, et qu’elle avait le très net sentiment de tourner en rond. Pour le coup, elle regrettait ses longues explorations spatiales silencieuses, pendant des mois, sans avoir à communiquer avec qui que ce soit. Les relations sociales, ce n’était vraiment pas son truc, et comprendre ce que désirait Ludya était complexe. Il était perturbé, et elle devait bien admettre que l’idée de la taper était tentante... Mais elle se disait que, même si elle faisait ça, l’Abyssian s’énerverait encore, et lui reprocherait d’être trop brutal. Pour elle, il était dans cet état consistant à se plaindre de tout et de n’importe quoi, et son cerveau était en ébullition, un véritable volcan en éruption faisant trembler le décor. Talon voyait les outils se tordre, et se recula prudemment, n’ayant pas spécialement envie de se faire déchiqueter à son tour. L’Abyssian ne contrôlait pas sa force, et le début d’entraînement qu’il avait fait avec Talon n’avait clairement pas eu l’effet escompté... Sans doute devait-elle définitivement être une mauvaise pédagogue, mais, malheureusement, il n’y avait pas d’académie sith à proximité d’Olysseum, rien de tout ça... Ils étaient condamnés à être ensemble.

Elle ne savait pas quoi dire après sa longue tirade, qu’il termina en disant qu’elle n’avait jamais eu vraiment envie d’elle. Il est vrai que, pour le coup, il lui donnait l’impression d’être un garçon pleurnichard ayant besoin d’une bonne claque pour se ressaisir, et Talon, effectivement, se retenait de le faire... Mais, plus les secondes passaient, et plus elle sentit sa patience fondre, disparaissant comme neige face au soleil. Honnêtement, elle se disait qu’elle n’avait pas le temps pour ces conneries. Le Grand Guédester approchait, amenant avec lui ce Kryptonien invincible, et elle n’avait tout simplement pas le temps ou l’envie de consoler un garçon en manque d’affection. Il y avait des enjeux bien plus graves que ça. Peut-être devait-elle l’étrangler avec la Force pour lui remettre les idées en place ? Ou alors, écouter cette voix, dans son esprit, qui lui disait qu’elle n’avait pas besoin de lui, qu’elle pouvait juste infiltrer seule le Grand Guédester, et que, de toute manière, Ludya, avec cette instabilité émotionnelle qui semblait le caractériser, serait une catastrophe comme allié dans une opération d’infiltration. Cette voix prenait de plus en plus d’influence, comme si elle confrontait Talon face à ses propres doutes.

*Tu es une Sith, une femme forte et indépendante qui n’a besoin de l’aide de personne pour faire ce qui doit être fait ! Qu’est-ce que c’est que ce plan consistant à vouloir faire une mission d’infiltration à deux ? As-tu donc oublié les fondamentaux ?*

Non, elle ne les avait pas oubliés... Tout le succès d’une mission d’infiltration reposait sur le contrôle et sur une base d’informations préliminaires solides. On n’infiltrait pas une forteresse sans savoir ce qu’il y avait dedans. Or, dans le cas actuel, elle ne savait rien du Grand Guédester, et elle ne risquait pas d’en savoir grand-chose. Autrement dit, elle allait devoir insister sur la nécessité de contrôler son environnement... Ce qui serait impossible avec Ludya, bien trop nerveux. La Sith, pour autant, savait qu’elle avait besoin de la puissance de Ludya contre Brainiac. Elle allait devoir réfléchir à un meilleur plan, car elle ne pouvait clairement plus compter sur l’ancien, qui était trop imparfait. L’équation reposait sur trop d’inconnues et de variables.

Ludya s’excusa en pensant, mais ce message télépathique, motivé par son trouble émotionnel, fut celui de trop, et Ludya s’écroula, mentalement épuisé. L’emploi de la Force avait été si forte qu’il avait légèrement déplacé Olysseum de son axe de déplacement ordinaire, donnant lieu à un message d’alerte... Et elle entendait les Gordaniens se rapprocher.

*Merde !*

Ils avaient dû repérer le départ de Ludya, et, avec le dérèglement de l’axe de la station spatiale, la Sith comprit qu’ils ne venaient pas pour leur parler, mais probablement pour les capturer. Talon se dépêcha, se concentra, et posa sa main sur l’épaule de Ludya. Elle ferma les yeux, et la Force se répandit autour des deux, comme un voile. Les Gordaniens arrivèrent ensuite, pointant leurs armes vers le Hornet... Et ne virent rien.

« Où est-ce qu’ils sont ?
 -  Le scanner ne détecte rien... Aucune présence vivante.
 -  L’Amiral veut qu’on les retrouve. Dépêchez-vous ! Ils ont dû s’enfuir par des voies de maintenance. »

Talon serra les dents. Les choses étaient en train de se compliquer sévèrement, maintenant. Les Gordaniens devaient les prendre pour des traîtres, des rebelles, des agents infiltrés envoyés par le Grand Guédester, ou Dieu sait quoi d’autre. Elle laissa la patrouille s’éloigner, puis contempla Ludya, en grinçant des dents. Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir faire de lui, maintenant ?

*Notre chambre d’hôtel doit probablement être surveillé, de même que mon vaisseau... Et bientôt celui-là, aussi.*

Il fallait trouver un autre endroit où fuir, et elle usa la Force pour soulever le corps de Ludya, puis s’avança vers une trappe de maintenance fermée, qu’elle ouvrit à l’aide de la Force. Il y avait une échelle de service à l’intérieur, qu’elle entreprit de descendre rapidement. C’était un puits de maintenance, avec, à gauche et à droite, des panneaux de maintenance menant à des circuits imprimés, afin de corriger des courts-circuits et des surtensions, ou une défaillance matériel... Elle descendit au pied du puits de maintenance, et referma la trappe derrière eux, puis ouvrit une trappe souterraine, une voie pour de petits robots de maintenance, ce qui dut l’amener à ramper, en traînant Ludya derrière elle.

Le long conduit l’amena vers un centre de maintenance informatisé, avec une multitude d’ordinateurs, de panneaux de maintenance, et de robots. Elle atterrit sur une plateforme métallique au milieu de cet enfer de tuyaux, de pompes, d’ordinateurs, de câbles électriques, et de diagrammes de maintenance. Elle déposa Ludya sur le sol, puis s’assit sur le fauteuil d’un technicien. Il n’y avait encore aucune présence humaine, et elle se mit à réfléchir. Comment convaincre les Gordaniens de leur honnêteté ?

*Si tu ne t’étais pas enfuie comme ça, Ludya...*

La pièce comprenait une télévision, et elle l’alluma... Pour voir leurs deux visages placardés, tandis qu’une voix off expliquait qu’ils ‘agissait de dangereux terroristes :

« ...Recommande une extrême vigilance si vous rencontrez les deux suspects. Olysseum passe officiellement sous le contrôle de l’autorité militaire gordanienne le temps que les terroristes soient retrouvés. Il est demandé à tous les résidents de la station le plus grand calme. Les spatioports ont tous été verrouillés. Si vous apercevez les deux suspects affichés à l’écran, avertissez immédiatement les autorités. »

Talon se pinça les lèvres, et éteignit l’écran.

Pour l’heure, il lui fallait attendre que Ludya se réveille, et elle en profiterait pour essayer de trouver un plan, même si ses options tendaient à se réduire de plus en plus.
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FicheChalant
« Répondre #22 le: Septembre 30, 2014, 01:06:57 »

Ludya était perturbé... Comme toujours. Talon sentait ses pensées s’entrechoquer furieusement dans son esprit, tandis qu’elle pianotait sur les claviers présents devant elle. Cette station de maintenance était raccordée aux caméras de sécurité de la station spatiale, et elle put ainsi voir qu’Olysseum était en train d’être mise en quarantaine. Des patrouilles gordaniennes s’avançaient le long de la station, recouvrant les rues du centre de la station, inspectant chaque pièce. Des drones les suivaient, les assistant, utilisant leurs scanners biométriques pour vérifier que chaque civil était bien identifié dans les registres de la station. Ceux qui résistaient étaient frappés par les Gordaniens, puis neutralisés. Ils n’avaient jamais vraiment fait dans la dentelle, n’étant pas spécialement doués pour la diplomatie, ou la négociation. La Sith avait déjà eu l’occasion de le remarquer, et elle réfléchissait à un plan de s’en sortir. En gémissant, et en reprenant ses esprits, Ludya lui proposa alors de l’abandonner aux Gordaniens, une idée qu’elle rejeta d’entrée de jeu. L’Abyssian manquait toujours autant de confiance en lui, et il se ratatina dans un coin, enroulant sa queue autour de sa taille.

Talon, elle, continuait à regarder la station par le biais du réseau de surveillance. Les Gordaniens avaient rapidement pris le contrôle de l’essentiel d’Olysseum, et ses options étaient limitées. Fuir ? Impossible, avec les rayons tracteurs des vaisseaux gordaniens... Elle pouvait toujours tenter de dissimuler son vaisseau dans la Force, mais le X-07 serait probablement surveillé, et Ludya voudrait sans doute aussi partir avec son Hornet... Et Talon ne pouvait pas camoufler deux vaisseaux à la fois.

« Si tu ne peux pas, j'irai seul. Je m'expliquerai, je dirai que je t'ai forcé la main, que je t'ai enlevée de force, que j'ai essayé de te tuer, que tu as essayé de m'empêcher de détruire la station, j'inventerai et avouerai tout et n'importe quoi mais je te mettrai hors de cause, tu as ma parole. »

Un grognement agacé s’échappa des lèvres de la Sith, qui se retourna vers lui.

« Javert n’avait besoin que d’un prétexte. Il se méfie des Sith, ce qui explique pourquoi il veut me capturer, et, quant à toi, tu représentes un potentiel trop intéressant pour te laisser filer. Et il n’est pas question que tu te rendes aux Gordaniens... Je croyais que tu n’avais plus envie qu’on te prenne pour un rat de laboratoire... Qu’est-ce que tu crois que Javert va faire s’il te met la main dessus ? Il t’enfermera dans une cellule de stase où tes pouvoirs seront inhibés, et réfléchira à un moyen de les reproduire et de les utiliser dans sa guerre contre les Formiens. »

Talon n’était pas dupe, elle savait comment les Gordaniens réagissaient. Ils étaient comme les Sith, comme Dark Krayt, si ce n’est qu’ils affrontaient un ennemi commun, ce qui avait tendance à les humaniser, et à rendre leurs méthodes plus acceptables. Talon ne portait sur eux aucun jugement de valeur, car elle comprenait tout à fait leurs actions, mais elle ne voulait pas être le dindon de la farce... Et, tandis qu’elle avait parlé, dans le but de recadrer Ludya, un plan avait commencé à germer dans son esprit. Le seul moyen de s’enfuir serait de déclencher une émeute, un état de panique qui occuperait suffisamment Javert et ses hommes pour leur permettre de décarrer d’ici.

Délaissant le réseau de surveillance, elle alla dans le système de maintenance et d’alimentation d’Olysseum. Pour déclencher une émeute, le plus simple était de s’attaquer aux réserves d’oxygène de la station spatiale. Elle pianota le long de diagrammes de traitement et de schémas tridimensionnels de la station, jusqu’à visualiser le centre de production d’oxygène. Il s’agissait d’une serre artificielle avec des générateurs permettant de produire de la photosynthèse, grâce à l’aide de panneaux solaires implantés le long d’Olysseum. Les panneaux solaires permettaient la production de photosynthèse dans la serre, et les multiples arbres servaient à fournir du dioxygène dans la station par le biais d’une usine automatisée, permettant de concentrer tout le dioxygène produit par la serre pour le diffuser par le biais des canalisations dans l’intégralité de la station.

Autrement dit, Talon devait fermer l’usine automatisée, mais la tâche était difficile. Le centre était extrêmement bien sécurisé, impossible à pirater depuis une borne extérieure, car il n’y avait rien à pirater. Le système fonctionnait tout seul, en mode automatique. On n’accédait au programme d’automatisation de l’usine que depuis certaines bornes, à des moments bien précis.

*Il va donc falloir y aller en personne... Par le biais de tunnels de maintenance et de couloirs techniques, nous devrions éviter les patrouilles gordaniennes...*

Si elle fermait l’usine, l’alarme s’enclencherait, et provoquerait légitimement un état de panique. Les Gordaniens n’étaient pas trop populaires à Olysseum, et il suffisait juste d’une petite étincelle pour déclencher un incendie. Elle se retourna à nouveau vers Ludya, cherchant un moyen de le convaincre.

« J’ai besoin de toi pour vaincre le Grand Guédester, Ludya. Je ne peux pas le faire tout seul, et les Gordaniens ne sont pas fiables. Je pourrais te forcer... Mais ce n’est pas comme ça que j’envisage les choses. C’est à toi de voir ce que tu veux faire : rester ici à pleurnicher sur ton sort, aller te rendre aux Gordaniens en pensant naïvement qu’ils te protègeront, ou me suivre, et finir par admettre que tu n’es pas un boulet. »

Talon avait ouvert une trappe de service à proximité, menant sur une autre échelle, et elle s’y avançait. Il lui avait demandé auparavant de ne pas prendre de gants avec lui, et c’était précisément ce qu’elle comptait faire.

« À toi de voir, Ludya... »
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FicheChalant
« Répondre #23 le: Octobre 01, 2014, 01:00:19 »

Ludya accepta de la suivre, ce qui l’enchanta... Non pas parce qu’elle aimait particulièrement avoir de la compagnie, mais parce que, pour couper l’usine d’oxygène automatisée, il y avait deux terminaux de sécurité. Ainsi, avec l’Abyssian, ce serait plus facile. Au début de leur progression, elle usa de la Force pour les camoufler tous les deux, mais ils durent rapidement se séparer quand une patrouille approcha. Talon ne pouvait plus protéger Ludya avec son voile de Force, vu leur distance, et préféra continuer toute seule... Il voulait qu’on cesse de le materner, ça ne la dérangerait pas. De cette manière, elle put sécuriser l’avant, en bloquant les jets de vapeur mortels jaillissant ici et là de tuyaux, ou ouvrant des trappes de sécurité supplémentaires. L’Abyssian lui envoyait des messages télépathiques qu’elle recevait sans problème, mais elle n’y répondit pas, préférant se concentrer sur son objectif. Elle se repérait à l’aide d’un bracelet sur sa poignée, une sorte de petit ordinateur portable qui comprenait les plans du système de maintenance, lui indiquant la route à suivre pour rejoindre l’usine automatisée d’oxygène. Elle suivait des couloirs étroits, parfois si étroits qu’elle devait ramper sur le sol. Ludya finit par l’avertir, alors qu’elle sortait d’un étroit couloir, que les Gordaniens venaient enfin de partir, et qu’il pouvait reprendre sa route. Talon, encore une fois, pouvait l’attendre, mais elle préféra plutôt continuer à avancer.

Il y avait une très faible présence humaine dans cette partie-ci du complexe, mais elle entendit malgré tout deux techniciens approcher.

« ...Une entrée non autorisée dans le réseau depuis le terminal B-12...
 -  ’Fais chier... Sérieux, je suis pas venu ici pour être le petit chien des Gordaniens ! J’aime pas ces fils de putes, ils sont arrogants, prétentieux... Des connards de la première espèce !
 -  Heureusement qu’ils ne t’entendent pas... »

Le terminal B-12... Sûrement le leur. Talon pouvait les esquiver à l’aide de son voile, mais le risque était alors qu’ils tombent sur Ludya, et que l’Abyssian ne se mette à paniquer. La Sith pouvait aussi les tuer et dissimuler leurs cadavres, mais, par habitude, elle savait que les morts étaient souvent plus dérangeants que les vivants. Ces deux types avaient l’air d’être des simplets, et ils passèrent devant elle. Talon leva alors sa main vers elle, et usa d’un peu de Persuasion pour les convaincre que l’erreur survenue au terminal B-12 n’était qu’un simple bug informatique sans conséquence.

« Hum... Tu sais quoi ? J’crois que c’est juste un p’tit bug... Une panne, ça arrive fréquemment, depuis que les Gordaniens ont incorporé notre système informatique au leur.
 -  Ouais... Mais j’ai pas spécialement envie de plaisanter avec ça, tu sais... »

Talon continua à agir, et stimula la sensation de faim, ce qui amena leurs estomacs à gargouiller.

« Oh, et puis merde ! On va bouffer un coup, et j’irais taper notre rapport ! »

Les deux techniciens s’écartèrent rapidement, amenant un petit sourire victorieux sur les lèvres de la Sith. Fière de son œuvre, elle reprit sa marche, jusqu’à s’avancer dans un couloir, où elle entendit un robot de sécurité s’approcher. Ludya était sur ses pas, et Talon évita le robot grâce à son voile... Mais elle ne pouvait, cette fois-ci, rien faire pour Ludya. Si elle désactivait ce robot, ou essayait de le pirater, les Gordaniens le sauraient, et la cavalcade débarquerait. Elle reçut alors un message de Ludya l’informant qu’il allait prendre un autre chemin, et elle acquiesça.

* [MT] Ça marche, Ludya... [/MT]*

Il allait passer par une zone proche du traitement des eaux usées, mais qui menait aussi à ce qu’ils recherchaient. Talon traversa le couloir grisâtre, et atteignit une nouvelle échelle de maintenance, qu’elle grimpa, pour débarquer dans un couloir menant vers un terminal de sécurité. Elle ouvrit la double porte à l’aide de la Force, et s’approcha de l’ordinateur central. Une caméra de sécurité surveillait la zone, et elle utilisa la Force pour la bloquer dans un angle. Peu importait maintenant de se faire repérer ou pas, car, de toute manière, la panique allait bientôt éclater dans tout Olysseum.

Il y avait un technicien qui se retourna, surpris.

« Oh non, vous êtes la... »

Talon tendit la main, et l’étrangla. L’homme se mit à gémir, et elle le souleva. Il se tortillait comme un misérable ver de terre, et elle le balança contre un mur, l’assommant pour le compte. La Sith se dirigea ensuite vers la console, et, peu de temps après, reçut un message de Ludya l’annonçant qu’il était prêt.

*[MT] Parfait... Je vais couper l’usine depuis l’ordinateur central, mais un système d’urgence de secours va s’actionner... Système que tu vas pouvoir déconnecter en tirant sur la borne. [/MT]*

Le temps était compté, et Talon n’attendit pas plus longtemps. Elle pianota jusqu’à trouver la commande permettant de verrouiller l’usine. L’ordinateur demanda une confirmation, qu’elle lui donna. Une alarme s’enclencha alors, et elle demanda à Talon de tirer sur la borne...

...Et, quand Ludya le fit, une violente décharge électrique, suffisamment forte pour assommer un mammouth, le frappa de plein fouet.

Quant à Talon, elle vit, dans son dos, une dizaine de Gordaniens jaillir vers elle.

*Merde !*

Sa main se tendit, son sabre-laser s’envola vers elle, mais elle n’eut pas le temps de l’enclencher que des tirs fusèrent vers elle, la frappant à la poitrine, et l’envoyant s’étaler sur le sol.



« ...Réveillez-les. »

Talon ouvrit lentement les yeux quand une décharge inonda son corps, et se redressa... Pour constater qu’elle était dans une sorte de cuve de stase, son corps flottant dans un liquide. Javert se tenait devant elle, ainsi que devant Ludya, qui était dans une autre cuve, à côté d’elle.

« Votre plan était brillant, mais malheureusement pour vous prévisible. Néanmoins, je vous félicite pour avoir su le mener avec brio. Si, si, j’insiste... »

Talon poussa un grognement, étouffé par le respirateur qu’elle portait, et qui se retira. Le liquide ne l’empêchait pas de respirer, mais l’empêchait d’utiliser ses pouvoirs, et il en était certainement de même pour Ludya.

« Je suis désolé de vous mettre dans de telles positions, mais vous comprendrez volontiers que je ne peux pas vous laisser rejoindre l’ennemi, ou vous éloigner de la station. »

Talon ne répondit pas, un peu sonnée... Ils n’étaient plus dans Olysseum, mais probablement dans un vaisseau-mère gordanien. Ils étaient dans une grande pièce, et, devant elle, elle vit une multitude d’écrans et de scientifiques en blouse blanche, ainsi que des gardes en hauteur.

« Cette cuve de stase n’est que provisoire, mais... Voyez-vous, quand cet Abyssian a déplacé l’axe de la station, j’ai décidé qu’il était dangereux de vous laisser en liberté... Croyez bien que je suis sincèrement désolé d’en être réduit à de telles extrémités, mais... »

Avant qu’il ne se répète, une alarme se mit alors à sonner, et Javert se retourna. Une porte s’ouvrit en hauteur, et deux Gordaniens débarquèrent.

« Il vient d’arriver, Amiral ! Le Grand Guédester !
 -  Bon sang... »

Talon ne dit rien, fermant les yeux. Elle ne le sentait pas, car ce liquide la perturbait... Mais il n’y avait pas de raisons, sur ce point, de douter de la précision des instruments militaires gordaniens.

Le Grand Guédester était finalement arrivé.
« Dernière édition: Octobre 04, 2014, 02:38:11 par Dark Talon » Journalisée

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« Répondre #24 le: Octobre 04, 2014, 02:37:56 »

Talon était piégée dans cette cuve, dans ce liquide qui brouillait ses midi-chloriens. La Force était éloignée, distante, comme à travers un voile. Fermant les yeux, elle essaya de l’utiliser, de l’appeler afin d’ouvrir un passage, et de pouvoir ainsi sortir de la cuve... Mais il n’y avait rien à faire. Le plus curieux est qu’elle percevait les ondes sonores venant de l’extérieur, mais que le liquide absorbait les siennes. Tout ça lui échappait. Les propriétés de ce liquide étaient étonnantes, confirmant la haute-technologie gordanienne en matière militaire. Rares étaient les simples soldats pouvant prétendre avoir capturé une Sith. Elle était tombée dans un piège grossier et simple, et elle était avant tout furieuse contre elle-même. Elle aurait dû éviter de tomber là-dedans... Dans sa tête, elle voyait la version fantasmée de Dark Krayt se moquer d’elle, de son incompétence chronique.

*Une vraie Sith ne serait pas tombée aussi facilement... MON élève ne se serait pas fait avoir comme ça ! Tu n’es plus que l’ombre d’une Sith, Talon... Faible, aseptisée, couarde...*

C’était une voix sévère, qui lui rappelait qu’elle avait été élevée pour être l’élève fanatique de Dark Krayt, incapable d’être libre, incapable de penser autrement que par elle-même. Elle se devait d’obéir à Krayt, et, même maintenant, même après les années de séparation de sa Galaxie d’origine, elle ressentait encore, en elle, l’appel de Dark Krayt, le poids d’années de formation et d’endoctrinement destinés à faire d’elle une parfaite esclave. Comment se soustraire à une telle formation ? Elle savait qu’elle avait multiplié les erreurs à Olysseum, que ce soit vis-à-vis de Ludya, du Grand Guédester, ou même des Gordaniens. Elle n’aurait jamais dû cherché à fuir à Arubis, elle aurait dû rejoindre cette station cosmique, et s’y infiltrer. Maintenant, elle s’était fait prendre par des militaires pensant que leur technologie les rendait invulnérables... Elle s’était fait avoir par les gens qu’elle méprisait pour leur dédain de la Force.

La Force était-elle en train de l’abandonner ? Était-il possible que la Sith ne soit réellement pas apte à affronter elle-même de véritables menaces ? Devait-elle retourner voir Dark Krayt ? Non... Talon secoua lentement la tête, en se refusant de croire à de telles choses. Elle était plus forte que Krayt, elle était une Sith talentueuse, une guerrière qui avait su infiltrer des bases... Sa prudence n’était pas une forme de couardise ou de lâcheté, c’était juste de la méfiance, de la vigilance... Seul un idiot se ruait tête baissée dans un environnement ennemi sans assurer un minimum ses arrières ou sans avoir un quelconque plan ayant une chance de succès. Elle avait toujours été méticuleuse, minutieuse, très bien organisée... L’idée était de laisser le moins de places possibles au hasard. Mais là, la Force était coupée d’elle, et son écho réconfortant n’était plus là pour la bercer.

*Maudits Gordaniens !*

Elle devait trouver un moyen de sortir d’ici, une échappatoire. Malheureusement, ses options étaient limitées, et elle entendit alors les Gordaniens paniquer. Ludya était en train de faire ce qui s’apparentait à une crise cardiaque. Simulation ou non ? Les Gordaniens étaient débordés avec l’attaque du Grand Guédester, et les scientifiques hésitaient. Ils ne savaient rien sur les Abyssians, et craignaient une allergie chimique avec le liquide utilisé dans la cuve de stase. Est-ce qu’il simulait ? Impossible à dire, et la Twi’lek n’avait plus la Force pour la conseiller et la guider. Néanmoins, les scientifiques choisirent de ne prendre aucun risque, et libérèrent Ludya, puis approchèrent une seringue de son corps, probablement pour le réveiller. Ludya se réveilla alors, en plantant ses dents dans le bras du scientifique.

« HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !! hurla ce dernier.
 -  Oh, Dieu, il est libéré !! »

Ludya se releva vite, et inspecta les environs, puis attrapa un scientifique à la barbe blanchâtre, avec une calvitie prononcée, et l’amena devant sa cuve. La Sith sentit un frisson la traverser, et la main du scientifique se posa sur l’interrupteur commandant l’ouverture de la cuve.

« A... Arrêtez !! s’exclamait nerveusement un scientifique.
 -  Me-Me tuez... Pas… » tremblait le Gordanien.

Ils n’étaient pas des militaires, mais des civils, de simples chercheurs. Le liquide fila par le sol dans un sifflement, et Talon sentit ses doutes se dissiper, s’envolant au loin. La Force revenait, et la porte en verre s’ouvrit. Ses yeux se froncèrent en posant sur le Gordanien qui l’avait libéré, et, alors que ce dernier voulait parler, Talon tendit sa main, et l’étrangla. Il se mit à gémir, en serrant ses mains autour de sa gorge, alors qu’un étau invisible l’étouffait. Talon était furieuse, furieuse contre elle-même, furieuse contre ces loqueteux qui avaient osé la séparer du lien de la Force.

« Pi... Pi... » gémissait le Gordanien.

Elle fronça les sourcils, et serra le poing. On entendit un craquement à hauteur du cou du chercheur, et ils ‘effondra sur le sol, sa tête formant un angle anormal avec le reste de son corps. Talon prit alors conscience que Ludya lui avait parlé, et tourna sa tête vers lui.

« Je te remercie, Ludya. Tu vois que tu n’es pas inutile. »

Ce meurtre ne lui faisait ni chaud, ni froid, et les scientifiques déglutissaient, terrorisés. Talon leva la main, essayant d’appeler son sabre-laser... Mais il ne se produisit rien.

« Où est mon sabre ?!
 -  Je... Nous n’en savons rien, nous... ! »

Il mentait, Talon le sentait. Elle tendit sa main vers lui, et souleva son corps, puis l’envoya s’écraser douloureusement contre le sol, avant d’étirer ses bras et ses membres.

« Où. Est. Il ?! » répéta-t-elle, furieuse.

Elle usa encore de la Force, brisant l’un des doigts de l’homme, puis un deuxième, et encore un troisième. Ses hurlements finirent par en motiver un à parler.

« On... On a entreposé vos affaires dans le compartiment de stockage du laboratoire !
 -  Voilà qui est raisonnable. »

De ses doigts, des arcs électriques étincelants fusèrent, et électrifièrent le Gordanien prisonnier au sol. On put l’entendre pousser de brefs hurlements de douleur, avant que les éclairs ne calcinent son corps. De la fumée s’échappa de sa carcasse, et les Gordaniens déglutirent, blêmes. Talon avait été utilisée comme un vulgaire cobaye, emprisonnée dans une cuve par ce qu’elle considérait comme des mécréants. Sa rage était justifiée, et elle devait sincèrement se retenir de ne pas tous les tuer sur place. De plus, le temps lui était compté. Dehors, le Grand Guédester avait commencé le combat, et, comme prévu, son piratage informatique n’était visiblement pas parvenu à court-circuiter les systèmes électroniques gordaniens.

« Conduis-nous... »

Entendant des bruits, Talon se retourna. Une porte latérale s’ouvrit en hauteur, livrant passage à une dizaine de Gordaniens en armure, portant avec eux des armes de combat.

*Ils ne traînent pas, eux... Mais la Force est de nouveau en moi, je la sens pulser.*

Sachant que Ludya était toujours émotionnellement instable, et qu’elle ne savait pas comment il était susceptible de réagir suite aux meurtres auquel il venait d’assister, elle balança de violents arcs électriques vers la plateforme d’où les Gordaniens venaient d’arriver, les contraignant à se reculer prudemment. Elle se retourna vers le scientifique, et la lueur que le scientifique dut voir dans ses yeux sembla être suffisamment forte pour le convaincre d’obtempérer. Il se mit à courir, et les Gordaniens contre-attaquèrent. Ils avaient avec eux de redoutables fusils Gauss, qui provoquaient des explosions à l’impact, ainsi que des fusils-lasers. Talon tendit sa main en hauteur, et réfléchit un tir de blaster, qui alla éventrer un Gordanien. Elle en eut la paume brûlante. Mieux valait un sabre-laser pour renvoyer des tirs d’énergie pure, mais, faute de grive, on se contente de manger des merles.

« Pour qui vous prenez-vous, avortons ?! Moi, me traiter comme un vulgaire COBAYE ?! » hurla-t-il, sa colère dopant ses pouvoirs issus de la Force.

Elle se déchaînait autour d’elle, faisant trembler les deux cuves de stase dans lesquelles elle et Ludya avaient été enfermées. Les bords en vitre se tordirent, se broyant en se craquelant, puis les cuves elles-mêmes furent arrachées du sol, et elle les balança vers la plateforme métallique.

Une autre porte s’ouvrit, révélant passage à d’autres Gordaniens.

Toutes les lumières s’éteignirent alors brusquement pendant quelques secondes, et le vaisseau se mit à trembler, comme s’il avait été victime d’un violent choc... Le Grand Guédester se concentrait sur le vaisseau-mère gordanien...

*...Parce que je suis dedans... Ou parce que Ludya l’est.*

Le scientifique qui avait décidé de collaborer était monté d’un étage, et ouvrit une porte latérale à l’aide de son passe magnétique. Le sabre-laser fusa alors, se trouvant à l’intérieur, sur une étagère, près de caisses de maintenance. Il se logea dans la main de Talon, et s’enclencha, avant de renvoyer un autre tir. Elle se battait nue, ses tatouages noirs sur son corps rouge lui donnant l’air de ressembler à une furie de guerre.

« Il faut se replier, Ludya ! On ne tiendra pas éternellement ! »

Les Gordaniens étaient nombreux et bien armés. Elle-même bondissait régulièrement, évitant les tirs de blaster (elle ne pouvait pas tous les renvoyer) et les tirs des fusils Gauss. Parfois, elle faisait mouche, notamment en soulevant un Gordanien, pour le balancer comme un fétu de paille, envoyant son corps se fracasser au plafond, avant de faire une chute mortelle qui l’envoyait s’aplatir sur le sol, son corps démantibulé comme une poupée brisée.

Et, dehors, le Grand Guédester envoyait son armée de vaisseaux automatisés, ses puissants canons mitraillant le vaisseau-mère, toujours relié à Olysseum par des ponts militaires qui avaient été fixés à la station.

Dans un tout autre registre, un œil observateur aurait pu souligner que l’intimité de Talon était parfaitement épilée... Ce qui était toutefois plus une conséquence du fait d’être une Twi’lek que d’un entretien régulier de son vagin.
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« Répondre #25 le: Octobre 08, 2014, 01:27:56 »

Ce à quoi Talon assista après avoir récupéré son sabre-laser fut un véritable récital. Ludya avait été choquée par son comportement, elle le savait... Dès lors, il était possible, soit qu’il la repousse, soit qu’il comprenne ce que Talon avait maladroitement cherché à lui expliquer. Il ne fallait pas réprimer ses émotions, ni essayer de les tempérer derrière de fausses excuses comme les Jedi. Ludya avait le choix, et il choisit de se laisser aller, déchaînant son pouvoir. Son corps résistant avait su endurer les tirs des ennemis, confirmant, encore une fois, que les Abyssians constituaient un peuple phénoménal... À croire que ce peuple avait été conçu par la Force elle-même. Le reste fut à l’avenant. Le corps de Ludya s’assombrit, et il déploya des espèces d’attaques gravitationnelles se matérialisant par le biais de sphères dévastatrices. Paniqués, les scientifiques encore en vie choisirent ce moment pour s’enfuir dans une autre direction. La Sith les aurait tués en une autre circonstance, mais son attention était focalisée sur Ludya, devenue une machine à tuer impitoyable, massacrant les gardes gordaniens tentant vainement de le stopper. Ils s’approchèrent d’un couloir, qu’il se mit à défoncer, ses sphères démolissant le plafond, les murs, les amenant à se recroqueviller et à exploser, disloquant au passage les gardes. Sang, viscères et tripes jaillirent dans tous les sens, et, prudemment, Talon restait derrière lui. Cette puissance... Elle l’avait senti quand ils s’étaient connectés ensemble, et, alors, elle comprit clairement pourquoi elle l’avait embrassé. Les Sith recherchent la puissance, et cette puissance était matérialisée sous ses yeux. Ludya était devenu une véritable armée, affrontant seul les Gordaniens, amenant ces derniers à se replier. De lourdes herses de sécurité blindées s’abaissaient, tentant vainement de le retenir, et des alarmes résonnaient dans tous les coins. Les tourelles automatiques qui se déployaient ne servaient à rien, et Talon n’avait presque plus rien à faire.

Il aurait pu la tuer sans hésiter, et semblait lancé dans une rage meurtrière. Elle savait ce qu’il ressentait, car elle-même l’avait déjà ressenti. La soif de pouvoir, le frisson du Côté Obscur... Elle lui avait dit qu’on ne pouvait pas limiter la Force à deux aspects antinomiques, mais la réalité était complexe. Dans un certain sens, le Côté Obscur influait sur soi, par le biais de cette force surnaturelle, une puissance incontrôlable.

*J’ai sous-estimé sa force...* reconnut-elle.

Ludya ne s’arrêtait plus, et, à ce stade, il risquait de détruire tout le vaisseau, continuant à défoncer les couloirs. Talon sentait le sol se fragiliser sous ses pieds nus, et ses pensées se mélangeaient dans son esprit. Elle ressentait la même chose qu’elle avait jadis ressenti pour Dark Krayt : l’admiration devant ce pouvoir qui lui semblait surnaturel, si évolué par rapport au sien. Talon avait été éduquée ainsi, et, alors que Ludya continuait à s’avancer, elle finit par poser une main sur son épaule. La Sith prenait des risques, car, sous cette frénésie, Ludya pouvait tout à fait la tuer... Mais elle aimait à se dire qu’elle pouvait encore avoir une quelconque influence sur lui.

« Ludya... » commença-t-elle.

Elle attendait qu’il se retourne pour la voir, et elle relâcha son épaule quand ce fut fait. Talon inspira, comme pour essayer de parler, mais rien ne vint, et elle agit alors en suivant son inspiration... Et l’embrassa à nouveau. Elle se blottit contre lui, agrippant ses cheveux entre ses doigts rouges. Ses seins s’enfoncèrent contre son torse, et ses lèvres se plaquèrent aux siennes, pour un baiser passionnel. Certes, elle savait que le Grand Guédester était là. Certes, elle savait que le temps leur était compté, mais il fallait qu’elle le fasse. Au milieu de ce vaisseau en ruines, au milieu du grésillement de câbles électroniques tranchées, elle l’embrassait avec virulence, gémissant de plaisir, pendant de longues secondes, guère gênée d’être nue contre lui.

« C’est pour ça, Ludya..., expliqua-t-elle en rompant le baiser. Pour ça que je t’ai embrassé tantôt, et pour ça que je voulais t’avoir avec moi... Tu es fort, Ludya. Que tu le veuilles ou non, cette puissance sera toujours une chose qui te définira... Il ne tient qu’à toi de t’assurer que ce ne soit pas la seule. Contrôle ta force, Ludya. Ces Gordaniens méritaient une bonne leçon pour s’être grugés de nous... Et je crois que ça suffit. »

Non pas qu’elle tenait particulièrement à les épargner, mais elle craignait surtout que, si l’Abyssian continue ainsi, il ne finisse par détruire tout le vaisseau, et par les condamner à une mort certaine. Elle restait blottie contre lui, une main sur son torse, attendant qu’il se calme, qu’il se maîtrise. Qui sait ? Peut-être que la simple persuasion féminine allait suffire ? Elle savait combien le Côté Obscur pouvait être attirant... La Force était autant une alliée qu’une menace, car, si on ne la contrôlait pas suffisamment, le pouvoir qu’elle vous offrait vous surchargeait, et vous rendait fous.

Hors du vaisseau, la bataille faisait rage dans l’espace. Le Grand Guédester se rapprochait, et ses multiples canons répondaient aux batteries de missiles et de tirs lasers de la flotte gordanienne, illuminant l’espace. Olysseum se trouvait au centre, et les systèmes défensifs de la station mitraillaient également l’énorme étoile métallique, qui s’approchait dangereusement. Ses tirs percèrent un bouclier gordanien, et l’un des gros vaisseaux explosa alors, provoquant une violente onde de choc que Talon ressentit.

« J’ai besoin de toi, Ludya... Pour me protéger. »

Elle jouait un jeu dangereux, car, surtout maintenant, elle ignorait comment Ludya réagirait. Talon savait qu’il pensait qu’elle lui était supérieure, ce qui avait expliqué sa réaction... Il se trouvait faible, et lui dire qu’il ne l’était pas pourrait aussi bien l’encourager à la suivre que le convaincre qu’il n’avait pas besoin d’elle, et la repousser.

*Mais une chose est sûre... Je ne pourrais jamais parvenir à dissimuler éternellement une telle puissance au sein de la Force...*

Ça, c’était clairement impossible.
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« Répondre #26 le: Octobre 12, 2014, 01:33:58 »

Ludya était perturbé, sur le fil, et Talon espérait que son petit speech avait réussi à le calmer. Elle fut, sur ce point, satisfaite, car l’Abyssian sembla se calmer, pour affronter des problèmes beaucoup plus classiques : les hormones. Elle avait remarqué qu’il n’avait pas vraiment de sexe, ce qui l’amenait à se demander si les Abyssians avaient tout simplement des hormones. En soi, ce n’était guère péjoratif, car, dans l’Univers, il existait bien des espèces asexuées, se reproduisant sans avoir besoin d’un partenaire. Son peuple avait l’air tellement atypique que cette hypothèse était loin d’être impossible. Il était troublé, et la Sith évita de dire quoi que ce soit de plus, afin de ne pas créer une catastrophe. Elle marchait sur des charbons ardents, elle était toujours nue, et au cœur d’une bataille spatiale d’anthologie. Autrement dit, elle ne pouvait pas se permettre de faire n’importe quoi. La Sith vit l’Abyssian finir par s’agenouiller devant elle, et se mettre à parler. De fait, Talon ne lui avait pas menti en disant qu’il était plus fort qu’elle, car c’était le cas. Sa puissance pure la dépassait totalement, mais, comme il le signala, elle avait effectivement, avec elle, une certaine expérience. Elle pouvait continuer à le former, et c’était ce qu’il voulait. Cette puissance la dépassait, certes, mais, finalement, n’était-ce pas là le lot commun de tous les Jedi et de tous les Sith de l’univers ? La Force n’était-elle pas, par nature, une puissance qui dépassait tous ses utilisateurs ? D’où venait cette modestie mal placée dans le cœur de Talon ? Elle n’avait rien à faire là, elle n’avait pas sa place ici.

« Moi aussi j'ai peur... Peur de ce qui arrive et peur de ne pas être capable de me contrôler. Et c'est ma faute si je ne suis pas prêt... Je nous ai fait perdre trop de temps... Tu pourrais toujours être mes yeux, et guider ma main... Il faudra que tu sois forte toi aussi parce que je ne pourrai pas tout affronter tout seul. »

Il s’était agenouillé devant elle, mimant la posture classique de l’Apprenti devant son Maître... Ou sa Maîtresse, en la circonstance. Malheureusement, ils n’avaient pas le temps pour les serments. Le vaisseau trembla à nouveau, comme si une bombe venait d’éclater à sa surface, faisant clignoter toutes les lumières. Les alarmes résonnaient, la panique s’emparait du pont. Talon posa une main sur l’épaule de Ludya.

« Relève-toi, Ludya... Et ne te méprends pas sur mes intentions. Ce n’est pas parce que tu es plus puissant que tu cesses d’être autre chose que mon élève. Je t’apprendrais à maîtriser ta Force, et nous trouverons la meilleure façon de l’utiliser contre cette machine infernale. Notre échec sur Arubis ne devra pas se réitérer. »

Notre, oui, car Ludya n’avait pas été le seul à être impuissant. Elle-même, qui avait traqué cette machine de guerre, n’avait rien pu faire d’autre que s’enfuir, la queue entre les jambes, échappant in extremis à un apocalypse infernal et à la destruction d’un monde. Ce monstre les pourchasserait dans tout l’Univers, répandant la mort et la dévastation autour de lui. Il fallait impérativement trouver un moyen de le stopper, et c’était bien à cette tâche que Talon comptait s’atteler, avec l’aide de Ludya. Eux contre le monde. L’image sonnait affreusement poétique, et Talon, bien involontairement, était en train de réexploiter la vieille règle de Dark Bane, celle des Deux. Allait-elle faire de Ludya son Apprenti, lui enseigner les arcanes de la Force ? La question la taraudait, mais elle n’avait pas sa place en l’état. La situation était urgente, complexe, et tendue.

Dehors, la bataille continuait à faire rage, et le Grand Guédester se rapprochait d’Olysseum, balançant ses sondes, des vaisseaux qui s’écrasaient à travers la station, en défonçant les couches externes, libérant ses robots tueurs, déferlant sur les citoyens et les gardes

« Allons-y, partons de ce vaisseau... »

La Sith s’avança la première. Le vaisseau trembla à nouveau, et elle pouvait sentir qu’il était en train de se désolidariser de la station, afin de regagner sa mobilité. Les tirs qu’il se recevait ébranlaient ses boucliers, malmenant ses générateurs, et la petite révolte interne de Ludya et de Talon n’avait pas spécialement aidé à améliorer leurs défenses. La Sith s’avançait donc, et, quand ils tombèrent sur deux Gordaniens, elle tendit la main, envoyant une onde de Force qui les repoussa. Elle courait dans un couloir, quand un tir violent perça les boucliers, et provoqua une violente explosion qui envoya se désintégrer une partie du croiseur de guerre. L’explosion fit vibrer la structure, car le tir avait atteint la partie centrale du croiseur, et d’autres missiles plurent à nouveau, manquant de le couper en deux.

« Meeeeeeeerde... !! »

Le duo se trouvait dans la partie haute du croiseur, et le Grand Guédester concentrait ses efforts dessus. Ses sondes jaillirent également. Plusieurs furent détruites en vol, mais une bonne dizaine arriva à atteindre le vaisseau, défonçant le blindage extérieur, puis les murs et les ponts, jusqu’à s’arrêter dans un enfer de crachats électroniques et de circuits imprimés pendouillant misérablement. Les sas s’ouvrirent, et délivrèrent des robots de combat, attaquant les Gordaniens. La partie haute du vaisseau, de son côté, tanguait vers le bas, amenant le centre de gravité de Talon à la trahir, alors que le sol se dérobait progressivement sous ses pieds.

« Vite !! »

Ils n’auraient jamais le temps d’atteindre les sas permettant de rejoindre la station, mais, de ce que Talon savait de la configuration des croiseurs de guerre gordaniens, il y avait beaucoup de quais et de hangars abritant moult vaisseaux. Une porte de sortie de plus en plus probable, vu leur situation. Talon s’y dirigeait, repoussant les Gordaniens et les robots qui leur tiraient dessus, son sabre-laser se trouvant à chaque fois, comme par miracle, sur la trajectoire des tirs lasers qui lui étaient destinés. La Force l’enveloppait, formant un manteau protecteur, et elle ne faisait plus qu’un avec elle, tout en se dirigeant vers sa piste... Son échappatoire, leur échappatoire.

Un moyen de sortir de cet enfer.
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« Répondre #27 le: Octobre 14, 2014, 02:14:31 »

JAVERT

« Brèche secteur-01 !
 -  Brèche Secteur-04 ! Multiples troupes hostiles repérées !
 -  La coque se fissure! Le navire est en train de se disloquer ! »

Javert déglutissait faiblement en entendant les multiples messages. Le pont principal du vaisseau était en ébullition, entre les techniciens filant à toute allure, le son strident des alarmes de sécurité, les tremblements et les vibrations à chaque fois que les tirs du Grand Guédester atteignaient leur vaisseau. L’un des vaisseaux de sa flotte avait disparu, et leurs tirs ne semblaient guère vraiment réussir à endommager l’énorme étoile. L’Amiral savait que son vaisseau était perdu, et il admettait volontiers que le Grand Guédester était aussi puissant que dans ses souvenirs. Le seul réconfort de ce désastre, c’était que leurs pare-feux avaient tenu bon, empêchant l’étoile de les pirater. Néanmoins, cette immense station mobile cosmique disposait de toute une armada, qui venait de s’abattre sur eux. Ses vaisseaux se battaient avec la rage du désespoir, et Olysseum était assiégée. Plus la machine se rapprochait, et plus elle était impressionnante, immense colossale. De fait, l’Amiral n’avait jamais vu quelque chose de si vaste, de si énorme... Il ne voyait aucun moyen de venir à bout de cette chose avec des techniques conventionnelles.

« Armez nos têtes nucléaires! » ordonna-t-il.

Les tirer d’ici était risqué, car le souffle de l’explosion pouvait les atteindre, mais Javert ne voyait pas quoi faire d’autre pour détruire cette abomination. Même les boucliers du Grand Guédester ne protègeraient pas cette structure contre les rangées de bombes que les vaisseaux gordaniens avaient. Le sol trembla à nouveau, vibrant dangereusement, et le pont de commande bascula sur la droite, dans un grincement métallique absolument ignoble. Javert s’appuya contre un appareil, et ordonna d’enclencher les stabilisateurs de poussée pour restaurer l’équilibre.

Les têtes nucléaires se chargeaient, mais le vaisseau était dans un tel état qu’il fallait du temps pour les envoyer. L’Amiral restait calme. Il avait déjà vécu des situations catastrophiques, surtout contre les Formiens. Il se rappelait de cette fois où, en compagnie d’autres Amiraux, ils avaient affronté une immense Flotte-ruche formienne qui avait déferlé sur eux, s’attaquant à une planète militaire abritant un immense chantier naval visible de l’espace, avec d’énormes digues et des murs faisant des milliers de kilomètres de béton renforcé. Sa flotte avait été démantelée, et l’homme avait survécu en sacrifiant son propre navire, le transformant en balle, l’envoyant au cœur de la Nuée, le moteur du navire fonctionnant à l’énergie nucléaire. Il avait réussi à rejoindre une capsule de sauvetage et à s’expulser, tandis que le vaisseau avait explosé contre le Léviathan principal, celui abritant l’Annexien. Sa mort avait été comme un coup de couteau dans le cœur de la Ruche, et Javert avait été acclamé en héros.

Il survivrait à ce cauchemar, il s’en faisait la promesse.

« Putain, mais balancez ces bombes !! »

Dehors, la situation devenait cauchemardesque. Le Grand Guédester flottait au-dessus d’eux, et des trappes libéraient d’énormes tentacules métalliques, qui frappaient violemment Olysseum, s’enfonçant à l’intérieur, formant comme des ponts. La baie de navigation, une immense fenêtre renforcée, permettait de tout voir. Le Grand Guédester était immense, et des tentacules s’agrippèrent à un autre vaisseau gordanien, tandis que des aimants attiraient les débris des vaisseaux détruits.

« Il les utilise pour se réparer !! Balancez les têtes dans ces trappes !! »

Ils avaient une ouverture. C’est tout ce que Javert voyait. Un tir explosa alors contre la grande vitre, provoquant des fêlures... Et une porte explosa, livrant passage à des robots tueurs, qui mitraillèrent les gardes gordaniens. Ils se tenaient sur une mezzanine métallique en hauteur, et les tourelles lasers murales s’enclenchèrent, pulvérisant la première vague. Un autre tir frappa alors, faisant trembler tout le vaisseau.

« Mon-Monsieur !! Nous... Nous détectons d’autres signatures qui arrivent !!
 -  Hein ? »

Javert se dirigea vers une carte tridimensionnelle afin de voir qui étaient ces nouveaux arrivants.

« Oh non ! »

DARK TALON

« Ludya !! »

Talon hurla quand elle vit Ludya filer par la fenêtre brisée, disparaissant dans l’espace. La Sith s’était agrippée à un abri précaire, sentant le souffle de l’espace l’attirer à elle, et, quand l’obstacle que Ludya avait utilisé pour fermer la brèche fila dans l’espace avec lui, Talon s’écrasa contre la herse de sécurité automatique qui s’abaissait à chaque fois qu’une vitre était brisée. Elle avait bien tenté d’utiliser la Force pour retenir la chute de l’Abyssian, mais l’espace était trop fort, et elle grogna de rage... Avant d’entendre des bruits de scie se rapprocher, raclant contre les murs.

De petits robots s’approchaient en virevoltant, et Talon les vit s’approcher... Des robots-lames. Ces créatures voletaient, et leurs yeux rouges se fixèrent sur elle. Talon tendit sa main pour attraper son sabre-laser... Mais ce dernier avait été avalé par l’espace.

*Merde !*

Sans son arme, Talon se sentait comme nue… Ce qu’elle était déjà. Elle tendit sa main, et usa de sa Force pour repousser un robot-lame, l’envoyant s’écraser contre un autre. Les deux robots-lames explosèrent, et d’autres foncèrent sur elle. De sa main, des arcs électriques fusèrent, et firent griller les systèmes des robots. Malheureusement, l’un d’entre eux réussit à l’atteindre au bras gauche, provoquant une coupure. Talon gémit, et usa encore de sa télékinésie, envoyant le robot-lame s’aplatir contre le mur dans une explosion.

Talon avait mal au bras, et serra les lèvres. Ludya... Au même moment, l’Abyssian revint en place. Son corps avait commencé à frigorifier, mais il avait l’air plus surpris que vraiment blessé.

« BRrrrr... Y fait froid dans l'espace... »

Talon ne savait pas quoi dire. L’Abyssian était revenu d’un tour dans l’espace indemne.

« Serais-tu donc invulnérable, Ludya ? Il... »

Elle allait dire quelque chose quand elle sentit une perturbation dans la Force... Une forte perturbation, signe que de nouveaux joueurs venaient de rejoindre la partie... Et ils étaient nombreux.

« Est-ce que tu les sens, Ludya ? »

Talon s’écarta rapidement de ce pan de mur, se dirigeant vers une autre vitre. Par-delà le Grand Guédester, qui se dressait au-dessus d’eux, et venait d’envoyer d’énormes tentacules métalliques pour servir de ponts, de gros vaisseaux violets venaient d’arriver depuis l’hyperespace.


Plusieurs Léviathans venaient d’arriver !

« Les Formiens... »

Les choses étaient en train de se compliquer sincèrement.
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« Répondre #28 le: Octobre 17, 2014, 01:29:49 »

Les Formiens venaient de se joindre à la fête, et, au lieu d’attaquer les Gordaniens, les Léviathans concentrèrent leurs tirs, leurs vaisseaux et leurs spores sur l’arrière du Grand Guédester. Sans avoir un visuel du combat, Talon le suivait quand même, par le biais de la Force. Les Formiens se battaient aussi contre le Grand Guédester ! Il était probable que cette énorme étoile avait déjà pu détruire quelques Formiens, ou qu’un Annexien puissant craignait pour sa survie face à un tel monstre technologique. Les Léviathans lançaient des tirs d’acide surpuissants, tout en crachant leurs spores, afin de renouveler la technique habituelle dans les combats : faire des brèches dans les gros vaisseaux gordaniens, et en profiter pour envoyer des cohortes de troupes à l’intérieur pour détruire le vaisseau de l’intérieur. Le Grand Guédester avait un blindage extrêmement épais, mais l’acide des Formiens était tout autant corrosif. Autrement dit, la bataille, qui était mal engagée pour les Gordaniens repartit de plus bel.

Ludya, de son côté, avait un cadeau pour Talon, en lui montrant son sabre-laser, qu’il avait probablement réussi, par miracle, à récupérer dans l’espace. La Sith allait récupérer l’engin quand Ludya s’en servit pour faire un trou. Elle n’en montra rien, bien sûr, mais, effectivement, voir quelqu’un d’autre qu’elle utilisait son sabre-laser était troublant. Pour le comprendre, il fallait bien rentrer dans les cycles d’apprentissage. Qu’ils soient Jedi ou Sith, la formation d’un sabre-laser, sa création, était l’un des éléments centraux de leur formation. Il fallait avoir suffisamment d’expérience et de maîtrise de la Force pour trouver les bons cristaux, et s’en servir pour les assembler. Chaque sabre-laser était personnalisé, et cette personnalisation ne se limitait pas qu’à la couleur du sabre, ou à l’apparence de sa crosse. Il existait plusieurs manières de se battre avec un sabre-laser, plusieurs techniques, qu’on appelait des « formes ». Chaque sabre-laser était conçu par son concepteur pour correspondre à la Forme de combat qu’il avait développé au cours de sa formation. Talon, elle, maîtrisait par exemple la Forme VII, dite Forme de Suprématie, le « Juyo ». C’était une forme qui se basait sur les émotions, et qui était extrêmement difficile à maîtriser. Le « Juyo » consistait en des attaques rapides, saccadées, et perpétuellement surprenantes. C’était la Forme utilisée par de grands bretteurs, qu’ils soient Jedi ou Sith, comme Mace Windu, ou encore Dark Sidious. La Forme VII se découpait en deux sous-formes, chacune ayant son affiliation : le « Vaapad » était le nom que les Jedi employaient pour décrire cette Forme, et le « Juyo » celle que les Sith utilisaient. Le seul moyen de maîtriser le « Juyo » était de contrôler ses émotions, tout en sachant les canaliser au bon moment.

Elle sortit de ses pensées quand Ludya lui rendit son sabre.

« Merci. »

Ils rejoignirent ensuite l’un des hangars, un chaos généralisé entre les Gordaniens et les robots tueurs de Brainiac. Ils arrivèrent dans un coin. Là encore, si elle avait été seule, Talon aurait utilisé le voile de la Force pour se dissimuler, mais, avec Ludya, les choses étaient compliquées. Il s’agitait, et il était fort... Et, surtout, Talon n’était toujours pas vraiment convaincue qu’il ait compris comment un utilisateur de la Force devait résonner. Il y avait plusieurs vaisseaux en place, et leurs regards se portèrent sur un vaisseau de combat lourd, un Tiger, qui servait aussi de vaisseau de transport. Il avait l’air en bon état, mais, au milieu des explosions, Talon doutait qu’il le reste très longtemps.

« Ils sont trop nombreux !
 -  Repoussez-les, il faut reprendre le contrôle de ce pont !! »

Les balles et les explosions fusaient... Quand un vaisseau robotique traversa les boucliers du pont, et s’écrasa sur le sol... Avant de se métamorphoser, rappelant à Talon ces histoires sur une civilisation robotique lointaine où des robots pouvaient prendre la forme de véhicules. L’un de ces robots apparut à l’entrée du tarmac, bloquant la sortie. Il avait de longs fouets qu’il utilisait, des fouets métalliques extrêmement tranchants qui déchiquetèrent les malheureux gardes tentant de le stopper. Les balles, les grenades, et même les missiles, ne semblaient guère percer son blindage.

« Quel monstre... »

Talon et Ludya étaient derrière un container, près du vaisseau, et, alors qu’elle comptait intervenir, Ludya choisit ce moment pour faire le chevalier servant, utilisant sa force surnaturelle pour pousser un chariot-élévateur abritant deux bonbonnes d’hydrogène. La Sith se mordilla les lèvres.

*Idiot, tu t’exposes délibérément !* aurait-elle voulu lui dire.

S’il n’avait pas foncé, la Sith aurait utilisé la Force pour envoyer les bonbonnes d’hydrogène exploser sur le monstre. Au lieu de ça, Ludya balança le chariot-élévateur droit sur le torse du monstre mécanique, provoquant une violente explosion qui fit vibrer toute la pièce. Le robot n’était cependant pas encore vaincu, et un combat s’engagea entre Ludya et le robot... Tel David combattant Goliath, Ludya finit par se ruer sur lui, et se reçut un coup d’une violence rare, l’envoyant s’écraser dans le container à côté de Talon, relayée au rang de simple spectatrice supportrice. Serrant les lèvres, elle empoigna son sabre-laser... Quand Ludya contre-attaqua, envoyant deux décharges d’énergie qui frappèrent le robot, sectionnant ses fouets. Le reste fut assez confus pour la Sith. C’était comme si le robot avait disjoncté, s’affaiblissant lui-même.

N’ayant guère envie de vérifier, Talon se dirigea vers le vaisseau, et ouvrit la porte à l’aide de la Force.

« Okay, euh... on n'a plus le temps de jouer faut qu'on pense sérieusement à partir d'ici ! lâcha alors Ludya.
 -  C’est ce que j’allais te proposer, mignon. Viens ! »

Talon remonta le long du couloir principal, et s’assit à la place du pilote dans le cockpit. Elle connaissait un peu la technologie gordanienne, et elle était relativement simple à comprendre, de manière à optimiser le pilotage et la prise en main. La Sith appuya sur différents boutons, et enclencha les moteurs. Il était temps de filer, et elle commença à s’envoler, en vol stationnaire.

« Change le mode d’allumage des réacteurs... »

Pour se maintenir en l’air, le vaisseau utilisait des réacteurs ventraux, et il fallait enclencher ceux à l’arrière. Le vaisseau fila ainsi, au milieu des débris... Et une main griffue s’agrippa à l’une des ailes. Un écran d’ordinateur s’alluma alors, avertissant d’un risque de collision. Le vaisseau sortit dans l’espace, et Talon, toujours nue, continua à appuyer sur des touches, déclenchant une caméra externe, afin de voir ce qui venait de s’accrocher à l’aile du vaisseau.

« Je crois que ton copain a envie de faire les prolongations... »

Le robot géant était toujours là. Il n’avait plus de fouet, son ventre était ouverte, mais il fonctionnait toujours, son autre main s’étant agrippé à la carlingue du vaisseau, perturbant l’équilibre du vaisseau. Talon comptait enclencher les moteurs subliminiques pour atteindre une vitesse plus forte, et ainsi escompter sur l’accélération du véhicule pour que leur passager clandestin les lâche. Talon tourna la tête vers le Grand Guédester. Il était en hauteur, et une espèce de sas était ouvert, livrant une lueur bleuâtre. Talon vit alors un missile jaillir du vaisseau-amiral, et comprit de quoi il s’agissait.

« Oh merde ! Accroche-toi ! »

Le missile rentra à l’intérieur, et provoqua alors une violente explosion nucléaire. La déflagration s’accompagna d’une charge électromagnétique qui coupa tous les instruments du vaisseau. Le souffle de la bombe repoussa le vaisseau, qui fila contre Olysseum, tourbillonnant comme une toupie. Le vaisseau défonça une partie fragilisée de la station, et s’écrabouilla en contrebas, pulvérisant des couloirs, des murs et des piliers.

Fort heureusement, le vaisseau n’avait pas explosé, et avait atterri dans un ensemble de ruines et de décombres, tandis que le Grand Guédester était comme éventré ; un trou béant se découpant sous son ventre.

Et Talon était sonnée.
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« Répondre #29 le: Octobre 19, 2014, 02:13:34 »

JAVERT

Quand la bombe explosa, tous les instruments électroniques du vaisseau furent désactivés, offrant à l’Amiral Javert un silence particulièrement réconfortant. Le Gordanien soupira lentement, soulagé de ne plus entendre cette cacophonie d’alarmes et de sons tonitruants l’avertissant d’une catastrophe imminente. Dans le ciel, depuis les baies vitrées, il vit une boule de feu se former, éventrant le centre du Grand Guédester. Les boucliers du monstre mécanique n’avaient clairement pas suffi à protéger l’étoile cosmique de l’explosion atomique, et un champignon de feu brûlait dans le firmament, formant comme un soleil miniature. Le métal en fusion du Grand Guédester avait été carbonisé instantanément, et l’explosion avait arraché des centaines de kilomètres d’acier, tout en fragilisant davantage le vaisseau-mère gordanien. Les solides vitres du pont de commandement étaient craquelées et fissurées... Puis les lumières revinrent, ainsi que les alarmes, les écrans des ordinateurs s’allumant de nouveau, la machine se remettant en branle.

Javert ne cessait d’observer cette aberration spatiale. Était-elle vaincue ? Le Grand Guédester avait-il été détruit ? Avec un peu de chance, la bombe atomique avait atteint le réacteur principal du vaisseau, et avait pulvérisé Brainiac.

« Verrouillez l’ennemi, préparez-vous à lancer des ogives supplémentaires ! »

L’Amiral ne prendrait aucune erreur.

« Envoyez nos robots pour réparer le vaisseau. Colmatez les brèches. »

Le navire était terriblement endommagé, presque coupé en deux, mais Javert restait confiant. L’idée était d’empêcher ce dernier de se rompre, afin de permettre une évacuation du personnel. Contrairement aux Formiens, les Gordaniens ne sacrifiaient pas inutilement leurs soldats. Malheureusement, même si le Grand Guédester était vaincu, il fallait encore s’occuper de la Flotte-ruche qui venait d’arriver.

« Amiral ! Les instruments détectent une montée d’énergie à bord du Grand Guédester ! »

Javert retint un juron. Ça aurait été trop facile !

« Préparez à lancer les autres o... »

Il ne put achever sa phrase, car plusieurs missiles jaillirent alors du Grand Guédester, et pulvérisèrent les rampes de lancement des ogives nucléaires du vaisseau, provoquant de violentes vibrations qui traversèrent tout le vaisseau. Javert perdit l’équilibre, et s’appuya contre un bureau, évitant ainsi de s’affaler lamentablement sur le sol. Le Grand Guédester avait souffert, ce qui expliquait pourquoi sa première attaque visait à détruire les rampes de lancement. Javert pesta.

« Concentrez le tir sur la brèche ! »

Les tours encore opérationnelles du vaisseau se déployèrent en visant la brèche béante, et mitraillèrent le ventre du monstre, défonçant des couloirs, des robots, des machines. Des cadavres de machines et des carcasses métalliques flottaient dans l’espace, et leur adversaire répliqua, en utilisant toutes ses tourelles. L’espace était strié d’échanges de lasers fusant entre les vaisseaux gordaniens et le Grand Guédester. Quant aux Leviathans, ils se déplaçaient à leur tour. L’un d’entre eux avait été détruit, mais les autres se rapprochaient également de la brèche.

« Ordre de mission, Amiral ? »

Javert hésita un peu. Les Formiens constituaient l’ennemi héréditaire des Gordaniens, mais ils étaient visiblement venus ici pour attaquer le Grand Guédester, car aucune de leurs spores ne tombaient sur leurs vaisseaux. Et Javert ne pouvait pas se permettre de sous-estimer leur adversaire. Après quelques hésitations, il ordonna donc de maintenir le tir sur l’étoile géante. Les Formiens cherchaient à profiter de la brèche pour attaquer l’intérieur du Grand Guédester en envoyant leurs spores. Autrement dit, l’espoir était encore possible, et tout n’était pas perdu. Javert avait perdu son appât, la Sith et l’Abyssian s’étant évadés, mais, avec un peu de chance, ils ne seraient plus nécessaires.

« Maintenez le tir ! Continuez à lui péter le cul ! »



DARK TALON

Talon avait été sonnée par leur atterrissage en catastrophe. Elle n’avait pas eu le temps d’enfiler sa ceinture de sécurité, et sa tête s’était écrasée contre la vitre, rebondissant dessus, laissant une trace de sang. Elle gisait donc contre le fauteuil, et n’émit aucune réaction quand Ludya alla la voir, l’embrassa, lui transmettant un peu de son énergie vitale, puis l’habilla.  Une chaleur certaine envahit son corps après ce baiser, mais le réveil de la Sith était lent. Il put donc la porter, et, quand il se mit à taper contre le mur, Talon était déjà là... Elle l’entendait, et finit par émerger, en soupirant et en gémissant.

« C'est ma faute ! C'est ma responsabilité j'aurai du y aller depuis le début... Je peux peut être encore le faire ! Il me reste un vaisseau ici. »

Talon était contre un mur, assise sur le sol, et poussa un grognement.

« Ne... Ne sois pas stupide, Ludya... »

La Sith se redressa lentement. Sa tête lui faisait un mal de chien. Ils étaient retournés dans Olysseum, afin de pouvoir récupérer leurs vaisseaux. Fuir ne tentait pas Talon, et elle nota qu’elle était habillée. Elle observa cette tenue intégrale, jaunâtre, avec un dispositif permettant de mettre sur sa tête un casque en verre, et comprit qu’il s’agissait d’une combinaison spatiale gordanienne, à la fois confortable et résistante, bien étanche.

« Si tu y vas tout seul... Tu mourras. »

Ils devaient continuer à y aller ensemble. Talon secoua lentement la tête, la mémoire lui revenant par à-coups. Leur fuite dans le v aisseau-mère gordanien, le combat dans les quais du navire, et...

« Les Gordaniens ont lancé une tête nucléaire, comprit-elle. Ça peut être notre chance pour rentrer à l’intérieur du vaisseau. »

Le Grand Guédester et tous les belligérants allaient se concentrer sur cette faille, ce qui, autrement dit, permettrait d’entrer par un autre côté. Il restait juste à rejoindre le spatioport. Le duo se trouvait dans un couloir en triste état, et une voix jaillissait des haut-parleurs, ordonnant à tous les résidents de fuir le plus vite possible. Talon s’avança lentement, titubant légèrement. Sa vision était floue, et elle secoua la tête, laissant le soin à ses sens de se remettre correctement en place. Son regard se tourna vers l’Abyssian, et elle hocha la tête.

« Merci... »

Quelle honte ! Elle avait été sauvée par cet homme ! Pour un Sith, c’était une véritable humiliation, car elle avait le sentiment amer d’être un poids Son front lui faisait mal, mais, surtout, il y avait en elle quelque chose qu’elle ne s’expliquait pas... Comme une force extérieure qui pulsait dans son âme. Elle reprit sa route, atteignant un escalier métallique de maintenance. En contrebas de l’escalier, il y avait un bureau... Et des Formiens. Des Zerglings qui filèrent en les voyant. C’était un poste de sécurité, mais tous les agents avaient été massacrés, par des impacts de balles et des tirs lasers.

Le poste de sécurité menait au centre-ville d’Olysseum, cette espèce de grande rotonde, et un gaz rougeâtre flottait dedans. Talon arrêta Ludya, plus par réflexe qu’autre chose.

« Attends... »

Ce gaz sang émanait certainement du Grand Guédester, Brainiac leur livrant un autre cadeau empoisonné. Talon vit plusieurs sondes métalliques, qui avaient traversé le toit de la rotonde, et qui émettaient ce gaz. Elle regarda autour d’elle. La Force lui permettait de se protéger des émanations empoisonnée, mais, après cet atterrissage en catastrophe, la Sith ne voulait pas tester sa chance. Un cadavre gisait près d’une porte, abattu dans le dos. Est-ce que c’étaient les Formiens qui les avaient tués ? Ou les robots ? Les Zerglings avaient juste pu se nourrir de leurs cadavres... La preuve en est qu’ils avaient fui en la voyant arriver, comme si combattre les humains n’était pas leur objectif. La tête pleine de questions, Talon usa de la Force pour ouvrir la porte blindée que l’agent de sécurité avait cherché à ouvrir.

Elle conduisait à une armurerie, avec une multitude d’armes, et, surtout, des masques à gaz.

« Mieux vaut jouer la carte de la prudence... Je sens de curieuses perturbations de la Force avec ce gaz. »

Talon en happa un, et le mit sur sa tête. Ses lekkus ressortaient de l’autre côté, ce qui n’était pas bien grave. Elle retourna ensuite vers la porte d’entrée du poste de sécurité. Il y avait de nombreux cadavres sur le sol, des dizaines et des dizaines... Qui se mirent alors à muter. Des pattes jaillirent dans leur dos, provoquant d’écœurants déchirements de tendons, d’os, et de chair. Les yeux écarquillés, Talon vit des morts revenir à la vie... Une vie spéciale et particulière. Ils se relevèrent lentement, grognant dangereusement, puis tournèrent leurs têtes vers eux.


Le Grand Guédester n’avait pas fini de faire étalage de sa technologie. Talon connaissait ce genre de créatures...

« Des Nécromorphes ! »

Des parasites extraterrestres vivant dans des planètes mortes qui s’infiltraient dans de la chair morte pour la faire muter et la réanimer. Des zombies agressifs, sauvages, et qui ne mouraient pas quand on les décapitait, précisément parce que le parasite ne réactivait pas les ondes cérébrales, mais se substituait au cerveau de l’hôte. Ils grognaient et hurlaient, en formant une marée compacte, transformant peu à peu toute la station en une station morte, hantée par des créatures cauchemardesques.

Et ils étaient très nombreux.
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