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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [FINI] Illusion d'optique ? [Vehk]  (Lu 4657 fois)
Princesse Alice Korvander
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"Hear me Roar !"
« le: Avril 30, 2014, 02:14:44 »

« C’est stupéfiant...
 -  Et inquiétant...
 -  Mais les rapports étaient exacts. »

Les deux Commandeurs étaient sur leurs chevaux, et venaient de passer une épaisse dune, pour voir, juste derrière eux, une espèce d’immense oasis qui s’étalait à perte de vue. Un homme et une femme. L’homme s’appelait Oberyn, et la femme, elle, était un Commandeur répondant au nom élégant de Sivir. Sivir portait, pour l’occasion, non pas la traditionnelle armure noire intégrale des Commandeurs, mais une armure plus traditionnelle, originaire du pays où elle avait grandi, avant de rejoindre la Commanderie Noire. Elle était la dernière recrue depuis quelques mois, et, quand les éclaireurs sylvandins avaient rapporté la singulière nouvelle, Oberyn avait décidé d’aller voir en personne si les rumeurs étaient vraies, et, si oui, ce qui avait bien pu se passer. Il était accompagné d’un autre Commandeur, Sivir, qui s’était portée volontaire.

En réalité, les rumeurs étaient effectivement vraies, ce que les dragonniers de Sylvandell avaient pu rapidement confirmer, mais Tywill Korvander avait préféré envoyer deux Commandeurs, soit des personnes hauts-placées, afin d’en savoir plus. Presque du jour au lendemain, dans un désert particulièrement aride, si aride qu’on le surnommait « la Fournaise », un oasis entier avait peuplé ! La Fournaise ne portait pas ce nom pour rien. La température la plus basse jamais enregistrée dans cette région était de 19° Celsius, et la plus haute se rapprochait des 60° Celsius, ce qui en faisait presque la température la plus haute jamais observée sur le globe... Une température où rien ne pouvait survivre, mis à part quelques rares espèces. Les plantes étaient immédiatement desséchées, l’eau s’évaporait trop vite. Les Sylvandins peinaient donc à comprendre comment un oasis avait pu fleurir, d’autant plus que les dragons le disaient habités. En l’état, la prudence était donc de rigueur, car Tywill soupçonnait une activité magique, voire même divine. Or, dans la région de Sylvandell, les activités divines impliquaient généralement des Dieux Noirs, comme Mälrunn avait pu le prouver*. Oberyn, qui était un Commandeur émérite, et plutôt diplomate, avait donc décidé d’aller voir en personne ce qui se passait. Il avait fait route avec Sivir, et leurs chevaux commençaient à fatiguer. Impossible de les promener plus de quelques heures dans la Fournaise, et même lui avait chaud. Ils étaient venus en milieu d’après-midi, lorsque le soleil commençait à baisser, car il était tout simplement impensable de vouloir se promener sous un tel soleil.

C’est ainsi que le duo, en grimpant une dune, avait fini aperçu ce singulier spectacle... Des arbres et de la prairie, de la verdure. D’après les dragons, la verdure s’étalait autour d’une cité-État plus ou moins grande, formant une tâche verte improbable en plein milieu de ce désert. Si Oberyn était impressionné, Sivir ne pouvait s’empêcher de se dire qu’un pouvoir magique suffisamment fort pour oser défier la Nature devait représenter un solide danger.

Et s’ils n’étaient pas les bienvenus ici ?

Le meilleur moyen restait d’avancer, et Oberyn fit descendre son cheval, rejoignant ainsi les alentours de cette curieuse plaine, en espérant qu’il ne tarderait pas à tomber sur les autochtones... Ce dont il ne doutait nullement.



* : Cf. RP « L’envoyé du desert ».
« Dernière édition: Décembre 01, 2015, 12:47:06 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #1 le: Mai 02, 2014, 02:47:57 »

On leur expliqua que cet improbable oasis s’appelait Vir-Vivec, et était sous la direction d’une espèce de puissante divinité, Vivec, ou Vekh, un Dieu millénaire. C’était apparemment Vivec qui avait transformé une partie de la Fournaise en un oasis vivable, tout en accueillant ses fidèles. Assez rapidement, Sivir et Oberyn comprirent que, pour réussir ce tour de force, Vivec avait créé un dôme magique autour de toute la région, permettant ainsi de diminuer la chaleur à l’intérieur de l’oasis, afin que la flore puisse pousser. Il faisait en effet bien moins chaud à l’intérieur de ce curieux oasis. Les deux Commandeurs furent accueillis par toute une cohorte, et, prudemment, acceptèrent l’hospitalité des locaux... Une hospitalité un peu forcée, mais, pour être honnête, Oberyn ne ressentait pas, dans cette région, l’influence du Chaos et des Dieux Noirs. Qui que ce soit ce Vekh, il n’avait sans doute probablement rien à voir avec les récents évènements ayant survenu dans la région, que ce soit à Kor-Tarath*, ou à Mälrunn**. Les deux Commandeurs acceptèrent ainsi de grimper sur les espèces d’improbables croisements entre un éléphant et une fourmi, des « fouleurs de vases ».

Ces pachydermes avancèrent lentement, le long de Ouda-Vec, une rivière qui était à Vir-Vivec ce que le Nil était à l’Égypte, estima Oberyn. La flore était singulière, comprenant des champignons géants, et ces terres étaient entourées par des dunes, formant comme des montagnes qui isolaient le royaume de l’extérieur. Oberyn devait avouer être impressionné. Leurs guides en profitèrent pour leur expliquer brièvement ce qu’était ce domaine : une cité-État créée par Vekh, pour lui, et comprenant trois grandes familles : les Resyan, les Lualu, et les Denvyna. Ils se revendiquaient comme appartenant au peuple des Dunmers, un peuple dont Oberyn n’avait jamais entendu parler, pas plus que Sivic.

Pour réveiller cette partie de la Fournaise, Vekh avait également fait pousser de l’eau, certainement en allant la chercher dans les profondeurs du désert, et en l’amplifiant, tout en utilisant ses importants pouvoirs divins pour accélérer le travail de la Nature. Le cœur de ces terres était une ville bâtie sur l’eau, Vir-Vivec. On leur expliqua que, ici, la noblesse était inférieure au clergé, car Vekh était le maître absolu de ces terres, un dictateur bienveillant qui réprimait toute hérésie en son sein. Les Ordonnateurs constituaient apparemment la troupe d’élite de la cité-État, protégeant cette théocratie de toutes les menaces. Oberyn écoutait silencieusement, en essayant de retenir toutes les informations qu’on leur disait. Les gros fouleurs de vases peinaient à remuer le cul, mais il n’allait pas se plaindre, ne voulant pas créer un incident diplomatique.

Politiquement parlant, Vekh n’avait aucune animosité particulière envers les Ashnardiens ou envers Sylvandell, et Oberyn ne pouvait toutefois s’empêcher de se demander pourquoi ce bon vieux Dieu avait décidé d’émigrer à côté de chez eux... Ainsi qu’à côté d’un ancien fort noir ayant appartenu pendant des siècles à un prêtre noir de Tzeentch, Mälrunn. Une simple coïncidence ? Oberyn avait toujours eu du mal avec les coïncidences.

Ils se rapprochaient de Tel-Vivec, la capitale de ce singulier micro-État en atteignant une grande route au sein de la ville, et Oberyn sentit que le moment approchait, car il vit, à gauche comme à droite, une rangée de gardes, correspondant aux trois maisons dont il avait entendu parler. On leur avait dit qu’ils iraient directement voir Vivec, en allant dans sa tour. Ils verraient sûrement les membres du clergé auparavant, et se tenaient prêts à affronter le Dieu. Ils n’avaient aucune intention hostile, et désiraient simplement savoir quel bon vent les amenait là.

La curiosité légitime d’un voisin envers un nouveau venu, à peu de choses près.



* : Cf. RP « Le Fléau » ;
** : Cf. RP « L’envoyé du désert ».
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« Répondre #2 le: Mai 05, 2014, 01:32:05 »

En chemin, le duo de Commandeurs repéra en hauteur une étrange silhouette qui était en train de flotter, comme un gardien impassible et observateur. On pouvait se féliciter de voir que leur Dieu, ce Vivec, était si attentif envers sa population, ou, au contraire, s’en inquiéter, en voyant en lui un tyran surveillant perpétuellement sa population, afin de s’assurer qu’elle ne cherche pas à le trahir. Sylvandell pratiquait une religion unique, en l’honneur du dragon d’Or, et, s’il n’était pas interdit de croire à d’autres cultes, c’était la religion d’État qui prônait dans les espaces publics. Le royaume était trop petit et trop excentré pour se permettre des guerres de clochers, et, dans la mesure où le culte était en l’honneur d’un des Dieux de l’Ordre, Batrok, l’Ordre Immaculé tolérait ce culte, estimant que Batrok n’était qu’un avatar du Dieu unique. Oberyn espérait sincèrement ne pas avoir droit aux guerres de religions, car il avait vu les ravages que la foi pouvait causer chez certains fanatiques... Or, dans une région dirigée par un clergé, il fallait s’attendre à un peu d’extrémisme.

Vivec était accompagné, au sol, par quelques hauts dignitaires, dont un qui semblait être le maître du clergé de Vivec, et qu’on appelait « Grand Maître du Morag Tong ». Il était interdit de connaître son nom et son visage. Pour Oberyn, ceci devait probablement se justifier par le fait que le responsable du clergé de Vivec ne devait plus, socialement, que se consacrer à cette tâche, ce qui, de fait, venait à en oublier son nom, et son ancienne famille. La silhouette qui flottait dans les airs se mit à descendre, et leur salua, posant une série de questions, tout en leur disant qu’il ne désirait pas entendre leurs réponses tout de suite. Intrigués, les Commandeurs répliquèrent en déclinant leur identité : Oberyn pour l’homme, et Sivic pour la femme.

Le duo pénétra ensuite dans Tel-Vivec, s’arrêtant sur une sorte de place centrale devant une grande tour. Oberyn ne fut pas fâché de pouvoir enfin délaisser le gros cul sur lequel il était appuyé depuis des jours, et se promit, à son retour, de prendre son cheval, ou, à défaut, d’y aller à pied. Ils entrèrent dans la tour, accompagnés par des hommes armés, et par le Grand Maître du Morag Tong, une créature à la peau bleue. Oberyn et Sivic furent conduits à une terrasse dans la tour, près d’une table basse avec des chaises. Sivic choisit de s’asseoir, tandis qu’Oberyn resta debout. Il recherchait des moyens de s’échapper en cas de complication. Rien ne garantissait en effet l’hospitalité de tout ce peuple, et le troupeau avait l’air nombreux. Le Commandeur se devait de rester prudent pour éviter les mauvaises surprises et les pièges mortels. Vehk, le fameux Dieu, leur proposa une boisson, du Sujamma. Oberyn le remercia en attrapant le verre, et son pouce fila discrètement au-dessus de l’eau. Il utilisa un bref sort qui permettait de repérer les toxines les plus élémentaires. Ne sentant rien de particulier, il choisit de ne pas froisser l’hospitalité de ses hôtes, et en but un peu, tout en ayant conscience qu’il prenait ici un risque particulièrement lourd.

Entre-temps, Vivec leur invita à se présenter davantage, et c’est ce qu’Oberyn fit.

« Nous sommes des Commandeurs de Sylvandell, un royaume qui se situe dans la chaîne de montagnes, à quelques jours d’ici à cheval. Nos dragons ont repéré qu’un oasis avait poussé sur un endroit invivable, et nous avons été envoyés pour nous renseigner. »

Oberyn laissa planer quelques secondes avant de poursuivre :

« Sylvandell est un royaume-guerrier qui voue un culte à un des fils du Dieu Batrok, que nous appelons le Dragon d’Or, et nos intentions à votre égard ne sont pas hostiles. Nous sommes juste venus voir comment un tel prodige est possible, ce que vous voulez, et pourquoi vous avez choisi de construire une ville dans l’un des déserts les plus rugueux de Terra... Rien d’autre qu’une visite amicale, en quelque sorte. Après tout, Tel-Vivec se trouve hors de nos frontières. »

Sivic choisit alors d’intervenir, alors que ses jambes étaient croisées :

« On vient juste pour se renseigner, rien de plus. »
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« Répondre #3 le: Mai 07, 2014, 01:04:45 »

Les invités écoutèrent Vivec leur parler de la création de sa ville, et crurent comprendre que c’était lié à une embrouille entre Dieux. En tout cas, c’est ce qu’Oberyn se dit quand Vivec lui parla d’un autre Dieu qu’il aurait invoqué afin de le combattre pour se reconstruire... En réalité, Oberyn sentait la migraine pointer. La « réponse courte » de Vivec l’avait déjà plongé dans l’incompréhension la plus totale, et la longue ne fit que complexifier davantage les choses. Oberyn était en effet un homme plutôt simple, aux goûts simples, et qui aimait les choses claires et limpides. Le fait que le dragon d’Or soit un fils de Batrok, l’un des Dieux de l’Ordre, par opposition aux Dieux du Chaos, é »tait déjà un peu trop pour lui... Alors, là, il nageait totalement, et conclut silencieusement le discours de Vivec en se disant que son tord-boyaux était plutôt pas mal.

Sivic, elle, comprit que Vivec n’avait pas d’intentions hostiles, et qu’il était, comme tous les Dieux, arrogant et présomptueux. Le seul vrai Dieu... Existait-il seulement des divinités qui ne se présentent pas comme des contrefaçons d’autres Dieux ? Tous les Dieux se prétendaient vrais, uniques, omnipotents, invincibles, et immortels. Le seul Dieu unique était celui de l’Ordre Immaculé, et l’Ordre avait les moyens de faire valoir son point de vue. L’opposition entre les Dieux n’était rien de plus que la classique opposition entre les États, si ce n’est que, au lieu de s’entretuer par patriotisme, les hommes s’entredéchiraient pour la foi. Chacun tenait sa boutique. Sivic avait, sur toutes ces questions, un point de vue relativement cynique. Elle était devenue Commandeur parce que ça payait bien, qu’elle avait un bon équipement, et une liberté assez forte, mais ce n’était pas pour autant qu’elle n’était pas lucide. Elle appréciait Sylvandell, qui était une région charmante et plutôt agréable, mais elle savait aussi que, que ce soit Nexus ou Ashnard, l’herbe n’était pas plus verte ailleurs... Sauf peut-être à Herzeleid, mais c’était là un cas particulier.

Vivec termina en posant plusieurs questions :

« En particulier, je suis intéressé par le marché d’esclaves en ce mondes, et je vous serais reconnaissant si vous pouviez me dire comment celui-ci fonctionne. Enfin, je suis curieux quant à vos dragons : possèdent-ils le Thu’um, le puissant langage draconique ? »

Le Thu’um... Voilà qui parlait davantage à Oberyn. C’était une magie spéciale, minoritaire, qui était celle des dragons. Elle s’exprimait par le biais de Cris tonitruants libérant un sort magique. Certains dragons intelligents et évolués pouvaient l’utiliser, et, au niveau des humains, seuls certains d’entre eux pouvaient le faire : les fameux Dovahkiin. La légende disait que les Dovahkiin étaient les descendants d’élus qui avaient été choisis par une Déesse, jadis, pour affronter les dragons. Ce fut Oberyn qui répondit, s’y connaissant un peu mieux que Sivic :

« Sylvandell est un royaume guerrier, affilié à l’Empire d’Ashnard, et nous avons donc un important commerce d’esclaves. Ce sont parfois des prisonniers de guerre, parfois des gens qui s’asservissent eux-mêmes pour payer leurs traites... Il y a aussi des guildes d’esclavage qui forment et dressent des esclaves, et ce pour de nombreux usages : domestiques, fermiers, manutentionnaires...
 -  ...Et prostitués, acheva Sivic.
 -  Et prostitués, reprit silencieusement Oberyn. Si ce sont des esclaves que vous voulez, Sylvandell peut vous en fournir, ou Ashnard, directement... Nos esclaves sont des prisonniers de guerre que nous revendons généralement aux Ashnardiens, à Hautegriffe. »

Hautegriffe était une cité ashnardienne proche, qui abritait même un fort militaire. C’était la plus importante ville de la région, plus grande encore que Sylvandell, et qui venait parfois en aide aux Sylvandins quand ces derniers avaient besoin de renforts militaires... Notamment à l’époque de Mälrunn.

« Concernant le Thu’um... Nos dragons sont d’extraction ancienne, et certains maîtrisent donc les Cris. C’est notamment le cas de Leviathan, le dragon du Roi, Tywill Korvander. En revanche, ces dragons-là ne sont pas à vendre. »

Un léger sourire avait éclairé le visage d’Oberyn, comme pour montrer qu’il plaisantait. Certains avaient déjà voulu acheter les dragons, et les rares qui avaient réellement tenté de le faire avaient fini dans l’estomac des susnommés. Les dragons dorés étaient sauvages, indomptables, et ne suivaient les Sylvandins que parce que leur dirigeant était l’un des héritiers d’Erwan Korvander.

« Bref, si vous voulez un partenariat commercial, il me semble que ça ne devrait pas poser trop de problèmes... Et, tant que j’y suis, votre... Euh... Sujamma est pas mal. »
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« Répondre #4 le: Mai 11, 2014, 02:49:03 »

« Je ne prendrai pas vos dragons, même si je le peux ; je n’ai rien à craindre d’eux. »

Ça, c’était typiquement le genre de phrases qu’il fallait éviter de prononcer devant un Sylvandin susceptible, surtout s’il avait en lui le sang sacré des Korvander. Ashnard avait déjà fait l’erreur de mésestimer la fierté de Sylvandell vis-à-vis de leurs dragons. Le Dragon d’Or était une créature d’une puissance redoutable, mais jamais son clan ne se déplaçait en totalité. Seuls certains dragons acceptaient de se faire chevaucher par les Sylvandins et de guerroyer avec eux. Leviathan, par exemple, était le fils du dragon d’Or, l’un des plus puissants dragons de la meute, et seul le descendant direct d’Erwan Korvander pouvait le chevaucher. Ceci étant dit, les dragons avaient déjà rencontré de terribles ennemis. Sans Erwan Korvander, le dragon d’Or serait mort.

Jadis, ils avaient affronté les Grands Anciens, défiant leurs cultes, ainsi que, par la suite, les démons, puis les Dieux Noirs du Chaos. Kor-Tarath avait été jadis un lieu de culte voué à un Grand Ancien, avant de devenir une forteresse noire utilisée par les démons pour leur permettre d’ouvrir un Portail des Enfers, puis, ensuite, le refuge d’un Dieu Noir, Khorne... Tout comme Mälrunn, un autre fort noir, avait été celui de Tzeentch, un autre Dieu Noir, en perpétuelle rivalité avec Khorne. C’est à cette époque qu’Erwan Korvander était arrivé. Le dragon d’Or était enchaîné dans la montagne, et ses dragons dépérissaient lentement. Il l’avait sauvé, avait vaincu le champion de Khorne, condamnant ainsi Kor-Tarath, puis avait mené un siège éprouvant contre Mâlrunn, parvenant à vaincre, au prix de sa vie, le champion de Tzeentch. Sylvandell avait été pacifiée, avant qu’une autre menace n’émerge : les Ashnardiens. Jadis ennemis, les Impériaux et les Sylvandins avaient fini par se rapprocher.

Oberyn y songeait silencieusement. Si ce Vivec maintenait de tels propos devant Tywill, il risquait de s’opposer à l’hostilité légendaire du Roi de Sylvandell, qui était bien connu pour ne pas ménager ses mots, et pour ne pas pratiquer la langue de bois. C’était généralement pour ça que les Ashnardiens préféraient négocier avec sa fille. Alice était beaucoup plus diplomate que lui, et beaucoup moins prompte à s’énerver, même si ses colères étaient légendaires. Ses joues devenaient toutes rouges, et ses beaux yeux bleus inondés d’innocence devenaient alors glaciaux, se durcissant sur place. Quand le « Joyau de Sylvandell » était énervé, il était hautement déconseillé de la provoquer.

Concernant le partenariat, Vivec n’était pas contre. Oberyn était également troublé. C’était la première fois qu’il concluait un accord avec un Dieu. Généralement, ces gens-là préféraient communiquer uniquement entre eux. Les Divins ne parlaient pas avec les Mortels, c’était une règle protocolaire édictée par les Olympiens, et généralement appliquée partout. Bien sûr, ça ne les empêchait pas d’avoir des relations, mais les Dieux se réservaient souvent uniquement à leurs cultistes, une manière d’encourager les gens à avoir foi en eux. Logiquement, Vivec souhaitait pouvoir rencontrer le Roi, et Oberyn hocha lentement la tête.

« Ceci me semble logique, répondit Oberyn, du tac-o-tac, sans encore apporter une réponse précise, simplement des éclaircissements. Naturellement, vous comprendrez qu’il faudra nous laisser le temps d’y réfléchir. Certains des nôtres étaient un peu... Frileux... En voyant tout un oasis débarquer près de chez nous. Comme je vous l’ai dit, Sylvandell a récemment pacifié ses frontières en bénéficiant de l’assistance militaire des Ashnardiens, et, dans une certaine mesure, nous avons vu votre arrivée inattendue comme une pénétration dans notre espace de sécurité vital... N’y voyez là nul malice, les Sylvandins sont par nature un peuple méfiant. »

Avant de les renvoyer chez eux, le Dieu tenait néanmoins à leur faire une petite visite du coin, en les invitant à rencontrer les principaux représentants de son pays :

« Avant que vous répondiez, cependant, je voudrais vous présenter à ceux qui nous accompagneraient. D’abord, il y a les Grands Chanceliers des grandes maisons :  Irvenos T’llan pour la maison Resyan, Elamndur Sandvilo pour les Denvyna, dont on vous a probablement déjà parlé. Ici, vous voyez le Grand Maître du Morag Tong, notre bien aimée guilde d’assassinat, qui garantit la stabilité de ce pays. Alors ? »

Oberyn sentait la migraine à répétition pointer. Cet exposé était déjà assommant, et revoir tous ces types au faciès indescriptible provoquait en lui des frissons. Ce fut donc Sivic qui répondit, ayant une meilleure mémoire que l’homme sur ce point.

« Nous en serions ravis. Ce genre d’informations ne peut que faciliter la réflexion que le Conseil royal prendra. »
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« Répondre #5 le: Mai 13, 2014, 01:43:26 »

Plusieurs jours plus tard...

On les entendit approcher sans aucune difficulté. Les dragons n’avaient jamais été très discrets, alors, quand plusieurs d’entre eux approchaient en même temps, le spectacle valait souvent le détour. Ils obscurcissaient partiellement les rayons du soleil en déployant les grandes ailes, tout en se rapprochant de la tour de Vivec. Leurs écailles dorées donnaient l’impression que le soleil était en train de les faire flamboyer sur place, comme des torchères allumées dans le firmament.

Il y en avait cinq, et, à leur tête, dans une formation pyramidale, il y avait Léviathan. C’était le plus puissant dragon doré de Sylvandell, le fils du Dragon d’Or, et il était monté par Tywill Korvander. Le Roi de Sylvandell était juché sur le monstre, et le guidait vers la tour de Vivec. Oberyn et Sivic avaient correctement fait leur rapport, et Tywill avait accepté d’aller voir ce mystérieux Dieu afin de pacifier leurs relations, et ainsi envisager, éventuellement, un traité commercial. Il savait que les hommes de Vivec avaient également été se rapprocher d’Hautegriffe, où ils avaient été bien reçus par les Ashnardiens. La Fournaise était un désert redoutable, particulièrement dangereux, abritant de terribles menaces, et le voir se remplir n’était donc pas, en soi, une mauvaise chose. Les Ashnardiens d’Hautegriffe en avaient profité pour envoyer des agents afin de se renseigner sur ce Dieu.

Entre-temps, les Sylvandins avaient accepté son offre, et avaient envoyé un messager pour informer les habitants de Vir-Vivec que la délégation sylvandine arriverait d’ici quelques jours, avec leurs dragons. Les habitants de la ville pouvaient donc les voir s’approcher dans les airs, formant un élégant ballet. Tywill en profitait pour voir, depuis les hauteurs, le dôme magique qui recouvrait la cité-État, et permettait à la végétation de ne pas être calcinée sur place. Tywill était accompagné, à sa gauche, du Grand Maître de l’Ordre des Dragonniers, Loden, ainsi que de quelques Commandeurs, incluant Oberyn. Tous les dragonniers n’étaient pas des Commandeurs, loin de là, mais les deux ordres entretenaient des liens, et un Commandeur était souvent aussi un dragonnier. La délégation comprenait élégamment Alice Korvander. La Princesse de Sylvandell, et fille du Roi Tywill, était assise sur Leviathan, contre son père. Les autres dragons suivaient Léviathan, et Tywill amorça sa descente, filant en décrivant des cercles de plus en plus rapprochés.

Alice adorait sentir le vent fouetter ses cheveux, les faisant remuer. Pour l’occasion, elle avait revêtu sa tenue de diplomate, un bel ensemble bleu avec une courte jupe et des collants. Elle observait cette ville, cette région, médusée. Tout était incroyable ! On peinait à voir un désert aride avec cette impressionnante végétation. Oberyn leur avait dit que ce Vivec était prétentieux, mais qu’il n’avait pas d’intention hostile. En soi, la prétention était un trait commun aux Dieux, et il n’y avait donc pas à en être surpris. Parallèlement, le Commandeur leur avait aussi expliqué qu’il était possible de ne pas comprendre ce que le Dieu disait, lui-même ayant eu bien du mal à comprendre même les informations les plus élémentaires. De ce qu’il avait compris, Vivec était un transfuge, qui avait déplacé ses terres ici, et avait utilisé ses pouvoirs pour adapter le climat à ses terres.

Léviathan se posa de manière élégante sur une aire devant la tour, et replia ses ailes. Alice descendit la première, atterrissant à pieds joints sur le sol, tandis que les autres dragons se posaient élégamment. Loden descendit à son tour, tandis que le Roi de Korvander se reçut lourdement sur le sol. Il s’avança un peu, dévisageant le comité d’accueil qui faisait face à lui :

« Roi Tywill Korvander de Sylvandell, se présenta-t-il. Laissez-moi vous adresser mes plus sincères putains de salutations ! »
« Dernière édition: Mai 17, 2014, 11:26:11 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #6 le: Mai 15, 2014, 01:32:41 »

Les dragons étaient justement là pour impressionner le monde. Ils étaient la force principale de Sylvandell, leur principale puissance. Sans eux, Sylvandell n’était rien. Les gisements miniers en Sylvandell étaient difficile d’accès, la région était éloignée des routes commerciales, petite et étriquée, près d’un désert aride. Il y avait quelques maigres cultures, mais le sol était assez impropre à l’agriculture, et l’alimentation sylvandine se résumait surtout à de l’élevage. Concrètement, les Sylvandins se fournissaient auprès des Ashnardiens, des caravanes entières allant au marché de Hautegriffe pour en revenir, remplis de victuailles. Peut-être bien qu’ils auraient maintenant un autre fournisseur, avec Vir-Vivec ? Sylvandell était proche de l’Empire, intégrée à ce dernier, mais ce n’était pas une raison pour dépendre exclusivement de lui... Au contraire, même. Multiplier les partenaires commerciaux était toujours une bonne chose, car, même si Sylvandell était intégrée dans les frontières ashnardiennes, Sylvandell conservait encore une certaine part de souveraineté.

Alice et Tywill se retrouvèrent rapidement face à Vivec, qui salua Tywill à sa manière. Le père d’Alice n’était effectivement pas un grand diplomate, et le savoir n’était pas bien difficile. Quand les Ashnardiens avaient besoin de négocier, et que Sylvandell était impliquée, ils préféraient généralement faire appel à sa fille. La Princesse héritière était un peu moins directe et franche que le Roi de Sylvandell. Tywill était un guerrier d’une puissance terrifiante, une véritable machine de guerre, mais il n’était pas très tact, et très cordial. Que ce colosse ait pu accoucher d’une progéniture qui était aussi différente que lui était toujours surprenant pour les observateurs. Alice tenait bien plus de sa mère que de Tywill, et pourtant... Dans les beaux yeux bleus d’Alice, on pouvait parfois voir brûler la flamme légendaire et éternelle des Korvander.

La Princesse suivit donc Vivec. Elle n’avait pas été dupe. Le compliment du Dieu sur sa beauté ne lui avait pas échappé. Il n’était pas le premier homme, ou femme, à la féliciter ainsi. Elle n’était pas le « Joyau de Sylvandell » pour rien, et on pouvait dire qu’elle n’avait pas démérité son surnom. Le groupe suivit donc le Dieu, tandis qu’Alice se disait qu’aucune divinité ne l’avait encore complimenté sur sa beauté... Ceci étant dit, elle n’avait pas l’habitude de côtoyer énormément de Dieux, si ce n’est le Dragon d’Or, mais ce dernier se moquait bien de la beauté physique des « Deux-Pattes », ainsi que les dragons les appelaient. Ces derniers, quant à eux, ne tardèrent pas à libérer le passage en s’envolant. Ils resteraient à proximité, mais les dragons ne s’épanouissaient que dans l’air, et nul ne pouvait les enchaîner sans subir leur courroux. Ils tournoieraient en suivant Léviathan. Le Dieu les conduisit à une arène, et Alice s’assit avec son père dans la loge d’honneur, chacun de part et d’autre du Dieu, lui au centre.

*Ses invités d’honneur...*

Les autres Sylvandins s’assirent à d’autres fauteuils, et l’homme leur proposa alors cet alcool dont Oberyn avait parlé. Alice ne buvait pas des masses, mais, ne voulant pas froisser son hôte, elle accepta.

« Votre arène a de la gueule », commenta sobrement Tywill.

Sylvandell disposait aussi de sa propre arène, et on disait que celui qui réussissait toutes les épreuves spéciales de l’arène pouvait demander au Roi de Sylvandell un vœu. Mais il était rarissime que certains y arrivent. Alice porta furtivement son attention sur le champion de l’arène, Broron, qui déclencha les vivats de la foule. Elle n’avait jamais été particulièrement friande des combats, mais elle savait que le peuple aimait ça... Et un bon souverain se devait de faire attention à conserver ce que le peuple appréciait. C’était aussi simple que ça. Alice se forçait donc à y aller et à sourire, mais elle ne trouvait pas que la violence pouvait être amusante.

Vivec les invita à commencer, et Alice tourna la tête vers lui, s’humectant les lèvres. Durant leur trajet vers l’arène, elle n’avait pas remarqué que le Dieu avait eu une érection. Si elle l’avait vu, ceci aurait peut-être suscité en elle un certain nombre de questions et d’amusements. En réalité, elle ne savait pas si les Dieux étaient sensibles à... À ça. Étant divins, ils n’étaient pas mortels... Mais, d’un autre côté, les Olympiens étaient connus pour leurs importantes frasques sexuelles.

Alice laissa passer ça de côté, en se disant que le Dieu avait juste voulu être agréable envers ses invités, et lui posa donc une question :

« Et bien, nous avons eu vent de votre volonté de développer des relations commerciales avec Sylvandell, et nous en sommes flattés. Avoir un partenaire commercial autre que les Ashnardiens est pour nous une aubaine, et un moyen de préserver notre indépendance. Nous sommes donc intéressés par votre offre. »

Tywill choisit ce moment pour intervenir.

« Sylvandell est avant tout dépendant en boustifaille. Nous en importons énormément. Varier les sources d’alimentation pourrait être très intéressant pour nous... Si vous avez de la bouffe en stock. »
« Dernière édition: Mai 17, 2014, 11:25:26 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #7 le: Mai 17, 2014, 01:56:15 »

Le Dieu semblait d’accord pour offrir de la nourriture en échange d’esclaves. Un accord équitable, même si Alice était un peu amère à l’idée de vendre des êtres humains en échange de nourriture. Elle se disait qu’elle surveillerait un peu les champs viveciens, afin de voir s’ils ne ressemblaient pas aux plantations agricoles nexusiennes, où des centaines d’esclaves travaillaient d’arrache-pied. Alice ne voulait pas avoir mauvaise conscience, et le simple fait de devoir commercer la vie était déjà, pour elle, un affront. Comme Liam Ivory avant elle, son plus sincère désir était d’abolir l’esclavage, mais elle savait que ce serait difficile. Les mentalités évoluaient bien trop lentement, et l’esclavage était considéré comme une chose normale, comme l’expression du déséquilibre qui avait toujours existé sur Terra, que ce soit d’un point de vue économique ou racial. Que ferait-on des pauvres et des prisonniers de guerre si on ne les asservissait pas ? L’esclavage était vu comme une chance, pour eux, de pouvoir agir dans la société, et ne pas appauvrir cette dernière. Un argument très cynique, mais qui, dans certaines occasions, s’avérait fondé. Alice ne savait pas quoi en penser. Moralement, elle avait du mal à admettre cette situation... Mais un État se devait d’être amoral, et de penser uniquement au bien-être de sa nation.

Tandis que le combat semblait se terminer, Vivec leur proposa quelque chose. Alice et son père l’écoutèrent attentivement, et l’être divin se mit à parler de la noblesse, ainsi que d’une guilde d’assassinat, le Morag Tong. Alice fronça les sourcils, tandis que le Dieu leur demandait de légaliser les activités du Morag Tong sur le sol sylvandin.

*Hein ?!*

L’Empire avait ses propres confréries d’assassinat, et elles étaient illégales. Cependant, Alice savait que les Ashnardiens faisaient souvent appel à ces confréries, abritant généralement des Drow, afin de tuer des cibles particulières. Elle-même avait déjà vaguement caressé l’idée de mettre à prix la tête d’Alice Liddell, souveraine d’Herzeleid, avant d’y renoncer. Ce n’était pas bien. Les confréries étaient secrètes, dangereuses, et la lutte contre ces dernières était difficile. Parfois, les autorités en démantelaient une, mais c’était uniquement pour satisfaire le public, pour leur montrer que la justice impériale s’appliquait partout. Pour survivre, le système avait besoin de lâcher du lest, de temps en temps.

« Vous plaisantez, j’espère ?! railla rapidement Tywill. Nous n’avons jamais toléré ces saloperies de confréries ashnardiennes, on ne va pas faire une exception maintenant ! À Sylvandell, seuls ceux qui ont mon autorité ont le droit de mettre à mort ! »

Cette tirade mit un terme à l’offre du Dieu. Tywill serait intransigeant là-dessus, et Alice le rejoignit.

« Notre noblesse est petite, et nous préférons employer d’autres méthodes que des exécutions brutales et sinistres pour stabiliser notre pays, justifia Alice.
 -  Nos accords ne vous autorisent pas à foutre la merde. Que vous soyez un Dieu n’y change rien : si vos sujets foutent le boxon chez moi, je leur planterai ma hache dans le cul si fort qu’ils auront l’impression de se faire enculer par tout un saloperie de défilés ! »

Diplomatiquement, il était assez offensant d’aller demander à ses invités l’autorisation de commettre des meurtres chez eux. Le message sous-jacent n’était pas très rassurant. Vivec prévoyait-il de les tuer ? D’un coup, Alice se sentait un peu moins sécurisée ici. Après tout, les Sylvandins ignoraient tout de ces gens. Ils avaient la réputation d’être des paysans, des ploucs aux coutumes bizarres, qui allaient jusqu’à autoriser un mariage entre la Princesse héritière et une esclave, mais ces gens-là semblaient avoir, eux aussi, leur propre conception de l’hospitalité.

Autant dire que la proposition venait de jeter un léger froid auprès de la Princesse. Elle ignorait ce que ce Dieu voulait, et se rappelait très bien le vieil adage : les voies des Dieux étaient impénétrables.
« Dernière édition: Mai 17, 2014, 11:24:45 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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« Répondre #8 le: Mai 18, 2014, 02:29:53 »

Le Dieu n’en resta pas là, et essaya de convaincre les Sylvandins de la nécessité du Morag Tong. Alice, elle, n’y voyait qu’une manière de justifier le cynisme. Si un noble voulait mener une guerre sans aucune raison, il était arrêté et jugé par ceux qui étaient au-dessus de lui. Le meurtre n’était pas une tradition sylvandine, mais elle ne doutait pas que les Ashnardiens suivaient et appliquaient cette logique. Cependant, elle émettait des doutes sur le bienfondé réel et concret des confréries d’assassins. Généralement, elles ne servaient qu’à régler des querelles entre nobles, prétendant agir au nom de l’intérêt commun, alors que, concrètement, ce n’était pas le cas. Vivec leur assura que le Morag Tong avait l’assentiment du peuple, mais est-ce que le peuple les soutenait vraiment, ou était-ce plutôt parce qu’ils avaient peur ? Alice ne pouvait s’empêcher d’être sceptique, mais, en aucun cas, elle ne tolérerait la présence de telles confréries chez elle. Si un Dunmer venait à Sylvandell, c’était un hôte diplomatique, bénéficiant de la protection du royaume. Si un assassin essayait de le supprimer, et s’il était arrêté, il serait neutralisé. C’était aussi simple que ça, et il valait mieux que Vivec le comprenne. Alice ne pouvait pas changer les coutumes d’un pays qui n’était pas le sien, à son grand regret, mais elle pouvait toujours protéger ses propres frontières. Sur ce point, le père et la fille, qui étaient habituellement toujours opposés l’un à l’autre, se rejoignait volontiers.

Vivec, prenant conscience qu’il venait de froisser ses hôtes, les invita à se détendre. Diplomatiquement, rappeler à ses hôtes qu’il pouvait les tuer à n’importe quel moment n’était sans doute pas le meilleur moyen de les inciter à se rassurer.

« Je pense que nous allons nous mettre d’accord sur une sorte d’accord de principe. Nos juristes et nos diplomates s’occuperont de vous chier un contrat plus complet et plus précis pour permettre l’ouverture de tractations commerciales entre nos deux puissances. »

Pour Tywill, c’était tout ce qu’il comptait faire. Il ne se sentait guère rassuré face à quelqu’un qui avait dit qu’il pouvait le tuer dès qu’il le voulait, surtout quand cette personne était un Dieu. Les mortels se méfiaient des Dieux. De vieux adages disaient qu’il ne fallait jamais faire affaire avec les Dieux, et c’était un principe que Tywill comptait bien appliquer. Ces gens n’étaient pas dignes de confiance, interprétant toujours leurs affaires à leur sauce. Tywill n’avait tout simplement pas confiance, et était soucieux de retourner chez lui.

Alice, quant à elle, avait un avis légèrement différent. Elle trouverait dommage de partir simplement pour ça, d’autant plus qu’elle avait face à elle un pays dont elle ignorait tout. Elle était intriguée, voilà tout, et, tandis que Tywill avait indiqué son désir de partir, elle intervint.

« De mon côté, je pense qu’il pourrait être intéressant, dans l’entente entre nos deux peuples, d’en savoir un peu plus sur vous, votre pays, votre culture... J’accepte donc votre hospitalité pour quelques jours... Disons le temps que les négociations se fassent, et que nos juristes parviennent à un traité satisfaisant entre nos deux États. Qu’en pensez-vous ? »
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« Répondre #9 le: Mai 20, 2014, 01:58:56 »

Tywill Korvander était ce qu’il était : un Roi guerrier, un militaire. Il perpétuait la grande tradition sylvandine, qui était de faire de Sylvandell un royaume belliciste et militaire. La diplomatie n’était tout simplement pas son truc, et on ne pourrait pas le changer là-dessus. Si les Ashnardiens préféraient amener la fille, ce n’était pas pour rien. Tywill ne déméritait pas sur l’aspect militaire. C’était un guerrier d’une puissance rare, mais, parfois, il fallait laisser à la plume le soin de résoudre des conflits, et d’éviter ainsi de recourir au glaive. Alice ne salua pas vraiment son père en train de partir, mais le regarda s’en aller. Tywill n’avait jamais été une personne très communicative. Le Roi de Sylvandell était ce qu’il était, et ce n’était pas sa fille qui allait pouvoir le changer. En revanche, on sentait bien que, sous sa direction, Sylvandell prendrait une direction différente. Ceci en inquiétait certains, comme Alice, et en rassurait d’autres.

Alors que Tywill s’en allait, Alice sentit une main réconfortante se poser sur son épaule.

« Ne vous inquiétez pas, Princesse, je vous protègerais. »

La Princesse sourit lentement. Sivir restait évidemment là, afin de surveiller la Princesse, de la protéger. Alice s’y était habituée. Elle était bien plus frêle et plus faible que son père, et il était nécessaire de la protéger, car sa mort aurait de terribles conséquences sur le royaume... Ainsi que sur elle-même. Alice sourit donc à Sivir, et hocha lentement la tête. Elle n’avait pas peur, d’autant plus que Sivir était un Commandeur assez agréable, loin des clichés des autres Commandeurs, rustres et violents. Sivir était plutôt douce et maternelle envers Alice.

Alice allait se rapprocher de ce Vivec. Elle ne savait pas quelles étaient ses intentions, mais elle avait envie de croire qu’il ne cherchait pas à la piéger. Il devait bien se douter que, s’il ne ramenait pas la Princesse en bon état à Sylvandell, son père, qui était assez peu enclin aux négociations, risquait de déclarer la guerre. Alice salua donc Sivir, et rejoignit Vehk. La Commandeur, elle, comptait continuer à se renseigner sur Vir-Vivec, et en savoir plus sur ce peuple, sur ces Dunmers, sur leur dieu, leur culture, et leur origine. Alice lui faisait confiance, et rejoignit le Dieu, qui lui annonça qu’elle allait séjourner dans ses propres appartements.

« Oh... Je vous remercie... »

Elle était flattée, et se rendit dans une espèce d’ascenseur, qui s’éleva. Il les conduisit dans les hauteurs de Tel-Vivec, et Alice commençait à se sentir intimidée. Dans sa tête, elle ne cessait de se rappeler la remarque du Dieu sur sa beauté, sachant comment l’interpréter, et ce qu’il avait voulu dire par là. Les Dieux étaient des êtres très difficiles à comprendre, à la mentalité indistincte, floue et incertaine.

Ils arrivèrent dans les appartements du Dieu, puis sur un confortable balcon, d’où on pouvait voir toute la région. Il commençait à faire nuit, et Alice accepta silencieusement à boire, ne voulant pas froisser la susceptibilité de son hôte. Tournant la tête, elle en profitait pour observer la région, et entendit Vivec lui proposer de poser ses questions. Elle sourit légèrement devant sa marque d’humour, et le regarda. Elle en avait profité pour croiser ses jambes, adoptant une posture assez féminine et détendue.

« Je dois admettre que j’ai toujours du mal à y croire... Il y a quelques semaines, j’ai été dans ce désert, et la chaleur... Elle est terrible. On dit que les Dieux sont des faiseurs de miracles, et je ne peux que constater que c’est le cas. Votre pouvoir est grand, Vivec, et je le dis sans vous flatter. »

Elle le pensait sincèrement, car ce qu’elle avait sous les yeux était tout simplement fascinant.

« Je n’avais encore jamais vu ou lu une telle chose... Je dois admettre que votre culture m’intrigue. J’espère que vous ne serez pas froissé par... L’impulsivité de mon père. Il n’est pas méchant, c’est juste que... Hem... Son franc-parler est surprenant. Les Ashnardiens préfèrent souvent discuter avec moi. Ils disent que je suis plus accessible que mon père. Soyez assuré que vos terres m’intriguent. J’ai déjà pu voir que vous aviez des différences culturelles avec nous, et je trouve ça... Intéressant. »

Elle rajouta alors, après s’être mordillée les lèvres, et avoir eu une brève hésitation :

« Sachez que complimenter une femme sur sa beauté est très bien vue à Sylvandell. »

Peut-être était-elle trop familière avec le Dieu ? Alice n’en savait rien, elle n’avait jamais discuté avec un Dieu, ni pris un verre avec lui... Tout ça lui semblait très incongru.
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« Répondre #10 le: Mai 22, 2014, 01:33:34 »

Elle accepta qu’il l’appelle par son nom, hochant la tête. Elle n’en était pas offusquée. La Princesse avait un doute, un soupçon sur les réelles intentions du Dieu en l’invitant ici... Dans sa tête, son compliment lui revenait toujours en mémoire, et ce qui acheva de la convaincre fut, non seulement ce qu’il avoua par la suite sur sa beauté, mais aussi de voir une bosse se former sous son pagne. Cette scène, évidemment, n’échappa nullement à Alice, qui tourna ensuite légèrement la tête, en se demandant ce qu’il fallait faire. Elle n’avait encore jamais traité avec les Dieux, et elle ne doutait pas du pouvoir de celui-là. Or, vu la manière dont il parlait de son pouvoir, il prendrait sûrement mal le fait qu’une simple mortelle se refuse à lui ? Elle prenait ça en compte, mais il y avait également autre chose qui motivait la Princesse... Un Dieu ! Honnêtement, ce n’était pas tous les jours qu’on avait la chance de tomber sur eux, surtout d’en exciter un ! Certes, il n’était pas aussi beau que pouvait l’être Melendil, mais... S’il avait réellement des pouvoirs divins, ça promettait une bonne partie, non ?

Alice n’était plus dupe sur le monde qui l’entourait, et elle savait combien le sexe était une arme efficace sur Terra. Elle voulait rapprocher Sylvandell de Vir-Vivec, car elle sentait que ces Dunmers pouvaient se révéler utiles. Certes, on ne pouvait jamais faire confiance à un Dieu, mais, s’ils passaient ensemble une bonne nuit, ça ne pourrait qu’aider leurs relations, non ? Alice prenait ça en compte... Mais pas seulement. Il y avait aussi, tout simplement, ce qu’elle désirait. La prude jeune femme était seule avec lui, attirée par lui, par sa prestance, par sa puissance... Un être qui avait réussi à transformer une partie de la Fournaise était forcément puissant, et c’était une chose que la jeune femme à la tête blonde ne pouvait décemment ignorer.

Elle laissa donc planer quelques secondes. Le Dieu ne faisait rien pour dissimuler son érection. La Princesse reprit un peu de sujamma, puis reposa le verre. Elle observa ensuite légèrement le paysage, puis se redressa, et se retourna vers lui. Alice allait prendre un risque, mais, quand on était une Princesse, parfois, il fallait savoir se jeter à l’eau, et ce même sans bouée de sauvetage. Elle était encore jeune, et avait avec elle cette croyance juvénile que rien de mal ne pouvait foncièrement lui arriver.

« Je ne pense pas, sans vouloir vous offenser, que vous m’ayez fait monter dans vos appartements pour parler de vos origines... Non pas que connaître l’étendue de vos pouvoirs ne m’intéresse pas, bien entendu, mais je pense qu’il m’incombe de vous prouver que vous pouvez compter sur Sylvandell, et que nos intentions ne sont pas malveillantes à notre égard. »

Lentement, Alice se rapprochait de lui. La jeune femme prenait un risque certain, car elle savait les Dieux susceptibles et orgueilleux. Elle s’était rapprochée de lui, se pinçant à nouveau les lèvres, comme si elle réfléchissait à la suite, et se pencha un peu vers l’homme. Vehk était toujours assis, et elle posa ses mains sur ses épaules.

« Laissez-moi oublier ce désaccord à l’arène... Car je pense savoir comment faire... »

Sa main glissa le long du torse de l’être divin, pour filer sous son pagne... Elle caressa cette raideur, cette virilité dont elle commençait à être familière. Elle l’attrapa entre ses doigts et remua lentement, sans défaire le pagne de l’homme.

« J’ai sincèrement envie que nos royaumes soient alliés... Et, pour ça, je pense que nous devons l’être entre nous, ne pensez-vous pas ? »

Il restait juste à espérer qu’il ne serait pas froissé par le comportement d’Alice.

Mais quelque chose lui disait qu’elle n’avait pas vraiment d’inquiétude à avoir.
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« Répondre #11 le: Mai 23, 2014, 09:51:00 »

Discuter avec un Dieu, ce n’était pas vraiment quelque chose dont Alice avait l’habitude de faire. En définitive, elle ne faisait que se rabattre sur ce qu’elle connaissait : le sexe. Elle avait été formée là-dessus par ses amis, et savait que chaque individu, sur Terra, y était sensible. Et elle savait qu’elle était belle, suffisamment pour déclencher des érections en série. C’était des choses qu’elle savait, qu’elle connaissait, qu’elle avait eu le temps d’analyser et de ranger dans son esprit. Vir-Vivec, en revanche, lui était inconnu, de même que les pouvoirs apparemment omniscients de ce Dieu. Elle préférait rester proche de ce qu’elle connaissait, et, en ce sens, voir ce sexe tendu lui avait fait plaisir, car il signifiait qu’elle allait pouvoir repartir sur de bonnes bases. On lui avait appris à mettre son corps en valeur, Mélinda lui avait dit combien il était important d’user de toutes les armes que la Nature vous donnait, et que la beauté d’une femme était son arme principale. Il n’y avait rien d’offensant ou de sexiste à l’admettre : l’apparence physique d’une personne était toujours la première chose qu’on voyait, le premier aperçu. Il était donc important de la soigner, afin d’apparaître comme on voulait qu’on pense que vous soyez. Alice voulait paraître belle et douce, il semblait qu’elle avait atteint son objectif... C’était, tout du moins, ce qu’indiquait la raideur du membre du Dieu.

Elle fut soulagée de voir qu’il ne se sentait pas offusqué par ce qu’elle avait fait. Il se redressa lentement, sans pour autant vouloir que la Princesse ne retire sa main. Il était un peu plus grand qu’elle, mais Alice dut malgré tout la retirer. Elle la posa sur la hanche de Vehk, et le sentit caresser sa cuisse, se blottissant contre elle. Un frisson la traversa, et ses seins heurtèrent le torse de l’homme. La main divine s’était posée près de ses fesses, et elle fut alors convaincue qu’il n’était définitivement pas hostile à ce qu’Alice était en train de lui proposer.

*Tant mieux...*

Le contraire l’aurait chagriné. Il lui parlait en se rapprochant, et l’embrassa ensuite. Alice posa son autre main sur la nuque de l’homme, en appui, et ferma les yeux en répondant à son baiser, soupirant silencieusement dans sa bouche. Les deux amants se blottirent ainsi l’un contre l’autre, le Dieu contre la mortelle, et elle savoura son baiser, envoyant sa langue jouer avec la sienne, comme on le lui avait appris. Ceci prolongea un peu le baiser, et Alice gémit à nouveau. Elle sentait contre son corps le membre tendu du Dieu, et déplaça son autre main, retournant la mettre sous son pagne, afin de caresser cette virilité tendue, l’appréciant, tout en continuant à le baiser.

Leur baiser finit par se rompre, et Alice lui sourit, avant d’aller répondre à ce qu’il lui avait préalablement avancé :

« Je dirais que vous allez avoir l’occasion d’explorer mes limites ce soir, Vehk... »

Elle ne se faisait aucune illusion sur ce qui allait arriver... Bien au contraire, même ! Elle espérait juste qu’un Dieu omniscient serait à la hauteur de ses capacités.
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« Répondre #12 le: Mai 24, 2014, 12:01:05 »

Les deux amants continuaient à s’embrasser, Alice sentant le plaisir exploser en elle, montant en flèche au fur et à mesure qu’elle se rapprochait du Dieu. Est-ce que ça venait du sujamma qu’elle avait ingurgité ? Est-ce que ce Vehk avait utilisé ses pouvoirs pour augmenter ses phéromones ? Est-ce que ça venait du frisson de la découverte ? De tout ça à la fois ? Alice n’aurait su le dire, mais elle appréciait clairement ce moment. Il embrassait plutôt bien, et elle le sentait excité, se pressant contre lui. Le Dieu révélait qu’il était avant tout un homme, et ça, elle devait admettre que c’était plutôt excitant. Emballer un Dieu omnipotent chez lui... Ne ressentait-on pas un petit frisson vous caresser l’échine ? Tous les hommes étaient attirés parle pouvoir, après tout, et ceci valait très certainement pour une princesse. Elle était donc heureuse de lui plaire, de voir qu’il répondait favorablement à ses avances, que ce soit pour l’entente entre leurs deux royaumes, ou simplement pour sa fierté personnelle.

Se faisant plus impatiente, Vehk empoigna les fesses d’Alice, et la souleva. Cette dernière soupira en se sentant soulevée par la force titanesque de la créature, et, comme il s’y attendait, elle redressa ses jambes, et les enroula autour de sa taille, les serrant contre lui. Contre son corps, elle sentait les muscles de l’homme, elle sentait sa force, sa puissance... Tout cela la faisait frissonner, et elle caressait son torse, en se mordillant les lèvres. Il était très agréable d’être prise ainsi, de sentir que son corps faisait plaisir aux autres. Elle creusa légèrement son dos, afin de mieux sentir la présence de ces mains contre elle, et posa les siennes sur ses épaules. Le baiser se rompit, alors que le Dieu vint à demander la suite des évènements, voulant savoir où Alice voulait continuer leurs ébats : ici, ou dans la chambre ? La Princesse réfléchit quelques instants, avant qu’un sourire amusé, presque malicieux, ne vienne éclairer ses belles lèvres. Elle se les mordilla, non seulement pour marquer son effronterie, mais aussi parce qu’elle savait que les hommes adoraient ça.

« Trop froid ? Nous sommes en plein milieu du désert, et, contre vous, je crois que je ne risque pas d’avoir froid. Cependant, pour répondre à votre question, je dirais que j’ai envie de le faire... »

Elle laissa sa phrase en suspens, venant frotter son nez contre le sien, remuant délicatement dessus, jouant avec, un sourire amusé sur ses lèvres. Une lueur continuait à briller dans le creux de ses yeux, et elle l’embrassa, plus brièvement, tirant sur sa lèvre inférieure, avant de la relâcher. Elle s’approcha ensuite de son oreille, et termina sa phrase, en murmurant ce mot dans son oreille :

« Partout... »

Elle lui sourit à nouveau, se sentant de plus libre, alors que, avec ses pieds, elle frottait contre le pagne de l’homme. Elle sentait sa verge heurter ses cuisses, et le pagne finit par tomber, glissant le long des jambes du Dieu, permettant ainsi à cette verge de caresser les jambes d’Alice, heurtant sa robe, le bout de son sexe tapant contre ses fesses. Elle en frissonna, et enroula ensuite ses bras autour de sa nuque.

« Je veux faire l’amour avec vous toute la nuit... Je veux que vous me preniez comme la pire des putes, que vous me tringliez, que vous usiez toute votre magie sur moi pour que cette nuit soit inoubliable... Je veux que vous me preniez sur ce balcon, sur cette table, dans votre lit, dans le ciel, partout... Je veux sentir cette vigueur divine me percer, je veux sentir votre magie continuer à alimenter mon corps quand je n’en pourrais plus. Je veux que vous me montriez ce que ça fait de coucher avec un Dieu... Car je n’en ai encore jamais eu l’occasion. »

Elle lui sourit à nouveau, et l’embrassa encore.

« Ce soir, cette nuit, je ne suis pas une Princesse d’un royaume étranger en visite diplomatique... Je suis votre pute, et votre plus fervente servante. »
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« Répondre #13 le: Mai 24, 2014, 05:13:35 »

Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer entre les deux amants. Alice avait essayé de l’échauffer, et elle fut satisfaite de voir que ça avait marché... Mais le Dunmer s’avéra encore un peu timide. Même elle n’avait pas eu l’outrecuidance de lui demander à quand remonter sa dernière aventure avec une femme. De fait, elle avait surtout vu des hommes en arrivant ici, et se demandait à quoi ressemblaient leurs femmes... Si elles étaient du même acabit que les hommes, elle pouvait les plaindre ! Reconstruire un royaume avait du l’occuper à plein temps, et elle essayait de se dire qu’il en pinçait vraiment pour elle, de s’autoglorifier en se disant que ce serait magnifique de se faire prendre par lui. Dans sa tête, les idées défilaient, s’évadant de la cage rassurante de sa morale sexuelle, pour déferler en elle. L’omnipotence, ça permettait de faire bien des choses, non ? Les idées défilaient en elle, alors que le Dieu retournait l’embrasser, tout en se déplaçant. Il avait confirmé ce qu’il allait lui faire, et il se déplaça donc vers la table, tombant vers l’avant.

Le dos d’Alice heurta la table. Elle aurait normalement du tomber sur le sol, car, vu qu’elle heurtait le bord à toute allure, la table aurait du se soulever. Le Dieu avait donc du utiliser sa magie, et commença donc par la table. Il déchira ses vêtements, faisant frémir la Princesse, qui se retrouva rapidement avec sa culotte blanche. Sa jupe et le haut de sa tunique gisaient sur le sol, en piètre état, et l’homme continuait à l’embrasser, sa verge glissant contre son corps, frottant sa peau. La Princesse le laissa faire, agrippant sa tête chauve. Elle se posait contre sa nuque, n’ayant pas de cheveux à attraper, et sentait les doigts du Dieu glisser vers son intimité et vers ses seins généreux, aux tétons durcis par l’effet névralgique du plaisir. Alice le laissait faire, gémissant et soupirant, sentant ses doigts s’enfoncer en elle. Il titilla son intimité, et la jeune femme sentit sa mouille coller, s’échappant de son corps.

« Haaann !! »

Elle se mettait à gémir. Le Dieu avait rompu leur baiser pour aller palper ses seins, et les jambes de la Princesse continuaient à se serer contre sa taille. Il se débrouillait plutôt bien avec ses doigts, elle devait bien l’avouer, mais Alice devait aussi avouer qu’elle était impatiente de sentir ce sexe en elle. Vehk devait sûrement chercher à la ménager par ce préparatif, mais il était, pour Alice, un peu inutile.

« Hnnnn... Encore, haaaann !! »

Elle sentait deux doigts en elle, mais, loin de la soulager, cette situation ne faisait que la frustrer. Certes, il atteignait son bouton de plaisir, pressant son clitoris, la faisant mouiller et hurler, mais, quand on sentait cette verge frotter contre ses cuisses, on pouvait comprendre la Princesse quand elle désirait en avoir plus. En un sens, c’était presque cruel de la faire languir ainsi. Le bonheur était à portée de main, mais le Dieu préférait prendre son temps, sans doute pour sentir cette agréable sensation qu’il y avait à caresser un corps féminin, à se blottir contre ces courbes et contre cette beauté presque innée.

La tête à la renverse, Alice pouvait voir les étoiles. Coucher à la belle étoile... Plutôt excitant, non ?
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Princesse Alice Korvander
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FicheChalant
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"Hear me Roar !"
« Répondre #14 le: Mai 25, 2014, 02:14:03 »

Sa culotte ne tarda guère plus à suivre le même sort que le reste de ses vêtements. Alice était maintenant nue comme un ver, offerte à l’appétit insatiable du Dieu. Une nuit intense se préparait, vive et énergique, comme elle les aimait. La Princesse sentait toute l’ardeur du Dieu, toute son envie, un désir qui était lentement en train d’exploser en lui, remontant le long de son corps. Elle en frissonnait, et il l’embrassa à nouveau, avant de la pénétrer, et de les transporter ailleurs, en emportant également la table. Alice sut assez rapidement qu’ils se trouvaient en hauteur, une situation géographique qui contribua à l’exciter davantage. Il la pénétra donc, et Alice poussa un hurlement de plaisir, se serrant contre le corps de l’homme, se décollant du coup de la table, qu’elle poussa ensuite, ne voulant pas de cet objet désormais inutile contre son dos. Elle voulait sentir l’air frais creuser son dos, elle voulait se sentir libre dans l’air, tout en étant retenue à cet homme. Alice était une Sylvandine, une Korvander, soit une femme ayant du sang de dragon dans les veines. Elle aimait se trouver en l’air, elle aimait voler à dos de dragon, et il était donc très agréable d’être prise ici, face à un Dieu excité et impassible.

Le membre turgescent de Vehk s’enfonçait allègrement en elle, et la Princesse soupirait et gémissait, peinant à se retenir, se cambrant contre lui, sentant ses lèvres glisser contre son visage, tandis qu’il remuait son corps de plus en plus vite, enfonçant sa queue en elle, satisfaisant Alice du mieux qu’il le pouvait.

« HAAAAAAAAAAAAAAANNNN !! HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNN !! » haletait-elle.

Elle poussait de délicieux hurlements, enfonçant inconsciemment ses ongles dans la peau de l’être divin. Il était de plus en plus agressif, de plus en plus rapide, et sentir cette queue en elle, se sentir remplie... C’était tout simplement délicieux. Vehk la remplissait par de terribles sensations de bien-être, satisfaisant au mieux l’heureuse Princesse, qui était infiniment heureuse d’être prise ainsi, et qui n’avait nullement en tête l’envie de s’arrêter là.

Il continuait à jouer avec sa bouche sur son corps, et elle continuait à être excitée, émoustillée par tout ça. L’homme était doué, elle ne pouvait clairement pas prétendre le contraire, et se sentir prise par lui était un bonheur sincère. Elle se cramponnait à lui, sentant sa queue grossir et enfler davantage, continuant à la prendre. Elle avait l’impression qu’on l’écartelait de l’intérieur, et ses hurlements se transformaient parfois en petits couinements silencieux, comme si elle était écrasée sous l’effet du plaisir qui bouillonnait en elle.

« HUUUUUMMMM !! OUUUUUUUUUUUUUUUUIIIIII !!! »

Alice se laissait pleinement aller, poussant des hurlements de plaisir. Sa mouille dégoulinait le long du sexe du Dieu, et elle finit par avoir un premier orgasme, le sentant exploser en elle... Un premier orgasme qui, évidemment, ne décrut en rien sa soif de sexe. Elle s’attendait à un long rodéo, quelque chose d’intense, et qui durerait longtemps.

Pour son plus grand bonheur.
Journalisée


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