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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Space Hulk [Dmitrys]  (Lu 1365 fois)
Dark Talon
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« le: Avril 09, 2014, 10:40:40 »


Le X-07 sortit de l’hyperespace pour arriver devant l’amas de vaisseaux et de débris flottant dans l’espace. Était-elle la première à y être arrivée ? Elle disposait d’un vaisseau spatial particulièrement rapide, et considéra le gros vaisseau qui dérivait lentement au centre de cet amas.

Il était gigantesque. Un épais vaisseau séparé en deux par une série de ponts qui reliaient les deux parties de l’appareil. Talon se rapprocha lentement. Le temps avait visiblement ravagé la coque de ce vaisseau, car il y avait, le long de sa surface, outre des fissures, des espèces d’excroissances. Continuant à inspecter l’amas, elle remarqua un autre vaisseau : plus petit, il tenait encore, rattaché à ses câbles, un épais morceau de la planète qu’il avait du éclater jadis. C’était un vaisseau-extracteur, utilisé par certains compagnies minières sur des planètes mortes pour les « éclater ».Ces compagnies envoyaient des colons qui utilisaient d’épaisses foreuses-laser pour creuser dans le sol, creusant profondément pour placer ensuite de puissants explosifs. Les explosifs fragilisaient toute une partie de la planète, et on utilisait ensuite un vaisseau-extracteur, à l’aide de puissants câbles, pour arracher cette partie. Ce vaisseau dérivait à l’abandon, traînant toujours son morceau de planète.

*Au moins, je peux m’assurer de la solidité de ses câbles...*

Il y a quelques jours, les capteurs très perfectionnés de la Base Spatiale avaient annoncé la présence d’un space hulk, un terme du jargon pour désigner l’apparition subite d’un amas de vaisseaux égarés dans les méandres de l’hyperespace. Ce genre d’annonces étaient toujours très prisés par les chasseurs de trésors et les explorateurs, car les space hulk abritaient souvent des trésors. Comme il s’agissait de gros vaisseaux ayant parfois disparu depuis des siècles, certains des objets contenus dans leur soute pouvaient avoir pris une importante valeur marchande depuis le temps. L’espace n’était pas un lieu qu’on pouvait traverser sans danger, et il suffisait d’une simple erreur de navigation, d’une simple virgule en trop, pour que des vaisseaux ne sortent jamais de l’hyperespace, ou débarquent on ne sait où. Vu leur état, ces vaisseaux-là avaient du voyager.

Talon était dans sa chambre de la Capsule quand elle avait appris la nouvelle... Elle méditait, plongée dans le vaste univers de la Force, et, quand on avait annoncé le space hulk, elle avait ressenti, peu avant, une perturbation troublante dans la Force. La Sith ne croyait pas aux coïncidences, et avait décidé de s’y rendre. L’appât du gain n’était donc pas sa principale motivation, car elle était convaincue que ce space hulk n’était pas revenu de son long voyage en étant totalement vide.

Avant de pénétrer à l’intérieur du gros vaisseau, Talon tourna autour, l’inspectant avec de puissants projecteurs. Ses détecteurs ne repéraient aucune forme de vie, mais elle avait appris à ne pas s’y fier. La technologie était défaillante, pas la Force. Cependant, la Force ne disait rien... Si ce n’est que c’était bien ici qu’avait eu la perturbation. Abandonné, ce vaisseau ? Talon n’en croyait rien. Elle savait que certaines espèces avaient la capacité d’être invisibles dans la Force, et toutes ces espèces avaient généralement pour dénominateur commun d’être des Formiens.

Il lui fallut quelques minutes supplémentaires avant de se décider à entrer, attendant la fin du diagnostic de l’appareil... Qui fut négatif. Impossible de retrouver ce vaisseau dans sa base de données. C’était donc une autre question à laquelle elle allait devoir répondre : d’où venaient ces vaisseaux ? Avaient-ils faits partie de la même expédition, ou s’étaient-ils retrouvés dans l’errance ? Elle savait que sa partie risquait de se compliquer, car d’autres chasseurs de trésors ne tarderaient pas à arriver, et elle préférait déjà être dans les lieux. Ce genre d’endroits pouvaient souvent en amener certains à pilonner les éventuels concurrents, afin d’être sûrs de pouvoir toucher la poule aux œufs d’or. Certains s’amusaient même à laisser derrière eux des vaisseaux de chasse, afin d’attaquer d’éventuels concurrents. Talon n’avait pas envie de perdre son temps à dégommer des inconscients, surtout qu’elle venait de réparer son vaisseau. Elle manœuvra ce dernier jusqu’à trouver l’entrée des anciennes soutes, et se rapprocha. Les portes étaient en piètre état, et elle utilisa mentalement la Force pour les ouvrir. Elles étaient rouillées, et résistèrent donc un peu, mais finirent par s’écarter. Talon s’engagea alors dans un immense hall plongé dans l’obscurité. Des caisses de maintenance flottaient dans le vide, et les seules lumières qui émanèrent venaient de néons, qui se contentaient de réfléchir les puissants projecteurs du vaisseau. Talon s’avança lentement.

*Gravité artificielle coupée... Il va falloir commencer par remettre en place le système électrique.*

Les moteurs se trouvaient généralement à la poupe, et, en faisant son petit tour, Talon avait bien vu que les réacteurs étaient à cet emplacement. Elle s’avança donc, et posa son navire sur le sol du quai. Il n’y avait aucun autre vaisseau... Voir où se trouvaient les éventuelles capsules de sauvetage pourrait aussi être un bon réflexe, afin de vérifier si l’équipage avait cherché à fuir quelque chose, ou s’ils étaient tous morts dans le navire. Talon posa donc le vaisseau, puis coupa les projecteurs, mais laissa l’ordinateur central du vaisseau allumé. Elle en aurait besoin, car il pourrait lui servir de guide électronique. Elle se releva ensuite, et attrapa un masque à oxygène, avec une bonbonne. Elle avait plusieurs heures d’autonomie. Son sabre-laser était toujours accroché à sa ceinture, et elle n’avait besoin d’aucune arme supplémentaire.

Quittant son vaisseau, elle se laissa flotter pour rejoindre les passerelles, en hauteur, et ainsi pouvoir voler vers les portes, les ouvrant à l’aide de la Force, s’enfonçant dans l’obscurité totale du navire.
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Dmitrys
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« Répondre #1 le: Avril 09, 2014, 12:41:30 »

- Je suis en position, Dmitrys. Je cale ma trajectoire sur la dérive du hulk. Et toi ?
- J'arrive vers les quais d'appontement arrière. M'y poser ne devrait pas être trop compliqué... Des traces du vaisseau qu'on a vu sur le scan ?
- Il s'est fondu dans le signal du Space hulk. Tu vas avoir de la compagnie là-dedans, sans compter que d'autres arriveront peut-être à nous rejoindre.

Dmitrys ne répondit rien, faisant fondre le nez de son chasseur individuel vers l'amas de métal, véritable titan qui se laissait dériver à travers les astres. L'Eclipse, qui avait trouvé le chemin vers la Base Spatiale quelques semaines plus tôt avait capté l'appel de la découverte du Space Hulk et s'était empressé de se rendre vers les coordonnées indiquées par le message. Motorball, le robot-navigatrice, avait accepté de risquer l'Eclipse dont elle faisait partie intégrante dans cette chasse aux trésors mais sous conditions. Le navire cyttoréen resterait en arrière pour être capable de filer à l'anglaise en cas de soucis, Dmitrys devant emprunter un des chasseurs présent dans le vaisseau pour se rendre sur le hulk. Dans l'absolu, l'androïde sexuel au bras de lutteur aurait préféré ne pas se risquer dans la périphérie de l'amas. C'était bien trop risqué, sans compter qu'on ignorait si le jeu en valait la chandelle... Mais l'Eclipse avait lui-même dérivé durant 35 ans et les crédits qui auraient permis de payer ses réparations n'étaient plus valables depuis des lustres. Alors, si le mâle parvenait à ramener de quoi renflouer les caisses, le risque en vaudrait la peine.

Le vaisseau cyttoréen avait longuement scanné les alentours du hulk, détectant l'arrivée d'un autre appareil. L'Eclipse était à une distance plus que confortable et cette barge spatiale giganteste qu'il était s'avérait pourvue de brouilleurs de position des plus efficaces. Dmitrys avait décollé dans un chasseur un peu après que le passage du vaisseau inconnu se soit soldé par sa disparition des écrans, sûrement après son atterissage dans le Hulk. Le nom n'était pas volé, en vérité : son volume valait près de cent fois celui de l'Eclipse, pourtant conséquent. De quoi trouver à son bord tout autant de problèmes. Le cyttoréen avait trouvé une autre entrée que celle qu'avait emprunté l'inconnu et y avait dirigé son chasseur, s'accostant à un pont de liaison extérieur sans trop de mal. Dmitrys prit le soin de vérifier son armure N7dont le casque était escamotable, avant de s'équiper convenablement. Ainsi ceingna t'il à ses cuisses des blasters cyttoréens typiques, les Raptors avant de passer dans son dos une lame fine en kolto. Il termina en se saisissant d'un fusil. Activant son casque qui recouvrit entièrement sa tête en rendant invisible ou presque sa face, la visière étant teintée.
Une fois prêt, Dmitrys abandonna l'habitacle du chasseur pour évoluer le long du boyau de raccordement entre le hulk et son propre appareil. Les portes hermétiques grinçèrent et gémirent mais acceptèrent de s'ouvrir aux trois-quarts, juste ce qu'il fallait au cyttoréen pour qu'il pénétre dans les premières coursives du hulk, flottant doucement par le manque de gravité.

- Tout va bien ? La ligne entre Motorball et Dmitrys était correcte, mais le cyttoréen devinait qu'elle n'irait pas en s'améliorant.
- Oui. La grav' est coupée, mais ce n'est pas étonnant. Je vais aller voir pour la rétablir, sait-on jamais.
- A quoi ça ressemble, là-dedans ?

Dmitrys regarda autour de lui avant de répondre. Il était arrivé dans une salle circulaire qui comptait trois sorties en plus de la porte par laquelle il était entré et il ne reconnaissait pas la langue qui affichait ce qu'il estimait être différentes informations. L'architecture et l'aménagement sommaire de l'endroit lui évoquait les parties réservées aux équipes de maintenance. Dans les couloirs sombres flottaient des restes de papiers et parfois des éléments du quotidien comme des bouteilles d'eau et même -il s'en fit la remarque sur un ton amusé- un emballage de capote. Les quartiers de l'équipage ne devaient pas être loin. Si rien ne semblait menaçant et que les couloirs ne portaient pas les stigmates d'éventuels affrontements, le soldat sentait planer dans l'air artificiel une lourdeur oppressante qui le poussa à rester sur ses gardes. Quelque chose ici ne tournait pas rond, mais Dmitrys était bien incapable de dire quoi. C'était ce qu'il fallait pour avertir les moins aventureux qu'il valait mieux rebrousser chemin ou, pour les casse-cou dans son genre, qu'il fallait garder le doigt non loin de la gâchette. Ce qu'il prit soin de faire avant de s'engager vers une coursive dont le scan estimait qu'elle prenait la direction des moteurs.

- Dmitrys ?
- Ça ressemble à un piège, lâcha t'il simplement.

Motorball ne répondit rien, préférant se concentrer sur les informations que donnaient ses écrans. Même si son prétendu instinct à elle était purement virtuel, l'androïde avait le sentiment que le mâle avait entièrement raison.
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Dark Talon
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« Répondre #2 le: Avril 10, 2014, 01:18:20 »

Dans l’obscurité étouffante du vaisseau, Talon avait l’impression d’évoluer dans un sarcophage. Flottant le long des couloirs, elle s’éclairait à l’aide de son sabre-laser. La Force était comme éteinte aussi... Du moins, à première vue. Car, plus elle s’enfonçait, et plus elle ressentait comme des échos, comme des espèces de résonances, d’effets secondaires, mais sans pouvoir clairement les identifier. Vu de l’extérieur, ce hulk semblait totalement mort, mais, plus elle s’enfonçait dans les coursives, plus elle ressentait une sorte d’autre vie, plus elle sentait que les choses n’étaient pas aussi simples. Elle ne voyait aucun cadavre, et atteignit rapidement une sorte de grande pièce centrale, évoquant un hall d’accueil, avec des plantes défraîchies et abandonnées, et d’immenses écrans plats éteints, ou fissurés. Quelques affiches étaient déchirées et usagées, permettant de voir une espèce de famille souriante dans l’espace, chacun ayant des origines raciales différentes. Il y avait un bureau d’accueil avec des ordinateurs éteints. Fixés, les écrans ne bougeaient pas, mais, flottant dans l’air, elle pouvait voir des stylos, des souris, et des blocs de papier. Talon happa à elle certains papiers, et vit des formulaires d’enregistrement. La langue était spéciale. Ce n’était pas du basic, et elle scanna le contenu d’une des feuilles, la transmettant à l’ordinateur du X-07, afin qu’il essaie de la traduire.

Depuis ce grand hall, il y avait plusieurs portes, dont une énorme double porte centrale menant à un couloir. Utilisant la Force, la Sith ouvrit les lourdes portes, qui grincèrent, et se retrouva dans un grand couloir en forme de verrière. À gauche et à droite, des arbres, d’anciens arbustes, et, en contrebas, une sorte de jardin artificiel, avec des fontaines, des statues, des parterres de fleurs... Un bel endroit pour accueillir les colons et les nouveaux arrivants, mais tout était maintenant abandonné. Les arbres étaient tous morts, n’étant plus que de sinistres troncs noirs, et l’eau était sale. La Twi’Lek nota un premier signe curieux, en voyant que les vitres étaient fêlées par endroits. Il y avait même un trou dans l’une des vitres, avec des bris de verre sur le sol.

*Des signes de lutte et d’affrontement...*

Talon revoyait tout le film à l’envers. Néanmoins, quelque chose lui disait que ce n’était pas par là que la salle des machines se trouvait. Pour se repérer, elle utilisa tout simplement l’un des plus vieux instruments de direction qui existait dans l’Univers : une boussole. Il lui fallait marcher vers le sud-ouest, car c’était par là que l’arrière du vaisseau se trouvait. Là, elle avançait plutôt vers le nord. Talon rebroussa donc chemin, et retourna dans le hall d’accueil, puis fila vers une porte plus petite. Là encore, la Force fut un passe-partout efficace, et elle flotta dans un couloir gris métallique, avec des tuyaux et des câbles filant le long des murs. Le couloir décrivait un virage sur le gauche, qui la conduisit à une longue cage d’escaliers. Un petit robot de nettoyage flotta devant elle, et elle l’attira à elle, l’inspectant un peu. Il n’y avait rien à tirer, et elle le délaissa, puis entreprit de descendre. Elle arriva tout en bas de la cage d’escalier, et fila par une porte sur la droite, qui l’engagea dans un long couloir étroit, avec un sol grillagé en contrebas, et de gros câbles de cuivre à gauche et à droite.

C’est là qu’elle aperçut une sorte de curieuse mousse végétale, avec un œuf. Talon se rapprocha, et toucha du bout des doigts l’œuf. Il était froid, et elle constata qu’il était craquelé en contrebas, et baignait dans une sorte de curieuse substance. Elle le toucha du bout des doigts, utilisant la Force pour la guider.

*L’embryon est mort là-dedans...*

Talon tira sur l’œuf, qui était collée à cette espèce de mousse, et l’arrache du mur, puis l’ouvrit en deux. Un liquide se mit à tomber sur le sol, avec de petits morceaux d’os. Voilà, au moins, qui confirmait ce qu’elle pensait : il s’était passé des évènements anormaux sur ce vaisseau. La seule question, maintenant, était de savoir si cet œuf était arrivé après que cet amas de vaisseaux se soit envolé dans l’espace, ou avant. Elle attrapa l’un des morceaux d’os, et utilisa le gadget fixé à son bras pour l’analyser, transmettant le tout au X-07. Ce petit gadget holographique était relié au X-07, et permettait de l’aider à la repérer. Il disposait d’une carte virtuelle, et pouvait se connecter aux interfaces électroniques. Il y avait aussi un moyen d’accéder aux bases de données de son ordinateur. Pour l’heure, la plupart de ces fonctionnalités ne lui servaient cependant à rien.

Délaissant là l’œuf, Talon retrouva sa marche. Le mur de droite était recouvert de cette curieuse mousse, et, quand elle la toucha, elle put constater qu’elle s’était solidifiée au contact du temps, mais était très fragile... Comme une sorte de couche usée par le temps. Elle se transforma en poussière entre les doigts de la Sith, qui reprit ensuite sa route. Elle avait un mauvais pressentiment.

Le X-07 l’informa alors qu’un nouveau vaisseau venait de débarquer, ses capteurs l’ayant repéré. Un vaisseau de taille « moyenne », qui évita de s’approcher du hulk, laissant passer un vaisseau plus petit, qui se dirigea vers une autre entrée du vaisseau. Talon utilisa son gadget holographique, et eut une carte globale du vaisseau. Un point en surbrillance indiquait là où elle était arrivée, et là où le petit vaisseau choisit de se poser. Talon hésita un peu... Devait-elle le saluer, ou non ? Elle finit par choisir de faire la morte. Elle n’avait pas confiance envers les étrangers, surtout dans un tel endroit. Soit l’étranger verrait en elle une rivale et chercherait à la tuer, soit il ne serait rien de plus qu’un boulet. De plus, la Sith n’avait pas besoin d’aide, et saluer cet inconnu par radio n’aurait que pour effet de signaler sa position.

Elle reprit donc son exploration, espérant se rapprocher de la salle des machines.
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« Répondre #3 le: Avril 10, 2014, 12:16:32 »

Le casque de la combinaison armurée du cyttoréen était équipé de capteurs extérieurs qui lui renvoyaient une image relativement précise de son environnement, matérialisée en partie par un processus 3D quand la pénombre trop dense empêchait de visualiser les éléments du paysage qui entouraient Dmitrys. Ca restait pour autant une imagerie peu fine, qui laissait un pourcentage léger d'éléments inconnus. Le mâle était un soldat bien entraîné, qui savait pertinemment que même de légères probabilités pouvaient dans ces conditions bien vite jouer contre lui. Alors, il évoluait prudemment et gardait la possibilité de tirer à tout moment, flottant dans le couloir qu'il avait choisi d'emprunté après avoir quitté la pièce dans laquelle il avait débarqué. C'était une coursive large et dégagée qui avait dut permettre par le passé à plusieurs personnes de se déplacer en même temps. Elle reliait probablement deux ponts entre eux, réservée qu'elle était au personnel chargé de la maintenance de cette partie du vaisseau. Le métrage dans lequel évoluait encore Dmitrys était plongé dans la pénombre, mais il voyait, un peu devant lui, une partie du couloir baignée par un frêle éclairage pâle. C'était sûrement une baie vitrée qui ornait ce moment du passage, qui donnait probablement sur l'extérieur... Ou une partie du hulk qui aurait miraculeusement encore profité d'un peu d'éclairage, ce dont Dmitrys doutait fortement.
Tandis qu'il avançait, le cyttoréen se rendit compte qu'un élément le chiffonnait très sérieusement. Il ne parvint toutefois pas à comprendre ce que c'était, malgré la persistance du sentiment.

<Y'a des cycles que je n'ai pas fourré une vraie chatte, putain... Je donnerais cher pour une fente organique bien humide.>

La pensée obscène le traversa sans qu'il ne sache tout à fait pourquoi, trop orgueuilleux qu'il était pour admettre que c'était une façon d'oublier le noeud qui pesait sur son estomac. Il arriva enfin à la partie éclairée du couloir, découvrant comme il l'avait imaginé une baie vitrée qui donnait sur un endroit assez singulier. Enfin, une serre s'étalait en contre-bas et c'était en fait elle qui était éclairée par la lumière de la lune devant laquelle passait paresseusement le hulk. Son toit -à une centaine de mètres encore au-dessus de la position de Dmitrys, lui même à près de vingt mètres en haut de la serre- était une gigantesque verrière. La végétation avait probablement servi de producteur d'oxygène ou de lieu de culture pour des réserves de bouffe naturelle, mais une partie était morte depuis longtemps. Apparemment, elle avait tout de même eu le temps de grimper le long des murs avant de se déssécher. Il fouilla le panorama du regard, reculant d'un bond de la baie vitrée quand un bosquet lui sembla frémir.

- PUTAIN !
- Dmitrys ? Tout va bien ?
- Ouais, putain, ouais... J'ai cru voir un truc bouger et ça m'a surpris. Il cracha un juron.
- Et... et ça bouge, ou pas ?

L'homme scruta la serre, se concentrant sur le point qui lui avait semblé suspect. Tout était calme, en bonne image du tombeau silencieux que le hulk renvoyait depuis les premiers pas de Dmitrys à son bord. Peut-être qu'il avait juste rêvé, ou que la caméra du casque avait merdé ? Après tout, ça restait plausible.

- Non, non. Je continue.

Il reprit son avancée, prenant tout de même soin de ne pas trop coller les vitres du couloir. Celui-çi s'acheva près d'une trentaine de mètres plus loin sur une porte à peine ouverte et forcément coincée, que le cyttoréen eut à débloquer en s'aidant de ses muscles et des servo-moteurs de son armure. Le battant d'acier se mit d'abord à gémir un peu avant de gémir sinistrement, le frottement sinistre du métal trouvant l'écho d'un nouveau couloir. De loin, on aurait presque dit entendre le cri d'une sorte de gros volatile. Dmitrys se libéra le passage suffisamment pour changer de pièce, se trouvant dans un nouveau couloir. Plus étroit que le premier, il était néanmoins complètement bouché sur la droite. Un tas anarchique de caisses et de meubles divers interdisait l'accès à la partie du vaisseau qui se trouvait derrière et le soldat ne put s'empêcher de voir là une sorte de barricade de fortune.
Mais qui protégeait-elle ? Et surtout... De quoi protégeait-elle ?

Le soldat emprunta donc la seule voie qui lui restait, que le scan avait heureusement confirmé être la bonne. Le long du couloir qu'il arpentait à présent se dressaient des portes numérotées, disposées à intervalle régulier les unes des autres. Sur les espaces vides s'affichaient parfois des photos publicitaires et des annonces encadrées, ce qui aida Dmitrys à comprendre où il se trouvait : il arpentait les quartiers de l'équipage. Du moins, vu le tonnage titanesque du vaisseau, un des ponts qui étaient dévolus à l'habitat des hommes et des femmes du bord. Par curiosité, le cyttoréen tenta d'ouvrir plusieurs portes mais ne parvint à rien, comprenant qu'elles avaient probablement toutes été verrouillées.

- J'ai trouvé les quartiers de l'équipage, mais tout est bouclé. Fais chier, y'avait peut-être des trucs à barboter.
- On trouvera ce dont on a besoin ailleurs, c'est tout.
- Ouais, une fois dans la salle des machines, j'aurais probablement accès à un terminal. Et je pourrais... merde, attend une seconde.

Tout en parlant, le mâle avait avancé. Veillant à scrupuleusement assurer son chemin, certains éléments ne pouvaient pas lui échapper. Ca avait le cas de la large auréole brunâtre qu'il avait vue au pied d'une des portes coulissantes closes. Inutile de se demander ce que c'était : Dmitrys avait vu assez de sang pour en reconnaître, même séché et figé par le temps. C'était une mare qui sortait de sous la porte pour s'étendre dans le couloir. Il avança un peu, passant l'ouverture scellée incriminée pour découvrir que de larges traînées ornaient le reste du corridor.

- Ça a chauffé ici, et pas qu'un peu.
- Sois prudent.

Dmitrys acquièsa dans un léger bruit de langue, reprenant sa route à présent signalée par les éclaboussures d'hémoglobine qui avaient giclé le long des murs et du sol. Pas de doute pour lui, on avait tué de façon barbare dans ce couloir même et certains corps avaient été traînés ailleurs. C'était visible à l'aspect de certaines traces, qui s'évaporaient à moitié à l'intersection sur laquelle arrivait le couloir. Le scan afficha sur la visière du mâle une flèche donnant la direction approximative à suivre et ce dernier s'y évertua, sans remarquer que dans l'un des passages qu'il avait manqué d'emprunter se trouvait une sorte de mousse friable sur laquelle reposaient des oeufs au contenu probablement mort depuis des lustres.
Toutefois, Dmitrys se rapprochait de la salle des machines.

Quand il passa une nouvelle porte, son esprit eut comme un déclic et il comprit ce qui le tiraillait depuis son intrusion dans le Hulk. Il n'avait croisé, à aucun moment, absolument aucun corps. Et pourtant, le massacre qui avait eu lieu dans les quartiers de l'équipage qu'il venait de traverser aurait dû conserver des stigmates "physiques" de la boucherie.
Définitivement, quelque chose ne tournait pas rond à bord de cet hulk.
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« Répondre #4 le: Avril 10, 2014, 08:16:29 »

L’ordinateur du X-07 communiqua assez rapidement à Talon une mauvaise nouvelle... Ou, plutôt, mit fin à l’interrogation qu’elle se posait : le contenu de l’œuf qu’elle avait vu n’était pas d’origine formienne. Le X-07 était sûr, à 95.48%, qu’il s’agissait du fœtus d’un petit animal domestique qu’on retrouvait dans certaines parties de l’univers. Une sorte de croisement entre un chat et un rat, qui était généralement utilisé comme animal de laboratoire par des firmes et des sociétés pharmaceutiques. La théorie la plus crédible était donc qu’il y avait ici des laboratoires scientifiques, et que les chercheurs avaient mené sur ces animaux des expériences scientifiques. Pour une raison ou pour une autre, ils s’étaient échappés, et avaient commencé à se reproduire. En revanche, l’ordinateur lui indiqua que leur mode de reproduction n’impliquait nullement cette curieuse mousse friable que Talon avait aperçu, et sur laquelle l’ordinateur ne put faire que chou blanc : la mousse était trop vieille, trop usagée, pour avoir pu en tirer quelque chose.

Talon ne savait donc toujours pas où était passé l’équipage. Il était possible qu’ils se soient tous enfuis à bord de nacelles de sauvetage, mais elle n’y croyait pas. Vu la taille du vaisseau, il devait bien y avoir plusieurs milliers d’âmes, et un vaisseau n’embarquait jamais autant de vaisseaux de sauvetage. Les gens ne pouvaient pas disparaître comme ça. La Sith était en pleine réflexion, tout en filant le long d’un couloir, jusqu’à atteindre un bureau de maintenance. Il était vide, avec un fauteuil qui reposait contre le plafond, et différents instruments bureautiques flottaient dans le vide. Talon utilisa la Force pour ouvrir les tiroirs du bureau, et vit des crayons, des agrafeuses, des post-its en train de s’envoler. Elle tendit sa main, et attrapa ce qui ressemblait à un carnet de note. Elle l’ouvrit, toujours à l’aide de la Force, mais vit que le carnet était vierge.

*Merde !* jura-t-elle mentalement.

La Sith continua ses recherches, et vit également une affiche enroulée, qui était sortie des tiroirs. Elle l’attira à elle, et vit qu’il s’agissait d’un slogan, sur une affiche délavée. L’image représentait un jardin, avec un couple devant, un grand sourire sur les lèvres, chacun tenant dans sa main une sorte de petite boîte cylindrique violette, abritant probablement des comprimés. La même boîte était reproduite en hauteur de l’affiche, au milieu d’un grand sourire radieux, deux mains blanches à gauche et à droite du soleil, laissant présager un corps invisible.

Il y avait un message en plein milieu, en grands caractères, que le X-07 arriva à déchiffrer :

Marre des tracas de la vie quotidienne ?
Avez-vous pensé à l’HYPERIUM ?
1 gramme d’Hyperium = 1 sourire par jour !
N’oubliez pas, mes Frères : rien ne doit s’opposer au Grand Voyage !

Elle n’avait jamais entendu parler d’une telle substance, et profita de l’existence de ce message pour se renseigner sur la fiche administrative qu’elle avait aperçu tantôt. L’ordinateur du X-07 lui expliqua que cette langue n’était effectivement pas du basic, mais que certains éléments s’en rapprochaient : la forme de certaines lettres rappelait le basic, mais le X-07 ne trouvait aucune référence linguistique dans son ordinateur. Soit ce vaisseau venait d’une civilisation qui n’avait jamais rencontré la Base Spatiale, soit les gens qui y vivaient ici avaient fini par développer leur propre langage. Le X-07 avait partiellement traduit la fiche administrative, et Talon s’arrêta un peu pour la consulter :

Citation
Numéro d’immatriculation : 53/2125
Sexe : XX
Division de travail : Division Déméter

Le reste était une description physiologique de la personne. Talon n’avait qu’il n’y avait aucun nom dans la fiche administrative et se demanda si ce n’était pas un oubli de l’ordinateur. Elle reprit ensuite sa route.

Le bureau menait sur un espace énorme. Il se trouvait en hauteur, accessible par une structure métallique le long d’un des murs de la massive pièce. Talon était incapable d’en discerner le fond, et entreprit de longer le mur. Quelques caisses de maintenance flottaient en l’air, ainsi que des outils, et des bonbonnes d’oxygène de secours. Elle continua à longer le mur, jusqu’à apercevoir une sorte de panneau, de plan. Elle s’y arrêta, et l’inspecta.

Le panneau montrait quatre cercles rouges, et il y avait, à droite, une série d’inscriptions. Elle comprit qu’elle se trouvait dans une partie de la salle des machines. Ces quatre cercles rouges représentaient les quatre énormes centrifugeuses qui se trouvaient dans cette pièce gigantesque. C’était un panneau d’avertissement, et Talon comprit que, par un mécanisme qui lui échappait, ces centrifugeuses devaient être nécessaires pour le fonctionnement des moteurs. Elle entreprit alors de retourner dans le bureau, et fouilla davantage ce dernier, jusqu’à trouver un manuel technique.

Les feuilles étaient jaunies, et elle utilisa la Force pour lire le contenu du livre, craignant de l’effriter en le touchant. Elle se rendit à la table des matières, utilisant son gadget pour scanner les pages, et ainsi permettre à l’ordinateur d’apporter une forme de traduction. Elle trouva un chapitre intitulé « Situation d’urgence », et choisit de se rendre, en estimant qu’il devrait bien y avoir un passage sur l’art et la manière de remettre l’alimentation en cas de panne générale. Elle trouva finalement une procédure d’urgence, et constata qu’il y avait plusieurs choses à faire, mis à part remettre en marche les centrifugeuses. Néanmoins, elle se concentra sur le passage concernant les quatre machines :

Citation
En cas de coupure de courant général, chacun des modèles dispose d’un mode manuel d’activation. Le technicien compétent doit, pour remettre en marche les centrifugeuses, se rendre sur ces dernières, et ouvrir la trappe. Il est rigoureusement interdit de procéder à toute intervention de ce genre sans une autorisation dûment notifiée du Conseil de Direction ! TOUT CONTREVENANT QUI SERAIT SURPRIS À MANIPULER LES MACHINES SANS LADITE AUTORISATION S’EXPOSERAIT À CE QUE DES SANCTIONS SOIENT PRISES CONTRE LUI !

Avant de pénétrer dans la machine, l’ingénieur devra ainsi s’assurer qu’il n’y a trace d’aucun courant électrique résiduel, notamment à l’aide des compteurs électriques fournis à cet effet. De même, l’ingénieur devra se munir de la combinaison de protection prévue aux opérations de ce genre, et devra rigoureusement suivre les instructions de son supérieur hiérarchique. DE MÊME, TOUT TECHNICIEN QUI DÉSOBÉIRAIT AUX ORDRES DE SON SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE, ET/OU CHOISIRAIT DE NE PAS SUIVRE LA PROCÉDURE DÉCRITE CI-DESSUS, S’EXPOSERAIT À CE QUE DES SANCTIONS SOIENT PRISES CONTRE LUI !

Le texte décrivait ensuite comment entrer dans la centrifugeuse, ce qui intéressait davantage Talon. Elle entreprit donc de se rendre vers ces dernières. Si elle avait pris le temps de lire davantage le manuel elle aurait appris que les centrifugeuses pouvaient également se remettre en marche si les générateurs électriques, qui figuraient également dans la zone des machines, étaient remis en fonctionnement.
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Dmitrys
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« Répondre #5 le: Avril 11, 2014, 10:00:13 »

Dmitrys passa la porte -heureusement restée ouverte- d'une nouvelle section de la zone qu'il inspectait. Les traces de sang qui avaient semblé lui baliser le chemin jusque là s'étaient progressivement évanouies des couloirs successifs que le cyttoréen avait suivis et à présent, il ne restait apparemment rien des éclaboussures séchées. Personne ne semblait avoir été tué par ici, de même qu'aucun corps n'avait été acheminé vers cette partie du navire. Dmitrys avait débouché sur une très large salle, aussi haute que longue, et hérissée de ce qui lui sembla d'abord être de grands caissons dressés. Leur partie supérieure était arrondie, séparée en deux par ce qu'il identifia être une mince bande de verre permettant de voir ce qui se passait à l'intérieur. Rien de bien excitant. Un enchevêtrement soigneusement rangés d'épais câbles dont on pouvait deviner qu'il couraient vers le bas du caisson plus haut que trois hommes. Ces veines artificielles et gainées se rapportaient toutes à des coeurs mécaniques, fichés en six points de la pièce. A vue d'oeil, ces éléments étaient aussi gros qu'un chasseur spatial standard et se présentaient comme d'imposantes colonnes qui soutenaient le plafond en prenant racine dans le sol. Leur base était ceinte d'un ensemble d'ordinateurs associés à des panneaux de contrôle complexes et leur surface supportait les vrilles d'un câble aussi épais qu'un pipe-line.
Dans la pénombre qui régnait sur le space hulk, cet endroit singulier dont Dmitrys ne voyait pas les délimitations lui parut semblable à un antique tombeau, les caissons évoquant immanquablement d'immenses pierres mortuaires.

- Tu vois ça, Motorball ?

- Oui. Ces grandes colonnes, ce sont plus ou moins l'équivalent de nos hyper-bobines tesla. Et les plus petite structures chapeautée par un dôme, des répartiteurs sectionnels.

- Tesla... Je suis dans la salle des générateurs électriques, donc ?

- Exact. Branche toi sur un des répartiteurs, que je vois si je suis en mesure d'y accéder.

Dmitrys obtempéra et se rapprocha d'une des grandes bornes qu'il avait vu en premier. D'un petit compartiment placé au niveau du haut de la nuque sur le casque, il tira une petite prise informatique liée à un câble qui se déroula dans un petit roulement grinçant. Le cyttoréen tâtonna quelques secondes avant de trouver de quoi se brancher, associant finalement sa liaison à l'ordinateur de bord de l'Eclipse. En temps réel, Motorball l'informa des changements.

- Il y a des traces de courant résiduel. Je vais voir si je peux redémarrer les bobines, mais il va falloir que tu attendes un peu.

Le soldat s'y résigna d'un grognement, profitant des quelques mètres de la longueur du câble qui le reliait au répartiteur pour aller jeter un oeil dans les environs, sans trop pouvoir s'éloigner. A vrai dire, il n'eut besoin que de quelques pas pour découvrir un papier flottant dans l'espace lugubre de la salle des générateurs. Pour éviter de se déconnecter d'un mauvais geste, Dmitrys usa du bout de son fusil pour récupérer l'élément à moité enroulé sur lui-même. Ses doigts rudes le déplièrent soigneusement, découvrant ainsi une affiche qui devait avoir une vocation publicitaire. Un couple souriant y tenait une boîte cylindrique violette, qui apparaisait en plus grand format en haut du trac. Dmitrys ne cherchait pas à décrypter le dialecte et se contenta de scruter l'affiche qu'il allait jeter à l'instant ou son regard captait un élément singulier dans le coin inférieur droit. Deux triangles s'opposaient par leurs bases, entourés d'un cercle et liés par trois traits verticaux. Le logo -qu'il soupçonna être celui de la firme qui produisait le produit vanté par l'affiche- ne lui était pas inconnu. Le cyttoréen fouilla sa mémoire sans grand succès, avant de se décider à faire appel à Motorball.

- Hey.

- Hm ?

- Je t'envoie une image, fouille la base de données. Je suis sûr que je connais ça.

Dmitrys enclencha l'application photographique de sa visière, qui se cala sur sa rétine pour prendre un cliché correctement centré. Le logo ainsi capturé fut envoyé à Motorball dont le cerveau artificiel continuait en parallèle l'analyse du répartiteur. Elle fit défiler bien des dossiers et des images, compila nombre de données. Quand elle retrouva le logo, l'androïde s'étonna de l'emplacement qu'il occupait dans son classement. Ce qui était lié s'était instantanément transféré dans son esprit virtuel et elle recontacta Dmitrys pour lui faire part de ses découvertes.

- J'ai. C'est le logo de la société Excelsis Pharmacetics et je ne suis pas étonnée que tu le connaisse. Ce qui m'a surprise, c'est plutôt le dossier auquel appartenaient les infos.

- A savoir ?

- Les faits divers.

- Ça n'était pas classé dans les sociétés ou les contrats de l'armée ?

- Non, même si il y en avait des traces. Excelsis Pharma était une firme située dans le système de Telona, proche de celui de Cyttorak. Ils avaient proposé le produit que tu vois sur l'affiche à nos sociétés de transport spatial. Ça s'appelle l'Hyperium et ça a été une catastrophe.

- Ça y est, je me souviens ! Dmitrys voulu claquer des doigts, ce qui ne donna rien. Néanmoins, il continua. Ce médoc devait faciliter les voyages stellaires au long cours en stimulant les zones de plaisir du cerveau. Comme ça, une fois en stase cryo, tu voyais la vie en rose. On avait d'abord essayé sur les cheptels de reproductrices destinées à l'exportation, qui supportaient mal la stase.

Le sommeil cryogénique, ou stase, était un des plus vieux et des plus fiables moyens de parcourir l'univers. Plongé dans un sommeil artificiel profond et le corps placé à une température très basse, le sujet pouvait voyager presque indéfiniment dans le vide stellaire sans vieillir ni se rendre compte du temps qui passait. Dmitrys, qui s'était éveillé d'un sommeil identique il y avait quelques mois à peine, en était la preuve vivante puisqu'il avait dérivé dans l'espace durant près de trente-cinq ans. Seulement, la stase n'était pas infaillible. Parfois, le cortex était mal endormi et générait des rêves qui semblaient interminables, rendant fou le voyageur. Personne n'avait trouvé de moyen sûr d'éviter ça et la folie dit du "Pandorum" était considéré comme un des risques des trajets au long cours.
Si Excelsis Pharmacetics était associée à la stase cryo, c'était parce que la firme avait proposé un soi-disant remède miracle, l'Hyperium. Il devait rendre heureux durant la stase et annuler le Pandorum... Normalement. Les cyttoréens avaient constaté que l'Hyperium rendait complètement dingue environ 50% de ses utilisateurs en entraînant une catastrophique dégénéréscence encephalique. Cyttorak s'en était rendu compte dès les premières utilisations, heureusement faites sur des femelles destinées à la vente.
Dmitrys grimaça en se souvenant des photos qu'il avait put consulter à l'époque.

- Quand les femelles avaient été sorties de la stase, la plupart d'entre elles s'étaient mises à buter les autres. Un truc franchement dégueulasse, puisqu'elles les avaient bouffées vives. L'Hypérium leur avait détruit le cerveau, parce qu'il se combinait en fait mal à la stase chez certains individus. On va viré Excelsis de notre système, après ça.

- Apparemment, la firme a continué ses affaires et est parvenue à vendre sa came à planètes qui utilisaient des hulks comme celui où tu te trouve. Ça a dut leur rapporter un max ! Ils vendaient ça une fortune et il y a quoi sur ce vaisseau, à vue de nez et au tonnage ? Trois millions de colons, la moitié en stase ? Un bip se fit entendre sur la ligne. Ah, parfait, je vais pouvoir relancer quelques répartiteurs !

- NON !

L'avertissement vint trop tard. Non loin de Dmitrys, la surface d'une super-bobine se mit à lui faiblement dans un crépitement électrique avant que la lueur ne prenne plus d'ampleur, au point qu'elle illumine à elle seule une partie de la salle des générateurs. De nombreux répartiteurs se mirent alors en marche à la suite, la bande de verre ornant la moitié de leur dôme de couronnement se couvrant des éclairs qui couraient à l'intérieur avec une vivacité incroyable. L'énergie produite par le tesla commença à être acheminée dans un vrombissement bas et obsédant que Dmitrys avait l'impression de ressentir jusque dans les tripes, et il n'était pas compliqué d'imaginer que les répartiteurs allumés envoyaient leur courant à travers les sections dont ils étaient en charge. Le soldat regarda le spectacle un instant avant de taper du poing sur le caisson duquel il se déconnecta rageusement quand Motorball lui demanda des comptes.

- T'es pas bien de crier comme ça ? Qu'est-ce qui t'as pris ?
 
- Imbécile ! Tu imagines ce qui risque de se passer si le courant produit est acheminé vers leurs tubes de stase ?

- Oui, bien sûr. Leurs systèmes de sécurité sont sûrement comme les nôtres : les générateurs indépendants qui assuraient le fonctionnement des tubes cryo vont laisser la place aux générateurs standards ! Ça coupera sûrement le sommeil artificiel et réveillera les dormeurs pour qu'ils puissent trouver l'origine de la pa...

Motorball ne continua pas, comprenant ce qu'elle venait effectivement de faire en mettant ses dernières paroles en corrélation avec la discussion qu'elle venait d'avoir avec Dmitrys à propos de l'Hyperium. Son visage de plastique imitation chair se déforma d'une grimace de contrition alors qu'elle pouvait entendre les mouvements secs de son interlocuteurs, qui vérifiait son chargeur avant de le remettre en place dans son fusil.
Il y avait de fortes chances pour que la belle androïde ait libéré toute une meute de bêtes...
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Dark Talon
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« Répondre #6 le: Avril 12, 2014, 12:29:15 »

Flottant dans les airs, Talon ne tarda pas à rejoindre l’une des centrifugeuses. L’appareil était plutôt énorme, et comprenait une espèce de grosse tige métallique qui devait s’activer, tournant à toute allure pour produire, par Dieu seul savait quel moyen, de l’électricité. Talon était loin d’être une physicienne renommée, mais elle se demandait si le courant ne venait pas des espèces de parois sur le rebord de la centrifugeuse. L’appareil devait les toucher, et le frottement devait produire de l’électricité...Comme quand on frottait des cailloux entre eux pour produire de l’électricité afin de déclencher un incendie. On avait beau développer des machines énormes et des technologies incroyables ; fondamentalement, on ne faisait qu’appliquer les mêmes principes que les Anciens. Talon coupa court à ses réflexions, en rejoignant le centre de la centrifugeuse. À l’aide de la Force, elle ouvrit la trappe de maintenance, mais, alors qu’elle allait y pénétrer, son gadget fixé à son poignet se mit à bipper.

L’Hyperium refit surface, et Talon obtint les mêmes informations que Dmitrys : Excelsis Pharmacetics. La firme avait commencé ses débuts en rejoignant les colonies spatiales envoyées dans différentes planètes mortes ou éteintes pour y installer des colonies. Ses produits devaient servir à soigner les colons, et, peu à peu, Excelsis avait développé son activité en vendant des médicaments destinés à faciliter les voyages spatiaux. Ces derniers pouvaient en effet parfois durer des mois, si ce n’est des années, et c’est dans cette foulée qu’Excelsis avait inventé un médicament censé aider les colons à lutter contre le pandorum, un terme désignant les troubles psychologiques résultant d’une isolation à long terme. Ils avaient commercialisé l’Hyperium, en le vendant comme un « appareil destiné à stimuler les endorphines » afin de créer une sensation de bonheur, et ainsi permettre aux colons d’aller mieux. L’Hyperium avait bien marché, au début, puis s’était avéré être un fiasco total. Le médicament devenait une addiction, une drogue pour l’esprit. Chacun en prenait dès qu’il avait des tracas quotidiens, et la firme avait du affronter des sociétés minières furieuses. Plusieurs colonies minières avaient en effet eu droit à des colons dont l’état mental oscillait entre la folie pure et simple et une sorte d’angélisme bienheureux... Les médecins avaient diagnostiqué de profondes lésions cérébrales, entraînant des séquelles parfois irréversibles. Excelsis avait croulé sous les procès,  devant prendre en charge les frais aux sociétés minières, mais aussi els frais d’hospitalisation et de traitement des personnes infectées, sans parler des dommages-intérêts à allouer à toutes les victimes lésées... Bref, un véritable feuilleton judiciaire qui avait abouti à la liquidation judiciaire de la société, et au déclenchement de la responsabilité pénale de la plupart des dirigeants de l’ancienne société, qui avaient été envoyés dans des stations spatiales pénitentiaires. L’information était vieille maintenant, et datait de plusieurs siècles en arrière, et appartenait maintenant au passé. L’Hyperium était maintenant cité par des académiciens et des universitaires lorsqu’ils faisaient des cours sur les dangers d’une « drogue du bonheur ».

Talon considéra brièvement ces informations. Le siège social de la firme était basé à Telona, dans un système stellaire éponyme. Ce gros vaisseau venait-il de Telona ? Mais il était bien trop gros pour être une simple exploitation minière...

*Est-ce simplement ça qui s’est passé ? Une surdose d’Hyperium sur les colons ?*

Mais où étaient passés les corps, alors ? La Sith avait le net sentiment que les choses ne devaient pas être aussi simples. Le X-07 continua ses recherches sur Excelsis, et Talon les étendit, recherchant si d’anciens cadres de l’entreprise n’avaient pas débarqué ailleurs. Obtenir des informations n’était pas simple, car il fallait remonter à loin, et Talon avait d’autres soucis, pour l’heure. Elle releva la tête vers la centrifugeuse, mais le K-07 l’avertit alors qu’il y avait des vibrations. Talon regarda autour d’elle, et put effectivement constater que quelque chose était en train de bourdonner.

Les bobines Tesla venaient de se remettre en marche, ce qui diffusa du courant dans l’ordinateur central, réalimentant les fonctions principales de ce dernier. Les centrifugeuses avaient pour but de faire fonctionner les moteurs, mais aussi de remettre en marche le système de circulation de l’oxygène. Elles agissaient un peu comme des points de chute dans le schéma électrique du vaisseau, et l’ordinateur les réactiva immédiatement, tandis que, ici et là, des diodes d’urgence s’allumaient.

Talon vit ainsi l’énorme tige de la centrifugeuse se mettre à remuer, et utilisa instantanément la Force pour la retenir, tout en entreprenant de s’écarter. Malheureusement, les autres centrifugeuses se mirent à tourner, et la gravité artificielle fut rétablie. Surprise, Talon sentit la gravité se rappeler à elle, et tomber sur le sol. Elle perdit momentanément son contrôle avec la Force, et la tige se rapprocha d’elle. Rapidement, la Sith bloqua à nouveau la tige, mais la pression exercée était beaucoup plus forte.

*Quel est le con qui a remis le courant ?*

Le courant n’était pas, à proprement parler, totalement remis. Seuls les systèmes vitaux étaient en marche, mais Talon n’avait pas vraiment le temps de s’attarder sur ce genre de détails. La centrifugeuse poussait, et, en tournant la tête, elle vit un ascenseur de maintenance. Conservant une main tendue vers la tige, qui continuait à forcer, et à se rapprocher, Talon entreprit de s’avancer vers l’ascenseur. Elle sentit alors une étrange perturbation dans la Force, et comprit que de nouveaux individus venaient de se joindre à la fête.



Dehors, effectivement, un vaisseau venait de sortir de l’hyperespace. Un improbable vaisseau apparut, semblant être un tas de rouilles et d’empilements de matériaux divers et variés rafistolés ensemble pour tenir. Il était cependant difficile de se méprendre sur l’origine de ce vaisseau : c’était un vaisseau ork.


La carlingue du vaisseau abritait des peintures rupestres blanches, faisant référence au clan ork, et l’avant du vaisseau avait été forgée et travaillée pour ressembler à une gueule édentée, avec deux yeux verts lumineux. Les Orks étaient présents dans une grande partie de l’univers connu, et convoitaient évidemment les space hulk, qui étaient toujours un moyen pour eux de s’approprier des technologies supplémentaires, afin de les utiliser à leur propre compte. Le vaisseau était hérissé de tourelles et de rangées de lance-missiles, et s’avança lentement vers le gros vaisseau central.

Et les Orks n’aimaient pas du tout la concurrence.
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DC d’Alice Korvander.

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