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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [ABANDONNÉ] La Guerre Technologique [Tryzox - Ludya]  (Lu 5802 fois)
Dark Talon
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FicheChalant
« le: Août 05, 2014, 02:23:28 »

Jadis, Arubis avait été une planète florissante, une planète commerciale abritant les sièges sociaux d’immenses firmes transgalactiques, comme ExoGon, dont le siège social dominait toute la ville dans laquelle il était planté. C’était une sorte d’immense superstructure noire métallique disposant de son propre spatioport, et découpée en deux parties. La partie inférieure abritait l’usine, et la partie supérieure les bureaux administratifs. ExoGon était spécialisée dans le peuplement de planètes coloniales et de zones sinistrées. Autrement dit, l’eugénisme et la fabrication d’êtres vivants à partir de tubes et de cellules souches, dans des laboratoires. C’était une entreprise de clonage à haut niveau, qui alimentait la majorité de la population d’Arubis. De fait, plus les années passaient, et plus la population arubissienne était issue des usines d’ExoGon, qui n’hésitait pas à exporter sa technologie ailleurs. Les principaux demandeurs étaient les colonies lointaines, manquant de population pour entretenir leurs équipements. ExoGon fournissait de la main d’œuvre sur demande, et offrait à ses clients une multitude de choix possibles, afin de permettre une grande personnalisation du produit final : le sexe, la taille, le poids, la masse musculaire, la densité des cheveux, la couleur des yeux, etc... Ce qui aurait fait hurler de dégoût bien des personnes avait été perçue, à Arubis, comme une manière normale de permettre le développement et le renouvellement de l’espèce. Les Arubissiens avaient en effet détruit leur monde à cause d’une technologie mal maîtrisée, ayant entraîné une forte stérilisation de la planète. ExoGon disposait d’un monopole planétaire dans la fabrication d’êtres humains, après avoir avalé tous ses concurrents, et les rares humains encore issus de « manière naturelle », avec toute l’horreur que cette forme de conception pouvait avoir, étaient souvent discriminés, car considérés comme imparfaits par rapport aux purs Arubissiens.

Arubis vivait dans la paix et la quiétude. Ils engrangeaient des fortunes avec leur empire économique, et aucune civilisation censée ne cherchait à les attaquer. Leur armée ne comprenait que des robots, et aucun état-major. Il s’agissait juste d’une force défensive qui se déployait pour neutraliser les Aburissiens imparfaits cherchant à se révolter. Ils n’étaient absolument pas préparés quand il arriva. Toutes leurs défenses spatiales furent balayées en quelques minutes, et la planète était maintenant au bord de l’extinction.

Les habitants fuyaient en hurlant, mais les explosions les fauchaient comme des épis de blé. Obscurcissant le ciel, en couvrant la lumière de leur étoile, le vaisseau-mère arrivait. On l’appelait le Grand Quedester, et il était sorti de l’espace quelques heures après la première attaque de son champion. Il avait brisé tout seul les vaisseaux spatiaux aburissiens, et s’était abattu sur le siège central du gouvernement, annihilant tous les robots cherchant à le stopper. Ses yeux crachaient des missiles qui pulvérisaient les immeubles comme des bouts de bois. De nombreux réfugiés avaient cherché à s’échapper, et, si certains avaient réussi, beaucoup d’entre eux avaient explosé en plein vol. Ensuite, Talon avait vu cet énorme vaisseau apparaître, et se poser sur la surface d’Aburis, détruisant en quelques secondes des millions d’âmes.

*Si je ne le voyais pas de mes propres yeux, je n’y croirais pas...* ne pouvait-elle s’empêcher de se dire en voyant cette structure massive se dessiner dans le ciel, et se poser lentement sur la surface de la planète, aplatissant les gratte-ciel dans de terrifiantes explosions qui ne semblaient nullement endommager cette structure grisâtre.

Il y a plusieurs mois, Talon avait ressenti d’intenses perturbations dans la Force, si violentes qu’elles avaient perturbé sa concentration, ses exercices de méditation. Le plus étonnant est qu’elles émanaient de secteurs où les Formiens n’y étaient pas. Talon s’y était rendue, et avait cru initialement s’être trompée de coordonnées. Là où il y avait jadis des planètes vivantes, il n’y avait plus que des cailloux morts, vides et inertes, comme si quelqu’un en avait extrait toute forme d’énergie vitale. Talon avait calculé la trajectoire prévisible de cet engin de destruction à partir des cadavres laissés dans son sillage, et avait essayé de le doubler en atterrissant sur Aburis.

Sous ses yeux ahuris, Talon voyait maintenant l’énorme étoile spatiale se poser sur la planète, tandis que son champion dévastait le monde. La Sith se trouvait dans les locaux d’ExoGon, et courait rapidement, au milieu des explosions, et des systèmes de sécurité se retournant contre elle. L’envahisseur avait piraté les systèmes électroniques, et les robots censés protéger la population se retournaient contre elle. Il y avait des scènes de carnage partout, et Talon enchaînait les massacres robotiques en tuant les robots avec son sabre-laser, bondissant dans tous les sens.

*Ce ne sont pas des maudites machines qui vont me stopper !*

La Sith avait un peu trop d’orgueil pour se laisser vaincre par des robots, et continuait à courir rapidement, au milieu d’explosions et d’hurlements catastrophés. Ce n’était pas une guerre, c’était une véritable extinction. Les explosions frappaient le bâtiment d’ExoGon, et Talon vit le toit lui tomber dessus. Sans attendre, elle utilisa la Force, retenant ce pan de mur, mais le sol s’affaissa, et elle tomba à la renverse, s’écrasant dans les profondeurs de l’usine.

Talon arriva dans une grande pièce, avec, devant elle, des espèces de tubes où des fœtus évoluaient en gestation, dans une sorte de liquide transparent avec des bulles qui flottaient.
« Dernière édition: Novembre 15, 2016, 04:31:30 par Dark Talon » Journalisée

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FicheChalant
« Répondre #1 le: Août 08, 2014, 03:34:47 »

~Realism is not exactly what we're going for !~
Putain, la souffrance. Vous avez déjà subit la mauvaise cuite ? Le truc de la mort, genre, vous marchez, vous savez à peu près ce que vous faites et où vous êtes quand soudain, PUFF, blackout total, perte de connaissance, de repère, de diginité aussi car en général on vomit sur son voisin, et le lentement, perte de mémoire. Vous ne savez plus où vous êtes, ce que vous avez fait, avec qui vous l'avez fait... Et souvent, lié ces deux facteurs et très importants ! Mais arrêtons avec cet humour déplacé et ridicule que nous aurions pu placer dans n'importe quel autre rp. Là, c'est du sérieux ! Tryzox était dans une situation très délicate, et il allait vite s'en rendre compte.

Ses yeux s'entrouvrirent lentement. Ses paupières étaient si lourdes qu'il avait eut l'impression que des poids y étaient accrochés. Il n'était pas encore assez réveillé pour comprendre ce qui ce passait. Des réminiscences se mirent à le hanter. Il était à Tekhos, pour affaire. Encore une histoire avec un magistrat casse-couille qui en voulait aux Catacombes. Il avait eut dans l'idée de le décapiter et d'accrocher sa tête à la clôture. Il se voyait marcher vers la porte, encaisser un tir de fusil... Mais après, la seule chose dont il se souvenait était parfaitement abstraite. Il voyait les formes se tordre, les sons devenir muet ou irréels... Et après, le silence total. Le néant, le vide. Après ce flashback super louche, son esprit se remua un peu.
Clignant à répétition ses jolies mirettes, il sortit assez de son état léthargique pour se voir dans une capsule... Une capsule étrange et qui ne lui plaisait pas. Il y avait un liquide bizarre dans lequel il flottait et avec ça, des fils partout, reliés à lui. Prenant très mal cette agression qu'il voyait comme un kidnapping -pas trop faux d'ailleurs- il remua et attrapa les cordons pour les tirer, sortant les aiguilles de son corps, retirant ce masque aquatique bizarre. Il appuya alors ses mains sur le verre... Et petit à petit, il exerça une pression exponentielle. Un craquement se fit entendre, une faiblesse se fit sentir. Le verre résistant cédait petit à petit jusqu'à exploser sous la force du Fossoyeur qui, bien joué d'ailleurs, chuta de plusieurs mètres de haut. Les incubateurs étaient à des hauteurs différentes... Dans un bruit sourd de chute, le corps s'écrasa au sol, sans un mouvement de plus.

Mort. N'importe qui serait mort. Un robot passa à côté de lui, scanna son poul... Rien. Il se remit en route. Et pourtant, après quelques secondes, le jeune homme d'apparence se leva lentement, geignant de douleur. Son crâne fracturé se remit en état seul alors qu'il se redressait, toussant le liquide qui était entré dans ses poumons. Il secoua encore la tête. L'oxygène, le confinement brisé... Il se sentait plus libre, plus clair, plus lucide. Il secoua la tête et regarda rapidement où il était. C'était apparemment une... sorte d'élevage ou truc d'études ? Il ne savait pas et il n'en avait rien à foutre : Il voulait repartir chez lui ! Après s'être frotter la jambe sous la douleur, il remarqua qu'il était à poil. Oh. Ouais. En général, c'est ce qu'on fait aux patients. Par chance, un homme plus loin était mort. Et donc, il n'avait plus besoin de ses fringues ! Il lui prit sa blouse de mauvais goût pour frotter son corps, retirant ce liquide qui lui donnait encore cette impression d'être prisonnier. Il lui piqua ensuite son jean, son boxer, et s'habilla de cela. Parfait. Le t-shirt était couvert de sang, ça ne l'intéressait pas. En plus il aimait pas le vert. Son regard balaya un peu la salle, encore. C'était le bordel ! La zone, la vrai. Les robots tiraient sur tout ce qui bougeait, même si plus grand chose ne bougeait, et Tryzox avait la chance d'être dans leur dos, ne dégageant ni chaleur ni rythme cardiaque. Après une minute d'observation supplémentaire, il vit un objet vital pour lui plus loin.

Pas son costume, pas sa cravate, mais sa pelle ! Il profita de cette avantage de la discrétion pour aller la chercher. Attrapant le manche qui dépassait, il tira Undertaker de sous les décombres d'une salle... Faisant au passage un bruit d'enfer à cause d'un min éboulement. Les robots se tournèrent immédiatement vers lui. Et le Fossoyeur, perdu sur les bords, soupira d'agacement

« Mais merde, pourquoi TOUT LE MONDE veut ma putain de peau !? »

Les tirs résonnèrent. C'était quoi cette technologie ? Tehkos était pas aussi sophistiquée !! Fronçant les sourcil, il sortit de sa cachette pour une course d'une rapidité malsaine vers ses ennemis. Il esquivait les tirs, autant que possible, quelques uns le frôlant. Quand il engagea le corps à corps, ses coups de pelles aussi vastes que rapides tranchèrent les ennemis en deux ! Deux parties qu'il s'assura de finir en les transformant en pièces détachées à grand coup de pelle ! Du moins, quant il ne leur éclatait pas le crâne directement. Il n'aimait pas cet endroit. Il ne savait pas où il était. Il commença à courir vers une porte qui semblait la sortie quand il vit une fille arriver. Une fille rouge... Rouge ? Putain, il était où !? L'incompréhension se lu sur son visage et il constata bien vite que la jeune femme était perdue elle aussi. Néanmoins, il se mit en garde, pelle en main

« Hey miss ! On est où ? Et c'est quoi ce foutoir avec cette assemblée des rejetés du casting de Megaman !? »

Cette blague n'avait pas dû être très appréciée : Presque immédiatement après celle-ci, un truc lui trancha la carotide ! Un robot chirurgical avec un scalpel et tout l'attirail ! Tremblant, l'homme sembla mourir... Avant que sa pelle ne heurte si fort le droïde qu'il valsa dans un incubateur, explosant en l'explosant au passage (tournure de phrase magnifique monsieur le narrateur). Il appuya une main sur la plaie dont giclait le sang, celle-ci se refermant assez vite avant de cicatriser

« Fuck, fuck, FUCK ! Putain, explique moi ce qui ce passe ici avant que je transforme cet endroit en un cimetière mécanique !!! »

Il parlait à la jeune femme, et il était furieux. Il était loin de chez lui, il était loin de ceux qu'il aimait, il était loin de savoir ce qui ce passait. Et ça, il détestait... Qui était cette fille et que ce passait-il ici bordel de merde !?
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Dark Talon
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Août 10, 2014, 01:53:28 »

Talon crut avoir une sorte de vision, d’hallucination, quand elle vit ce type devant ses yeux se retrouver avec la carotide tranchée, répondant à l’attaque d’un robot avec... Une pelle ?!

*Par l’Empereur, quelle est donc cette plaisanterie ?*

Elle sentait la Force brûler dans le corps de cet homme... Des échos curieux en ressortaient. Elle n’avait jamais senti une telle sensation en observant cet individu, et sa main raffermit sa prise sur son sabre-laser. Son arme était désactivée pour l’heure, et on pouvait entendre, en arrière-fond sonore, les explosions et les tirs des missiles pulvérisant Arubis. La planète était aux abois, la Force hurlait sa souffrance, et elle venait de tomber par hasard sur un énigmatique personnage, qui se mit à lui gueuler dessus comme si elle était sa servante.

Talon tendit sa main, et un étau de Force étrangla le petit homme, le soulevant comme un fétu de paille.

« Modère tes propos, insecte, tu t’adresses à une Sith, pas une marchande de poissons ! »

Elle le relâcha, le laissant retomber sur le sol, puis s’avança vers un couloir de sortie. Il fallait partir d’ici avant que toute la structure ne leur tombe dessus, et rejoindre le spatioport avant qu’il ne soit détruit.

« Nous sommes sur Aburis, précisa-t-elle au mystérieux magicien armé de sa pelle. Une planète qui ne va pas tarder à disparaître, et moi avec, si je ne me dépêche pas de partir d’ici. »

Il n’était absolument pas prévu qu’elle embarque avec cet homme. Elle ne le connaissait pas, et les Sith n’avaient pas pour habitude de s’acoquiner avec d’autres. Seule, elle maximisait ses chances, car elle ne serait pas ralentie par n’importe qui. La Sith, estimant avoir assez parlé, se dépêcha de filer par le couloir qu’elle avait aperçu. Il était éclairé par des lueurs rouges, et la conduisit dans une grande pièce... Où des tourelles lasers automatiques la cueillirent. La pièce était composée d’un énorme escalier central, et, droite et à gauche de ce dernier, deux tourelles firent feu. Son sabre-laser s’enclencha, et elle renvoya les tirs lasers sans difficulté, faisant exploser les deux tourelles. Elle commença alors à grimper le long de l’escalier... Quand un missile explosa contre le complexe. Une violente explosion, qui fit trembler toute la structure. Des lézardes énormes décorèrent le mur devant Talon, et le plafond lui tomba dessus. Elle leva la main, et retint les éboulis, puis les balança sur sa droite, les envoyant transpercer le mur.

Elle eut une vision du dehors, et la première chose qu’elle vit, dans un ciel d’apocalypse, fut un vaisseau de réfugiés exploser en plein vol, pulvérisé par un tir. Tout autour du complexe, tout n’était plus que ruines et morts. De la cendre recouvrait le sol, et les immenses grattes-ciels d’Arubis n’étaient plus que des cadavres en feu, des tours brisées... Le plus effrayant venait du ciel, où des missiles orbitaux jaillissaient en permanence, comme des étoiles filantes, explosant au contact du sol, vaporisant une mort impartiale et totale sur des kilomètres. Talon vit l’un de ces missiles frapper un gratte-ciel, le brisant en deux, le haut du gratte-ciel venant s’écrouler sur le sol dans un bruit cauchemardesque.

L’Apocalypse. Voilà ce qui arrivait... Sur le sol, des robots massacraient impitoyablement les survivants. La Sith vit d’immenses robots s’avançant sur le sol, des lasers mortels jaillissant de leurs poings, de multiples lance-flammes filant de leurs corps mécaniques, soufflant la mort, carbonisant et pulvérisant les corps. Regardant encore autour d’elle, Talon vit également des Tripods. Leurs tirs filaient sur le sol, fauchant les rares ennemis, des tentacules métalliques jaillissant de leurs corps pour saisir des individus, les soulevant et les enfermant.

*Pourquoi les capturent-ils ? Que cherchent-ils ?*

Talon descendit de la structure, atterrissant sur le sol, au milieu de murets détruits. Le sol était ici et là défoncé, de gros cratères laissant apparaître des métros et des égouts. Les survivants devaient s’y agglutiner, apeurés, terrorisés. Il y avait des cadavres partout, la Mort, omniprésente. Talon posa sa main sur le sol, et se lia avec la planète... Et un frisson ignoble la traversa, si violent qu’elle en chancela, et qu’elle eut envie de vomir sur place.

Parmi tous les Sith ayant existé à travers les millénaires, il n’y en avait qu’un qui avait développé un pouvoir suffisant pour absorber toute l’énergie d’une planète, par le biais d’un horrible rituel sacrificiel : Dark Vitiate, l’ancien Empereur sith. Ce que Talon avait ressenti en posant sa main, ce qu’elle ressentait en ce moment...

« Cette chose, cette étoile géante... Elle est en train d’absorber l’énergie vitale de cette planète... Elle s’en sert pour s’en nourrir. »

Talon avait déjà pu le remarquer dans l’espace, bien sûr, mais, là, elle le sentait clairement. Ce n’était pas du tout la même chose, et la Twi’Lek en avait mal au ventre, la douleur explosant en elle, s’insinuant dans les entrailles de son corps. Elle se releva lentement, en serrant les dents.

Il fallait impérativement partir d’ici, en rejoignant l’astroport le plus vite possible.
« Dernière édition: Août 21, 2014, 12:01:29 par Dark Talon » Journalisée

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FicheChalant
« Répondre #3 le: Août 19, 2014, 02:08:22 »

« Il faut rejoindre le spatioport, c’est notre seule chance !
 -  Ils ont détruit des navettes de réfugiés ! On ne peut rien faire !
 -  Pourquoi est-ce qu’ils font ça ?! Pourquoi ?!
 -  Vite, vite, vite !! »

Hurlements, larmes, sanglots, désespoir... Talon pataugeait dans la souffrance de ces gens, en essayant surtout de ne pas se faire remarquer. C’était triste, oui, mais la Twi’Lek pensait avant tout à sa propre survie. Ses chances étaient en effet minces, et, loin d’augmenter, à chaque seconde qui passait, elles s’amenuisaient. Elle avait rejoint une ligne de métro, s’enfonçant sous le sol, marchant ainsi vers la plus proche station, afin de trouver un wagon qui pourrait l’amener au spatioport. Les Aburissiens s’agglutinaient dans les souterrains, échappant à l’enfer qui se déchaînait à la surface. Talon apprit que l’armée se regroupait au spatioport, les ultimes vestiges de la défense de la planète. Des télévisions fonctionnaient encore, et elle put avoir un aperçu de l’immense étoile galactique qu’elle traquait depuis plusieurs systèmes stellaires. Elle était tout simplement immense, d’une taille planétaire, et avait tué instantanément des centaines de millions de vie en s’aplatissant sur la planète, engendrant des séismes terrifiants qui s’étaient fait ressortir sur toute la planète. Ensuite, toutes les machines électriques avaient commencé à déconner. Les survivants étaient terrifiés, et Talon lisait les mêmes sentiments dans leurs yeux : la peur, la désolation, l’abattement, l’incompréhension, le refus... Et, pour certains, mais de plus en plus nombreux, le désespoir.

Personne ne faisait attention à elle, ce qui lui convenait très bien. Des enfants pleuraient en demandant où étaient leurs parents, des blessés gémissaient sur le sol, et, constamment, la structure souterraine tremblait sur elle-même, des chocs sourds se faisant entendre du plafond. De la poussière en tombait parfois, et les lumières clignotaient. La jeune Sith avançait rapidement, sans trop se soucier des réfugiés. Ce n’était pas le premier spectacle de désolation qu’elle voyait, et elle était surtout troublée par ce qu’elle avait ressenti. La planète était en train de mourir, et elle ne connaissait aucune ressource technologique capable de réaliser un tel exploit... Se nourrir intégralement d’une planète. Quand cet immense vaisseau en aurait fini, il ne resterait rien de plus de cette planète qu’un caillou mort, un corps céleste sans aucune vie.

*Si je ne le voyais pas par moi-même, je n’y aurais jamais cru...*

D’une manière ou d’une autre, elle devait en savoir plus sur cette machine. La priorité était de récupérer son vaisseau. Elle descendit le long d’escalators éteints, jusqu’à rejoindre le quai principal. Il y avait des réfugiés partout, mais pas de train. Talon regarda autour d’elle, et apprit rapidement, en écoutant certains réfugiés, qu’ils essayaient de remettre en marche un train.

« Il faut aller vers le spatioport ! Les vaisseaux de réfugiés sont limités, et nous n’aurons jamais le temps d’y aller à pied !
 -  Le dernier train est parti il y a une demie-heure ! hurla un autre homme. Etle train de service ne fonctionne pas. »

La belle Twi’Lek réussit à obtenir l’emplacement du train de service. Il était au bout d’une voie de service, et plusieurs Aburissiens tournaient autour. Le train semblait fonctionnel, mais, comme un technicien le lui expliqua, il n’y avait pas assez de courant dans la batterie principale du train.

« Je pense pouvoir remettre le train en marche.
 -  Vous avez une batterie avec vous ? Nous avons envoyé une équipe en chercher une dans le centre de maintenance, mais...
 -  Vous les avez envoyés il y a un quart d’heure, et vous savez qu’ils sont morts, mais vous vous refusez à y croire.
 -  Comment est-ce que... ?!
 -  Dépêchez-vous de regrouper les réfugiés, je vais remettre ce train en marche, mais je n’attendrais pas éternellement ! »

Surpris, le technicien obtempéra. Talon avait tout simplement lu dans son esprit, et elle se retourna vers le moteur du train, qui se trouvait sur le côté. Tendant sa main, elle ne tarda pas à envoyer des arcs électriques dans la machine. Fermant les yeux, elle en appela à la Force... Et, sous les yeux ébahis des autres techniciens, l’éclairage interne du train se mit en marche.

En hauteur, l’un des immenses robots géants était en train de pulvériser un gratte-ciel quand ses capteurs détectèrent une source d’énergie venant des profondeurs. Ses capteurs ciblèrent le sol, et, grâce aux données numériques récupérées sur cette planète, il eut un aperçu de la station de métro, et identifia l’origine de cette source inattendue.

Talon, de son côté, avait grimpé à bord du train. Un technicien le manœuvrait, et le fit s’avancer jusqu’au quai principal. Comme Talon s’y attendait, ce fut une véritable ruée à l’intérieur. Le train ne pouvait contenir qu’une centaine de personnes, et plusieurs centaines tentaient d’y entrer, se bousculant, se renversant, hurlant comme des possédés, voyant naïvement dans ce train un salut hypothétique. La Sith grommelait sur place. Avec la Force, elle aurait pu faire partir seule ce train.

« Calmez-vous ! Nous allons faire plusieurs voyages !!
 -  J’ai un enfant, j’ai un enfant, laissez-moi passer !!
 -  Je vous en prie, calmez-vous !! »

La Sith reporta son regard vers le pilote. Elle avait un mauvais pressentiment, qui s’accentuait au fur et à mesure qu’elle sentait le plafond trembler. Sa main passa devant ses yeux.

« Démarre. Vite. »

Paniqué, le pilote n’était pas difficile à manipuler, et il appuya sur un bouton, commandant la fermeture automatique des portes, entraînant un violent mouvement de reflux.

« Aaron ! Aaron, qu’est-ce que tu fous ?! Il y a encore des gens à... »

Le plafond explosa brusquement, plus loin dans la station, et un nuage de poussière s’avança dangereusement vers le quai. Des tentacules noirs jaillirent alors de la poussière, fondant comme des flèches vers le train. Ils défoncèrent les vitres, et l’un d’entre eux se rapprocha d’une femme, qui poussa un hurlement terrorisé en tombant au sol. Le tentacule fonça droit sur elle... Quand le sabre-laser de Talon fusa, et le décapita. Le train se mit alors à démarrer, et plusieurs des Aburissiens prisonniers sur le quai tentèrent de grimper par les fenêtres.

« Ils nous déséquilibrent ! »

Talon poussa un grognement, et envoya une onde de Force, soufflant les individus, les repoussant des fenêtres.

« Merde ! Pourquoi vous avez fait ça ?! hurla un homme en saisissant le poignet de Talon.
 -  Si vous avez envie de mourir, je peux vous balancer par la fenêtre ! »

Le regard acéré de la Sith calma son interlocuteur, qui la relâcha. Le train filait rapidement, à travers les tunnels. Dark Talon s’avança dans la cabine de pilotage, et ferma les yeux, étendant sa perception au loin. Il y avait des éboulis et des gravats sur la voie, des obstacles qu’elle déplaça à l’aide de la Force.

« Dans combien de temps arriverons-nous au spatioport ?
 -  Moins d’un quart d’heure » rétorqua Aaron.

Talon hocha lentement la tête. C’était le mieux qu’on puisse faire. Le train risquait de dérailler s’il allait trop vite.

« Pourquoi est-ce qu’ils nous font ça, bon dieu ?! sanglotait Aaron. J’avais une copine... Elle avait accepté ma demande en mariage... On mérite pas ça. »

Talon ne lui répondit pas, ayant d’autres choses à faire que de consoler ces pleutres. Elle sortit. Le train ressortit alors, et s’engagea le long d’un immense pont menant droit vers le centre-ville. Le spatioport se découpait au loin, et les Aburissiens, effrayés, virent leur ville en feu. Tout ce qui n’était pas en ruines brûlait. Les immenses robots avançaient le long du sol. Le pont surplombait un fleuve qui était recouvert de cadavres. Le port principal d’Arubis n’était plus qu’une succession de navires en feu et de bateaux ravagés. Les dernières défenses opérationnelles de la planète se focalisaient autour du spatioport.

« Regardez ! hurla alors un homme en désignant le ciel. C’est Cassiopeus !! »

Dans le ciel, une immense boule de feu se rapprochait. Cassiopeus, l’une des stations spatiales orbitales d’Aburis, était en train de tomber à toute allure. Des morceaux de la station s’étaient déjà détachés du corps principal, s’abattant dans d’immenses explosions apocalyptiques sur la surface de la planète. Talon vit une portion d’un mur éventrer un gratte-ciel, ressortant de l’autre côté. Elle déglutit silencieusement.

Cassiopeus n’allait pas s’écraser sur eux. La partie principale de la vaste station s’échoua à une centaine de kilomètres, provoquant un immense champignon de feu.

« La station était alimentée par de l’énergie atomique ! » hurla quelqu’un.

Le souffle de l’impact entraîna des séismes supplémentaires, et Talon sentit la structure du pont s’effondrer. Une fissure lézarda l’un des piliers de soutènement du pont, qui se rompit rapidement. La Sith sentit le train partir sur la droite, le pont se mettant à dangereusement trembler. Talon ferma les yeux, et puisa dans la Force pour maintenir le pont en état... Mais c’était trop lui demander. Comprenant que c’était foutu, son sabre-laser partit vers la gauche, explosant une fenêtre, et elle s’aida de la Force pour bondir à travers, sortant du train pour se recevoir sur le sol, roulant à plusieurs reprises en s’écorchant sous la vitesse de l’impact. Le train, quant à lui, s’écrasa lourdement sur le sol, et une ultime explosion mit fin aux hurlements catastrophés des réfugiés, les vaporisant tous instantanément.

Blessée et sonnée, Talon resta agenouillée plusieurs secondes, son regard se portant évasivement sur la carcasse ravagée et calcinée du train, qui brûlait silencieusement devant elle. Elle n’avait tout simplement rien pu faire pour eux.

*Vous n’auriez pas du autant faire confiance à votre technologie... On récolte ce qu’on sème. La seule véritable puissance dans cet univers, c’est la Force.*

Toutefois, Aaron avait raison sur un point.

Ces gens n’avaient pas mérité ça.

Se relevant, Talon se dépêcha de courir vers le spatioport.
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Août 23, 2014, 02:48:21 »

« On ne peut plus tenir cette position, Capitaine !
 -  Il faut continuer à protéger ces gens, Cadet ! C’est notre mission !
 -  Si on continue, on ne pourra plus évacuer !! »

Le Capitaine Brähn soupira devant la réflexion de son Cadet, et ne répondit pas, se contentant de continuer à canarder les robots depuis leur tourelle fixe militaire. C’était une arme ancienne, qu’ils avaient récupéré dans un vieil arsenal militaire, n’abritant aucun système de visée électronique, rien qui aurait permis à ce mystérieux envahisseur d’en prendre le contrôle. Ils se tenaient sur une plateforme improvisée dans les gravats d’un gratte-ciel, le long de la Star Way, un grand boulevard au sein de la capitale menant tout droit au spatioport. Les restes de l’armée d’Arubis  s’étaient regroupées autour du spatioport, afin de permettre une évacuation des Arubissiens vers leurs colonies, mais toutes leurs forces avaient progressivement été balayées, et ce qui faisait office d’état-major avait ordonné à l’armée de se replier. La flotte arubissienne n’était plus qu’un souvenir flottant dans l’espace, et Brähn et son unité étaient l’ultime ligne de défense pour sécuriser la Star Way, protégeant les gens par l’utilisation d’une puissante gatling laser montée sur un solide trépied, ainsi que par des lance-missiles. Ils avaient abattu avec cet équipement un Tripod qui avait jailli entre deux immeubles, essayant de tendre ses tentacules pour attraper des gens. Plusieurs missiles s’étaient abattus sur sa tête, l’éventrant, et l’immense machine s’était écrasée contre la façade d’un immeuble.

La Star Way était une avenue suspendue filant au-dessus d’une multitude d’entrepôts, de parkings, et de petites rues. Elle tenait encore debout, ses énormes piliers sismiques ayant survécu au séisme provoqué par la chute de Cassiopeus. Brähn était un vieux militaire têtu, le genre d’hommes refusant d’abandonner les civils à leur sort. Ses hommes, eux, étaient terrorisés, car ils avaient peur de rester ici jusqu’à la fin. Le ciel était couvert de nuages rouges de cendres, apocalyptiques, annonçant la fin des temps.

Ils virent ensuite un Tripod offensif se rapprocher. Cette grosse machine disposait de deux bras articulés permettant de balancer une flopée de missiles, ainsi qu’une multitude de mitrailleuses et de lasers le long de son corps, sans parler des lance-flammes et des grenades qu’elle larguait à profusion. Sa tourelle centrale, celle entre ses trois jambes, pouvait créer des arcs électriques mortels en frappant le sol, diffusant une sorte d’énergie électrique meurtrière. De plus, son œil larguait un laser surpuissant, qui pouvait tout à fait découper la Star Way, et bloquer l’évacuation.

« Concentrez le tir sur ce fils de pute, vite !! »

Ses hommes obéirent, et plusieurs missiles frappèrent le Tripod, mais sans parvenir à entamer son blindage. Le monstre les verrouilla alors, et son œil se mit à rougir, s’apprêtant à balancer son laser meurtrier... Quand le ciel se mit à s’assombrir. Le Tripod s’arrêta alors, et se tourna vers la gauche, sentant un pic d’énergie colossal. Délaissant alors les réfugiés, le Tripod se déplaça. Brähn, de sa position, vit alors un vaisseau se rapprocher rapidement.

Depuis un toit, un AWP (Automatic Weapons Platform) cibla le vaisseau qui se rapprochait à basse altitude. Les AWP avaient déjà abattu bon nombre de vaisseaux de réfugiés, et celui-ci, en se rapprochant de la ville, devint une cible prioritaire. L’AWP fit feu, chargeant son arme, balançant un puissant tir magnétique, comme le ferait un fusil Gauss. Le tir frappa l’une des ailes du vaisseau, la pulvérisant, et ce dernier perdit de sa superbe, se mettant à tomber en zigzag, pour s’écraser au milieu de la ville.

En tuant le Tripod et en déployant son énergie, Ludya avait immédiatement attiré l’attention des robots, qui se déplaçaient par là. Le premier à atteindre Ludya fit l’un des robots humanoïdes gigantesques que Talon avait aperçu. Il passa par un gratte-ciel, défonçant ce dernier, et atterrit devant Ludya, l’attaquant immédiatement en tendant sa main. Son poing disparut, laissant place à un énorme canon, qui chargea une énorme quantité d’énergie pour la balancer sur Ludya... Quand son œil rouge central explosa brutalement. Le robot géant se mit à vaciller sur place, et s’effondra sur lui-même, tandis qu’une silhouette rouge apparut devant Ludya, portant un sabre-laser rougeâtre.

Talon avait bondi à travers la carcasse du monstre, l’ouvrant avec son sabre-laser, et elle avait détruit son générateur central. La machine s’était donc lourdement étalée sur le sol, et Talon faisait maintenant face à ce jeune homme.

« La Force est puissante en toi », lâcha-t-elle alors.

Le robot géant se mit alors à vrombir sur place. Il était couché sur le sol, et se redressa légèrement, ses générateurs auxiliaires s’enclenchant. Il tendit sa main, et l’un de ses ongles s’abaissa. Un laser jaillit droit vers eux, et le sabre-laser le réceptionna, réfléchissant une partie du laser, absorbant le reste.

« On fout le camp d’ici ! » hurla-t-elle en se mettant à courir.

Comme pour les robots, elle avait senti un pic d’énergie anormal émanant de cet endroit... Un pic de Force. Il fallait maintenant rejoindre rapidement le spatioport.
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« Répondre #5 le: Août 28, 2014, 01:43:20 »

Le spatioport était en feu, et, alors que Talon s’en approchait, elle eut une inquiétude pour son vaisseau. Le X-07 était toujours entier ? La Sith se souvenait de l’avoir posé au Quai-05, et, de l’extérieur, plusieurs quais semblaient en feu. Des missiles s’abattaient régulièrement sur la surface du spatioport, et les rues entourant le spatioport étaient jonchés de cadavres, le ciel zébré de tirs émanant des deux sens. Les derniers militaires repoussaient les Tripods qui enfonçaient leurs tentacules dans les murs affaiblis du spatioport, attrapant au hasard des jambes, des bras, ou des torses. Depuis les toits et les étages des multiples gratte-ciel et immeubles entourant la structure centrale, des tourelles de défense automatique, semblables aux AWP abattant les vaisseaux, bombardaient le spatioport. Talon comprit rapidement que passer par le sol ne serait pas la meilleure option, et elle s’enfonça dans les décombres d’un gratte-ciel face au spatioport.

Elle n’avait pas oublié le mystérieux individu qu’elle avait croisé en chemin, et qui, après réflexion, avait choisi de ne pas la suivre. Il n’en avait pas fallu plus à la Sith pour l’oublier, et penser à autre chose... Comme partir d’ici. Elle voulait détruire cette immense étoile galactique, mais, pour l’heure, sa seule priorité était de réussir à sortir d’ici. Elle aurait ensuite tout le temps d’affiner sa stratégie, et de trouver un moyen de le supprimer. Pour l’heure, la Sith se mettait à courir dans un grand hall ravagé. L’immeuble penchait sur le côté, ses fondations souterraines ayant été partiellement détruites par les bombes. Talon vit un grand lustre qui avait rebondi sur le sol, s’écrasant contre un mur. Elle rejoignit les cages d’ascenseur, ouvrant les portes avec la Force, puis bondit dans ce long conduit, faisant des sauts propulsés avec l’aide de la Force, qui lui permirent en quelques secondes de rejoindre un étage d’où un AWP était en train de canarder les vaisseaux de réfugiés cherchant à s’enfuir.

La Sith arriva dans une grande pièce remplie de petits bureaux, avec de grandes baies vitrées faisant office de mur. L’AWP était là, contre le rebord, et en s’approchant de lui, Talon le vit tirer. Il chargea ses batteries, usant de son puissant canon Gauss, et balança une décharge éblouissante, mortelle, qui perça les boucliers d’un vaisseau de réfugiés, et frappa les moteurs du vaisseau, faisant flamber ce dernier. Un nouveau tir balancé par un autre AWP fit exploser le vaisseau, et sa carcasse tomba lentement dans la ville, s’écrasant contre un immeuble. La Force hurlait sa souffrance. Talon se rua sur l’AWP, et son sabre-laser parla pour elle, tranchant le canon, avant de s’enfoncer dans le cœur de la machine, réduisant en bouillie circuits imprimés et fils électriques, détruisant cette chose.

*Ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà ça...*

Arubis continuait à mourir, se vidant rapidement de ses ressources naturelles. À côté du spatioport, il y avait un parc naturel, une grande zone verte au milieu de cette ville. Depuis cet étage, Talon en voyait un bout. Le parc avait partiellement brûlé, mais elle put néanmoins le voir en train de faner. La même constatation apparaissait avec les arbustes et les arbres le long des rues. Quand ils n’avaient pas été brûlé, ils se fanaient rapidement, perdant toutes leurs feuilles, devenant alors de simples carcasses de bois, leurs branches s’amenuisant. Bientôt, il n’y aurait plus aucune vie sur Arubis... Ce qui amenait Talon à se demander si elle pourrait encore se servir de la Force sur une planète morte.

*Je peux toujours m’en servir dans l’espace... Mais il risque d’y avoir d’autres problèmes si je tarde trop.*

S’il n’y avait plus d’arbres, il n’y aurait, par conséquent, plus d’oxygène. Le dioxygène émanait de la photosynthèse des arbres. C’était tout un processus naturel qui permettait l’éclosion de la vie, un processus que ces machines inhumaines détruisaient. Talon se motiva donc, et prit son élan, puis bondit dans les airs. Un saut prodigieux, qui l’amena sur le toit du spatioport, où elle ne tarda pas à passer par une brèche dans le toit, qui la conduisit à un quai en feu. Il y avait des gravats un peu partout, des éboulis, des corps piégés sous les décombres, morts, tendant misérablement leurs mains vers l’extérieur. Les vaisseaux encore présents étaient également en feu, leurs moteurs ayant déjà explosé. Tout cela importait peu à Talon, qui se concentra plutôt sur le numéro du quai.

Quai-17. Bien loin du Quai-05.

Elle sortit du quai par une porte, et entra dans un couloir. Une alarme d’évacuation générale résonnait continuellement, et des réfugiés couraient dans tous les sens. Fatalistes, certains s’étaient assis dans les coins, serrant contre eux leurs enfants, les berçant en priant, ou tout simplement en attendant. Leur vie toute entière était partie en fumée en quelques heures. Personne ne faisait attention à Talon, et cette dernière craignait en ce moment deux choses : que son vaisseau soit en bouillie, ou qu’on tente de lui voler.

Dépassant les réfugiés, elle aperçut un trou sur le plafond, menant à un autre couloir, et grimpa en hauteur. Le spatioport trembla alors sur place quand une bombe explosa, mais elle voyait des militaires, se pressant vers un quai. Talon observait les panneaux de circulation, se dirigeant vers la zone « QUAIS-01 À 05 ».

« Détruisez ce vaisseau ! Empêchez-les de larguer des troupes ! » entendit-elle quelqu’un hurler.

Elle se rapprochait du Quai-08, et, en y entrant, vit plusieurs missiles filer vers le ciel, frappant des vaisseaux de transport, en faisant exploser l’un d’entre eux. L’autre se retrouva cependant à portée, et de curieuses créatures métalliques sautèrent depuis ce dernier, atterrissant lourdement sur le sol. Talon eut un frisson en reconnaissant ces créatures de cauchemar : des Terminator. Plus que jamais, elle avait l’intime conviction qu’une véritable armée assiégeait Arubis, et qu’elle disposait d’une infanterie vaste et mécanique, abritant le savoir-faire technologique de toute la Création. Les Arubissiens canardèrent les Terminator, mais leur blindage épais protégeait les monstres. Contrairement à leurs homologues, les Terminator de cette étoile disposaient d’un atout supplémentaire redoutable : leurs yeux rouges permettaient de cracher des lasers, dont ils se servirent pour carboniser les soldats.

« Retraite ! Retraite !!
 -  On ne peut rien faire contre eux !! »

Ce n’était pas totalement exact : si les armes à feu étaient inefficaces, les explosifs fonctionnaient bien, ainsi que les armes laser. Malheureusement, les soldats n’en avaient plus beaucoup. Sentant la vie mourir ici et là autour d’elle, Talon comprit que d’autres Terminator avaient du débarquer, et elle comprit aussi qu’ils venaient pour récolter des prisonniers. Un soldat qui avait jeté les armes ne fut pas tué, mais un Tripod alla le saisir, l’enfermant dans ses poches ventrales.

*Que peuvent-ils bien faire avec tous ces prisonniers ?*

Elle n’aurait pas la réponse tout de suite. Talon reprit sa route. D’aucuns auraient pu trouver qu’elle était lâche en choisissant de ne pas aider les soldats. Il était plus juste, à son goût, de dire qu’elle était pragmatique. Plus rien ne pouvait sauver les Arubissiens de leur triste sort. La Sith elle-même doutait de ses chances d’arriver à survivre. Elle vengerait les Arubissiens en détruisant ce monstre et son armée... Mais, pour l’heure, il lui fallait réussir à s’en sortir, et à quitter cette planète avant que tout l’oxygène ne disparaisse.
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« Répondre #6 le: Septembre 02, 2014, 01:57:58 »

L’entrée principale du spatioport était surveillée par les ultimes armures assistées appartenant encore aux Arubissiens. Bien qu’elles disposaient d’un système informatique, il était sommaire, fermé sur lui-même, et n’avait donc pas encore été piraté, permettant aux soldats de les utiliser. Ils mitraillaient le parking du spatioport, protégeant ainsi les multiples civils qui s’agglutinaient à l’intérieur du bâtiment. Les armures disposaient d’énormes mitrailleuses, dont les tirs meurtriers pulvérisaient les robots se rapprochant. Leurs armes étaient terriblement redoutables, oscillant entre des tirs extrêmement précis et des sulfateuses assourdissantes, qui avaient transformé ce parking en un cimetière mécanique de circuits imprimés et de morceaux en acier broyés. La petite escouade s’assurait ainsi de maintenir l’accès au spatioport, repoussant les ennemis venant de l’extérieur, espérant que les soldats encore à l’intérieur repousseraient ceux qui avaient choisi de contourner leur escouade.

Les réfugiés continuaient à arriver en hurlant, et les soldats abattirent un Tripod en balançant des missiles sur sa tête, la faisant exploser. Le Tripod s’effondra lentement sur le sol, provoquant de longues fissures et d’épaisses lézardes. Des immeubles s’écroulaient lentement, comme si le sol était en train de pourrir, comme si leurs poutres de soutien s’oxydaient à toute allure. Les civils hurlaient en se pressant... Quand deux énormes faisceaux rouges, immenses et surpuissants, soufflèrent alors le parking. Ils venaient du ciel, et vaporisèrent dans une terrifiante seconde des dizaines de personnes qui poussèrent d’ultimes hurlements d’agonie, se transformant en poussières ou en squelettes carbonisées.. Les soldats levèrent la tête... Et virent une silhouette massive, rouge et bleue, voletant dans le ciel, avec un « S » brodé sur la poitrine.

« Qu’est-ce que c’est que ce truc ?! »

La créature, une sorte de robot, avait brandi son bras gauche, qui s’était transformé en une espèce de redoutable canon, des yeux rouges meurtriers les ciblant. Les soldats se mirent alors à faire feu, leurs balles frappant le corps de l’homme, des missiles fusant de leurs lance-missiles pour exploser contre la créature, créant une boule de feu dans le ciel.  Ils s’arrêtèrent un peu, se demandant si la cible était morte, et, entre les volutes de poussière se dissipant lentement, la créature apparut à nouveau.

« Les plus forts n’utilisent pas des armes désuètes. »

La créature fit feu, et les rayons jaillirent de son canon, pulvérisant l’entrée du spatioport, explosant le mur extérieur et le hall d’accueil, ravageant les anciens terminaux et mobilier environnant. Les escalators furent soufflés, de même que les mezzanines de l’accueil, le sol fut défoncé par un cratère laissant apparaître des tuyaux de canalisation. Cyborg Superman regarda la zone, jusqu’à ce que son œil cybernétique mentionne qu’il n’y avait plus aucune trace d’activité vivante. Il hocha lentement la tête, et s’avança un peu. Trop de robots avaient été tués par ici, ce qui ne correspondait pas aux prévisions de l’Ordinateur Central. Il y avait ici un candidat intéressant, un candidat que l’Ordinateur Central voulait récupérer. Il avait envoyé son meilleur champion, et Cyborg Superman s’avança lentement dans le spatioport, laissant ses pouvoirs naturels et ses scanners fonctionner. Il cibla ainsi l’ensemble des personnes encore en vie dans le spatioport, puis s’avança rapidement, rejoignant un couloir rempli de réfugiés.

Ils étaient en train de pleurer, de se recroqueviller entre eux, les lèvres serrant leurs enfants, certains les regardant en le suppliant. Il vit un homme se prosterner à genoux devant lui.

« Je... Je vous en supplie, pitié...
 -  Les forts ne prient pas pour le soutien d’autres personnes, et ne dépendent pas d’eux. »

Il gifla l’homme, envoyant son corps s’écraser contre le mur, le crâne brisé sous l’impact. Les autres hurlèrent en vain. Cyborg Superman leva son bras, et balança de nouveaux lasers, si forts qu’ils vaporisèrent le couloir, et sortirent de l’autre côté du spatioport, défonçant tout sur leur passage.

Talon sentit toute la structure trembler, et, alors qu’elle dévalait un escalier menant vers le Quai-05, elle bascula à la renverse, surprise par ce brusque séisme. Elle roula le long des marches de l’escalier, et termina sa course contre un mur.

*Bordel, y se passe quoi encore ?!*

La Sith grogna en se relevant, et s’avança dans le couloir. Des morceaux de plafond tombaient sur le sol, s’écroulant sur le sol. Elle continua à courir, jusqu’à rejoindre le Quai-05, où elle sentait une présence. Surprise, elle revit le mystérieux homme qu’elle avait aperçu dans la rue, et qui essayait de déloger le X-07 de la grue d’amarrage. Avec cette crise, son vaisseau était coincé. Elle vit un morceau du plafond se mettre à pencher, et leva sa main, usant de la Force pour le retenir, et balança le débris sur le sol.

« Merci pour l’aide, jeune homme, je prends la relève. »

La Twi’lek à la peau rouge tendit sa main, et invoqua la Force pour écarter la grue et le container, tout en soulevant le vaisseau, le délogeant des obstacles qui le restreignaient. Dans son dos, elle entendit alors des robots Terminator qui se rapprochaient. Talon déploya son sabre-laser, et le balança dans son dos. L’arme agit comme une espèce de boomerang, tournoyant sur elle-même en décrivant un arc de cercle, décapitant les robots au passage, avant de revenir se loger dans la main de la femme. Elle reposa ensuite le vaisseau sur le sol, et l’ouvrit.

« On fout le camp ! »

Qu’il accepte de la suivre ou pas ne changerait rien au fait qu’elle allait foutre le camp de cette maudite planète. Le spatioport était en train de s’écrouler. Une immense tempête de Force était en train de se rapprocher, mais elle était curieuse... Cette forme lui rappelait un peu ce qu’on avait pu dire sur Dark Vador : un mélange de chair et d’acier. Elle ignorait ce que c’était, mais elle n’avait pas envie de le savoir.

Talon se rua vers la cabine de pilotage de son petit vaisseau. Elle pouvait le piloter toute seule, mais une aide était toujours la bienvenue.

« Aide-moi à le piloter ! Je vais user la Force pour déblayer les décombres ! »

Lentement, le X-07 s’éleva, donnant une vue d’apocalypse. La capitale était en ruines, tous les immeubles brûlant ou s’effondrant sur le sol, tandis que de multiples robots parcouraient la surface de la planète. Talon, elle, usait la Force pour dévier autant que faire se peut les missiles et les tirs lasers qui s’abattaient sur le bouclier du vaisseau. Elle ne pouvait évidemment pas tous les repousser, mais elle faisait de son mieux pour essayer de leur offrir une porte de sortie de cet enfer.
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« Répondre #7 le: Septembre 03, 2014, 09:01:07 »

Talon laissa son siège de pilotage à Ludya, restant à côté, et se concentra, faisant appel à la Force. Le X-07 s’envola dans les airs, et la Force se déploya, repoussant les missiles que certaines tourelles de défense lâchèrent sur eux. Talon les dévia, les renvoyant à l’expéditeur, ou se contentant juste de les envoyer se loger dans le décor, voire contre des vaisseaux qui les attaquèrent. Des vaisseaux entièrement informatisés, sans âme, mais qui n’hésitaient pas à leur tirer dessus, alternant entre des armes à feu et des armes laser, ébranlant à chaque fois le bouclier du vaisseau. Ludya parlait beaucoup, mais Talon ne lui répondait pas, plongée dans la Force. Le vaisseau s’envolait dans le ciel, cherchant à fuir Arubis, qui était en train de périr. Même les océans et les mers étaient en train de se vider, toute la faune et la flore venant à dépérir. Les oiseaux tombaient des nuages rouges, tombant par centaines, voire par milliers. L’air se raréfiait, et, depuis le cockpit, on pouvait voir l’immense structure métallique du Grand Guédester. Les colossaux tentacules métalliques du monstre s’enfonçaient dans le sol, plus grands que les montagnes, s’étalant à perte de vue. Talon sentait une terrifiante énergie néfaste à l’intérieur, ainsi qu’une épaisse concentration de la Force. Tous les prisonniers étaient amenés là-dedans, formant de longues colonnes s’avançant lentement, sous le regard impassible des robots.

Le X-07 tremblait sur place, et Ludya eut alors l’idée géniale d’ouvrir le cockpit.

*Que... ?!*

L’air la happa, et elle tomba en plein sur Ludya, en pestant, perdant sa connexion avec la Force sous la surprise. Un missile frappa alors l’arrière du vaisseau, perçant le bouclier, et de la fumée noire en jaillit, faisant hurler tout le vaisseau. Talon pestait et jurait, sentant le vent lui érafler le visage. Pourquoi ce con avait-il décidé d’ouvrir le cockpit ?! Talon regrettait déjà de l’avoir emmené avec elle. Elle allait tendre sa main pour refermer le cockpit, mais Ludya le fit à sa place, et Talon se releva lentement, en clignant lentement des yeux.

« En tout cas moi j'ai trouvé ça marrant, désolé, hihi... hum... Bon c'est pas la peine de faire cette tête-là hein ! »

Elle devait se retenir de ne pas le balancer directement par-dessus bord. Le X-07 fumait, blessé, mais le vaisseau réussit à rejoindre l’espace, sortant de l’atmosphère. La Sith soupira lentement, et regarda la planète. Un frisson la traversa. Auparavant, elle était recouverte majoritairement d’eau, et était en train de se vider. Les océans disparaissaient, de même que les nuages. L’immense étoile métallique était en train d’absorber l’atmosphère elle-même.

Ludya posa alors une question, et Talon hocha lentement la tête :

« Oui... J’ignore ce qu’est cette chose, mais elle se nourrit des planètes vivantes. Arubis n’est pas la première planète que cette machine a avalé. Je la traque depuis plusieurs systèmes stellaires, afin d’en savoir plus sur elle. »

Son vaisseau était endommagé, et elle pianota sur un clavier, lançant un diagnostic. Une partie du moteur était détruite, ce qui avait endommagé le moteur hyperdrive. Talon se pinça les lèvres, en comprenant qu’il allait falloir le réparer. Elle pianota sur un autre appareil, lançant la carte stellaire du secteur, et repéra la plus proche station spatiale à proximité d’Arubis, et calcula un itinéraire.

« Ce vaisseau est à moi, par ailleurs... J’ai eu la gentillesse de t’héberger, mais avise-toi encore d’ouvrir le cockpit sans prévenir, et je te balance dehors. »

Le ton était clair et calme. La Sith ne supportait pas ce genre d’initiatives dangereuses et stupides. Talon pianota encore sur les touches, enclenchant le pilotage automatique, puis leX-07 s’avança lentement, avant de filer à une vitesse supraluminique. Tout devint blanc, et Talon soupira lentement. D’ici une ou deux heures, ils seraient à la station.

« Le moteur a pris un coup, nous allons aller à cette station pour le réparer. Libre à toi de faire ce que tu veux ensuite. »

Les informations sur la station défilèrent sur un écran holographique. Elle s’appelait Olysseum, et avait une forme très spéciale, puisqu’elle se composait de six structures secondaires tournant autour d’une énorme sphère centrale, les six cercles externes faisant office de quais :


Station spatiale Olysseum

L’Olysseum se trouvait dans un système solaire abritant deux planètes telluriques et une géante gazeuse. C’était une station galactique neutre, qui servait de station-relais dans les transactions commerciales et les voyages militaires. L’Olysseum disposait d’une petite armada, et la firme dirigeant la station avait les droits d’exploitation de l’une des deux planètes telluriques, MX.0278. Il n’y avait guère qu’une usine exploitant des ressources, la grande usine abritant des mines et des fermes industrielles offrant de la nourriture aux habitants de la station. Olysseum abritait de nombreux quartiers d’habitation, d’innombrables allées commerciales, offrant des services et des biens en tout genre. La station n’était guère respectueuse des conventions galactiques, et, quand le X-07 arriva, Talon put voir une curieuse image.

Une flotte se trouvait autour d’Olysseum, abritant d’énormes croiseurs de guerre. Talon se pinça les lèvres en reconnaissant l’origine géographique de ces vaisseaux.

« Les Gordaniens... »

Visiblement, Talon n’était pas la seule à pister le Grand Guédester.
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FicheChalant
« Répondre #8 le: Septembre 05, 2014, 02:08:48 »

Son passager clandestin et facétieux appela son propre vaisseau. Talon, de son côté, s’occupa des autorisations administratives, s’identifiant. Elle indiqua qu’elle venait d’Arubis, et demandait l’autorisation d’atterrir, tout en précisant qu’elle n’était pas une réfugiée. On lui assigna le Quai-05, et Talon s’approche, longeant les immenses croiseurs de guerre gordaniens. La coïncidence était trop forte pour être simplement liée au hasard : l’Empire était là pour s’occuper de cette étoile métallique qui avalait les planètes. Talon sortit, et débarqua dans un astroport grouillant d’activités. Il y avait des ferrailleurs un peu partout, des vendeurs à la sauvette, et des patrouilles gordaniennes, dans les coins. Olysseum était un tas de vermines, d’escrocs, de charlatans, et de vendeurs ambulants. Laissant Ludya s’occuper de son vaisseau, Talon se rendit à l’arrière du X-07, et constata que son moteur était endommagé. Le missile avait pulvérisé plusieurs de ses trappes d’échappement, le système de ventilation était en douleur, et des fils électriques pendouillaient ici et là, crachotant des décharges électriques, tandis qu’une odeur de fumée carbonisée s’échappait de l’habitacle.

Dans des coins, la télé résonnait, et Talon la regarda brièvement. La chaîne locale, Olysseum Network, ne mentionnait nullement Arubis, évoquant juste la présence de pillards ayant nécessité l’Administrateur à appeler une flotte gordanienne à proximité. En aucun cas, les résidents ne devaient paniquer, ou croire à la présence d’une Flotte-ruche formienne. De même, les Quais 01 et 02 étaient fermés pour maintenance. Talon écoutait entre les mots. Gordan ne voulait pas que la station sache qu’Arubis, une proche planète, avait complètement été détruite, afin de ne pas créer un mouvement de panique. Les deux premiers quais devaient être ceux où les réfugiés arubissiens étaient amassés.

*Alors, pourquoi ne nous y ont-ils pas emmené ?*

Elle eut la réponse à cette question quand une patrouille gordanienne s’approcha d’elle, renversant sans ménagement les badauds qui s’agglutinaient près d’eux. Ludya était près d’elle, ayant amené de la nourriture, voulant vraisemblablement l’aider à réparer son vaisseau. Talon n’eut guère le temps de lui répondre, son regard se portant davantage sur la patrouille qui se posta face à eux. Ils étaient une dizaine de soldats dans de lourdes armures.

« Oui ? demanda Talon.
 -  L’Amiral Javert souhaite s’entretenir avec vous immédiatement, se contenta de parler un Gordanien, pour la saluer. Je suis le Capitaine Kyman, et vous devez me suivre.
 -  Et si nous refusons ? »

Pour toute réponse, les Gordaniens accompagnant le Capitaine Kyman levèrent leurs armes, de redoutables fusils Gauss.

« Refuser n’est pas une option. Olysseum est sous autorité militaire. L’état d’urgence va être décrétée d’ici quelques heures, et tous les civils ne pouvant évacuer seront consignés. »

La voix de Kyman était froide, métallique, sortant de son casque. La Sith se pinça les lèvres, réfléchissant à ses meilleures options.

« Donnez-nous votre arme, Sith. Vous aussi, Abyssian. »

Talon hocha lentement la tête, puis décrocha son sabre-laser de sa ceinture, et le balança vers l’un des soldats, qui le mit dans un coffret. Les Gordaniens étaient l’un des plus puissants Empires militaires de l’univers. Leur Empire s’étalait sur l’intégralité d’une galaxie, et leur flotte abritait des dizaines de milliers de croiseurs de guerre. Actuellement, Gordan était en guerre depuis plusieurs années contre les Formiens, une guerre surnaturelle, mais que les Gordaniens perdaient, les contraignant à rechercher des alliés dans le reste de l’Univers civilisé, ou des technologies supplémentaires pour supprimer les Formiens. Ils avaient visiblement fait leurs devoirs, et s’avancèrent. Talon les suivit, au milieu de la patrouille, rejoignant l’Olysseum-Way, le tramway interne. Il y avait un ensemble de deux réseaux ferroviaires, Olysseum-Outside, se composant de six lignes ferroviaires reliant chaque spatioport à la station, et Olysseum-Inside, comprenant plusieurs lignes filant au sein de la station.

Les Gordaniens prirent un wagon rien que pour eux, et s’avancèrent. Leurs invités n’étaient pas menottés, mais les Gordaniens étaient méfiants. Talon en profita pour observer le paysage depuis le wagon. Le tunnel étant en verre, on pouvait voir l’extérieur. Des croiseurs de guerre supplémentaires jaillirent de l’hyperespace, et, par la suite, le tramway rentra dans la station. Ils arrivèrent à la gare centrale d’Olysseum, et embarquèrent dans un autre train, empruntant le réseau ferroviaire « Inside ». Ils filèrent vers le centre administratif d’Olysseum, qui était rempli de caisses gordaniennes et de soldats.

« Par ici... »

Ils avancèrent dans un ascenseur qui s’éleva dans les quartiers personnels de l’Administrateur.

« Tout droit. »

Ils étaient dans un couloir en marbre, avec du bois poli, et une confortable moquette rouge sur le sol. Des plantes vertes se trouvaient sur des tables. Ils arrivèrent finalement dans un énorme bureau, avec une grande baie vitrée circulaire au fond, et un bureau épais. L’Administrateur était assis derrière le bureau, devant une montagne de documents, et un home se tenait dos à eux, observant l’espace. Il portait un long manteau bleu, et Talon regarda un peu le décor. Au fond du bureau, un petit perron menait à la baie vitrée, et, à partir de là, deux escaliers internes menaient à l’étage, filant à gauche et à droite le long de murs concentriques, et, dans cette grande pièce sphérique, il y avait des bibliothèques remplies de livres, à gauche et à droite. Près de la porte, une énorme cheminée se tenait là, avec le buste d’un énorme animal sauvage empaillé, une sorte d’improbable croisement entre un mammouth et un tyrannosaure.

« Je vous souhaite la bienvenue, Twi’lek et Abyssian, et je m’excuse pour cet accueil un peu brusque, mais vous comprendrez bien que les circonstances nous forcent à agir vite. »

L’homme se retourna lentement. L’Amiral Javert était un élégant militaire, le torse bardé d’écussons et de médailles. Il portait de fins gants blancs en cuir, et une lame énergétique. L’Administrateur, lui, ne disait rien, mais semblait assez mécontent de sa situation.

« Que nous voulez-vous ?
 -  Savoir ce que deux individus venant de planètes aussi éloignées que celles d’Arubis faisaient là-bas alors que le Grand Guédester était en train de s’alimenter de cette planète. »

L’intuition de Talon se confirmait : Javert en savait plus qu’eux sur ce qui était en train de se passer.



Nota Bene : Des informations supplémentaires sur l’Empire de Gordan peuvent se trouver dans la fiche d’Ulrik.
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« Répondre #9 le: Septembre 07, 2014, 04:18:49 »

Ludya s’amusa à se promener dans le grand bureau, et faucha un tas de papiers avec sa queue, puis commença à raconter une histoire abracadabrante à Javert. Talon savait que les Gordaniens n’avaient pas spécialement le sens de l’humour, et que ce dernier commençait à s’impatienter. Commençant sans doute à le sentir, l’Abyssian changea alors de ton, et opta pour raconter ce qui s’était réellement passé. Silencieuse, Talon le laissa parler. Elle était toujours près de la porte, bras croisés. Elle avait déjà eu l’occasion de rencontrer les Gordaniens, que ce soit par le biais des émissaires qu’ils envoyaient à la Base Spatiale, ou en allant fouiller des space hulks. Les Gordaniens traquaient aussi ces vieilles épaves, afin d’y récupérer du matériel génétique et des informations sur leur ennemi juré : les Formiens. Ils n’étaient pas très favorables à la libre entreprise et à la concurrence, mais, en un sens, ils étaient réglos. Ils ne cherchaient qu’à défendre leur bout de territoire contre une menace universelle aussi vieille que le Big Bang, et les voir ici indiquait clairement qu’ils étaient liés à cette espèce d’étoile métallique qui absorbait des planètes. Quelles que soient leurs intentions, elles n’étaient jamais totalement charitables ou désintéressées. L’Administrateur d’Olysseum n’avait rien pu faire contre eux, se contentant de se soumettre, et de leur offrir les clefs de la grande station spatiale.

L’Abyssian leur expliqua qu’il avait essayé de sauver les Aburissiens, avant de devoir finalement se résoudre, la mort dans l’âme, à les laisser. Cet être était curieux, et Talon ignorait si c’était lié à son espèce, ou si ça venait tout simplement de sa personnalité. Il avait l’air mâture et adulte, et, pourtant, son comportement était très immature. On aurait presque dit une caricature d’un chevalier héroïque sans peur et sans attache, ne cherchant qu’à secourir son prochain, avec une vision très simple des choses. En d’autres circonstances, la Sith aurait volontiers pu le qualifier de benêt, ou d’individu un peu simplet. Ce n’était pas très élogieux pour Ludya, mais Talon n’avait jamais prétendu l’être. Elle était une solitaire, et, à cause de ces maudits Gordaniens, elle avait le sentiment qu’on allait encore lui mettre Ludya aux basques. Elle avait du mal à le cerner, et ça l’agaçait : il avait assisté à un génocide effroyable, et, dès qu’il était arrivé sur Olysseum, sa première préoccupation avait été de se trouver à manger. La Sith ne pouvait pas s’expliquer ces paradoxes. Elle ignorait tout des Abyssian, mais elle avait le sentiment que c’était une race très spéciale.

« C'est... C'est elle qui m'a fait prendre conscience qu'il fallait partir si je voulais survivre, qu'il y avait plus rien à faire... Je l'ai su quelque part que c'était vrai mais je voulais pas... Je voulais rester jusqu'a la dernière minute... Je voulais pas croire que c'était comme ça, que c'était fini. »

Javert hocha lentement la tête.

« Ça l’est, trancha-t-il simplement. Si vous étiez restés là-bas, vous seriez mort, vous aussi... Ou pire. »

Il savait des choses, et son regard acéré se porta ensuite sur la Twi’lek. Talon comprit que c’était à elle de parler, mais elle n’avait pas spécialement envie de faire un long discours. Elle ignorait comment les Gordaniens savaient qu’elle était une Sith. Ils avaient d’excellents réseaux d’informations. Après tout, l’information était le nerf de la guerre, un élément qu’il fallait à tout prix bien appréhender et maîtriser pour pouvoir prétendre avoir une bonne armée. La technologie gordanienne était très avancée, et Talon devait probablement être dans l’une de leurs vastes bases de données. Ce qu’il faisait était clair : les Gordaniens se renseignaient aussi sur la Force.

« J’ai senti de multiples perturbations dans la Force, comme si des planètes étaient en train de mourir, d’être intégralement drainées... J’ai poursuivi ces perturbations jusqu’à Arubis, où j’ai vu ce qui en était à l’origine... Une espèce d’immense machine cosmique qui dispose de toute une armée de robots tueurs, et qui, par un procédé que j’ignore, parvient à avaler une planète, la transformer ensuite en un caillou mort.
 -  Le Grand Guédester absorbe tout, confirma Javert. C’est dans sa nature. Les midi-chloriens font partie des substances dont il se nourrit.
 -  Je pense que c’est à vous de nous donner des explications, maintenant. Je n’en sais pas plus que Ludya sur cette chose, et il me semble que vous en savez bien plus que nous. Pourquoi nous avoir convoqués ? »

Javert s’humecta lentement les lèvres, et descendit du perron, se rapprochant du bureau de l’Administrateur.

« Comme vous avez déjà du le remarquer, il n’a été fait aucune référence à l’afflux massif de réfugiés arubissiens...
 -  Les habitants de ma station savent qu’il se passe des choses. En leur dissimulant la vérité, vous ne faites que..., intervint l’Administrateur, avant que Javert ne le coupe, poliment, mas fermement.
 -  ...Nous ne faisons qu’éviter un mouvement de panique inutile. Si nous annonçons qu’une étoile métallique cosmique a totalement détruit une planète très avancée d’un point de vue technologie, nous provoquerions une embellie, et il nous sera plus difficile d’assurer la sécurité de la station ou le contrôle des voies spatiales. Nous avons confiné les Arubissiens. Je sais que cette quarantaine ne vous plaît pas, Administrateur, mais elle est nécessaire.
 -  Cette chose pirate les systèmes électroniques, elle a retourné les propres armes d’Arubis contre elle-même.
 -  Oui... Nous espérons que nos propres systèmes de sécurité repousseront cette attaque électronique. Nos simulations informatiques vont dans ce sens, en tout cas. »

Le Gordanien, assez âgé, s’avança encore un peu, se rapprochant de l’une des bibliothèques du bureau, sans rien dire. Il observa les rayonnages de livres. Il y avait de nombreuses encyclopédies sur les principales espèces galactiques, ainsi que des traités juridiques sur le statut particulier des stations spatiales galactiques ne répondant de l’autorité d’aucune puissance publique.

« Le Grand Guédester était le nom que nous donnions à une décharge spatiale, finit par expliquer l’Amiral. Nous y entassions nos détritus métalliques, ainsi que les carcasses de vieux vaisseaux rouillés et hors d’usage. Cette décharge était dans un système solaire comprenant une géante rouge, qui avait pour but de détruire ce cimetière spatial au fur et à mesure des siècles. »

Comment une simple décharge spatiale avait-elle pu se transformer en cette étoile vorace et impitoyable ?

« Il y a quelques années, un vaisseau spatial est arrivé dans la Décharge Spatiale. Elle y abritait un prisonnier mis en exil par les siens. Nous nous sommes renseignés sur cet homme. Il s’appelait Vril Dox, et venait d’une lointaine planète, Yod-Colu. Ce scientifique avait conçu un programme d’Intelligence Artificielle ayant pour but d’améliorer sensiblement les défenses de Yod-Colu pour la protéger des Formiens. Cette IA s’appelait C.O.M.P.U.T.O., et a prédit à Dox que Yod-Colu n’avait pas les moyens de se défendre contre la Flotte-ruche. Dox a alors mené des expériences en suivant l’aide de C.O.M.P.U.T.O. Il els menait au sein de son laboratoire, effrayant peu à peu ses collègues, jusqu’à ce que ces derniers réalisent qu’il menait des expériences génétiques humaines, essayant de perfectionner le code génétique de sa race pour créer des cyborgs. Dox a même été jusqu’à faire des expériences sur son propre fils, et, quand les autorités de Yod-Colu l’ont appris, ils ont tenté de le capturer. »

Javert marchait lentement, et leur expliqua que Dox avait accueilli les autorités dans un laboratoire entièrement transformé. Tous ses collaborateurs avaient été transformés en zombies électroniques, et le laboratoire avait été assiégé. Javert avait fait ses devoirs, et Talon se demandait où il voulait en venir.

« C.O.M.P.U.T.O. a échappé au contrôle de Dox, et l’a possédé. Une sorte de symbiose entre l’Homme et la Machine. Son laboratoire était en train de parasiter tous les flux électroniques de Yod-Colu, prenant peu à peu le contrôle de tous les systèmes, en cherchant à s’emparer de la planète, de la féconder pour en faire une planète électronique entièrement dévouée au contrôle de C.O.M.P.U.T.O. La femme de Dox s’est rendue dans le laboratoire, alors que son monde était entrain de sombrer dans un chaos électronique, et a réussi à le convaincre de la folie de son IA. Dox a essayé de stopper l’IA, mais, au même moment, les Formiens ont finalement attaqué, envoyant des légions entières pour ensemencer ce monde, et le faire rejoindre la Multitude. Dox a alors décidé, non pas de fermer C.O.M.P.U.T.O., mais d’en prendre le contrôle. Il est devenu son propre cobaye. Brainiac est ainsi né. »

Javert appuya sur un bouton du bureau, et une image holographique tridimensionnelle apparut, montrant le fameux Brainiac : un être à la peau verte, avec des espèces de gros yeux rouges sur son crâne.

« Brainiac n’a pas pu défendre Yod-Colu contre les Formiens, mais a emmagasiné en lui de nombreuses informations historiques sur sa planète : tout son patrimoine. Il s’est enfui dans son laboratoire, qui s’était transformé en vaisseau, mais les Formiens l’ont endommagé. »

Une autre image apparut alors, montrant le vaisseau de Brainiac : une curieuse pieuvre tentaculaire.

« Vous voyez où je veux en venir, je suppose ? Brainiac a dérivé dans le Warp jusqu’à arriver à la Décharge Spatiale. Nous ne l’avions pas repéré, car le vaisseau était pratiquement détruit. Brainiac s’est reconstitué à partir des débris spatiaux, et à partir de la géante rouge qui éclairait le système. Il a absorbé tout son carburant, et, quand nous l’avons senti, nous avons envoyé une flottille. Brainiac était affaibli, mais il a pu s’enfuir... Il est devenu le Collectionneur des Mondes, absorbant toutes les énergies vitales pour alimenter sa machine, stockant dans ses bases de données le patrimoine de toutes les planètes qu’il a avalé sur son passage. »

Javert termina son long discours en croisant ses mains dans son dos, observant Talon et Ludya :

« Nous sommes venus ici pour le supprimer définitivement. »

Ce récit était terrifiant, mais Talon avait des doutes sur les intentions des Gordaniens.

Définitivement ? Vraiment ? Elle soupçonnait autre chose derrière ce regard clair et déterminé.
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« Répondre #10 le: Septembre 09, 2014, 01:42:01 »

« J’ai encore une question à poser. »

Javert avait terminé son exposé sur ce fameux Brainiac, et sur le fait qu’il semblait être le moteur du Grand Guédester. L’Amiral se contenta de hausser légèrement les sourcils, en attente de la question.

« En partant du spatioport, nous avons ressenti une puissance... Inhabituellement forte. Qu’est-ce que c’était ? »

L’Amiral s’humecta brièvement les lèvres, et Talon perçut un léger trouble chez cet homme, qui était visiblement capable de conserver son contrôle dans n’importe quelle circonstance. Cette puissance avait fait l’effet d’un véritable ouragan de haine mécanique et de destruction chronique, mais Talon avait été incapable de l’identifier clairement. Tout ce qu’elle lui avait évoqué était une sorte de rage froide et métallique évoquant Dark Vador.

« Le Kryptonien... C’est forcément lui. Le Champion du Grand Guédester. »

Javert en avait déjà trop dit, et leur parla de Krypton.

« Krypton était jadis une planète florissante, abritant une civilisation très avancée. Des individus humanoïdes normaux, mais qui ont été incapables d’empêcher la destruction de leur planète. À ce stade, nous ignorons encore clairement ce qui s’est passé sur Krypton, car, comme la planète n’existe plus, il n’y a pas énormément de données disponibles. Nous savons par exemple que la planète, peu avant sa destruction, était en guerre civile, entre, d’un côté, les forces gouvernementales, et, de l’autre, une révolte menée par un militaire, le Général Zod, qui a dégénéré en une guerre civile. Krypton a été détruite, mais tous les Kryptoniens ne sont pas morts. Certains se sont exilés, et il s’avère que l’exposition de leur organisme aux rayons solaires produits par une étoile jaune les transforme en des êtres surpuissants. Nous ignorons le fonctionnement de ce mécanisme, mais nous avons pu le constater. Ils peuvent voler, disposent d’une force colossale, peuvent cracher des lasers par leurs yeux, et sont virtuellement immortels. »

Diable ! Talon sentit son cœur se glacer. Les Gordaniens n’étaient pas connus pour avoir le sens de l’humour, et, venant de la part de n’importe qui d’autre, elle aurait cru à une blague. Javert était cependant on ne peut plus sérieux. Les Kryptoniens, curieusement, ne s’étaient pas vraiment lancés dans la conquête spatiale, alors même qu’ils en avaient eu les moyens. Ils étaient restés isolés sur leur monde, et Javert soupçonnait que leur technologie avait fini par détruire la planète. La théorie la plus avancée était qu’ils avaient utilisé des techniques d’extraction de minerais, et avaient creusé trop profondément dans la planète. Celle-ci s’était lentement écartée de son axe de rotation normal, l’exposant de trop près à son soleil rouge.

Talon, qui, pour le coup, se moquait bien des circonstances ayant amené à la destruction de cette planète, recentra le Gordanien :

« Un Kryptonien travaillerait donc avec cette grosse étoile métallique ?
 -  Pas exactement. Nous avons réussi à trouver des vidéos amateurs, peu avant l’anéantissement de leur monde... »

Quelques secondes supplémentaires passèrent, le temps que Javert ne mette en marche un appareil de projection vidéo. Pendant ce temps, la Sith avait remarqué que Ludya s’était isolé dans un coin, arborant un rôle d’écoute silencieuse.  Une image holographique apparut, montrant des immeubles en feu. L’image était filmée depuis le sol. La caméra était instable, nerveuse, comme si l’homme qui la tenait était en train de courir. On hurlait autour de lui, et Talon vit de curieux êtres à la peau beige avec des tentacules sur le crâne, et trois doigts à chaque main. Un immeuble explosa violemment, et, alors que les gravats s’écroulaient sur le malheureux, l’image s’arrêta. Entre deux rochers, on voyait une silhouette en hauteur, avec une cape rouge.

« Nos équipes et nos sondes ont retrouvé cette caméra, et nous avons traité cette image. »

Un zoom s’enclencha, montrant une bouillie de pixels, donnant lieu à une redéfinition de l’image. C’est ainsi que Talon put finalement voir la forme : un être mi-humain mi-cyborg, avec un « S » brodé sur la poitrine, et une main qui semblait entièrement robotique.

« Faute de lui trouver un autre nom, nous l’avons appelé, pour l’heure, Cyborg Superman. Il accompagne le Grand Guédester, mais se rend parfois seul sur certaines planètes. Nous ignorons pour l’heure ses objectifs ou ses motivations, mais ce S brodé sur sa poitrine est un symbole kryptonien. C’est de cette manière que nous en avons déduit que c’était un Kryptonien... Probablement une personne transformée par Brainiac en cette chose. »

Durant la projection du film, les lumières s’étaient abaissées, et elles se rallumèrent rapidement.

« Nous pensons que le Grand Guédester recherche des guerriers, des êtres puissants qu’il peut transformer en esclaves cybernétiques, comme il l’a fait avec ce Kryptonien...
 -  ...Et comme il compte le faire avec nous, acheva Talon. C’est pour ça que vous teniez à nous voir, je suppose ?
 -  Le Grand Guédester ne s’intéresse pas aux stations spatiales... »

Talon comprit alors ce que Javert avait en tête, et écarquilla les yeux sous l’effet de la surprise... Avant de se dire qu’il était un Gordanien.

« Donc, nous sommes des appâts. Vous pensez que Brainiac va nous poursuivre.
 -  Nous pensons surtout à l’Abyssian, en réalité. Vous êtes l’un des derniers représentants de votre espèce, et vous représentez une cible de choix pour Brainiac. Nous manquons malheureusement d’informations sur les Abyssian, sur leurs particularités et sur leurs capacités... »

Javert termina, après quelques secondes de silence :

« ...Peut-être pourriez-vous nous éclairer davantage sur ce point ? »
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« Répondre #11 le: Septembre 10, 2014, 01:43:43 »

Ludya sembla s’énerver. Talon sentit ses pensées s’assombrir, et elle savait qu’il était puissant. Instinctivement, elle porta sa main vers son sabre-laser... Avant de se rappeler que ces imbéciles de Gordaniens le lui avaient retiré. Elle se pinça les lèvres, mais, fort heureusement, Ludya sembla se calmer, et leur expliqua ensuite de quoi il était capable. Il disposait, de ce que Talon comprit, d’une vision spéciale, lui permettant, non seulement de voir à travers la matière, mais aussi de repérer l’énergie de la matière. Il pouvait ainsi dissocier un objet sans intérêt, comme un simple mur, d’un gisement précieux, comme du tungstène, ou du nickel. La Sith ne disait rien, et avait croisé les bras, tout en se demandant si ce pouvoir n’était pas une sorte de capacité extrasensorielle permettant de voir les midi-chloriens. Ils étaient présents dans toute matière, que ce soit un simple caillou, un arbre, ou des êtres vivants. Il était possible que les Abyssians disposent d’une particularité génétique leur permettant de sentir l’afflux de midi-chloriens, ce qui, si c’était vrai, était tout simplement exceptionnel. Elle sentait Javert se troubler, clignant des yeux à plusieurs reprises. Ses pensées restaient floues et indiscernables, illustrant la volonté d’acier des Gordaniens.

L’Abyssian leur prouva également qu’il avait une force surnaturelle en s’attaquant au bureau de l’Administrateur, qui blêmit surplace. L’homme pouvait aussi produire de la chaleur entre ses mains, ce qu’il illustra en faisant brûler le rivet, jusqu’à pouvoir le tordre en deux. Il souffla ensuite fort, faisant baisser la température et faisant disparaître la chaleur qu’elle avait perçue. Talon devait bien admettre qu’elle était impressionnée, et Ludya, malgré son tempérament immature et un peu frivole, semblait avoir perçu ce que Javert voulait :

« Vous aviez déjà décidé de ce que vous vouliez faire de moi, avant que je rentre dans ce bureau, pas vrai ? Et si je décide, de ne pas me laisser faire ? »

Javert hocha lentement la tête.

« Ne me prêtez pas des pouvoirs surréalistes, Abyssian. Quand vous êtes arrivés ici, les scanners de mon vaisseau ont repéré votre point d’origine, ainsi que vos races. Nous disposons de capteurs très perfectionnés, notamment capables de percevoir les midi-chloriens. C’est comme ça que nous avons compris que cette Twi’lek était une Sith, et vous un Abyssian. Nous avons une base de données très riche sur les multiples espèces peuplant l’Univers... Un répertoire que le Grand Guédester a également. Vous êtes deux espèces rares, et nous pensons qu’il va venir ici...
 -  Vous le pensez seulement ?! s’exclama l’Administrateur. Vous allez amener sur ma station un monstre cosmique, capable d’annihiler des planètes, et...
 -  Un monstre qui représente une menace pour l’Univers tout entier, Administrateur ! Nous voulons étudier son comportement, voir s’il va vous poursuivre, ou continuer sur sa lancée.
 -  C’est un pari risqué... »

Javert haussa les épaules.

« Prendre des risques est ma spécialité. Quant à vous, Abyssian, vous n’êtes pas prisonnier. Vous pouvez partir, reprendre votre vie, et peut-être que Brainiac n’ira jamais jusqu’à vous... Mais je sais que vous ne le ferez pas. Pas parce que je vous y forcerais, mais parce que vous voulez changer le prix de ces morts. Vous êtes un idéaliste, Abyssian, et c’est tout à votre honneur, mais mon monde est assiégé par les Formiens. L’idéalisme n’est pas quelque chose que je peux me permettre. Détruire Brainiac est une nécessité, tout comme améliorer l’armement gordanien pour nous renforcer contre les Formiens. »

L’Administrateur était paniqué. La peur le dominait, mais Javert, lui, était solide. Il ménagea une courte pause, conscient qu’il était en train de dire quelque chose qui pourrait lui valoir la cour martiale.

« Mes ordres sont d’appréhender Brainiac, mais aussi de percer sa technologie... Une technologie qui permet de contrôler les Kryptoniens... Et votre capacité extrasensorielle représenterait un atout non négligeable dans la guerre que nous livrons contre les Formiens, Abyssian. En l’exploitant, elle pourrait nous permettre de retrouver plus facilement les Annexiens, et ainsi de pouvoir détruire les innombrables Flottes-ruches qui massacrent mon peuple par millions. »

Talon n’aimait pas trop le ton que la conversation prenait. Javert planta son regard dans celui de Ludya, et posa une main sur son épaule.

« J’aimerais pouvoir faire un prélèvement de votre sang, afin de l’utiliser pour nos recherches. Rien de plus qu’une piqûre qui pourrait sauver mon peuple. À vous de voir si vous voulez fuir, ou œuvrer pour la survie des peuples, afin d’éviter que de nouvelles catastrophes comme Arubis ne surviennent à nouveau. »

Un vrai orateur... Le cynisme de Talon refaisait continuellement surface devant ce vieux militaire. Il savait employer les mots justes pour convaincre les gens de le rejoindre. Elle devait bien lui accorder ça.
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« Répondre #12 le: Septembre 11, 2014, 01:21:02 »

Le discours de Javert ne sembla pas convaincre Ludya, ce qui amena Talon à se demander si ce dernier n’avait pas déjà eu des problèmes avec des militaires. Une simple intuition, mais, vu la manière qu’il se braquait à l’idée d’une simple piqûre, elle se posait cette question. L’Amiral avait cependant envisagé un refus, et l’un de ses soldats s’approchait dans son dos. Talon aurait pu le repousser, mais elle préférait assister à la discussion. La seringue du Gordanien se brisa contre l’épiderme de Ludya, qui repoussa ensuite ce dernier, et se mit à grossir, augmentant sa masse corporelle en s’avançant vers Javert, prenant tout d’un coup une autre proportion, avec une voix plus inquiétante, plus caverneuse. Une véritable montagne faisant face au Gordanien... Mais c’était méconnaître le Gordanien que de croire qu’on pouvait lui faire peur aussi facilement.

Depuis le balcon, les Gordaniens qui jouaient aux cartes s’étaient déjà précipités, et, depuis les murs, des tourelles laser apparurent, ciblant l’Abyssian. Talon s’attendait à une fusillade dans tous les sens, mais Javert leva sa main, amenant les Gordaniens à se détendre. Talon, elle, avait décroisé les bras, s’attendant à devoir se battre à son tour. Elle ne faisait pas confiance à Ludya... Mais pas non plus aux Gordaniens.

« Nous ne voulons pas vous contrôler, Abyssian. Vous permettez que je vous montre quelque chose ? »

Il se retourna vers le bureau de l’Administrateur. Celui-ci était en sueur, et n’osait pas parler, blême. Javert s’approcha du terminal sur le bureau, et appuya dessus. Une nouvelle image apparut, montrant une planète :


L’Amiral reprit rapidement, mains croisées dans le dos :

« Eccharion abritait des milliards de Gordaniens. Une planète magnifique, l’un des centres névralgiques des Bordures Extérieures de notre Empire. Un jour, la Nuée est venue... Des milliards d’hommes, de femmes, d’enfants, ont tous été massacrés. Nous avons protégé Eccharion en envoyant des milliers de vaisseaux. Vous croyez que la Nuée formienne se résume à des Leviathans, Abyssian ? Avez-vous seulement la moindre petite idée de ce qu’est vraiment la Nuée ? Ne répondez pas, je vais vous le montrer. Les satellites d’Eccharion ont pris de multiples images édifiantes. »

Javert avait récupéré sur le bureau une télécommande, et s’en servait pour faire rapidement défiler les images. Sur d’autres, on vit l’espace... Et une espèce de boule au loin qui enflait de plus en plus vite... Jusqu’à ce que Talon comprenne que ce n’était pas une boule, mais un nuage. Un immense nuage spectral qui s’avançait dans le cosmos.

« Voilà notre ennemi, Abyssian... Le cœur de la Nuée : un nuage cosmique qui avale les galaxies entières, qui abrite des centaines de milliards de Formiens... Mais regardez encore... »

Les images montraient le nuage en expansion, et, peu à peu, on voyait d’innombrables vaisseaux, des vaisseaux qui généraient ce nuage... Ainsi que des corps stellaires en mouvement.

« Oh non... » soupira Talon, en constatant que les rumeurs étaient fondées.

Des planètes entières se déplaçaient, recouvertes d’une structure formienne.

« Ce sont des planètes entièrement colonisées par les Formiens, tellement marquées qu’ils le sont terraformés, et arrivent, par un procédé incompréhensible, à les déplacer de leur orbite, et à les faire se déplacer dans l’univers. Ce sont leurs vaisseaux-mères, générant des armadas entières. Ils ont ravagé Eccharion, ils ont ravagé des systèmes solaires entiers, massacré des milliards de mes concitoyens, brisé nos meilleurs vaisseaux. Rien de ce que nous leur faisons ne les stoppe longtemps. En ce moment précis, Abyssian, alors que vous faites du sentiment, mon peuple continue à souffrir, retenant la Nuée. »

Il se retourna à nouveau vers l’Abyssian :

« Comment comptez-vous nous aider, au juste, hum ? Vous croyez que vous faire pousser des muscles, faire tordre le métal, suffira à les stopper ? Nous devons trouver un moyen de les combattre. Aussi dangereux que ce soit ce Grand Guédester, les technologies qu’il abrite représentent une avancée trop importante pour que nous nous contentions juste de le détruire. Entendez-moi bien, et comprenez mon point de vue : je veux détruire cette saloperie, mais je veux aussi comprendre comment elle fonctionne... Ce qui n’est d’ailleurs pas forcément contradictoire, car j’ai le net sentiment que nous ne parviendrons pas à démolir cette méduse géante sans comprendre comment toute cette mécanique fonctionne. »

Malgré tout le calme de l’Amiral, tout son sang-froid, la détresse se lisait à plusieurs reprises dans ses yeux. La propagande gordanienne empêchait de se faire une bonne idée de l’état du front, et la Sith n’avait jamais pu soupçonner que l’Empire soit à ce point mal en point.

« Nous cherchons à améliorer nos soldats, à en faire des super-guerriers à même de pouvoir repousser les Formiens. C’est pour ça que Gordan s’est élancé dans l’Univers. Votre sang est un bien modeste tribut à payer. Nous ne sommes pas cupides, ni gourmands, nous voulons juste protéger notre foyer. Nous, répéter l’erreur de Dox ? Dox a commis l’erreur de croire qu’une intelligence artificielle ne pourrait être que bénéfique. Il n’a pas incorporé dans son programme la Loi Zéro de la Robotique... Et nous ne cherchons pas à créer des machines intelligentes, simplement des machines efficaces... Des machines qui auraient le pouvoir de détruire les exoplanètes formiennes Peut-être bien que nous jouons avec des forces qui nous dépassent, oui... Mais nous affrontons une force qui nous dépasse littéralement.
 -  Vous n’avez qu’à concevoir vos propres Étoiles Noires », intervint alors Talon.

Javert tourna sa tête vers elle. L’Étoile Noire était bien connue là d’où elle venait pour avoir été la personnification suprême de toutes les déviances de l’Empire Galactique : un engin de mort absolu dédié à la politique de terreur et de cruauté menée par l’Empereur Palpatine. Un gouffre financier, une machine si lourde à concevoir que, pour certains analystes, l’Étoile Noire avait condamné l’Empire, par les sommes colossales d’argent qu’il avait fallu réunir pour la financer, des sommes obtenues en extorquant et en pillant les citoyens de l’Empire, ce qui avait, paradoxalement, encouragé lesdits sujets à souhaiter un changement d’orientation politique.

« Nous n’avons pas négligé cette option. »

Il reporta son regard vers l’Abyssian, soutenant sans problème son regard.

« Vous êtes l’un de ces gens qui pensent que, pour gagner, il suffit d’être brave, et qu’un miracle finira forcément par intervenir ? Voilà pourquoi j’ai cessé d’être idéaliste... Quand ma fille est morte sur Eccharion... Si elle est vraiment morte. Car le traitement réservé aux prisonniers, chez les Formiens, est tel que je préférerais la savoir morte. »
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FicheChalant
« Répondre #13 le: Septembre 11, 2014, 10:04:40 »

Comme si le fait d’avoir brièvement acquis une masse musculaire l’avait renforcé, Ludya se mit soudain à péter un plomb, et à larguer Talon. Il se rua vers l’ordinateur de Javert, et Talon l’entendit parler de « nucléotides » et de « prismes vectoriels volumétriques ». Tout ça voulait sans aucun doute dire quelque chose, mais elle n’avait jamais été une scientifique, et se contenta de rester silencieuse. De ce qu’elle comprit, le plan de Ludya était de paralyser la Nuée en se sacrifiant à eux, afin de tenir compte du fait que le temps que la Nuée mettrait à ingérer son patrimoine génétique, à l’intégrer dans sa banque génétique commune, fournirait un laps de temps suffisant pour permettre aux Gordaniens d’atteindre l’Overmind, et de le détruire. Il était la cible principale de Talon, le point fort de la Horde, mais aussi sa faiblesse. Si l’Overmind était détruit, la Nuée disparaîtrait. À l’aide de la Force, Talon avait, à bien des reprises, essayé de le localiser, mais jamais sans succès.  Elle avait découvert la galaxie des Formiens, une sorte de pic lumineux de la Force, avec une telle concentration de midi-chloriens que toute la galaxie en semblait saturée... Elle l’était tellement qu’elle formait comme un océan en ébullition, rendant impossible de percer à travers pour retrouver l’Overmind. Elle en avait eu des migraines, et avait pour l’heure abandonné cette stratégie, par peur de perdre dans son esprit dans ce champ de Force, ce flux incompressible et incroyable, dépassant l’entendement.

Après la démonstration de Ludya, un certain silence plana dans la pièce. Javert le regarda lentement, sans rien dire, puis finit par esquisser un fantôme de commencement de sourire, presque un geste nerveux de sa bouche.

« Et bien, vous auriez fait un parfait analyste en génétique. Pour un rookie, vous vous en sortez bien, Abyssian. Votre analyse me paraît bonne, mais je dois vous admettre que je ne suis pas un scientifique. »

La Sith continuait à ne rien dire, tout simplement parce qu’elle n’avait rien à dire.

« Nos informations sur les Formiens sont sujettes à caution. Nous menons des recherches pour développer un virus qui nous permettrait de les tuer, mais leur code génétique est particulièrement évolutif. De fait, je ne saurais moi-même pas trop comment vous expliquer leur fonctionnement, mais ils sont capables de modifier leurs nucléotides, de les adapter. Nous parlons de « Formiens », mais ce terme est en soi un non-sens, car il laisserait entendre que nous ayons affaire à une seule et même espèce. Or, la Fourmilière n’est rien de plus qu’une immense banque génétique. C’est dans cette optique, dans le cadre de ces recherches, que nos scientifiques ont avancé la Théorie de la Première Espèce, afin d’essayer de caractériser les vrais Formiens.
 -  J’en ai entendu parler, lâcha alors Talon en se rapprochant d’eux. La première espèce, l’espèce fondatrice de la Nuée...
 -  Précisément, acquiesça l’Amiral. Tous les spécimens de Formiens que nous capturons sont utilisés pour tenter de reconstituer l’ADN de l’espèce d’origine... Si je vous dis ça, c’est pour que vous compreniez bien que la Nuée est faite pour l’évolution, pour avaler de nouvelles espèces. Nous ignorons les procédés que la Nuée utilise. Votre théorie peut-elle tenir avec une espèce aussi insaisissable ? L’analyse de votre ADN peut-il vraiment paralyser une si vaste espèce ? Tout ça semble trop beau... Et explique pourquoi nous avons besoin de votre sang. »

L’Amiral y revenait, et se retourna lentement, déambulant un peu dans le bureau de l’Administrateur, qui avait depuis longtemps abandonné l’idée de comprendre cette conversation.

« De toute façon, nous ignorons où se trouve l’Overmind. Nous savons d’où viennent ces saloperies, mais il y a tellement de Formiens que tous nos capteurs sont saturés. C’est de ça que je veux parler, Abyssian... Votre idéalisme vous amène à envisager des solutions définitives, à conserver un certain optimisme, mais je préfère faire preuve de pragmatisme et de retenue. Quand ces horreurs sont arrivés, nous étions sûrs de notre supériorité technologique et militaire. Pendant un temps, nous avons écrasé leurs Leviathans, et, après, ils ont réagi en conséquence... Comme une escalade, ils ont déployé des plus gros calibres, et qui sait encore ce qu’ils peuvent bien nous réserver... »

Talon, qui commençait à se lasser, se racla bruyamment la gorge.

« Tout cela est très intéressant, Messieurs, bien que n’y comprenne pas grand-chose... Mais, pour l’heure, nous avons déjà une cible... Et, si vous avez visé juste, Amiral, elle se rapproche de cette station. Il ne lui faudra plus longtemps pour avaler Arubis, et, ensuite, elle viendra ici, si votre théorie est bonne.
 -  Oui... Oui, vous avez raison. »

Javert acquiesça lentement, et se retourna à nouveau vers Ludya. Les tourelles lasers s’étaient rabattues, mais les Gordaniens étaient sur la défensive.

« Il n’y a pas que la puissance d’analyse de Brainiac qui nous intéresse... C’est tout l’ensemble que nous voulons comprendre, avec les risques que cela représente. Si nous avions des vaisseaux aussi vastes que celui-ci, nous pourrions repousser les exoplanètes formiennes. Quant à vous, je n’ai aucune raison de vous retenir, et, même si je pourrais vous mettre en cellule, quelque chose me dit que je n’y gagnerais pas grand-chose. Nous allons vous restituer vos effets personnels, puis vous serez libres de faire ce que vous voulez. »

Talon fronça les sourcils.  C’était un choix tactique : Javert avait besoin de se concentrer, de préparer ses défenses et ses troupes, pas de s’attirer des ennemis supplémentaires en se heurtant à une Sith et à un Abyssian furieux. Quand il s’était transformé, Talon avait senti quelque chose en lui, quelque chose qu’elle avait déjà eu l’occasion de percevoir sur Arubis... En d’autres circonstances, elle serait partie dans son coin, poursuivant sa destinée solitaire, mais les circonstances étaient justement très particulières.

La Sith récupéra son sabre-laser, et se retrouva rapidement à l’entrée du siège administratif d’Olysseum, près de la station de métro. Quand Ludya se rapprocha d’elle (parce qu’il n’y avait aucun autre moyen de revenir aux quais que le train), elle le regarda pendant quelques secondes, puis s’approcha de lui.

« La Force est puissante en vous, Ludya, mais vous manquez de contrôle pour bien maîtriser votre potentiel et vous sublimer. Ces idiots de Gordaniens ne comprendront jamais rien à la Force, obnubilés qu’ils sont par leur technologie. Je peux vous aider à maîtriser vos capacités. »

Former un potentiel ennemi n’était jamais une bonne idée, mais c’était dans la nature des Sith, après tout... Et Talon n’avait pas spécialement le choix, si elle voulait espérer survivre au Grand Guédester... Pour lui, ce Brainiac et ses séides semblait lui être une menace bien plus tangible et proche que la Flotte-ruche formienne.
« Dernière édition: Septembre 27, 2014, 11:44:38 par Dark Talon » Journalisée

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FicheChalant
« Répondre #14 le: Septembre 14, 2014, 01:09:50 »

Le duo pénétra dans le train, qui se mit à démarrer, filant vers le centre de la station. Ludya ne s’était effectivement jamais présenté à elle, mais elle avait un avantage sur lui : la Force. La Force pouvait lire dans les esprits, deviner certaines pensées, et même influencer ces dernières. C’était le petit tour préféré des Jedi pour éviter des ennuis, une forme d’hypnose. Les Sith disposaient aussi de ces facultés, et, si Talon n’était pas une grande télépathe, elle en connaissait néanmoins les ficelles. De Ludya, elle n’avait pas lu grand-chose en percevant ses idées, ressentant juste un profond trouble, des pensées confuses... Son nom avait émergé de ce méandre, et l’entretien avec les Gordaniens n’avait nullement aidé Ludya à se détendre. Ce qu’il avait vu était terrifiant, et, contrairement à Talon, il n’avait pas été formé par Dark Krayt à contrôler ses émotions. Il était troublé par le génocide d’Arubis, troublé par la menace lointaine et impérieuse des Formiens, et troublé par la puissance du Grand Guédester... En réalité, il n’était pas difficile de lui trouver des raisons d’angoisser.

« Je suis encore trop jeune et immature, je n'aurai jamais la finesse ni la maîtrise d'un véritable Abyssian avec... Où plutôt sans tout ce que j'apprendrai jamais sur les miens... Il doit y avoir des secrets que je ne percerai jamais. En tout cas Jamais tout seul... Les Gordaniens ne vont pas être capables de s'aider eux-mêmes lorsque le grand Quedester débarquera ici, tout recommencera et on se retrouvera livrés à nous-mêmes. »

Talon restait silencieuse, ayant croisé ses bras, voyant les murs défiler depuis les vitres renforcées du tram. Elles donnaient parfois sur des vues panoramiques, permettant devoir, outre l’espace, de grands espaces publics. L’Olysseum avait sa propre réserve en oxygène, par le biais de grands squares, générant, grâce à des diodes spéciales, la nécessaire photosynthèse permettant aux arbres de produire du dioxygène. Une technologie qu’on rencontrait presque sur n’importe quelle station spatiale, maintenant. D’autres disposaient de grands réservoirs à oxygène, utilisant d’autres méthodes pour produire du dioxygène, mais ce n’était pas terrible. Ces appareils souffraient de forts dysfonctionnements, et l’oxygène produit n’était pas terrible, un peu vicié.

La prochaine station était celle du centre urbain, le meilleur endroit où trouver un endroit pour former l’Abyssian. Talon pouvait le faire dans son vaisseau, mais elle préférait le laisser entre les mains du service maintenance de la station afin de le réparer.

« Je... n'ai pas le choix. Je ne sais même pas de combien de temps on dispose mais J'ai besoin d'aide...
 -  C’est pour ça que je suis là », répliqua-t-elle alors.

Elle n’en dit pas plus, plongée encore dans ses pensées. L’Abyssian sortit en premier, s’étirant délicatement, avec une grâce presque féline, dénotant de la posture qu’il avait eu dans le bureau, quand toute sa masse musculaire avait subitement augmenté. Elle n’avait rien dit, sur le coup, mais cette image lui revenait en tête. Est-ce que c’était une sorte de propriété polymorphique propre aux Abyssian ? Certaines espèces animales pouvaient changer de forme en fonction des circonstances, comme le caméléon changeant de couleurs pour se dissimuler dans l’environnement. Talon n’en savait malheureusement pas assez sur cette espèce pour pouvoir émettre autre chose que des hypothèses, mais, quand l’homme la regarda, elle sourit légèrement. Son intuition féminine coïncida avec ce que la Force lui disait.

Ludya venait peut-être d’une espèce inconnue aux propriétés renversantes, mais il avait des réflexes très naturels. Il avait observé ses formes, et Talon ne s’en formalisa pas. Si elle se promenait à moitié nue, c’était bien pour qu’on l’observe. Les Twi’leks, son espèce naturelle, était une espèce connue pour avoir de nombreux esclaves sexuels. Elles étaient belles, harmonieuses, avec des formes langoureuses et magnifiques. Talon savait qu’elle était belle, et masquer cette beauté aurait été une erreur, qui l’aurait fait passer pour une femme prude et faible. Elle préférait l’exhiber fièrement.

« Je dois m'en remettre à vous et... Vous croyez que c'est possible de faire quelque chose de moi ? Je vous ai attiré tellement de problèmes depuis qu'on s'est rencontrés... C'est vrai que j'ai besoin de la maîtriser... La force doit être maladroite chez moi. »

Elle haussa les épaules en se rapprochant de lui. Sous sa forme normale, il était un peu plus petit qu’elle, et elle tendit sa main, venant caresser sa joue, en un geste qu’elle voulait affectueux.

« Tu as l’air motive et déterminé… C’est tout ce qu’il faut, de la volonté. »

La Sith s’avança ensuite hors de la station, et ils rejoignirent le centre urbain. C’était une grande rotonde faisant penser au centre-ville d’une ville. Le toit de la rotonde était une projection holographique très réaliste de l’espace. Il y avait pas mal de restaurants, de multiples boutiques, et Talon s’avança rapidement en suivant des panneaux holographiques directionnels, qui la conduisit vers le centre de maintenance de l’Olysseum. Elle tomba rapidement sur un androïde, et demanda à ce qu’on répare le moteur de son vaisseau dans les plus brefs délais. L’androïde acquiesça lentement, puis Talon se retourna, et croisa le regard de Ludya.

« On va aller louer une chambre, ce sera un bon endroit pour te former. »

En chemin, elle vit des droïdes publicitaires volants, vantant les différentes boutiques de la station par le biais d’une voix mécanique sexy :

« Pensez à recharger les munitions de vos tourelles, et à nettoyer les chargeurs de vos armes ! Olysseum-Gunshop est ouvert 24h sur 24 pour réparer votre armement, l’upgrader, et pour customiser vos munitions ! »

Talon marchait rapidement, se dirigeant vers l’un des hôtels de la zone, et rentra dans le hall d’accueil. Ayant de l’argent en stock, elle commanda une chambre pour deux, puis se retourna vers Ludya.

« D’ailleurs, je m’appelle Talon. Je suis une Twi’lek qui a appris les arcanes de la Force auprès d’un mentor, il y a fort longtemps. Si tu es prêt pour ta formation, tu peux me rejoindre dans la chambre... Ou tu peux aussi aller te promener, comme tu le veux. »

Ayant dit cela, la Sith se retourna, puis grimpa l’escalier menant vers leur chambre.
« Dernière édition: Septembre 27, 2014, 11:44:53 par Dark Talon » Journalisée

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