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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Une trop grosse plante [Arpenteur]  (Lu 936 fois)
Poison Ivy
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« le: Avril 25, 2014, 02:00:43 »

« C’est comme que j’dis, ouais, mon gars... Une putain de salope verte, v’là ce qu’c’est ! »

Ivre, l’homme redemanda un verre supplémentaire au tenancier, qui hésita brièvement. L’homme était déjà bien imbibé, et sa présence commençait à être de plus en plus désagréable, d’autant plus qu’il se permettait des remarques désagréables à l’encontre de sa fille, Clarice, qui l’aidait à tenir la boutique. Son auberge n’était pas un lupanar, et Joseph, en bon croyant, ne tolérait pas ce genre de comportements. Néanmoins, la dernière tempête avait été lourde, et l’homme avait du s’endetter auprès de la banque pour bénéficier d’un prêt qui lui avait permis de réparer sa toiture. Il ne pouvait pas cracher sur la soupe, et, même s’il n’appréciait pas beaucoup les esclavagistes, il fallait bien les accepter quand ils avaient une bourse pleine de pièces d’or. On ne vivait pas de pain et d’eau fraîche, après tout.

Depuis quelques jours, l’homme déblatérait la même histoire à tous ceux qui voulaient bien l’entendre, ce qui avait eu pour effet d’amener quelques visiteurs supplémentaires. Joseph n’allait pas s’en plaindre. Il était dans un village assez reculé des routes commerciales, près d’une paisible forêt. Eaux-Claires était un paisible village, où on vivait essentiellement de la scierie à proximité, ainsi que de la chasse. Les villageois payaient leurs impôts au seigneur local, qui vivait ailleurs, et on avait pour coutume de dire, à Eaux-Claires, que rien d’exceptionnel n’arrivait jamais. Ceci expliquait sans doute pourquoi les filles partaient généralement dès que possible, en quête du prince charmant dans les grandes villes... Certaines revenaient parfois, heureuses de revenir dans le monde paisible de leur enfance, sans surprise, mais aussi sans les frustrations et les souffrances de la vie, ou frustrées de ne pas avoir réussi à trouver ce qu’elles voulaient. D’autres trouvaient la fortune auprès d’un bel homme romantique, et d’autres l’infortune. Eaux-Claires était un peu coupé du reste du monde. C’était tout juste si on avait appris que, à Nexus, qui semblait appartenir à un autre univers, les parents de la Reine étaient morts. La Fourmilière, la guerre entre Nexus et Ashnard, tout cela était bien loin. Eaux-Claires avait un monument aux morts qui datait du siècle dernier, et n’avait jamais connu le moindre pogrom. Il fallait aussi dire que leur royaume était assez paisible, et que la guerre entre Ashnard et Nexus n’était pas venue à leur porte.

En revanche, depuis quelques semaines, Eaux-Claires rencontrait quelques problèmes. Plusieurs des filles du village avaient disparu alors qu’elles étaient parties faire la cueillette dans la forêt, ainsi que quelques chasseurs isolés, et même quelques bûcherons. Il n’y avait pourtant pas de loups à cette période de l’année, et d’infructueuses battues avaient été organisées. La forêt était grande, et certains des hommes déployés pour retrouver les disparus avaient parlé d’une « dryade à la peau verte ». Des racontars, selon certains, mais cette histoire avait fini par sortir d’Eaux-Claires grâce à la bénédiction d’un charretier convoyant des cargaisons de bois pour la foire, au bourg du seigneur. Le charretier avait parlé à ses amis de cette histoire de « dryade », et l’histoire était remontée jusqu’au comptoir d’une guilde esclavagiste. Les esclavagistes s’étaient alors renseignés sur Eaux-Claires, et avaient appris que cette forêt était ancienne, très ancienne, et très vaste, suffisamment vaste pour abriter des créatures de la forêt : nymphes, dryades, voire même des fées. Une seule dryade pouvait sans problème valoir 20 000 pièces d’ors au marché d’esclaves... Et encore, en voyant léger ! La guilde avait donc envoyé ses hommes pour chasser la dryade.

Comme l’esclavagiste ivre le racontait, ils avaient dressé un camp dans la forêt, dans une clairière, et disposaient de cartes de la région, ainsi que d’un guide.

« Les dryades et toutes ces saloperies, c’est des froussardes, des timides, à ce qu’on raconte. On savait pas s’il y en avait une qu’était là ou pas, mais... C’est comme qu’dirait l’aût’, si vous m’permettez le mot : on le pifrait, v’là...Alors, on a posé tout un tas de pièges, ici et là, des runes magiques, des détecteurs, tandis que le guide, lui, y passait son temps à péter et à roter. »

Il continuait à parler, finissant par leur expliquer que, les premiers jours, ils pensaient qu’il n’y avait personne, que ces culs-terreux de villageois s’étaient simplement égarés... Et puis, ils avaient fini par trouver une piste. Mais rien n’avait marché comme prévu.

« C’était l’une de ces paysannes. Si ouais, que j’vous dis ! Elle était toute apeurée, la p’tiote... À croire qu’elle pensait qu’on allait la fourrer... Haaa, je dois admettre qu’elle avait des arguments, ouais, mais on y voyait surtout un appât pour amener la dryade... Et, pour le coup, ça a été un putain d’appât ! »

La dryade les avait attaqués...

Il se vantait d’être le seul survivant, et attendait ici que des renforts arrivent, mais il faudrait surtout faire intervenir le bailli. Il n’était donc pas particulièrement pressé, et en profitait pour dépenser sa solde en achetant de la bière.
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« Répondre #1 le: Avril 25, 2014, 07:52:03 »

L'esclavagiste en était peut être à sa troisième cuvée du soir lorsque l'Arpenteur entra dans l'auberge.
L'avantage quand on est comme lui un type qui a baigné sa vie dans l'alcool de mauvaise qualité, c'est qu'il en faut bien plus pour altérer vos sens, il se dit donc qu'il allait bien pouvoir lui refiler une donzelle ou deux, ne serais-ce que pour la nuit.

Il jaugea l'arrivant.

Svelte, mais musclé, son corps portait les marques d'un entraînement intensif, son plastron de bonne qualité avait connu de meilleur jours, et sa façon de garder ses mains fines mais agiles d'une apparente nonchalance près de ses lames en disait long sur ses compétences de guerrier.

Il avançait d'un pas rapide, assuré, et c'est avec un sourire carnassier à sa figure parcourue d'un bandeau sur l'oeil gauche qu'il commanda à manger, s'asseyant au bar juste à coté de l'esclavagiste avant d'attaquer son plat, une des immenses côtes de boeuf qui grésillait dans le barbecue.

"Eh, étranger..." commença le marchand avant d'être arrêté par la main du ronin levée juste devant son nez pendant qu'il engloutissait sa viande. Il ne l'abaissa qu'une fois le plat terminé, pour se retourner vers son interlocuteur.
"Maintenant, je suis tout à vous!" fit-il, sans se défaire de son expression de prédateur, comme s'il était venu ici pour un but bien précis et qu'il trépignait de hâte, comme un enfant.
L'esclavagiste, quelque-peu décontenancé, ne se démonta pas pour autant. Il allait vendre ce soir! Coûte que coûte! C'est donc avec une obséquiosité calculée qu'il s'adressa au potentiel client.
- Monsieur. Seriez vous intéressé par la location ou l'acquisition d'une demoiselle de compagnie? Un aventurier comme vous...

L'esclavagiste s'interrompit.
L'expression de l'autre n'avait pas changée, il souriait toujours, mais quelque-chose l’interpella.
Une lueur étrange s'était allumée dans les yeux du samouraï sans maître.
Celui-ci lui fit signe de se rapprocher, comme pour lui murmurer quelque-chose à l'oreille.
Sa seule erreur fut de faire confiance à un vagabond.
L'Arpenteur lui flanqua un coup de coude violent au creux du bide. Personne ne pu le voir (personne ne faisait attention) mais on remarqua tout de même un ivrogne roulant au bas de son tabouret puis qu'un type, peut être un ami à lui le ramassait et l'entraînait dans les chambres.

Lorsqu'il se réveilla, il était suspendu à quelque centimètres du sol par une des cordes avec lesquelles il aimait à s'amuser, parfois, pour tester la marchandise. L'Arpenteur était en face de lui, souriant toujours, mais cette fois d'un air bien plus menaçant.
"Le voilà qui se réveille. Oh, au cas où tu n'aurais pas remarqué, tu es bailloné, et tu as les jambes écartées. On va donc jouer à un petit jeu. Vois-tu, d'habitude, les esclavagistes, je les saigne, je leur coupe la bite et je leur enfonce mes petites chéries dans le ventre. Mais tu as de la chance! Aujourd'hui, je suis d'humeur généreuse, surtout que j'ai besoin de toi. J'ai entendu dire qu'il y avait une dryade dans le coin...

A la mention de la créature, le visage du marchand s'affola, ce qui fit rire l'Arpenteur, qui s'amusait déjà beaucoup.

-Vous êtes familiers à ce que je vois! C'est parfait. C'est parfait! Vois-tu, la baise, tout ça, c'est génial. Avec une dryade en plus... Hein? On est d'accord. Mais moi, ma vraie came, le truc pour lequel je vis, c'est le combat. Et cette dryade a massacré tout une bande d'esclavagistes à elle toute seule, elle peut m'offrir un vrai défi. Je veux la rencontrer... Et tu va m'aider. Oh? Tu veux? Parle plus fort! Ah oui, c'est vrai. T'es bailloné. Je suppose que tu va me demander ce que tu aura en échange? C'est bien simple...
Il s'approcha de sa victime, lui plantant son regard froid au fond duquel brillait une lueur surnaturelle droit dans les yeux.
-Tu auras une mort rapide et sans douleur. Je n'aime pas les esclavagistes. Maintenant je vais t’assommer, te traîner dans la nuit jusqu'à la lisière de la forêt, et à partir de là, tu me guides jusqu'à son coin.
Le marchand aurait pu protester, il aurait voulu dire quelque chose, émettre un "Mh!" de mécontentement, n'importe quoi! Mais une douleur retentissante dans les tempes l'envoya directement au pays des rêves.
« Dernière édition: Avril 25, 2014, 10:39:16 par Arpenteur » Journalisée

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« Répondre #2 le: Avril 26, 2014, 02:41:28 »

Thomas Strossähn, l’esclavagiste, crut à une mauvaise blague quand il se réveilla. Il avait mal à la tête, et crut donc avoir rêvé, et souffrir de la gueule de bois, mais il sentit rapidement la corde autour de son cou, ainsi que le froid ambiant, la pelouse, le bruissement des feuilles... Et comprit qu’il ne rêvait pas. Il était toujours à poil, et tout lui revint en tête : l’étranger, l’alcool... Il lui avait proposé une fille pour engager la conversation, et le gars l’avait assommé, avant de l’attacher dans une espèce de cave.

*Foutu taré...*

Le gars ressemblait à une nana, c’était pour ça que Strossähn lui avait proposé une fille...Un genre de blague qu’un homme bourré faisait à un autre pour remettre en cause sa virilité. Et voilà qu’il se retrouvait à l’entrée de cette putain de forêt, avec un cinglé qui avait menacé de la tuer. Quelle vie de merde ! L’homme était dans son dos, et visiblement impatient. Strossähn se releva lentement, titubant à moitié, encore un peu sonné.

« Laisse-moi le temps de me repérer, okay ? Je sais même pas où on est, bordel ! »

Le type était impatient, et ce n’est pas comme si Strossähn avait le choix. Impossible de s’évader. Il était à poil, désarmé, avec une corde autour du cou. Il posa nonchalamment, presque par réflexe, une main pour cacher son sexe, et s’avança lentement, le long du sentier, sentant les graviers s’enfoncer dans ses pieds. La nuit, tout était différent, et il ne reconnaissait rien, avançant à l’aveuglette, en sentant son geôlier s’impatienter. Strossähn tremblait sur place. Le pauvre était totalement perdu. Il recherchait la clairière où lui et ses anciens coéquipiers avaient bâti leur campement, mais, tout ce à quoi il pensait, c’est qu’il avait froid aux couilles, et qu’il avait envie de pisser contre un arbre. Thomas était encore un peu trop éméché pour vraiment être en train de réaliser que sa vie était en jeu, soit à cause du taré qui l’avait pris en otage, soit, tout simplement, à cause de la dryade. Il était dans une merde noire, mais il avait une envie de plus en plus forte de pisser.

« Je crois que c’est par là... »

Il n’en avait pas la moindre foutue idée, mais il entendait du bruit. Comme une chute d’eau. Sûrement un lac... Dans sa mémoire embrumée par l’alcool et par l’envie d’urine, Strossähn pensait se rappeler d’une histoire concernant un lac. C’est ainsi que le duo arriva effectivement près d’un lac.


Cette putain de forêt semblait désespérément vide, mais Strossähn ne s’y trompait pas.

« Elle est dans le coin, ta chérie. Va crever si tu veux, mais laisse-moi au moins pisser un coup. J’en peux plus, mec, sérieux... Et, dans le fond, j’crois qu’on est partis du mauvais pied, toi et moi. J’avais pas vraiment l’intention de t’vendre une fille, t’sais... J’en ai même pas, des nanas, rien d’autre que mes deux boules crasseuses et rouillées par le pilotage manuel. Et me voilà,à poil, en train de pisser contre un arbre. Haaa, chienne de vie ! Une vraie putain de salope, ouais ! »

Et il se laissa aller contre l’arbre, y vidant sa vessie en soupirant.
« Dernière édition: Avril 26, 2014, 10:48:41 par Poison Ivy » Journalisée

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« Répondre #3 le: Avril 26, 2014, 11:03:18 »

L'Arpenteur n’écoutait plus les gémissement de l'homme nu, dont il lâcha la corde pour le laisser s'enfuir. Il était perdu dans la contemplation du décor onirique qui lui faisait face. Les étoiles brillaient encore de leur éclat timide alors que la clarté du soleil s’étirait avec langueur de derrière les montagnes, illuminant la rosée sur les feuilles des arbres qui semblaient vouloir éblouir les étoiles a leur tour, comme des amis artistes se montrent leurs plus belles oeuvres.

Le vent se leva et fit vibrer doucement les feuilles, laissant glisser la rosée étincelante qu'il s'envola et ajoutât à l'éclat des millions d'étoiles des cieux.

Pour quelques secondes, le monde de la nuit et du jour se répondaient, comme deux amants nés sous des drapeaux ennemis, s'embrassant une dernière fois sous un pommier fleuri avant de se quitter pour rejoindre leur clan.

Puis la rosée retomba.

Il s'était assis et attendait tranquillement, aiguisant ses lames, un sourire apaisé sur ses lèvres, puis l'aube éclata de derrière les montagnes, illuminant le lac. Il se leva avec un soupir de contentement, faisant craquer ses articulations avant de rengainer ses lames, pour se retourner et saluer la dryade qui l'avait rejoint.

"Salut, fille des feuilles. Je suis l'Arpenteur."
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« Répondre #4 le: Avril 27, 2014, 02:09:27 »

Les rayons de l’aube éclairaient lentement le corps élégant et svelte de Laora. La belle paysanne était toute nue, à l’exception d’un pagne doré recouvrant partiellement son corps, et destinée à la protéger du froid. Ses cheveux, noués en deux belles tresses, glissaient près de l’ourlet de ses généreux seins. Laora était le fantasme même de la beauté paysanne, la preuve qu’Eaux-Claires, bien qu’étant éloigné de tout, offrait tout de même une certaine hygiène de vie. Seulement, quand l’évènement le plus important du village était le festival annuel de la vache, on pouvait comprendre que Laora puisse s’ennuyer. Elle rêvait de voyager sur des navires, d’aller à Nexus, de rencontrer le prince charmant... Des rêves de gamine qui ne l’avaient jamais vraiment abandonné. Elle s’ennuyait profondément chez elle, d’autant plus que les hommes du village étaient généralement des benêts imbéciles, et de bien piètres amants. Laora avait donc fait partie des femmes capturées par la mystérieuse dryade, qui était allongée sur le corps de la femme, et terminait de tendrement lui faire l’amour, l’embrassant dans le creux du cou, se délectant de son corps ferme et de ses formes généreuses.

Poison Ivy, alias Pamela Lilian Isley, était la « dryade » d’Eaux-Claires, les villageois l’appelant ainsi à cause de sa peau verte, et de sa proximité avec la nature. La créature n’avait évidemment rien d’une dryade, et Ivy aimait plutôt à se considérer comme une mutante intermédiaire, tenant à la fois de l’humain, mais aussi de la dryade. Elle profitait parfois de ses vacances sur Terre pour se perdre dans Terra, s’abandonnant dans la nature généreuse et dans les forêts millénaires qui étaient offertes dans le continent, bien loin des forêts polluées et de l’atmosphère vicié de la Terre. Même au Japon, elle pouvait sentir la différence quand elle se rendait sur Terra, dans les profondeurs du monde, loin de la sphère tekhane. Elle ne faisait alors plus qu’un avec la nature, mais, n’aimant pas être seule, il lui arrivait assez souvent de « kidnapper » provisoirement certains des villageois vivant à proximité. Elle était depuis plusieurs semaines dans les profondeurs de la forêt, et avait progressivement influencé sur cette dernière, animant certaines plantes, ainsi que les arbres, se constituant un agréable sanctuaire dans lequel elle copulait joyeusement avec les quelques humains qu’elle avait réussi à capturer. Outre Laora et d’autres paysannes, il y avait aussi quelques chasseurs, ainsi que des bûcherons.

Récemment, des esclavagistes avaient tenté d’attaquer Ivy, et elle s’était chargée de les neutraliser. L’un d’entre eux avait malheureusement réussi à s’enfuir. Elle aurait pu les tuer, mais elle avait choisi, plutôt que de les massacrer, de les enfermer dans certaines plantes, afin qu’ils se calment, et soient ensuite ses serviteurs dévoués, les plantes se chargeant de leur modifier le cerveau, afin d’en faire des amants dociles. Il s’agissait de les droguer. Des drogues temporaires, mais suffisamment efficaces pour en faire de parfaits défenseurs de la nature, et des amants magnifiques.

« Hmmm... gémissait silencieusement Laora en remuant faiblement.
 -  Que tu es belle, ma chérie..., ronronnait Ivy contre elle, en allant pincer l’un de ses seins. Tu t’es toujours crue hétérosexuelle jusqu’à maintenant, hein ? »

Laora dormant encore, elle peinait à répondre, se contentant de pousser quelques soupirs. Ivy aurait bien continué à jouer ainsi avec elle, mais, dans sa tête, elle ressentit alors comme un appel. Une alerte. Surprise, elle se redressa subitement, et ferma les yeux. Elle était mentalement reliée à ses plantes, et certaines avaient pour fonction de protéger l’accès à son sanctuaire. Or, on accédait notamment à ce dernier depuis un lac à proximité, et ses plantes avaient détecté la présence d’une personne dans ce lac, à proximité. Pamela, qui n’aimait pas beaucoup les visiteurs indésirables, délaissa Laora, et s’y rendit en personne.

Il lui fallut moins de dix minutes pour y aller. Un homme était là, seul, armé, et visiblement peu méfiant. Il se présenta comme s’appelant l’Arpenteur, l’appelant « fille des fleurs ». Autour de lui, il pouvait sentir voir des espèces de tentacules onduler lentement le long des arbres, ou le long de l’herbe. Une menace silencieuse et tacite. S’il tentait quoi que ce soit, Ivy n’hésiterait pas à l’attaquer.

« Je m’appelle Ivy », répliqua cette dernière, après quelques secondes.

Elle avait encore dans sa bouche le goût des lèvres de Laora, comme une délicieuse offrande. Elle était toute nue, dans son corps délicieux, et restait, par mesure de précaution, à bonne distance de l’homme.

« Que me veux-tu, Arpenteur ? Les hommes armés ne sont pas les bienvenus dans mon sanctuaire. »
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« Répondre #5 le: Avril 27, 2014, 07:16:16 »

"Ivy..."

L'Arpenteur répéta le nom, comme pour le goûter. Ce n'était pas un nom commun... Il venait de loin, de très loin, et cela ajouta au charme de la femme qui se tenait face à lui. Maintenant elle avait une histoire à lui raconter, et l'Arpenteur aimait les histoires.
Il se tenait droit face à elle. Il avait étudié sa pose pour que le lever du soleil éclate juste derrière lui, éblouissant Ivy et l'entourant d'une sorte d'aura éclatante.
L'Arpenteur aimait aussi se donner en spectacle.

"Que me veux-tu, Arpenteur ?"dit elle, ses lèvres pulpeuses s'animant avec une sensualité qui avait quelque chose de terriblement toxique. "Les hommes armés ne sont pas les bienvenus dans mon sanctuaire."

-Un combat" répondit-il, d'un ton très simple. "J'ai entendu parler de ce que tu avais fait à ses esclavagistes, et crois moi, c’aurait été moi, ils n'auraient pas eus un sort plus doux. Mais cela m’emmène à l'idée que pour te débarrasser seule de toute une bande de mercenaires... Tu dois être redoutable."

Il fit une pose, souriant. Il s'approcha d'elle, sans aucune mauvaise intention, ignorant complètement les ronces qui se rapprochaient de lui.

"Je suis donc venu avec la très humble requête d'un duel. Dansons, Ivy, je vis pour rencontrer des adversaires toujours plus puissants." Il s'arrêta de nouveau. "Si tu gagnes, tu pourra faire ce que tu veux avec moi. Me tuer, m'asservir, tu aura gagné tout droit sur moi. Si je gagne..." Il eut un autre sourire, plus large, plus éloquent, alors que ses yeux suivaient les courbes vertigineuses du corps de la jeune fille, puis un sourire paisible revint sur ses lèvres. Il se retourna vers le magnifique paysage derrière lui.
"Oui... C'est un paysage qui mériterait que j'y reste. Le voyage valait le coup rien qu'avec ça."
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« Répondre #6 le: Avril 28, 2014, 02:41:50 »

Un combat ? Ce qu’elle avait fait aux esclavagistes ? Elle aurait pu les tuer, oui, mais... Ce n’était pas ce qu’elle avait fait. L’Empoisonneuse n’était plus la même depuis Gotham, et, si l’inconscience des hommes pour els ravages qu’il provoquait à la Nature l’énervait toujours autant, elle ne cherchait pas à les tuer. Visiblement, ceux qui avaient réussi à s’enfuir avaient raconté une belle petite histoire, probablement pour réussir à toucher de généreuses primes, en supposant que leurs camarades ne reviendraient jamais de ce sanctuaire. Ivy savait qu’elle ne pouvait pas rester éternellement là. Tôt ou tard, les véritables autorités viendraient s’en mêler, et pas seulement quelques esclavagistes ridicules. Ce n’était rien de plus que des vacances, mais elle devait bien admettre qu’elle ne s’attendait pas à tomber sur une espèce de psychopathe armé d’une épée, et venu la défier. Était-il un esclavagiste ? Elle pensait avoir entendu dans sa bouche une certaine haine à l’encontre de ces derniers.

*Alors, qu’est-ce qu’il me veut ?*

L’Arpenteur, puisque c’était ainsi qu’il voulait qu’on l’appelle, se présenta comme un guerrier, demandant à Ivy de « danser » avec lui. La jeune femme peinait à comprendre ce qu’il voulait, et finit par se dire que c’était tout simplement une sorte de guerrier itinérant, un Bruce Lee terran... Avec un bandeau rouge en guise du charisme du champion d’arts martiaux. Ivy ne disait rien, tandis qu’il exposait les conditions du défi. Si elle gagnait, elle avait le droit de l’asservir ; s’il gagnait, il avait le droit de la violer. Poison ivy étant toute nue, il fallait dire qu’il y avait ici de la beauté à voir.

L’homme se retourna alors, observant l’aube se lever... Et les tentacules chargèrent ensuite, fondant de toute part, toutes en même temps, guidés par leur Maîtresse. Ils s’enroulèrent autour des poignets de l’homme, de ses chevilles, de son torse, et de son cou, l’immobilisant fermement. Les tentacules émanaient des arbres, et, si certains étaient assez gros, d’autres étaient plutôt fins, tous ayant pour but de l’immobiliser, et de lui faire ployer le dos. Ivy se rapprocha lentement de lui, ses cheveux tombant lentement sur un côté de sa tête. Le long de sa belle peau verte, on pouvait voir comme des espèces de ronces marron remonter partiellement le long de son corps

« J’ignore qui tu es, mais je ne suis pas venue ici pour me battre... Cet endroit est mon sanctuaire, un lieu de repos et de recueillement. »

Elle pourrait lui briser le cou et lui broyer tous les os si elle le voulait, et elle lui fit une petite démonstration. Répondant à la demande de leur Maîtresse, les tentacules se mirent à serrer, tournant chacun dans des sens opposés.

« Je n’aurais qu’à insister un peu plus pour te briser en mille morceaux... »

La tension s’accentua légèrement, et Ivy relâcha alors la pression, les tentacules se retirant du corps de l’homme, lui laissant ainsi la possibilité de respirer, et de reprendre ses esprits. Elle se retourna alors, s’écartant un peu de l’individu, afin qu’il ne lui vienne pas à l’idée de lui sauter dessus.

« Je ne suis pas intéressée par ta requête » trancha-t-elle simplement.

Elle avait assez combattu Batman à Gotham pour avoir eu son lot d’affrontements de toute sa vie.
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« Répondre #7 le: Avril 28, 2014, 07:38:15 »

Yuzuru ne s'était absolument pas défait de sa sérénité. Il avait laissé les ronces lui fondre dessus. La dryade n'avait clairement aucune intention de lui faire du mal, sinon elle l'aurait déjà fait. Ce n'était qu'une menace. Lorsqu'elles lui avait foncé dessus, il avait même discrètement tendu le cou pour leur offrir une meilleure prise.

« J’ignore qui tu es, mais je ne suis pas venue ici pour me battre... Cet endroit est mon sanctuaire, un lieu de repos et de recueillement. » lui dit-elle, resserrant ses ronces sur son ses membres. "Je n’aurais qu’à insister un peu plus pour te briser en mille morceaux..."

Ici, il arrêta de sourire. Il n'avait toujours pas peur, mais le fait qu'elle lui fasse cette menace et qu'elle en ressente le besoin indiquait une grave méprise. Il ne se tendit pas pour autant, attendant qu'elle le lâche.

« Je ne suis pas intéressée par ta requête » trancha-t-elle finalement, le laissant aller.
Elle lui tournait le dos, à quelque mètres derrière lui.
Elle n'eu même pas le temps de faire un geste ou de cligner des yeux, il l'avait rejointe en quelque pas rapides.
Elle le toisa, surprise, et réalisa alors qu'il avait perdu son sourire.
Les ronces foncèrent vers ses membres une nouvelle fois, mais il ne les laissa pas l’attraper. L'autre avantage de s'être laisser prendre était l'étude de leurs mouvements qu'il avait pu faire.

Avec la grâce d'un sylphide dansant sur les nuages, l'Arpenteur se glissa entre les lianes, pour revenir au dos de leur maîtresses, sur les épaules de laquelle il posa deux mains bienveillantes.

"Je te prie de m'excuser..."

Une nouvelle charge de ronces arriva de tout les cotés, mais quelques pas pivotants le mirent dans leur angle mort, Ivy.

"... Mais ne te méprends pas."

D'autres ronces sortirent du sol, le forçant à se désengager de quelques bonds rapides en arrière.

"Je ne suis venu ici sans aucune intentions néfaste, et si tu avais accédée à ma requête, je m'en rends compte..."

Les ronces foncèrent à nouveau, mais il vint à leur rencontre, un sourire aux lèvres pour plonger à travers elles et rouler sur le coté, arrivant derrière la fille des bois, pour lui murmurer:

"... Tu aurais perdue. Cependant..."

D'autres ronces sortent du sol. Il n'a pas le choix. Il jette ses lames au sol et dé-clipse ses fourreaux pour dévier les ronces. Sa dance continue alors qu'il virevolte sur l'herbe, déviant les ronces et les évitant avec grâce, continuant son discours.

"Sache que je n'avais aucune intention de te faire du mal. Je me serais arrêté au moment où je te tenais à ma merci. Et encore là, rien ne te serait arrivé que tu ne désire pas. Eu-je gagné, je t'aurais proposé de m'accompagner dans mes voyages si ton désir était de devenir plus forte, mais devant toi... Il est difficile d'avoir les idées claires. Mais cette petite dance me suffit. Maintenant, si tu me laisse, je m'en irais. Je te demanderais juste de me laisser quelques secondes pour graver ce paysage et ta beauté dans ma mémoire avant de continuer mes voyages."

Il dansait toujours. Plusieurs fois déjà, il aurait pu la jeter au sol. Plusieurs fois il avait arrêté ses fourreaux juste avant qu'il touchent sa peau.

Cela le répugnait de devoir admettre qu'il l'avait forcée à cela, mais il avait eu ce qu'il voulait.
La seule chose qui importait maintenant, c'était de ne pas passer pour un barbare, ce qu'il savait déjà plus ou moins grillé.

"Oh" se dit-il, "Au pire, c'est pas grave. J'aurais quand même vu ce paysage... Et cette fille."
Le jeu en valait clairement la chandelle.
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Poison Ivy
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« Répondre #8 le: Avril 30, 2014, 02:33:19 »

Elle ignorait qui était cet individu, mais elle était convaincue d’une chose : il lui tapait sur les nerfs. Elle s’était écartée de lui, en espérant qu’il allait se calmer, mais, au lieu de ça, il recommença à la narguer, à la menacer, et à la provoquer. Intuitivement, Ivy manœuvra ses tentacules, et constata qu’il avait de bons réflexes. Elle remua ses tentacules pour lui laisser le temps de les esquiver, et ne se sentit guère menacée quand il s’approchait d’elle... C’était un réflexe calculé. Les tentacules jaillissaient des arbres, et ne laissaient aucun espace de manœuvrabilité. Vu la taille normale d’un être humain, il aurait fallu être une mouche pour passer entre les mailles du filet.

En fait, il lui fallut moins de dix minutes pour en avoir marre, et l’arrogance de l’Arpenteur continua de l’agacer. Il se plaça comme grand seigneur, affirmant qu’il était naturellement plus fort qu’elle, mais que, même s’il avait gagné, il n’aurait rien imposé sur elle. Elle hésita quelques secondes en croisant les bras. Mi-humaine, mi-dryade, Pamela sentait parfois sa nature d’humaine reprendre le dessus. Elle était venue dans un coin reculé pour prendre des vacances, en paix, pas pour qu’une espèce de singe vienne l’importuner en lui proposant des défis comme un collégien de dix ans qui tirait sur les couettes de la fille de sa classe pour qu’elle le remarque. Il lui expliqua qu’il était prêt à partir, si elle lui laissait quelques secondes pour admirer sa beauté.

*Me prendrait-il pour une gravure de mode ?!*

Pamela réfléchit quelques secondes, et trouva alors un bon moyen de « graver ce paysage et sa beauté » dans la mémoire de l’homme. Un sourire mielleux éclaira ses lèvres, et elle laissa alors parler son côté humain. Elle décida d’opter pour l’ironie, et plagia une célèbre fable, en la détournant à sa manière, comme il avait parlé de « danse » :

« Vous dansiez ? J’en suis fort aise. Et bien, chantez, maintenant ! »

Et hop ! Un mur de tentacules jaillit alors entre lui et elle, émanant du sol, et s’écarta rapidement, ayant juste laissé à Ivy le temps de s’éloigner. Bien sûr, rien n’interdisait à l’Arpenteur de rejoindre Ivy. Il était relativement proche de son sanctuaire, après tout.
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DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.
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Cloodcuckoolander


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« Répondre #9 le: Avril 30, 2014, 06:19:21 »

L'Arpenteur contempla avec une certaine déception le mur de ronces. Soupirant, il ramassa ses lames, les rengaina, et les remis dans son fourreau. Il se retourna vers le soleil maintenant assez haut au dessus des montagnes, et comme à chaque fois, son esprit s'évada. L'Arpenteur est ainsi, une créature de l'instant, de jeux et de jouissance, et c'est avec le sourire qu'il entreprit de faire le tour du lac pour rejoindre les dentelles qui se découpaient au loin.
Il ne désirait plus que savoir de quoi serait fait l'autre coté de la barrière de pierre au dessus de laquelle brillait maintenant le soleil.

Quelques minutes plus tard, ses pas l'avaient menés au pied des montagnes, et il en commença l’ascension, les graviers roulant sous ses tongs de bois. Ce n'étaient pas vraiment des chaussures de randonnées, mais l'Arpenteur ne semblait pas s'en soucier. Alors qu'il montait il pouvait voir le sanctuaire de la dryade, et il savourait le moindre de ses détails.

Il finit par atteindre un col. Plus loin se dressaient les terres désolées d'Ashnard.
Il se retourna une dernière fois pour contempler la forêt. Cette vision magnifique l'accompagnerait pour toujours, comme toutes les précédentes. Son sourire et son oeil se tournèrent une dernière fois pour faire face à sa prochaine aventure: Ashnard. Toutes ses pensées s'étiraient vers les défis avenir et, qui sait, une véritable raison de vivre ou de mourir.
Il fit un pas, et les derniers souvenirs de la beauté d'Ivy quittèrent sa mémoire.
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