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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Virtual Submission [Moemi]  (Lu 1526 fois)
Princesse Alice Korvander
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FicheChalant
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"Hear me Roar !"
« le: Juillet 08, 2014, 01:17:41 »

La première fois qu’il l’avait rencontré, ça avait été en 2012. Elle était alors une jeune femme esseulée, qui venait de ressortir d’une relation infructueuse avec un ami au lycée. Comme si Internet était le lit des cœurs brisés, comme si la détresse sentimentale constituait le fonds de commerce des réseaux sociaux. Il l’avait rencontré sur un réseau social, de manière tout à fait innocente : une photo de profil, un nom accrocheur, un clic, et quelques conversations rapides avec elle. C’était une jeune femme influençable, une adolescente en pleine puberté, et il savait comment faire... Du moins, c’est ce qu’il se disait, maintenant. La vérité était sans doute qu’il avait surtout eu de la chance, mais, quand on avait son rôle, on ne pouvait pas simplement dire qu’on avait eu de la chance. Il fallait que tout soit calculé, sciemment et minutieusement. Il s’était rapproché d’elle, lui parlant presque tous les jours, quand elle revenait des cours, puis lors des cours, quand elle lui avait dit son numéro de téléphone portable, la consolant, l’encourageant quand elle avait des examens, se montrant amical et généreux avec elle, tout en faisant preuve d’une fermeté et d’une rigidité relativement stricte.

Leurs jeux avaient été simples, montrant progressivement : simples discussions érotiques dans un premier temps. L’as-tu fait ? lui avait-il demandé en lui parlant de sa relation avec son ancien amant. Tout avait ensuite monté crescendo. Elle s’affichait à la webcam, d’abord pour lui, puis en diffusant les images sur Internet, dans des sites spéciaux. Aucun des membres de son établissement ne l’avait vu. Elle n’avait pas encore entendu sa voix, ni même vu. Il se faisait un point d’honneur à ne pas le faire. Il était devenu son maître virtuel, et il avait fini par l’abandonner... Pendant presque une année. Une année où elle ne l’avait plus revu sur aucun réseau social, une année où son numéro de téléphone portable était mort, un message automatique indiquant à quiconque appelait sur ce numéro qu’il n’était « plus attribué ». En avait-il souffert ? Y avait-il eu un imprévu ? Ou s’agissait-il tout simplement de tester sa dévotion ? Elle lui avait dit qu’elle l’aimait, que la distance ne signifiait rien pour elle, et n’ébranlerait nullement ce qu’elle ressentait dans son cœur. Des paroles d’adolescente qu’il avait mis, volontairement ou non, à l’épreuve.

Il était finalement revenu la voir il y a quelques semaines, en décidant de passer à une autre étape. Moemi avait maintenant l’âge d’aller au lycée, et il était fréquent que les Japonais déménagent à cette période de leur vie, surtout quand ils vivaient dans la campagne, où il n’y avait pas de lycées, ou des lycées ayant une faible réputation. Dans un pays aussi élitiste que le Japon, il était important de rejoindre des bons établissements scolaires. Il lui avait dit d’aller à Seikusu, et de s’inscrire au lycée Mishima. Il saurait si elle le ferait, car il avait ses entrées au lycée Mishima. Il avait donc patiemment attendu, jusqu’à ce que le nom de Moemi apparaisse dans les papiers administratifs du lycée, et qu’elle soit admise.

Il se tenait maintenant devant son ordinateur, observant l’écran. La machine ronronnait silencieusement sous ses pieds. Plusieurs logiciels de cryptage étaient lancés simultanément, mais, en cette fin de soirée, une seule chose l’intéressait : la fenêtre qu’il venait d’ouvrir. Il avait demandé à Moemi de choisir un pseudonyme humiliant, et il n’avait pas honte en disant que son corps commençait déjà à avoir un frisson d’érection. Ils se trouvaient sur un IRC. Auparavant, il lui avait demandé de chauffer certains des internautes présents, en faisant sa « petite salope », mais, ce soir, il voulait monter d’un cran les enjeux. C’était normal, c’est ainsi que les choses devaient se dérouler. Il avait tout préparé, étant, comme toujours, fasciné par tout ce qu’il était possible de faire dans ce monde, dès qu’on avait un téléphone, et une carte de crédit. Lui s’était appelé « Kingmaster », un pseudo’ pompeux, arrogant. Il cliqua sur le pseudo’ de sa petite perle, s’humectant brièvement les lèvres, et lança la conversation privée :

Citation
[23:35] <Kingmaster> Petite Salope ?
[23:36] <CandyBitch> Maitre!!!
[23:36] <CandyBitch> <3
[23:36] <CandyBitch> Je vous attendais ^^
[23:37] <Kingmaster> Tu te languissais de moi, Petite Salope ?
[23:37] <CandyBitch> ... oui éè
[23:37] <CandyBitch> J'ai suivi vos instructions, aucun homme ne m'a prise
[23:38] <CandyBitch> J'ai envie de vous obéir comme avant
[23:38] <CandyBitch> S'il vous plait éè
[23:38] <CandyBitch> Maitre ?
[23:39] <Kingmaster> "S'il-vous-plaît", MAÎTRE !
[23:39] <CandyBitch> S'il vous plait Maitre !
[23:39] <Kingmaster> Tu es donc arrivée à Seikusu ?
[23:39] <CandyBitch> Oui
[23:39] <Kingmaster> "Oui", Maître
[23:39] <CandyBitch> Oui maitre
[23:40] <CandyBitch> Veuillez m'excuser maitre, ça fait tellement longtemps...
[23:40] <Kingmaster> Ton insolence est la raison pour laquelle je t'ai abandonné autrefois
[23:40] <Kingmaster> Les jeunes femmes comme toi ont trop tendance à n'en faire qu'à leur tête

Il fallait toujours la reprendre, toujours être vigilant. La tâche n’était pas aisée, mais c’était un défi excitant. Il fallait l’humilier, mais pas trop. Il fallait l’encourager, l’encenser, mais pas trop. Tout était une question de degrés, de mesures, et, ma foi, ce n’était pas vraiment simple, quand on avait le sexe qui vous démangeait, et qu’on avait ouvert, en parallèle de la conversation, les photographies de Moemi prises par webcam, ou qu’elle s’était elle-même faite. De fait, avant de la voir, il avait regardé la vidéo qu’elle avait faite pour lui, où elle était nue sur son lit, et se lançait dans un strip-tease intense.

Il était important qu’il conserve la tête froide. Il avait ouvert la conversation en la rabrouant, en la dénigrant, mais il savait changer de ton.

Citation
[23:43] <CandyBitch> Je serais comme vous le désirez maitre
[23:43] <CandyBitch> J'ai toujours voulu vous satisfaire
[23:44] <CandyBitch> Je vous en supplie, j'ai fait tout ce que vous vouliez, j'ai besoin de vous éè
[23:45] <Kingmaster> Vraiment ? Jusqu'à quel point ?
[23:45] <CandyBitch> Jusqu'au point où vous le désirez
[23:46] <CandyBitch> Je sais que ce qui vous plait me plaira Sourire
[23:47] <Kingmaster> Tu me plais beaucoup, ma chérie... Tu manques encore d'expérience, mais ta passion à mon égard rattrape tes faiblesses
[23:47] <Kingmaster> J'ai toujours aimé les femmes passionnées. En es-tu une ?
[23:47] <CandyBitch> ^^
[23:47] <CandyBitch> Merci maitre <3
[23:47] <CandyBitch> Je ne crois pas... mais vous savez faire naitre la passion en moi Sourire
[23:48] <CandyBitch> Je vous ai tellement attendu
[23:48] <Kingmaster> As-tu commencé à visiter Seikusu ?
[23:48] <CandyBitch> Oui
[23:48] <CandyBitch> maitre
[23:49] <CandyBitch> C'est une très jolie ville
[23:49] <Kingmaster> Tu sais où est le lycée Mishima ?
[23:49] <CandyBitch> Oui maitre
[23:49] <Kingmaster> Alors, je vais te donner ta première épreuve pour me montrer ta dévotion

La première épreuve... Il en frémissait sur place. Ça n’avait plus rien à voir avec tout ce qu’il lui avait demandé jusqu’à présent : les photographies sur des sites de cul tellement sinistres et pouilleux que seul le plus affamé des pervers finirait par trouver. Elle avait pris goût à l’exhibitionnisme, et il voulait continuer dans cette voie.

Il avait tout organisé pour cette première épreuve, et il dut serrer les poings, afin d’écrire sur son clavier sans trembler :

Citation
[23:49] <CandyBitch> Ouiii <3
[23:50] <Kingmaster> À partir de l'arrêt de bus de Mishima, tu vas remonter la rue vers le centre-ville, et tu trouveras un sex-shop
[23:50] <CandyBitch> Si vous saviez comme je suis contente !!
[23:50] <CandyBitch> Oui ?
[23:50] <Kingmaster> Tu y rentreras. Sache que j'ai tout arrangé. Tu iras voir la caissière, et tu lui diras que tu t'appelles Rose, et que tu viens demander une commande
[23:51] <CandyBitch> Oui maitre
[23:51] <CandyBitch> Quel jour ?
[23:51] <CandyBitch> Je crois que je vais m'évanouir <3
[23:51] <Kingmaster> Ensuite, tu enfileras ce qu'on te donnera dans le magasin, entre deux allées (pas dans une cabine, et je suis formel là-dessus !), et tu reviendras dans ton appartement avec tes nouveaux vêtements
[23:51] <Kingmaster> quel jour ?! Ma chérie, si tu veux me voir, il va falloir te dévouer à 200% pour moi !
[23:51] <CandyBitch> Vous voir ?
[23:51] <Kingmaster> Ta vie TOUTE ENTIERE se résume désormais à me servir
[23:52] <Kingmaster> Tu iras dès ce soir au sex shop
[23:52] <CandyBitch> Oui
[23:52] <Kingmaster> Je veux te voir avant de me coucher, belle et flamboyante dans tes nouveaux vêtements
[23:52] <Kingmaster> Ils t'iront à ravir
[23:52] <CandyBitch> Je vous aime tellement
[23:52] <CandyBitch> Oui maitre
[23:53] <Kingmaster> Tu seras ma belle et fantastique poupée, et je veux que tous les gens de ce magasin, tous ces minables frustrés, fantasment sur tes fesses moulées
[23:53] <CandyBitch> Oui maitre, je me montrerais à eux comme une petite pute
[23:53] <Kingmaster> Oh, ma belle, rien qu'à t'imaginer dans cette tenue, j'en bande déjà !
[23:53] <CandyBitch> <3
[23:54] <Kingmaster> D'ailleurs, plus j'y réfléchis, plus je me dis que te changer dans l'allée, comme une voleuse, ne t'irait pas... Non, ta beauté mérite d'être exhibée aux yeux de tous
[23:54] <CandyBitch> Je ne sais pas quoi vous dire tellement je suis excitée x)
[23:54] <Kingmaster> Tu te changeras devant la caisse
[23:54] <Kingmaster> Est-ce que tu mouilles ?
[23:55] <CandyBitch> Oui
[23:55] <CandyBitch> maitre
[23:55] <Kingmaster> Bien. Tu te toucheras en te changeant au magasin.
[23:55] <Kingmaster> Tu t'es bien épilée la chatte ?
[23:56] <CandyBitch> Mon coeur bat tellement fort... je ne me sens plus vraiment moi même...
[23:56] <CandyBitch> Oui maitre
[23:56] <CandyBitch> Je me toucherais devant eux
[23:56] <Kingmaster> Très bien, très bien. Je vois que j'ai bien fait de te reprendre.

Il s’emballait parfois. Difficile de tout maîtriser, quand on invitait une fille à aller enfiler une tenue des plus provocantes dans un sex shop, sous les yeux de tout le monde, en se touchant... Non, sérieusement, il bandait grave, et, le temps qu’elle aille au sex shop, il en profiterait sûrement pour se branler un peu. Pour autant, il savait qu’il fallait qu’il se calme devant elle. Ne pas pousser la barre trop haut. Les adolescents sont par nature imprévisibles, et tout pouvait arriver. Elle pouvait se rétracter, se refuser à lui, et... Et bien, ce serait bien dommage, car il fallait bien admettre qu’elle avait du potentiel.

Citation
[23:56] <CandyBitch> Je vous aime tellement mon maitre
[23:56] <Kingmaster> Tu te toucheras devant eux, mais aussi devant moi ; j'ai accès au système de sécurité du magasin
[23:57] <Kingmaster> Je te verrais, et je saurais si tu as réussi ou non. Si tu me déçois, nous ne nous verrons plus jamais.
[23:57] <CandyBitch> Pourquoi direça maitre ? éè
[23:57] <CandyBitch> J'ai toujours été votre petite chatte obéissante
[23:57] <Kingmaster> Si tu me fais plaisir, et si tu exauces mes ordres, alors je continuerais ta formation, et, quand tu seras prête, je te prendrais, et tu ne me quitteras plus jamais.
[23:57] <CandyBitch> Ouiiii
[23:57] <Kingmaster> Je tiens à ce que tu aies bien conscience des enjeux, ma chérie.
[23:58] <CandyBitch> Je crois qe c'est trop pour mon petit coeur, maitre ^^
[23:58] <Kingmaster> C'est pour ça que nous y irons progressivement
[23:59] <CandyBitch> VOus avez parler de nous voir ?
[23:59] <CandyBitch> Je ne pensais pas que ça arriverait... 
[23:59] <CandyBitch> Je vous avoue que je ... je ne sais pas trop quoi penser éè
[23:59] <Kingmaster> Pourquoi donc crois-tu que je t'ai amené à Seikusu ?
[23:59] <CandyBitch> J'ai un peu peur, maitre
[00:00] <Kingmaster> Je t'ai ordonné de venir, car tu me plais de plus en plus
[00:00] <Kingmaster> Il est donc logique que nous finissions par nous rencontrer, si tu continues à te montrer aussi talentueuse et dévouée à me servir
[00:00] <CandyBitch> Je... ne sais pas trop quoi dire ^^'
[00:00] <CandyBitch> Merci maitre
[00:01] <Kingmaster> Contente-toi de faire ce que je t'ai ordonné, et ne traîne pas en route

La conversation s’interrompit là. Il lui faudrait bien une demi-heure pour aller au sex-shop, et, à cette heure avancée, il n’y avait pas grand-monde dans les rues. Il bascula lentement sa tête en arrière, l’appuyant sur le dossier de son fauteuil, fermant brièvement les yeux, et préféra contempler la tenue qu’il avait commandé. Il l’avait commandé sur Internet, en la customisant, et avait ensuite eu à appeler le magasin pour confirmer le paiement, et dire qu’il enverrait quelqu’un la chercher.

C’était une belle tenue sanglée, faite en suivant les mesures de Moemi. Il lança l’un de ses programmes, lui permettant de voir à travers les yeux de la caméra de sécurité du sex shop.

Il n’avait maintenant plus qu’à attendre pour voir jusqu’où sa petite Moemi était prête à aller pour le servir.
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Moemi
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FicheChalant
« Répondre #1 le: Juillet 08, 2014, 07:02:57 »

Comment décrire l'éruption, la secousse désordonnée, le cortège de sensations contradictoires qui se succèdent dans le corps de Moemi à cet instant ? Depuis le bon que fait son cœur lorsqu'elle voit le pseudonyme de son maitre apparaitre à l'écran, jusqu'à aux tremblements angoissés de ses doigts alors qu'elle répond que oui, elle fera tout, tout ce que le maitre exige. Elle promet, elle se surjoue, et son excitation ne fait que croitre. Enfin, enfin !! Il est revenu !

Cette fois, le jeu qu'il lui propose est bien plus osé, il n'est plus question de faire des choses en cachette... bien au contraire. La gorge de la jeune fille gorge se serre à l'idée qu'elle n'en sera peut être pas capable. Pourquoi le maitre lui impose-t-il ceci ?... Est-ce un test ? Qu'importe, elle doit le faire... elle ne peut supporter l'idée de perdre son maitre une seconde fois.

La voilà maintenant recroquevillée devant son clavier. Elle pianote fébrilement le début d'une phrase ; "Maitre, je"..., elle efface. elle ne sait qu'écrire ensuite. Elle aimerait mettre le tumulte de ses entrailles dans une simple phrase et lui offrir, mais toutes ces émotions semblent rester piégées dans sa poitrine, et ne point vouloir s'extraire par les doigts. Finalement elle se décide ;

"Mon coeur bat tellement fort... Je suis votre petite chatte dévouée. A tout de suite <3"

Elle s'inflige à elle même un délicieux frisson en écrivant ces mots, puis se lève pour se déshabiller frénétiquement ; elle se précipite dans son armoire pour se changer ; quelque chose de simple, de facile à retirer, c'est ce qu'il lui faut. Elle s'imagine la scène, encore et encore. Son corps tremblant, se découvrant au milieu du magasin. Le regard des clients. Comment elle posera son corps en offrande sur le comptoir, les cuisses écartées pour montrer à tous son intimité gorgée de désir. Le pourra-t-elle ? Que sentira-t-elle ? Sera-t-elle paralysée au moment d'agir ? Elle ne préfère pas y penser. Elle romance. Ça sera facile.

Ah, voilà.

Son choix s'arrête sur une robe noire simple, quoi qu'assez provocante, dont le tissu sombre épouse parfaitement sa taille et le début de sa croupe, avant de s'élargir en un jupon léger, conçu pour voleter à hauteur de genoux. Ses bras, ses épaules, son cou restent nus, exception faite de deux fines bretelles qui rejoignent un décolleté sensuel. Elle n'enfile rien d'autre, ni dessus ni dessous. Après tout, elle sera amenée à se déshabiller d'ici peu. Elle se précipite à la salle de bain, et accentue soigneusement le contour de ses yeux par un trait de crayon discret, avant de recourber ses cils par une pointe de mascara. Elle fixe une seconde le reflet et se sourit ; c'est vrai qu'elle est belle. Elle pourrait amener tous les hommes qu'elle désir dans son lit, mais c'est à lui qu'elle se soumet. C'est pour lui, tout son amour et son obéissance aveugle.

Elle enfile une paire de chaussures à talons et prend son sac à main avec elle ; il faudra bien ranger sa robe quelque part lorsqu'elle se sera changée.

* * *

Elle n'a rien ressenti de tel depuis des mois ; la peur, le stress, l'envie. Ces remous au creux du ventre. Son corps n'est plus qu'un terrain de jeu sans barrière pour ces émotion furieuses, tandis qu'elle file à grandes enjambées à travers les rues de Seikusu. Elle croise quelques passants, et leurs regard la font paniquer... comme sils savaient. Le sang lui monte au visage, tandis qu'elle court presque vers sa destination ; des bouffées de chaleur, des vagues de froid caressent son échine. Une chance qu'elle n'habite pas très loin de l'endroit indiqué ; en une quinzaine de minutes de marche précipitée, elle arrive en face de la boutique, la sueur perlant sur son front.

Soudain, nez à nez avec la devanture un peu vulgaire du magasin, elle sent sa détermination s'émietter. Ce petit jeu lui parait tout à coup plus précis, plus réel, plus effrayant. Il y aura de vrais vendeurs dans ce magasin, qui vont la regarder, des clients. Elle regrette l'ennui confortable par lequel elle se laissait porter une heure auparavant.

Vas-y Moemi... tu dois le faire...

Il lui semble qu'elle va s'évanouir à l'instant où elle pousse la porte de la boutique. L'endroit est éclairé par la lumière blanche et vive des néons, et chaque recoin de mur, de rayon, semble recouvert par on ne sait quel objet fantaisiste à portée érotique. Tout est si coloré qu'on se croirait dans une boutique de friandises. Dans un état second, le cœur aux abois, la vision trouble, Moemi approche du comptoir d'une démarche qui lui semble à elle-même oblique, comme si tout sens de l'équilibre l'avait abandonnée.

"Bonjour j-je... m'appelle Rose... je v... v... vous avez ... quelque chose pour... on vous a donné... quelque chose pour moi ?"
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FicheChalant
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« Répondre #2 le: Juillet 10, 2014, 01:34:24 »

Les vieux clichés disaient que les Japonais naissaient avec un clavier entre les mains. Il n’aimait pas se dire qu’il était exceptionnel, qu’il dérogeait à la normalité. Il avait toujours été très critique à l’école, constamment du genre à contester l’autorité des professeurs, ou l’intérêt des enseignements dispensés. Il avait donc toujours été un mauvais élève, car, dans une société uniformisée comme le Japon, on n’aimait pas les élèves qui posaient des questions. On voulait formater de bons petits Japonais. Quand un clou dépassait de la ligne, il fallait un marteau pour l’enfoncer dedans. Cette maxime japonaise était un plaidoyer à elle seule pour le conformisme. Il n’aimait pas se dire anticonformiste, car il savait que l’anticonformisme n’était que le miroir inversé du conformisme, tous les groupes antisociaux suivant la même logique clanique que le groupe qu’ils condamnaient. Il se gaussait de tout cela. Non, il ne se prétendait pas exceptionnel, car, au fond de lui-même, il savait que seuls les gens désespérément normaux voulaient être anormaux. Lui voyait tout cela d’un regard amusé, et quelque peu circonspect : comment définir l’anormalité ? Comment apprécier la notion de normalité ? Que signifiait être normal ? Anormal ? La définition était floue, et instable, évoluant perpétuellement.

Il aimait lire, en revanche. Beaucoup, même. Il lisait un peu de tout, et s’était peu à peu forgé sa propre opinion sur l’humanité, et sur ce qui, fondamentalement, caractérisait l’espèce humaine. Une vaste entreprise, et profondément orgueilleuse pour un simple homme, qui abordait donc ce défi intellectuel avec toute la modestie qui convenait. L’amour ? Il n’y croyait pas. C’était un truc de romantiques, et l’Histoire avait, à maintes reprises, démontré que l’être humain était capable de la plus grande des violences envers ses prochains, et que, de manière générale, l’Histoire n’était qu’un enchaînement de guerres, de massacres, et de tueries en tout genre. La violence ? Il s’était longuement penché là-dessus, se demandant si la violence n’était pas le facteur commun à l’humanité. La réponse était évidemment positive, mais elle dépassait de loin la simple humanité. Non, la violence était le moteur-même de la vie, son essence. La vie devait détruire la vie pour exister. Dès les fondations, la Création avait donc fait de la mort et de la violence les piliers de la vie. Une violence chronique, naturelle, organisée, structurée, qui allait jusqu’à annihiler de la surface de la planète des surfaces entières. La violence, cependant, lui parlait. Elle était compréhensible, elle était intuitive, innée, et c’est à partir de ça qu’il avait fini par trouver la réponse à sa question. Un rapport de violence induisait naturellement un affrontement, et un affrontement induisait naturellement un vainqueur et un vaincu. Comme tous ces philosophes s’amusant à refaire l’Histoire du monde, il avait refait sa propre histoire. L’être humain était véritablement devenu homme le jour où, en battant l’un de ses congénères, un homme s’est dit qu’il valait mieux l’avoir comme bête de somme, plutôt que de lui fracasser le crâne avec son os. Par ce geste symbolique, l’être humain était devenu humain. Le moteur de toute civilisation, le moteur intrinsèque à chaque individu, c’était la soumission.

Pensez-y... Pourquoi les religions continuaient encore à survivre, alors que plus personne ne croyait sincèrement qu’il puisse exister, quelque part dans le Ciel, un bon Dieu à la barbe blanche qui veillait sur vous ? Pourquoi les dictatures continuaient-elles encore à éclore comme des champignons sur une mycose alors qu’on savait tous que c’était mal ? Pourquoi certains croyaient avec acharnement que Kennedy avait été assassiné par un complot ? Pourquoi toutes les théories du complot explosaient depuis qu’on observait un affaiblissement des pouvoirs étatiques ? Pourquoi accusait-on le gouvernement américain d’avoir démoli ses propres tours ? La réponse était fort simple, pour lui : le besoin de soumission. Il en avait déduit que l’être humain avait fondamentalement peur de ce que la liberté impliquait : la capacité de choisir, la capacité de décider, la capacité de se prendre en main, de dire « oui » ou « non ».  C’était le bien le plus sacré de l’homme, chacun le savait, et pourtant... Pourtant, oui, les gens vivaient continuellement en étant soumis, en étant écrasés comme des limaces. Ils vivaient à travers d’autres, comme s’ils avaient honte de leur propre existence : ils idolâtraient des chanteurs, des acteurs, même de simples personnages animés ! C’était grotesque, et c’était la preuve que l’être humain était conçu, presque programmé, pour obéir. L’homme aimait qu’on lui donne des ordres, il aimait ne pas avoir de responsabilités, et se dire que, quelque part au-dessus de lui, une présence bienveillante et plus intelligente que lui veillait sur lui, que cette présence soit bénéfique ou maléfique... Car rien n’était pour que de se dire qu’il n’y avait rien au-dessus de soi, que le monde était ce qu’on en faisait, et que personne ne serait là pour ramasser les pots cassés. Voilà ce qu’était l’humanité : à la recherche perpétuelle d’un héros, d’un guide, d’un Christ pour les sauver... D’un maître.

Moemi était une expérience sociale aussi fascinante que stimulante, tant d’un point de vue purement sexuel qu’intellectuel. Il s’amusait avec elle, comme un petit enfant ayant son jouet. Il s’était volontiers servi d’elle pour tester son expérience, pour voir jusqu’où Moemi était prête à aller afin de se complaire dans la soumission. Il ne l’avait jamais menacé. Il avait toujours été adorable avec elle. Sévère, strict, mais adorable. Et il était tout simplement fascinant de voir à quel point, dès qu’on employait les bons mots, Moemi avait pu l’écouter sur Internet. Elle ignorait qui il était. Il aurait pu être un routier lui écrivant depuis son camion, il aurait pu être un adolescent mal aimé par ses parents, battu par les camarades, et qui s’enfermait dans sa chambre pour surfer sur le Net en bouffant des pizzas, elle n’en savait rien. Il était une énigme, et il avait pu la voir nue, à plusieurs reprises. Rien de bien choquant ; tout le monde se foutait à poil sur Internet, maintenant. Il ne pouvait pas se contenter de ça, il en voulait plus.

Et c’était bien parce qu’il en voulait plus que son regard était fixé sur l’écran de surveillance de la caméra de sécurité. Encore une fois, tout était conforme à ce qu’il pensait. Les gens croyaient que les caméras de sécurité étaient inviolables, s’enfermant dans une naïveté typique d’individus refusant de voir la réalité ne face, et la fragilité du monde. Une caméra de sécurité se piratait sur n’importe quoi, et ce n’était pas dans ce sex shop minable qu’il allait trouver des protocoles de sécurité très élevés. Il avait une belle vue sur le cœur du magasin. La personne à l’accueil était une femme avachie sur son fauteuil, mastiquant un chewing gum en lisant un tabloïd insipide. Lui, de son côté, regardait sa montre. Il avait calculé le temps prévisible que Moemi mettrait à venir. Il connaissait Seikusu comme sa poche, et savait qu’elle n’allait pas tarder à arriver.

Et elle vint. Elle entra, dans une courte robe noire, et il sentit une bouffée d’excitation faire palpiter son cœur. Remuant légèrement sur son fauteuil, il se redressa, et appuya sur un bouton, permettant de mettre du son. Elle s’avança rapidement vers le comptoir, le dos raide, et, d’une voix toute trébuchante, toute tremblotante, s’adressa à l’hôtesse, qui releva la tête de son magazine immonde. Elle accorda un bref regard sur la tenue presque indécente de Moemi, et il sentit l’impatience le guetter encore.

« Rose ? Hum... Ouais, on a reçu quelque chose pour toi. »

Comprenant qu’elle allait devoir se laisser, la caissière soupira, puis s’extirpa de son fauteuil, en reposant ses pieds sur le sol. Elle hocha lentement la tête, faisant signe à Moemi de l’attendre là, puis partit à l’arrière, sortant du champ de vision de la caméra en allant dans la réserve du magasin. Autour de Moemi, les clients ne cessaient de la regarder, de la dévisager. Ils n’avaient pas l’habitude de voir une fille aussi mignonne dans un tel bouge, et ils ne se privaient donc pas de la mater. Aucun n’osait cependant peloter son cul. Dommage...

La femme ne tarda pas à revenir, en portant une grande caisse, qui avait l’air plus encombrante que lourde. Elle la posa sur le comptoir en pestant, après que la caisse eut heurtée des murs.

« Tiens, signe-là. »

Elle lui brandit un formulaire administratif, désignant d’un doigt la case où elle devait signer, en lui brandissant un stylo.

À l’intérieur, il y avait sa tenue, proprement emballée dans du cellophane, flambant neuve. Elle n’attendait que le corps de Moemi, et le regard pervers de son maître, qui avait très hâte de savoir si cette dernière oserait l’enfiler ou non.
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FicheChalant
« Répondre #3 le: Juillet 10, 2014, 08:37:10 »

L'attente est terriblement longue, et chaque seconde, c'est le même dilemme qui revient ; fuir, courir ? Non, décidément, elle s'y refuse. Elle va le faire, elle se le répète à elle même, pour s'en convaincre. Elle reste plantée là, à demi appuyée sur le comptoir, jusqu'à ce que que la caissière revienne avec un énorme colis... Un colis ? Catastrophe. Panique. C'est peut être stupide, mais lorsqu'elle simulait la scène dans son esprit, Moemi imaginait qu'on lui donnait une tenue toute déballée.

"Euh... oui."

Ses doigts tremblants tracent une piètre interprétation de sa signature habituelle en bas du formulaire, avant de reposer maladroitement le stylo sur son socle. Puis ses ongles filent à la rencontre du gros scotch qui ferme le paquet, et s'y acharnent pendant quelques secondes, sans succès. Merde. Merde merde merde. Moemi sent une sueur froide monter à nouveau. Son regard croise celui, ennuyé, de la caissière, et elle se sent soudain complètement ridicule. Qui ouvre ses colis sur place, exactement ? Personne.

"Euh m-merci."

Elle prend maladroitement le paquet sous le bras, comme un automate. Se déshabiller ? Ça lui parait tellement absurde. A quoi pensait elle ?

"Au revoir !"

La porte de la boutique claque derrière elle, et la voilà dehors. Son cœur bat encore alors qu'elle s'éloigne dans une démarche faiblarde, son paquet trop gros entre les bras. Merde. Retour brutal à la réalité ; elle s'est dégonflée. Comment a-t-elle pu croire qu'elle serait capable d'obéir à un ordre pareil ? Pire, comment a-t-elle pu croire qu'elle y prendrait du plaisir ? Bon sang, qu'est-ce qui lui est passé par la tête ? Elle aurait du dire au maître que c'était trop, qu'elle ne pourrait pas... maintenant elle l'a déçu. Non non non... Elle doit rentrer chez elle, vite. S'excusez, lui expliquer. Qu'est-ce qu'il doit penser ?!... Oh mon dieu non !

Elle refait le trajet en sens inverse, le cœur au bord de l'explosion, les mollets et la gorge en feu. Pourvu qu'il soit toujours là, pourvu qu'il lui pardonne... non, il ne peut pas disparaître... maître, maître maître !! Le paquet l'encombre, ses mains sont moites, ses bras douloureux... le chemin bien trop long. Il lui semble ne jamais vouloir finir. Elle ne peut plus courir... ses jambes se font lourdes, sa gorge est à vif. Maître, pardon... Elle n'est plus très loin maintenant, mais elle progresse si lentement... elle a envie de pleurer. Qu'est-ce qui lui arrive, bon sang ? Pourquoi a-t-elle agi de manière aussi stupide ?... Elle sert les dents, presse le pas. Elle y est presque.

Enfin, elle arrive chez elle ; elle tape le code, monte ses escaliers en haletant, ouvre sa porte ; Maître, maître, maître... Elle se jette sur son clavier.
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« Répondre #4 le: Juillet 12, 2014, 01:59:28 »

Elle avait échoué. De la plus lamentable des manières possibles, en explosant en vol comme un ballon de baudruche surchargé. Est-ce que c’était prévisible ? Tandis qu’elle filait précipitamment, en portant l’encombrant carton, il l’observait, depuis l’écran de sécurité externe, celui qui permettait de voir l’entrée du magasin. Elle filait rapidement, après avoir tenté d’ouvrir le carton. Il n’avait pas oublié ce passage. Elle s’était heurtée au scotch, et, comme si la raison venait tout d’un coup de s’emparer d’elle, sa petite expérience sociale avait choisi de partir ailleurs. Elle allait retourner chez elle, c’était évident. Il avait encore le temps de réfléchir un peu, ce qu’il fit, silencieusement.

S’il était déçu ? Oui, bien évidemment. Surpris, en revanche ? Non... Non, pas vraiment. C’était prévisible. Oui, il était prévisible que Moemi échoue, en fonction de ce qu’il savait d’elle. Elle avait le profil d’une introvertie manquant de confiance en elle, en manquant suffisamment pour aller jusqu’à faire confiance à quelqu’un sur Internet. Derrière l’écran, elle se croyait à l’abri, seule chez elle, seule dans l’intimité de sa chambre, avec pour seuls visiteurs externes ses parents. Devant les gens, la donne changeait, car il n’y avait pas l’écran, il n’y avait pas ce bouclier virtuel et rassurant. Là, vous étiez en première ligne, vous exposant dans toutes vos faiblesses, aussi bien physiques qu’intellectuelles. Il le comprenait très bien. C’était un tout autre niveau d’insertion sociale, et il s’était attendu à ce que Moemi échoue. Tout cela faisait partie du processus, et il réfléchissait à la suite à donner le temps qu’elle arrive.

Il s’écoula quelques minutes avant son retour, pendant lesquelles il réfléchissait. Les hypothèses se multipliaient dans sa tête. Il avait toujours été un calculateur, un planificateur, à envisager autant de pistes que possible, à laisser parler son imagination. Il se disait qu’il avait un esprit scientifique de décortication. Ce schéma intellectuel lui avait parfois posé problème dans sa jeunesse, quand il n’arrivait pas à choisir, tant les options se multipliaient. Il avait pourtant toujours été accroc des défis, des challenges... Comme un genre de défi personnel, qui se liait à merveille à son esprit « décortificateur », comme il le disait lui-même. Il décortifiait donc, et analysait ainsi les conséquences à apporter à ce qu’elle avait fait. Moemi avait refusé, et plusieurs options s’offraient : l’abandonner à nouveau, ou opter pour des défis plus simples, soit la rassurer. Il hésitait, jusqu’à ce qu’elle finisse par revenir.

Elle vint évidemment à lui, car même elle se doutait qu’il ne viendrait pas la voir. De fait, c’était toujours à elle de venir le voir. Ceci s’inscrivait dans leur rituel : elle avait besoin de lui, de voir en cet homme un réconfort, un soutien, un pilier. C’était elle qui avait besoin de lui, et non l’inverse.

Citation
[00:46] <Candy_bitch> Je suis désolée maitre !!
[00:46] <Candy_bitch> Je n'y arrivais pas
[00:46] <Candy_bitch> Je suis désolée
[00:47] <Candy_bitch> Je voulais vraiment vous obéir, mais c'était trop dur
[00:47] <Candy_bitch> Je vous jure
[00:47] <Candy_bitch> Maitre ? éè

Elle s’impatientait, nerveuse, trépignant derrière son écran. Il ferma les yeux, respirant légèrement. Oh oui, il pouvait sentir son émoi, il pouvait percevoir son désarroi ! Pourquoi ne répondait-il pas ? Pourquoi ne disait-il rien ? Le Maître ne disait absolument rien, un silence dérangeant. Était-il là ? Derrière son écran ? Il trouvait tout ça délicieusement excitant. Ce genre de communications épistolaires instantanées invitaient toujours à faire parler son imagination, afin de se dire dans quelle situation se trouvait la personne en face.

Citation
[00:47] <Kingmaster> Je t'ai vu
[00:48] <Kingmaster> Même sur ces caméras de sécurité, tu es rayonnanre de beauté. Tu les éclipsais littéralement
[00:48] <Kingmaster> Ils n'étaient que des porcs moches et ignobles face à toi, et ils te regardaient comme un morceau de viande sur pattes
[00:48] <Kingmaster> Tu l'as senti ?
[00:48] <Kingmaster> Est-ce pour ça que tu t'es dégonflée ?
[00:49] <Candy_bitch> Non maitre
[00:49] <Candy_bitch> J'ai eu peur
[00:49] <Candy_bitch> J'était terrifiée maitre éè
[00:49] <Kingmaster> Peur de quoi ? De décevoir à ton Maître ?
[00:50] <Candy_bitch> Non... maintenant j'ai peur de vous avoir déçu...
[00:50] <Kingmaster> J'aurais été satisfait que tu réussisses, mais je te connais, ma chérie
[00:50] <Kingmaster> J'étais sûr que tu n'oserais pas le faire
[00:50] <Kingmaster> Mais il est important que tu regardes ton échec, et que tu en comprennes les raisons

Il avait choisi son approche, et, tout en parlant, il avait décapsulé un soda, le buvant devant son écran, en réfléchissant. Difficile de dire vers où cette conversation allait les mener... Fort heureusement, la psyché humaine était bien plus instable que des équations ou des statistiques comptables. Il voulait la faire réfléchir, ce qui était risqué... Mais également intéressant. Il voulait lui montrer qu’elle comptait vraiment à ses yeux, qu’il attachait une quelconque importance à ses idées, et qu’elle avait le choix.

C’est ça qui était le plus intéressant : l’illusion du choix. Il aurait pu disserter pendant des heures là-dessus, mais il avait d’autres soucis en tête.

Citation
[00:51] <Candy_bitch> Peut être que c'était juste trop ?
[00:51] <Kingmaster> Développe
[00:51] <Candy_bitch> J'avais peur, et je me sentais tellement ridicule...
[00:52] <Kingmaster> Pourquoi "ridicule" ?
[00:52] <Candy_bitch> Je ne sais pas, c'est la caissière, et les gens...
[00:52] <Candy_bitch> Je ne trouve pas les mots maitre éè
[00:53] <Kingmaster> La réponse est pourtant simple, ma chérie
[00:53] <Kingmaster> Si je voulais que tu fasses ça, que tu t'exhibes, c'était pour que tu vois leurs yeux brûler de désir en t'observant
[00:53] <Kingmaster> Je voulais que tu comprennes que tu étais belle, et que les autres t'enviaient pour ça
[00:53] <Kingmaster> Tu as eu peur parce que, au fond de toi, tu pensais qu'ils se moqueraient de toi... Mais moi, j'ai vu ce qu'ils pensaient
[00:54] <Kingmaster> Personne ne se moquait de toi, tout le monde te voulait
[00:54] <Kingmaster> Tu comprends ce que ça veut dire, ma petite ?
[00:54] <Candy_bitch> Je n'ai pas eu cette impression maitre
[00:54] <Kingmaster> Donc, tu m'accuses de mentir ?
[00:54] <Candy_bitch> Non !
[00:55] <Candy_bitch> Je voulais jsute dire... je n'ai pas eu cette impression, moi
[00:55] <Kingmaster> Et c'est pour ça que tu as échoué
[00:55] <Candy_bitch> J'avais l'impression que si je le faisais, ils me jugeraient simplement...
[00:55] <Kingmaster> Tu as plus confiance en toi qu'en moi
[00:56] <Kingmaster> Voilà pourquoi tu dois encore être formée et entraînée
[00:57] <Candy_bitch> Formée ?
[00:57] <Kingmaster> Formée à croire en mon jugement et en mon analyse, plutôt que de céder à tes propres peurs, au point qu'elles finissent par obscurcir ce que ton Maître t'a dit
[00:58] <Kingmaster> Quand je te dis que tu es belle, et que tu as du potentiel, je n'essaie pas de t'encourager ; ne doute jamais de mon honnêteté
[00:58] <Candy_bitch> Je ne sais pas...
[00:58] <Candy_bitch> Je vous aime, mais...
[00:58] <Candy_bitch> Je ne sais, je n'ai pas osé
[00:59] <Kingmaster> Je sais, je l'ai vu, ma puce
[00:59] <Candy_bitch> Je ne sais pas quoi vous dire éè
[00:59] <Kingmaster> Mais ça ne fait rien, ne te mine pas pour ça, mon coeur
[00:59] <Kingmaster> Tu veux te rattraper ?
[00:59] <Candy_bitch> Oui maitre <3
[01:00] <Kingmaster> Bien... Te rends-tu compte que je n'ai même pas encore eu l'occasion de voir à quoi ressemblait ton appartement ? Tu as bien ta webcam avec toi ?
[01:02] <Candy_bitch> Oui maitre, je peux vous montrer Sourire

Elle avait une très belle webcam, qu’elle alluma. Il accepta qu’elle soit lancée, et l’afficha en grande résolution. Elle était là. Sa belle chérie, sa belle petite Moemi. Il voyait son visage, puis sa chambre. Elle avait un joli petit studio, avec un lit à même le sol, quelque chose de typiquement japonais, près du sol. Il vit son armoire à vêtements, vide, et se promit de la remplir. L’image montra ce studio.

Ses doigts étaient fébriles, tremblant au-dessus de son clavier. Les choix, les choix, les choix... Ils se bousculaient dans sa tête, tourbillonnant à toute allure. Il réfléchit, se pinçant les lèvres, serra les doigts, et reprit

Citation
[01:06] <Kingmaster> Je t'aiderais à la remplir... Je veux que ma petite poupée ait tout le confort qu'elle souhaite à domicile

Elle revint devant lui, un sourire sur les lèvres, toute contente, toute fière de montrer son intimité à son maître, toute fière qu'il prenne soin d'elle... Elle était comme une chatte demandant des câlins. Il aurait pu lui demander de se déshabiller qu’elle le ferait immédiatement devant lui. Le frisson du pouvoir...

Tout ce qu’il avait à faire, c’était de l’inciter à passer un cran au-dessus.

C’était faisable.

Citation
[01:08] <Candy_bitch> Maitre <3...
[01:09] <Candy_bitch> Je ne sais pas si je dois accepter^^
[01:09] <Kingmaster> Tu n'aimes pas mes cadeaux ?
[01:09] <Candy_bitch> Si, j'adore vos cadeaux... ^^
[01:10] <Candy_bitch> Bon d'accord <3
[01:10] <Kingmaster> Alors, qu'attends-tu ?
[01:10] <Kingmaster> Déshabille-toi, et ouvre celui que je t'ai apporté
[01:11] <Candy_bitch> Oui maitre !!!
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Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.
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« Répondre #5 le: Juillet 12, 2014, 02:50:48 »

Amour et dévotion ; ce sont les deux sentiments qui viendraient le plus spontanément à la bouche de Moemi, si elle devait exprimer ce qu'elle ressent. Bonheur, soulagement. Abandon. Elle s'attendait à être repoussée, rabrouée, ignorée. Elle pensait l'avoir déçu, elle redoutait d'avoir prouvé qu'elle était sans intérêt pour lui... mais non. Au lieu des coups de pieds qu'elle craignait tant, elle ne reçut que des caresses. Son maître sait toujours trouver les mots pour la faire fondre, quand il le désire... et il faut bien avouer que la jeune femme a le don pour ignorer ses paroles les moins agréables ; cette manière qu'il a d'envisager sa "formation", comme s'il projetait de la lancer dans une compétition ? Elle fait comme s'il s'agissait d'un détail. Ça n'est pas important. Elle chasse immédiatement de son esprit cette image désagréable.

Quelque chose a changé chez son maître ; ça n'est pas une surprise, après tout ce temps, il doit bien avoir des choses en tête. S'il est revenu soudainement, c'est bien pour une raison particulière... ce qui s'apparentait, à l'époque, à un simple jeu, devient de plus en plus tangible et sérieux, et, si elle commence à avoir un peu peur... elle ne peut nier que ce changement, sur lequel elle n'a aucune prise... est grisant. Sa respiration s'accélère alors qu'elle allume sa webcam : elle sait très bien ce que cette demande signifie. Premièrement, essayer la tenue de son maître. Deuxièmement... devenir un jouet, une marionnette. S'humilier pour lui, pour attirer son amour. Elle tremble d'impatience à l'idée de recevoir à nouveau des ordres, de ramper devant l'objectif de sa caméra en suppliant tendrement le droit de se faire jouir. Son bas ventre en fourmille d'envie.

Citation
[01:06] <Kingmaster> Je t'aiderais à la remplir... Je veux que ma petite poupée ait tout le confort qu'elle souhaite à domicile

Son cœur s'emballe avec une étrange frénésie. Pourquoi cette simple affirmation lui apporte-t-elle tant de bien être ? Est-ce l'idée que le maître se donne autant de mal pour prendre soin d'elle ?... C'est comme si soudain elle se sentait bien plus aimée, protégée, qu'elle ne l'a jamais été. La pente sur laquelle elle se laisse glisser est un peu dangereuse, certes. Comme si en acceptant, elle signait un contrat implicite avec son bienfaiteur. Elle se disait, lorsqu'elle avait rencontré son maître, que si les choses tournaient mal elle couperait les ponts, tout simplement... mais de plus en plus, cela lui parait difficile. Son emprise sur elle se fait de plus en plus grande. Tant pis. Elle chasse d'une secousse de la tête cette idée qui vient parasiter son bonheur : elle s'en remet à lui.

Elle se précipite sur le paquet, une paire de ciseaux à la main, et l'éventre, avant d'en sortir son costume proprement emballé, qu'elle déplie devant elle. Elle ouvre la bouche, un peu incrédule; ça n'est pas ce qu'elle imaginait, ni ce qu'elle espérait. Ce genre de tenue, pour elle, a toujours eu un aspect un peu... glauque. Elle ne voit nulle douceur ni sensualité dans le latex. Le sadomasochisme, avec ses mises en scènes et ses costumes effrayants, a toujours eu plus à voir avec le cauchemardesque qu'avec le désirable, selon elle.

"Oh."


C'est tout ce qui lui vient. Elle aimerait montrer de l'enthousiasme devant ce cadeau mais, au contraire, son excitation s'en trouve comme un peu refroidie. Enfin, si cela peut faire plaisir au maitre...

Elle attrape le bas de sa robe et la fait lentement remonter le long de son corps encore rendu luisant par la sueur par endroits. Puis elle secoue la tête, décolle sa frange de son front. Elle aurait bien aimé aller prendre une douche, à vrai dire. Bon, tant pis. Elle bataille un peu avec les sangles de cet étrange vêtement, et s'y glisse finalement avec une certaine maladresse. Elle se sent un peu ridicule... elle jette un coup d'oeil inquiet à la caméra, comme si cette dernière allait lui répondre... de nouveau, elle se débat avec les sangles pour ajuster la tenue sur son corps. Celle-ci épouse parfaitement ses formes ; c'est presque comme si elle était encore nue, les sensations en moins. Elle se sent parfaitement grotesque, avec ses deux seins maintenus à l'air libre. L'air un peu emprunté, elle prend une position proche du garde à vous devant la caméra. Elle a bien aperçu, au fond du paquet, une ficelle ornée d'une pince à chaque extrémité, mais l'a sciemment ignorée. Non, hors de question. Les sangles des jambes restent défaites (se ligoter soi-même, y'aurait-t-il seulement plus grotesque ? Pourquoi pas se fesser soi-même ?).

Dans un mouvement machinal et peu convaincu, elle pivote sur elle-même, pour s'exposer au maître sous toutes les coutures. Puis elle se précipite à nouveau à son clavier.
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« Répondre #6 le: Juillet 15, 2014, 01:11:02 »

Finalement, d’elle, il ne savait pas grand-chose. On pouvait dire ce qu’on voulait derrière un écran, se faire passer pour qui on voulait. Si la supercherie pouvait être éventée avec de la patience et une certaine connaissance de la personne en face de soi, force est de constater qu’un homme arrivera bien plus facilement à se faire passer pour une femme derrière un écran que dans le monde « réel ». Il observait cette curieuse dichotomie. Maintenant que l’échéance approchait, Moemi était un peu plus réservée, un peu moins encline à se laisser aller dans ses fantasmes. Elle l’avait montré ans le sex shop, et elle le montrait encore en voyant la tenue qu’il lui avait offerte. Ce cadeau n’était pas donné, car la tenue était faite sur mesure, avec de nombreux ajouts personnels, engendrant des frais supplémentaires, mais, pour lui, l’argent n’avait jamais été un problème. Assis sur son fauteuil, il l’observait depuis son écran. Elle n’aimait pas ça. Le latex lui allait parfaitement bien. Il pouvait au moins se rassurer sur ses capacités en se disant qu’il était physionomiste. Elle l’enfila, sans serrer les sangles, ni se mettre la chaîne sur les seins. Il ne s’en offusqua pas. C’était un cadeau, et il n’y avait que dans une société hypocrite et mensongère qu’on aimait forcément tous les cadeaux qu’on vous faisait. Lui ne mangeait pas de ce pain-là. Il avait toujours eu une sainte horreur de l’hypocrisie, des convenances sociales fictives. Devoir vouvoyer son supérieur alors que c’était un parfait incompétent, devoir sourire à sa famille alors que votre propre frère était un diable qui passait son temps à essayer de dynamiter votre plan de carrière juste parce que Maman le voulait... La vie était faite ainsi, et, à son niveau, tout ce qu’il pouvait faire, c’était d’y lutter.

Elle n’aimait pas son cadeau, il le sentait. En soi, c’était dommage, car il trouvait que ça lui allait plutôt bien. Lui avait toujours aimé les tenues en latex. C’était son petit péché mignon, mais il fallait aussi savoir adapter ses besoins et ses désirs à la personne qu’on avait en face de soi. Moemi n’était pas aussi soumise et écrasée qu’elle aimait le prétendre. Elle était paradoxale, agissant de manière contradictoire, et il devait faire appel à ses substrats en matière de psychologie pour comprendre son comportement. Il avait déjà rencontré de la délinquance juvénile, lu des expertises psychiatriques réalisées à l’occasion d’audiences judiciaires, et il se demandait, si, pour l’heure, Moemi ne le voyait pas comme un faire-valoir, une sorte d’instrument qu’elle laissait du côté de la Toile, fixant inconsciemment des barrières... Comme si, en un certain sens, elle aimait l’idée d’avoir un moteur pour la stimuler, une sorte de confident à qui elle pouvait confier ses plus grands secrets, mais sans jamais aller à le rencontrer. Les gens voyaient l’écran d’ordinateur comme un barrière, comme un mur infranchissable, permettant de dissocier les activités du Web des activités « réelles ». Cette séparation l’avait toujours amusé, car elle illustrait le fait que, pour les gens, ce qui état virtuel était ludique, et sans grande importance sur le réel. Il fallait attendre que votre éventuel futur patron refuse de vous embaucher en vous montrant vos photos Facebook pour vous convaincre que ces deux sphères étaient plus liées qu’on ne le pensait... Mais Moemi n’irait pas jusque-là. Il ne comptait pas rester un simple jouet pour elle.

Elle revint vers son écran, et il se craqua lentement les doigts, avant de lui parler :

Citation
[01:20] <Kingmaster> Je trouve qu'elle te va bien. Je ne me suis pas trompé sur ta taille
[01:20] <Candy_bitch> Oui c'est vrai, elle est juste... comme il faut^^
[01:21] <Kingmaster> Est-ce qu'elle te plaît ?
[01:21] <Candy_bitch> Enfin je ne m'attendait pas à ça
[01:21] <Candy_bitch> Disons que ce n'est pas trop ce dont j'ai l'habitude^^
[01:21] <Kingmaster> Tu ne réponds pas à ma question
[01:22] <Candy_bitch> Je n'aime pas trop le genre, je crois

Son honnêteté était louable. Il reprit rapidement, sans savoir où cette conversation allait le mener.

Pour lui, c’était de l’improvisation totale, mais c’était souvent le domaine dans lequel, par expérience, il savait qu’il s’en sortait le mieux... Un constat très curieux, car il avait tendance à tout planifier.

Citation
[01:22] <Kingmaster> Tu "crois" ? Ma chère petite, je lis en toi comme dans un livre ouvert
[01:23] <Kingmaster> Tu n'aimes pas mon cadeau
[01:23] <Candy_bitch> Désolée
[01:23] <Candy_bitch> Je peux la porter si vous le souhaitez
[01:23] <Kingmaster> Tu n'as pas à être désolée d'être honnête, ma puce
[01:24] <Kingmaster> Ce que je veux, c'est que tu sois heureuse avec moi
[01:24] <Candy_bitch> Ca n'est vraiment pas très important pour moi
[01:24] <Kingmaster> Tu préfères être nue ?
[01:24] <Candy_bitch> Oui
[01:24] <Candy_bitch> Je préfère quand rien ne me cache de vous <3
[01:24] <Kingmaster> Alors, déshabille-toi, mais ne jette pas cette tenue. Tu apprendras que je ne fais jamais rien au hasard
[01:25] <Candy_bitch> D'accord maitre ^^
[01:25] <Kingmaster> En fait, j'aimerais que tu l'utilises comme pyjama quand tu te coucheras, mais, pour l'heure, commence par me montrer ton superbe corps

Il vit Moemi se mettre debout, se dressant devant son écran, et commencer lentement à se déshabiller, retirant sans grande difficulté sa tenue. Puisqu’elle ne l’avait pas attaché, elle glissa sensuellement le long de son corps, la révélant dans toute sa nudité. Le spectateur invisible et silencieux de ce spectacle était l’objectif de sa webcam. Lui l’observait, en louchant toujours sur ce corps magnifique. Elle avait la peau légèrement bronzée, ce qui était toujours un plus pour une Japonaise, ces dernières ayant tendance à avoir une peau très pâle.

Fallait-il également signaler ses lourds seins ? Pour lui, c’était important. Il l’observait, en ressentant un frisson traverser son corps. Ce frisson bienvenu, qui le fit légèrement soupirer en remuant sur sa chaise. Elle savait y faire pour se mettre en valeur, et c’était bien pour ça qu’il avait voulu savoir si son penchant exhibitionniste s’affirmerait au sex shop. Il faisait des tests, tout simplement.

L’homme poursuivit rapidement :

Citation
[01:28] <Kingmaster> Tu t'épiles toujours ?
[01:28] <Candy_bitch> Oui maitre Sourire
[01:29] <Candy_bitch> Je déteste les poils, vous savez bien :p
[01:29] <Kingmaster> Et tu as raison ; une femme se doit d'avoir la peau douce, comme un nouveau-né
[01:29] <Candy_bitch> ^^
[01:29] <Kingmaster> Tourne-toi, montre-moi tes fesses... Tu peux te toucher si tu veux, ça ne me dérange pas
[01:32] <Kingmaster> Hum... Aaaah, ma chérie, j'aime toujours autant cette vue ! Rien que pour ça, je pourrais toujours tout te pardonner

Il la vit tirer le clavier pour le faire passer sous son corps, exhibant fièrement son postérieur, ce joli petit cul bien coupé qu’il aimait observer. Il voyait sa croupe, et, à travers la qualité haute définition de l’appareil, pouvait même voir sa rondelle. Il se déplaça lentement, s’écartant, et appuya sur un autre bouton. Un autre écran s’alluma à sa gauche, et il répartit rapidement les fenêtres entre ces deux écrans : Moemi apparut fièrement devant lui, et la fenêtre de conversation se déporta sur la gauche. Il voulait voir ce petit cul devant elle, et avait déjà lancé un programme pour enregistrer cette scène, pour filmer la moindre seconde.

Citation
[01:33] <Candy_bitch> Ne dites pas ça... je risquerais de devenir insubordonnée...
[01:34] <Candy_bitch> Et je veux rester votre petite chienne, vous le savez <3
[01:34] <Kingmaster> Tu l'es, mon cœur
[01:35] <Kingmaster> Je ne te l'ai sans doute pas assez dit, mais je suis très content que tu sois venue à Seikusu
[01:35] <Kingmaster> C'est une belle preuve d'amour, et c'est pour ça que je tenais à marquer le coup en t'offrant des cadeaux
[01:36] <Candy_bitch> ^^
[01:36] <Candy_bitch> Je... ne sais plus quoi dire <3

Lui le savait, et poursuivit rapidement, sur un autre idée. Sa verge était dressée, et c’était sous l’effet de l’excitation qu’il écrivait, ses doigts tapant plus fébrilement sur son appareil. Il disposait d’un programme qui était capable d’établir des statistiques et des moyennes à partir de l’utilisation du clavier. Il savait que, s’il regardait cet appareil, les courbes indiqueraient que, depuis qu’il avait demandé à Moemi de se déshabiller, ses doigts tapaient plus vite, mais aussi plus forts. Autrement dit, cet infléchissement traduisait une certaine forme d’excitation, liée à un accroissement de son adrénaline.

Il fallait bien avouer que, avec cette webcam, c’était presque comme si le cul de Moemi était face à lui.

Citation
[01:36] <Kingmaster> Rêves-tu toujours de nous en train de faire l'amour ?
[01:36] <Candy_bitch> Voulez vous que je me touche pour vous, mon maitre ?
[01:36] <Candy_bitch> Ouiiii
[01:37] <Candy_bitch> Vous n'avez toujours pas de visage... ^^'

La conversation s’emballait des deux côtés, et il sentit la demande implicite de Moemi, à laquelle il sut répondre sagement, en recadrant rapidement la conversation.

Citation
[01:37] <Kingmaster> Raconte-moi... Comment je te prends, dans quel endroit...
[01:37] <Kingmaster> Tu verras mon visage en temps voulu
[01:37] <Kingmaster> Et tu peux te toucher, bien sûr
[01:38] <Candy_bitch> J'aurais du mal à me toucher en vous racontant,huhu :p
[01:38] <Candy_bitch> Je suis peut être vieux jeu... mais je vous imagines souvent me prendre dans mon lit
[01:38] <Kingmaster> Alors, raconte-moi, et touche-toi ensuite... Et je te dirais comment nous nous rencontrerons
[01:39] <Candy_bitch> Arriver pendant mon sommeil et me faire l'amour sans  dire un mot
01:39] <Kingmaster> Quelle partie de toi est-ce que je pénètre en premier ?
[01:40] <Candy_bitch> Ma chatte mon maitre Sourire
[01:40] <Kingmaster> Est-ce que ça te fait mal ?
[01:40] <Candy_bitch> Vous vous enfoncez après m'avoir deshabillée de force
[01:40] <Candy_bitch> Non
[01:40] <Candy_bitch> Dans mes fantasmes je suis toujours trempée d'avance <3
[01:41] <Kingmaster> Petite coquine
[01:41] <Candy_bitch> Rien qu'à sentir votre poigne sur moi, je mouille
[01:41] <Candy_bitch> Et je n'attend plus que votre queue
[01:41] <Candy_bitch> Si vous saviez comme j'en rêêêêve <3
[01:42] <Kingmaster> Je le sais, puisque tu me le dis, mon ange
[01:42] <Kingmaster> Moi aussi, j'ai des fantasmes
[01:42] <Kingmaster> Tu veux que je te les raconte ?
[01:42] <Kingmaster> Ils sont proches des tiens
[01:43] <Candy_bitch> Oui maitre !
[01:43] <Candy_bitch> Je veux toooouuuut savoir :3
[01:43] <Kingmaster> Bien, très bien ; caresse-toi pendant que je te les raconte, et n'hésite pas à boire ta mouille, tu sais que j'aime ça

Il la vit se masturber devant lui, après qu’elle lui eut raconté son fantasme. Elle s’était correctement épilée, comme à chaque fois, et voir ses doigts s’enfoncer en elle était un plaisir constant, renouvelé. Son érection s’accrut, continuant à l’élancer entre ses cuisses, et il se mit à taper, fébrilement :

Citation
[01:44] <Kingmaster> Je m'imagine venir te voir pendant la nuit. Tu es là, étendue sur ton lit, les yeux clos, en train de dormir paisiblement, étalé devant moi. Je t'observe, silencieusement, sans rien dire, frappé par la troublante beauté qui se dégage de ton beau corps assoupi
[01:44] <Kingmaster> Oh, je ne te réveille pas tout de suite, car je veux en profiter ; je me masturbe lentement, dressé au-dessus de ton lit, et je m'allonge progressivement à côté de toi
[01:45] <Kingmaster> Mon souffle est rauque, précipité, je sens ton coeur s'emballer tandis que mon sexe glisse contre tes cuisses, et que je sens ta délicieuse peau douce se frotter à moi. Tu gémis alors, tes sourcils papillonnent, mais tes gémissements ne t'extirpent pas de ton sommeil
[01:46] <Candy_bitch> Maitre <3
[01:46] <Kingmaster> Tu continues à dormir paisiblement, et moi, je me masturbe, et je me rapproche de ton oreille, pour te murmurer des insanités. Je te traite de salope, d'adorable petite pute que j'ai envie de fourrer et de trousser comme la dernière des traînées, de te faire hurler toute la nuit
[01:47] <Kingmaster> Toi, je sens tes tétons se durcir, et je commence à les flatter. Je les pince, et je sais que tu ne vas pas tarder à te réveiller, et je ne veux pas t'ôter ta virginité en te réveillant à l'improviste, car je veux que ce soit un grand moment, inoubliable
[01:47] <Candy_bitch> J'ai tellement envie de vous mon maitre...
[01:47] <Kingmaster> Aussi, je me redresse, ma virilité frotte contre tes seins, caresse ta peau, et je l'enfonce dans ta bouche
[01:48] <Kingmaster> Là, tu te réveilles, ton corps tremble, s'arque, et je donne des coups en te saisissant les cheveux. Je serre ta belle petite tête, et je remue, je remue, d'avant en arrière, de plus en plus vite
[01:48] <Kingmaster> Ton matelas craque, ton lit gémit, ton corps remue, je soupire, je grogne, je t'insulte encore
[01:49] <Kingmaster> "Alors, ma chienne, tu aimes ça, hein ?! Une bonne grosse queue rien que pour toi !"
[01:49] <Kingmaster> Ta langue remue sur mon sexe, je sens tes dents, et je me délecte de tes couinements... Tu gémis comme une petite chienne heureuse de se faire prendre, mon sexe durcit dans ta bouche, ta salive recouvre ma queue
[01:52] <Kingmaster> Dans mon fantasme, tu bois tout, et la suite... La suite varie

Pendant tout son discours, elle avait tremblé sur place, écrivant peu, se masturbant de plus en plus frénétiquement, s’imaginant vivre cette scène, s’imaginant la ressentir dans ses tripes. Il devait avoir un certain talent pour les descriptions. Ce fantasme était sincère, il ne mentait pas. De fait, il disait plus souvent la vérité qu’il ne mentait, à bien y réfléchir. L’homme avait juste un certain talent pour enrober la vérité, et la présenter sous la forme qui lui convenait le plus.

Il avait raconté son histoire, et sentait Moemi fébrile. Lui ne s’était pas encore masturbé, car il devait bien écrire, mais son sexe lui faisait effectivement mal, de plus en plus assoiffé. Sa main descendit le long de son corps, déboutonna son pantalon, et se saisit de son chibre, le pressant, ses doigts remuant dessus, d’avant en arrière, Moemi tremblant sur place. Quand il toucha son sexe, quand il le serra, un frisson le traversa, presque électrique. Il ferma brièvement les yeux, savourant ce contact, puis tapa à nouveau sur le clavier, distribuant ses ultimes ordres :

Citation
[01:52] <Kingmaster> Maintenant, jouis, ma belle
[01:52] <Kingmaster> Asperge ton écran

Lui-même en profiterait pour jouir à son tour.

Il était un humain, après tout, pas une machine.
« Dernière édition: Juillet 15, 2014, 01:28:33 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.
Moemi
Humain(e)
-

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FicheChalant
« Répondre #7 le: Juillet 20, 2014, 12:32:21 »

Soulagement, encore une fois. Même si elle est d'abord un peu réticente à l'idée d'avouer que le cadeau de son maître ne lui plait pas, il sait la remettre en confiance et la faire passer aux aveux. C'est étrange, à quel point il peut être soudain attentionné et protecteur, après l'avoir abandonnée si longtemps... Si Moemi pensait autrefois avoir un rôle de jouet dont cet homme disposait selon ses envies (et cette perspective l'excitait au delà du raisonnable), elle a à cet instant l'impression grandissante que le maître l'a choisie, elle, et qu'il est prêt à lui accorder beaucoup plus qu'il ne l'avait fait par le passé. L'argent ne semble pas avoir d'importance pour lui : le confort de sa femelle passe en premier.

C'est le cœur animé de pulsations frénétiques qu'elle se redresse pour se mettre nue devant lui, le corps fourmillant d'un étrange bien être, de la colonne au bout des doigts. C'est le visage rosé, les joues rehaussées par un sourire, qu'elle s'extrait lentement de sa seconde peau, laissant apparaître ses surfaces lisses et vierges de toute impureté. Et c'est en proie à un heureux vertige qu'elle se tourne dos à son maître pour lui offrir ses fesses. Elle monte à genoux sur la chaise de bureau, et tend son cul en creusant les dos, jouant de sa souplesse pour offrir un spectacle d'une réjouissante vulgarité. Elle devine que dans cette position, il n'y a rien que son maître ne puisse voir... Le corps de la jeune femme exulte aussi sûrement que si celle-ci avait pu sentir le souffle du mâle caresser sa croupe. Elle se tord le cou pour lire à l'écran et attrape son clavier, qu'elle pose en équilibre sur son dossier pour pouvoir répondre. Ses doigts son fébriles, sa respiration lourde. Son sexe, luisant.

Le maître pousse la conversation plus loin, toujours plus loin, faisant croître l'excitation de Moemi toujours plus. Elle lui répond tout ce qu'il veut entendre, en rajoute un peu. Qu'importe qu'elle ait réellement rêvé de lui ? Elle l'a fantasmé si souvent. Il doit être grand, fort, autoritaire... c'est comme ça qu'elle l'imagine. De grandes et puissantes mains, un torse athlétique aux épaules développées, des bras musculeux, une queue large et vigoureuse. Un ventre plat dont les muscles se dessinent sous la peau à chaque mouvement de bassin. Lorsqu'il la voit, il la veut, il la prend. Il sait qu'elle se laissera aller, qu'il peut tout se permettre ; la traiter ainsi qu'un jouet, la manipuler comme une poupée, la saillir comme un animal et recouvrir son visage de sa semence. Il sait qu'elle se soumettra, qu'elle gémira sa reconnaissance, qu'elle fermera les yeux et laissera poindre sa langue avec gourmandise, au moment opportun.

Il faut qu'elle se touche. Qu'elle se soulage enfin de cette tension. Taper au clavier la force à différer la satisfaction de ses envies, mais elle trépigne sur le siège, son antre écarlate suintant son désir. Finalement le maître lui permet de se laisser aller ; elle repose son clavier sur le bureau et s'assoit sur son siège, cuisses écartées, posant ses deux talons de part et d'autre du plan de travail. Pour que Lui puisse tout voir. Ses doigts pressent son clitoris et le massent fébrilement, plongent dans son intimité, par deux, par trois, ressortent luisants, retournent à leurs caresses. Ses deux mains s'activent bientôt sur et dans son sexe, caressant et pénétrant avec ardeur, mêlant le bruissement des chairs humides aux soupirs saccadés. Parfois elle s'arrête, reste en suspend quelques instants, comme pour reprendre ses esprits... puis elle enfonce ses trois doigts au plus profond d'elle même en lâchant un petit grognement. Elle porte sa main jusqu'à sa bouche et, fixant l’œil de la caméra, la nettoie consciencieusement à l'aide de sa langue. Son visage reflète la plus sérieuse des dévotions alors qu'elle lèche avidement ses propres phalanges, les yeux mis clos. Il ne lui est pas difficile d'imaginer que c'est une autre friandise qu'elle déguste. Elle répète son manège plusieurs fois, sur-jouant chaque fois un peu plus cet acte de dévotion envers sa propre main, s'abreuvant de son propre fluide avec un plaisir non-feint. Elle se sent sale, tellement sale... ♥

Enfin, il lui ordonne de jouir : elle n'attendait que ça. Elle se pénètre une dernière fois, avec hargne, et remues les doigts contre ses chairs... et cela vient, elle le sent. Toujours plus proche, cette sensation à en perdre la tête, qui la met au bord de la crampe, de l'explosion.

"HUUUU..."

Elle craque, se recroqueville ; son corps se durcit. Elle passe par le paradis. Elle y reste une poignée de secondes, la bouche béante et le front plissé. Puis elle retombe sur terre.

Son pubis, sa main, son siège sont à présent trempés par les symptômes de son orgasme. Elle reprend péniblement son souffle, se laisse glisser, et tombe à genoux sur le sol. Elle pose mollement ses bras sur son bureau, et se saisit de son clavier. Sur ses lèvres, un sourire apaisé prend place. Elle va devoir nettoyer ce qu'elle vient de répandre, mais pour l'heure elle n'en a cure. Elle a bien des mots d'amour à dire, et des questions à poser à son maitre.
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FicheChalant
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« Répondre #8 le: Juillet 21, 2014, 01:25:27 »

Il la regarda jouir devant lui, et esquissa un sourire. Oh oui, elle était belle ! Magnifique, même. C’était pour ça qu’il l’avait vu, en premier. Leur relation avait été compliquée, faite de hauts et de bas. Maintenant, il aurait tendance à considérer que les choses allaient mieux entre eux, mais il restait prudent. Il fallait toujours l’être, avec des adolescentes. Elles étaient instables, en proie à leurs pulsions, et, si Moemi lui était fidèle, pour le moment, il savait qu’il allait devoir faire des concessions. Si elle était venue à Seikusu, c’était pour le voir. Pour l’heure, il arrivait à esquiver cette rencontre en jouant avec la peur instinctive que cette jeune femme en manque de confiance ressentait. Il s’en sortait de plus en plus difficilement, ce qui devait l’amener à changer de stratégie. Il fallait avant tout être réactif, et c’était bien ce qu’il comptait faire.

Elle avait joui devant son écran, bien plus mutine que dans le sex shop. Il y avait beaucoup de conclusions à en tirer, et elle avait sali son bureau. Il y avait probablement des tâches de cyprine sur le clavier et sur son écran, et il en voyait sur le bureau. En d’autres circonstances, il aurait pu lui ordonner de nettoyer tout ça avec la langue, mais, sous l’effet croissant de son érection, des idées plus intenses mêlaient dans son esprit. Il avait le choix, et, alors que Moemi pianotait sur son clavier, les idées remuaient dans sa tête, comme s’il y avait une balle de ping pong remuant d’avant en arrière dans son esprit. Que pouvait-il faire ? Continuer à opter pour des jeux classiques, ou prendre des risques ? Innover ?

Il décida de se fier à son inspiration, car Moemi était en train d’écrire :

Citation
[01:52]<Candy_bitch> <3
[01:53] <Candy_bitch> VOus m'avez manqué
[01:53] <Candy_bitch> Beaucoup.
[01:53] <Kingmaster> Je vois ça
[01:54] <Candy_bitch> (Vous m'avez encore tout fait salir...)
[01:54] <Candy_bitch> ^^
[01:54] <Kingmaster> Tu es une incorrigible coquine
[01:54] <Candy_bitch> Merci ? ^^
[01:54] <Candy_bitch> (Ou peut être "de rien"... huhuhu)
[01:54] <Candy_bitch> Maitre, je peux vous poser une question ?
[01:54] <Kingmaster> Bien sûr que tu le peux, je suis là pour ça
[01:55] <Candy_bitch> Quand vous parliez de nous rencontrer... vous avez déjà prévu quelque chose ? ^^
[01:55] <Candy_bitch> Avant, vous savez, je pensais que ça n'arriverait pas...
[01:55] <Kingmaster> Ah bon ? Et pourquoi donc ? Tu ne t'estimes pas digne de me voir ?
[01:55] <Candy_bitch> Maintenant que vous m'en avez parlé je ne sais pas si j'ai peur ou envie... surement les deux
[01:55] <Candy_bitch> Non mais vous savez, au départ c'était ... différent

La conversation s’orientait sur une autre piste que la solution classique. Il le sentait venir, et il allait en tenir compte, agissant en conséquence :

Citation
[01:55] <Kingmaster> C'est toujours différent au départ
[01:55] <Kingmaster> Mais crois-tu que je sois si cruel pour t'amener à venir dans ma ville, et refuser ensuite de te voir ?
[01:56] <Candy_bitch> Oh, vous êtes parfois cruel... ^^
[01:57] <Kingmaster> L'amour se doit de l'être, ma puce
[01:57] <Kingmaster> Mais je puis t'assurer que j'agis uniquement pour ton bonheur
[01:57] <Kingmaster> Tu me crois, n'est-ce pas ?
[01:57] <Candy_bitch> ... je ne sais pas ...
[01:58] <Candy_bitch> Mais je vous obéis, de toute façon :3
[01:58] <Kingmaster> M'obéirais-tu, si tu pensais que je te voulais du mal ?
[01:58] <Candy_bitch> Non
[01:58] <Candy_bitch> Mais je prend le risque... <3
[01:59] <Kingmaster> Tu es une petite insolente, tu sais...
[01:59] <Kingmaster> Mais j'aime ce trait de caractère chez toi
[01:59] <Kingmaster> Je l'aime tellement qu'il me donnerait même des idées
[02:00] <Candy_bitch> Oh ?... :3
[02:00] <Kingmaster> Tu voulais qu'on se rencontre, n'est-ce pas ?
[02:00] <Candy_bitch> Vous jouez avec ma curiosité ^^
[02:00] <Candy_bitch> Oui !
[02:00] <Kingmaster> Vois-tu, en te racontant mon fantasme, j'ai eu une idée...

Il ménagea une courte pause, se mordillant le pouce, réfléchissant à ce qu’il allait dire. Est-ce qu’il allait tenter le coup ? Il s’attendait à ce qu’elle s’y oppose, mais le risque était surtout qu’elle se rebiffe, et ne trouve l’idée absurde. Encore une fois, il se rabattit derrière cette idée qu’il fallait savoir prendre des risques, surtout dans ce qu’il faisait.

L’homme allait commencer par s’amuser, par la provoquer un peu :

Citation
[02:01] <Kingmaster> Une idée insolente, et je ne suis même pas sûr qu'elle te plairait
[02:01] <Kingmaster> La lire pourrait même t'effrayer
[02:01] <Candy_bitch> Muuuh... voulez vous que je vous supplie ?
[02:02] <Candy_bitch> Je peux vous promettre toute ma douceur et mon obéissance à venir pour vous convaincre, mais vous savez que vous les avez déjà acquis, alors...
[02:02] <Candy_bitch> Je ne peux que dire "s'il vous plait, racontez moi...éè"
[02:02] <Kingmaster> J'aime te voir me supplier, c'est un fait, mais, dans la mesure où mon idée implique le cadeau que je t'ai offert, tu comprends mes réticences
[02:03] <Candy_bitch> Oh...
[02:03] <Candy_bitch> Je peux le porter pour vous, si vous l'aimez
[02:03] <Kingmaster> Il s'agit en partie de ça, oui...
[02:04] <Kingmaster> Motive-moi, fais la belle... J'aime te voir prendre un air innocent quand je te parle de cul, ça m'excite encore plus.

Il la vit se mettre en position, prenant une petite pose mignonne, en joignant les mains devant elle. Il ne comptait plus le nombre de fois où il lui avait fait faire des books devant sa webcam. Il avait toutes les photos en stock dans son ordinateur. Elle était très photogénique. De fait, Moemi ne manquait pas de qualités. Elle manquait juste de confiance en elle, et c’était uniquement par cette brèche qu’il avait réussi à instaurer son emprise sur elle.

Pour le motiver, elle choisit de prendre une position une dévote, mains jointes devant elle, une allure sérieuse sur le visage. Elle aimait bien jouer. C’était un élément dont il essayait de tenir compte quand il lui proposait des choses, afin de rester toujours le plus proche des désirs de la femme.

Citation
[02:05] <Kingmaster> Ah oui, ma petite dévote, comme tu es belle ainsi !
[02:06] <Kingmaster> Bien, bien, bien... Je vais te raconter mon idée, alors, et, si elle te plaît, nous pourrons être ensemble dès cette nuit...

Il prenait son temps, jouant avec les effets d’annonce, et la vit se redresser. L’homme craqua lentement ses doigts, puis se mit à nouveau à pianoter sur son clavier.

Citation
[02:06] <Candy_bitch> Oh maitre !!
[02:06] <Candy_bitch> Cette nuit ?
[02:07] <Kingmaster> Je sais où tu vis, et je sais comment venir chez toi... Mais, comme tu l'as toi-même dit, tu as encore un peu peur de me voir, ce qui est normal... Voilà pourquoi je pense qu'il faut une gradation dans nos rencontres
[02:07] <Kingmaster> Oui, mon coeur
[02:07] <Kingmaster> Cette nuit
[02:07] <Candy_bitch> Je suis tellement excitée... <3
[02:07] <Kingmaster> Tu seras allongée dans ton lit, avec la tenue que je t'ai offerte, cette tenue qui te coupe du monde, qui obstrue tes sens... Et je serais là, à côté de toi, à te caresser...
[02:08] <Kingmaster> Et, qui sait, peut-être même que ta belle petite bouche pourrait goûter à cette verge qui te fait tant fantasmer
[02:08] <Candy_bitch> Je ne sais pas
[02:08] <Candy_bitch> J'en ai tellement envie vous savez
[02:09] <Candy_bitch> Mais j'ai peur éè
[02:09] <Kingmaster> Peur que je te fasse du mal ?
[02:09] <Candy_bitch> Non
[02:09] <Candy_bitch> Peur que... je ne sais pas
[02:09] <Candy_bitch> Ca ne soit pas pareil
[02:09] <Candy_bitch> Que ça soit un peu comme dans la librairie
[02:09] <Candy_bitch> Euh
[02:10] <Candy_bitch> Le sex shop
[02:10] <Kingmaster> Oh, mais ce ne sera évidemment pas pareil, mon coeur
[02:10] <Candy_bitch> X)
[02:10] <Kingmaster> Là, il n'y aura que nous
[02:10] <Kingmaster> Et tu n'auras rien à faire
[02:10] <Kingmaster> Rien d'autre que laisser ton maître agir sur ton délicieux corps
[02:10] <Candy_bitch> Je sais mais...
[02:10] <Kingmaster> N'as-tu pas envie de sentir mes mains caresser ton corps ?
[02:10] <Candy_bitch> Pourrais-je vous voir... avant ?
[02:10] <Kingmaster> Mes lèvres lécher ta peau, la mordiller, te déshabiller progressivement ?
[02:10] <Candy_bitch> Si mon maitre
[02:10] <Candy_bitch> Mais j'imagine vos mains à ma manière éè
[02:11] <Kingmaster> Si tu ne les vois pas, tu resteras libre de les imaginer
[02:11] <Candy_bitch> Je sais
[02:11] <Candy_bitch> Simplement...
[02:11] <Candy_bitch> Je suis sûre que vous comprenez éè
[02:12] <Candy_bitch> Je ne parle pas que de vos mains
[02:12] <Kingmaster> Tu as envie de me voir, tout en n'en ayant pas envie, parce que tu as peur que je ne sois pas à la hauteur de tes espérances
[02:12] <Candy_bitch> Peut être, je ne l'aurais pas dit comme ça
[02:13] <Candy_bitch> J'ai peur que la réalité soit... froide et sordide.
[02:13] <Kingmaster> Tu auras toujours cette peur tant que tu n'oseras pas faire le premier pas

Sa nervosité était compréhensible, palpable. Il sentait qu’elle hésitait. Elle voulait le voir. Il avait eu raison, son intuition avait été la bonne. Tout le dilemme était maintenant de la convaincre de suivre son plan, sans devoir commencer par se montrer. Il continua à écrire sur le clavier, tentant le tout pour le tout.

Citation
[02:13] <Candy_bitch> Oui
[02:14] <Kingmaster> Mais je tiens à te rassurer : ce ne sera ni froid, ni sordide
[02:14] <Kingmaster> Tu adoreras ça
[02:14] <Candy_bitch> X)
[02:14] <Kingmaster> En doutes-tu ?
[02:14] <Candy_bitch> Je ne sais pas maitre
[02:15] <Candy_bitch> Pourrais vous voir avant ce soir ?... je n'ai aucune idée de ce à quoi vous ressemblez
[02:15] <Candy_bitch> Je crois que j'en ai besoin éè
[02:16] <Kingmaster> Tu ne préfères pas te réserver la surprise ? Tu ne trouves pas ça plus stimulant, de ne pas savoir ?
[02:16] <Candy_bitch> J'ai peur de voir un inconnu se glisser dans mon appartement
[02:16] <Candy_bitch> Et que pour moi, il ne soit pas vraiment... vous
[02:17] <Kingmaster> Personne d'autre que moi ne viendra te voir
[02:17] <Kingmaster> Je suis ton Maître, c'est moi qui décide de tes fréquentations
[02:17] <Candy_bitch> Pardon maitre, je parlais en métaphores... j'ai du mal à exprimer mes peurs ^^'
[02:18] <Kingmaster> C'est pour ça qu'il faut les exorciser

Moemi semblait comprendre qu’il était réticent à se montrer pour de bon devant elle. Sa mine triste ne lui échappa pas, le faisant encore hésiter. Il ne serait jamais un véritable maître tant qu’ils ne se seraient jamais vus physiquement, mais il souhaitait vraiment faire ce jeu sans qu’elle le voit auparavant. Il ne mentait pas, c’était son fantasme.

Il avait bien le droit d’en avoir, après tout, mais il ne voulait pas la forcer. Il n’était pas un violeur. Sûrement pas.

Citation
[02:19] <Candy_bitch> Bien, si vous voulez, nous pouvons... essayer
[02:20] <Kingmaster> Je le veux, mais il faut que tu le veuilles aussi
[02:20] <Kingmaster> Si tu veux prendre du temps pour y réfléchir, remettre ça à plus tard, ça ne me dérange pas
[02:20] <Candy_bitch> Ca n'est pas la date... c'est la manière qui me fait peur éè
[02:22] <Kingmaster> Qu'aimerais-tu, alors ? Me voir auparavant t'inviter à prendre un café ?
[02:22] <Kingmaster> J'ai peur que ça brise le mythe... Crois-en mon expérience, dans ce genre de choses, l'inconnu est très stimulant
[02:23] <Kingmaster> C'est vrai que je sais à quoi tu ressembles, mais, en contrepartie, c'est moi qui organise notre relation
[02:23] <Kingmaster> Voudrais-tu quelque chose de plus classique ? Une relation fade, sans saveur, où tout se sait, où rien ne stimule, et où on finit par s'ennuyer en constatant que la routine a tué votre existence et toute forme de fantaisie que vous pourriez avoir ?
[02:24] <Kingmaster> Tu es une femme pleine d'imagination, ma chérie, et je ne cherche qu'à stimuler cette dernière, qu'à confronter tes envies à la réalité pour que tu adaptes tes fantasmes, et que tu puisses vraiment goûter au bonheur
[02:27] <Candy_bitch> Oui, peut être...
[02:28] <Candy_bitch> J'aimerais vraiment... que tout soit comme je l'espère
[02:29] <Candy_bitch> Pourriez vous... venir ce soir ?
[02:30] <Kingmaster> Bien sûr que je le peux
[02:30] <Kingmaster> Il te suffit juste de mettre ton pyjama
[02:30] <Kingmaster> Peut-être même suis-je juste ton voisin de palier...
[02:30] <Kingmaster> Ou alors, dans ma voiture, en bas de ton immeuble, attendant que tu te mettes en position pour venir enjoliver tes nuits

Il suivait son idée, et continua à taper sur son clavier, enchaînant les mots, sentant l’inspiration le traverser.

Elle semblait étonnée après sa phrase, regardant sa porte, comme si elle s’attendait à le voir débarquer tout de suite. Il esquissa un léger sourire. Il était en train de reprendre l’ascendant psychologique, et il fallait en profiter :

Citation
[02:31] <Candy_bitch> Je vais mettre votre tenue ^^

Elle récupéra le costume, et alla dans sa salle aux bains. Lui en profita pour respirer un peu. La tension dans ses poumons disparaissait lentement. Il ferma les yeux, respirant un peu plus lentement, et les rouvrit quand il la vit. Les choses sérieuses allaient pouvoir continuer.

Citation
[02:34] <Kingmaster> Bien
[02:34] <Kingmaster> Il te va vraiment bien, en tout cas
[02:34] <Kingmaster> Serre les sangles à hauteur des jambes autant que tu le peux, puis mets le gag ball

Elle s’exécuta rapidement, serrant proprement les sangles, puis enfila l’objet. Elle r »éussit à le maintenir derrière sa nuque, et il soupira en voyant cette boule rouge dans ses lèvres. Elle en avait profité pour tourner sur elle-même, ce qui lui permit d’observer son superbe cul, parfaitement moulé dans cette tenue en latex.

Ah ! Qu’il était frustrant qu’elle soit si réticente à ce genre de tenues...

Citation
[02:37] <Kingmaster> Rassure-toi, ça ne t'étouffera pas, c'est pensé pour
[02:37] <Kingmaster> J'aurais aimé que tu puisses aussi t'attacher les bras, mais il faut une autre personne pour le faire
[02:39] <Candy_bitch> C'est juste que... ça n'est pas très rassurant, pour la suite...
[02:41] <Kingmaster> C'est pour ça que tu auras toujours l'usage de tes bras
[02:42] <Candy_bitch> Etes vous... loin ?
[02:43] <Kingmaster> Non
[02:43] <Kingmaster> Tu n'auras pas à m'attendre trop longtemps
[02:43] <Kingmaster> Dès que tu auras éteint les lumières, et que tu seras dans ton lit, avec le bandeau sur tes yeux, je me hâterais de venir
[02:44] <Kingmaster> Après tout, je ne veux pas que ma chérie reste trop longtemps seule dans le noir

Prévenant, après tout.

Citation
[02:44] <Candy_bitch> D'accord
[02:47] <Candy_bitch> Je suis prête maitre <3
[02:47] <Kingmaster> Mets ton bandeau, alors... Et à tout de suite, mon cœur

Il faisait noir dans l’appartement, et il ne pouvait plus reculer, maintenant. Il se redressa, et sortit de la pièce.

Son sexe était toujours tendu.



Il était bien trois heures du matin quand il s’avança le long du couloir. Il alluma la lumière, sentant son cœur bondir dans sa poitrine. Il était excité, comme s’il était un jeune puceau allant à son premier rendez-vous galant. Les portes défilaient devant lui, jusqu’à s’arrêter devant la bonne. Il l’observa sans rien dire, et posa sa main sur la porte, déglutissant lentement. Il pouvait toujours faire demi-tour... Cette porte était l’ultime limite avant un jeu d’une toute autre ampleur.

Son hésitation dura plusieurs secondes, avant qu’il n’ouvre la porte. Elle couina légèrement, et un rai de lumière s’enfonça dans le studio. Le matelas était là, la lumière éclairant les jambes de la femme. Son sourire s’accentua, et il s’avança, ses chaussures résonnant légèrement sur le parquet. Il ferma la porte derrière lui, et la claqua dans son dos, puis s’avança lentement vers la femme, s’imprégnant de l’obscurité de cet endroit. Il ne disait rien, pas un son, tout en s’avançant un peu. Un silence troublant était en train de s’installer, et, peu à peu, ses pas rejoignaient le matelas.

Il s’humecta les lèvres, et tomba à genoux sur le lit, ses chevilles, recouvertes par un pantalon, venant heurter les hanches de la femme. L’une de ses mains se déplaça alors, et caressa la joue de la femme, se posant dessus.

« Tu me voulais... Et je suis là, mon cœur... Comme je l’avais dit. »

Il déplaça sa main, et lui retira son gag ball, retirant le nœud à l’arrière de sa nuque, puis balança l’objet un peu plus loin. Son visage se rapprocha lentement du sien, et il soufflait légèrement sur son visage, s’étalant un peu sur elle.

« Est-ce que tu as peur, ma chérie ? »

Ses mains étaient puissantes, grandes, et sa voix légèrement rauque, son débit faussé par l’excitation profonde qu’il ressentait.

Plus d’écran d’ordinateur, cette fois. Ils étaient face-à-face. Et, si elle ne le voyait pas, lui-même ne discernait pas grand-chose, à cause de l’obscurité ambiante.
« Dernière édition: Juillet 21, 2014, 07:50:52 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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Moemi
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« Répondre #9 le: Juillet 22, 2014, 12:42:45 »

Elle aurait vraiment préféré que, pour une fois, les choses soient simples. Son seul désir en cet instant, après tout, c'est une épaule d'homme sur laquelle appuyer son front. Un bras protecteur autour de sa taille, ni plus ni moins. Elle aurait voulu le rencontrer, lui parler, s'habituer à sa présence, à sa voix, à son visage, son contact. Deviner, derrière toute ces nouvelles choses, son ancien maître. Mais lui ne semble pas rassasié. Il en veut toujours plus et, à mesure qu'il insiste... elle cède du terrain. Elle blêmit ; il ne semble pas le remarquer, ne semble pas en tenir compte. Peut-être que cela n'est pas très visible à travers cette caméra. Peut être qu'il est trop préoccupé par son idée. Il continue de lui opposer des arguments, inébranlable. De mauvais arguments. Elle est à deux doigts de s'énerver, de lui lancer qu'il ne comprend rien, qu'il est égoïste, qu'elle ne demande pas grand chose, après tout !!

Oui mais...

Elle n'a jamais su s'opposer à lui, vraiment. Et elle sent qu'il ne changera pas d'avis. Elle doit vraiment l'agacer, à l'heure qu'il est, à le contredire sans cesse pour un oui ou pour un non. Elle va finir par faire croire qu'elle est butée, qu'elle ne l'aime pas vraiment, si elle continue. Et puis c'est peut être lui qui a raison... ou plutôt, peut être fait-elle des histoires pour bien peu ? Elle ne cesse de lui promettre qu'elle est à ses pieds, qu'elle lui appartient, mais comment est-il supposé la croire si elle agit toujours ainsi ? Alors elle cède, toujours plus, simule même un certain enthousiasme. C'est vrai, elle peut faire ça pour lui, porter son "pyjama". Pourquoi pas. Ça n'est qu'un vêtement fantaisiste après tout.

Et puis, et puis...

Il faut qu'elle le voit. Elle ne peut tout simplement pas attendre plus. Depuis qu'elle sait que cela arrivera, elle ne peut plus se refréner, elle a la sensation qu'il faut qu'elle le rencontre à l'instant. Et qu'importe si la manière de procéder n'est pas celle qu'elle aurait voulu. Alors tant pis, elle accepte. Elle se jette dans le vide.

Elle file à la salle de bain pour se nettoyer, et enfile le costume ; elle suit les instruction de son maître, sans grand plaisir, certes, mais s'il faut en passer par là...

Puis il lui dit qu'il se met en route. Et voilà. Les dés sont jetés.

Elle détache les sangles de son costume, son bandeau et son bâillon, juste pour se laisser le temps d'éponger les souillures qu'elle a laissées devant son bureau ; puis elle va déverrouiller sa porte d'entrée et file jusqu'à son lit, toutes lumières éteintes, pour s'entraver à nouveau. Elle s'allonge sur le flanc, dos à l'entrée, le corps en S. De dos, cela sera certainement plus facile que de face ?... Elle se rend compte qu'elle a oublié son bandeau pour les yeux ; posé elle ne sait où. Tant pis. Elle ne veut pas faire machine arrière en rallumant la lumière.

Elle n'a plus qu'à attendre. Attendre. Les secondes passent, silencieuse. Cinq. Dix. Quinze. Vingt.

Vingt cinq.

Trente.



Trente et une.





Moemi est au bord de la suffocation. La même peur panique que celle qui l'avait saisie dans le sex shop s'empare d'elle. Allongée, il lui semble qu'elle est sur le point de tomber... Elle ferme les yeux avec l'énergie du désespoir, gémit à travers son bâillon. Déjà elle veut changer d'avis, fermer sa porte, se barricader, faire comme si elle n'existait plus. Disparaître, échapper à ce jeu effrayant. Le laisser tambouriner et partir. Reprendre sa petite vie, une vie normale. Pourquoi est-elle dans cette situation ? C'est complètement délirant. Ça n'a pas de sens. Que fait-elle ? Elle n'aurait jamais du accepter.

Elle ne fait pas un geste, pourtant. Elle a promis, après tout. Oserait-t-elle le décevoir, encore ? Non non, ce serait impensable... ce n'est qu'un dur moment à passer. Elle ne bougera pas. Elle attend.

Dans le silence le plus total, des gouttes se suivent et se rassemblent, formant un petite tâche sombre dans les fibre du drap, sous la tempe de la demoiselle. Elle ose à peine renifler, de peur de briser le calme parfait qui règne dans la pièce. Sa peur est quelque peu apaisée par ses sanglots muets ; elle écoute son sang battre régulièrement ses tempes.

Des pas dans le couloir. Elle croit qu'elle va s'évanouir. Elle ouvre la bouche en grand, comme si elle allait hurler, et un filet de bave s'échappe de sa bouche obstruée. Elle reste silencieuse. Son cœur la tiraille, ses membres tremblent, refusent de rester en place. Pourvu que ça ne soit pas lui !!... Elle n'est pas prête, pas prête pour ça ... pourvu qu'il parte, elle fermera sa porte, tout sera fini, elle ne peut pas, ne peut pas non ne - il ouvre.

Elle reste en suspend ; elle ne peut plus faire un geste. Elle l'entend qui approche. Les épaules de la jeune femme se mettent à trembler ; elle monopolise toutes ses forces, pour ne pas bouger, ne pas hurler, et les larmes jaillissent à nouveau, sans un bruit.

« Tu me voulais... Et je suis là, mon cœur... Comme je l’avais dit. »

Des doigts étrangers viennent chatouiller sa nuque pour la libérer de son baillon ; une respiration saccadée s'échappe de sa gorge.

« Est-ce que tu as peur, ma chérie ? »

Elle ne peut tout simplement pas répondre. Elle ne peut pas articuler, les mots sont trop faibles. Elle ne sais pas quoi dire, n'a simplement rien à dire, et trop à exprimer. Un sanglot bruyant et désespéré s'échappe enfin de sa poitrine, secoue tout son corps à la surface plastifiée.

« Désolée... désolée... !! »
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« Répondre #10 le: Juillet 24, 2014, 02:01:03 »

Dieu, qu’est-ce qu’il peut bander ! Là, maintenant qu’il y était, il ne ressentait aucune peur, aucune impression de ne pas être à sa place… Moemi était là, sous son nez, visible malgré l’obscurité, et il ne lui reprochait même pas de ne pas avoir mis son bandeau… Ce qu’il aurait pu faire. Dans l’obscurité, elle ne pouvait pas voir non plus son visage. Elle était comme tétanisée en le voyant, et lui était excité. Très. Sa verge tirait dans son pantalon. Il portait un costume, presque l’uniforme de travail des hommes d’affaires : chemise blanche repliée sous le pantalon, ceinture, veste noire… Le col était légèrement déboutonné, et il n’y avait pas de cravate. Les vêtements d’un homme fort, d’un individu ayant une position sociale aisée, et qui en profitait sans vergogne. Un homme qui écrasait la petite Moemi. Il s’était allongé à côté d’elle, mais se redressa rapidement lorsqu’elle se mit à paniquer.

Un doigt se posa sur les lèvres de l’adolescente quand elle commença à gémir. Encore une fois, l’érection le réveillait, le stimulait, galvanisant son imagination.

« Shhhhhttt !! fit-il alors. Tu n’as pas besoin de parler, Moemi… Laisse-moi savourer ce moment, et t’aider un peu… »

Cette combinaison, il la connaissait. Ses mains se posèrent dessus, et il tira les sangles, profitant de la surprise passagère de Moemi pour nouer ses bras entre eux, relevant les sangles du bras du dessous pour les mettre dans les harnais du bras du dessus., serrant les brassards en cuir. Moemi ne pouvait ainsi plus bouger son bras, et l’homme sourit lentement, avant de se pencher davantage… Et de l’embrasser. Sa tête se plaqua contre celle de Moemi, et ses lèvres la touchèrent, se collant aux siennes. Il ferma les yeux, savourant ce contact, cette peau douce et chaude quand son menton heurta le sien. Il s’était rasé ce matin, mais quelques poils avaient déjà commencé à repousser, touchant son menton.

Il l’embrassa avec une tendresse insoupçonnable, compte tenu de la situation de Moemi, et prolongea volontiers le baiser pendant de longues secondes, avant de le rompre. Sa langue en avait profité pour glisser le long des lèvres de la femme, mais sans aller trop loin. Il sentait cette nervosité, et il savait que ce simple baiser ne suffirait pas. Cependant, plus il était là, et plus le fantasme qu’il lui avait dit revenant en force, ce qu’on pouvait notamment sentir par la tension s’exerçant entre ses jambes. Il soupira lentement, fermant les yeux à plusieurs reprises. Sa verge déformait son pantalon, formant une bosse qui tapait contre les cuisses de la femme. S’il le voulait, il pouvait la pénétrer, et Dieu sait que cette image le travaillait en ce moment ! Oh oui, il lui suffisait de fermer les yeux pour s’imaginer le faire, pour s’imaginer la prendre et la faire hurler, la faire couiner, réveiller en elle la femelle préhistorienne soumise au mâle brutal et dominateur.

Mais non. Il était organisé, il était rigoureux. Dans ce monde, c’était nécessaire. Elle pouvait sentir la différence d’âge entre eux. Il aurait, à quelques années près, pu être son père.

« Tu sais, cette tenue est très sophistiquée… Normalement, on la porte avec un vibromasseur… Probablement pour accompagner sa porteuse la nuit, et lui assurer de jolis rêves. On n’arrête pas le progrès, hein, Moemi ? »

Il souriait dans l’ombre. Pouvait-elle le voir, son sourire ? Lui peinait à la discerner, mais il l’avait déjà vu à bien des reprises sur la webcam, ou sur les multiples photos qu’elle lui envoyait. Il n’ignorait pas qu’elle était toujours une mineure. Cette romance devait rester secrète, car, si on l’apprenait, il aurait de gros problèmes… Et il n’aimait pas avoir des problèmes. Il avait beau se considérer comme un marginal, il connaissait le Japon. C’était une société où on ne pouvait pas espérer gagner contre le système, et où les marginaux se rangeaient dans le rang.
   
« En revanche, il faut que je te mette ton bandeau… Autrement, tu te concentres trop sur l’idée de me voir, et pas assez sur celle de profiter de moi, et de ce que je t’offre. »

Il l’embrassa alors sur le front, tout en lui caressant les joues.

« Mais c’est normal, ma puce… C’est pour ça qu’il faut que je te forme… »

Sa voix était douce et calme, assurée. Il alla chercher le bandeau, et le mit sur ses yeux, nouant fermement ce dernier à l’arrière de sa tête.

« Te voilà faite, Moemi… À la merci de n’importe quel malade ou pervers sur Internet qui voudrait te violer, ou te torturer…  Si je voulais te découper en morceaux, rien ne pourrait m’en empêcher. »

Il la menaçait, parce que ça l’excitait. La menacer, ça lui rappelait que c’était lui qui dominait la scène, lui qui la maîtrisait, luiqui dictait sa loi, selon son vouloir. Lui, lui, lui seul, lui, et personne d’autre ! Hum, comme c’était grisant ! Sa verge continuait à glisser contre la combinaison de la femme, heurtant son vagin. Un geste parfait de pénétration, et il s’amusa à déboutonner son pantalon, retirant sa ceinture, avant de serrer son membre, puis de l’apposer contre la tenue de la femme, frissonnant à ce contact délicieux. Ça lui en provoquait des remous dans tout le corps… Ce latex, ce contact froid et collant, lisse et glissant

« Hummm… Mais je n’en ferais rien, ma puce. Tu veux savoir à quoi tout ça rime, n’est-ce pas ? Ce que j’espère faire avec toi ? La réponse, mon cœur, est très simple… »

Il se tut un peu, avant de reprendre, ses mains caressant les joues de Moemi, ses pouces glissant sur ses lèvres.

« Je veux faire de toi la parfaite petite amie possible. »
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