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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Rencontre royale [Serenos]  (Lu 2699 fois)
Shad Hoshisora
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« le: Février 16, 2014, 07:41:57 »

(Hrp ! Haha, j'avais pas d'idée de titre D : ]

La Louve courait rapidement, se dirigeant en toute hâte vers Nexus. Encore une fois, elle s’était vu séparée de la ville capitale, mais cette fois, c’était pour aider l’un des siens à s’en sortir dans les Terres Sauvages. Tout ce qu’elle escomptait en cet instant était bel et bien de rentrer sans encombre dans la fabuleuse capitale.   La forêt où elle avait laissé Garn se trouvait désormais à une bonne distance derrière et elle et la ville ne devait être qu’à deux heures de marches, moins si elle gardait son rythme de croisière.

La lupine ignora complétement les interpellations des passants sur son passage, ne se préoccupant que de suivre sa route. Si elle sentait la présence d’un groupe plus nombreux, elle bifurquait rapidement, évitant tout simplement le contact en prenant un léger détour. Dans tous les cas, elle refusait de passer par l’endroit où ils se trouvaient, jugeant que cela ne pourrait amener que des complications.  Dans tous les cas, si elle était bien sûre d’une chose, s’était bien qu’elle rentrerait chez elle.

Combien de temps était-elle partie ? Quelques jours ? Une à deux semaines ? Elle soupira en pensant à cela. Décidemment, à chaque fois qu’elle allait au dehors de Nexus, elle se retrouvait embarquait dans des histoires incroyables, à croire qu’elle n’était vraiment pas faite pour rester sagement dans une ville. Cependant,  Shad n’allait nullement cracher sur le fait de souffler un peu après ce qu’elle avait vécu et revoir sa «  famille ». Enfin, si on pouvait l’appeler ainsi.

Car la Louve n’était rien d’autres qu’une esclave sur le papier. Un être sans liberté d’action et de penser. Pourtant, ce n’était nullement le cas. Certes, elle avait des obligations, mais la lycane se sentait beaucoup plus libre qu’avant. Cependant, beaucoup des siens ne comprenaient pas le fait qu’elle accepte cette condition de vie, il fallait dire qu’elle y avait bien réfléchi avant de donner la garantie de sa loyauté.  Cette même loyauté qu’on avait déjà essayé par le passé de lui retirer. Oh, pleins d’inconnus avaient tentés de la faire revenir à la vie sauvage, libre, sans chaînes ni colliers et à chaque fois, elle les avait refoulé, ce qui risquait encore bien d’arrivée.

La Terranide huma un instant l’air pendant sa course, sentant déjà les âcres caractéristiques des fumées s’élevant de la ville de Nexus. Elle s’y approchait,  la lupine pouvait voir au loin les fumées des forges, des boulangers s’élevant hauts dans le ciel. Bien sûr elle risquait également de croiser plus de chasseurs d’esclaves et en guise de précaution fit apparaître sa marque sur son poignet. Ce marquage magique indiqué à quiconque qui le voyait qu’elle était déjà la propriété d’une bannière. De plus, le fait qu’elle se dirigeait vers Nexus et non dans le sens inverse confirmait le fait que ce n’était pas une esclave en fuite. Dans tous les cas, cela lui avait bien été utile jusqu’à maintenant et les gardes de l’entrée de la ville avait appris à la reconnaître, la laissant entrer et sortir de la capitale sans heurt.

Du moins, c’était ce qu’elle aurait espéré. Courant toujours, elle entendit soudainement des gens psalmodier et n’ayant le temps de réaliser ce qui se passait, ni même d’arrêter sa course, l’Okami rentra tout droit dans un portail téléporteur et se retrouva à plusieurs dizaines de mètres au-dessus d’une grande étendue d’eau.

« Ha putain pas encore ! »

Et elle chuta. Rentrant dans l’eau, se faisant un instant secoué par les vagues. La Louve remonta à la surface, prenant un grand bol d’air frais, sentant ses habits se collaient à sa peau.  Shad  grommelait, observant autour d’elle, tentant de voir où elle avait atterrit. La question qui la tourmentait était de savoir si elle était encore sur Terra ou si elle venait d’être à nouveau téléportée sur Terre. Encore une fois, elle ne risquait donc pas de rentrer à Nexus. La lupine frappa la surface de l’eau de sa main, faisant gicler quelques gouttes d’eaux vers l’avant et sur elle. Après tout, être plus ou moins mouillé en cet instant ne changeait pas grand-chose.

Une chance cependant qui semblait faire relativement chaud et humide  là où elle avait atterrit. La température extérieure semblait agréable et l’eau n’était pas glaciale, au moins, elle ne risquait pas l’hypothermie. La lycane entreprit de nager jusqu’à la berge, s’y rendant donc, observant les alentours une fois qu’elle avait posé un pied sur le sable fin. Son regard se porta avant tour sur l’étendue d’eau, puis elle se retourna, observant la terre où elle se trouvait. Etait-ce un bout d’un continent à côté d’une mer où bien une île en pleins milieu de cette dernière ? La Louve espérait que ce soit la première réponse mais pour savoir cela elle devait visiter les lieux.

Cependant, elle ne pouvait y aller ainsi, et devait d’abords faire sécher ses vêtements. Jetant de rapide coup d’œil autour d’elle,  Shad s’assura qu’il n’y avait personne aux alentours, utilisant également ses autres sens pour détecter la moindre présence étrangère. Finalement, elle retira vite ses effets, les posant à sécher. Elle observa un instant son poignet, faisant disparaitre et réapparaitre sa marque une fois rapidement, de sorte à indiquer sa position, puis la retira de nouveau, avant de se transformer en louve, se couchant en boule. Son museau posé contre ses pattes. Autant ne pas garder une forme humanoïde où elle était complétement nue.
La créature scrutait en silence l’étendue d’eau, se demandant bel et bien où elle s’était fait téléportée et surtout, comment elle allait se sortir de ce guêpier.

« Dernière édition: Mars 10, 2014, 06:11:06 par Shad Hoshisora » Journalisée

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« Répondre #1 le: Février 17, 2014, 06:36:37 »

Un intrus en Meisa? C’était parfaitement ridicule. Mais encore, lorsque Nasim et ses collègues avaient admis avoir accidentellement transporté une jeune femme en territoire Meisaen dans leur propre tentative de rentrer chez eux, le Roi ne put s’empêcher de croire qu’il aurait peut-être dû prévoir ce genre d’éventualités; ces jeunes mages n’avaient pas encore la complète maîtrise du portail magique, et donc n’arrivaient pas encore à s’établir comme sujets exclusifs de ce moyen de transport. Il aurait pu envoyer Arthuros gérer ce problème, mais puisqu’il avait mis fin à la session de doléances de la semaine, et qu’il avait du temps devant lui, il décida de prendre la situation en main. L’inconnue avait probablement été éjectée de la trajectoire de téléportation au moment d’entrer dans le bouclier magique empêchant les transports magiques non-autorisée; elle serait donc vraisemblablement sur la plage. Enfilant son manteau blanc et glissant Ehredna à sa ceinture, le Roi prit place au centre du cercle magique se trouvant sur son balcon, appelés point de transport, et il l’activa en désignant celui de la plage comme point de chute. Lors de l’activation de la magie, il se sentit poussé vers le ciel, puis une sensation d’inconfort gagna chaque parcelle de son corps l’espace d’un instant alors que sa vue se brouillait pour ensuite récupérer sa clarté. Lorsque ses pieds touchèrent à nouveau le sol, il était sur la plage, à près de trois kilomètres de la capitale.

En pleine journée, comme maintenant, la plage était vraiment un endroit magnifique. Loin de tout ce qu’on pouvait trouver sur Terre; pas de déchet, pas de capsules de bouteilles de bière cachées sous le sable. Que du beau sable blanc, et une grande mer bleue. Il arrivait parfois qu’on y trouve quelques planches de bateaux pirates coulés plus tôt pendant l’année, mais de tels reste sont rapidement récupérées par les unités de nettoyage qui étaient régulièrement déployées sur les côtes pour récupérer ce qui était récupérable et se débarrasser de ce qui ne l’était pas; cadavres, essentiellement. Malgré les fréquentes réclamations de certains continentaux, le Roi ne renvoyait pas les cadavres de criminels; ils étaient incinérés et enterrés dans le respect des traditions funéraires, mais il ne donnait pas le privilège à des gens capable de piller et tuer des gens sans la moindre vergogne de gagner leur terre natale pour y reposer en paix. Il considérait cela comme une punition pour leurs crimes. Il arrivait néanmoins qu’il se découvre une certaine clémence selon la réputation des gens et leurs actes. Il avait, par exemple, accordé à une famille ashnardienne de récupérer le cadavre du Capitaine Scar, un pirate qui s’attaquait régulièrement aux convois ashnardiens pour nourrir une population en manque de nourriture en raison des taxes, impôts et réquisitions écrasantes qu’imposaient l’Empire à ses citoyens et qui s’était retrouvé par erreur sur le territoire de Meisa et avait été abattu par l’un des navires d’interventions côtières

Le Roi se mit alors à marcher sur le sable en jetant des coups d’œil vers la mer et également vers la terre. La téléportation était déjà fatiguant en soi, s’il fallait nager en plus, il doutait que l’intruse ait pu se rendre bien loin, surtout qu’elle n’avait aucune raison de croire que quelqu’un viendrait à sa recherche. Les bottes du Roi s’enfonçaient agréablement sur cette plage, laissant derrière lui de belles traces dans le sable. Ne sortant que rarement du palais lorsqu’il y exécutait son devoir de dirigeant, il ne pouvait s’empêcher d’apprécier la caresse du vent marin sur son visage et la chaleur du soleil sur sa peau.

Le climat de Meisa, en général se rapprochait beaucoup du climat tropical, mais en moins humide; il ne pleuvait que rarement sur la plus grande partie de l’île, qui tout de même hautement sujette aux micro-climats, comme dans la région orientale, qui était très humide, ce qui explique sa jungle dense et ses forêts touffues, et même ses animaux des plus exotiques; on y trouvait d’énormes gorilles et nombreux autres primates, ainsi que des paresseux, des toucans et autres animaux. Dans le coin d’Osmen, une des villes se trouvant une des îles majeures de l’archipel, par exemple, il y faisait un climat incroyablement sec, qui lui donnait un air d’oasis en plein milieu du désert.

Le Roi parcourut un long moment la plage sans y rencontrer autre chose que des crabes et un petit groupe de sirènes qui s’amusaient sur la plage en jacassant dans leur langue incompréhensible qui s’apparentait drôlement aux cris de dauphin ou aux gémissements d’une baleine. D’ailleurs, il les interrogea à savoir si elles avaient noté un étrange son d’immersion subite, comme un boulet de canon dans l’eau, dans la dernière heure. Elles lui confirmèrent qu’effectivement, il y avait quelqu’un qui était tombé dans l’eau… au beau milieu de la mer. Elles le rassurèrent en lui confirmant que quoi qui soit tombé dans l’eau, ça avait regagné le rivage sans problème. Il les remercia avec courtoisie, leur adressant même un compliment sur leur maîtrise de la langue commune, avant de se diriger plus loin sur la plage, le regard rivé sur le sable à la recherche de traces de pieds… et il en trouva.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il tomba sur une louve à la place d’un être humain, au bout de cette petite trace. Il haussa un sourcil surpris et suspecta un instant que la bête eut dévoré son invité surprise, avant de se souvenir que ce loup était beaucoup trop petit pour être originaire de l’île. Une métamorphe. Il s’approcha d’elle et se pencha pour l’examiner. La fourrure de l’animal était mouillée, et comme les animaux n’étaient pas reconnus pour leur amour de la mer, il en déduit qu’il avait bel et bien affaire à celle qui s’était invitée sans permission sur son territoire.

« Je ne sais pas qui vous êtes, mais il est de coutume de se découvrir devant un monarque, ainsi, je vous demanderais de revêtir votre visage humain, gente dame. Et il est inutile d’essayer de me communiquer sous cette forme; je parle plusieurs dizaines de langue, et plus d’une centaine de dialectes, mais le langage des animaux n’est pas mon fort. »
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Shad Hoshisora
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« Répondre #2 le: Février 17, 2014, 07:19:26 »

Shad avait revêtu sa forme animale et s’était mise en boule, attendant que ses vêtements sèchent au soleil. Son regard bleuté scruté l’horizon sans relâche, se questionnant sur le lieu où elle  avait atterrit. Ses oreilles quant à elles, étaient droites sur son crâne, pivotant de temps à autres, captant le moindre bruit suspect.  Mais seul le bruit des vagues et de la faune environnante était ouï par la jeune Louve. La bête bailla un instant, dévoilant ses crocs, sa langue sortant un peu de sa gueule tout en se recourbant.

Une vague plus grand interrompit cependant son bâillement, l’éclaboussant, rendant à son tour la fourrure de la polymorphe trempée. Cette dernière se releva un instant et s’ébroua avant de reculer de quelques pas et se remettre dans le sable, laissant le soleil la réchauffer et la sécher. Si elle n’avait pas été dans une telle condition, sans doute aurait-elle mieux appréciée ce petit bain de soleil et cet air marin qui la vivifiait. Elle se laissa ainsi aller, profitant néanmoins un peu du paysage et de l’ambiance, après tout, elle devait bien attendre que ses habits ne soient plus trempés, non ?

Après plusieurs minutes, l’Okami perçu soudainement une présence. Shad pouvait entendre le rythme des pas calmes et lents de l’inconnu qui s’approchait. Elle aurait pu bien sûr partir mais ne fit rien, restant sur place, après tout, elle n’aurait qu’à réagir en conséquence. L’inconnu arriva à sa hauteur, lui intimant déjà l’ordre de se présenter. L’Okami ne réagit pas immédiatement, se contentant de pousser un long soupir. Il y’avait un problème quant à la requête du monarque. Dévoiler son vrai visage reviendrait à se dévoiler nue devant lui.

Sans un mot, la lycane se leva et vint s’assoir face au roi, son museau face à son visage, ses yeux azurés rivés dans les siens. Elle prit une posture simple, non défensive, non offensive, une simple posture comme si elle était assise en face d’une personne avec qui elle s’apprêtait à parler. Shad baisa le museau et parla distinctement :

« Que le monarque me pardonne, mais je n’ai pas envie de me découvrir nue devant lui, si sa Majesté daigne bien attendre un instant ».

A ces mots, la Louve releva le museau et se releva, allant prêt de l’endroit où elle avait laissé ses vêtements à sécher. Il ne s’agit ni plus ni moins qu’un pantalon et d’un haut noir,  le tout portée avec une toge de la même couleur avec quelques motifs rougeâtre. Se saisissant rapidement de ses affaires par la gueule, la lupine s’éclipsa, se rhabillant. Coup de chance, tout était sec. Elle revint comme promis vers le roi, tout en sanglant l’une de ses dagues à sa ceinture.

Shad prit par la suite ses gants en cuir cachant deux lames en leur sein, les enfilant tout en prenant la parole :

« Pour répondre à votre question, je me nomme Shad, Terranide comme vous pouvez le voir. Ce que je fais ici, je dirais que j’ai étais prise dans un portail de téléportation. Et puis-je savoir à qui ai-l’ honneur et surtout où je me trouve ? »

Le vouvoiement. Cela lui semblait tellement étrange de l’utiliser. Mais si cet individu était bel et bien un monarque comme il semblait l’affirmer mieux valait débuter en utilisant les bonnes manières en guise de dialogue.  Mais  Shad sentait, pressentait qu’elle ne l’utiliserait que pendant un court laps de temps. Après tout, elle tutoyait bien son propre maître, alors quelle différence avec un Roi pour une « esclave ? ».

Malgré que la Terranide semble parfaitement détendue face à l’étranger face à elle, elle restait néanmoins sur ses gardes. Bon nombres de fois des personnes lui avait été présenté comme saine d’esprit et en retour, elle en avait payé le prix. Bien sûr, la lupine ne connaissait aucunement les capacités de cet homme mais le cas inverse était également d’actualité. Du moins, l’homme savait qu’elle pouvait déjà abordée une forme louve, ce qui lui donnait un petit avantage.  Joignant ses mains derrières son dos, sa queue battant tranquillement derrière  elle,  Shad attendit la réponse du monarque.

[Hrp : Bon description d’habits, je suis une merde, t’as qu’à imaginer qu’elle porte un truc à la Assassin’s CreedD : ]
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« Répondre #3 le: Février 17, 2014, 11:33:10 »

Le Roi haussa un sourcil devant la résistance que présentait la louve devant lui. Normalement, se déclarer monarque suffisait aux gens pour le reconnaître en tant que tel; après tout, il avait sa tête sur une bonne partie des pièces qui circulaient autant en Meisa que dans les royaumes voisins. Au moins, elle n’eut pas l’arrogance de s’adresser à lui avec un tutoiement, ce qui avait la mauvaise habitude de mettre le Roi de Meisa de travers, et mettre un tel homme de travers n’était pas la meilleure idée qui puisse passer dans l’esprit de ses interlocuteurs; il devenait rapidement irritable et beaucoup moins ouvert à la discussion. Lorsqu’elle se releva pour s’emparer de vêtement, le Roi, en bon gentilhomme, lui tourna le dos en attendant qu’elle ne se rhabille. Pour ce que j’aurais à voir que je n’aurais pas déjà vu des centaines de fois… songea-t-il avec un brin d’irritation. Après tout, en Meisa, très peu étaient les gens qui se vêtissent d’un vêtement de plus qu’une simple robe partant de la taille arborant les couleurs de Meisa, le blanc et le pourpre, sauf pendant les rencontres officielles et les négociations diplomatiques; dans le dernier cas, les diplomates étaient même contraints d’arborer les couleurs de leurs royaumes respectifs, car ils parlaient en nom et place de leurs dirigeants. D’ailleurs, il ne put s’empêcher d’avoir remarqué les couleurs des vêtements de la louve. Du noir et du rouge. Ashnardienne? Non, impossible. Elle était en Nexus au moment de la téléportation; les gardes font bien attention de ne laisser aucun Ashnardien autre que les diplomates entrer dans la Cité-État. Les protocoles de sécurité et les tours de rondes avaient été planifiés par le Roi de Meisa lui-même pour prévenir les assassinats diplomatiques et les vols de documents confidentiels. Elle ne pouvait être possiblement Ashnardienne. Néanmoins, elle ne pouvait pas être Nexus; les terranides ne se promenaient jamais loin de leur maître sous risque d’être volés et enfermés à nouveau pour être revendus ailleurs, et comme il était déjà compliqué d’apprécier un premier maître, très peu de ces pauvres créatures tentaient leur chance à se faire envoyer chez un autre, qui pouvait être possiblement pire que le précédent. La cruauté des propriétaires d’esclaves n’avait normalement de limite que leur imagination. Peut-être des contrées sauvages, alors. Elle pourrait avoir récupéré ces vêtements sur la route, ou alors ils lui avaient été donnés par un tiers parti. Il n’avait donc pas vraiment à craindre qu’il ne s’agisse d’une ennemie. Une voleuse, au pire. Mais les voleurs des autres royaumes n’avaient aucun intérêt pour lui. Lorsqu’elle lui fit enfin signe qu’elle était vêtue, il se retourna.

Naturellement, il lui était impossible de ne pas l’inspecter de son regard inquisiteur. Habillée de cette façon, elle ressemblait étrangement aux assassins envoyés par l’Empereur pour s’occuper des problèmes les plus gênants, les Faucons Noirs, à un tel point qu’il fut presque tenté de l’exécuter sur le moment, mais il parvint à se raisonner lui-même et à retenir son bras. Attaquer aussi sommairement une personne qui n’avait encore commis aucun acte répréhensible, à l’exception de pénétrer sans autorisation dans un portail et d’entrer sur son territoire, et donc, la tuer lui semblait un peu… trop. Il tourna lentement autour de la jeune femme en l’examinant sous toutes ses coutures, avant de lui prendre rapidement les mains et de magiquement verrouiller les mécanismes actionnant les lames cachées; il était impossible de cacher une arme devant le Roi de Meisa, et des armes aussi dangereuses n’étaient pas quelque chose qu’un civil, et donc encore moins un visiteur, pouvait se permettre de porter sur lui-même, à moins de faire partie d’une guilde de mercenaires reconnues par le Roi. Une fois l’acte commis, il recula et tira son épée avant de la planter la pointe dans le sable, toisant la jeune femme d’un regard autoritaire et solennel.

« Je suis l’Immortel Serenos Sombrechant, fondateur et Roi de Meisa, premier membre de ma Dynastie, commandant des Armées de l’Est, maître et directeur de l’Académie de Magie du Sombrechant et porteur d’Ehredna, l’Épée Royale du Royaume de Meisa. On me connait sur de nombreux noms, tels le « Roi par-delà la mer », l’Immortel, l’Héritier des Anciennes Voies et l’Oiseau des Présages.

Suite à cette présentation, il serait surpris qu’elle ne le reconnaisse pas, ou qu’elle n’ait pas entendu parler de lui. Pour avoir existé bien avant ses grands-parents, la réputation d’immortel le suivait où qu’il aille; il figurait même dans les livres d’histoire pour enfant… et étrangement, très souvent comme étant le méchant de l’histoire. Dur de refaire une réputation faite depuis déjà plusieurs décennies. Il resta silencieux un petit moment pour lui laisser le temps de processeur l’information avant de tendre la main et prendre un ton calme et posé.

« Vous vous trouvez présentement sur l’île-mère de l’Archipel Meisaenne, donc, sur mon territoire. Pour cette raison, je vous demanderais de me remettre vos armes et me suivre jusqu’à la capitale d’Eist’Shabal. J’aimerais vous poser quelques questions, mademoiselle. Je ne doute pas de votre sincérité ou de votre honnêteté, mais vous n’êtes pas en territoire hostile, ici, et je ne peux pas vous permettre d’entrer dans la capitale ainsi équipée. »

Dans son ton de voix, elle pouvait comprendre que ce n’était pas par méfiance qu’il lui demandait de se désarmer. C’était par protocole et par sûreté; tant qu’il ne pouvait pas la considérer comme n’étant pas une menace pour ses gens, il ne pouvait pas lui autoriser le port d’une arme. Et il serait également fou de lui tourner le dos en bon guide alors qu’elle possédait des armes tranchantes et perforantes. Et puis, si elle voulait rentrer chez elle, elle n’aurait d’autre choix que de coopérer; les navires ne quittaient pas le port sans une autorisation du Conseil ou du Roi lui-même, et les passagers clandestins n’étaient pas tolérés sur aucun navire marchant ou militaire. La jeune femme n’était pas une de ces rescapées que le Roi pouvait simplement dorloter jusqu’au moment de leur départ; visiblement alerte et en pleine possession de ses moyens, elle s’adressait à lui avec clarté, et témoignait d’une véritable résilience presque guerrière aux changements de situation.

Le Roi se surprit à se dire que Shad était l’une des premières terranides à visiter Meisa sans être accompagnée d’un maître. Toutes les autres étaient des descendantes des Exilés qui habitaient ces terres depuis des générations. Les Okamis étaient des terranides particulièrement attachés à leurs racines, et du coup, il était difficile de les encourager à quitter leurs terres ancestrales pour s’établir ailleurs. De plus, les membres de cette race étaient normalement très belliqueux, et adoraient la violence que Meisa décourage vivement, bien que tous citoyens étaient contraints de faire un service militaire de trois ans, au cours desquels ils étaient formés au métier de leur choix tout en étant formés aux arts militaires. Meisa ne possédait pas d’armées, mais tous les citoyens étaient formés pour être aptes à rejoindre l’effort de guerre si la situation se présentait, et il était coutume pour les gens de ce royaume de consacrer une heure de leur journée à l’entrainement physique. Certains choisissaient l'exercice, d’autres le combat, et il en avait même vu pratiquer une méditation de renforcement.
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Shad Hoshisora
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« Répondre #4 le: Février 18, 2014, 02:06:23 »

L’Okami pouvait sentir le regard inquisiteur du monarque se portait sur sa personne, semblant détailler chaque détail tandis que l’homme tournait autour d’elle, l’inspectant sous toutes ses coutures. Quant à elle, elle ne bougeait pas, le suivant simplement du regard, prête néanmoins à réagir au cas où. Mais la Louve relâcha quelques secondes son attention et le Roi en profita pour lui saisir les poignets avant de les relâcher. Piquée par la curiosité, Shad fit un petit mouvement de torsion, ce dernier était censé activé le mécanisme. Hors, ses gants en cuirs, n’étaient plus que de simples gants inoffensifs maintenant.  La lycane ne put s’empêcher de lancer un petit regard noir en direction du Roi avant de subitement faire un pas en arrière sur le qui-vive.

Il lui avait bloqué sa paire de lame cachée et voilà qui dégainé son épée. Toute personne normale et censée réagirait de même en prenant ses distances et en se mettant immédiatement sur la défensive. Pourtant, quand il planta la pointe dans le sable, se désarmant, elle adopta à nouveau une posture calme et passive, écoutant attentivement sa présentation. Une bien longue présentation avec de nombreux titres. La lycane ne put retenir un sourire amusé, pour un peu elle viendrait même à s’éclaffer. Oh, rien de méchant, mais le fait de toujours croisé des nobles commençait à lui faire croire qu’elle avait le tact pour rencontrer ce type de personne. Notant que sa réaction pouvez outrer le Roi, elle prit rapidement la parole :

« Que sa Majesté me pardonne, si je souris ainsi, mais j’ai l’impression de ne croiser que des monarques sur Terra, la dernière personne de haut rang étant une Reine. Quant à votre réputation, je dois avouer, que je n’en ai entendu que des bribes et ne pensant pas venir ici, je n’ai pas réellement cherché à m’informer. »

Au moins elle était sincère et ne tentait pas de mentir en disant qu’elle le connaissait rapidement.  Mise à part de nom et dans certaines discussions au sein de Nexus, Shad n’avait jamais réellement entendu parler de ce Serenos.  Puis, vint la réponse sur l’endroit où elle se trouvait. Un archipel. Ce qui signifiait qu’elle était en pleins milieux d’une mer ou d’un océan et que de tenter de rentrer à la nage ne serait que pure folie. Quand vint le sujet de ses armes, la lupine se braqua en premier lieu, méfiante, laissant néanmoins le temps au Roi de finir son explication.

« Je comprends, mais mes armes sont des cadeaux offerts par une Elfe du soleil et une Walkyrie, j’y tiens énormément, cependant ne voulant pas de problèmes… »

La Terranide retira un à un ses gants avant de chercher ses dagues accrochés à sa ceinture. Les deux paires d’armes étaient de bonnes factures, combinant le savoir des Elfes et celui des Walkyrie. Plusieurs symboles étaient gravés le long de la lame, également dans les deux langages et bien qu’il ne s’agissait que de petites dagues et lames, le métal dont elles étaient créés était le plus résistant et le plus coupant connu sur Terra. Autant dire, que la lupine s’en séparait à contrecœur. Elle enveloppa ses dagues dans le cuir de ses gants avant de le tendre à Serenos.

« J’espère les récupérer en temps voulu bien sûr. »

Puis, pensant qu’il pourrait penser qu’elle dissimulait encore une autre arme à son insu, elle ouvrit sa toge, ce qui pouvait faire effet de veste, la retira, et la montra sous toutes ses coutures au Monarque avant de finalement la mettre au bras. La température étant plus chaude qu’à Nexus, porter cet habit noir lui donnait plus que chaud.

« Maintenant que la question des armes est réglée, je suis disposée à répondre à vos questions. Ha ! J’oubliais un petit détail. Rien de bien méchant, mais je risque fort de vite vous tutoyer. Oh, ne voyez pas là une marque de non-respect, mais je préfère parler avec un « tu » franc et honnête qu’avec un « vous » cachant les véritables attentions. De plus, je tutoie bien mon maître et cela n’a jamais signifié que je ne lui étais pas loyale. »

La messe venait d’être dite. Se connaissant, l’Okami savait qu’elle risquait de vite employée la deuxième personne du singulier au lieu de celle du pluriel pour parler au roi.  De plus, elle avait mentionné le fait qu’elle était indirectement une esclave et attendait de voir la réaction de Serenos. Sa main droite se posant contre sa toge posée sur son bras gauche afin de la maintenir en place, elle trouva bon de rajouter :

« Bien entendu, si cela peut me coûter mon arrêt de mort, je ferais un effort, mais je tenais à vous prévenir »

Oui, car certaines personnes, surtout des Hauts pouvaient être fort à cheval sur le règlement.  Il ne restait maintenant plus qu’à laisser le Monarque lancée son interrogation, à laquelle elle répondrait. Ou du moins, autant qu’elle le pourrait. Tout ce que Shad espérait était qu’il ne rentre pas dans le sujet de liberté lié à son statut actuel.
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« Répondre #5 le: Février 18, 2014, 08:47:59 »

« Je comprends, mais mes armes sont des cadeaux offerts par une Elfe du soleil et une Walkyrie, j’y tiens énormément, cependant ne voulant pas de problèmes…
- Tinuviel…

La simple mention du nom de cette elfe semblait prendre le Roi par rebrousse-poil, vu le ton acide qu’il utilisa pour parler d’elle, mais plus que l’irriter, son sentiment envers cette dame aussi légendaire pour ses capacités magiques que son nombre incroyable d’épouses qui ne cesse de grandir était beaucoup plus complexe et difficile à cerner; en tant que magicien, il désapprouvait l’usage de la magie rouge, qui créait une dépendance entre l’utilisateur et un partenaire consentant, surtout à cause de sa très grande instabilité. Le Roi démontra un certain dédain à s’emparer des armes, faisant plutôt apparaître un sac pour les y enfourner. Il tira sur la corde pour le refermer, enroula celle-ci autour de l’ouverture fit un nœud complexe et solide avant de tirer bien fort pour le bien le sceller et lança un sortilège sur l’objet pour qu’il soit impossible de l’ouvrir sans remplir une certaine condition; être en danger ou être en dehors du territoire Meisaen. Ainsi, il put rendre ses effets personnels à la jeune femme sans pour autant la laisser être armée; il avait placé les armes de façon à ce qu’ils ne puissent pas endommager la toile du sac, et ainsi ne pas en être tiré à moins de répondre auxdites conditions.

Il avait noté l’étrange composition du métal qui avait servi à fabriquer ces armes, et il ne put s’empêcher de penser que bien que n’étant pas créé de gaiërite, c’était des objets d’une facture incroyable. Probablement meilleur que ce qu’il aurait pu trouver n’importe où sur le continent, que ce soit en Nexus ou dans l’Empire, ce dernier étant une pointure au niveau d’objets de mort, après tout. Il ne savait pas grand-chose des elfes du soleil, en raison du caractère très secret de cette race, hormis Tinuviel qui ne semble pas plus disposée qu’une autre à faire preuve de discrétion face à ses propres capacités, et des walkyrie, il en savait encore moins, à l’exception près de la réputation de guerrière qu’elles avaient, il se doutait qu’un objet que un membre de chaque race aurait participé à fabriquer avait sans aucun doute des propriétés redoutables au combat, et probablement, s’il se fiait à ce qu’il savait sur Tinuviel, quelques enchantements porte-bonheur pour écarter les embuches du destin. Si elle l’a fait, probablement qu’elle a raté quelque chose, parce que cette dame semble avoir eu son lot de surprise, ne put s’empêcher de critiquer le Roi. En tant que magicien, il avait le même œil pour la magie qu’un artiste pour l’art; il remarquait toutes les imperfections et ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il aurait fait telle ou telle chose autrement, et que cela en aurait fait une œuvre bien supérieure. Ah, la vanité du professionnel, qu’on soit né de bonne famille ou chez le plus humble des mendiants, l’homme ne pouvait s’empêcher de la ressentir lorsqu’il se comparait lui-même à quelqu’un d’autre.

Avec les pensées ainsi vagabondes, le Roi n’arrivait plus vraiment à se concentrer sur la situation présente. Secouant vivement la tête pour se sortir du vague dans lequel il s’était involontairement plongé, il regarda à nouveau la jeune femme qui lui parla alors de sa difficulté avec le vouvoiement. En toute réponse, le Roi haussa des épaules.

« Ce n’est pas que je désapprouve, mais il est de protocole de s’adresser aux dirigeants avec déférence. Appelons-cela une façon d’affirmer leur pouvoir et de démontrer le respect à celui-ci. Vous vous adresserez à moi de la manière qui vous chante tant que nous sommes seuls. En public, cependant, je vous demanderai de vous y conformer, aussi désagréable que cela puisse être pour vous. »

Le Roi l’invita alors à le suivre alors qu’il se remettait lentement en marche sur le sable blanc. Le portail était à une bonne heure de marche, du coup, il n’y avait aucune raison de se presser; la nuit ne tomberait pas avant encore une bonne demi-douzaine d’heures.

« Il n’y a pas d’esclave en Meisa. Chacun est libre et responsable de ses propres décisions. Dès l’instant que vous êtes entrée ici, vous n’êtes plus sous la protection de votre maître. Vous êtes Shad, et c’est tout. »

Cela pouvait sembler être assez simple comme consigne, mais nombre d’esclaves commettaient des fautes sur son territoire et blâmaient leur maître pour les ordres que celui-ci leur avait donné, ce qui causait toujours de nombreux conflits législatives; puisque l’esclave est officiellement à la botte d’un étranger, est-ce que la loi Meisaenne devrait être celle qui punit, ou celle du pays d’origine du coupable. Pour la peine, l’esclave était souvent considéré comme responsable et son maître comme complice par incitation, alors que la Loi en Nexus établit que l’esclave est un outil, un objet, et ne pouvait pas être tenu comme responsable pour les actes qu’il commettait en nom de son maître, tout comme un tournevis ne pouvait être responsable d’une vis de travers. Après un moment de silence, le Roi s’arrangea pour marcher aux côtés de la jeune femme et la regarda avec calme et peut-être même un brin de sympathie.

« Le prochain navire en direction du continent ne revient que dans une semaine. En raison des festivités de la Nouvelle Année, la plupart des marchands et embarcations de voyage ne quitteront pas le port. Et dans le cas où vous seriez vraiment pressée de rentrer, je vous déconseille fortement de considérer la nage; même en navire et avec un bon vent, il faut plus près d’une semaine pour regagner le continent. Et je ne vous parle même pas des calamars géants et des lignes de prédation des requins. »

Effectivement, Meisa était très éloignée du continent principal. Pour cette raison, très peu de marchands s’aventuraient à ouvrir le commerce avec l’île, mais depuis l’installation des plaques de transport, il était possible d’envoyer, en sens unique, des biens en Meisa, et un capitaine plus expérimenté transportera le paiement de Meisa vers le continent, avec bien sûr un petit extra pour lui-même et son équipage. Le Roi lui expliqua donc qu’en Meisa, elle serait traitée comme n’importe quel visiteur, avec les privilèges et interdictions qui accompagnait ce titre.

« Vous devriez vous joindre à nous, mademoiselle. La fête de la nouvelle année Meisaenne est des plus… originales. »
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« Répondre #6 le: Février 18, 2014, 10:40:22 »

La Louve parut surprise en entendant le Roi énonçait le prénom de Tinuviel. Néanmoins, elle nota rapidement que sa rencontre avec l’Elfe du Soleil avait dû lui laisser un léger goût amer. Il n’était pas difficile de sentir l’irritation dans le ton de la voix du Roi, ni même de ne pas noter ses gestes qui se faisaient soudainement plus brusque. La  lupine haussa un sourcil inquisiteur face au sac, se demandant s’il allait simplement mettre ses armes à l’intérieur. En réalité, elle aurait pensé qu’il les garderait sur lui-même. Quand le sac, lui fut tendu, elle tira légèrement sur la corde par curiosité, remarquant que ce dernier restant hermétiquement fermé.

« Ingénieux… » Souffla-t-elle.

Que pouvait-elle énonçait de plus ?  Qu’il y’avait-il de plus contraignant que d’avoir ses armes à portée s de main et ne pouvoir en user ? La lycane accrocha le petit sac au niveau de sa ceinture de cuir située à sa taille.  Ainsi, cela ressemblait de loin à une petite bourse, ou du moins, une bourse de taille moyenne. N’ayant plus trop le choix, elle enfila à nouveau sa toge noire et rouge, les amples plus dissimulant encore mieux le corps de l’Okami ainsi que son paquetage.

En guise de précaution, Shad avait jugé bon de prévenir Serenos quant à sa tendance à plus utiliser le tutoiement, même pour des êtres de hauts rangs que le vouvoiement qui était logiquement la forme de politesse qu’elle se devait d’user face au Roi.  Sa réponse fit l’effet d’une surprise pour l’Okami qui s’attendait à plus de réticence que cela. Ainsi elle pouvait l’appeler comme bon lui voulait, sauf quand elle était en public avec lui ? Cela semblait logique. Mais, la Louve doutait sincèrement qu’un Roi reste encore plus de temps avec elle, une simple Terranide. Pour sa part, il la conduirait jusqu’à la capitale où leur chemin se sépareront. C’était ce qui avait de plus probable après tout.

« C’est noté. »  Se contenta-t-elle de répondre face aux explications du roi quant à la façon de l’interpeller.

Un autre fait avait attirait l’attention de la lycane. Bien qu’elle était une représentante de la race au plus bas de l’échelle sociale sur Terra et de surcroît une esclave, elle avait pu noter que le Roi lui adressait la parole comme s’il s’agissait de l’un de ses pairs. Ainsi, la Louve se faisait vouvoyer et s’était un fait qui la surprenait encore quand il  lui parlait. Dans de telles conditions, et en guise de respects et pour suivre une conversation d’égale à égale, elle risquait fort de continuer à parler comme elle faisait actuellement.

Respirant une dernière fois l’air marin vivifiant, Shad pris la route en compagnie du Monarque, marchant d’abords devant lui. Ainsi ne restant pas derrière, il ne pouvait penser qu’elle prévoyait un mauvais coup dans son dos. Bien qu’il n’avait rien à craindre à ce sujet et de plus, la Terranide se doutait bien que par son arme et sa magie, il était très à même de se défendre sans le moindre problème.

« Pas d’esclave à Meisa ? Et bien, soit, je serais juste..moi. Cela me convient très bien, mais je ne me serais pas cachée en disant que mes actes m’ont étaient dictés. En tout cas, merci de ne pas rentrer plus dans le sujet de choix de liberté. »

La Louve tourna son regard vers le Roi qui marchait maintenant à ses côtés.  Qui ne commence surtout pas à lui faire une morale comme elle en avait tant de fois entendu.  Cette morale sur les choix de la vie, le choix de servir ou d’être libre commençait à l’agacer de plus en plus. Son choix personne ne l’avait obligé à prendre telle ou telle décision et elle en était  plus que satisfaite.  Ainsi, ils continuèrent leur chemin, en silence, ou du moins en partie.

Le Roi de Meisa expliqua à la Louve qu’elle ne pourrait pas partir avant une bonne semaine pour cause de festivité et que tenter de partir à la nage ne serait que pire folie. D’une part de par la distance se trouvant entre l’Archipel Meïsaenne et le continent et d’autre part, du fait de la présence de monstres marins. Bien évidemment, jamais l’idée de partir à la nage n’aurait traversée l’esprit de Shad. Enfin, elle y avait songé un isntant, mais avait vite abandonné l’idée, comprenant que cela ne serait que pur suicide. Donc elle patienterait.

En entendant le terme « festivité » la lupine ne put s’empêcher de battre un peu plus rapidement de la queue. Depuis combien de temps n’avait-elle pas participé à une fête populaire ou locale ? Pour être sincère, il lui était impossible de dire si cela remontait à seulement quelques mois ou déjà quelques années. Néanmoins, cette invitation semblait l’enchanter et elle le fit comprendre très rapidement en donnant sa réponse :

« Oh, je serais ravie de voir votre fameuse fête. En quoi consiste-t-elle ? Combien de temps dure-t-elle ? Dois-je porter une tenue liée à cet évènement ? »

Hé, elle avait bien le droit d’être curieuse non ? Et puis, elle se retint de demander quel plat était servi pendant les festivités. En temps normal et pour de grandes célébrations, des mets succulents étaient toujours de la partie. Maintenant, cela pouvait être fort différent en ce lieu. Au loin, un miroitement attira l’œil de la Terranide qui désigna ce dernier d’un geste du menton sans le pointer du doigt.

« C’est de la magie qui se trouve là-bas n’est-ce pas ? C’est de là d’où vous venez ? A propos…A chaque fois qu’il y’a des inconnus sur vos Terres, vous y aller toujours ? Vous ne craignez pas qu’il puisse s’agir d’un piège ou d’une embuscade visant à vous détrôner ? »


En temps normal, les Rois ne se déplaçaient pas pour voir qui foulait leur terre et envoyait plutôt des éclaireurs. Le risque de tomber sur une embuscade, un coup monté, une tentative d’assassinat était bien trop élevé. La Louve se demandait si ce Serenos était si confiant car il pouvait l’être, pouvant mettre à mal quiconque tenterait de lui faire du mal.  Tout en observant le petit miroitement magique, elle tendit une oreille vers le Roi, écoutant ou non ses explications.



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« Répondre #7 le: Février 19, 2014, 04:40:15 »

« Oh, je serais ravie de voir votre fameuse fête. En quoi consiste-t-elle ? Combien de temps dure-t-elle ? Dois-je porter une tenue liée à cet évènement ?
-  La fête de la nouvelle année débute dans deux jours et s’étire pendant cinq jours, expliqua le Roi avec calme. Elle concorde avec mon « anniversaire », en souvenir d’une date qui est inconnue même pour moi, qui est également le jour où Meisa fut fondée. Pour ce qui est des vêtements… quelque chose d’un peu moins guerrier vous irait probablement mieux. Ces vêtements ont une histoire, et avec de telles armes, je crains de savoir quel genre.

Le Roi ne cherchait pas à la faire culpabiliser; pour avoir lui-même du sang sur les mains, il serait malvenu de sa part de prononcer un jugement; ce qu’une personne devait faire dans la vie pour survivre les regardaient, à la condition qu’ils assument les conséquences de leur acte. En Meisa, par exemple, les criminels étaient jugés à la hauteur de leur crime; les meurtriers suspectés de meurtres de sang-froid étaient soumis à la question grâce à la magie, où leurs souvenirs étaient inspectés avec une attention bien particulière. Une fois les souvenirs inspectés, si le meurtre au premier degré est constaté, l’homme est mis à mort sans plus de façon, et il n’a comme toute funérailles qu’une incinération et une brève prière pour inciter la clémence divine sur une âme corrompue. Par contre, si une personne tue une autre de sang-froid pour protéger sa famille et ses amis d’une menace réelle, alors, il est épargné, mais il subit un prélèvement de son salaire sur une période de cinq ans, qui était normalement la durée d’emprisonnement dans la plupart des royaumes continentaux. Selon lui, la prison est une sanction inutile qui faisait vivre une personne aux frais de l’état; à la place, elle est remise au travail, avec le procès et la procédure judiciaire maintenus confidentiels à la condition qu’aucune tentative de récidivisme n’est exécutée, et elle devait en plus rembourser une « dette » pendant le nombre de temps jugé adapté à la gravité de son crime.

Il lui proposa donc de le suivre jusqu’au palais royal. En effet, il possédait quelques robes et attirails laissés derrière par la défunte Reine de Meisa et quelques robes qu’il avait fait confectionner à titre de cadeaux pour les épouses de ses ministres, avant de se souvenir qu’aucun d’entre eux ne s’était marié. Entre Arthuros qui prétendait qu’une épouse risquait de le déconcentrer en mission, car en tant qu’espion et Assassin Royal, il était voué à se faire un nombre incroyable d’ennemis et il ne voulait pas qu’un d’entre eux se servent d’une compagne de cœur pour l’atteindre et atteindre son Roi à travers lui ou Alexander qui, pour sa part, n’était simplement pas marié faute d’intérêt pour la chose, le Roi n’avait plus que Raphaelle et Aglaë, qui pour leur part jugeaient que des hommes ne feraient que les gêner. Le Roi s’était même exclamé qu’il ne les avait pas privé du droit d’avoir une famille, et tous lui avaient répondu, en chœur, que Meisa était leur famille, et que ce qu’ils faisaient dans leur plumard ne regardait pas même le Roi. Se voir ainsi rabroué par ses plus proches amis avait même déprimé le Roi, qui avait refusé de sortir de sa chambre pour une semaine tant il était vexé.
 
La dame lui demanda alors s’il était venu par magie, ce qu’il lui confirma d’un simple hochement de la tête. Il lui expliqua également que Eist’Shabal s’était développée grâce à une grande concentration de magie dans l’environnement Meisaen, dont les effets accentuaient la puissance des sortilèges et des pouvoirs des gens dotés d’un don particulier. Il lui avoua également qu’il se demandait si la jeune femme subirait un bref changement au cours de son séjour, car pour l’avoir vue sous sa forme animale, il se demandait si elle subirait une subite poussée de croissance. Shad l’interrogea alors sur son rôle dans Meisa; elle s’intéressait à ses raisons de venir la rejoindre lui-même, et s’il ne craignait pas d’être tué dans la mesure où un aspirant au trône se serait décidé à prendre des mesures draconiennes pour arriver à ses fins. Le Roi poussa un léger soupir avant de regarder Shad dans les yeux en lui adressant un sourire navré.

« D’après vous, combien de temps seriez-vous restée sur place si dix hommes en armure s’étaient approchés de votre position et vous demandaient de rendre vos armes et de les suivre? Une personne normale fuirait devant une telle procession. Et je dois vous avouer; non, en temps normal, je ne suis pas celui qui s’occupe de récupérer les égarés. Mais aujourd’hui, considérons que vous êtes un cas spécial. Et pour répondre à votre dernière question, non, je ne crains pas d’être tué ou blessé, car comme je vous l’ai dit, je suis dans une situation très particulière qui m’empêche de mourir, que ce soit au bout d’une épée ou de vieillesse; je suis un immortel, dans tous les sens du terme. »

À force de parler, le Roi ne s’était même pas rendu compte qu’ils étaient déjà sur la plateforme de transport. Une fois sur place, il examina le dispositif un instant, puis leva les bras en murmurant quelques phrases en langue magique commune, enchantant la plateforme pour qu’elle ouvre le portail pour deux personnes. Lorsque les modifications furent apporté, il tendit la main vers Shad et l’invita à le rejoindre au centre de la plateforme. Aussitôt, leurs deux corps se mirent à se dématérialiser doucement, alors qu’ils se téléportaient vers la capitale.

Eist’Shabal, la Cité de l’Est. Probablement l’une des plus belles villes existantes. Lorsque le Roi et sa nouvelle amie se retrouvèrent sur la plateforme de transport, Shad put constater qu’ils se trouvaient présentement en plein centre-ville. Autour d’eux, plusieurs centaines des personnes se massaient sur différents échafaudages pour participer aux préparations de la grande fête de la nouvelle année. Les hommes étaient pour la plupart torse nu, démontrant fièrement leur virilité en se soumettant aux efforts physiques, alors que de nombreuses femmes, elles aussi sans le moindre vêtement cachant leur poitrine, s’affairaient aux nombreux détails décoratifs. Même une des Meisaennes natives, ces femmes aux cheveux d’argent et aux yeux dorés, participait aux efforts à la fois des hommes et des femmes. Les Meisaens possédaient tous ce teint naturellement basané, résultat de la clémence du climat de l’archipel, et ne semblaient pas plus gênés que cela de montrer leurs atours. Pour la rassurer, Serenos lui murmura qu’elle n’aurait pas à se promener seins nus; les Meisaennes qui se présentaient ainsi ne faisaient que signaler à un partenaire potentiel qu’elles n’étaient pas mariées, alors que celles qui se masquaient le haut du corps signalaient qu’elles l’étaient, et donc qu’elles n’étaient pas disponibles pour ces charmants bonshommes.

Visiblement, un de ceux-ci venait de remarquer Shad et s’approcha même pour lui proposer de se joindre à eux. Serenos prit néanmoins la parole pour lui signaler que Shad venait d’un long voyage et qu’elle se joindrait à eux plus tard si l’envie lui prend. L’homme s’inclina alors devant son Roi en prononçant une bénédiction en Meisaen avant de retourner à l’ouvrage auprès d’un groupe d’hommes. L’un de ceux-ci l’agrippa par le cou et lui frotta la tête du poing pour saluer le courage de son camarade. Meisa était vraiment une terre remplie de bons-vivants.

Le Roi lui demanda alors si elle désirait se changer. Avec la température, une tenue noire risquait de la faire cuir sous ses vêtements, et il doutait que finir en homard était une option qu’elle envisagerait sérieusement.
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« Répondre #8 le: Février 19, 2014, 07:01:19 »

Ainsi la fête qui s’apprêtait à débuter relatée la création de la nation ainsi que la venue de Serenos ? Tout ce que pouvait penser la Terranide était que cela n’allait pas être une fête des plus banales et sa curiosité la piquait encore plus. En réalité, elle avait hâte d’y participer, de voir le peuple de Meisa célébrer leur nouvelle année, rire, chanter et danser ensembles. Enfin, en espérant qu’il s’agisse bien de cela. Des fois, les fêtes populaires ne comportaient pas de telles réjouissances et pouvaient se montrer bien différentes.

Encore une fois,  les vêtements qu’elle portait ainsi que ses armes furent remit sur le devant de la scène. Il était vrai qu’avec un tel accoutrement, on pourrait la prendre pour un assassin, mais ce n’était nullement le cas. Elle avait tout simplement trouvé cet habit dans la demeure où elle résidait et l’utilisait quand elle sortait en ville afin d’être plus en paix lors de ses courses. Car, si elle viendrait à sortir en robe, la lupine aurait fort vite fait d’attirer l’œil et de devoir se sortir d’un conflit pouvant vite dégénérer. Ainsi, la capuche recouvrant ses oreilles et les amples plis cachant sa queue, la Terrandie était plus tranquille.  Quant à ses armes, avec toutes les mésaventures qui lui étaient arrivée, elle avait pris l’initiative de toujours les emmener avec elle. On n’était jamais trop prudent. Sauf que là, ces dernières ne lui servaient nullement à rien.

Shad se demanda comment aurait réagi Serenos s’il elle serait arrivée sur son territoire dans une autre tenue. Peut-être aurait-il eu d’autres idées sur sa personne. Mais l’habit ne fait pas le moine et elle aurait fit fait de lui prouver que ce n’était pas une bonne chose que de se fier qu’aux apparences.  Bien sûr, tout n’était pas blanc chez l’Okami. Elle avait du sang sur les mains et elle en aurait encore. Mais à chaque fois, elle avait tué pour se défendre elle ou une autre personne voir une cause. Ses derniers meurtres remontaient au temps de la bataille de la Forêt des Toiles où elle avait protégés des Terranides de chasseurs d’esclaves en compagnie de la Reine Elise. La bataille avait été des plus sanglants surtouts avec la présence des goules. Mais la victoire, par chance, avait été leur.

« La prochaine fois, je ferais en sorte d’être embarquée dans les Terres Sauvages en étant en robe quant au fait d’être accueillit par une  dizaine de gardes armés…non j’avoue que je n’aurais peut-être pas réagis de la même façon » dit –elle d’un ton calme.

Elle monta par la suite sur la plateforme de téléportation, ne pipant mot tandis que le Monarque préparait le sort qui les emmèneraient jusqu’à la capitale. Quand ce fut chose faite, la beauté des lieux impressionna l’Okami. La capitale était belle, grandiose et semblait chaleureuse. Tous autours, la populace s’affairait à préparer la fête et bien que la ville fût déjà magnifique, il était fort à parier que les futures décorations allaient l’embellir encore plus. La Louve nota également le style vestimentaire des hommes et des femmes, tous deux se promenant le haut mis à nu.  Remarquant son inquiétude, le Roi la rassura bien vite en lui expliquant qu’elle ne serait pas obligée de se balader seins nus ce qui la rassura. Elle hocha la tête avant de relever cette dernière remarquant qu’un homme venait l’aborder, l’invitant à les rejoindre.
Pour du direct s’était du direct. Mais le Roi fut plus rapide et ne laissa pas la Louve expliquait à l’Homme qu’elle devait refuser son invitation. Bien que remercier, l’homme les salua et quitta le lieu en parlant dans un étrange dialecte. Sans doute la langue locale. L’okami afficha un sourire amusé en voyant l’homme se faire joyeusement « torturé » par l’un de ses confrères avant de relever ses oreilles se tournant vers Serenos.

« Ce ne serait pas de refus, et puis j’aurais moins l’air d’une…enfin vous voyez de quoi je veux parler. »

La direction vers le palais royale fut donc prise.  L’Okami  observait les alentours, appréciant la vue qui lui était donnée. A vrai dire, elle ne savait pas réellement si elle se jetait dans la gueule du loup ou non. De plus, cet homme lui avait clairement dit qu’il était impossible à tuer, elle n’avait qu’à espérer qu’il ne cachait pas son jeu en se faisant passer pour ce qui n’était pas en vrai. Quant à la question d’une possible transformation à cause de la magie environnante, Shad serait fixé en temps et en heure. Ils arrivèrent bien vite devant un énorme pont où on pouvait apercevoir l’immense palais de l’autre côté de la Rive. Pour du palais, c’était du palais.

Le pont fut pris et la Louve laissa le Roi la guider, saluant également les personnes qu’elle croisait par politesse et courtoisie.


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« Répondre #9 le: Février 24, 2014, 03:24:40 »

[Pardon si la réponse est un peu barbante, je l'ai écrite en étant fatigué xD Beaucoup de contenus pour très peu d'action, mais on comprend un peu comment fonctionne le Royaume, ce qui est bien. xD]

Très peu de royaume en ce monde peuvent se vanter d’avoir un tel palais. Le Palais des Anciens était une merveille d’architecture, avec Anredème comme architecte et le Roi de Meisa comme seul bâtisseur. Fabriqué à même la pierre qui composait la montagne, une pierre particulièrement blanche qui ressemblait beaucoup à du marbre, les rayons du soleil le faisait briller toute la journée, comme un phare. La plus haute tour, installée à l’arrière du palais, s’élève à plus d’une cinquantaine de mètres du sol. Le palais lui-même était massif, une véritable montagne, où de nombreux balcons avaient été aménagés. Toutes les chambres faisaient face à la mer, alors que de l’autre côté, on retrouvait surtout des bains, la bibliothèque et les chambres des courtisanes, femmes vivant aux crochets du Roi en échange d’accéder à certaines faveurs diplomatiques pour lui; visites discrètes auprès de certains diplomates ou importants visiteurs, diplomatie du poignard, et autres, qui reçoivent paiement de leurs clients. Serenos était très fier de son palais, mais ce qui en faisait réellement sa valeur, c’était deux choses; le cercle magique qui comporte divers sorts de puissance qu’aucun être vivant ne pouvait reproduire à cause de sa complexité, et Eglendal, le Catalyseur Ashansha, le plus gros jamais créé par cette race ancienne et en toute apparence d’une sagesse incomparable, qui faisait virtuellement du Roi de Meisa l’un des êtres les plus puissants qui n’aie jamais foulé cette terre… à la condition d’être sur son territoire, car Eglendal ne peut être déplacé sans un nombre incroyable de préparatifs.

Une fois passé le pont du palais, ils arrivèrent sur la grande cour, première étape avant d’entrer dans l’enceinte du chateau. Une fois sur place, il était maintenant possible de remarquer une notable particularité de cette structure; à près de cinquante pieds sous la cour et le pont se trouvait un énorme cercle magique, tourbillonnant lentement en sens anti-horaire. Le Roi expliqua à la jeune femme que ce cercle était ce qui maintenait cette partie du pont. Une fois désactivé, le pont disparait aux niveaux inférieurs du précipice, ce qui est, selon lui, un net avantage sur un envahisseur possible. Il préféra lui cacher le fait qu’il s’en était déjà servi pendant les incursions Ashnardiennes pour massacrer une bonne partie de l’armée du Général Cormenius. Sur la place, on pouvait noter la présence de nombreux pavillons où se prélassaient quelques diplomates et nobles étrangers. En toute honnêteté, si ce n’était pas des navires qui devaient rester au port en raison de la Nouvelle Année, cela ferait déjà un bon moment qu’il les aurait renvoyés chez eux à grand coup de pieds. Il avait même envisager les faire téléporter par ses magiciens, mais les risques que le transfert les laisse avec une jambe ou même la tête en moins ne l’intéressait pas vraiment, surtout pour certains membres de cette caste qui étaient considérés comme relativement importants dans leur pays d’origine.

Après être passé devant cette bande de nobliaux, le Roi expliqua que la noblesse à l’étranger n’était pas la même chose une fois en Meisa. Les rares maisons nobles qui se trouvent présentement en Meisa sont non seulement riches, mais elles sont toutes constitués de guerriers et de magiciens puissants qui avaient prêté serment d’allégeance à la famille royale. Il lui parla qu’il y en avait une, la famille des Loinvoyant, dont les capacités mentales héréditaires en fait des informateurs et des manipulateurs d’hommes particulièrement efficaces, ce qui assure leur position dans la noblesse. Leur don, qu’ils nommaient eux-mêmes l’Art, semblait néanmoins se perdre, car il se manifestait de moins en moins chez leurs enfants. Pour six Loinvoyant, il arrivait souvent qu’il n’y en ait qu’un ou deux qui soient effectivement capable d’user de cette capacité des plus originales. Il y avait également une famille particulière dans ces nobles; des Terranides de type Canin, le Clan des Crocs. Fidèles au-delà de la raison au Roi de Meisa, ces créatures aux capacités surhumaines le servaient aveuglément et incarnaient une grande partie de sa garde royale lors de ses déplacements sur le continent. Le chef actuel de cette famille était Kenneth, un terranide-molosse considéré comme étant l’un des plus puissants membres de sa catégorie, et surtout le plus bêtement loyal des… ah, justement, le voilà qui vient en courant.

« Kenneth, non. Non. Arrête. NON! »

Le petit mais puissant Terranide sauta de sa position à quatre pattes pour sauter sur son maître avec une exclamation de joie et se mit à lui lécher le visage avec une langue particulièrement salivante, comme l’animal auquel il était associé. Fier contrepartie des Rottweiler, ce petit colosse de Chien de Guerre avait aussi la sale manie de sa moitié animale de ne respecter qu’un nombre très limité de règle, et surtout au niveau de l’espace personnelle. Après un long moment de lutte, le Roi parvint à se défaire de la prise de son fidèle camarade en lançant un biscuit à saveur de viande dans les airs. Le Terranide releva immédiatement la tête et fit un bond majestueux pour s’en emparer au vol. Une fois qu’il eut posé les pieds à terre, le petit costaud regarda son maître en attendant patiemment ses ordres. Le Roi grommela et plutôt que de le féliciter, entreprit de le gronder pour son attitude exubérante. Profondément déçu, le chiot le regardait avec de grosses larmes aux yeux, les yeux piteusement rabattus vers l’arrière, penchant la tête sur le côté pour montrer son coup, signe clair de soumission. Après une minute, le Roi lui caressa brièvement les cheveux et les oreilles avant de l’envoyer rejoindre son clan.

« Sérieusement, ce gamin est l’héritier de Karma, et il n’a pas la moitié de son tempérament tout en ayant le double de ses capacités physiques à son âge. Et il n’a que sept ans. Vous imaginez de quoi il aura l’air une fois adulte? »

En toute honnêteté, le Roi attendait impatiemment la fin de la croissance de ce jeune homme. Bien qu’il eut énormément de mal à dominer sa nature plus féroce et agressivement joueuse, il démontrait une loyauté parfaite et en temps normal une discipline exemplaire, ce qui promettait de résulter d’un brave et honnête adulte qui assurerait probablement la prospérité de sa famille. Étant jeune, le Roi devait se comporter envers lui comme un chef de meute, puisque les terranides de cette race ne respectaient jamais ceux qui n’arrivaient pas à les dominer, ce que le Roi, avec les années, avait appris à faire autant avec les humains qu’avec les terranides.

Une fois dans l’enceinte du château, Shad put noter qu’un nombre surprenant de serviteurs s’affairaient à courir dans tous les sens avec de multiples décorations pour la fête du nouvel an. Le Roi eut tout juste le temps de la faire reculer pour éviter deux serviteurs qui passaient à toute vitesse avec une quantité impressionnante de guirlandes, hurlant sur leur passage un « Pardonnez-nous, majesté! » sans même prendre le temps de s’arrêter. Le Roi haussa d’un sourcil, regarda de chaque côté du couloir avant de traverser, se sentant étrangement aussi en danger à traverser ce chemin que d’autres se sentaient en passant la rue. Une fois dans le vestibule principal, il passa une main autour de la taille de l’Okami et d’un simple bond, il gagna l’étage supérieur par le balcon [En raison d’une nette difficulté à décrire la chose, disons que le vestibule est une pièce rectangulaire, et qu’à l’étage supérieur, il y a un énorme rectangle vide d’où il est possible de regarder à l’étage inférieur, contourné par une rambarde pour éviter les accidents malheureux. Visiblement, Serenos voit plutôt la chose comme un ascenseur, mais il n’y a que lui pour faire des bons de quatre-cinq mètres pour s’éviter les escaliers], puis il la déposa calmement, l’incitant plutôt à le suivre. Pour un œil non familier, ce château devait probablement ressembler à un labyrinthe, mais le Roi ne semblait pas avoir le moindre mal à s’orienter. Après tout, il n’avait que trois chemins à se rappeler; celui vers sa chambre, celui vers la salle du trône et celui vers la Salle du Catalyseur. Pour tous les autres, il y avait un nombre décent de guides qui pouvaient assister les visiteurs dans leurs déplacements.

La chambre du Roi était probablement une des pièces les plus spacieuses du palais, possédant même un énorme balcon par lequel passait entre les rideaux un doux courant d’air marin qui remplissait la pièce d’une odeur agréable et vivifiante. Le Roi ne perdit pas un moment et se dirigea vers une grande commode. Vu l’état de l’objet, il était apparent qu’il ne l’avait pas ouvert depuis un sacré moment, aussi prit-il de grandes précautions au moment de l’ouvrir. Il regarda alors à l’intérieur et étira un bref sourire avant d’en tirer avec une tendresse surprenante une magnifique robe qu’il avait fait autrefois confectionner pour sa défunte épouse, une tenue qu’elle n’avait personnellement jamais pu porter en raison de son décès prématuré. La tenue comportait beaucoup de blanc, comme il convenait à une tenue Meisaenne, mais aussi quelques motifs noirs, pour compléter le tableau. Il l’offrit alors à la jeune Okami en souriant.

« C’est une chance que vous soyez de la même taille que la défunte Reine, je croyais jamais arriver à la faire sortir de son placard, celle-là. »
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« Répondre #10 le: Février 24, 2014, 09:14:41 »

[hrp : Pas de souci, je ne fais pas trop avancer l'histoire aussi ]

La Terranide observait tout ce qui se découvrait face à elle. L’architecture du palais royal, la façon dont était  construit le pont, les aménagements extérieurs. Tout. C’était pour elle un moyen de profiter du lieu mais également de retenir le chemin le plus sûr pour partir en cas de pépins. On était jamais trop prudent et la Terranide savait bien que derrière un visage amicale pouvait se cacher le pire des monstres. Pourtant, elle était déjà en partie enchaînée ici et devait donc compter que sur ce qu’elle voyait comme fait véritable. A savoir, la bienveillance du roi de ces terres.

Le système était ingénieux et présentait un net avantage lors de batailles mais, cela n’arrêtait que les troupes terrestres. Sur Terra, les chevaucheurs de dragons, wywernes, ainsi que d’autres créatures volantes étaient légions. Un pont brisé ou disparut ne pouvait freiner leurs attaques. Et la lupine se doutait bien que le Roi savait ce fait. Elle en déduisait donc qu’il devait avoir aussi un moyen de se protéger contre des attaques aériennes. Un bouclier peut-être ? Dans tous les cas, la lycane ne pouvait faire que supposer à elle-même,  poser une telle question reviendrait à se faire catégoriser comme espion. Fait qu’elle ne voulait absolument pas et qui n’était pas le cas. Disons juste qu’elle est de nature curieuse, trop curieuse même.

Passer devant tous ces nobles ne lui fit ni chaud, ni froid. Elle saluait d’un bref hochement de tête ceux qui regardait en sa direction mais n’allait pas plus loin dans le protocole de courtoisie et de politesse. Après tout, si elle devait parler à chacun des Nobles présents, elle en aurait pour des heures et le temps semblait compter actuellement. Surtout que plus ce dernier passait, plus la fête n’approchait et tout devait être prêt au moment fatidique. L’Okami arqua un sourcil de surprise en entendant Serenos lui mentionnait deux familles de Nobles, notamment l’une composée de Terranides. Des Terranides élevés au rang de nobliaux ? Voilà ce qui intrigua fortement la Louve et elle crut d’abord à une mauvaise blague.

Du moins, jusqu’à ce que le fameux chef du clan arrive en courant et saute sur le monarque pour le saluer à la manière d’un chien normal. Réagissant comme tel du début à la fin. La Louve soupira  intérieurement. Bien que les siens fussent montés haut dans la caste sur cet archipel, ils étaient toujours considérés comme les simples animaux qui représentaient. Kernet était un Rottweiler, il serait donc un Terranide d’attaque et de garde comme son homologue animale. Et puis, ce lancer de petit biscuit rattrapé si sagement…La Louve s’était retenue de faire un commentaire, elle ne pouvait pas encore réellement juger, elle n’en avait pas assez vu.

« Sans doute, mais pour le moment, il reste un chiot » se contenta d’elle de répondre avant de reprendre la marche.

Et un chiot qui devait encore grandir pensa-t-elle. En réalité, Shad doutait fortement que la direction du clan des Crocs revenait à ce petit. Pour le moment, au vue de son âge, elle supposait que le clan était dirigé par une personne interne proche de Kernet ou une personne extérieure telle que Serenos.  La louve se demandait même à partir de quand le chef pourrait être considéré comme un adulte. Chaque passage à ce stade différencier d'une race Terranide à une autre et à vrai dire, même pour la sienne, elle n’en avait que très peu d’informations.   Plongée dans ses pensées, elle ne remarqua pas directement qu’ils étaient arrivés dans le hall d’entrée du palais et évita de justesse un homme courant, des banderoles sous le bras.

Si la préparation de la fameuse fête annuelle battait son plein dans la capitale, c’était également le cas ici, au sein du palais royal.  La Louve se demanda même un instant si les rues n’étaient pas plus sûres que le hall d’entrée du palais. Faisant attention à ne pas rentrer dans une quelconque personne, elle suivait toujours le Roi, observant silencieusement. Une chose était sûre, elle ne pouvait nier de la beauté du palais qu’elle soit externe ou interne.  Instinctivement, le corps de la Louve s’était légèrement raidit quand le Roi passa son bras autours de sa taille. Un simple réflexe lié à la surprise qui s’estompa bien rapidement.

« Et…ceux qui ne savent pas bondir comme vous, ils font comment pour aller à l’étage ? »

Disant ses mots, la lycane jeta un coup d’œil par-dessus la rambarde qui protégeait le vestibule. Donc décidemment, une personne normale ne pouvait bondir comme il venait de le faire, elle supposa donc qu’il devait exister un moyen différent pour arriver à l’étage. Comme de simples escaliers par exemple.  La Louve observa un peu l’agitation en contre-bas avant de de détourner  du spectacle et de suivre Serenos jusqu’à la chambre royale. Et comme toute chambre royale, cette dernière était spacieuse, très spacieuse.

Quand la robe lui fut tendue, elle s’en saisit avec délicatesse, l’observant doucement.  Le vêtement était de belles factures, le couturier qui avait dû le créer avait dû mettre un certain temps pour arriver à ce résultat. Pourtant, une chose gênée la Terranide qui ne put s’empêcher d’en faire roi au Roi :

« C’est un coup de chance oui, mais, vous êtes sûr ? C’est un habit royal et je… »

Elle se stoppa net dans sa phrase, observant le roi, particulièrement son regard. Ce dernier ne semblait pas lui laisser grandement le choix et à bien y réfléchir, s’il n’aurait voulu qu’elle porte sur elle cette robe, jamais il ne le lui aurait proposé. Cela allait de soi.  Shad hocha donc la tête, soufflant un « merci » avant de regardant à gauche et à droite à la recherche d’un endroit où se changer. N’en trouvant pas, elle haussa finalement les épaules

« Bon, je n’ai pas trop le choix… »

L’Okami se mis face à la commode  accrochant la robe à cette dernière  faisant ainsi dos au Roi. Et sans la moindre pudeur qu’elle avait pu montrer lors de leur rencontre sur la plage, elle se déshabilla se retrouvant bien vite en tenue d’Eve, sa queue battant mollement derrière elle. Une chance que la Terranide avait prise l’habitude d’être vu nue et avait donc vaincu sa pudeur d’antan. Les courbes du corps de la Louve se dessinaient donc face au Roi qu’elle ignorait complétement. Pourtant, ce ne devait pas être les hanches ni même le fessier qui devait attirer l’attention du monarque mais cachée derrière sa chevelure cascadant dans son dos, un tatouage bien particulier.

 Ce dernier représentait un dragon et un phoenix entrelacé et aussi loin que se souvenait la Terranide, elle l’avait toujours eu. Et tout comme les êtres magiques que représentait cette marque, la Louve savait contrôler le feu et ne cesser ne s’accroître dans ce domaine de compétence. Les deux dessins des créatures, et plus particulièrement leurs yeux rougeoyèrent un instant, comme s’ils eurent étaient doués de leurs propres consciences. Bien évidemment, Shad ne pouvant voir son dos avait vite fait d’oublier ce qui s’y trouvait.   Et le spectacle fut caché au Roi alors que la Louve enfilait avec précaution la fameuse robe Meïsaenne.

Une fois cela fait, elle se retourna, fit les derniers ajustements  et s’observant un instant, dû admettre qu’elle lui allait plutôt bien.  Passer du noir au blanc, voilà un changement radical. Shad se saisit de ses précédentes affaires, les plia, les mettant en pile dans un coin par la suite. Après tout, elle ne pouvait les laisser traîner par terre enfin !  L’Okami passa une main dans ses cheveux, chassant quelques mèches rebelles sur son visage avant de se demander quel serait la suite du programme.

On toqua bientôt à la porte de la chambre et au travers cette dernière, les deux  personnes présentes pouvaient ouïr un serviteur annonçait que la fête serait prête à l’heure comme il se devait. La louve ne pouvait nier qu’elle était impatiente de voir en quoi cette dernière consistait réellement. Mais le silence qui s’était posé dans la pièce fut brisé par le bruit distinct d’un gargouillement d’estomac. Surprise, la Louve abaissa quelque peu ses oreilles de gênes, regardant Serenos :

« Hem désolé, je dois avoir un petit creux. »

Et puis, ce n’était pas comme si c’était un crime d’avoir faim ! Au pire, l’Okami se doutait qu’elle trouverait de quoi manger et boire lors du fameux festival. Il y’avait toujours des boissons et des denrées pendant de tels évènements.
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« Répondre #11 le: Février 26, 2014, 12:21:10 »

« C’est un coup de chance oui, mais, vous êtes sûr ? C’est un habit royal et je…
-  Un vêtement royal? Je doute qu’une telle chose puisse exister. En tout cas, en Meisa. Ce n’est qu’une robe. »

Ignorer le malaise de l’Okami était difficile, même pour un Roi aussi peu perspicace à tout ce qui entourait les sentiments humains. Peut-être était-ce son sadisme personnel qui l’encourageait à embarrasser la jeune femme, qu’elle soit une inconnue ou pas, mais en toute sincérité, il espérait simplement lui faire un présent qu’elle pourrait envisager de garder. Meisa n’était pas un lieu que beaucoup de gens du continent visitaient, et pour le coup, il se doutait qu’elle n’aurait pas vraiment l’occasion de revenir dans l’avenir. Même s’il ne la connaissait pas, même si elle n’était qu’une seconde dans l’immensité de sa longue vie, une partie de lui, consciemment ou pas, croyait qu’elle méritait ce présent, qu’elle méritait de profiter, ne serait-ce que pour une journée, de la beauté de la vie à l’état pure. Une vie sans entrave, sans restriction, une vie de danse et de chant, où le vin et les rires sont tous partagés, où ni Roi ni serviteur n’a sa place. Une simple semaine où tous n’étaient que des êtres vivants en communauté.

Lorsqu’elle entama de se dévêtir devant lui, le Roi se sentit bizarrement embarrassé. Pas parce qu’il n’était pas accoutumé à la nudité, pas le moins du monde, mais il devait admettre que c’était la première fois depuis des années qu’une femme se montrait nue dans sa chambre. Même ses maîtresses n’avaient pas accès à cette pièce qui incarnait en quelque sorte son lieu de paix et d’intimité. Son regard se posa d’abord sur sa nuque, puis ses épaules fermes tout en restant bien délicates comme il convenait à une femme. Ses yeux glissèrent ensuite sur ses omoplates, et enfin, sur le Dragon et le Phénix se trouvant sur son dos. Malgré les cheveux qui les masquaient, le Roi parvenait facilement à les distinguer grâce aux mouvements de la jeune femme. Voilà un tatouage particulier, songea-t-il. Il leva alors les doigts, avant de les baisser à nouveau, résistant tant bien que mal à la tentation de toucher la peau où se trouvaient ces curieuses marques. Il ne manqua cependant pas de percevoir la soudaine lueur qui brilla dans les yeux rougeoyants des tatouages. Ses sens l’alertèrent alors de la présence d’une certaine forme de magie, presque imperceptible, dans l’encre qui avait servi à donner forme à ces deux silhouettes. Faute d’une enquête plus approfondie, il ne pouvait affirmer que ce dessin était plus qu’une simple marque ou une entité magique, mais il nota leur existence et cette possibilité dans un coin de son esprit.

Lorsqu’elle eut fini d’enfiler le vêtement, le Roi détourna le regard avec une tentative plutôt vaine de faire semblant de ne pas l’avoir regardée. Mais lorsqu’il ramena son regard sur elle, il resta un moment bouche bée.

La robe que portait en ce moment Shad avait été confectionnée des mains même du Roi de Meisa, celui-ci masquant ce hobby qu’il avait de coudre et fabriquer des vêtements pour conserver sa crédibilité de monarque, pour la défunte Reine de Meisa. Cette même robe avait été à une époque planifiée pour être portée par la Reine de Nexus Nöly, également décédée avant son heure, ce qui avait empêché cette robe d’être portée par qui que ce soit. Le monarque la regarda un long moment et, cette fois, il ne put s’empêcher de lever une main. Il allait en premier temps lui caresser la joue, son esprit embrouillé par une vision furtive de son épouse et de celle qui avait ravi son cœur, avant de simplement poser la main contre l’épaule de la jeune femme et de lui sourire tendrement.

« Cette robe vous va à ravir, mademoiselle. »

Il sursauta au son de sa propre voix. Il avait l’impression d’avoir essayé de parler en avalant une coulée d’acide. Une voix aussi enrouée ne pouvait qu’être porteuse d’une nostalgie qu’il tentait de réprimer de son mieux. Il souffrait. Il souffrait énormément, et depuis toujours, sans jamais pouvoir laisser parler cette douleur. Il avait mal, mais en un sens, cette douleur lui prouvait qu’il était bien vivant, qu’il était encore capable de ressentir quelque chose, et en ce sens, il se sentait terriblement soulagé que son cœur soit encore capable de ressentir de telles émotions. Pour un homme comme lui, c’était quelque chose de rassurant de pouvoir se sentir interpellé par des sentiments aussi communs.

Il entreprit alors d’afficher un sourire pour ne pas inquiéter la jeune louve, qui devait être aussi étonné de son ton que lui-même. Lorsqu’elle lui parla de son appétit, il eut un bref ricanement avant de glisser aussi naturellement que possible sa main dans la sienne et de la tirer à nouveau dans les couloirs.

« Pardonnez-moi cette blague sans saveur, mais une femme telle que vous doit avoir une faim de loup! »

Oui, même le Roi de Meisa pouvait se permettre de faire des blagues de ce genre. La pauvre n’avait encore rien mangé depuis sa téléportation, et il lui en avait fait subir une seconde à son arrivée, alors que de tels transports sont reconnus pour creuser l’appétit des voyageurs. Il la guida donc dans les couloirs, traversant le palais de part en part pour atteindre une des pièces du palais où il ne se rendait que rarement; les cuisines. Et cet endroit portait bien son nom; d’énormes cuisines, équipée pour recevoir plusieurs dizaine de cuisiniers si nécessaire, et probablement en raison des nombreux bals que le Roi était obligé d’organiser pour conserver ses bonnes relations avec le monde extérieur. Il n’y avait pas beaucoup d’endroits, sauf peut-être Nexus et Ashnard, qui pouvait se permettre un tel luxe, pour la simple raison que les cuisines étaient l’une des parties les plus dispendieuses qui soient dans un palais; sans les bons matériaux, les cuisiniers peinaient à produire des repas dignes de ce nom. Lorsque le petit couple entra dans la pièce, la jeune femme put constater que la fête ne se produisait pas qu’en ville; la cuisine était remplie de travailleurs qui s’affairaient à leurs tâches, avec trois chefs de piste qui hurlaient des ordres à s’en éclater les cordes vocales pour se faire entendre par-dessus tout ce raffut. Le Roi la tira doucement par le bras pour l’inciter à le suivre entre les cuisiniers et atteindre l’un de ces chefs pour lui murmurer de lui donner quelques victuailles pour satisfaire l’appétit de sa visiteuse. Malgré les protestations du chef, celui-ci finit par se laisser convaincre de céder à la demoiselle une bonne portion de ragoût au bœuf et aux légumes, agrémenté d’une autre sorte de viande « dont ils lui diraient des nouvelles ». Remercient prestement le cuisinier, le grand Roi agrippa la jeune femme dans le sens inverse et, sans renverser une goutte de son écuelle, il parvint à les ramener en un seul morceau de l’autre côté des cuisines.

« Vous avez bien choisi votre moment pour avoir faim, très chère. Maintenant, que diriez-vous d’aller faire une promenade en ville? Les questions pourront attendre à plus tard, je crois que vous n’y verrez aucun inconvénient! »

Il parlait bien sûr de l’interrogatoire qu’il était, en théorie, supposé lui faire subir pour être entré illégalement sur ses terres.
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« Répondre #12 le: Février 26, 2014, 03:09:10 »

Lorsque l’Okami s’était retournée pour face au monarque, elle ne loupa pas de noter le regard que ce dernier lui portait. Cette robe avait été destinée pour sa défunte épouse, il était donc presque évident que la voir porter sur une personne autre que feu la Reine pouvait faire surgir quelques souvenirs au Roi de ces contrées. Par respect,  Shad garda le silence, mettant silencieusement ses mains derrière son dos, les croisant.  Elle ne put cependant réprimer un petit sursaut lorsque sa main s’apposa sur sa joue, lui offrant quelques menues caresses. Docile car il n’y avait rien à craindre pour le moment, elle se laissa faire et alla même à la façon des canidés appuyer un peu sa joue contre la paume de la main, renforçant le contact.

Contact qui fut bien vite brisé. La main descendit sur son épaule, dans une poigne ferme et amicale. La Louve afficha un petit sourire en coin avant de cligner des yeux sous le son de la voix du Roi. Etait-il triste ? La voix de Serenos était enrouée, une note et une pointe d’amertume se lisait dans cette dernière. Il n’était pas  compliqué de comprendre  Oh, que la Terranide aurait préféré ne pas le mettre dans de pareil état ! Pourtant, indirectement, ceci n’était pas de son fait et elle n’y pouvait donc absolument….rien.

Comme si l’estomac de la Louve avait décelé la gêne qui venait de s’installer entre le Roi et cette dernière, il se mit tout simplement à indiquer qu’il était temps de manger. La requête pour un peu de nourriture fut posée par Shad, une main contre son ventre dont elle tentait de camoufler, en vain, les quelques sons qui pouvaient en sortir.  Cette même main qui fut par la suite prise dans celle de Serenos et qui entraîna la Louve en dehors de la chambre, en direction des cuisines non sans une petite pointe d’humour.

« Haha, c’est très…subtile comme blague, mais oui, j’ai une faim de loup. »

Et elle ne mâchait pas ses mots. Shad avait faim. Nul doute qu’elle aurait été capable de manger pour quatre en cet instant. Enfin, du moment qu’elle avait droit à une petite collation, elle prendrait ce qui viendrait. La Louve vint même à se demander si  le royaume de Meisa avait des plats typiques, inconnu sur le continent. Des petites spécialités culinaires qui font la richesse d’un pays ou d’une contrée par rapport à une autre.  La Terranide s’interrogea même si elle en verrait pendant ccette fameuse semaine de fête Enfin ! Du moment qu’elle avait quelque chose à se mettre sous la dent.

Après l’épreuve de la capitale et du hall d’entrée, l’épreuve de la cuisine !  La Terranide avait lâché la main de l’homme pour bien pouvoir bouger et éviter les cuisiner, commis, sauciers qui couraient en tout va, manquant bon nombres de fois de lui rentrer dedans. A chaque fois qu’elle esquivait l’un des employés de la cuisine, on pouvait entendre un rapide « pardon, excusez-moi, merci ! ». Mais malgré tout, ils arrivèrent à accoster l’un des chefs qui était en train de donner de la voix, hurlant des ordres par-dessus le bruit de tout ce tintamarre.
La lycane aurait pu jurer entendre le chef grommelait qu’il  n’avait pas le temps pour ça, qu’elle aurait pu attendre un peu. Cependant, elle reçut néanmoins une bonne portion d’un ragoût de bœuf aux légumes accompagnée d’une viande dont elle ne  parvint pas à reconnaître l’odeur et non l’origine.  Se pourléchant les lèvres, la Terranide s’apprêtait à commencer son repas avant d’être à nouveau tirer par le Roi, cette fois en dehors de cuisines. Et, miracle ! Aucune goutte ne fut renversée sur le sol ou sur la robe blanche. Ce qui aurait pu être un drame, avouons-le.

« Hmm,  un instant, j’aimerais bien pouvoir manger et après oui,  un petit tour en ville pourrait être bien sympathique, surtout en cette période de l’année. »

Hé oui. Elle avait peut-être son repas mais avec tout ce remue-ménage, la lycane n’avait pu en prendre une seule bouchée. Tenant l’écuelle sur le plat d’une main, l’autre utilisant le couvert qui avait été fourni pour manger sans salissure, la louve entama son repas. Et elle dû avouer que c’était fichtrement bon et appétissant ! Bien qu’elle ne dise un seul mot, sa queue fouettant l’air derrière son dos pouvait confirmer à Serenos qu’elle se régalait. Après quelques minutes,  l’assiette fut vide de tout contenu et la langue de la Terranide passa sur ses lèvres, récoltant les dernières saveurs qui s’y trouvaient.

« Mes compliments au chef Il faudra me dire quelle était cette autre viande »

La Louve par la suite, toqua rapidement aux portes des cuisines, rendant son plat vide tout en donnant une nouvelle fois ses compliments au chef. Puis, elle revint sereinement vers Serenos, lui indiquant qu’ils pouvaient aller maintenant en ville.  Et comme ce dernier l’avait souligné, l’interrogatoire pouvait bien attendre un peu. Bien que la lupine se demandait vraiment si elle avait grand-chose à dire. Sa venue en ces lieux n’était qu’un simple accident de circonstance. Enfin, elle verrait bien cela en temps voulu.

Une nouvelle fois, l’Okami se retrouva au sein de la capitale des îles Meisaenne. Et encore une fois, elle dû faire attention à l’endroit où elle posait les pieds. La préparation de la fête battait toujours son plein mais on pouvait également noter que toutes les  décorations étaient pour la plupart déjà accrochées, suspendues entre les toits des maions en de longues banderoles. Certains habitants de la capitale s’autorisaient une pause, discutant, riant entre eux, un godet à la main.

Les oreilles de  Shad se relevèrent subitement, une musique entraînante venait de naître dans un recoin de la capitale. Curieuse, elle indiqua la source de cette dernière au monarque, ne manquant pas de lui demander s’il était possible d’y jeter un œil.  La Terranide venait même à se demander si les festivités n’étaient pas petit à petit en train de débuter. Surtout qu’il ne restait, à bien y regarder, plus grand-chose à préparer et que tout semblait en place.
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« Répondre #13 le: Mars 01, 2014, 06:38:48 »

« Il ne vous le dira certainement pas. Mais d’après moi, c’est probablement de la viande de cerf blanc. Même si je ne cautionne pas la chasse de ces animaux, leur prolifération est telle qu’il faut tout de même la contrôler par la chasse. Meisa est d’ailleurs célèbre pour ces animaux. Les terranides carnivores y trouvent même une raison de conserver la forme par la chasse, ce qui m’évite d’avoir à gérer leur caractère énergique. Une personne ennuyée est une personne particulièrement ennuyante. »

Il regarda un moment Shad et il lui adressa un sourire calme. Il était content de voir qu’elle avait apprécié le repas. La viande de cerf blanc coûtait terriblement cher à l’extérieur du pays, mais elle était extrêmement recherchée en raison de son goût particulièrement agréable et sa texture aussi tendre que du filet mignon. Il n’y avait que dans les frontières du royaume que finalement, son prix chutait à moins d’une pièce d’or le cinq kilogrammes, ce qui était très abordable pour la plupart des citoyens Meisaens et même des étrangers. Or, il y avait également une raison pour laquelle cette viande était énormément contrôlée; le cerf blanc sécrétait une toxine sans effet particulièrement nocifs, mais hautement addictif, ce qui imposait de sévères restrictions sur son exportation. Les meisaens étaient de nature plus résistants à cette toxine à cause de leur code génétique particulier, mais les étrangers risquaient de se battre pour simplement mettre la main sur une seule portion de cet aliment. Serenos ne s’inquiétait pas pour Shad, puisque les Terranides étaient naturellement résistant aux toxines et sécrétions des animaux. Peut-être en raison de leur héritage. Pour Serenos, les Terranides n’étaient pas des animaux. En Meisa, on les surnommait même les Protecteurs. Des êtres capables de communier avec l’esprit des bêtes, et de prendre sur eux la charge de partager leurs expériences, de vivre une vie à la fois bien humaine, et animale en même temps. Les Terranides étaient le résultat d’une puissante magie, une magie bien ancienne, peut-être originellement déchainées par les Ashanshas, qui avait pour but de donner aux animaux une voix compréhensible par les êtres qui ne pouvaient les écouter. Enfin, c’était la théorie. La seconde, et celle que le Roi n’aimait pas particulièrement, ce serait les tekhanes et leur amour des manipulations génétiques. La troisième, et la moins crédible, serait celle selon laquelle des femmes, ou des hommes, auraient copulés avec des animaux, et par une erreur dans le code génétique, elles auraient été capable de donner naissance à une nouvelle espèce. Mais en toute honnêteté, le Roi rejetait cette idée. Pas qu’elle soit improbable, non, mais ce serait probablement une insulte à ces braves créatures.

Ils arrivèrent enfin en ville. L’après-midi était déjà bien avancé, et les préparatifs ne demandaient que leur finition, ce que le Roi estima être une bonne nouvelle. Inconsciemment, il trouvait cette fête légèrement exagérée, puisque rares étaient les personnes qui vivaient encore qui étaient arrivés à l’époque de l’Exode, mais les gens avaient tenu à la rendre officielle, du coup, le Roi devait subir, à chaque année de sa longue vie, une semaine complète de nourriture et de boissons, de danses enivrantes et parfois même de baisers envoûtants. Il ne ressortait jamais d’une de ces fêtes sans au moins une migraine, et ça, c’était seulement quand les choses se déroulaient normalement.  Maintenant qu’ils étaient en ville, il était assez remarquable qu’il n’y avait plus personne en torse nu. Tout le monde avait revêtu des vêtements aux couleurs de Meisa. Au centre de la ville, sur la grande place, de grandes tables entouraient maintenant l’Arbre Blanc, dont le tronc noir et les feuilles blanches représentaient étrangement bien ce que le Roi voulait pour Meisa; une part d’ombre qui ne sort jamais de la lumière, sauf lors des moments difficiles, représenté par l’hiver, où il faut savoir montrer ses crocs pour survivre. Contre l’Arbre, une bonne dizaine de musiciens jouaient de leurs instruments. Les femmes chantaient et dansaient, alors que les hommes essayaient tant bien que mal de suivre la cadence. Le commun Meisaen était du genre festif, mais les hommes n’avaient que très peu de temps à accorder au perfectionnement de leur art de la danse et du chant, sauf pour les chants et les danses traditionnelles. Bien vite, ces braves gens s’arrêtèrent pour regarder le Roi et sa compagne. Bien que certains hommes, et même des femmes, ne purent retenir un sifflement admiratif en direction de la louve, leur silence s’adressait surtout au Roi.

Comme à chaque année, le Roi s’approcha de l’Arbre Blanc, et grimpa sur une des tables. Les gens se massèrent autour et derrière Shad, regardant leur seigneur et maître avec une attention toute nouvelle. Une fois sur cette estrade improvisé, face à la foule, le Roi sembla un instant chercher ses mots. Le discours habituel n’était intéressant que s’il était changé chaque année, et le peuple attendait toujours que leur monarque démontre une certaine imagination. Le Roi resta silencieux un long moment, la tête basse, puis il la releva pour regarder son peuple et il se mit à parler d’une voix grave.

« Mes braves gens. Mes amis, mes camarades de joie et d’infortune. Au cours de l’année, Meisa a subit des coups durs. La peste, et le ravage causé par des ennemis de ce monde nous a mis à rude épreuve. Certains d’entre vous pleurent encore leurs pertes, certains d’autre nourrissent des idées de vengeance. Justice devra être rendue, et cette justice, nous la rendrons tous ensemble. Mais pas aujourd’hui. Pour ce soir, et tout au long de ce festival de la Nouvelle Année, je veux que pour chaque larme versée, nous tentions de tirer dix fois plus de rires. Pour chaque membre de la famille perdu, ajoutons-en deux nouveaux. Pour chaque ami que nous avons enterré, nous en trouverons trois autres. Car Meisa, mes amis, ne s’attache pas au passé. Nous croyons tous au renouveau. Et pour chaque misère que nous subissons, nous ne ferons qu’en devenir plus forts, plus unis, plus solides. Amis, mes chers sujets. Votre Roi, aujourd’hui, lève sa coupe en votre nom. Cette année, fêtons la force de notre peuple, le courage de nos familles, et l’avenir brillant de nos enfants! »

Suite à ce discours, le Roi agrippa une des coupes se trouvant à ses pieds et la leva en direction de ses gens, avant de la porter à ses lèvres et en boire le contenu au complet d’un trait. L’alcool de Meisa était réputé pour son goût particulier, car fabriqué à partir de baies sauvages et par une technique bien propre à ce peuple, non seulement était-il particulièrement fruité, mais alors qu’il coulait dans la gorge, il donnait l’impression de boire une eau glacée, et qui plus est très épicé. Mais il teint bon et ne se permit pas de tousser, quoi que cela lui arracha une larme discrète. Le Roi montra à nouveau la coupe vide à son peuple et lui adressa un sourire.

« Et si on remplissait nos coupes, maintenant? »

Les gens hurlèrent de joie et se jetèrent alors vers les tables en bonne camaraderie. Le Roi en profita pour descendre de celle sur laquelle il se tenait avant de s’approcher de Shad. Derrière lui, les musiciens recommençaient à jouer de leurs instruments. Il glissa alors une main dans la sienne et l’attira contre lui avant de faire apparaître une coupe dans sa main et l’offrir à la jeune femme.

« Et à votre santé, charmante invitée. »
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Shad Hoshisora
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« Répondre #14 le: Mars 01, 2014, 11:14:40 »

Le regard de Shad se portait à peu près partout où il pouvait se poser. Elle observait les décorations, les habitants, absolument tout. Dans une certaine mesure, elle cherchait à graver cet instant dans sa mémoire, à y garder un agréable souvenir.    La lycane avait pu voir les habitants dans leurs habits de tous les jours une heure plus tôt et en réalité, elle s’était attendue à les voir vêtus de la même manière. Les hommes dévoilant leurs muscles à leurs futures conquêtes et les femmes, cachant ou non leur poitrine pour signifier qu’elles étaient ou non libres.  Mais, elle s’était trompée. Tous portaient une tenue représentant les couleurs de leur patrie. Le festival était remplit d’individus aux couleurs blanches et noires. Blanc et noir, tout comme l’arbre où se dirigeait ce beau petit monde. 

Comment la lycane n’aurait-elle pas pu être ébahis, sans voix devant la majesté de l’arbre qui se tenait juste devant ses yeux ?  Jamais de sa vie, elle n’avait pu voir un arbre semblable à ce dernier. Rien que ses couleurs étaient des plus inhabituelles. Le végétal avait troqué le brun et le vert habituels contre un noir et un blanc, le rendant unique. Pour la Terranide, ces deux couleurs reflétaient la part de bon et de mauvais en chacun et l’arbre fier, montrait qu’en acceptant ces parts, il était possible de croître. Pourtant, la lycane se demandait également si une partie grisée, une partie neutre était présente. Elle observa plus attentivement l’arbre et dû en conclure que soit, il en avait pas, soit elle était si infirme qu’il était bien difficile de la voir.

Pour marquer le respect et le silence, le monarque l’imposait de par sa présence. Tous s’étaient tuent à sa venue et tous semblaient attendre quelque chose, une action de la part de leur roi. Shad, quant à elle, ne savait pas du tout à quoi s’attendre mais supposa que le peuple attendait un discours, il y’avait toujours un discours dans ce genre de célébration. La foule s’était agglutinée autours et derrière l’Okami, mais son champs de vision droit devant elle était libre.  Une chance, cela lui évita de devoir sautiller sur place pour voir ce qui allait se passer. La Terranide sentit qu’on la bousculait de temps à autre, mais ce n’était rien de méchant, juste des petites bousculades propre à ce genre de fête, où tout le monde cherche sa place.

Le discours commença. Même si elle ne sentait absolument pas concernée par ce dernier, la Louve l’écouta attentivement, comprenant ainsi ce qui était arrivée à ce peuple pendant la dernière année. Et tout ce qu’elle pouvait déduire était qu’ils n’avaient pas eu beaucoup de chance.  A en croire les paroles de Serenos, le peuple de Meisa avait été confronté à la maladie et à la guerre. Et chacune de ses plaies avaient emmenées dans son sillage bon nombres de parents, faisant naître dans le cœur de leur famille encore présente un sentiment de vengeance.  Un désir qui fut bien vite refoulé par le discours du Roi. Comment profiter pleinement d’une fête si cette dernière n’était pas  profitée au maximum ?

La Terranide pencha légèrement sa tête sur le côté, à la manière d’un lupin curieux, se demandant ce que contenait la coupe. De l’alcool sans doute, oui, mais quelle sorte ? Il en existait plusieurs variantes. En tout cas, elle espérait ne pas devoir boire sa première coup cul-sec comme venait de faire le monarque, ouvrant ainsi les festivités.  Avant qu’elle ne puisse réagir, la foule était déjà autour des tables, mangeant et buvant dans la bonne humeur, sous le regard quelque peu perdu de la Terranide. Et elle sursauta en sentant la main du Roi attrapait la sienne, l’entraînant contre lui.  Oui, elle était quelque peu perdue, mais cela était normal quand on n’avait pas l’habitude d’un lieu et surtout quand on arrivait en pleine festivité.  Doucement, sa main libre vint se saisir de la coupe apparue par magie. Elle ne but pas directement, humant en premier lieu les senteurs.

«JHhmm merci. En tout cas, ça sent rudement bon, c’est très fruité n’est-ce pas ? »

L’Okami leva doucement sa coupe et prononça un «  santé » avant d’en boire quelque gorgée. Le vin était composé de nombreuses notes de bouquet fruité qui laissait un goût plaisant en bouche, mais ce qui arracha un frisson à la Terranide fut cet effet d’eau glaciale en bouche.   A la fin de ses premières lampées, la Louve se pourlécha les lèvres, y récoltant le nectar fruité qui s’y trouvait encore avant de tourner son attention vers les musiciens.

Une petite foule s’était formée devant le groupe de musique, dansant, changeant de partenaires rapidement.  La Terranide s’approcha un peu plus pour observer et fut à nouveau attirée vers un lieu différent. L’un des habitants venaient d’attirer Shad dans la danse. Cette dernière au départ, resta sur place, ne sachant pas trop comment réagir avant d’être finalement portée par la musique , ses pieds suivant tout seul le rythme de la danse.   Rythme de pas rapide en cercle, claquement de main, changement de partenaires dans une ronde endiablée, la Louve ne savait plus où en mettre la tête et pourtant, elle se sentait revivre, riant, souriant, profitant de cet instant.

Changeant  à nouveau de partenaire, elle parvint à arriver à la hauteur du Roi, attrapant sa main, l’attirant avec elle dans cette danse. La coupe ?  La lycane l’avait lâché quelques minutes plus tôt sur la surprise et dû avouer l’avoir oublié dans cette farandole.  Après quelques minutes, le rythme se mis enfin à ralentir et la Terranide reprit doucement son souffle, regardant le Roi qu’elle avait entraîné sans son accord.

« Hem désolé, j’aurais peut-être dû demander ? »

Quoi qu’elle en dise, Shad avait entrainé le Roi sans lui demander son avis et espérait qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur. Afin d’éviter une deuxième danse tout aussi exténuante, elle s’écarta doucement de la place, se mettant à une distance raisonnable, soufflant encore pour reprendre ses esprits.
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