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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: C'est déjà l'épilogue ? [Mjoll]  (Lu 3193 fois)
Errance et glorieuses aventures, sous le signe du Pissenlit
Humain(e)
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« le: Avril 12, 2014, 10:55:19 »

Un hurlement de terreur absolu, quelque part part entre le gémissement d'un torturé et le beuglement d'un guerrier qui joue sa vie sur une passe d'arme sauvage, retentit dans ce décors terre de Sienne. Il est apparu tellement soudainement, il fut tellement bref, que vous pourriez penser que vos oreilles vous ont joué un tour ; peut être qu'il ne s'agit que du vent, qui rugit  en serpentant dans les reliefs surnaturels et sans vie de cette planète.

Une chaîne de rochers effilés, que ni les hommes ni la nature ne serait en mesure de façonner, traverse l'interminable plaine désertique, comme une rangée de dents titanesques,  un rempart bâtis par l'entassement de donjons instables et torturés.

Au pieds de ces colosses de pierre noire, dans la chaleur étouffante des enfers, Sir Daundelyon, nu comme au jour de sa naissance, se redresse péniblement. Il cache son sexe avec ses mains, dans un réflexe de pudeur, et pivote sur lui-même. Nulle trace d'une quelconque âme aux alentours ; un vide minéral. De la roche, du sable, un sol dur et sec, tout éclairé par une lumière rougeâtre et terne. Il lève les yeux et ne voit nul ciel, ni même aucun plafond. Un brouillard lourd et ocre semble couver l'endroit D'une main, il frotte la poussière brune qui colle à son bras et son flan. Le mâle envisage son environnement d'un air hébété : De toute évidence, si le désert était une mer, Daundelyon se trouverait à cet instant dans une crique.

Soudain, deux nouveaux cris percent le bruit constant des bourrasques : le chevalier se retourne dans une sursaut, pour apercevoir : Pélaguet, et la jeune femme aux cheveux noirs de jais. Comme si sa vie en dépendant, le noble s'élance jusqu'au pan de falaise le plus proche, et se cache derrière une proéminence de la roche. C'est au tour des deux jeunes gens de jeter des regards surpris autour d'eux, de pousser quelques cris effarouchés, de masquer de leur mieux leurs intimités respectives.

« Oh mon dieu... mais qu'est-ce... j'ai cru...le... le dragon... »

A genoux, recroquevillée sur elle même et les bras masquant partiellement ses seins, la demoiselle semble ne pas pouvoir en raconter plus. L'expression de son visage est proche de la panique.

« Où sommes-nous ?... »
demande le garçon à voix basse, se parlant à lui-même. Malheureusement la réponse, si elle donne le vertige, n'en est pas moins évidente. Il se souvient clairement avoir vu le corps de son maître séparé en deux, il y a un instant. Il se souvient avoir éprouvé la pire douleur de sa vie et senti des parties de son corps qu'il pensait indissociables se séparer sous la pression irrésistible de la mâchoire de la bête. Donc...

L'enfer.

Aucun d'entre eux ne l'exprime, mais ils l'ont tous compris. Le silence s'installe entre eux plusieurs secondes, agrémenté par les sanglots discrets de la brune. L'écuyer commence à se sentir réellement mal à l'aise et, malgré toute l'ampleur dramatique de la situation, finit par n'être plus obnubilé que par une seule chose : la réaction de son corps. Il ne peut s'empêcher de lancer des regards furtifs à la pleureuse au corps si doux, et, malgré lui...

Il se relève brusquement, les mains en coupe sur son sexe à demi turgescent et s'éloigne d'un pas vif pour rejoindre son maître ; ça ne serait pas la première fois qu'il le voit nu. Les choses sont bien plus simple, entre homme. Et puis, il est de son devoir d'ecuyer de se tenir auprès de son chevalier. Il s'approche jusque devant le relief qui abrite le guerrier, laissant ce dernier faire paravent entre eux :

« Sir ! Tout va bien ? »

Aucune réponse.

« Sir ?...
- ...
- Sir répondez moi !
- J'ai glissé,
répond simplement le bretteur avec son zézaiement habituel.
- Je... j'ai vu...
- … désolé... »


Le jeune homme ne répond rien, se contentant de déglutir. Cette défaite lui reste en travers de la gorge. La gloire était à un cheveux. Et au lieu de ça... le blond se laisse tomber, assis, le dos contre la paroi et les jambes repliées sur le torse.

« Qu...qu'est-ce qu'on fait maintenant ?... »


Encore une fois, pas de réponse de la part de Sir Daundelyon. Il faut dire que la question n'était pas très pertinente. C'est l'enfer. On ne fait rien, donc. On attend. Et tout nu, en plus.
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Mjoll la démone
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FicheChalant
« Répondre #1 le: Avril 13, 2014, 05:22:27 »

ça fait plusieurs heures ? Non, peut-être des jours ? voir même des mois... en tous cas ça fait un moment que Mjöll ère désespéramment dans cet enfer. Elle commence tout juste à comprendre le fonctionnement de cet environnement, les astuces pour non pas survivre mais pour garder son intégrité physique. Car oui en enfer, en plus des morts sans gloire il y'a également des pervers et des tueurs. Nombre de fois la jeune elfe à vue des Hommes démembré, lacéré, décomposé ou pire encore sur des pauvre malheureux n'ayant plus que les os pour vivre. Ce n'est pas le plus atroce dans l'enfer, non le plus atroce c'est cette interminable sensation de soif et de faim... Cette sensation que rien n'arrête, ni la viande ni l'eau quelque soit sa provenance. Sur le Midgard souffrir autant de la faim et de la soif amènerait probablement à la mort. Mais, ici dans le helheim... dans le royaume de l'après vie... il est impossible de mourir dans la mort.

Mjöll, la jeune elfe vient de quitter un haut mont de terre noir aux flaques sanguinolente. De là elle a réussie à observer les alentours et a distinguer en regardant vers le nord une énorme tour de cristal. cette immense bâtiment qui n'est certainement pas fait par la main de l'homme doit avoir les réponses aux multiples question que se pose l'elfe. Depuis Mjöll avance d'un pas déterminée vers cette tour, traversant des territoires désertique, hostile, massacrant plus d'un maraud avec sa lame elfique, nageant dans des rivières aussi sombre et visqueuse que de la Strey ( une sorte d'huile pour allumer le feu des lampes ). L'elfe, une fois qu'elle est traversée la plaine désertique arrivent près de la fameuse chaînes de roche effilée. Elle ne pense pas trouver âme qui vive dans ce lieu austère elle n'en trouve pratiquement jamais, en revanche ce n'est pas le moment de relâcher son attention. Mjöll soupire essoufflée par la marche puis se tourne vers une forme humaine non loin. L'elfe ne parvient pas à savoir de quoi il s'agit aussi décide t'elle de s'approcher. Après quelques secondes, Mjöll distingue clairement deux hommes totalement nue... Immédiatement après elle rougit gênée par cette nudité très peu courante dans son environnement social. L'elfe s'approche en détournant les yeux et lève la main en gage de paix " Oyé oyé homme du Midgard... Je ne sais si vous parlez ma langue mais si c'est le cas j'aimerais quelques renseignement sur le lieue ou on est. De grâce couvrez votre pénis avec une pierre ou je ne sais quoi qui vous convienne. " Clame l'elfe en mettant sa main devant ses yeux, levant juste un doigt pour observer les gestes des "hommes" il ne faut pas donner la confiance trop vite aussi. 
« Dernière édition: Avril 13, 2014, 07:35:34 par Mjoll la démone » Journalisée

Errance et glorieuses aventures, sous le signe du Pissenlit
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« Répondre #2 le: Avril 13, 2014, 08:01:44 »

Encore une femme. Décidément, les tourments de l'enfer ne connaissent aucune limite. Le sort s'acharne sur le chevalier au Pissenlit.

Dans l'impossibilité de trouver quoi que ce soit aux alentour pour cacher leurs membres virils, les deux guerriers ne peuvent qu'y poser leurs mains en coupe, afin de préserver leur pudeur face à cette inconnue. Celle-ci est, étrangement, vêtue comme une combattante. L'écuyer se remet sur pieds et s'avance de quelque pas, bien qu'il ne se sente pas vraiment à son aise. Mais servir d'émissaire est en quelque sorte sa mission, la manière dont il se rend indispensable à son maître. Il ne se laissera pas détourner par la peur du ridicule, et se présente donc face à la... créature, nu comme un ver, les mains masquant ses parties génitales. Il s'arrête à une dizaine de mètres d'elle et la détaille rapidement du regard.

La femme qu'il a en face de lui - qui n'en est pas vraiment une, si on en croit la forme de ses oreilles - serait sans doute d'une beauté troublante si elle n'était pas ainsi travestie, vêtue comme un guerrier. Pour l'heure, c'est bien la crainte qui trouble le blondinet. La vagabonde, elle, est armée, et il n'est pas déraisonnable de supposer qu'elle sait se servir de sa lame. Et puis Pélaguet reste méfiant : les enfers, après tout, doivent regorger de créatures trompeuses et perverses. Celle-ci, avec son anatomie digne d'une créature des forêts, son accoutrement et son étrange charme félin, a tout pour être louche. Il s'incline cependant devant elle, pliant le buste vers l'avant : il se contente de ce geste, par défaut, ne sachant exactement quel protocole suivre. Il n'a jamais appris à saluer une femme de guerre lors d'une rencontre en territoire infernal, après tout.

« Ma dame...veuillez excuser notre tenue, mon maître et moi venons d'être... transportés ici... suite à un événement indépendant de notre volonté. Vous êtes en présence de Sir William Daundelyon, chevalier errant, et de son écuyer. Quand à la demoiselle ici présente, j'avoue ignorer son nom... elle fut victime du même coup du sort que nous »

La dite jeune fille au visage larmoyant n'a pas changé de posture, se contentant de pivoter vers la nouvelle arrivante. De là où elle est, elle semble tendre l'oreille vers la conversation, qu'elle peut sans doute entendre avec une relative aisance, considérant la clarté avec laquelle l'écuyer s'exprime. A moitié planqué dans son renfoncement de falaise, le chevalier dépouillé hoche vivement la tête à chaque fois que son serviteur lance un regard en arrière en quête d'approbation.

« Si vous pouviez nous venir en aide... euh, du point de vue de la décence... nous vous en serions fortement reconnaissants. Nous aussi sommes perdu ; peut-être serait-il judicieux d'unir nos forces ? »
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« Répondre #3 le: Avril 13, 2014, 09:00:19 »

L'elfe observe a tour de rôle le serviteur, son maître et la jeune femme qu'elle n'avait pas remarquée de prime abord. Les trois personnes sont nues comme au premier jour et c'est cette faiblesse qui offre un sourire victorieux à Mjöll. C'est vrai, elle se serait sentit beaucoup plus mal si l'un ou l'autre aurait une armure en fer complète avec l'espadon qui va avec la panoplie. Mjöll écoute attentivement les paroles du serviteur il dit être au service de se Sir William de Daundelyon un noble errant et porter le nom de Ecuyer, un nom provenant peut-être des hautes forêt de Cadrimant, ils ne savent pas qui est la jeune femme en pleure mais aucun des deux ne semble s'intéresser à cette pauvre femme, un petit grognement de haine de la part de Mjöll et émis pour montrer sa désapprobation. La jeune elfe se détourne des deux hommes pour se diriger vers la femme et lui tendre la main.

- "Je m'appelle Mjöll fille de Ragnar de Demariel " Clame l'elfe assez fortement pour que les trois personnes puisse écouter. " Je suppose que c'est un prêtre haut magicien royale des légions rouge qui vous a emmené par ici ? Si c'est le cas par Thor, il devra payer deux fois plus. Si ce n'est pas le cas je suis curieuse de connaître votre histoire" termine t'elle en enlevant son haut d'armure de cuir et son sous vêtement de tissu se retrouvant temporairement torse nue. Puis elle offre à la femme le fameux sous vêtement et remets son armure de cuir comme si de rien n'était. Puis elle fait de même avec son bas, enlevant son braie de cuir puis sa petite culotte pour les tendres à la jeune femme et remettre ensuite son braie de cuir. L'elfe fait ça rapidement pour ne pas que le regard des hommes appuies trop sur sa nudité temporaire et sur celle de la femme. " Ecuyer, Sir William de daundelyon je ne peut rien pour votre nudité... Comme je vous l'ai dis plus tôt trouvez-vous une pierre un peu large pour vous couvrir ou rester derrière moi  quand nous avancerons vers cette tour au nord. Bon en avant mauvaise troupe ! " Clame Mjöll en prenant le bras de la jeune femme pour qu'elle avance à ses côtés en direction de la tour.
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« Répondre #4 le: Avril 14, 2014, 12:05:17 »

La jeune femme lève un regard apeuré sur la guerrière. Elle regarde la main de celle-ci pendant deux secondes, sans faire le moindre mouvement, pour finalement la saisir en tremblant. Elle se remet maladroitement sur pieds, et masque à nouveau ses parties intimes avec ses bras. Son regard timide fuit d'un point à un autre, se pose un instant dans les yeux de la guerrière, puis s'abaisse à nouveau. Silencieusement, elle accepte les quelques vêtements qu'on lui offre et les passe rapidement sur elle. Une fois la culotte enfilée, elle époussette nerveusement ses membres où de la poussière s'est collée, et essuie ses joues humide du revers de la main.

« Merci... je... mon nom est Prospérine. »


Les deux mâles, eux, n'en mènent pas large. Le blond jette un regard à son maître, qui n'apprécie visiblement pas tellement les manières de l'inconnue. S'il n'était pas nu et maladivement timide, aucun doute qu'il irait lui dire sa façon de penser à brûle pourpoint. Au lieu de cela, il se contente de crisper la mâchoire et de frapper du talon la paroi derrière lui. Son écuyer dévisage la vagabonde d'un air circonspect.

« En route vers où ? » relève le jeune homme.

Ce dernier reste quelque peu dubitatif. Cette femme sait-elle où elle va ? On veut-elle les entraîner tous dans une marche sans but ? La dénommée Prospérine, elle, s'est déjà mise en marche au côté de Mjoll, plus ou moins forcée. Bien que pas tout à fait à son aise et légèrement voûtée, elle semble en meilleure posture que les deux autres, qui attendent comme des idiots que les deux femmes soient passées devant eux pour marcher derrière. Daundelyon, qui pensait avoir connu la pire des humiliations lors de son dernier tournois, commence à revoir son jugement. Heureusement, il n'y a pas grand monde pour y assister. A l'horizon, pas un seul spectateur pour ses déboires, hormis des roches et du sable.
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« Répondre #5 le: Avril 14, 2014, 02:00:39 »

-" Enchantée Prospérine, C'est un réel plaisir de parler à une femme humaine, j'ai tant de question à vous poser... nous en discuterons bientôt. " Commence Mjöll en regardant la femme dans les yeux en souriant de bonheurs. L'elfe se tourne ensuite vers les deux hommes qu'elle dépasse sans émettre aucun sentiment. Elle écoute la question de Ecuyer et sourit avant de pointer du doigt l'immense tour de cristal qui gît plusieurs kilomètre devant eux. " Cette tour monsieur Ecuyer... J'ai le pressentiment que cette tour et la solution de nos maux. Vous m'avez proposé d'unir nos forces et c'est avec joie que j'accepte que vous me suivez jusqu'à cette tour. Mais... avant j'aimerais connaître votre histoire, j'aimerais savoir si c'est à cause du prêtre que vous êtes ici dans le Helheim... " Conclut Mjöll en commençant la marche vers cette fameuse tour qui l'obsède plus que de raison.

L'elfe a très peu parlée avec les humains dans le passé... il faut dire qu'entre le racisme de certain et la bêtise des autres il y 'avait très peu de conversation qu'on pouvait entretenir avec eux. C'est certain que le Midgard n'est pas le Ljösalfheim. Le paradis des elfes c'est bien en leurs terres natales au sein même de l'immense forêt d'arbre millénaire aux racines caressant le cœur du monde et aux habitations de plante, de bois et d'opale. Dans le plus haut arbre de cette forêt se trouve la reine des elfes... La mère des mères une elfe glorifié au titre de déesse. C'est sans doute dans le Ljösalfheim que se trouve la tendre aimée de Mjöll à savoir Kahen. Justement cette petite elfette manque à la guerrière, la douceur de sa peau, la tendresse de ses mots tout son être en lui même lui manque. Mjöll sert un peu plus le bras de Propérine voulant combler le manque de Kahen.   
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« Répondre #6 le: Avril 14, 2014, 11:05:17 »

La jeune femme hoche la tête en signe d'approbation : si elle se demande à quelle race appartient cette Mjöll, elle ne semble pas décidée à poser la question, peut être encore trop mal à l'aise pour prendre la moindre initiative.

La petite troupe se met en marche, deux devant, deux derrière, et un coup d’œil suffit aux nouveaux arrivants pour remarquer le scintillement d'une griffe de cristal à l'horizon ; elle n'a pas l'air si grande... mais après tout, tout dépend de la distance. L'écuyer, lui, a du mal à l'évaluer, mais il estime que le temps de trajet nécessaire se comptera en heures. Peut être en demi-journées. C'est évidemment lui qui prend la parole pour répondre à la demande de la mercenaire ;

« Je crains que nous ne connaissions pas le prêtre dont vous parlez... nous sommes ici suite à une rencontre malheureuse avec un dragon. Mon maître et moi tentions de porter secours à la demoiselle ici présente, mais les choses ont... mal tourné. »


Le silence retombe sur les trois malchanceux. Pendant quelques secondes, chacun tente simplement de réprimer un frisson, mais voit finalement ses épaules agitées d'un spasme nerveux. Le blondinet passe le doigt dans son nombril, l'endroit exacte où il vit s'enfoncer la canine du gigantesque lézard, écartant les viscères sous sous passage. Tout est en place. Ça devrait être évident, mais Pélaguet a sans cesse besoin de s'en rassurer, depuis qu'il est ici.

Devant lui, les hanches de la demoiselle balancent de gauche à droit, dans un mouvement de roulis inconscient qu'ont certaines jeunes femmes, et que leurs jupons masquent partiellement. Il lui est difficile d'en détacher son regard; la volupté de ce corps le distrait merveilleusement de ses récentes angoisses. Prospérine n'a pas la charpente solide d'un paysanne, ni les rondeurs accueillantes d'une bourgeoise ; c'est la réflexion qu'il se fait, sans doute parce qu'il la sait couturière. Non, Prospérine est une fille fine et fragile. Le vent fait voleter ses boucles noires sur la peau pâle de son dos. Prospérine est aussi blanche que sa crinière est noire. Comme elle lui tourne sans cesse le dos, le garçon doit rappeler à sa mémoire son visage si doux, ses lèvres pulpeuses et ses quelques tâches de rousseur... si seulement elle pouvait se retourner et lui sourire ! Il ne l'a encore jamais vue que le visage affligé par la peur et le désespoir. Les yeux de l'écuyer glissent sur le dos de la brune, suivant le relief de sa colonne jusque dans le creux de son échine. Chaque pas fait osciller son bassin, déforme les lignes de sa taille, fait trembloter le muscle d'une fesse. L'adolescent sent son cœur s'emballer, et ses poumons s'essouffler.

Ce doit être à cause de l'atmosphère des enfers, qui est peu propice à la randonnée.

Après quelques minutes de silence, Prospérine ose enfin poser à nouveau ses yeux bleus délavés sur le visage de leur guide :

« Vous nous disiez humain... Est-ce qu'il serait offensant de vous demander de quelle... espèce... vous êtes ? »
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Mjoll la démone
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« Répondre #7 le: Avril 15, 2014, 03:12:43 »

Mjöll sourit en écoutant l'histoire de Ecuyer, si le chevalier à perdu contre un dragon ce n'était pas faute de courage mais bien faute de jugeote. -" Par Thor... Tout le monde sait dans le Midgard qu'un dragon pour l'abattre il faut bien une trentaine de valeureux guerrier. Il faut le narguer en lui faisant pleuvoir des flèches de fer sur le coin du museau et dès qu'il se pose foncer avec une bonne hache à la main pour en faire le repas du soir. ça c'est pour les petits dragon pour les gros il faut beaucoup plus de personne... mais ça fait bien longtemps qu'ils ont disparue du Midgard. Sir Daundelyon avec tout le respect que j'ai pour vous... c'est au suicide que vous êtes allez. Pas étonnant en faite que vous soyez dans le Helheim... on vous a simplement interdit le Valhalla." Conclut l'elfe en observant la demoiselle à ses côtés, les doux traits de son visage, ses yeux d'un bleu évasif qui rappelle fortement la mer du nord ses lèvres fines qui... Qui sont pareille à ceux de Kahen. Mjöll continue d'observer les lèvres de Prospérine avec un regard mi figue mi raisin, mi envie mi tristesse.

« Vous nous disiez humain... Est-ce qu'il serait offensant de vous demander de quelle... espèce... vous êtes ? » Demande Prospérine avant que Mjöll ne réponde en serrant un peu plus le bras de la jeune femme. -" Je suis une elfe, En vérité nous ne sommes plus que dans la partit nord du Midgard vers la Tamriel. Vous voyez vers où ça se situe ? " Mjöll n'hésite pas à faire bouger ses oreilles comme un petit chat pour écouter se qui se passe autour d'elle, toujours aux aguets toujours prêtre à luter contre n'importe qu'elle danger.
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« Répondre #8 le: Avril 15, 2014, 05:03:44 »

« Nous n'avions PAS trente guerriers ! »

Le colosse se décide enfin à prendre la parole, et avec fracas ; de quoi retrousser les oreilles pointues de l'elfette. Rugissement est ici un terme qui pourrait s'appliquer. Prospérine jette un regard effrayé en arrière, la tête rentrée dans les épaules, tandis que Pélaguet, qui connaît pourtant la puissance vocale de son maître, sursaute et s'écarte d'un pas - un réflexe de survie assez justifié puisque, habituellement, ce genre de hurlement n'es poussé par le bretteur que pendant ses combats, et annonce qu'un échelon est sur le point d'être gravi sur l'échelle de la brutalité. Heureusement, pour toute action agressive, le chevalier se contente de lever les bras dans une pose outrée et théâtrale, durant laquelle son cinquième membre s'agite dans un balancier colérique, à la vue de tous et toutes. Deux secondes et un coup d’œil en contrebas plus tard, et le chevalier cache à nouveau ses parties génitales en poussant un grognement.

« Ce que mon maître veut dire, c'est que nous ne pouvions nous résoudre à abandonner cette demoiselle à son sort ! »
se hâte de reformuler l’écuyer en désignant Prospérine de la main gauche, levant la cuisse pour masquer son entrejambe.

« Hmpf. » ponctuera simplement le chevalier, qui fait face à la mercenaire dans une position proche du garde à vous, tous les muscles crispés des sourcils aux orteils, et les mains en paravent face à sa virilité.
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« Répondre #9 le: Avril 16, 2014, 01:21:08 »

Mjöll, se retourne un instant vers le Chevalier de vénus, effectivement se dernier vient de passer du rose enfant au rouge tomate. La réflexion de la jeune elfe aurait-il toucher l’ego du preux chevalier ? Il faut croire que oui. La jeune guerrière sourit et tourne la tête en direction de Ecuyer, celui-ci fait bien son travail en défendant bec et oncle son maître, son maître qui la pourtant envoyer au trépas et plus tard en Helheim. Mjöll se tourne ensuite vers Prospérine, essayant de connaître son avis sur le sujet malheureusement son visage bien magnifique ne permet pas de savoir ce qu'elle pense.

La jeune femme se mord les lèvres avant de continuer à avancer vers cette fameuse tour objectif lointain mais primordiale de l'elfe. Au bout de quelques secondes elle ouvre enfin la parole. -" Sir Daundelyon, désolée si je vous ai vexé. Je ne voulais pas remettre en cause votre... Hum comment dirais-je intelligence tactique. Mais nous devons dès lors travailler ensemble de pair pour revenir chez mère Midgard. Car je suppose Sir Daundelyon que vous ne voulez pas rester dans le Helheim. En tous cas, je ne souhaite pas rester. Hé mais ? ! Regardez ! " S' interromps Mjöll en désignant des "zombies" en contrebas d'une pente vertigineuse. -" Vous qui vouliez des habits... Certes c'est affreux et je ne vous parle pas de l'odeur mais au moins je ne verrais pas votre appendice gigoter mollement entre vos jambes. " Termine Mjöll.
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« Répondre #10 le: Avril 16, 2014, 06:01:42 »

Inutile de préciser, je crois, que la colère de Sir Daundelyon n'est pas désamorcée par les paroles de la guerrière. Il faut dire que le chevalier ne brille ni par son sens de l'humour, ni par la robustesse de son égo. Son écuyer se remet à marcher à son côté, sans oser dire mot, observant du coin de l’œil, attendant que la tension de son maître s'apaise. Il est tellement renfrogné, qu'on pourrait s'attendre à le voir tomber d'asphyxie sous l'effet de sa propre crispation -chose qui n'arrive pas, heureusement.

La demoiselle à demi dénudée, elle, s'est également saisie du bras de sa protectrice et le tient fébrilement, sûrement car elle se sent plus en sécurité ainsi. Elle marche avec nerveuse rapidité, si bien que c'est presque elle qui entraîne la guerrière vers l'avant - ou du moins, elle semble vouloir l'inciter à forcer l'allure.

L'elfe, visiblement plus alerte que ses compagnons, est la première à apercevoir les deux hommes qui titubaient au loin. Le maître et l'élève croisent des regards respectivement outrés et dubitatifs à sa proposition.

« Il ne serait pas très honnête de dépouiller de pauvres ivrognes... » relève Pélaguet d'un ton morne.

Comment ces hommes ont-ils trouvé de quoi boire en enfer, d'ailleurs, était un mystère pour le serviteur. Mais là n'est pas la question qui le préoccupe le plus. Il voit mal le seigneur Daundelyon se comporter en vulgaire bandit. Celui-ci, d'ailleurs, semble échauffer silencieusement son poignet par de lentes torsions, ses doigts se pliant et se dépliant en rythme. Nul doute qu'en frappant la blonde par surprise, il a toutes les chances de lui faire perdre connaissance sur le coup.

L'adolescent espère qu'il n'aura pas à en arriver là.
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« Répondre #11 le: Avril 18, 2014, 01:10:31 »

Mjöll se baisse légèrement pour s'approcher discrètement et se planquer ensuite derrière une grosse pierre triangulaire non loin des deux êtres en contrebas. Elle sort ensuite ses armes et les poses à côtés sur un talus de terre sombre. -" Vous avez peur de quoi ? De finir dans le Helheim ?" Commence ironiquement la jeune femme, Mjöll, pose alors devant elle un sabre elfique d'une très bonne manufacture et un arc de la même matière. " Sir Daundelyon, Ecuyer, choisissez vos armes, nous avons des "zombies" à éliminer. " Termine l'elfe en souriant. Mjöll remarque après-coup le scepticisme des deux hommes ce qui provoque inconsciemment un soupire à la jeune femme.

-" Vous voulez rester nue comme un vers ? Vous voulez attirer les pervers du Helheim ? finir embrocher par un monstre et vous devez me croire quand je vous dis qu'ils embrochent pas par le ventre... Sir Daundelyon allez vous laisser la pureté de Prospérine s'en aller car vous avez refuser de prendre des habits à deux créatures titubant dans le Helheim ? Ecuyer... Laissez vous votre maître se promener dans une nudité honteuse ? Laissez vous cela se permettre alors que vous pourriez récupérer les habits des deux personnes qui n'ont ont guère besoin ? Car il faut se le dire si ils peuvent se permettre d'être de cet état ils peuvent retrouver d'autre vêtement. " Clame Mjöll en croisant les bras et en faisant un sourire provocateur. Ayant terminée son monologue la jeune elfe fait dos au groupe pour observer les deux êtres, elle sort son autre épée qu'elle tient en main. 
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« Répondre #12 le: Avril 19, 2014, 10:16:48 »

Le chevalier se penche sur le sabre dont il saisit la poignée, et qu'il amène devant son visage en se redressant, comme pour l'examiner. Le visage fermé, il découpe l'air par quelques mouvements de rapidité croissantes. Il n'a jamais vraiment appris à manier le sabre, mais son expertise de l'épée devrait lui permettre une certaine aisance. D'un signe rapide de la tête, il indique à son écuyer de se saisir de la deuxième arme. Celui-ci, s'exécute, non sans un regard interrogateur,.

L'elfe, concentrée sur les malheureux auxquels elle veut tendre embuscade, ne prête plus attention à ses récents compagnons de route ; c'est sans doute une erreur. La lame de son propre sabre vient caresser sa gorge, tenue par le seigneur Daundelyon. Celui-ci, campé sur ses appuis, tiens son instrument avec fermeté, prêt à asséner un coup sec et rapide.

« Posez votre épée. »

Le zézaiement de la brute est légèrement perceptible dès la première syllabe de son injonction ; cependant, son expression ne laisse pas de place à la plaisanterie.

Le blond à posé une flèche sur son arc, le carquois pendant à son épaule, et semble prêt à s'en servir si besoin est – bien que son maître n'ait visiblement pas besoin d'aide. Quant à la brune, qui s'était accroupie avec l'elfe derrière le rocher, elle fait sauter son regard d'un protagoniste à l'autre, visiblement pétrifiée
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Mjoll la démone
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Mjöll


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« Répondre #13 le: Avril 20, 2014, 08:44:09 »

Mjöll sent une lame se poser juste au niveau de sa jugulaire la paralysant instinctivement dans ses mouvements, le froid du métal elfique du sabre glace le sang de L'elfe et laisse un long frisson d'horreur taquiner son échine. Après quelques secondes l'elfe se rend compte que c'est le chevalier Daundelyon qui tient le sabre... C'est donc une trahison, une froide trahison qui laisse une boule de haine coincé au niveau de la glotte de Mjöll. L'elfe lâche son sabre elfique, le laissant tomber sur le sol et se planter brinquebalant, puis une fois l'arme immobile Mjöll lève les bras et soupire.

" Si ta lame doit se poser si près de ma tête... c'est que tu souhaites ma mort plus que tout. Alors n'attend pas, par Thor je déteste attendre l'inévitable... Si il reste un peu d'honneur en toi je demanderais  juste un combat à main nue à mort. Pour partir dans le Valhalla la tête haute. " Dit l'elfe en restant pourtant bien droite et digne malgré ses paroles. 
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« Répondre #14 le: Avril 20, 2014, 11:26:45 »

Daundelyon suit du regard le moindre mouvement de sa captive, s'attendant à une tentative de rébellion, qui ne vient finallement pas. D'un nouveau signe de tête, il ordonne à Pélaguet de récupérer la lame plantée au sol. Ceci fait, le chevalier recule d'un pas, abaissant légèrement sa lame ;

« Je ne suis pas un égorgeur, moi. »


Pélaguet, de son côté, évite soigneusement de croiser le regard des deux femmes présentes. Il laisse l'arc à terre, et prend le carquois avec toutes ses munitions sur son épaule. Le sabre qu'il a en main ne lui paraît pas excessivement lourd, et c'est une bonne chose, considérant le manque de carrure du garçon. Son seigneur amorce une marche vers les deux hommes errants, laissant derrière lui la mercenaire. Ce qui pourrait passer pour de l'imprudence, mais son écuyer fait office de vigie. Il jette un regard par dessus son épaule, vers la demoiselle qui n'a dit mot depuis le début ;

« Prospérine, » prononce-t-il approximativement, « attend nous ici. »

La tête baissée et le visage à demi caché derrière ses boucles noires, celle-ci jette un regard nerveux aux personnes présentes, avant de retomber dans la contemplation mutique du plancher. Pélaguet reste figé quelques secondes à la contempler, une sorte de poids logé dans la poitrine. Puis il se détourne et rejoint son maître d'un pas précipité.

Les deux mâles, les lames au clair – à défaut de pouvoir rengainer – s'approchent donc de la paire d'inconnus qui, étrangement, ne semblent pas avoir de but précis. Pélaguet en ressent une sorte de vertige angoissé, comme si l'itinéraire hasardeux des deux ivrognes symbolisait toute l'absurdité de ce lieu vide de tout, sans nature, sans plantes, sans cycle de saisons, sans même un ciel où voir se succéder jouer et nuit. Est-ce qu'on vieillissait ici ? Est-ce que les cheveux poussaient seulement ? Une fois embroché par un monstre sorti de l'ombre, mourrait-on, était-on libre d'ailler ailleurs ?...

Le maître et l'élève avancent d'une démarche calme, leurs armes tenues nonchalamment, pour s'assurer de dégager une attitude pacifiste. Ils s'arrêtent tout deux à une dizaine de mètres des étranges rôdeurs, et c'est à nouveau l’écuyer qui prend la parole, sur un ton hésitant :

« Salutation, voyageurs... veuillez pardonner notre nudité, nous sommes perdus. Peut être pourriez vous nous renseigner ? »
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