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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Nouveau travail, nouvelles personnes, nouvelle menace! [PV: Melinda]  (Lu 2355 fois)
Shion
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Pythie Meisaenne


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« le: Juillet 10, 2014, 03:24:00 »

Shion aurait pu passer un voyage bien tranquille si Rodrigue ne l’avait pas invitée à monter avec lui à l’avant de la diligence. Rodrigue lui parla alors de son employeuse, Melinda, quelqu’un que Shion devra apprendre à connaître et un jour, si possible, à respecter. Il lui admit être à son service depuis peu de temps, servant principalement de cocher lorsque nécessaire ou comme garde lorsqu’il était en mission stationnaire. À force de discuter, la charrette gagna enfin la grande cité qu’était la capitale de l’Empire Ashnardien. Son nom différait selon les régions, donc, du coup, le terme « Capitale » suffisait à décrire l’endroit, puisqu’il s’agissait non seulement du siège du pouvoir Ashnardien et de sa cour, mais aussi de son centre économique, où de nombreuses entreprises fleurissaient, et surtout celles qui avaient un rôle dans la guerre, puisque les tentatives d’expansion de l’Empereur semblait suffire à justifier l’énorme quantité d’or investie dans les recherches militaires et dans l’approvisionnement presque surréel d’armements pour ses soldats et les dépenses phénoménales en question d’ingrédients pour les sortilèges.

Nazim ne lui avait pas beaucoup parlé de la géographie d’Ashnard, préférant les manières à l’histoire. Elle connaissait une bonne part de l’histoire Ashnardienne, comme tout bon citoyen, mais les villes principales, les villages, les points d’intérêts, tout cela lui échappait. Elle se souvenait par contre d’une certaine loi mise en place par l’Empereur qui interdisait les pèlerinages en territoire Ashnardien, en raison de l’implication de certaines forces divines dans le conflit entre Ashnard et Nexus, et comme les croyants tirent leur pouvoir de leur foi, les pèlerinages et le sentiment d’être près de ses dieux devaient être arrêtés. Shion trouvait cette relation entre l’homme et le divin si passionnante que parfois, elle demandait à son père de lui raconter les manifestations divines sur le continent, et bien que ces incursions fussent rares, elle aimait bien penser qu’un Dieu ou même un Ange veillait sur elle, bien que même cette pensée naïve dépasse sa logique, ou son éducation.

Le soleil commençait déjà à se coucher quand le cocher lui annonça qu’il s’agissait du dernier boulevard avant d’arriver chez Melinda Warren. La Dame, à ce qu’on lui avait dit, était un génie des finances, capable de s’approprier des richesses plus vite que son ombre, à un tel point qu’elle serait riche à ne plus savoir quoi faire de son pognon. Nazim n’avait pas cherché à influencer Shion sur sa manière de percevoir sa nouvelle employeuse, certainement par peur qu’elle prenne la fuite. Après tout, même si l’esclavagisme était accepté et même encouragé car étant la principale raison de la réussite économique d’Ashnard, beaucoup de gens préfèreraient finir leurs jours dans la pauvreté mais libre que traités en objet. Shion n’avait aucune réelle opinion sur l’esclavage, car elle avait déjà travaillé avec eux pour la gestion du comté, mais il s’agissait principalement d’hommes, puisque les femmes étaient jugées inutiles, étant incapable pour la plupart de soulever de lourdes charges, ou de déplacer la décoration selon les lubies de la maîtresse de maison. Il y avait tout de même une servante pour dette qui avait été affectée au service personnel de la Comtesse, lui servant principalement de préposée au maquillage, une pratique que Shion ne comprenait pas très bien, mais qu’elle savait tout de même exécuter à la perfection. Elle savait cependant que l’Arène enfermait un grand nombre d’esclave féminin pour les donner comme compagne aux gladiateurs pour produire d’autres guerriers, de la même manière qu’un éleveur de vaches faisait saillir sa vache pour un veau de bonne qualité.

Les rues étaient étroitement surveillées par la Garde Civile, plus exactement son Élite, vu leur armement, dont la tâche était de faire respecter l’ordre et la paix urbaine. La diligence s’arrêta alors dans une écurie de la demeure de Melinda. Étonnamment, ceux-ci étaient d’une propreté impeccable et très bien gérer. Même les chevaux semblaient être en parfaite santé. Avec l’aide du cocher, Shion parvint à descendre de son perchoir avec une certaine grâce, bien que pendant sa descente, sa jupe remonta légèrement, dévoilant le galbe idéal de ses cuisses, causant à l’homme un certain rougissement, et elle un petit hoquet d’embarras, s’empressant une fois à terre de conserver sa pudeur en replacant prestement sa jupe, exécutant ensuite une révérence polie, avant de se tourner vers l’entrée du palace. Elle fut surtout frappée par ce qu’il l’attendait là; une jeune femme, à peine plus vieille qu’elle-même. Elle savait que Dame Warren n’avait aucun enfant, et vu l’attirail de celle-là, il était impossible qu’il s’agisse d’une autre servante. Et puisque Nazim lui avait enseigné à ne pas chercher plus loin que nécessaire, Shion s’approcha, accompagnée de Rodrigue, de l’étrange Dame, et une fois suffisamment près, et en respect avec les règles de la courtoisie entre membres de la caste inférieure à celle de la noblesse, elle exécuta une nouvelle révérence, mais en se courbant encore plus bas qu’avec Rodrigue, avec une élégance appréciable, voire parfaite, se redressant au bout d’une dizaine de secondes.

Comme la nouvelle venue ne semblait pas prendre la parole, probablement à cause de son éducation assez stricte, Rodrigue la présenta donc à sa place.

« Maîtresse Warren, je vous présente Shion, du Comté de la Dame Morgane, annonça-t-il avec son enthousiasme habituel. Elle est le sujet de la lettre de sieur Nazim, Intendant du Comté, et celle qui vous a été promise. Elle a été élevée et éduquée dans les règles de l’art par Nazim personnellement et, malgré ses quinze ans, Nazim affirme que ses talents de gestion d’une maisonnée sont plus qu’acceptables. Aurais-tu quelque chose à rajouter, Shion? demanda-t-il en se tournant vers la concernée.

La jeune demoiselle leva alors la tête vers Melinda. Ne sachant pas quel expression adopter devant une nouvelle rencontre de ce genre, elle se contenta de conserver un air un peu plus coincé, austère. Elle s’apprêtait visiblement à dire quelque chose, mais finalement, elle fit un geste poli de la tête pour dire qu’elle n’avait rien à rajouter, ce qui pouvait passer pour la timidité de la nouvelle venue, avant de regarder Melinda et tenter un beau sourire, ses doigts nerveusement emmêlés dans son dos; elle ne s’expliquait pas l’étrange inconfort qu’elle ressentait en ces lieux, comme si quelque chose de profondément malsain se cachait derrière cette porte. Elle prit quand même l’initiative de détendre les épaules et de relaxer un peu son dos pour ne pas paraître trop raide; son inquiétude viendrait probablement à passer.
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« Répondre #1 le: Juillet 11, 2014, 01:17:56 »

Il y a quelques jours, Mélinda avait fait, par un échange de lettres, l’acquisition d’une nouvelle intendante dans son harem. Elle lui avait été offerte par une puissante Ashnardienne, la Comtesse Morgane, et l’affaire avait été négociée par l’Intendant de ce comté, Nazim. Le plus curieux était l’absence totale de contrepartie financière. Nazim avait argué que la Comtesse était très impressionnée par ce harem, que les services sexuels de Mélinda avaient aidé un autre comte, proche de cette dernière. Morgane voulait lui faire ce cadeau, mais Mélinda n’y croyait tout simplement pas. On ne faisait pas cadeau gratuitement d’une intendante, et elle sentait le coup fourré. Néanmoins, comme il n’était pas dans son intérêt de refuser les cadeaux d’une comtesse influente, la vampire avait accepté, et attendait maintenant que son colis lui soit livré. On lui avait fourni quelques informations sur cette femme. Elle s’appelait Shion, et elle était belle, et bien éduquée. Les informations obtenues sur elle indiquaient qu’elle était très douée pour faire le ménage, nettoyer les affaires, les repasser, changer les lits, aérer les chambres... Elle affectionnait les tenues de maid, et n’avait aucune expérience sexuelle. À partir de cette fiche, Mélinda avait accepté l’offre, tout en usant de son influence pour pouvoir, parallèlement, se livrer à des recherches sur elle. L’enquête mettrait du temps avant d’aboutir, beaucoup de temps, mais la vampire voulait en savoir plus, et savoir ce qu’on lui cachait.

Elle se tenait dans ses écuries, vêtue de sa belle robe dorée et ample avec des motifs verts, en attendant la venue de l’intéressée. Le cocher finit par arriver, laissant Mélinda plongée dans ses pensées. La vampire était effectivement bien riche, très puissante, et sa puissance ne cessait de monter. Le sexe était un commerce très rentable, qui ne cessait de faire des bénéfices, et ce à tel point que Mélinda avait commencé à étendre son activité, à la développer ailleurs, notamment en faisant l’acquisition d’une guilde. Cette guilde avait connu un lourd investissement financier, et elle en profitait maintenant. Mélinda croisait lentement les bras, voyant d’autres servantes à côté d’elle. Elle n’était évidemment pas venue seule, et elle était notamment accompagnée par Marina, son avocate, une délicieuse esclave dans un tailleur sexy, qui avait été éduquée depuis sa naissance par la vampire, afin de devenir une avocate... Son avocate. Marina tenait dans sa main un contrat à signer avec Rodrigue, un homme de Nazim, envoyé pour livrer le « colis ». De cette manière, la convention serait avalisée.

La calèche finit par arriver, et le portail de l’écurie s’ouvrit pour l’accueillir. C’est ainsi que Mélinda vit, pour la première fois, la fameuse Shion. Elle portait une magnifique tenue de soubrette, et Rodrigue la présenta, tout en se dressant face à elle. Mélinda souriait légèrement en voyant la belle Shion, qui se présenta par le biais d’une élégante petite courbette. Oh oui ! Elle était parfaite, bien éduquée, et elle semblait délicieusement soumise ! La vampire se mordilla les lèvres en la voyant... Si belle, si mignonne, et si timide !

*Elle est... Parfaite.*

Tout simplement. Mélinda la savourait du regard, mais elle n’avait aucun regard appuyé ou insistant. Il ne fallait pas non plus l’effrayer, et la vampire conservait donc une certaine retenue, l’observant brièvement, son œil expert détaillant sans problème le corps de la femme.

« Hum... Il faudrait que vous signiez ce document... »

Marina tendit à Rodrigue le contrat. Mélinda la laissait se charger de la paperasse, s’en souciant fort peu. Elle préféra se pencher vers Shion, un sourire étincelant sur le coin des lèvres, et tendit sa main, venant caresser la douce joue chaude de Shion.

« Bienvenue dans ta nouvelle demeure, Shion... »

Mélinda lui fit un sourire plus assuré, en penchant légèrement la tête sur le côté.

« Je suis Mélinda, ta Maîtresse... Je suis sûre que tu vas te plaire ici, pas vrai ? Tu es contente d’être là ? Si tu es intimidée, tu as le droit de me le dire, ce serait tout à fait normal. »

Il fallait aborder les choses calmement pour ne pas la paniquer.
« Dernière édition: Juillet 11, 2014, 07:57:09 par Mélinda Warren » Journalisée


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« Répondre #2 le: Juillet 11, 2014, 04:46:03 »

L’inexpérience de Shion par rapport aux domaines du sexe et de la prostitution ou même de l’esclavagisme risquerait de se montrer être un problème pour Miranda, mais compte tenu de la fascination qu’a Shion pour tout ce qui était nouveau, elle ne risquerait pas d’être handicapée bien longtemps, s’était dit Nazim au moment de l’envoyer au loin. Cependant, un détail avait toujours été présent dans l’esprit de l’homme, c’était la possibilité que Shion soit traitée en esclave plus qu’en assistante, et puisque son éducation avait renforcé sa conviction que tout ce qui était séparé du travail était inutile, elle risquait de ne pas très bien s’adapter à l’univers charnel et purement sensoriel de la sexualité, et si Melinda décidait de lui mettre les fers au poignet, il redoutait que Shion n’en devienne misérable. Mais il ne pouvait pas se permettre d’augmenter les critères, Melinda était la seule avec la puissance nécessaire en Ashnard pour tenir Morgane en respect, hormis Mordred lui-même, et si elle refusait de protéger la petite, il ne savait pas où l’envoyer. Meisa était absolument hors de question, parce que tous les navires Ashnardiens et même une bonne partie de leurs contacts en Nexus refuseraient d’embarquer dans ce périple pour une fille, même s’il mettait à leur disposition tout son or.

Shion était donc là, devant Melinda, comme un agneau devant une bande de loups. Elle n’osait pas faire le moindre geste, un peu intimidée par ces regards rivés sur elle, lui donnant presque envie de faire demi-tour pour aller se cacher derrière la diligence, mais encore une fois, son éducation supplanta ses sentiments, la forçant à garder les jambes bien crampées au sol et à regarder les joues de son interlocutrice, car selon cette même éducation, regarder une personne de la caste supérieure droit dans les yeux était une preuve d’arrogance et d’impolitesse. Melinda la détaillait avec une grande attention, et en toute honnêteté, la jeune demoiselle aurait donné très cher pour savoir ce que cela pouvait bien être; les réputations ne pullulaient pas au comté, surtout depuis Morgane, à cause de son horreur des potins, résultant le fait que Shion ignorait une bonne partie de tout ce dans quoi trempait Melinda. Elle joua nerveusement avec ses doigts, encore un peu plus mal à l’aise, jusqu’à ce que la dame pose sur sa joue une douce main chaude, provoquant un frisson indescriptible chez Shion, comme si tout d’un coup, son corps le prévenait du danger que cette femme représentait. Elle eut presque le réflexe de repousser brutalement la main de l’étrange noble, mais sa conscience parvint à la maintenir en place; un tel geste lui assurerait un bien piètre départ pour sa toute première journée chez la dame qu’elle devait servir à partir de ce jour, et Nazim ne le lui pardonnerait certainement pas de rentrer parce qu’elle s’était conduite comme une idiote. Donc, plutôt que de prendre une mesure draconienne pour se débarrasser de la main, la jeune Intendante se contenta de détourner le regard, un pourpre adorable lui saisissant les joues, qui causèrent même un rire discret chez les servantes qui accompagnaient Melinda, un rire qui se réprima très vite.

« R… -Elle avala avec difficulté la boule qui lui enserrait la gorge, et se reprit- Ravie de faire votre connaissance, milady.

Elle n’eut pas le courage de répondre aux autres questions, d’une part parce qu’elle ne pouvait pas -comment dire qu’elle allait se plaire en ces lieux et qu’elle était contente d’être là alors que c’était sa toute première visite?- et d’une autre parce que cette femme la troublait beaucoup. Elle avait l’impression qu’elle s’attendait à beaucoup de choses d’elles, et cette pression lui était inconnue; Nazim lui imposait la pression de l’enseignant et du mentor, mais cette pression si était différente; insidieuse et omniprésente, c’était comme si dans le regard de Melinda, il y en avait encore une centaine d’autres, tous rivés sur elle avec le même sourire que la dame. Mais elle ne pouvait pas en parler; ses sens n’étaient pas toujours juste, après tout, et c’était peut-être le voyage qui la rendait un peu inconfortable, et qu’elle s’inquiétait pour rien.

Visiblement, Rodrigue se rendit compte que Melinda ne se rappelait pas du tout qu’il travaillait pour elle. En même temps, elle n’était pas celle qui s’occupait des cochers qui travaillaient à sa demeure, ils étaient même pas des esclaves, ils étaient engagés en échange de nourriture pour leurs chevaux et quelques pièces d’argent, car les cochers étaient souvent des fermiers ayant fait faillites, qui avaient gardé tout juste quelques bêtes pour pouvoir survivre à leurs maigres ressources. Il se frotta un peu la tête en prenant le contrat, puisqu’il était impoli de faire attendre quelqu’un dans le vide, et regarda Melinda.

« En fait, Maîtresse, je ne peux signer quelque chose qui ne me concerne pas. Sieur Nazim m’a assuré que cette femme vous avait été transmise en bonne volonté, et qu’il n’y avait aucun contrat d’impliquer, puisque Shion est désormais… une employée à son compte, à ce que j’ai bien compris. »

À l’exception des marchands, les travailleurs autonomes étaient rares en Ashnard, et même en Nexus, car il était plus sûr de travailler pour une guilde que travailler seul, puisque les particuliers faisaient davantage confiance à un membre d’un groupe qu’un travailleur solitaire n’ayant aucune réputation. Shion fut quand même un peu surprise lorsque Rodrigue parla de l’absence de contrat elle-même, puisque les contrats étaient autant une forme de protection qu’une preuve s’il est enfreint devant la Justice de l’Empereur, ce qui lui causa de jouer encore plus avec ses doigts. Elle s’apprêta à tendre les mains vers le papier quand Rodrigue le rendit simplement à Melinda, sans le lui montrer. Elle resta donc stupéfaite et mal à l’aise, étant très curieuse de savoir ce qui avait été discuté entre elle et son père, mais elle maintint le silence; les protestations étaient disgracieuses et puériles; si elle avait quelque chose à dire à son employeuse, ce serait dans le privé et loin des oreilles; si Melinda était son employeuse à partir de maintenant, Shion ne pouvait démontrer de désaccord et de désobéissance en public, il en allait de la réputation de Melinda sur son habileté à se faire entendre de ses serviteurs et se faire obéir, alors que pour Shion, ce serait simplement catastrophique; une intendante qui ne faisait pas ce qu’on attendait d’elle méritait simplement de perdre son titre et de gagner les rues, c’était les mots de Nazim eux-mêmes, et Shion avait appris à craindre de vivre sur les rues; l’endoctrinement de Nazim lui donnait une terrible image du monde sans la servitude rassurante envers un employeur, et du coup, même si parfois le travail était pénible et ennuyeux, il valait mieux être en peine et ennuyé qu’être tabassée, déboursée, agressée et possiblement tuée là où la protection d’un bon patron était inexistante.
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« Répondre #3 le: Juillet 15, 2014, 01:13:09 »

Rien à signer ? Nazim n’avait donc pas donné à Rodrigue un mandat spécial ? Tout ça était tellement... Bizarre. En fait, Nazim avait agi exactement comme s’il voulait se débarrasser de cette Shion sans que personne ne le sache. S’agissait-il d’une manière de frauder les impôts ? D’organiser sa propre faillite pour désintéresser des créanciers ? Mélinda allait devoir se renseigner sur la santé financière du comté de Morgane, afin de savoir ce qui se passait. Elle était suffisamment intelligente et connaisseuse des jeux politiques au sein de l’Empire pour savoir quand on lui tendait un piège, ou quand il y avait un coup fourré... Exactement comme en ce moment. On lui cachait des choses, et elle abhorrait cela. Sincèrement. Néanmoins, Shion n’y était pour rien, et l’intendante semblait aussi surprise qu’elle, en plus d’être d’une timidité maladive. En réalité, Mélinda soupçonnait déjà le pot-aux-roses : une bâtarde. Elle n’avait pas de nom de famille, et Nazim agissait exactement comme si Shion était le fruit d’une malencontreuse grossesse de la comtesse. Par expérience, la vampire savait que, dans ce genre de circonstances, les nobles préféraient cacher les bâtards, plutôt que de prendre des risques de voir leur noble succession être fragilisée par des amours enfantins de jeunesse. On se débarrassait d’eux en les refourguant à des harems, et en laissant le moins de documents possibles, afin qu’il soit impossible de reconnaître la filiation devant un tribunal. De fait, Mélinda ne voyait aucune autre explication.

Elle finit donc par hocher la tête, Marina reprenant le contrat. Si elle devait mener une enquête, elle avait intérêt à agir en toute discrétion, car il ne faudrait pas que Nazim apprenne que la vampire cherchait à connaître l’identité du père, et ce d’autant plus qu’il y avait de fortes chances pour qu’il ne soit rien de plus qu’un vulgaire damoiseau, un page, un fermier, ou un boulanger. Mélinda allait quand même se renseigner, mais, pour l’heure, elle congédia Rodrigue, invitant ce dernier à ranger son chariot, et à retourner vaquer à ses occupations.

« Bien, bien... À nous, Shion. »

Mélinda chargea Marina de ranger le contrat, puis retourna caresser les cheveux de Shion. L’intendante était un peu plus petite qu’elle, de seulement un ou deux centimètres. Mélinda n’était pas bien grande, et elle s’avança, sortant des écuries.

« J’ignore si on t’a dit où tu te trouves, Shion... Mais mon établissement dispose de beaucoup de chambres, ce qui implique donc des couvertures, des draps, des taies d’oreillers, des chambres à aérer... Il y a tout un service d’intendance, mais tu auras le temps de te familiariser avec ça. Je n’ai pas pour habitude de presser mes servantes. »

Mélinda quitta l’écurie, allant dans la cour arrière du harem, comprenant un agréable jardin avec de multiples fleurs, et quelques bassins. C’était un endroit agréable, une touche de verdure agréable, et quelques servantes étaient là, assises sur des bancs, profitant du soleil, ou se baignant dehors. Le regard de Mélinda croisa le corps passablement endormi, dans un bassin, d’Amber. Elle tourna sa tête vers sa Maîtresse, et lui sourit tendrement.

« Maîtresse ? Vous venez prendre un bain avec votre Amber-chérie ? »

La vampire lui sourit, et poussa légèrement Shion devant elle.

« Je te présente Shion, Amber... C’est notre nouvelle intendante.
 -  Oh... Enchantée, ma petite. »

Amber portait un soutien-gorge rose minuscule, et aucune culotte, permettant ainsi de voir son intimité. Elle leur souriait, et finit par ôter également son haut.

« Amber fait partie des intendantes du moment, expliqua Mélinda à Shion. Elle sera ta supérieure quand tu feras le ménage. »

Mélinda avait bien des choses à lui expliquer, et elle s’écarta d’Amber, allant vers l’entrée du harem. Une question lui trottinait dans la tête, et elle finit par la poser :

« Sais-tu quelle est l’activité de mon établissement, Shion ? »
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« Répondre #4 le: Août 04, 2014, 06:45:34 »

La demeure de Lady Melinda était énorme, plus grande que ce que Shion était accoutumée, ayant pourtant vécu une bonne part de sa vie dans les couloirs du manoir de Lady Morgane. La Lady lui affirma qu’elle n’avait pas à craindre d’être pressée de prendre ses fonctions, qu’elle aurait le temps de s’accoutumer à l’endroit, mais plutôt qu’être inquiète, Shion trépignait secrètement d’impatience de montrer son savoir-faire à sa nouvelle patronne, trouvant le défi digne d’être relevé. Apparemment, elle aurait beaucoup de travail, mais selon ce que disait la Lady, elle ne serait pas seule pour l’exécuter. Elle comprit donc qu’il y avait d’autres employées dans l’endroit, et que dans les ententes passées entre son père et Lady Melinda, il n’était pas question de la mettre dans un position de gestion; elle devrait donc commencer au niveau des novices. Après quatre ans à diriger une maisonnée comprenant plus de trente serviteurs, elle était un peu déçue que son curriculum n’ait pas un peu influencé les négociations sur sa position au sein du personnel, mais elle ravala son amertume, refusant de montrer à Melinda qu’elle avait des attentes un peu plus ambitieuses, car l’ambition chez une servante était normalement très mauvais présage, et Shion ne voulait pas faire régner le doute entre elle et sa nouvelle patronne si tôt dans leur relation. Elle fut cependant interrompue dans ses pensées alors qu’elles passaient dans la cour du harem, où un petit nombre de demoiselles placotaient entre elles de choses et d’autres, et elle les reconnut comme étant d’autres servantes de Melinda, sans savoir ce qui l’avait aiguillé à constater une telle chose. Elle fut subitement sujette à une toute nouvelle vue, alors qu’une femme se prélassant dans un bassin salua Melinda. Bien qu’elle fut habituée de voir le corps nu d’autres femmes, ayant notamment été affectée au service des invitées de Morgane pendant ses nombreuses festivités organisés à sa demeure, c’était bien la première fois qu’elle voyait une femme aussi naturelle dans son impudeur.

« Je te présente Shion, Amber... C’est notre nouvelle intendante.
 -  Oh... Enchantée, ma petite. »

Malgré le commentaire qui aurait facilement pu piquer Shion, qui était effectivement petite, l'Intendante s’apprêtait à répondre quand la dénommée Amber retira subitement le dernier vêtement qui pouvait bien faire office de brave protecteur de sa pudeur, dévoilant une poitrine qui manqua presque de causer à Shion son tout premier complexe par rapport à son corps. Instinctivement, elle eut un réflexe inexplicable de masquer sa poitrine avec son avant-bras, frissonnante juste à imaginer l’effet des courants d’air sur la poitrine mouillée de la dame. Elle parvint néanmoins à reprendre brièvement le contrôle de sa parole pour rendre ses salutations à Amber, s’inclinant poliment devant elle tout en se représentant mentalement le fouet de Nazim sur ses épaules et ses fesses lorsqu’elle commettait des écarts de comportement. L’homme énumérait normalement ses erreurs alors qu’il la punissait, car bien qu’il soit celui qui tenait le fouet, il s’agissait d’une procédure très standard en Ashnard pour se débarrasser des comportements indésirables chez une personne, plus spécifiquement à un subordonné. Heureusement pour elle, les flagellations de son père n’avait jamais laissé de marque permanente sur sa peau, ni ne l’avait endommagée; Morgane aurait été furieuse si des rumeurs courraient qu’elle permettait ce genre d’acte chez elle, car ce genre de pratique, bien que répandu, devait rester secret.

« Amber fait partie des intendantes du moment, expliqua Melinda à Shion. Elle sera ta supérieure quand tu feras le ménage. »

Soudainement, Shion s’inclina une seconde fois, mais plus bas q   ue la fois précédente, pour se rattraper de son comportement. Amber était non seulement une personne qui pouvait se montrer très familière avec la Lady, mais elle était en plus sa supérieure, ce qui l’obligeait à lui démontrer encore plus de respect. C’était un protocole qui pouvait sembler vain, mais l’humilité étant une valeur primordiale pour un serviteur, surtout une femme, aux yeux de Nazim, et du coup, elle avait été élevée pour se conformer scrupuleusement à tous les usages nécessaires à la démonstration de sa soumission et du respect.

« J’ai très hâte d’avoir le plaisir de travailler avec vous, madame Amber », articula-t-elle le plus sincèrement du monde.

Elle fut tout de même soulagée quand Melinda s’éloigna de la baigneuse, puisque Shion ne savait pas combien de temps elle pouvait encore regarder la dame sans détourner le regard. Garder un contact visuel sur une femme aussi confiante, et avec raison, de son corps la mettait très mal à l’aise, et assez inexplicablement pour elle, piquait sa curiosité; elle se serait bien encore permis quelques coups d’œil par-dessus son épaule si l’étiquette ne réclamait pas qu’elle voue sa complète attention à sa nouvelle patronne tant que celle-ci ne lui donnait pas son congé. Puisque Melinda ne la regardait pas encore, elle se frotta tout de même les joues pour essayer de faire circuler le sang avant que quelqu’un ne remarque la nouvelle teinte de celles-ci. Elle prit une discrète inspiration. Autour d’elle, elle notait les regards discrets que les dames lui adressaient, et les changements dans les conversations, dont elle faisait maintenant l’objet, elle en fut presque sûre. Des ragots, certainement, mais elle aurait bien en savoir le contenu, mais comme il aurait été discourtois de se séparer aussi vite de sa patronne pour s’enquérir de ce qu’on disait d’elle, elle ravala sa curiosité. Soudainement, Melinda l’interrogea sur ses connaissances de ses pratiques dans son établissement. Nazim lui avait fait un court résumé de Melinda, lui expliquant simplement qu’elle était une marchande très influente dans le domaine du commerce d’esclave, dont elle avait une grande part du marché.

« Je ne sais que peu de choses, milady. »

Elle lui fit donc part de ce que Nazim lui avait dit, donc seulement qu’elle savait que Melinda était une commerçante d’esclaves, et qu’elle en tirait un très généreux profit. Elle aurait aimé en savoir plus elle-même, mais si son père n’avait pas jugé nécessaire de l’informer sur tout ce qui entourait Melinda, c’était certainement parce que la réalité lui sauterait assez facilement aux yeux. Elle avait foi en le jugement de Nazim. Elle baissa alors le regard, humblement.

« Pardonnez ma question, milady, mais Nazim ne m’a jamais dit ce que seraient mes fonctions ici. Je suis consciente que mes capacités sur l’entretien de votre demeure seront évidemment utilisées, mais je sais être utile dans beaucoup de domaines. J’ai passé beaucoup de temps à apprendre beaucoup de différentes pratiques par des précepteurs qualifiés dans les domaines de la guérison, de la gestion, du commerce, des lettres et… »

La liste de ses talents était longue, bien que son expérience ne soit dans la plupart que des bases appliquées ici et là en temps de besoin, mais elle voulait épater sa nouvelle patronne, puisqu’elle était celle qui non seulement lui fournissait un toit, mais aussi sa pitance et un lit. Enfin, elle espérait qu’elle allait avoir droit à un lit, elle abhorrait la paille, puisque Nazim avait l’habitude de la faire dormir dehors dans l’écurie s’il n’était pas satisfait de son travail, et dormir neuf jours sur douze dehors était parfaitement détestable.

Soudainement, Shion constata que le voyage avait drainé plus d’énergie qu’elle ne s’y attendait, aussi se frotta-t-elle les yeux avec son bras pour en chasser les larmes de sommeil, résistant à l’envie de lâcher un disgracieux bâillement. Elle secoua la tête pour se réveiller et garder un peu ses sens.
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« Répondre #5 le: Août 08, 2014, 02:16:29 »

Mélinda savait de quoi Shion était capable. On lui avait dit qu’elle n’était pas qu’une simple servante, mais qu’elle pouvait aussi assurer la comptabilité, le secrétariat, et la gestion. Vu comment elle était timide, Mélinda l’imaginait mal faire du management. La vampire l’avait senti rougir, à travers une oscillation de son sang, et n’avait rien dit, se contentant de rentrer dans le harem, laissant Amber se prélasser. Tandis que Shion se retournait, et suivait sa Maîtresse, les esclaves en profitèrent pour regarder le corps de Shion, étudiant ses courbes et ses formes à travers sa tenue de maid. La vampire pénétra à l’intérieur du harem, dans une partie réservée au personnel.

C’est à cet instant que Shion lui rappela de quoi elle était capable. Mélinda tourna la tête vers elle, esquissant un léger sourire. Shion était en train de lui déblatérer la liste de toutes ses capacités, et Mélinda coupa court à son déballage. Elle posa en effet brusquement un doigt sur les lèvres de Shion, tout en se rapprochant d’elle, et sourit légèrement. Ses beaux yeux verts se plantèrent dans ceux de Shion, et elle lui répondit :

« Je connais tes compétences, ma petite Shion, et elles seront mises à contribution. Je crains fort que Nazim ne t’ait pas dit tout ce qu’il y avait à savoir... J’achète effectivement des esclaves, mais je ne suis pas qu’une simple esclavagiste. Si c’était le cas, je les revendrais, j’aurais un marché, et non un harem. »

Mélinda vendait bien des objets, mais il s’agissait de produits dérivés découlant de l’activité de son harem : sex toys, tenues sexuelles, aphrodisiaques, etc... Comme elle disposait d’une Ushi, elle vendait notamment un délicieux lait aphrodisiaque, Melrose, son Ushi, étant traitée tous les jours pour remplir ses bouteilles de lait. Mélinda retira son doigt des lèvres de Shion, proche d’elle, très proche... Trop proche. Sa bouche, ses délicieuses petites lèvres, étaient en effet à quelques centimètres de celles de Shion, et la vampire continuait à la regarder, ses yeux oscillant entre ceux de Shion et entre ses lèvres. La petite timide n’avait pas du tout l’air de savoir à quoi s’attendre ici, et c’était le rôle de Mélinda de l’informer, afin qu’elle ne soit pas trop surprise. Elles se tenaient en ce moment dans une sorte d’antichambre, avec une porte au fond, menant tout droit dans le dortoir commun... Mais il était nécessaire de préparer Shion auparavant.

Les mains de la vampire se posèrent sur les hanches de la femme. Leurs poitrines se frôlaient, et elle reprit ses explications, poursuivant comme si de rien n’était :

« Tes responsabilités augmenteront avec le temps. Pour l’heure, tu nettoieras les chambres, mais tu pourras aussi t’occuper de l’accueil, participer à la comptabilité, assister Marina, l’avocate de l’entreprise... Sans parler de tes tâches normales et quotidiennes, Shion. Mon harem est très réputé au sein d’Ashnard, parce qu’il offre un service de qualité, ce qui n’est possible que parce que je dispose d’esclaves compétentes et motivées. »

Elle lui sourit alors, et l’embrassa sur la joue, appréciant sa tendre et chaude peau.

« Tu es appelée à avoir une vie de rêve ici, ma belle... Plus tu auras ta réputation, et plus tu auras de privilèges...  Pour l’heure, tu dormiras dans le dortoir commun, sur un lit, mais, avec le temps, tu auras le droit à ta propre chambre... Celle où les clients viendront te voir. »

Le secrétariat, la comptabilité, étaient des activités nécessaires à la bonne administration d’une entreprise florissante, mais ils n’étaient pas les activités principales du harem de Mélinda. La première activité de Shion serait ses prestations sexuelles, mais cette dernière ne semblait pas en avoir conscience. Il était probable qu’elle ignorait totalement ce qu’était un harem, et ce qu’on y faisait. En d’autres termes, Shion était une petite perle innocente, inconsciente de sa beauté, inconsciente de sa situation ici... Une jeune adulte ayant encore une mentalité d’enfant, et qui allait mûrir sous la direction de la vampire.

Mélinda s’écarta d’elle, conservant sur ses lèvres un sourire rassurant. Dans ce genre de situations, le mieux était sans doute un peu de démonstration. Ses mains délaissèrent les hanches de Shion, mais elle attrapa l’une de ses mains, la tenant dans la sienne, puis se rapprocha de la porte menant au dortoir, et posa son autre main sur la poignée.

« Prête ? demanda-t-elle avec un sourire espiègle. Je te présente ton nouveau foyer, Shion ! »

Mélinda ouvrit rapidement la porte, et on put entendre, tandis que cette dernière s’ouvrait, des gloussements, des paroles, des rires, des soupirs, et le son de claquements. La porte s’ouvrit en grand, sur une grande pièce, avec une multitude de lits simples et de lits superposés, formant de longues rangées. Des lits confortables, avec des couvertures propres, et des matelas moelleux et durs.

Il y avait une multitude de femmes, toutes les esclaves de Mélinda. Elle connaissait l’identité de toutes ces femmes, ainsi que des quelques hommes qui erraient ici aussi. Il fallait de tout pour faire plaisir au monde, après tout. Tenant Shion par la main, la vampire la tira à l’intérieur de la salle, et la laissa observer. Des filles se maquillaient proprement sur leur lit, d’autres dormaient, d’autres parlaient, d’autres jouaient autour de tables dans un coin... Et d’autres se livraient sans gêne à des activités plus intimes. Dans un lit, une femme en pénétrait une autre. Sur un autre, une jeune mère laissait son bébé téter à son sein, tandis que le père en profitait pour enfoncer son sexe dans la bouche de la mère, soupirant de plaisir. Là encore, une femme portant des gants noirs fessaient les fesses d’une neko portant une tenue de soumise.

Elles étaient nues, ou portaient des tenues qui leur auraient valu d’être poursuivies pour attentat à la pudeur dans la rue. Un véritable festin visuel de seins, de chairs tendres, de fesses tendres et courbes.

« Tu coucheras ici les premières semaines, Shion... Le temps de t’habituer... » susurra Mélinda dans le creux de l’oreille de Shion, restant sagement dans son dos.

Elle ne voulait pas lui gâcher la vue de ce spectacle.
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« Répondre #6 le: Août 08, 2014, 03:48:20 »

« Je connais tes compétences, ma petite Shion, et elles seront mises à contribution. Je crains fort que Nazim ne t’ait pas dit tout ce qu’il y avait à savoir... J’achète effectivement des esclaves, mais je ne suis pas qu’une simple esclavagiste. Si c’était le cas, je les revendrais, j’aurais un marché, et non un harem. »

Soit Nazim l’ignorait, ou alors il avait omis de le dire à Shion, de peur de l’effrayer. Peut-être avec raison, mais au moins, elle aurait probablement été préparé s’il avait su et qu’il avait fait part de ses informations. Alors qu’elle cherchait encore à faire du sens avec ce qu’elle savait et ce que Melinda lui disait, la dame s’approcha d’elle, si près qu’elle pouvait sentir son parfum entrer ses narines. Étrange flagrance, loin d’être désagréable, mais qui lui donna une légère indication sur la fortune de la dame; le parfum n’était pas un produit très abordable en Ashnard, et pour en avoir un de bonne qualité, il ne fallait pas avoir de problème à mettre la main à la bourse. Elle sentit ses mains sur ses hanches, ses seins sur les siens, et elle regarda les iris vertes de la dame, encore incertaine de la façon dont elle était censée [hrp : Quand je pense que j’ai eu un problème avec cet homonyme pendant autant de temps sans savoir…] réagir.

« Tu es appelée à avoir une vie de rêve ici, ma belle... Plus tu auras ta réputation, et plus tu auras de privilèges...  Pour l’heure, tu dormiras dans le dortoir commun, sur un lit, mais, avec le temps, tu auras le droit à ta propre chambre... Celle où les clients viendront te voir.
-Mes… clients, Milady? Quels… Ah!… oh…! Je croyais que… mais… »

Non, aucun mot ne lui venait. Elle restait simplement comme ça, à tourner les termes dans sa tête pour trouver une autre signification, mais même son esprit pur ne pouvait trouver une autre signification; elle était douce, innocente, mais certainement pas débile, et elle ne manquait pas de finesse d’esprit.

Surprise? Oui. Un peu. Ses sourcils, fins, se redressèrent, pendant qu’elle regardait les yeux verts de Melinda, qui s’était rapprochée d’elle avant de lui poser un baiser sur la joue. Elle aurait pu rougir, mais les paroles de Melinda avait chassé son embarras pour lui imposer un profond malaise. Elle aurait voulu que ce ne soit qu’un sous-entendu pour des clients à la recherche de ses capacités intellectuelles, mais au moins, cela faisait du sens avec le fait qu’une telle femme fasse un tel profit sans participer elle-même à la vente d’esclave. Pourquoi vendre quand on pouvait constamment profiter d’un revenu en les gardant simplement à son service? Décision logique, et tout à l’honneur de la dame. Shion sentit quand même un frisson lui parcourir l’échine en imaginant le visage d’un noble, et le seul qui lui venait en tête était celui du mari de Morgane, qui était loin d’être flatteur vu son âge, en train de la fixer pendant qu’il la déflorait. Elle ne donnait pas grande valeur à sa virginité, là n’était pas le point, mais quand elle savait que la plupart des expériences dans une vie étaient marquées par la première, elle ne put s’empêcher d’avoir un reflux gastrique causé par le stress.

Le visage de Shion perdit sa rougeur pour regagner son teint naturelle d’un blanc de craie, alors que son visage se voilait d’inquiétude résignée. Elle se sentait piégée, d’une part à cause du conditionnement de Nazim qui lui affirmait qu’être dans une position désavantageuse était toujours meilleure que de vivre une journée sans un toit au-dessus de sa tête, mais aussi parce que Melinda n’était pas n’importe qui; elle était de la noblesse, elle pourrait la faire tuer pour avoir éternué en sa présence, alors, si elle fuyait, elle ne pouvait qu’imaginer ce qu’elle lui ferait.

La dame ouvrit alors une porte, et derrière elle, une forte odeur de sexe et une aura à faire frissonner n’importe qui d’un peu sensible s’échappèrent, agressant le nez de l’Intendante et ses sens.

« Tu coucheras ici les premières semaines, Shion... Le temps de t’habituer... »

Autour d’elle, Shion ne pouvait pas rater un spectacle qui aurait été qualifié de n’importe où ailleurs comme étant d’une décadence sans limite. Mais si Melinda cherchait à l’effrayer, elle s’était trompée de victime; Shion ne trouva pas cela plus impressionnant que cela. Pourquoi? La réponse était simple; Nazim lui avait souvent fait assez part de ce qui se passait dans le monde pour ne pas être terrorisée par des hommes et des femmes qui se faisaient des politesses intimes. Tout au plus, elle trouvait ça vulgaire, non pas l’acte en lui-même, car contrairement à ce qu’on pouvait s’attendre, l’acte en tant que tel ne lui posait aucun problème, c’était autre chose; la sensualité, la provocation qui lui suscitait quelque chose, parce qu’elle n’avait jamais connu une telle chose; combien de fois avait-elle surpris des invités de Morgane en train de joyeusement se faire les servantes? Et combien ont tenté de lui passer dessus à son tour? Trop pour qu’elle puisse les compter. Ce qui la blessait, par contre, c’était de devenir elle-même une marchandise. Un objet, pour quelqu’un d’autre, à être utilisée, à devoir satisfaire quelqu’un avec son corps, e non avec son esprit. Mais dans la société Ashnardienne, n’était-ce pas ce qu’étaient les femmes, de manière générale? Les prostituées de rue, qui se battaient avec la maladie, pour pouvoir se nourrir, ou nourrir leurs enfants, les servantes qui devaient se donner à des hommes riches simplement parce qu’elles font partie d’une caste inférieure, où le moindre « écart » justifiait la peine capitale.

Oui, Shion était dégoûtée, mais quelque part, elle s’était déjà résignée. Et pour comprendre pourquoi elle n’avait pas encore perdu pied pour pleurer sur son misérable sort, il fallait comprendre qu’elle avait une capacité incroyable d’adaptation. Enfin, cela ne voulait pas dire qu’elle ne ressentait rien et qu’elle normalisait tout, c’était surtout qu’elle parvenait à rationaliser sa position actuelle, et à entrer immédiatement dans un processus d’acceptation, plutôt que de passer par les étapes habituelles des esclaves; le refus, le dressage, l’humiliation, l’adaptation puis finalement l’acceptation. Le refus aurait été impossible, puisqu’elle n’était qu’une servante, et donc elle ne nécessitait pas non plus de dressage. Sa fierté n’était pas au même niveau que celle des gens libres, aussi avait-elle appris à garder une certaine dignité malgré sa position. Pour cette raison, elle s’adaptait aisément, et maintenant, elle devait simplement avaler la nouvelle, et en faire sa normalité. Cela lui prendrait un temps, certainement.

« Je vois… merci beaucoup, milady.  »

Shion prit une inspiration, redressa les épaules et se tint le dos droit avant de se défaire de Melinda et regarder la pièce. Les hommes la regardaient, les femmes aussi, chuchotant entre eux. Elle aurait donné cher pour ne pas être inquiète de ce qu’ils se disaient, mais après avoir vu un homme se faire plaisir avec la bouche d’une jeune mère au-dessus de la tête d’un poupon, elle était certaine qu’elle avait de bonne raison de se sentir inquiète. Elle examina les lits; au moins, elle aurait un endroit propre pour dormir. Ce qui ne voulait pas dire qu’elle se sentait plus à l’aise maintenant qu’il y a une ou deux minutes. Même si son masque d’immuabilité tenait bon, ses jambes semblaient refuser d’avancer, et elle tremblait. Violemment. De la peur. Oui, c’était bien de la peur qui lui saisissait le corps, la peau, les os. Elle voulait faire demi-tour, fuir, mais son éducation l’avait conditionnée à préférer tout à être seule dehors la  nuit tombée.

« … Me donnez-vous congé, Milady? Pour la nuit… »

Elle ne regarda pas dans la direction de sa « maîtresse »; si Melinda voyait ses yeux humides par les larmes qu’elle s’efforçait de ravaler, ce serait une disgrâce pour elle; elle n’était pas fière, mais on lui avait appris à ne jamais se plaindre devant ses employeurs, ni à geindre. Mais toutes ces informations, et son état psychologique présent, ne lui permettait pas de conserver tout son sang froid.

[HRP: Ma prochaine réponse risque d'être plutôt courte si Melinda l'envoie se coucher, donc, si tu veux faire une ellipse au moment où elle est au lit, fais-toi plaisir. De mon côté, j'ai quelques idées sur ce qui pourrait arriver pendant la nuit]
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Petite vampire qui aime mordre des fesses <3
« Répondre #7 le: Août 10, 2014, 01:54:08 »

Mélinda sentit que cette image avait fait un choc à Shion. Elle savait désormais ce que Mélinda attendrait principalement d’elle : qu’elle offre son corps. Elle sentit la déception dans le ton de sa voix, dans les mots employés, et dans les oscillations de son sang. Une légère accélération de son activité sanguine. Le fait que Shion parlait sans la regarder était également un signe. Restant dans son dos, Mélinda n’était pas plus émue que ça. C’était une attitude de rejet assez fréquente. Quelle femme avait envie de devenir une prostituée ? Elles avaient toutes en tête ce stéréotype d’une femme droguée, désabusée, et dont les prestations sexuelles ressemblaient plus à un enchaînement de viols et de relations sexuelles sans intérêt qu’autre chose.

Shion demanda à Mélinda la possibilité de prendre congé. La vampire tendit sa main et lui caressa les cheveux.

« Bien sûr... Les autres t’expliqueront ce que tu as à savoir, mais je vais commencer par t’indiquer ton lit. »

Mélinda s’avança, recueillant ici et là des regards langoureux, des « Maîtresses », et d’autres paroles respectueuses, aux accents pleins de promesses sensuelles. Elle se rendit jusqu’à un lit superposé, et désigna à Shion la banquette du dessous. C’était un grand lit une pièce, avec une couverture, et des draps propres.

« Pour commencer, je pense que tu seras l’intendante du dortoir... Tu aideras les autres à faire le ménage le matin, ranger les lits, les nettoyer, ce genre de choses. Il y a un planning dans le salon, qui liste toutes les tâches. La responsable de l’intendance est... Là-bas. Regarde, c’est la neko avec tous ses chats. »

Du doigt, Mélinda la désignait. Elle lui expliqua ensuite qu’elle s’appelait Cynthia. Pour une neko, elle était plutôt grande. Elle était assise sur un lit, et était en train de caresser un chat, qui était prostré sur ses genoux, ronronnant tendrement. D’autres chats tournaient autour de la grande neko en tenue sexy de maid. Si la tenue de Shion couvrait tout, celle de Cynthia, au contraire, en découvrait un maximum, restant à la limite de la décence.

« Elle recueille des chats errants dans les rues de la ville, et les adopte. Quand je l’ai trouvé, elle était une neko sauvage qui avait fui la maison de son propriétaire, un individu qui la battait et violait sa mère. Je n’ai pas réussi à secourir sa mère, mais j’ai pu m’occuper d’elle. »

Vu la manière dont elle parlait, Mélinda ne se sentait pas du tout responsable de transformer des femmes en prostituées. Si on lui poserait la question, elle se contenterait de rire, haussant les épaules en se demandant au nom de quel principe elle devrait se sentir responsable. Elle leur offrait un toit, un gîte, un couvert, et la protection. Le monde, avancerait-elle ensuite, n’était pas un joli monde innocent, mais un monde de loups. Toutes ces femmes, tous ces hommes, ne pouvaient pas rêver mieux. Ils vivaient au sein d’une grande collectivité, unie et soudée, et ce qu’ils faisaient n’avait, à son goût, rien d’horrible.

Elle caressa les joues de Shion, forçant cette dernière à la regarder.

« Je sais ce que tu penses, Shion... Je sais que tu n’as pas envie de vendre ton corps... Mais ne crois pas que tu seras un simple objet sexuel utilisé par les clients sans relâche. Ici, les clients viennent &assouvir les fantasmes. Tu ne vends pas que ton corps, tu leur vends du rêve. Tu vois, je veux que, quand un client ressorte d’ici, il trouve toute autre relation sexuelle qu’il aura fade et terne... Je veux qu’il pense à nous quand il engrossera sa femme. Bien des gens mésestiment ce métier. Ils n’y voient qu’une banale situation dans laquelle une femme servile laisse un homme faire ce qu’il veut... Mais pas chez moi. »

Mélinda relâcha les joues de Shion, et poursuivit ses explications :

« Ici, c’est toi qui rythmeras la danse, toi qui leur apprendras à obtenir du plaisir uniquement si tu le veux. Même si tu es soumise à un client, tu apprendras à le dominer. Nous t’apprendrons à maîtriser le sexe, Shion. Ne crois pas que je lâcherai une femme inexpérimentée dans l’arène. Ce n’est pas mon genre, et...
 -  Maîtresse Mélinda !! »

Mélinda tourna la tête en entendant cette voix. Son cœur bondit dans sa poitrine, et un sourire plein de bonheur éclaira son visage en la voyant arriver. C’était elle ! Sa petite succube adorée : Edessa ! La démone s’avançait le long des lits, et enlaça fermement Mélinda. Edessa était plus grande que sa Maîtresse, mais ce n’était pas un problème. Elle était encore un tout petit bébé quand Mélinda l’avait tenu entre ses bras. Elle avait toujours considéré la succube comme sa propre fille, lui donnant volontiers le sein. Edessa portait une robe qui, elle, était au-delà de l’indécence. Elle couvrait plus ou moins tout le devant, mais, derrière... C’était un cadeau pour sa Maîtresse, car elle permettait de voir sans problème son délicieux petit cul, que Mélinda avait du sodomiser suffisamment de fois pour en faire un boulevard anal.

Les deux femmes s’embrassèrent tendrement, et Mélinda, restant enfouie dans les bras chauds et tendres d’Edessa, lui indiqua la nouvelle pensionnaire.

« C’est Shion, Edessa... Elle est un petit peu timide, elle vient tout juste d’arriver.
 -  Et elle est vierge, nota Edessa en quelques secondes. Je te souhaite la bienvenue, Shion. Je suis Edessa, la Succube de Maîtresse Mélinda » se présenta-t-elle, avec un doucereux sourire.

Avec Edessa, Mélinda avait tendance à tout oublier. Bien qu’elle aimait traiter de manière égale chacun de ses esclaves, elle savait qu’Edessa ne serait jamais comme les autres. Étant inféconde, Mélinda avait éduqué Edessa comme si elle avait été sa propre fille. Sa nature de succube faisait qu’elle jouait dans une autre catégorie que la grande majorité des autres esclaves du harem... Ce qui n’était pas peu dire.

« Bien... Shion, nous nous reverrons demain, j’ai... Une revue de détail à faire avec Edessa. »

La queue caudale de la succube s’était d’ores et déjà glissé sous la robe de sa Maîtresse pour titiller ses fesses. Mélinda n’avait pas fait l’amour avec Edessa depuis trois jours, maintenant. Une véritable torture pour Edessa, qui le faisait savoir à sa Maîtresse.

Autant dire que les deux femmes disparurent rapidement.
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« Répondre #8 le: Décembre 13, 2014, 05:35:45 »

« Et elle est vierge »

Shion bloqua un instant sur cette phrase. C’était une vérité simple, et quelque chose qui ne lui avait pourtant jamais posé problème, puisque le métier d’Intendante nécessitait beaucoup de temps, n’en laissant que très peu pour les choses aussi frivoles et temporaires que les relations intimes. Mais maintenant, elle se rendait compte que pour servir Melinda, elle allait devoir sacrifier cette part d’elle, qui n’avait pourtant jamais eu d’importance. Maintenant, elle se rendait compte qu’elle ne se donnerait pas d’elle-même à une personne, elle devra céder, à un moment ou un autre. Ne pas connaître les plaisirs de la chair était une chose quand il s’agissait d’un choix, et choisir son premier amant également, mais c’était autrement plus dur à supporter quand elle comprenait que celui ou celle qui s’emparerait de son corps en tirera certainement beaucoup plus de plaisir qu’elle-même.

Un peu troublée par les derniers événements, elle se dit qu’elle irait sans doute mieux après avoir dormi. Évitant soigneusement de croiser le regard de ceux qui batifolaient joyeusement autour de son lit, elle grimpa dans celui-ci, l’examinant préalablement pour s’assurer qu’elle ne s’allongerait pas dans quelque chose qui la dégouterait. Heureusement, elle n’eut aucune raison de s’inquiéter; les draps étaient blancs, propres, soyeux, comme dans une chambre d’hotel. Elle regarda autour d’elle puis se dit qu’il était ridicule qu’elle dorme toute habillée; si elle devait partager la vie de ces gens, elle devait au moins montrer un peu de bonne volonté. Elle passa donc ses mains dans son dos et tira doucement sur les boutons qui maintenaient son corset en place. Les anneaux de métal se détachèrent de leur socle, et le corset relâcha sa prise sur son corps. Pas qu’elle eut nécessairement besoin de corset pour paraître fine, mais lorsque sa robe et le corset tombèrent, il était évident pour les regards qui se massaient sur sa jeune personne qu’elle avait des courbes particulièrement alléchantes. Elle n’était pas squelettique, ni dodue, mais dans un petit poids confortable entre les deux, qui soulignait parfaitement sa féminité. Et de plus, ses sous-vêtements n’étaient pas sans rappeler les tenues de soubrette érotiques que certaines femmes de cet endroit avait l’habitude d’enfiler pour leurs clients, quoi que beaucoup moins révélateurs; son soutien-gorge était fait de soie, soutenant délicatement sa poitrine, laissant même paraitre au travers du tissu fin deux tétons aux aréoles roses, pâles. Son teint était si pâle qu’elle aurait pu passer sans problème pour une femme des neiges, ou une albinos, et elle semblait presque briller dans cet endroit. Elle se sentit un peu rougir, mais elle se glissa dans le lit, et décida d’ignorer les autres qui, pour la plupart, reprenaient leurs activités. Elle entendit même quelques commentaires en sa direction, mais ne pouvant traduire leur langue respective assez rapidement et surtout toutes en même temps, elle se dit que cela ne devait pas être très important, et ferma les yeux.

La nuit aurait pu se passer sans encombre. Shion avait seulement commis une seule erreur; penser que ces gens voulaient qu’elle se mêle à eux et respecteraient sa solitude. Non. Ces gens avaient été entrainés à respecter leurs besoins les plus primaires, soit manger, boire, dormir et baiser. Les règles sociales ne s’appliquaient pas en ces lieux. En se laissant sombrer dans le sommeil, elle laissa le champ libre à un groupe de quatre hommes et une fille pour s’approcher d’elle une fois qu’ils furent convaincus qu’elle dormait bel et bien. Le premier passa à côté du lit et lui enfourna une petite pilule dans la bouche, lui bouchant immédiatement le nez et lui versant de l’eau dans la gorge pour la forcer à avaler, évitant ainsi la noyade. Elle voulut hurler, mais les effets de la drogue avaient déjà commencé à faire effet; sa gorge fut instantanément saisie d’engourdissement, et aucun son ne parvint à sortir de ses lèvres. Ses bras tombèrent ensuite le long de son corps, inertes, et même si elle l’avait voulu, il lui aurait été impossible de se débattre.

Il n’était pas anormal pour ces gens de voir un tel événement. Après tout, il y avait de nombreuses filles qui se faisaient ainsi accueillir, dépendant des instructions de la maîtresse, et certaines y prenaient même goût; n’être qu’un bout de viande dans lequel les hommes crachaient leur foutre. Incapable de remuer le petit doigt, Shion ne put même pas se défendre quand l’u n des hommes la souleva pour se placer sous elle, son membre dressé plaqué contre son dos.

« Putain, les gars, cette fille est froide comme un glaçon! commenta-t-il, presque pour les avertir.
- Tu crois qu’elle est du Nord? J’ai entendu dire qu’il y avait des fées des glaces, dans le coin.
- Mais non, elle ne peut pas être une fée des glaces, crétin. Sinon, sa bite aurait déjà des engelures!
- Qu’est-ce que t’en sais? T’en a déjà vu, une fée des glaces, toi?
- Non, mais j’ai lu que…
- Tu sais même pas lire!
- La ferme, je sais juste qu’elles gèlent tout ce qu’elles touchent! »

La femme ne porta aucune attention aux autres hommes. Plutôt que de les encourager dans leur débat d’idiots, elle s’approcha entre les cuisses de l’esclave et de Shion, lui reniflant doucement son intimité. Étant incapable de bouger, elle ne risquait pas de lui poser la moindre résistance, et avec ses cordes vocales endormies, elle ne pourrait même pas refuser quoi que ce soit. Se léchant les lèvres avec envie, elle passa délicatement une main sur les sous-vêtements immaculés de la petite nouvelle et d’un doigt, elle fit un trait sur le vêtement, et une seconde plus tard, une déchirure en  ligne droite dans le vêtement, qui se sépara sous la pression exercés par ses monts de vénus sur le vêtement, révélant une intimité parfaitement imberbe.

« C’est soit une gamine, soit je suis veinarde et elle s’entretient! Génial! J’aime pas les poils! »

Elle ricana et commença à jouer d’un doigt sur l’intimité de la demoiselle, commençant par taquiner son clitoris intouché et sensible. Ne s’attendant bien entendu à aucune réaction, elle ne fut pas surprise quand le silence suivit son geste; c’était le but de cette drogue. Pendant ce temps, les quatre autres hommes avaient fini leur discussion. Celui sous Shion glissa immédiatement ses mains sous le soutien-gorge de celle-ci et palpa ses seins, plus rudement que de raison, ce qui arracha des larmes  de douleur à la suppliciée, qui aurait bien voulu se débattre, mais rien n’y faisait; ses muscles ne répondaient à aucun ordre mental de la jeune femme. Pendant ce temps, un deuxième homme vint se placer au dessus de sa tête et celle de son complice. Se servant de l’épaule du premier pour la contraindre à basculer la tête vers l’arrière, elle sentit quelque chose d’inconnu, chaud, se presser contre ses lèvres, mais il recula d’un coup.

« Putain, t’as raison! J’en ai les burnes qui rétrécissent juste à la frôler!
- J’t’avais dit! »

Évitant un nouveau débat, l’homme pressa sur le menton de Shion, lui forçant à ouvrir la bouche, et enfonça sa chose à l’intérieur, presque délicatement, commençant par frotter la partie plus épaisse de l’étrange membre contre la langue de la paralysée. Il grommela sous le froid qui l’assaillit soudainement, mais ce qu’il venait de mettre dans la bouche de Shion ne semblait que s’épaissir davantage, alors qu’il commençait à le faire bouger dans sa bouche, dans un mouvement de va-et-vient lent, répétitif.

« Ah ouais… sa bouche est tellement bonne…
- Tu connais pas encore sa chatte, répondit la femme entre les cuisses de la nouvelle esclave. J’l’ai à peine touchée et elle coule! Elle adore ça, en plus! »

Shion ne comprenait pas les termes qui s’échangeaient. Sa bouche était bonne? Bonne pour quoi? Elle ne s’en servait que pour manger, ou souffler des bougies! Et l’autre parlait de ses parties intimes comme d’un animal. Mais ce qui était sûr, c’est qu’elle n’aimait pas ça. Ou du moins, son esprit était dans un état de panique incroyable, alors que son corps semblait apprécier ce qui se faisait sur elle. Les mains sur ses seins commencèrent à les masser plus vivement, alors que soudainement, les deux autres hommes s’emparèrent de ses mains et les posèrent sur leur sexe. Les emprisonnant des leurs, ils commencèrent à se frotter sous l’étau glacé, frissonnant à la fois du froid et de plaisir alors qu’ils secouaient leur viande par-dessus le corps de la jeune femme. La Rousse, celle qui se trouvait entre ses cuisses, lui releva soudainement les jambes et les écarta, révélant à sa vue les lèvres intimes de sa victime, et posa un premier coup de langue dessus. Ce qu’elle goûta sembla lui plaire, puisqu’elle se mit à lécher l’intimité de la jeune femme avec énergie.

« Oh par le cul de la Maîtresse… les mecs, ce truc, c’est du bonbon!
- Tu nous suces pourtant souvent, tu dis la même chose.
- Ta gueule! Ton bout de saucisse cocktail pue encore la chatte de l’autre conne. Ça, c’est de la chatte de première qualité. Elle prend son bain souvent, elle! Attends, je veux voir un truc… »

Elle se décala soudainement et releva davantage les jambes de Shion, mettant en évidence ses fesses et révélant le sexe turgescent de l’homme. Elle découpa davantage la petite culotte de Shion et révéla son petit trou arrière, puis elle y passa lentement sa langue, et gronda de satisfaction.

« Elle est propre de partout! Joie et bonheur! »

Cette fois, elle enfourna sa langue sans détour dans le petit cul de Shion, dilatant l’anus pour. Les autres hommes se mirent à rire joyeusement en la voyant faire, alors que Shion pleurait à chaudes larmes, incapable de faire le moindre geste pour protéger ce qui lui restait de pudeur. Les coups dans sa bouche devinrent même plus agressifs, lui coupant sa respiration aussi sauvagement que fréquemment, alors que les mains des hommes emprisonnant les siennes se mirent à s’agiter avec plus d’énergie. L’homme lui pinca même les tétons, douloureusement, en les tirant et les tordant. Les trois hommes relâchèrent soudainement des grondements, et leurs mouvements devinrent plus saccadés pendant un instant, plus empressés, également, puis quelque chose de chaud jaillit dans la bouche de Shion, et sur son corps aussi. Quelque chose de chaud… odorant… et dégoûtant au goût. Elle crut qu’elle allait vomir, avalant instinctivement l’étrange gélatine pour libérer sa gorge silencieuse.

Les hommes n’en avaient pas fini pour autant.

« He, la Rousse! On change de côté, tu veux? Je veux tester cette chatte…
- Et moi, son cul! Allez, vite, avant que la drogue ne cesse de faire effet.

Les hommes la retournèrent immédiatement sur le ventre, elle vit alors le visage d’un de ses agresseurs. Il était grand, baraqué, mais laid comme un porc, le visage affreusement mutilé par une quelconque blessure de bataille. Si elle aurait pu hurler, elle l’aurait fait. les deux hommes lui agrippèrent alors la taille, alors que la femme lui relevait les fesses et lui écartait les jambes, laissant la place à l’un des branleurs pour qu’il se mette en position, toujours dur comme un pal. Les deux autres, soit l’autre branleur et celui qui venait de violenter la bouche de Shion s’emparèrent de ses bras et la tirèrent pour la redresser, ricanant, pressant deux objets non identifiés sur son intimité et son anus. Elle pleura avec plus de vigueur, terrifiée..

Les hommes s’apprêtèrent à passer à l’acte quand un grand rugissement se fit entendre.

« STOP! »

Soudainement, la présence de l’objet de l’homme sur ses fesses disparut, et un rugissement de douleur se fit entendre. Un cri de femme et des bruits de coup retentirent, alors que Shion tombait sur son agresseur. Une main épaisse s’approcha alors de son agresseur, et les yeux de Shion et ceux de l’homme se croisèrent. L’instant où ils se regardèrent, l’homme se figea. Plus le contact visuel se maintenant, plus ses pupilles se dilataient, et soudainement, de ses vieilles blessures se mit à couler du sang, épais, noirâtre. Il cracha un de cet étrange liquide sur le visage de Shion, mais elle ne dévia pas le regard. L’esclave perdit littéralement la tête, quand celle-ci se fendit en deux, du sommet de son crâne au centre de sa gorge, aspergeant Shion de sa cervelle et d’autres liquides, qui se mêla au gout du sang et du sperme dans sa bouche.

« Putain, mais qu’est-ce qui s’est passé? Hé, petite, répond-moi! Merde, ils l’ont drogué, c’est pour ca qu’elle n’a pas crié…
- Mais bordel, Garett, on faisait que jouer avec elle! fit la Rousse, outrée et effrayée.
- C’est une nouvelle, espèce de sombre conne! La Maîtresse aura votre cou pour avoir tenté de lui voler son privilège!
- Elle est nouvelle, ca veut quand même pas dire que…
- Bon sang, y’a qu’à la regarder! Même sous l’effet de la drogue, elle tremble comme une feuille! Elle est vierge, donc réservée à la Maîtresse. Et vous avez failli la déflorer sans son accord! »

Cela sembla causer un silence consterné parmi les esclaves. La virginité n’avait pas une très grande valeur pour eux, mais ils savaient que Melinda voulait être la première à passer sur le corps des vierges. Pour quelles raisons? Ils l’ignoraient tous. Peut-être parce que les femmes inexpérimentées lui rappelaient son innocence perdue, ou un truc du genre, quand elles tremblaient devant elle, à la fois de frayeur, mais aussi de désir.

« Bordel… regardez-moi ce foutoir… Allez réveiller la Mère-Ushi avant que la drogue ne se dissipe. Et lavez-la au plus vite. Je vais aller faire mon rapport à Melinda… -Il rajouta en marmonnant pour lui-même- Et accessoirement me faire trucider pour l’avoir interrompue pendant qu’elle prend son pied… comme chaque fois qu’il ya un problème… »

Le colosse disparut derrière la grosse porte de fer. Entretemps, les esclaves s’empressèrent de porter Shion aux bains pour la laver. Ils la traitèrent avec la plus grande attention, mais à ses yeux posés sur eux, ils comprirent qu’ils l’effrayaient, et qu’elle les détestait du plus profond de son être. Même s’ils n’étaient pas responsables de ce qui s’était passé, ils marmonnèrent de vaines excuses pour ne pas avoir intervenu. Ils ne la mirent pas dans l’eau. À la place, ils se mirent à l’arroser généreusement avec de l’eau réchauffée, et lavèrent son corps inerte avec des éponges, lui nettoyant les lèvres et la bouche. Mais même si elle était nettoyée de l’extérieur, elle se sentait sale jusqu’au fond de son corps. Ils la rhabillèrent avec une robe de chambre, chaste, opaque, qui la soustrayait le plus possible à leur regard, et ils la portèrent jusqu’à une chambre séparée du reste. Nue comme à sa naissance, la Mère-Ushi fit signe aux esclaves de lui apporter la nouvelle esclave. Ils la déposèrent donc sur son lit. S’il y avait une personne capable de rattraper une gaffe comme celle-là, c’était bien cette femme. Ils sortirent donc pour la laisser seule avec la jeune femme et fermèrent la porte derrière eux. Ce n’était pas la première fois qu’une fille était ainsi traumatisée, ou même un garçon, et il y avait des procédures en place pour éviter les dommages permanents, car autrement, ils devenaient inutiles à Melinda, sauf si elle désirait avoir une véritable victime non-consentante. Elle pouvait être inhumaine si elle le désirait, après tout, puisqu’ils lui appartenaient tous.

Entretemps, Garett s’arrêta devant la porte de la chambre de sa maîtresse. Le Gladiateur faisait à la fois office de garde et de jouet pour Melinda. Elle l’avait racheté pour de nombreuses raisons, et si son apparence était peu flatteuse, car musculeux et l’air particulièrement sauvage, il était cependant l’un des premiers recours physiques aux situations dangereuses, et parfois même, il combattait pour Melinda dans ses nombreux paris. Il lui avait fait gagné plusieurs esclaves grâce à ses faits d’armes, et également beaucoup d’argent; les amateurs de l’Arène étaient prêt à dépenser de coquettes sommes sur lui pour le voir se débattre contre des monstres hideux issus des pires laboratoires d’Ashnard. Il prit une grande inspiration et cogna à la porte.

« Maîtresse Mélinda… il y a eu un problème avec la nouvelle… »

Il attendit qu’elle lui ouvre la porte pour tout lui raconter.
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« Répondre #9 le: Décembre 15, 2014, 03:04:49 »

« Haaaaa... Huuuunnn... Haaaaa... »

Edessa poussait de longs couinements et de longs soupirs de plaisir, son corps nu ruisselant de sueur. Ses bras étaient attachés à hauteur des poignets, et la verge de sa Maîtresse s’enfonçait dans son corps, glissant contre elle, jouissant à plusieurs reprises. Autour du corps de la succube, des phéromones suintaient de son corps, excitant les personnes présentes ici. Outre Mélinda, qui dansait sur elle, et buvait régulièrement un peu de son sang, entraînant à chaque fois des orgasmes supplémentaires, le grand lit de la Maîtresse, souple et résistant, était partagé par deux autres femmes allongées à gauche et à droite du couple : Ayumi, qui caressait l’une des fesses de Mélinda en frottant son corps contre le sien, et Tallulah, une magnifique poupée qui s’occupait également de l’autre fesse de leur Maîtresse. Si Ayumi était toute nue, exhibant fièrement son corps musclé et ample, Tallulah, elle, conservait sur ses bras ses longs gants noirs, ainsi que ses bottes noires et ses collants rouges. Elle savait combien sa fétichiste Maîtresse aimait ça, et les quatre femmes se faisaient l’amour, comme la vampire aimait à le faire le soir. Elle avait pensé à la petite Shion, et l’idée de coucher avec une belle vierge en tenue de maid l’avait suffisamment excité pour qu’elle s’enferme dans sa chambre avec trois femmes qui étaient aussi belles que perverses. Edessa, cependant, restait au centre de cette orgie, une orgie habituelle chez la Maîtresse, qui ne dormait jamais seule. Edessa était immobilisée pour l’heure, et soupirait et couinait, de longs soupirs qui résonnaient délicieusement dans les oreilles de la vampire.

Mélinda la pénétrait, une main sur l’un de ses seins, l’autre déposant des baisers sur ses lèvres ou sur son cou. Elle se faisait plaisir, et sentit Tallulah se rapprocher, ses lourds seins s’enfonçant contre son dos, un doigt ganté s’enfonçant dans la zone étroite de son fondement, glissant dans son anus.

« Haaaa...
 -  Laissez-vous faire, Maîtresse... Vous êtes tellement belle... »

La vampire gémit, continuant à remuer ses reins, tandis que Tallulah embrassait et mordillait le creux du cou. Les trois femmes qui l’entouraient étaient des esclaves de longue durée, qui avaient perdu tout sens de « virginité » il y a fort longtemps, et ce même si Edessa disposait d’un sort magique lui permettant de reconstituer son hymen, pour le simple plaisir pervers de sa Maîtresse. Elles étaient des femmes expérimentées, faisant partie de ces esclaves qui n’hésitaient pas à dresser d’autres esclaves, chacune ayant ses propres affinités et sa propre manière d’agir... Toutes agissaient néanmoins seulement au nom de leur Maîtresse, et elles leur étaient totalement fidèles et dévouées. Edessa, qui voyageait beaucoup, l’était encore plus, quand elle voyait à quel point le monde extérieur était dangereux, et à quel point ce harem s’apparentait à une aura de calme et de tranquillité. Chaque visite du monde extérieur, loin de contraindre ces esclaves âgés à partir, ne faisait au contraire que les encourager à rester.

Mélinda se faisait donc plaisir, gémissant et soupirant, quand la porte s’ouvrit en coup, quelques instants après un nouvel orgasme. Les gardes savaient qu’il ne fallait jamais déranger la maîtresse des lieux, sauf pour une urgence particulière. Elle entendit donc toquer à la porte, et une voix forte résonna, l’amenant à tourner la tête, le corps en sueur.

« Que... ?!
 -  C’est Garrett... »

Pour garantir la protection du harem, Mélinda avait recruté de nombreux gardes. Certains étaient ses esclaves, comme Garrett, un ancien gladiateur qu’elle avait acheté, mais beaucoup des simples gardes étaient de simples agents contractuels envoyés depuis des guildes d’intérim, ou d’anciens soldats ashnardiens voyant dans la protection d’un harem l’occasion de couler sereinement de vieux os, sans avoir à subir la pression ancestrale de la lourde discipline militaire ashnardienne. Garrett travaillait au harem depuis quelques temps, maintenant, et savait qu’il ne fallait pas déranger Mélinda sans raison. Se retournant, cette dernière laissa Ayumi se lever. La belle femme était une amante régulière de Garrett, adorant se faire empaler sur lui, et elle alla lui ouvrir la porte.

Un cocon de chaleur, de sueur, et de perversion, accueillit Garrett, mais il n’avait pas le temps de batifoler. À peine loucha-t-il sur les seins glabres et agréables d’Ayumi qu’il tourna la tête vers Mélinda.

« Madame, les... Les nouveaux gardes ont tenté de violer Shion. »

La nouvelle abasourdit Mélinda, qui cligna pendant plusieurs reprises.

« QUOI ?! »



Nihima était une esclave un peu sulfureuse, ce qui avait tendance à lui attirer bien des problèmes. Ce soir, elle avait tenté de séduire quatre gardes venus récemment, envoyés par une guilde d’intérimaires. Ils avaient fait l’amour tous les cinq, avant qu’ils ne proposent de goûter à la petite nouvelle. L’un des quatre hommes, Conrad, l’avait aperçu dans le hall d’entrée, et avait toujours fantasmé sur les maids. Nihima avait un peu hésité, car elle savait que Shion était vierge, et que les vierges avaient droit à un traitement particulier. Malheureusement, elle avait été droguée à son insu, droguée dans le vin que l’un des hommes, Tobias, lui avait servi. Tobias lui avait dit, en pinçant ses seins nus, la langue de Conrad dans son con, qu’ils ne lui prendraient par son intimité, qu’ils s’amuseraient juste un peu... Quel mal y avait-il à ça ? Son rôle était d’être, à long terme, une prostituée...  Autant commencer le boulot. L’alcool et la drogue avaient tourné la tête de Nihima, qui avait accepté.

La jeune femme rousse avait des origines partiellement démoniaques. Elle venait d’une famille nombreuse, et avait été vendue par sa mère, afin d’éviter que son mari n’apprenne qu’elle était le fruit d’une adultère. La petite bâtarde était vendue pour permettre de satisfaire certains des créanciers du couple, et Nihima n’avait clairement pas envie d’être renvoyée. Elle expliqua donc à sa Maîtresse ce qui s’était passé, en pleurant chaudement, reniflant longuement en vidant des paquets de mouchoirs.

Shion, quant à elle, avait été conduite dans un petit salon, avec une couverture sur ses épaules, et un chocolat chaud entre ses mains, ainsi que des viennoiseries.

« Ne t’inquiète pas, Shion, lui disaient-elles, il ne t’arrivera plus rien...
 -  Nous sommes désolées pour ce qui t’est arrivé, ma pauvre... »

Quand Mélinda entra dans la pièce, en portant sa robe dorée, et avec une chevelure légèrement décoiffée, elle vit deux esclaves autour de Shion : deux servantes avec des tenues de maid. Il s’agissait de deux sœurs, Karla et Clara, la première étant plus vieille et plus grande que la seconde. Quand Mélinda arriva, elles se turent en s’écartant prudemment, agenouillées sur le sol.

« Shion... » commença Mélinda en soupirant.

Elle secoua la tête et s’approcha d’elle, puis attrapa tendrement l’une de ses mains, en fléchissant les genoux.

« Ma pauvre petite... Oh, ma pauvre petite enfant ! »

Elle se pinça les lèvres, ses yeux verts la fixant, et embrassa tendrement sa main.

« Je te garantis que ceux qui ont voulu te faire du mal le paieront, et que ce que tu as vécu ne se reproduira plus jamais. Ma pauvre, je suis tellement désolée pour ce qu’ils ont tenté de faire, c’est... C’est horrible ! »

Le ton dans sa voix semblait étrangement sincère.
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« Répondre #10 le: Décembre 22, 2014, 04:17:49 »

La drogue disparaissait de son système, mais les sensations du corps de la jeune femme ne firent pas de même. Là où les hommes l’avaient souillée, elle sentait encore la brûlure de leur sperme sur sa peau glacée. Elle sentait encore la douleur qui lui prenait la gorge à chaque fois qu’elle avalait pour s’empêcher de vomir devant les autres esclaves, qui tentaient tant bien que mal de la rassurer de leurs mots doux. Melinda l’approcha, mais elle fit l’erreur de lui prendre la main, et la tasse qu’elle tentait tant bien que mal de garder entre elles tomba sur le sol, se fracassant aux pieds de la maîtresse. Très vite, les esclaves s’empressèrent de nettoyer avant que le contenu brûlant du chocolat n’atteignent les pieds de la vampire. Le contact de la main de sa nouvelle maîtresse sur la sienne ne lui apporta aucun réconfort, mais elle ne trouva même pas l’énergie de retirer ses doigts, fins et gracieux, de ceux de la femme aux cheveux bouclés. L’espace d’un instant, elle ne sembla pas se rappeler de qui était cette femme, ni ce qu’elle faisait devant elle. Ce fut avec un effort surhumain de volonté qu’elle parvint à raviver sa mémoire et se rappeler que cette femme était l’une des raisons qui avaient provoqué cet incident. Mais même avec la rancœur qu’elle avait ressenti, elle ne parvenait pas à diriger sa haine contre la vampire. Dans sa tête, il n’y avait que le visage de Nazim, et sa trahison n’avait fait que renforcer son mépris d’elle-même. Quelle valeur avait-elle vraiment, au final? Qui se préoccupait vraiment d’elle? Morgane la détestait, Nazim l’avait donnée à une personne qui pouvait lui faire du mal, et Mélinda… faisait partie d’un univers terrifiant.

Elle tentait de la rassurer. Étrange. Ces paroles ne semblaient même pas provenir de la bouche de la vampire, comme si elle n’était pas habituée à la pitié ou à la compassion. Mais elle ne lui avait pas menti, elle. Elle ne l’avait même pas trahie. Elle avait fauté, certainement, en la laissant seule sans surveillance dans un endroit où les hommes et les femmes ne concevaient qu’à peine les limites qu’ils devaient s’imposer. Elle regarda sa maîtresse, et ses doigts se resserrèrent sur les siens avant qu’elle n’approche son visage du sien, plantant son regard dans les yeux verts de la dame.

« Horrible, vous dites… »

Elle se redressa sur ses pieds, la chaude couverture tombant sur le sol, se souillant des restants de chocolat chaud qui n’avaient pas été nettoyés, ne ressentant même pas les petits bouts de porcelaine qui se fichèrent dans sa chair tendre, et elle se dressa sur la pointe de ses pieds, ses lèvres frôlant presque celles de Melinda, alors que ses bras s’enroulèrent autour de son cou. Plus qu’un mouvement de tendresse, elle semblait davantage s’accrocher à la vampire comme un naufragé s’accrochait à une bouée de sauvetage, ses yeux pâles rivés sur les siens.

« Vous voulez ça, vous aussi, n’est-ce pas? Alors faites… milady. »

Des paroles horrifiantes, pour une bouche qui aurait dû prononcer des mots d’amour. Shion n’avait pas la constitution mentale requise pour ne pas être affectée par son viol, car oui, même s’il n’y avait pas eu de coït, il s’agissait bien d’un viol. Garett, malgré le mépris qu’il avait pour ceux qui avaient perpétré un tel acte, avait tenté d’adoucir les angles pour que Melinda n’agisse pas sur-le-champ; elle était reconnue pour être intraitable avec ceux qui défiaient ses règles, et elle n’aurait peut-être même pas songé à deux fois avant de mettre à mort ses serviteurs les moins… dévoués. Mais Shion était fragile, comme une pierre précieuse. Elle ne connaissait rien, elle ne savait rien, et on lui avait forcé dans la tête une version beaucoup plus sombre de ce qu’elle aurait du apprendre des mains habiles et tendres d’un amant qui n’aurait voulu que son bien. Maintenant, elle ne voyait ni le bien, ni le mal dans ce qu’on venait de lui infliger. Elle en oubliait même pour quelle raison elle avait ressenti une telle rage contre son agresseur. Elle ne comprenait pas pourquoi il était mort, et elle ne savait pas qu’elle en était la cause, et elle ignorait également si Mélinda serait en danger ou pas.

Les vêtements de Shion ne lui avaient pas été rendus, parce que dans cet endroit, les vêtements n’étaient que des décorations. Pour donner aux clients l’impression de découvrir quelque chose, comme lorsqu’on déballait un cadeau d’anniversaire. L’intendante, devenue esclave, se tenait nue devant la dame. Sa peau laiteuse, ses seins parfaits, la courbe délicieuse menant de ses flancs à ses hanches, ses fesses rebondies. Shion était belle, désirable. Elle n’avait pas perdu la raison, non. Elle avait juste laissé de côté son besoin d’être préoccupée, imitant l’indifférence de ses semblables à leur propre situation. Dans un coin de son esprit, elle tremblait comme une feuille, horrifiée par ce qu’elle venait de vivre.

Derrière Melinda, Garrett, le gladiateur, resserrait ses poings, prêt à intervenir si l’abomination blanche s’aventurait à faire du mal à sa maîtresse. Oh, il n’avait aucune loyauté envers Mélinda, la considérant avec le même mépris qu’il avait considéré ses autres maîtres, mais il avait une dette envers elle; non seulement elle l’avait retiré de l’arène, lui sauvant probablement la vie, mais elle l’avait nourri, logé et lui avait même fourni alcool et femmes à son bon plaisir. Il lui était redevable, et il était un homme d’honneur, car les hommes des Îles Meisaennes ne revenaient jamais sur une dette ou une parole, tels étaient les enseignements du Roi de Meisa, transmis à même ses veines. Il n’avait pas raté la mort du garde, ni ce qu’il avait vu chez Shion au moment où celui-ci rendait l’âme, saignant de tous ses orifices et vieilles blessures. Il n’aurait pas besoin de faire grand-chose pour attraper cette étrange créature et lui briser sa si fragile nuque de ses mains massives. Il n’espéra cependant pas avoir à le faire; Melinda répugnait le gaspillage, et la mort de cette gamine la mettrait certainement hors d’elle, même si c’était pour sa propre sécurité, une chose qu’elle ne semblait valoriser qu’à son bon vouloir.
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« Répondre #11 le: Décembre 23, 2014, 02:43:40 »

Shion retira sa couverture, et se blottit contre Mélinda, en lui disant de la violer. La vampire, interdite, ne dit rien pendant plusieurs secondes, se contentant de cligner les yeux. Surprise ? Oui... Et à la fois non. Elle savait alors, avec certitude, ce qu’elle devrait faire. Shion était dans l’erreur, mais Mélinda se devait de lui expliquer... Et, pour ça, elles allaient avoir besoin d’être seules. Aussi, au bout de quelques secondes, elle posa ses mains sur le corps de Shion. Elle avait effectivement un corps magnifique. Une superbe beauté, aux formes bien proportionnées. Sa douce peau était très agréable à toucher, et Mélinda pouvait sentir qu’elle ferait une parfaite amante. Elle aurait pu la violer sur place, elle aurait pu la prendre contre le mur, et peut-être même que Shion aurait apprécié ça... Mais Mélinda ne se faisait pas d’illusions. L’excuse habituelle d’un violeur était toujours de considérer que la « victime » avait été consentante, de dire que, en quelque sorte, elle avait fini par prendre son pied, et que, partant de là, il n’y avait pas de mal. Un point de vue hypocrite, et qui ne pouvait guère s’appliquer à Mélinda. Elle repoussa donc Shion.

« Remets ta couverture, tu vas attraper froid. Vous autres... Sortez. »

Le ton, ne souffrant pas de concession, surprit Garrett, tandis que les esclaves présentes se regardèrent entre elles. Mélinda claqua d’impatience entre ses dents, et réitéra son ordre.

« Sortez ! »

Elle regarda Garrett, plantant son regard vert dans le sien, et les différentes personnes présentes partirent au bout de quelques secondes. Garrett fut le dernier à partir, hésitant visiblement entre ses obligations professionnelles et la nécessité de suivre les ordres de sa supérieure. La porte se referma derrière lui, et Mélinda reporta son regard sur Shion. C’était une petite chose fragile, et Mélinda laissa planer quelques secondes supplémentaires, avant de s’asseoir sur une chaise, face à elle, et de se mettre à parler :

« J’ai été violée pour la première fois par mon frère quand j’avais sept ans. »

Mélinda laissa passer quelques secondes, le temps que Shion, la belle et fragile petite Shion, comprenne et analyse bien ce que Mélinda venait de dire. La vampire allait se confier, et lui expliquer plusieurs choses sur elle, car elle estimait que c’était le meilleur moyen pour que Shion comprenne ses intentions.

« Mon père et mon grand-frère, Bran, me haïssaient, car ma mère est morte en me mettant au monde... Et, pour mon malheur, je lui ressemble énormément. Mon père préférait se dire que j’étais responsable de la mort de la femme qu’il a toujours aimé, plutôt que de se demander si sa démence et ses alliances passées avec de sinistres individus n’avaient pas épuisé ma regrettable mère. Il m’a torturé, Shion, et Bran, qui aimait énormément notre mère, a reporté sa frustration sur moi. J’étais une esclave, qui vivait dans les sous-sols de cet établissement, dans une cellule avec pour seul mobilier une porte. Je déféquais dans un coin, vivant dans ma puanteur, et on me nettoyait avec une eau glaciale, et avec une brosse si épaisse qu’elle me raclait la peau et me faisait hurler... On m’humiliait, on me fouettait, on me battait continuellement, sans parler des viols multiples. J’ai enduré ce traitement pendant des années. J’ai découvert qu’une esclave n’était bonne à rien, que personne ne pouvait me protéger, que j’étais seule... Seule face à la démence des autres. »

Elle parlait sur un ton calme, posé, prenant tout son temps. Rien ne pressait, et la vampire poursuivit ses explications :

« Quand j’ai repris ce harem, je voulais le supprimer, et libérer toutes les autres esclaves... Je ne voulais pas être associée à l’esclavage, je ne voulais pas perpétuer ce cycle affreux... Les esclaves de l’époque ont refusé, et j’ai alors compris une leçon essentielle, Shion. La liberté est une illusion. Que signifie d’être libre, si cette liberté signifie que les autres peuvent utiliser leur liberté pour t’exploiter ? Je sais que tu trouves ta situation horrible, Shion... Mais j’ai construit ce harem pour être un havre de paix et de sécurité pour ceux et celles qui y sont admis. Je me refuse d’abuser mes esclaves, Shion, et c’est pour ça que, quand je te dis que je suis désolée pour ce qui t’est arrivé, ce n’est pas une excuse. Je le pense sincèrement, car je sais tout à fait combien le sexe forcé est horrible... »

Mélinda se rapprocha un peu de Shion, et sa main vint saisir la sienne .Elle avait de beaux doigts, tendres, délicats, et elle entremêla ses doigts dans la sienne, esquissant un sourire sur ses lèvres.

« Je veux te faire l’amour, Shion... Je veux te protéger du monde extérieur, mais aussi te rendre heureuse... Et, crois-moi, le sexe est un excellent moyen d’y parvenir... Mais je te parle de sexe, pas de ce que tu as vécu. Sache que je ne te forcerai jamais, Shion. Si tu ne veux pas me faire l’amour, tu ne le feras pas... Et je pense que tu auras droit à une chambre individuelle, à partir de maintenant. Un endroit où tu seras en paix, et où tu n’auras rien à craindre, et où personne ne rentrera sans que tu ne le désires... Même moi. »
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« Répondre #12 le: Décembre 23, 2014, 09:08:39 »

« Vous avez entendu la rumeur? Il parait que le Roi de Meisa est apparu dans la salle du Trône impérial et qu’il aurait mis l’Empereur en garde.
- Cet écervelé va vraiment finir par faire perdre patience à l’Empereur, avec ses menaces.
- Chut, ne parlez pas trop fort. Ce sont des ouï-dires, ce n’est rien de concret.
- Mais quand même, si ça venait à se confirmer…

Les papotages de bonne femmes cessèrent dès l’instant ou une femme entra par la porte du bordel. De longs cheveux noirs, tombant jusqu’à ses hanches, et un long manteau blanc jusqu’aux pieds, une épée à la taille et une étrange tenue militaire, voilà ce qui frappa le plus dans son apparence. La femme s’approcha de la première venue et se pencha sur elle pour lui murmurer quelque chose. Une question, puisque la fille qu’elle venait d’aborder lui indiqua le comptoir où se trouvait une des matronnes. Celle-ci se redressa immédiatement et accueillit la nouvelle venue avec un grand sourire.

« Bienvenue, Dame de Lorient. Voilà bien longtemps que nous ne vous avions pas vue!
- J’ai été occupée par les affaires. Bonsoir, matronne.

Les rumeurs sur l’étrange Dame de Lorient faisaient rage dans le Harem. Celle-ci apparaissait toujours quand quelque chose d’intéressant était sur le point de se produire en Ashnard. Selon certains, elle serait à la tête d’une troupe de chasseurs de trésors magiques au service de l’Empereur, mais pour d’autres, ce n’était qu’une mercenaire qui passait son temps dans les bordels, puis disparaissait dans le décor en ne laissant derrière elle que des pièces d’or. Elle ne visitait que rarement la capitale Ashnardienne, soit-disant que l’air de la ville lui était irrespirable. C’était peut-être vrai, après tout. En dehors des Hauts Quartiers, il y avait dans cette ville une intense odeur de soufre et de charbon, tant les forges fonctionnaient constamment à plein régime pour créer les armes de destructions qui naissaient du jour au lendemain dans l’esprit de l’Empereur. Cette semaine, par exemple, c’était d’énormes canons pour augmenter la puissance de l’artillerie. Un seul de ces engins de malheur coûtait non seulement une fortune, mais nécessitait un nombre incroyable d’artisans et de matériaux pour en faire une véritable arme. L’entretien lui-même était une plaie, mais il fallait admettre qu’après la démonstration de ce matin, avoir une telle arme en quantité pouvait avoir son charme, pour un état aussi belliqueux et avide de guerre et de carnages.

« D’où venez-vous, ma Dame? Votre absence a été remarquée!
- De Nexus. J’ai voulu vérifier quelques histoires pour moi-même.
- Ah! Vous saviez que la Reine et le Roi de Nexus ont péri dans un naufrage? C’est affreux. On dit qu’il n’y a aucun survivant.
- C’est ce qu’il semblerait. »

Le ton de la Dame ne semblait maintenant plus laisser place à la discussion; un ton sec, acerbe, qui mettait fin à un sujet aussi vite qu’un coup de lame à la gorge. La matronne remarqua bien la colère qui traversa le visage de la Dame, mais elle ne put en concevoir la raison. Elle décida donc d’apporter un autre sujet.

« Prendrez-vous la même chose que d’habitude? Votre favorite a pris un peu d’âge, depuis votre départ, n’en déplaise à sa Grâce, mais elle n’a en aucun cas rouillé.
- Non. Ce soir… ce soir ce sera différent.
- Ah bon? Voilà qui va déplaire à notre amie…
- Je n’ai que faire de ses sentiments. Ce soir… ce n’est pas une femme qui me changera les idées.
- Un homme, alors.
- Un morpheur, plus exactement. J’ai entendu dire que vous en possédiez un. Ce sont peut-être des sornettes, mais j’aimerais l’avoir. »

Les morpheurs étaient une race humanoide étonnante. Bien que personne n’ait jamais pu en contempler un sous sa véritable forme, puisque le cerveau d’un être ne pouvait la percevoir, ils étaient réputés pour avoir l’incroyable habileté de copier et d’imiter à la perfection un sujet. Ils étaient très prisés, et en avoir un était synonyme de très grande influence, car en temps normal, les monarques se les arrachaient pour en faire des maîtres espions. La matrone fléchit légèrement, et se joua avec les mains.

« Je ne sais pas si je peux vous accorder cette requête… ma maîtresse ne m’en a pas parlé… Et je ne crois pas qu’elle…
- Dites à votre maitresse que ce ne sera que pour une seule fois.
- Une seule?
- Oui. C’est pour une occasion spéciale. J’y mettrai l’or qu’elle demandera.
- Je… je verrai ce que je peux faire… attendez-moi un instant. »

Et la matrone disparut derrière un rideau.

***

La compassion. Voilà un sentiment auquel la jeune femme n’était pas du tout habituée. Elle ne s’attendait pas à ce qu’on démontre de la retenue à son égard. Mélinda lui faisait peur, terriblement peur, mais en même temps, elle se montrait douce envers elle. La jeune femme tremblait, légèrement, d’incertitude. Devait-elle démontrer sa reconnaissance? Devait-elle faire amende pour les soucis qu’elle avait causé? Elle sentit en elle les sentiments qu’elle venait d’enfermer se déverser en elle comme un torrent brûlant. Elle ressentit immédiatement le besoin de pleurer, elle pour qui les larmes étaient un crime. La femme lui parlait de sa vie, de ses maltraitances familiales, ce qui lui rappelait le bâton de Nazim dès l’instant où elle montrait son désarroi ou sa tristesse. Elle avait été frappée jusqu’à ce qu’elle craigne plus le bâton que la douleur en elle-même. De ses yeux pâles se mirent à couler deux grosses larmes, partiellement de soulagement, mais aussi de frayeur. Elle avait peur, tellement peur, car on l’avait dépouillé de tout ce qu’elle avait; son enfance était marqué par une éducation ferme, qui finalement ne lui servirait à rien dans sa vie d’adulte, on lui avait enlevé son choix, et on l’avait mise dans les mains d’une femme qu’elle ne connaissait pas, et dont elle avait compris que son seul avantage serait sa capacité à satisfaire les autres, et finalement, on lui avait retiré sa liberté, qu’elle n’avait jamais réellement possédé, néanmoins. Elle se sentit de pleurer abondamment.

Mélinda lui proposa une chambre. C’était probablement une injustice pour les autres esclaves, qui étaient sans nul doute en ces lieux depuis des mois et attendaient encore l’occasion d’avoir leur chambre personnelle où se retirer quand bon leur semblait. Comme une enfant qu’on cherchait à rassurer, le petit bout de femme qu’elle était hocha de la tête, fermant les yeux alors qu’une vague d’émotion la submergeait, et les larmes affluèrent. Elle renifla, mais les larmes ne cessèrent de couler sur ses joues, et elle s’enfourna dans les bras de sa maîtresse, la seule source de réconfort qu’elle pouvait trouver en cet endroit. Inconsciemment, un lien de dépendance s’était noué entre la nouvelle esclave et sa propriétaire. La confiance n’était pas encore là, mais Shion n’avait plus rien à perdre, et Mélinda lui montrait de la chaleur. Certains maîtres esclavagistes, plutôt que de menacer leur marchandise de leur bâton, se servait plutôt de ce lien de dépendance pour assouplir les esclaves et les rendre plus dociles, plutôt que la violence, qui se basait sur la peur et la force pour dominer l’esprit d’une propriété vivante. Elle regarda la femme dans les yeux, blottie chaudement contre elle, tremblant de ses membres.

Elle avait envie de se lover dans les bras de la dame, et de s’y oublier. Elle s’y sentait bien, et au chaud, elle qui avait une peau si froide. Elle regarda Mélinda dans les yeux et frôla sa joue de sa main, hésitante.

« Je ne sais pas comment faire… dire non… ou dire oui… je ne sais pas, mi… maitresse… Je-
- Maîtresse! Maitresse, pardonnez-moi de vous déranger, mais c’est urgent.

La matrone attendit patiemment à la porte que sa maîtresse ne se dévoile pour lui parler de la situation à laquelle elle faisait face. Décidément, il n’y avait pas moyen pour la célèbre et puissante Mélinda Warren d’avoir un seul moment, en ce jour, où on allait lui ficher la paix.
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Mélinda Warren
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FicheChalant
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Petite vampire qui aime mordre des fesses <3
« Répondre #13 le: Décembre 24, 2014, 03:48:23 »

L’éducation de Mélinda, son dressage, ne reposait effectivement pas sur la violence ou sur l’intimidation. Classiquement, la vampire estimait qu’il existait deux manières de pratiquer l’esclavage. La manière traditionnelle était celle de la violence ou de la peur, qu’on trouvait souvent auprès des grands propriétaires terrains, des gens qui avaient besoin de beaucoup de bras, et qui fouettaient durement leurs esclaves pour les envoyer travailler dans les mines ou dans les fermes. Des boulots exténuants et peu gratifiants, avec une main-d’œuvre peu chère. Inversement, Mélinda, elle, avait peu d’esclaves, mais les éduquait bien. Elle ne les battait qu’en cas d’extrême nécessité, ou si elle sentait que c’était là ce que ses esclaves recherchaient. De manière générale, elle agissait comme elle venait de le dire à Shion, en cherchant à être une bonne Maîtresse, à offrir, en échange de leur servitude, gîte, couvert, protection, et une existence heureuse et paisible. Elle essayait de leur montrer que travailler dans un harem n’était pas en soi quelque chose d’horrible et d’insoutenable, car son harem n’était pas un bordel de bas étage offert aux soldats d’un camp militaire lors d’une guerre. C’était une maison de charme respectable, bénéficiant d’un haut niveau de réputation, d’une clientèle distinguée... C’était une véritable entreprise, où les esclaves pouvaient avoir de multiples autres fonctions. Shion n’avait tout simplement pas eu de chance, et Mélinda était sincèrement gênée et agacée pour cet incident.

Son petit discours avait ému Shion, ce qu’elle sentit dans la manière dont elle se comportait. Peu de gens connaissaient le passé de Mélinda, car ce n’était pas quelque chose dont elle parlait facilement. Pour la plupart des gens, elle était juste l’héritière du duc Warren, un individu qui, lors de la Guerre Civile, avait choisi le mauvais camp, et avait perdu. Pour eux, Mélinda était une sale arriviste, arrogante et égocentrique, qui cherchait à restaurer l’ancienne influence de sa famille. Peu de personnes savaient qu’elle avait été une ancienne esclave, tant il semblait impensable qu’une ancienne esclave ait pu choisir, par la suite, d’endosser le rôle d’une esclavagiste de plus en plus populaire. Comme quoi, la vie réservait bien des surprises.

Alors qu’elle y songeait, elle sentit la main de Shion caresser timidement sa joue. La pauvre petite était toute perturbée, ce qu’elle ne tarda pas à expliquer. Mélinda avança lentement sa main, et attrapa celle de Shion, en lui souriant gentiment. Elle allait dire quelque chose quand on toqua à sa porte.

« Que... ?! »

La vampire se retourna rapidement, surprise et agacée. Que fallait-il donc pour qu’on daigne enfin lui donner la paix ?! Elle grommela, en voyant la porte s’ouvrit. La femme derrière était celle qui se tenait à l’accueil ce soir, et qui avait l’air troublé.

« Qu’est-ce que tu as, Lisa ? »

Lisa porta un regard rapide vers Shion. Elle rougit poliment, puis baissa la tête.

« La... La dame de Lorient, Maî... Maîtresse... Elle... Elle est arrivée...
 -  Ah... »

La Dame de Lorient était une femme curieuse. Belle et distinguée, ses origines étaient empreintes de mystère. Mélinda savait qu’elle avait une certaine importance au sein de l’Empire. Certaines rumeurs disaient qu’elle était proche du Conseil Impérial, voire de l’Empereur lui-même. Sa présence avait fini par déclencher la superstition, car elle s’accompagnait souvent d’évènements politiques majeurs : une révolte importante, un nouveau membre nommé au sein du Conseil Impérial... Pour Mélinda, la Dame devait être une sorte d’espionne ne répondant exclusivement que de l’autorité de l’Empereur. Mordret était un Empereur de plus en plus distancé. Son pouvoir était maintenant entre les mains du Conseil Impérial, qui était le véritable organe décisionnel de l’Empire, mas, pour autant, l’Empereur restait toujours, officiellement, à la tête de l’Empire, détenteur des trois pouvoirs, et garant de la souveraineté de l’Empire.

Lisa reprit, en lui expliquant qu’elle tenait à voir Jügo, leur Morpheur. Les Morpheurs étaient une race hybride très particulière, si rare que, là encore, certains soutenaient qu’ils étaient, à l’origine, des êtres modifiés génétiquement par le biais de la magie. Mélinda en disposait d’un.

« Et bien, si Jügo est disponible, je dirais que la Dame peut aller le voir... Est-ce là tout ce qui importe ?
 -  Et bien, euh... Oui... »

Mélinda secoua lentement la tête, et regarda Shion, puis Lisa.

« Je suis occupée avec notre nouvelle recrue, Lisa, alors, à moins qu’il n’y ait une agression, une tentative de suicide, ou un évènement qui soit réellement urgent, j’aimerais qu’on ne vienne plus m’importuner pour de simples évènements ! »

Peu habituée à un ton aussi autoritaire, Lisa rougit en baissant la tête, puis partit rapidement. Mélinda se retourna ensuite vers Shion, et attrapa chacune des mains de la femme.

« Je vais te donner une chambre juste à côté de la mienne, Shion... Et tes tâches seront de nettoyer ma chambre et les autres pièces. Tu vois ? Rien de plus... Et, crois-moi... C’est toi qui voudras me faire l’amour. Jamais je ne te forcerai, Shion. Je te le promets. »
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DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.
Shion
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Pythie Meisaenne


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« Répondre #14 le: Janvier 10, 2015, 06:58:53 »

Lisa revint à son poste, où la Dame de Lorient semblait attendre, les yeux braqués sur un parchemin. La nature curieuse de la matronne se porta alors sur le sceau qui ornaient l’enveloppe déposée à son côté; elle portait la marque de l’Empereur! Une lettre du commandant en chef des armées d’Ashnard, le véritable dirigeant de l’Empire tout entier, et cette femme avait une missive de sa part! Cette femme était vraiment si près de l’Empereur, au point que celui-ci prenne le temps de lui écrire une lettre?

De Lorient poussa un long soupir en baissant la missive et en se frottant les yeux. Mordred était un homme particulier, et même si la noirceur de son âme n’avait d’égale que son amour pour la guerre, il semblait réellement l’avoir prise en affection. Probablement qu’elle devrait s’en sentir flattée, mais elle ne parvenait pas à se rendre à cet état d’esprit. L’Empereur l’affectionnait simplement parce qu’elle était douée à faire disparaître ses ennemis, et qu’il affectionnait les personnes habiles, alors que la moindre faiblesse pouvait le faire entrer dans une terrible colère. Il lui parlait souvent de partir en Meisa pour s’en prendre à la famille royale, mais elle parvenait toujours à le décourager d’une telle entreprise; les Meisaens étaient trop loin, et elle n’était pas amatrice des missions suicides. Elle ne devait qu’à son affection le fait qu’il n’ait jamais demandé une telle chose d’elle. L’Empereur voulait la rencontrer, le lendemain soir. C’était un honneur, assurément, pour n’importe quel Ashnardien de rencontrer le chef suprême de leur empire, et pourtant, elle ne se sentait guère réjouie; un indescriptible sentiment d’inconfort lui saisit l’estomac. Quelque chose lui disait que l’empereur commençait à se méfier d’elle autant qu’il ne l’appréciait. Ce ne serait pas la première fois que la paranoia de l’Empereur le poussait à mettre prématurément fin aux jours d’un individu sur un coup de tête, et elle n’aimait pas la possibilité d’en être le prochain sujet. Pas que la mort l’inquiète particulièrement, mais elle n’aimait pas l’idée de perdre la tête prématurément.

Prenant son courage à deux mains, Lisa s’approcha enfin de la Dame de Lorient et l’invita à la suivre. La belle dame leva les yeux vers elle, puis se releva lentement, enfournant la lettre dans son manteau avant de la suivre dans les couloirs menant visiblement à l’aile des chambres. Dans les couloirs, elle reçut quelques propositions invitantes de jolies demoiselles et de jeunes hommes qui ne se montraient nullement gênés de promener leurs yeux sur elle, mais un signe de la grande dame les contraint à détourner les yeux; si elle décidait de démontrer ses talents, les mêmes pour lesquelles Mordred l’aimait bien. On l’invita lentement vers une chambre de l’autre côté de l’établissement, et Lisa lui ouvrit doucement la porte. Elle entra lentement, puis Lisa referma la porte derrière elle. Lorsqu’elle posa les yeux sur celui qu’ils nommaient Jügo, elle resta un moment interdite, car il avait exactement l’apparence de Liam, le Roi de Nexus. Elle faillit se retourner, quand il se leva et posa une main sur elle.

« Reste… il faut qu’on parle. »

Elle frémit à son toucher, alors qu’un frisson de frayeur passait sur son dos. La main qui était posée sur son épaule était massive, droite et inflexible. Elle avait l’impression qu’il s’apprêtait à lui faire passer la porte, la tête la première, au travers du bois renforcé. Elle avait peur. Et elle avait toutes les raisons de l’être, parce que le morpheur semblait déjà drainer ses souvenirs du Roi de Nexus. Elle en ressentait une légère faiblesse au niveau des genoux, alors que sa voix elle-même changeait; elle le détectait au son de sa respiration.

***

La jeune femme hésita à se défaire de la vampire, blottie dans ses bras. Elle lui parla alors de lui offrir sa propre chambre. Elle était très intéressée par cette proposition, et on lui assura qu’elle n’aurait plus à s’inquiéter d’être maltraitée par qui que ce soit, pas même par sa maitresse. Elle lui assura qu’elle serait celle qui déciderait du moment où elle s’accorderait à elle. Elle hésita un moment puis elle hocha de la tête, ses doigts cherchant une nouvelle fois la main de sa maîtresse. Elle se dressa alors sur la pointe de ses pieds pour poser sur la bouche de la dame un bref baiser. Les lèvres de Shion avaient un goût de cerise, mais le froid de sa bouche était pour le moins surprenant; c’était comme si Melinda venait de toucher une boule de neige du bout des lèvres Le rouge s’empara des joues de l’ex-intendante, et elle finit enfin par se défaire des bras de Melinda pour se couvrir de la couverture, soustrayant son corps nu à la vue de la vampire. Une fois couverte et décente, elle s’approcha d’elle, et lui prit la main.

Après avoir entendu Melinda lui parler de son viol, il était normal qu’elle se sente un peu plus confortable avec elle, mais ce n’était pas encore suffisant pour que l’esclave abaisse toutes ses défenses. Melinda avait eu sa vengeance, et c’est peut-être pour cela qu’elle avait réussi à faire son deuil, son ancien tourmenteur étant maintenant à sa botte, prêt à lécher le sol qu’elle foulait si cela pouvait lui assurer de vivre plus longtemps, mais pour Shion, c’était différent; elle n’aurait pas de vengeance. Ce n’était pas dans son caractère de vouloir se venger. Mélinda allait probablement devoir redoubler d’effort pour qu’elle s’ouvre complètement à elle. Peut-être même qu’elle vengerait quand même Shion, juste pour se défouler, car les actions perpétrés contre sa nouvelle esclave venaient de repousser indéfiniment le moment où elle pourrait savourer ce charmant petit corps.

Les yeux de la soubrette se levèrent alors à nouveau vers ceux de sa maîtresse, et elle serra légèrement ses doigts sur les siens.

« Est-ce que… ce serait acceptable si je dormais… à côté de vous? »

Shion ne craignait pas de se faire attaquer dans sa chambre… quoi qu’en fait, si, elle avait très peur, mais elle n’allait quand même pas l’admettre. Évidemment, elle n’avait aucune pensée déplacée à l’égard de sa maîtresse, elle ne se sentait pas de dormir seule. Quand elle vivait chez Morgane, elle avait même une partenaire de chambre. Par le passé, c’était elle qui rassurait les autres, mais ce soir, elle était celle qui recherchait sûreté et réconfort. Ses yeux clairs fixaient ceux de Melinda, attendant sa réponse avec appréhension, bien qu’elle se résignerait bien vite à simplement gagner ses appartements pour y récupérer du sommeil… en s’assurant de barricader sa porte avec tout le mobilier, bien entendu.
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