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Auteur Sujet: Future étoile [Aoki Kou]  (Lu 10621 fois)
Doutzen Kroes
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« le: Février 05, 2014, 02:39:02 »

« Et bien, Doutz’, que signifie une telle timidité ? N’est-ce pas là ce que tu veux ? Ne m’occupe-je donc pas bien de toi ? »

Doutz’ rougit en baissant la tête, puis la hocha, de haut en bas, se mordillant les lèvres.

« Oui, Père... Je... Je vous suis infiniment reconnaissante de bien vouloir accepter de m’amener ici, mais... Ce n’est pas ça qui... »

Le père adoptif de Doutzen, Reto, hocha lentement la tête, en souriant, et posa une main sur la tête de Doutzen, la tapotant lentement. Sa fille rougit de plus belle, et se ratatina sur place, en se mordillant les lèvres. Le père et la fille étaient dans une salle d’attente d’un immeuble japonais, attendant que Kou-san arrive pour commencer un entretien. Doutz’ avait lu une annonce publicitaire dans un journal local, et avait réussi à en parler à Reto, en espérant que ce dernier aurait accepté. À sa surprise, et avoir l’avoir mis sur ses genoux pour la pénétrer, et avoir joui en elle, son père avait accepté de passer un rendez-vous. Doutzen avait été si heureuse qu’elle avait sans problème accepté de lui faire une fellation pendant qu’il mangeait. Reto n’était pas son père biologique, mais, aux yeux de la loi, il était considéré comme son père, depuis un jugement qui lui avait conféré l’adoption plénière, jugement reconnu au Japon, et donc adopté.

L’annonce que Doutzen avait trouvé concernait une jeune femme, une Japonaise dont la chevelure penchait vers le blond, ce qui était plutôt rare, Aoki Kou. Elle se définissait comme une « chercheuse de talents », et dirigeait une société ayant pour but de dénicher des talents potentiels dans le domaine artistique, ou dans celui des produits de beauté. Doutzen avait toujours rêvé d’être une artiste, comme Marilyn Monroe, qui avait toujours été son idole. Au lieu de ça, elle était devenue le petit chaperon rouge de Reto, un gangster travaillant pour le compte d’une mafia russe, et au nom de qui elle couchait avec quantité d’hommes, en profitant pour leur subtiliser des informations, ou les placer dans des situations embarrassantes. Cependant, elle n’avait pas encore oublié son rêve d’enfance : devenir une actrice, et avoir peut-être l’occasion, un jour, de se trouver à Hollywood, à subir la liesse de foule le long des grandes avenues de New York, comme Broadway.

Au Japon, l’âge de la majorité civile était fixé à 20 ans. Partant de ce principe, Reto s’était chargé d’appeler Kou-san, et avait indiqué que l’entrevue ne se ferait pas sans lui, car il tenait aux intérêts de sa fille. Le connaissant, Doutzen ne doutait pas qu’il avait du se renseigner sur cette Aoki Kou, et qu’il lui prévoyait une surprise. Quoiqu’il en soit, il avait tenu à ce que Doutzen se fasse belle pour cet entretien. Un maquillage discret sur les lèvres, des cheveux proprement coiffés, un parfum délicieux, et une belle robe rouge qui moulait ses formes. Elle avait aussi de belles bottes rouges sombres en cuir, et pas de collants. En revanche, faute d’une culotte classique, elle portait une sorte de ceinture avec deux godes enfoncés dans son corps. Si elle se tortillait sur la chaise, c’était tout simplement parce qu’elle sentait l’orgasme approcher, et se pinçait les lèvres. Reto en jouait, naturellement. Il portait un treillis militaire avec un débardeur blanc, permettant de voir qu’il était bien bâti, et une veste en cuir.

« Nous avons rendez-vous avec Kou-san pour 11h30... Et il est 11h32... Je te conseille de jouir rapidement. »

Ils étaient seuls dans la salle d’attente. Doutzen se pinça les lèvres, toute rouge, continuant à se tortiller, sans avoir le droit de se toucher. Reto le lui avait formellement interdit. Elle se détendit d’un coup, basculant sa tête en arrière, gémissant alors, avant de, lentement, réussir enfin à jouir. En soupirant faiblement, et en poussant un bref cri, elle balança sa mouille, puis se releva, en soupirant lentement.

« Voilà... Comme ça, tu dois te sentir mieux, non ?
 -  Ou... Oui, Père... Merci... »

Reto sourit lentement. Que manigançait-il donc ?

« Mais de rien. Il ne reste maintenant plus qu’à attendre cette chère femme. »
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Aoki Kou
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« Répondre #1 le: Février 25, 2014, 10:49:19 »

Pour Aoki, cette journée était une journée comme une autre, elle avait déjà bon nombre de rendez-vous aujourd'hui, un emploie du temps assez chargé. Plusieurs entretiens, quelques castings et séance de shoot – un terme de photographe car il tire en rafale avec sa pellicule sur le modèle – et même quelques coups de fils important pour tenter de décrocher une ou deux places pour une émission télé de jeunes talents. C'est ce genre de choses qui frappe plus rapidement les gens et facilitent la montée de ses petites starlettes. De nos jours, avec internet, les plates-formes de partagent et les réseaux sociaux, il suffit d'une bonne chanson, voix ou d'une grande beauté pour faire le tour de la toile et propulser sa carrière. C'est même encore mieux si la personne a les trois réunis. Car si de nombreuses filles se précipitent vers la boîte où elle bosse pour devenir une idol, il y a aussi des hommes, jeunes ou plus de son âge, idem pour les femmes d'ailleurs. Mais bon, il est vrai que chez Aoi Kitsune, il y a facilement quatre-vingt voire quatre-vingt-cinq pourcents de femmes. Cette matinée, ça a été une mise au point de la carrière d'une demoiselle qui commençait à doucement grimper les échelons. Elle avait du potentiel, ses dernières photos dans un des magazines en vogue lui ont valu d'autres séances dans d'autres publications dont une Américaine! C'est assez rare de décrocher rapidement ce genre de photo à l'étranger mais c'est un plus pour sa carrière. C'est sur! En général il faut que la personne soit très connu pour avoir à quelques séances de photos à l'étranger ou pour un magazine étranger mais ni Aoki, ni son élève ne vont se plaindre.

Rapidement, midi approchait et en dernier rendez-vous, elle avait une candidate à examiner. Si son agence décroche quelques numéros dans les rues, par le biais de quelques publicités, certaines personnes y voit une chance et viennent d'elles-même. Parfois ce n'est qu'une perte de temps face à la ligne de beauté à avoir selon la tendance, la génération, le B.A.BA de la mode actuel mais parfois, elle rencontrait des personnes qui ignoraient tout leur potentiel. Elle redoutait un peu ce rendez-vous car c'était par elle ne sera pas seule avec la jeune femme mais aussi avec son père. En général, soit ce sont des pères qui ont accepté de les emmener mais refuse que ça aille plus loin qu'une entrevue ou au contraire, pour eux, leur fille est la plus belle des jeunes de nos jours et elle doit devenir célèbre. Parfois d'une bonne intention car ils n'ont d'yeux que pour leur fille, parfois en voulant récolter le maximum d'argent sur le dos de leur enfant. En général, c'était souvent les mères aussi qui avaient ce syndrome de se croire à la place de leur fille. Les séances photos, les interviews, les castings, elles forçaient leur fille à avoir ce qu'elles n'ont jamais eut. Et en général, la fille fini par se lasser, ce qui est dommage parfois. Arrivant avec un léger retard à son rendez-vous, elle tenait un gobelet de café à la main pour reprendre un peu de force en arrivant dans la salle d'attente, elle avait reçu un avertissement sur son portable car le « père » était assez louche. Oui, il lui arrivait aussi d'avoir ce genre de « papa » ou d'oncle ou même grand frère parfois.

Elle arriva dans la salle, la jeune femme en rouge, élégante et mignonne à première vue et le fameux papa. Oui, elle voit ce qu'on lui disait. Cette allure, quel père irait amener sa fille comme ça? Soit un type qui espère montrer le fruit de son entrainement ou ça pouvait être un mafieux, un yakuza? Mais en général, ils sont plutôt bien habillés. Oui, parfois les yakuzas tentaient de mener une carrière à une fille qu'ils « possèdent » pour rafler en gros quatre-vingt-dix-neuf de ses gains pour l'exploiter et lui laisser les miettes. Mais la maison avait pour but de ne pas travailler avec eux. Enfin, elle aura bien sa réponse plus tard. Dans un tailleur élégant et noir avec une chemise blanche, elle avait détaché les deux boutons du haut à force de travailler sans que cela soit aguichant ou vulgaire. Sous sa jupe, une paire de collants classiques avec des petites chaussures pour travailler. Avec ses lunettes sur le nez pour finir. Elle se rapprocha en venant saluer cet homme d'une petite poignée de main, en faisant de même pour la jeune femme avec un sourire plus affiché. C'était elle qui venait la voir, pas lui.

« Bonjour mademoiselle, je suis Aoki Kou, veuillez me suivre dans mon bureau, nous allons discuter. »

Elle ne le précisait pas mais l'homme pouvait les suivre. Il était rare qu'en général, les autres restent ici à se tourner les pouces. Passant dans un couloir, elle arriva au bout, les faisant entrer en les invitant à s'asseoir sur deux fauteuils confortables. Elle possédait un beau bureau blanc, un ordinateur posé dessus, quelques meubles qui contenaient surtout des dossiers, une ou deux babioles sans importance et un cadre numérique avec une photo de Rex et Kumaneko, ses animaux de compagnie. Bien sur, si l'on appuyait avec la télécommande, la photo se changeait pour laisser une photo de Félicia apparaître, sa belle Américaine qui dormait paisiblement. Un des rares clichés qu'elle avait d'elle. Ça ne faisait qu'un mois qu'elle ne la connaissait mais elle l'avait dans la peau! Son fauteuil était plus confortable mais s'ils vont rester sur le leur une heure au maximum aujourd'hui, elle, elle passait parfois sa journée dessus. Posant son gobelet en buvant une dernière gorgée, elle sortait le dossier bien mince de la jeune femme pour le moment. Un simple formulaire sur ses motivations et quelques informations personnelles. Observant le nom, elle leva les yeux vers la jeune femme.

« Doutzen Kroes, c'est bien ça? Je ne le prononce pas mal? C'est de quelle origine? »

Simple curiosité, des étrangères au Japon, c'était plutôt apprécier. Une belle jeune blonde aux yeux bleus, ils ne seront pas venue pour rien, c'est sur! Pourtant, elle n'était pas si étrangère? Elle avait les yeux bridée mais bleus, très rares mais en plus, ses cheveux viraient vers le blond, une beauté naturelle ou simple coloration? Elle devrait analyser cela de plus près mais pas tout de suite. Elle laissait quelques pauses entre ses questions pour leur laisser le temps de réponse. Elle espérait surtout entendre Doutzen mais dans ce genre de situation, elle se doutait que ce serait son « père » qui va surtout parler. Aoki tentait de lire entre les lignes pour en apprendre un peu plus sur cette fiche. Sur la carrière vers laquelle se diriger, Actrice était inscrit. Une future star? Cela pouvait se faire. La beauté seule ne comptait pas, il fallait des talents en plus sinon, le cinéma ne compterait que sur les beaux visages.

« Je vois que vous souhaitiez devenir actrice. Juste pour le Japon ou l'international? »

Bien entendu, le second choix était plus compliqué, devant parfois parler une seconde langue, l'Anglais le plus souvent mais en plus les choses étaient différentes.

« Avez-vous déjà pris des cours de théâtre, des notions de bases, une quelconque expérience, ce genre de chose? Rassurez-vous, ce n'est pas forcément une mauvaise chose, ça me permet simplement de voir ce que je pourrais être amené à prévoir pour vous. »

Dans ce simple rendez-vous, elle avait prévu d'autres choses, pas seulement bavarder mais chaque chose en son temps.

« Avez-vous soif d'ailleurs? Je peux vous apporter un peu d'eau, du thé, du café peut-être? »

Elle aurait dû commencer par cela mais quand Aoki travaille, elle pense d'abord à ça. Après tout, la jeune femme n'était pas un peu... pas trac?
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Doutzen Kroes
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« Répondre #2 le: Février 27, 2014, 02:44:52 »

Doutzen sentit les godes enfoncés en elle se détendre. Ils étaient rétractables, et son père se montra visiblement suffisamment bon prince pour les retirer. Il appuya sur un bouton de sa petite télécommande, et, dans un léger soupir, la jeune femme se retrouva un peu plus libre. La culotte était cependant trempée par sa mouille. Jadis, elle avait toujours trouvé ça assez inconfortable, comme se faire pisser dessus, et, quand elle l’avait dit à son père, il avait attendu qu’elle ait envie d’aller aux toilettes. Reto était un homme patient, et il éduquait sa fille de manière très simple. Aussi avait-il attendu, et, quand Doutz’ avait voulu aller au petit coin, il le lui avait interdit. Doutzen s’en souvenait encore, tant elle avait été gênée. Il lui avait ordonné de se pisser dessus. Elle était restée plantée devant lui pendant un temps indéterminé, la tête basse, les joues rouges, essayant de se retenir... Mais, plus le temps passait, et plus l’envie était forte, jusqu’à lui faire mal à l’estomac, comme si ça remontait dans son corps. Elle s’était retenue de pleurer ou de supplier, car elle savait que son père n’aimait pas ça, et qu’il la giflait à chaque fois qu’elle pleurait sans raison... Or, une gifle de Reto, ce n’était pas une petite taloche sur le bout des fesses, ça vous remontait dans tout le corps et Doutz’ tombait sur le sol, avec la marque des mains de son père sur sa joue. Elle s’était donc retenue, gémissant silencieusement... Et avait bien du obtempérer, son père ayant été intransigeant. Elle avait ainsi pu sentir la différence entre l’urine et la cyprine. Depuis cette époque, il fallait bien reconnaître que ça la dérangeait moins. L’urine la brûlait, un liquide acide, mais elle avait retenu la leçon.

Elle ne comprenait pas ce qu’elle faisait là, ni ce que son père recherchait. Reto n’était pas un homme à agir de manière impromptue. Derrière ses muscles et son appétit sexuel prononcé, il était aussi un calculateur, un manipulateur, quelqu’un qui réfléchissait beaucoup. Il ne gagnait pas à ce que sa petite Doutzen soit connue. Si cette dernière venait à dire tout ce que son « père » lui avait fait, il finirait en prison, et il le savait. Pourtant, ils étaient bien là, et, s’il avait retiré du corps de Doutzen les vibromasseurs, c’était pour que cette dernière soit plus calme face à la dame qui viendrait les recevoir... Ou pour les remettre plus tard. Comment savoir ? Reto faisait partie d’une importante mafia, et sa spécialité concernait les secrets, les chantages. Il adorait faire ça, que ce soit en menaçant une personne de briser sa vie, ou de lui briser les os. C’était un tueur, et il effrayait Doutzen... Pour autant, la peur n’était pas la seule chose qu’elle ressentait face à son geôlier. Il y avait autre chose, un sentiment plus diffus, plus ténu, plus obscur, quelque chose qu’elle n’arrivait pas clairement à exprimer, et qui la terrifiait. Elle ne cherchait donc pas à rentrer dans les détails de ses propres sentiments, au risque d’y voir des choses qui ne lui plairaient pas.

Mademoiselle Aoki Kou ne tarda pas à entrer, et Doutz’ la salua poliment, à la japonaise, se redressant, et inclinant le buste, tandis que Reto se contentait d’un léger sourire et d’une poignée de mains. Doutzen le regarda brièvement, et put voir qu’il observait les fesses de la femme, alors qu’elle avançait devant eux pour les conduire vers son bureau. Il loucha pendant plusieurs secondes sur son cul, en se disant que cette femme était superbe, et qu’il l’aurait bien croqué. Le duo suivit la jeune femme, et Doutzen s’assit dans un fauteuil, laissant son père parler. Elle était nerveuse, intimidée, car elle redoutait ce qui allait se passer. Aoki était plutôt belle, et elle était maintenant convaincue que ce n’était pas par hasard que Reto l’avait conduite ici. Quel plan avait-il en tête ?

Il répondit aux informations demandées par Aoki.

« Doutz’ et moi venons d’Europe de l’Est. »

Il expliqua que sa fille avait des racines eurasiatiques, ce qui expliquait pourquoi elle était blonde, tout en ayant des yeux légèrement bridés. Au croisement des civilisations, les pays de l’Eurasie donnaient parfois lieu à des individus ayant un physique occidental ou arabe, tout en ayant les yeux bridés. Il suffisait de voir l’actuel Président d’Ouzbékistan pour le réaliser.

« Et vous prononcez bien mon nom, Madame » intervint Doutzen.

Elle savait qu’elle ne devait pas paraître trop intimidée, afin de ne pas donner l’idée que Reto était pour elle un tortionnaire. Doutz’ avait bien compris la leçon, et son père payait cher tout comportement qu’il assimilait à de l’incivilité. Aoki posa ensuite des questions sur son expérience personnelle, et ce fut, à nouveau, Reto qui répondit :

« Ma fille a participé à quelques cours de théâtre en étant au pays, avant que nous ne déménagions au Japon. On a toujours dit qu’elle avait un certain talent pour l’improvisation et le théâtre. »

C’était vrai, mais on ne pouvait tout de même pas dire qu’elle faisait office de prostituée de luxe, afin de subtiliser des informations auprès d’individus que Reto et ses alliés avaient dans leur ligne de mire. Aoki leur proposa ensuite un rafraîchissement, et ce fut le moment que Doutz’ choisit pour une petite confidence :

« J’ai toujours eu envie d’être comme Marilyn Monroe... lâcha alors Doutz’, en fixant ses pieds, avant de regarder Aoki. C’était mon idole quand j’étais petite, j’avais même un poster dans ma chambre d’elle !
 -  Et tu l’as toujours, répliqua Reto en lui caressant les cheveux, un geste d’affection qui fit frissonner Doutz’. Que voulez-vous, je suis un admirateur de cette époque où les stars de cinéma de sexe féminin n’étaient pas obligées de tourner en sous-vêtements, et où leur simple présence suffisait à illustrer leur beauté. Alors, quand je vois ma petite Doutzen, je me dis qu’elle ressemble plus à Rita Hayworth qu’à toutes ces putes siliconées et hollywoodiennes comme Megan Fox. »

Il avait dit un gros mot devant Aoki, et il y avait beaucoup d’hypocrisie dans ce que l’homme disait. La Mafia russe faisait dans la prostitution, et la garde-robe de Doutzen comprenait beaucoup de tenues en latex. Cependant, en un sens, il disait vrai. Les tenues de Doutz’ étaient assez complexes, ne se résumant pas qu’à un morceau de string sur le corps.

« Et nous n’avons pas soif, non, mais je vous remercie de votre hospitalité. Vous l’aurez compris, je nourris de grands espoirs pour ma fille. Elle a un talent indéniable, même si elle est trop timide pour oser se l’avouer. Tous les garçons du lycée lui tournent autour, c’est vous dire ! Aussi aimerais-je savoir précisément ce que vous proposez, et comment vous comptez la former, ou la faire connaître. »
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Aoki Kou
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« Répondre #3 le: Mars 27, 2014, 10:36:33 »

Pour Aoki, elle avait dans son bureau une ravissante jeune femme avec qui, elle pourrait surement en tiré quelque chose, pour le cinéma même mais bon, ce ne sera pas une mince affaire. Et à côté, elle avait un père qui semblait un peu trop répondre pour Doutzen. Elle pouvait comprendre sa timidité ou sa gêne mais elle n'était pas là que pour parler, cet entretien était aussi un test pour en apprendre plus sur elle et pas depuis les lèvres de son père. La jeune femme resta silencieuse et calme mais Aoki en avait vu plus d'une dans sa carrière et même si ce point semble être un défaut pour toutes celles qui se disent que c'est un frein, c'est vrai. Mais ça se guérit heureusement. Aoki observa la jeune femme lui parler de cette célèbre actrice Américaine des débuts du cinéma. Américaine... elle ne put s'empêche d'avoir une pensée pour Félicia. Non pas dans une robe blanche comme Marilyn Monroe, ça ne lui irait pas vraiment mais bon, elle avait le droit de fantasmer sur elle même en entretien quand même. Une nouvelle fois son père ramena sa fraise mais il ne disait pas tellement de mensonge. C'est vrai que de nos jours, certaines choses se perdent et Aoki était plus pour un cinéma qui favorisait l'imagination, l'érotisme que dévoilé directement un sein ou même une fille nue pour faire vendre.

« Que voulez-vous, les valeurs changent malheureusement. Mais je vous prierais d'avoir un minimum de politesse ici, surveiller donc votre langage à présent. »

Elle ne disait pas ça par méchanceté, il n'y avait pas l'ombre d'une agression dans sa voix ou son regard mais Aoki n'aimait pas la grossièreté gratuite. Sous l'émotion, la colère, elle comprenait, même au lit mais là, il n'y a rien de tout cela. Mais le père de Doutzen vint à vouloir en savoir plus sur sa façon de faire, qui doit-elle promouvoir? Doutzen ou Reto? Elle n'aimait pas cela, elle avait clairement l'impression que c'est lui qui force presque sa fille et non elle qui décide de se lancer. Autant mettre les choses au clair tout de suite, cela évitera les quiproquos par la suite.

« Je peux rien dire de toute la phase car tout dépendra de Doutzen et de ses talents. Mais dans un premier temps, ce sera surtout des séances de photos, quelques shoots avec l'un de nos photographes sous diverses facettes, expressions faciales, éventuellement devant une caméra afin de la promouvoir dans toutes les boîtes aux alentours, pas forcément ceux et celles qui recherchent ce genre de personne bien précis. Et de là, tout viendra ensuite. En attendant la première offre qui pourrait faire démarrer sa carrière, nous n'allons pas rester les bras croiser, cours de théâtre principalement, divers conseils avec d'autres des personnes que nous avons pu lancer afin de la conseiller, de lui retirer certains doutes mais il y a un temps et un lieu pour chaque chose. Bien entendu, il est très probable que dans un premier temps, ce ne soit que de la figuration ou une simple apparition avec une phrase ou deux avec de la chance pour une série, une sitcom. Je pense pas qu'un studio de cinéma nous contacte dès le début mais ça peut quand même arrivée. »

Oui, il ne faut pas croire que sous prétexte qu'elle passe les premières étapes ici, elle va être sur toutes les affiches et qu'elle soit demain dans une grosse production Américaine. Ça, c'est fantasmer. Néanmoins, il était temps pour Aoki d'avoir quelques doutes en moins, quelques petites choses qui lui font dire qu'elle mise sur la bonne personne.

« Maintenant, je demanderais votre silence Monsieur Kroes et laisser Doutzen parler, en me regardant, seulement moi, Doutzen. » Une fois son regard dans celui de la jeune demoiselle, elle remonta sa paire de lunettes du bout des doigts avant de lui parler. « Sache que ce ne sera pas une partie de plaisir, il se peut que tu sois sur les planches du matin au soir à répéter et répéter encore et encore, que tu ne décroches rien de bien solide dans un premier temps. Ce ne sera pas simple mais j'ai besoin de savoir si tu es qualifié pour ça, que tu as assez d'énergie à revendre pour ça, que tu ait la rage de continuer et de persévérer malgré tout. Tu penses en être capable? »

Lui expliquer ce qu'elle voulait, ce qu'Aoki voulait obtenir de cette jeune femme et finir par une question, sur un doute? Doutzen va-t-elle avoir les tripes de dire oui, de la convaincre ou bien va-t-elle hésiter? Il y avait du vrai mais aussi du faux dans ce qu'elle disait. Vu son minois, même si c'est de la figuration Doutzen ne sera pas inaperçue bien longtemps dans le milieu avant qu'elle ne trouve plusieurs réponses aux CV de Doutzen envoyé à droite et à gauche. Mais maintenant, elle avait besoin de la réponse Doutzen, pas de Reto. Alors, qu'avait la belle à lui répondre?
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Doutzen Kroes
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« Répondre #4 le: Mars 29, 2014, 03:23:32 »

Reto n’appréciait guère que cette femme lui donne des ordres. De manière générale, il n’avait jamais aimé qu’on lui donne des ordres, et encore moins qu’on le contredise. Pour lui, il était désormais sûr qu’Aoki allait passer sous le bureau. Soucieux de ne pas provoquer de suite un esclandre, Reto se tut, tandis que Doutz’, elle, se sentait mal à l’aise. Elle connaissait suffisamment son « père » pour savoir qu’il n’aimait pas qu’on le contredise, que ça vienne des femmes, ou de ses hommes. C’était un dominateur, un conquérant, et ce genre de personnes n’aimaient pas qu’on leur rappelle qu’ils n’avaient pas forcément toujours raison. Aoki essayait juste de lui rappeler que c’était l’audition de Doutzen Kroes, pas celle de Reto Kroes. Et Reto, quand bien même il avait furieusement envie de fourrer sa queue dans la bouche de cette salope, se devait d’attendre. Ah, elle n’aimait pas les insultes ? Et bien, elle allait être servie sous peu !

« Ce ne sera pas simple mais j'ai besoin de savoir si tu es qualifiée pour ça, que tu as assez d'énergie à revendre pour ça, que tu ait la rage de continuer et de persévérer malgré tout. Tu penses en être capable ? »

Doutz’ la regardait dans les yeux, et hocha lentement la tête, de haut en bas, tout en joignant ses mains entre elles. Si Reto avait pu parler, il lui aurait dit que Doutz’ venait d’Europe de l’Est, et qu’elle avait affronté suffisamment de trucs pour faire passer cet entretien pour de la franche rigolade. Elle était silencieuse, certes, mais ça ne signifiait pas qu’elle était faible. C’était Reto qui se chargeait de l’éduquer, après tout, de lui apprendre la vie. Bref, faire ce que tout bon père de famille se devait de faire avec sa fille.

« Oui, je peux le faire..., dit Doutzen, d’une voix calme et douce. Je... Je n’ai pas peur de la critique, Kou-senpai. »

Le ton était très respectueux. Doutz’ savait que les Japonais étaient à cheval sur la politesse, et que cette dernière s’exprimait notamment par le biais des suffixes. Elle ne saluait pas à l’occidentale, comme elle le faisait depuis l’enfance, mais bien à la japonaise, c’est-à-dire en ajoutant au nom de famille de la personne un suffixe, le suffixe indiquant la relation qu’on souhaitait entretenir avec l’interlocuteur. Senpai, c’était un terme très solennel, celui qu’on utilisait pour désigner un supérieur hiérarchique... Ou que Doutz’ utilisait pour désigner son « père », en public.

« Tout ce que je veux, c’est avoir une chance d’être reconnue, de briller dans les étoiles. C’est un sentiment égoïste, je sais, mais c’est ce que je veux. J’aime... J’aime ça, tout simplement. Le cinéma, le théâtre, jouer un rôle, incarner quelqu’un. Je veux amuser les gens, je veux leur donner l’occasion, pendant une ou deux heures, de pouvoir s’évader avec moi de notre monde, et de goûter aux joies d’un monde imaginé et maîtrisé, de goûter à un univers qui les captivera, leur videra l’esprit, et leur permettra d’aller mieux. »

Doutz’ se tut ensuite. Reto tendit une main, et lui caressa tendrement les cheveux. Elle soupira légèrement, se rappelant les fois où il faisait ça pour pousser ensuite la tête de sa « fille », et ainsi l’amener entre ses cuisses. S’évader pendant quelques heures... Reto avait bien un moyen de lui proposer de faire ça, mais il préférait ne rien dire, afin qu’Aoki ne monte pas sur ses grands chevaux. Quelle belle hypocrisie, en un sens ! Il savait ce que cette dernière faisait avec ses élèves, il avait vu des images. S’il le voulait, il pouvait déclencher un véritable scandale, et imaginait de là les gros titres racoleurs de la presse pour dénoncer une Japonaise qui, sous prétexte d’entraîner de jeunes femmes à devenir des actrices, couchait avec elles. La presse se ferait une joie de faire un amalgame entre le sexe et le showbiz, de surfer sur les thèmes classiques du sexisme et de la discrimination sexuelle.

Reto finit par reprendre, en se raclant la gorge.

« Comprenez bien que ma fille est timide, et a du mal à admettre ses propres qualités. Elle s’entraîne depuis des années. Ce truc, ça, c’est ce qu’elle souhaite faire... C’est sa passion. Et, quand on a une passion, on y met toute l’énergie du monde, vous ne pensez pas ? »

Il y avait un double sens derrière cette phrase.

« Ne doutez pas des capacités de ma fille, ou de sa résistance. Quand il s’agit de faire plaisir aux autres, elle est toujours particulièrement dévouée. »

Et lui-même se sentait l’âme particulièrement dévouée pour déboîter les fesses de cette femme.

Après tout, on ne pouvait pas dire à Reto de se taire, et croire que ça allait passer tout seul.
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« Répondre #5 le: Avril 30, 2014, 10:58:51 »

Le père de Doutzen et Aoki ne seraient pas fait pour s'entendre. De son côté, elle n'avait rien contre lui bien qu'elle le trouve légèrement étrange mais c'était son attitude à toujours vouloir répondre à la place de sa fille qui la dérangeait. Devait-elle promouvoir Doutzen ou Reto? Elle avait posé une question simple à la jeune femme, un peu pour l'effrayer peut-être mais justement, elle avait besoin de savoir si cette fille avait des tripes et qu'elle n'avait pas peur d'avoir quelques embuches sur sa route. Car si elle s'attendait à tout avoir sur un plateau qui ne demandait qu'elle pour choisir le film où elle veut tourner, elle peut quitter son bureau. Comme on dit, on n'a rien sans rien. Sa première réponse fut courte mais Aoki avait sa réponse. Cependant, la jeune femme rajouta certaines choses qui prouvaient que la demoiselle connaissait son sujet. Elle n'était pas venue ici simplement car elle avait vu une annonce intéressante. Cela dit, son père reprit rapidement la parole et dans un premier temps, ce n'était que quelques compliments envers sa fille, un message pour dire qu'il croyait en elle. Mais rapidement, son ton semblait étrange... Oui, y mettre toute son énergie dans sa passion était un point important pour réussir car si on fait cela pour avoir un beau chèque, pas sur qu'une belle gueule suffise à faire un bon film. C'était surtout sa dernière phrase qui était très tendancieuse. Aoki reconnaît qu'elle pourrait coucher avec Doutzen, elle était mignonne, certes pas autant que Félicia mais elle avait son charme. Mais il y a une différence entre deux personnes différentes et un père et sa fille, même si la jeune femme penche plus vers une adoption... une adoption étrange...

Mais bon, elle se fait peut-être quelques idées tout simplement? Elle préféra éviter ce sujet et elle médita plutôt sur les futures choses à faire avec elle pour se débarrasser de lui car un entretien avec lui, passe encore mais une journée avec un type pareil sur ses talons, elle risquerait la faute professionnelle en giflant un type pareil.

« Très bien Doutzen, cela m'a convaincu. Je te laisserais partir ensuite mais avant cela, j'aurais une dernière chose à te faire faire. Tu peux aller te placer devant ce mur? »

Elle indiqua son mur blanc, un coin dégager sans aucune plante ou meuble ni même de cadre, un véritable fond blanc. Aoki se leva à son tour en sortant une petite caméra ainsi qu'un pied pour le déposer, non loin de son bureau. Elle emporta le tour pour le placer en face de la demoiselle, plus proche du mur en face d'elle a vrai dire.

« Tiens-toi droite pour commencer en regardant vers moi, un ton neutre pour commencer. »

Le but étant d'avoir le plus de cliché possible ensuite à proposer à divers photographes travaillant avec eux pour en faire un Book et ensuite épaissir son dossier avant de faire le tour des petites boîtes de tournages dans les alentours. Pub, séries, films, il y avait un peu de tout avec un petit ou un gros budget. Elle lui demanda d'en faire de même sur les côtés et même de dos avant qu'elle ne revienne de face, Aoki en profita pour zoomer sur son visage, ce sera la partie plus importante à présent.

« Très bien. Maintenant Doutzen, j'aimerais que tu prenne différentes expression que je vais te dicter. »

Continuant, elle lui demanda d'abord la joie puis la tristesse, la surprise puis la peur pour passer à la fatigue et l'inquiétude avant de finir avec l'euphorie. Aoki éteignit sa caméra en souriant.

« Tu as un très beau sourire. Je pense qu'insister sur cette carte à l'avenir pourrait nous ouvrir quelques portes en plus ou en faciliter l'ouverture de certaines. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Ceci étant que l'entretien, ça ne sert à rien de rester plus longtemps ici. J'ai votre dossier à monter avant de voir avec certains photographes de disponibles pour fixer un rendez-vous et une fois qu'on aura quelques séries de clichés, ton emploi du temps risque d'être plus occupé que cela. À présent, je n'aurais besoin que d'un numéro de téléphone pour pouvoir vous contacter un peu plus tard. Doutzen, tu as un portable ou bien je dois voir cela avec ton père? »

Elle pencha pour la seconde option, étrangement... Elle devait bientôt prendre sa pause pour déjeuner et comme elle l'avait dit, monter son dossier, cela pouvait être plus ou moins rapide selon les plannings de leurs partenaires. De même pour le contrat, elle lui montrera cela plus tard. Une fois le numéro pour les contacter, elle tendit d'abord sa main vers Doutzen en lui souriant, elle était peut-être sa future star. Puis vers son père, souriante toujours mais le coeur y était moins, c'est évident.
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« Répondre #6 le: Mai 02, 2014, 03:04:40 »

Reto sentait que cette femme ne l’aimait pas... Mais ce n’était pas grave. Elle était sûrement plus attirée par les femmes que par les hommes, et il ne pouvait pas trop lui en vouloir. Reto savait qu’il n’était pas vraiment un chouette type, après tout. Pas vraiment le prince charmant dont toutes les gamines écervelées rêvaient, mais il n’avait jamais prétendu l’être. Il se rapprochait plus du méchant des films Disney, et ce rôle lui convenait très bien. On abusait toujours d’un gentil, jamais d’un méchant. Il sentait qu’Aoki avait peur de lui... Et elle avait raison. C’était à croire que Reto inspirait naturellement la crainte. Doutz’, elle, était un peu plus rassurée, mais c’était aussi parce qu’elle savait de quoi Reto était capable, et que, si elle se mettait à paniquer, il n’hésiterait pas à violer Aoki contre le bureau. En attendant, Aoki demanda à Doutz’ de prendre une série de clichés contre le mur, afin de lui faire un book, et la jeune femme obtempéra, prenant des photos de profil, de face, l’air souriant, mélancolique... Elle était beaucoup plus belle quand elle prenait des photos de face, fronçant alors les sourcils, une partie de son visage cachée par sa frange. Elle prit également une photo avec un doigt sur ses lèvres, variant tout simplement les portraits. Assis sur sa chaise, Reto luttait pour ne pas bander, tout en conservant en tête les informations qu’il avait sur Aoki. La belle Japonaise allait rapidement déchanter quand il se déciderait à passer aux choses sérieuses avec elle.

La séance de photos dura un quart d’heure, et on pouvait lire un sincère plaisir dans les yeux de Doutz’. Elle ignorait ce que voulait son père, mais la simple idée de devenir une actrice faisait palpiter son cœur de joie. Elle se mordilla les lèvres en retournant s’asseoir, tandis qu’Aoki lui avoua qu’elle s’en sortait très bien avec les sourires. Voilà un compliment qui faisait plaisir. Aoki avait un dossier à monter, mais leur assura que l’entretien était terminé, mais qu’elle désirait avoir un numéro de téléphone pour reprendre contact avec eux. Reto n’était pas assez idiot pour ne pas deviner le sous-entendu derrière

« Doutzen, tu as un portable ou bien je dois voir cela avec ton père ? »

Doutz’ regarda légèrement son père, et répondit :

« Je... Euh... J’ai un portable, mais...
 -  J’ai un droit de regard sur ses contacts, surtout professionnels... Comprenez bien que je ne l’espionne pas, non, ma petite Doutz’ a droit à son intimité, mais je tiens à savoir quelles sont ses fréquentations. On rencontre tellement de mauvaises personnes, de nos jours, avec Internet. Je sais que je suis un père plutôt envahissant, mais je tiens à protéger ma fille. Elle ignore à quel point elle est belle, et à quel point ceci peut lui porter préjudice. »

C’était une interprétation grossière et mensongère. Reto était un vrai pervers, qui n’hésitait pas à inscrire sa fille à des sites de rencontre en ligne pour qu’elle se fasse sauter par des inconnus. Mais ça, Aoki ne pouvait pas le savoir, pas vrai ? Reto s’éclaircit la gorge, avant de reprendre, sur un ton calme et posé :

« Donne-lui ton numéro personnel, ma Doutz-chérie... »

Il lui caressa tendrement les cheveux, et Doutzen obtempéra.

« Bien... Attends-moi dehors, Doutz’, j’aimerais m’entretenir avec Kou-san, si tu n’y vois pas d’inconvénients. »

Doutzen n’en voyait pas, et elle se releva, puis salua Aoki, la remerciant de lui accorder son temps libre, et de sa sollicitude. Elle sortit ensuite du bureau, et Reto s’adressa ensuite à Aoki.

« Doutz’ a perdu sa mère, vous savez... C’est pour ça que nous sommes proches, elle et moi... J’essaie de l’éduquer comme je peux, et elle a toujours voulu faire actrice. Malheureusement, il y a bien des choses qu’un homme comme moi ne peut pas lui apprendre... Aussi est-ce pour ça que j’ai décidé de m’adresser à vous, car on m’a dit que vous offriez à vos candidats des aptitudes tout à fait particulières... »

Que sous-entendait-il par là ? Les choses sérieuses étaient en train de commencer, et Reto n’était nullement inquiet. Il reprit, après avoir ménagé une courte pause :

« Doutzen rêve réellement d’être une actrice, et je souhaite sincèrement que vous l’aidiez en ce sens, Mlle Kou... Mais il n’y a pas que cela que j’attends de vous. »

Comprendrait-elle où il voudrait en venir ? Il espérait ne pas avoir à être violent, mais, au cas où, il n’hésiterait pas à l’assommer afin qu’elle puisse se calmer, ou vociférer sa haine dans un endroit plus tranquille... Un endroit où on ne risquait pas de l’entendre.
« Dernière édition: Juin 10, 2014, 09:50:05 par Doutzen Kroes » Journalisée

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« Répondre #7 le: Juin 10, 2014, 09:47:18 »

Aoki avait facilement remarqué le potentiel de Doutzen. Oui, elle était débutante mais n'importe qui sait voir l'avenir. Un sculpteur sait y voir une œuvre d'art dans un simple bloc de pierre, un peintre voit son avenir sous mille couleurs sur une simple toile, un musicien à un discours fascinant en caressant son instrument.. N'importe quel autre agent aurait vu cela en Doutzen, que ce soit de sa boîte ou d'un concurrent. Elle avait ce don naturel d'attirer le regard par sa beauté, sa timidité était un frein comme un accélérateur, à double tranchant. Mais le plus freinant restait Reto. Il avait beau dire être son père, Aoki avait du mal à le croire. Combien de Yakuza ont déjà tenté de donner un nom à une de leurs esclaves pour qu'elle rapporte plus d'argent. Ce genre de situation était délicate à gérer et la sienne n'en faisait pas exception. Aoki se trompait peut-être, un père et une fille proche, tout simplement. Mais son cerveau ne semblait pas d'accord avec cela. Doutzen était prête pour se lancer dedans, elle l'avait ressenti à travers sa voix et ce petit exercice. Mais son père... il va être un problème, Aoki le voyait venir. Au final, elle avait quand même son numéro et quand bien même son père la surveille, il avait raison sur ce point et elle en ferait autant si sa fille passait ce genre de casting ou même pour le reste. De nos jours, un simple numéro de téléphone suffit à pister comme un criminel. Alors n'importe quel détraqué assez doué avec les machines pouvait jouer les stawlkers.

Se retrouver seule avec ce type ne lui inspirait pas confiance. Il pourrait tenter de la soudoyer pour qu'elle franchisse plus rapidement les étapes afin de la faire monter sur scène, passer par les menaces ou simplement vouloir tout savoir en détail. Aoki restait prudente. Elle avait le bouton de la garde sous son bureau, de même qu'elle avait son arme à feu de caché sous le bureau. On n'est jamais trop prudent et même si sa dernière utilisation a été que pour un stage pour s'en servir, elle ne va pas perdre la main dans ce genre de situation. Reto commença par parler de la mère de Doutzen, c'est triste mais en quoi elle va être utile? Elle ne connaît pas ce type et elle est bien trop vieille pour lui faire croire qu'Aoki pourrait jouer à la maman pour elle. Une façon de toucher la corde sensible pour la pousser à la prendre sous son aile et réaliser son rêve. C'est ce qu'elle comptait faire, son travail. Ce sous-entendu laissait supposer qu'il pouvait être au courant de certaines choses secrètes? Elle n'y croyait pas. Elle a toujours joué la prudence sur ce genre de chose, les photos sur son pc ou stocker ailleurs mais jamais avec une connexion internet et sinon... elle a été espionner? Ce n'est pas impossible mais on ne pourrait pas dire qu'elle se trouve sur des photos ou vidéos par hasard, on ne surveille pas une chambre d'hôtel ou son bureau par hasard. Elle reste prudente là-dessus, quand bien même les filles avec qui elle a fait cela étaient consentantes, certaines restent mineurs et ça reste donc un délit.

Elle savait gérer ce genre de situation ou des gens pourraient trouver une faille. Elle continua de le regarder en face sans même être surprise ou autres et resta dans la ligne droite, elle ne tournait pas dans un chemin bizarre.

« J'offre à ceux et à celles qui se donnent à fond une chance de réaliser leur rêve, leur passion. Avec moi, ils peuvent obtenir des rendez-vous, des entretiens qu'ils ne pourraient pas décrocher sans aucune aide en postulant simplement. Je fais mon travail et Doutzen a déjà un petit quelque chose en elle qui peut la faire réussir. Alors si elle y met du sien avec moi, dans son travail, pourquoi elle ne réussirait pas? Chaque chose à la fois, ça ne sert à rien de vouloir fabriquer un mur en empilant des pierres vous savez. Tôt ou tard, il va tomber si rien ne le retient. »

Une image réaliste. La boîte de production pour laquelle elle travaillait et donc, elle, pouvait fournir à Doutz', ce ciment qui va retenir ce mur, chaque activité qu'elle va lui proposer sera une pierre et chaque casting, chaque séance de shoot, chaque moindre effet d'apparition en figuration ou autres sera ce ciment qui maintiendra le mur. Cependant, la dernière phrase de Reto prêtait à confusion... Et voilà, il tentait de la soudoyer d'une façon ou d'une autre. Il est temps d'y mettre un frein. Parfois, même les gros durs ne savent pas quoi faire quand une femme en apparence fragile vient les bousculer.

« Je vous l'ai déjà dit Monsieur Kroes. Si Doutzen y met du sien, il y a peu de chances qu'elle reste dans l'ombre bien longtemps. Si dans vos propos, vous sous-entendez un pot-de-vin ou une intimidation, vous ferez que faire de la peine à votre fille car ça ne prend pas avec moi. Vous voulez quoi? Que Doutzen soit sur scène grâce à l'argent et qu'on parle d'elle comme ses « filles à papa Américaine » qui ne sont connus que par l'argent, leur dérapage, des télés réalité débile et leur soi-disant sex-tap voler? N'importe quel acteur de renommer, Japonais, Américain ou autres, n'a bonne réputation que par ses interprétations dans des films. Que ce soit à petit ou a gros budget, les gens retiennent deux choses dans un film. Les bons acteurs et l'histoire. Si Doutzen n'est pas scénariste ou metteur en scène, eh bien elle doit travailler sur la comédie. Si c'est tout ce que vous avez à me dire, je vous laisse rejoindre votre fille, j'ai son dossier à mon monter je vous ferais remarquer. »

Autant être clair, elle espérait avoir refroidi ce type ou lui avoir fait ouvrir les yeux mais qui sait ce qu'il a en tête à la base...
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« Répondre #8 le: Juin 11, 2014, 01:24:39 »

Il ne s’attendait pas à la voir céder si facilement. Cette femme avait du caractère, mais, pour l’heure, ça l’amusait. Reto n’était pas, en soi, un machiste qui s’énervait devant les femmes osant lui répondre. Il ressemblait plutôt à une espèce de bête sauvage, fonctionnant sur ce point comme un animal. Il voyait naturellement les femmes comme inférieures aux hommes, mais, si l’une d’entre elles venaient à s’affirmer, il la laissait faire... Dans la mesure du possible. Elle lui expliqua que l’intimider ne marchait pas, et il comprit qu’ils n’étaient pas vraiment sur la même longueur d’onde. Son sermon l’assomma, et il cherchait à en placer une, mais Aoki semblait décidée à écourter cet entretien.

« Si c'est tout ce que vous avez à me dire, je vous laisse rejoindre votre fille, j'ai son dossier à monter je vous ferais remarquer. »

Ce ‘‘je vous ferais remarquer’’ était très explicite Reto tendit alors sa main, et attrapa le bras d’Aoki, la retenant.

« Je sais que vous ne m’aimez pas, Kou-san. Inutile de le nier, je ne suis pas idiot. Mais je crois que vous ne m’avez pas compris. En aucun, je ne cherchais à vous intimider, ou à tenter de vous soudoyer. Oh, je pourrais le faire, mais ce n’est pas ce que je veux. Vous êtes une femme prudente, Kou-san, mais les secrets sont faits pour être dévoilés. »

Il laissa planer quelques secondes de silence, le temps de lui laisser le soin de comprendre là où il voulait en venir. Pour éviter qu’elle ne hurle, Reto relâcha alors son bras, et baissa les bras devant lui. Il la dominait légèrement, plus grand qu’elle, et nettement plus musclé. Difficile de ne pas être intimidé face à lui. Reto s’avança un peu, se plaçant à côté d’elle.

« Entendons-nous bien : je veux que vous aidiez Doutz’ à progresser dans sa carrière d’actrice, sans passe-droits, et sans quoi que ce soit d’autre. Mais je suis un homme intelligent, vous savez. Je sais que le sexe est omniprésent dans le showbiz, et je m’occuperais des passe-droits pour Doutz’. Ce que j’attends de vous est différent, ne vous engage à rien, et, si vous refusez, il ne vous arrivera rien. Si j’ai choisi de mener Doutzen auprès de vous, c’est parce que je sais que vous n’êtes pas contre l’idée de coucher avec vos élèves... Et que ça m’intéresse. »

Reto parlait du sexe sans ombrages. Il était vraiment conciliant, pour le coup, essayant de lui expliquer calmement les choses, tout en sentant, en lui, des fantasmes défiler. Il fallait juste que cette femme soit moins timide, moins timorée, et plus encline à comprendre ce que Reto voulait faire.

« Je ne suis pas le père naturel de Doutz’, vous savez... Je l’ai adopté, mais je sais très bien que, si elle veut faire actrice, avec son physique, on lui demandera forcément de faire des choses indécentes. J’aimerais la former, à se préparer à affronter l’influence du sexe dans le milieu du showbiz. Comprenez bien que je ne vous juge pas, Kou-san, ou que je ne cherche pas à vous menacer. Je vous ai dit que j’avais besoin de votre aide, et c’est exactement de ça dont il est question. »

Il laissa à nouveau planer quelques secondes, restant face à elle.

« Voilà ce que je veux... Améliorer l’initiation sexuelle de Doutz’. Vous pouvez appeler la protection de l’enfance, si vous voulez... Ou en savoir plus sur Doutz’. Je ne serais pas là au prochain rendez-vous, vous aurez tout le loisir d’en savoir plus sur elle. »

Reto la laissa alors, et sortit. Il avait balancé sa proposition.

À elle de voir comment elle allait s’organiser. Il n’était évidemment pas exclu qu’elle appelle les autorités, mais, dans la mesure où Aoki avait également fait des choses répréhensibles pour la morale publique, il était peu probable qu’elle s’y risque.
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« Répondre #9 le: Juillet 05, 2014, 09:52:52 »

Il y a des choses évidentes dans le monde, on ne soie si on reste trop longtemps sous l'eau, on meurt si on se jette dans le cœur d'un volcan ou du haut d'un immeuble d'une vingtaine d'étages comme on peut mourir avec une chose invisible à l'œil nue que l'on nomme virus. Et Aoki n'aimait pas Reto aussi, cela faisait aussi partie des choses évidentes. Elle ne savait pas sur quel pied danser avec lui, un yakuza, un profiteur, un père étrange, elle ne savait pas. Elle n'était pas un détective, elle n'allait pas enquêter sur lui et savoir à qui elle avait affaire. De même qu'elle ne demanderait pas à Félicia d'en faire autant pour elle. La Chatte Noire était avant tout une voleuse, pas une inspectrice. Le fait qu'il lui prenne le bras lui faisait serrer la crosse de son arme à feu sous le bureau, au moindre geste... tant pis si elle doit aller au tribunal, c'est de la défense. Il lui relâcha le bras mais elle resta prudente alors qu'il commençait à s'expliquer, sous-entendant qu'elle couchait avec ceux et celles qu'elle formait? Soit il savait d'une façon ou d'une autre, soit il tentait une forme de chantage... Elle préférait ne pas répondre, laisser son regard braqué sur lui. Si ses yeux pourraient tuer, elle l'aurait surement fait. Comment il aurait pu savoir s'il savait? Elle n'avait aucune photo ou autres sur un pc relié chez elle. Elle savait bien comment fonctionne la police et ce genre de chose est stocké dans une clé usb qu'elle utilise en coupant internet... Surement qu'elle a été surveillé par un de ses hommes ou un détective, une photo qui veut tout dire, ce genre de chose...

En l'écoutant, on croirait qu'Aoki est une tutrice pour ma former au sexe! Non mais quelle connerie! Aoki n'était en rien une entraineuse, elle offrait une récompense avec son corps à ceux et celles consentante, idem quand elle décide de « punir ». Mais en rien elle se prend pour une prof pute! Même si elle n'était pas sa vraie fille, pensée cela d'elle! Quelle honte! Oui il a raison pour le showbiz et le sexe mais cela reste surtout présent dans les milieux bizarres ou quand une fille comme Paris Hilton se retrouve star d'un film nullissime, c'est une promotion canapé à ne pas en douter. Mais les acteurs et actrice d'aujourd'hui ne sont plus comme ça, on juge ces derniers à leurs performances. Cela devait continuer dans certains milieux, avec certains producteurs mais Aoki ne lâche pas ses poulains dans les pattes de gros pervers, elle se dégoutterait de faire ça! Elle le laissa partir en se calmant sur son fauteuil. Elle ne pouvait pas prévenir la police, ce genre de chose car si on se penche de trop près sur elle, elle risque d'être passé au peigne fin... Quelle merde. Bien sur, à une époque, elle n'aurait pas rechigné à s'amuser avec Doutzen, autant dire la vérité. Mais depuis qu'elle connaissait Félicia, elle faisait de moins en moins ce genre de chose. Alors le proposer ouvertement, par le biais d'une autre personne, ça la dégoûtait. Elle n'allait pas ennuyer Félicia avec ça en plus, à cette heure, elle est surement en train de donner un cours... Puis, elle a ses problèmes elle aussi. En quoi son aide changerait quelque chose? Doutzen risque d'avoir des problèmes. Puis si ça se trouve, elle ignore que ce pervers n'est pas son père?

Que de problème.... Aoki fit son travail pendant ce temps, ne cherchant pas plus loin après tout ce truand avait bien dit que si rien ne se fait, ce n'est pas grave. Autant ne pas rentrer dans son jeu et faire de Doutzen une petite star avec la méthode légale. C'est très bien et c'est comme ça qu'elle devrait faire après tout. En faisant le dossier de Doutzen, elle avait réussi à obtenir un véritable rendez-vous avec un photographe le lendemain où elle fut le plus bref avec Reto pour lui transmettre la date et l'heure du rendez-vous. Ce sera cette fois un vrai book alors elle devrait venir bien habillée mais pas trop non plus, bien habillée comme une jeune. De toute façon il y aura de quoi se changer bien entendu...

Le jour du rendez-vous, elle avait donnez rendez-vous devant l'immeuble de son agence pour l'accompagner comme elle ne pouvait se rendre seule là-bas, de par l'emploi du temps de son « père » et ainsi de suite. Cela faisait partie du boulot d'Aoki donc ce n'est pas grave. Sans son père, la journée devrait bien être plus calme. Moins stressée aussi, elle accueilli la jeune femme avec un sourire en lui serrant la main.

« Bonjour Doutzen, prête? Tu n'as rien à craindre, ce sera comme dans mon bureau mais en plus poussé, plus de pose, de photo, d'essayage de vêtement, rien de bien spectaculaire. Tu n'auras qu'à suivre ce que le photographe te dit et tout se passera bien. »

Elle prit un taxi pour rejoindre le rendez-vous, elle n'avait pas le permis mais ce genre de déplacement était aux frais de la boîte alors peu importe. Naturellement, si elle avait des questions, des doutes, elle était là pour y répondre durant le trajet, le temps de se préparer un peu mentalement pour elle. Elle était toujours aussi charmante en tout cas mais bon, l'idée de coucher avec elle se faisait de moins en moins présente en sachant que c'est ce dont Reto voudrais....
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« Répondre #10 le: Juillet 07, 2014, 01:22:24 »

Aoki n’avait pas eu de chance. Si Reto avait entendu parler d’elle, c’est parce qu’elle avait eu, à un moment, une élève répondant au nom de Jun Akizashi, et qui avait toujours été attirée par les arts et par le cinéma. Elle voulait devenir actrice, et son père était un banquier travaillant à la Sumitomo Mitsui Financial Group, une grosse banque japonaise. Il blanchissait l’argent sale d’un clan de Yakuzas, l’injectant dans différents comptes en banque appartenant aux ennemis des Russes. Quand les Russes l’avaient appris, ils avaient cherché un moyen de faire pression sur Akizashi, et s’étaient renseignés sur sa famille proche, en mettant des micros et des caméras un peu partout, notamment dans la chambre étudiante de Jun. C’était comme ça qu’ils avaient vu Aoki lui faire l’amour. Ils avaient pris une multitude de photos et de vidéos, et avaient flouté son visage en les montrant au père de Jun, afin qu’il collabore bien gentiment, s’il ne voulait pas voir l’avenir de sa fille être ruinée. Tout ça remontait bien à plusieurs mois, mais, entre-temps, les Russes s’étaient renseignées sur Aoki... Juste pour s’assurer qu’elle n’était pas une Yakuza. Ils n’avaient rien trouvé de suspect, et son nom était remonté aux oreilles de Reto, qui avait préparé tout ce petit stratagème.

« Tu t’en es très bien sorti, ma chérie, disait-il le soir à sa fille. Aoki te rappellera, et t’aidera à perfectionner ton talent... »

Doutz’ répondit en soupirant, et remua légèrement sur le lit. Reto esquissa un léger sourire, et déposa un baiser sur son front. Aoki rappellerait, oui. Elle avait le bâton et la carotte devant elle : une fille suffisamment belle pour être à l’affiche, et la menace de photographies compromettantes qui pourraient lui valoir un procès. Reto réfléchissait à la meilleure manière de s’en servir, et se redressa. Il se rapprocha de l’interrupteur de la chambre, et la ferma, avant d’appuyer sur un bouton d’une télécommande. Doutzen gémit en sentant les vibromasseurs remuer en elle.

« Passe une bonne nuit, Doutz’...
 -  Mmmmhhh !! »

Doutzen, dans sa position, en pouvait rien dire d’autre, et la porte se referma. Reto lui avait mis un pyjama très particulier, et Doutzen remua faiblement dans son lit, sentant les draps en soie glisser contre son corps, ainsi que le contact du latex sur sa peau. Elle gémit en se tortillant, sachant très bien qu’elle allait passer une bonne partie de la nuit ainsi. Difficile de dormir dans ces conditions, et son esprit s’envola dans de nouvelles pensées perverses, où elle s’imaginait coucher avec cette Aoki, car elle savait très bien que c’était là ce que son « père » souhaitait.

La jeune femme savait que Reto n’était pas vraiment son père, et qu’il l’avait enlevé à sa famille, la capturant pour assouvir ses pulsions sexuelles en faisant d’elle une esclave docile et écrasée. Elle n’oserait pas se révolter contre lui, et ce d’autant plus qu’elle commençait à être victime du syndrome de Stockholm. Après tout, elle était bien logée, bien nourrie, et, même si elle se doutait que Reto avait d’autres idées derrière la tête, la perspective de devenir une actrice était réellement l’un de ses désirs profonds.

Elle passa donc une nuit rose et sensuelle.



Le prochain rendez-vous eut lieu assez rapidement, et Doutzen se retrouva, seule, avec Aoki... Sans culotte-gode, cette fois. On lui avait dit de venir bien habillée, et elle était donc venue avec sa belle robe rouge, qui épousait parfaitement ses formes. Aoki l’attendait devant l’immeuble, et ce fut là que Reto laissa Doutz’, après un bref regard vers Aoki. Elles se retrouvèrent dans un taxi, roulant vers le lieu où elles devaient rencontrer le photographe. Doutz’ restait silencieuse, observant ses mains, tandis que le chauffeur, professionnel, ne mettait pas de musique, roulant simplement vers l’atelier du photographe.

« Je suis vraiment d’être ravie ici, avoua Doutzen avec un léger sourire. J’espère que tout se passera bien. Vous pensez que j’ai mes chances ? J’ai fait un peu de théâtre quand j’étais petite, et on me disait que je m’en sortais bien... »

Elles parlaient pour tuer le temps, et arrivèrent ainsi à l’atelier du photographe. C’était un photographe professionnel, qui avait ses bureaux dans l’un des gratte-ciel du centre-ville. Aoki et Doutzen rentrèrent à la réception, et se présentèrent devant le réceptionniste.

« Oui, annonça l’homme. Vous connaissez le chemin, Kou-san... Par contre... Un coursier est venu nous remettre ce pli à votre intention ce matin. Je dois vous avouer que nous étions assez surpris, mais il nous a bien précisé que c’était l’adresse de livraison. Nous aurions du vous appeler, mais il y a eu beaucoup d’activité ce matin, et, comme nous savions que vous veniez tantôt... »

Le pli comprenait une belle enveloppe, comme si quelqu’un savait qu’elle allait venir ici. Si Aoki se donnait la peine de l’ouvrir, elle verrait un courrier comprenant plusieurs pages agrafées entre elles, ainsi qu’un disque gravé dans une poche plastique. Il y avait, sur la première page, une lettre, signée par Reto :

Citation
Chère Aoki,

Il est parfois plus facile de coucher à l’écrit ce qu’on pense oralement. Je tenais à vous présenter mes plus sincères excuses si ma conduite a pu vous inquiéter tantôt. Vous devez bien comprendre que je ne songe qu’au bonheur de ma petite Doutz’, et je tenais à vous préciser toute la gratitude que j’éprouvais pour vous. Vous trouverez ci-joint des copies des photographies que nous avons prises à votre insu lorsque vous êtes venue voir Jun Akizashi, et je tenais à vous remercier pour votre dévotion à satisfaire vos élèves. C’est involontairement grâce à votre aide que nous avons reçu à s’occuper d’un problème concernant le père de Jun, et ce dernier a été suffisamment intelligent pour comprendre qu’il était dans son intérêt de suivre nos consignes.

Les jours de Jun ne sont pas en danger, et nous n’entendons nullement mettre fin à sa carrière en diffusant ces images sur Internet. N’y voyez donc pas une menace, mais simplement la preuve que nous savons de quoi vous êtes capables.

Si vous avez le temps ce soir, j’aimerais prendre un café avec vous.


Reto

Derrière cette lettre, il y avait une série de clichés pris sous différents angles, où on voyait Aoki faire l’amour avec une femme qui était clairement mineure. Il ne fallait pas oublier qu’au Japon, la majorité civile était fixée à l’âge de 20 ans.

Et Doutz’, elle, était loin de se douter du contenu de cette enveloppe.
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Aoki Kou
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« Répondre #11 le: Juillet 30, 2014, 09:52:33 »

« C'est normal d'avoir le tract mais tu n'as qu'à faire comme la première fois, suivre les consignes et tout ira bien. »

C'est le conseil  classique, de base mais qui était tout aussi utile que n'importe quel type de conseil. Pour elle, c'était le conseil utile pour beaucoup de choses, certes, elle ne devait pas dire ahmen à n'importe quoi sinon là elle tombera dans le piège de certaines personnes qui voudrait profiter d'elle mais quand on lui demande des choses en rapport avec le cinéma, les photos, ce genre de chose banale, elle peut très bien le faire. Elle ne risque rien. Une fois arrivée au studio situé dans un grand building où chaque étage était fait pour une chose en particulier – dont une bonne dizaine rien que pour tout ce qui touche le domaine artistique – Aoki fut surprise de découvrir un paquet pour elle mais elle se doutait que c'était un piège. Non, pas une bombe ou ce genre de colis piégé mais plutôt un mot du père de Doutzen avec quelques mots, quelques ordres plutôt et elle préférait largement ouvrir cela plus tard, comme par exemple après le départ de Doutzen. Comme ça si son pervers de père demande ce qu'elle a pensé de sa lettre, elle pourrait lui dire qu'elle ne l'a pas ouvert et donc, qu'elle n'a rien fait avec Doutzen. C'est bien la meilleure quand même, elle a une relation qui commence à devenir sérieux avec Félicia, elle limite de moins en moins les autres personnes à profiter de son corps et on lui pousse une jolie demoiselle dans les bras en lui disant de s'offrir à elle, de l'éduquer sexuellement. Ça ne tiendrait qu'à elle, elle enverrait de suite toute la police à ses trousses mais elle se savait en tort à son tour.

Elle accompagna Doutzen jusqu'au photographe où elle échangea quelques mots de routine avec lui avant qu'elle ne se mette sur le côté avec sa nouvelle élève. Elle devait encore lui annoncer une ou deux choses vu que ce sera sa première fois avec un véritable photographe.

« Ne panique pas. Suis juste ce qu'il te demande et si tu ne comprends pas la pose où ce qu'il te demande, n'hésite pas à demander. Nous somme là pour ça. »

Elle eut un léger sourire pour elle en tentant de faire tenir sa frange qui cachait son œil. Certes, cela avait son charme mais voir ses deux yeux pouvait aussi jouer en sa faveur. Elle laissa comme tel, ce n'est pas à elle après tout de décider si oui ou non, elle laisse cette coiffure comme telle. Ce n'est pas elle qui manipule l'objectif après tout. Aoki prit place sur une chaise, restant proche d'elle mais aussi bien entendu en dehors du fond blanc, de toutes ses lumières. Dessous, il ne faisait pas froid mais c'était ça aussi le monde du cinéma. Néanmoins, par curiosité, elle ouvrait le courrier, survolant rapidement ce qui était dit, quant au CD comme les photos, vu le monde autour d'elle, elle les laissait de côté en se doutant bien que ça la concernait elle ou bien Doutzen? Mais vu ce qui était dit, ça devait être elle, la fois où elle avait fait cela avec Jun. Elle n'en avait pas honte mais c'était désormais une chose qu'elle essayait de gommer de son passé. Quant aux derniers mots de Reto, il pouvait toujours se brosser! Jamais elle ne prendra un café avec un type pareil! Quand bien même elle accepterait sous la menace, Félicia et ses copains du SHIELD seront demandé, voir la police car le SHIELD ne doit pas faire dans ce genre de protection pour une simple connaissance d'une de leur membres? Quitte à faire un peu de prison, elle serait capable si ce Reto plongerait plus profondément. Mais bon, autant que possible, elle préfère se tenir éloigné de lui.

Elle observa Doutzen prendre diverses poses, parfois au naturel, parfois avec l'aide d'un ventilateur, assise sur une chaise ou même avec un accessoire anodin tel qu'une petite bouteille d'eau ou un livre. Elle se faisait vraiment mitrailler par l'objectif. Elle allait devoir s'y habituer car parfois, la photo qui fait tout se situe entre deux poses et entre deux poses, il peut y avoir près d'une dizaine de photo. Souvent, le meilleur résultat n'est pas la pose finale mais celle qui se joue quelques secondes avant. Doutzen se débouillait bien, même si Aoki refusait de jouer le petit jeu de Reto, il faut bien dire ce qui est, Doutzen était vraiment une ravissante jeune fille. Sa carrière va rapidement décoller et à son école, pour sûr, elle doit faire tourner les têtes, garçon comme fille. Même si la photographie ne semblait pas avoir grand-chose à voir avec le cinéma, avant de vendre ses talents, il fallait vendre le produit.  Certains acteurs ne sont pris que par leur apparence ou leur défaut dirait-on, un mal pour un bien. Doutzen est loin d'avoir le mot défaut mais autant attiré la curiosité de certains petits ou gros producteur avec le physique de Doutzen, ensuite ils jugeront par son talent. Donc pour aujourd'hui, pas de théâtre, surtout des photos mais ses cours lui serviront à jouer certaines émotions cité par le photographe. Aoki restait là, à l'observer, ayant un petit sourire pour elle entre deux pauses, le temps de changer d'objectif ou de ramener un élément pour elle. Elle devait être rassurée cette petite et cela faisait partie de son travail après tout.
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Doutzen Kroes
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« Répondre #12 le: Juillet 31, 2014, 01:59:43 »

Doutz’ était bien loin de se douter du contenu du paquet, et elle n’y accorda pas plus d’attention que nécessaire. Le fait est que la jeune femme était réellement très excitée à l’idée d’être près d’Aoki, et de pouvoir accomplir une partie de son rêve... Elle avait beau avoir changé de continent, de famille, avoir perdu sa virginité, et avoir comme « père » un bourreau-violeur pour lequel elle ressentait des émotions contradictoires, elle n’avait pas oublié ses rêves. Elle n’avait pas oublié Marilyn Monroe, ni les films qu’elle regardait quand elle était petite. C’était un rêve d’enfant, un rêve idiot de fillette, mais il continuait à lui trotter la tête. Peu importe ce que Reto avait réellement en tête, le fait est qu’il lui offrait l’opportunité d’accomplir son rêve. Oui, elle était bien devant un photographe, suivant ses instructions. Remue la tête. Tête penchée à gauche. Petite moue sur le visage. Mine triste. Sourire ravi sur les lèvres. Jambes croisées. Ouverte. Corps penché sur le côté. Mine sensuelle.

Elle s’était déjà entraînée chez Reto, en compagnie de Khill, à faire des books amateurs, enchaînant les photos. Ici, c’était juste... Plus intense. Il y avait moins de rires, mais énormément de photos. Un véritable mitraillage. Le photographe insistait beaucoup, lui disant parfois de reprendre la même pose, parfois jusqu’à une dizaine de fois. Mains dans les cheveux. Buste en avant. Tête penchée vers le bas, yeux dans la caméra. Elle savait que ce book lui servirait de support pour toutes les demandes qu’elle ferait ensuite. C’était le rôle d’Aoki. Elle assistait les gens comme elle, servant d’intermédiaire entre ces personnes et les studios et les maisons de production. Comme à la télé, mais sans les caméras. Les photos se multiplièrent donc, ainsi que quelques compliments.

« Super ! Continue, Doutz’ ! Là... Parfait, parfait, ma chérie ! »

Devant avoir l’habitude de rencontrer des femmes, le photographe parlait sur un ton assez familier et chaleureux. C’était un confortable bureau, avec de grandes baies vitrées permettant de voir Seikusu. Doutz’ se sentait bien ici. Est-ce qu’elle continuerait à voir de tels endroits en vieillissant ? Ohlàlà, elle en frissonnait déjà ! Doutzen Kroes, future star ! Bon, le Japon, ce n’était pas Hollywood, mais il y avait beaucoup de films japonais qui étaient adaptés par les Américains... Et puis, ça ne la dérangerait pas de déménager à Los Angeles, une fois qu’elle se serait faite une bonne réputation ici. Elle travaillerait aussi longtemps qu’il le faudrait pour accomplir son rêve... Comme dans les mangas ! Le photographe continuait à la mitrailler, et finit par s’arrêter.

Entre-temps, Doutz’ avait eu droit à plusieurs pauses, buvant des verres d’eau, décontractant son dos. La fin de la séance sonna deux bonnes heures plus tard.

« Okay, ma chérie, je pense que j’en ai assez. Tu vas bien ?
 -  Oh oui, Monsieur !
 -  Je vois ça, tu as des étoiles dans les yeux... »

Doutzen lui sourit légèrement, amusée et fière. Le photographe partit ensuite, laissant Doutzen avec Aoki, seules dans le bureau. La jeune fille s’était relevée, et sourit à Aoki, un sourire poli et légèrement intimidé. Sans réfléchir, agissant instinctivement, elle se précipita contre elle, et lui fit un bref câlin, la serrant contre elle... Ce fut un geste qu’elle fit sans réfléchir. Elle se retira rapidement, en rougissant légèrement, et lui sourit poliment.

« Je... Euh... Je vous remercie pour ce que vous faites pour moi, Ma... Kou-san. C’est... C’est vraiment très gentil... »

Doutzen le pensait sincèrement.

Elle était émue.
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« Répondre #13 le: Août 18, 2014, 09:59:26 »

Ce Reto, il n'avait pas fini de la faire chier. Ce paquet était comme un acte de gentillesse mais ce n'est pas comme si ce connard n'avait pas de copie sur son pc ou même des montages plus obscènes, que ce soit vraiment elle ou non sur les photos. De nos jours, ça allait tellement vite ce genre de chose. Mais au moins, il y avait une chose qui venait de lui faire oublier tout ça, c'était Doutzen, elle en avait terminé avec sa première séance de photos et la jeune femme était toute souriante, une vraie fille ravie! Elle devait être loin de son quotidien qui, Aoki devinait aisément comment cela devait se passer. Elle la câlinait doucement pour lui renvoyer son étreinte et la laissait se dégager doucement. La voir si ravie lui faisait chaud au cœur. Elle passait une main dans ses cheveux en lui souriant sincèrement.

« C'est normal voyons... Continue comme ça Doutzen et ton rêve se réalisera. »

Hélas, ce n'était pas tout à fait vrai, certaines personnes se battaient avec plus d'acharnement qu'elle sans pour autant réussir leur rêve mais chacun avait plus ou moins de chance. Le physique de la demoiselle était déjà un atout et pour ce qui est de la photo, du mannequinat, elle serait parfaite si son projet ne réussit pas. Mais au moins, il restera encore d'autres tests pour elle afin de déterminer si elle est douée et si elle a une chance dans la carrière du cinéma? Elle pourrait bien lui dire la vérité, que son « père » voulait prostituer sa fille avec elle pour son bon plaisir mais non seulement Aoki ne voulait pas le faire, d'un point de vue professionnelle comme par envie. Est-ce de sa faute si elle est amoureuse et veut avoir le plus de chance d'être avec Felicia? Cela ferait trop plaisir à Reto... Mais en plus, elle n'allait pas briser la bonne humeur de Doutzen avec ce genre d'histoire.

« Si tu n'as rien de prévu demain, je pense que je pourrais te caser un petit rendez-vous théâtral, pour reprendre les bases au moins et que je puisse voir de quoi tu es capable dans ce domaine. »

Elle avait confiance en elle, pas de doute. Bien qu'elle ne se privait pas de penser que son père était un con, elle, c'était une fille en or qui a malheureusement eu la mauvaise famille. La jolie fleur qui pousse entre deux merdes de chiens...

« Par la suite, en attendant une véritable petite offre, je pense que peaufiner tes talents avec le théâtre ne sera pas une mauvaise choses. Il vaut mieux avoir le plus de facilité à jouer n'importe quel type d'acteur ou situation pour un futur casting. Attends-toi à de longues séances de théâtre et à toutes sortes de situations. »

Oui, il était préférable d'en voir le maximum avant un premier rendez-vous devant une caméra. Demain, cela sera comme elle a dit, une petite remise à niveau mais par la suite, il n'était pas impossible qu'elle passe plusieurs après-midi à jouer avec une petite troupe. Ceux dont le théâtre les passionne vraiment mais c'était aussi l'occasion pour qu'elle rencontre d'autres personnes de son âge, fille comme garçon. Il y avait d'autres boîtes de productions, donc plusieurs personnes qui ont le même rêve de Doutzen, cela ne pourrait que lui faire du bien.

« Et toi, qu'as-tu penser de cela, ça te plut? Tu peux me donner tes impressions, là où tu penses avoir été parfaites, là où tu penses devoir te corriger? »

C'était aussi son job de voir si elle savait voir ses points faibles et ses points forts. En sachant son passé, Aoki ne pouvait s'empêcher de vouloir la protéger, lui éviter le pire avec son horrible père. Elle lui rappelait Kanzaki, une autre de ses élèves, le genre de fille qu'on a envie de protéger, de prendre dans ses bras pour éviter qu'il ne lui arrive du mal. Cela dit, sa relation avec Kanzaki était plus fusionnelle, elle était un peu comme sa petite sœur.
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Doutzen Kroes
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« Répondre #14 le: Août 21, 2014, 02:51:39 »

Le petit cœur de Doutzen fit des bonds dans sa poitrine sous les compliments appuyés d’Aoki. Réaliser son rêve... Devenir une grande actrice de cinéma, se produire à Hollywood ! Est-ce que, bientôt, le nom de Doutz’ sonnerait comme celui de Marilyn Monroe dans le firmament ? Elle avait bien le droit d’y rêver, de s’imaginer poser son empreinte le long de l’Hollywood Boulevard, de se produire dans les meilleurs théâtres de Broadway, et de faire des tournées dans le monde. Loin de se douter de ce que Reto faisait derrière elle avec Aoki, Doutz’ se contentait d’écouter Aoki. Elle lui disait qu’elle pourrait l’amener au théâtre demain, et que, par la suite, le mieux que Doutzen avait à faire était de perfectionner ses talents de comédienne dans le théâtre. La jeune blonde hocha la tête de haut en bas, acquiesçant à ce qu’Aoki proposait. Elle était son agente, donc il était normal qu’elle l’écoute. Son agente... Doutz’ peinait encore à y croire. Même si Reto avait un but caché derrière toute cette histoire, le fait est qu’il avait quand même choisi de l’amener ici. Même encore, la jeune femme peinait à percevoir les véritables pensées de son mentor... Mais il l’avait amené ici, et on pouvait clairement lire sur le visage de Doutz’ une franche lueur émerveillée et heureuse, insouciante et pleine d’un bonheur profond et enfantin.

Aoki lui demanda alors ce que Doutz’ avait pensé de sa propre prestation. L’intéressée cligna des yeux à plusieurs reprises.

« Je... Euh... Je n’en ai pas la moindre idée, avoua-t-elle. Fondamentalement, je pense que je n’ai été parfaite nulle part, car il faut toujours s’améliorer. Et puis, je n’ai fait que prendre des photos, ce n’est pas comme si j’avais vraiment du incarner un rôle, ou... Ou jouer quoi que ce soit. »

Certes, elle avait pris des expressions faciales, mais ça ne la dérangeait pas. Il ne fallait pas oublier qu’elle s’était déjà entraînée chez elle, avec Khill, à prendre de multiples photos d’elle-même, adoptant une multitude de visages et d’expressions, jusqu’à prendre des postures complètement débiles et idiotes. Khill lui avait toujours dit qu’elle était très photogénique, et, vu qu’Aoki semblait contente, et qu’elle allait jusqu’à proposer à Doutz’ de faire du théâtre, c’est qu’elle n’avait pas du se tromper... Doutzen avait donc toutes les raisons du monde de se sentir fière, elle qui doutait de ses propres capacités.

Elle se rappela alors, dans les pensées excitées de son cerveau, ce qu’Aoki lui avait dit, sur la possibilité de faire une représentation DEMAIN, et répondit :

« Il faudra voir avec mon père, mais... Il n’a aucune raison d’être contre. »

Cette évocation amena un léger silence entre les deux femmes. Doutzen n’était pas idiote, loin de là. Elle savait très bien ce que faisait son père, elle savait que ce qu’il lui avait fait était illégal, et elle savait qu’il avait du faire pression, d’une manière ou d’une autre, sur Aoki. La jeune femme sentait bien qu’il fallait qu’elle fasse quelque chose, qu’elle trouve un moyen de résoudre ce contentieux la concernant.

« Vous savez, il... Il ne veut que mon bien, c’est juste que... Reto aime bien tout contrôler, mais... Il tient à moi, et... Il tient vraiment à ce que je perfectionne mes talents d’actrice. Je... Je ne sais pas ce qu’il vous a dit, mais je sais que vous l’aimez pas. Je suis plutôt futée pour mon âge, alors... Tout ce que je peux vous dire, c’est... »

Que c’était un pervers sexuel ? Quelqu’un qui l’emmenait allumer de vieux pervers asiatiques pour pouvoir ensuite faire pression sur eux ? Qu’il lui avait fait l’amour à de nombreuses reprises, et avait confectionné pour elle une série de tenues en latex qui auraient fait fureur dans un film érotique ? Elle se mordilla les lèvres, et reprit rapidement, en attrapant chacune des mains d’Aoki, son regard croisant le sien :

« Il faut lui faire confiance. Sans lui... Je n’aurais jamais réussi à être là, je serais dans mon petit village perdu en pleine campagne, et... Je n’aurais jamais eu la chance de vous voir. »

Rencontrer Aoki était peut-être l’une des meilleures choses qui puissent arriver à Doutzen, car, avec elle, elle avait l’intime conviction qu’elle pourrait enfin réussir à percer, et à se faire, peu à peu, un nom. Comme Aoki le lui avait dit, elle avait bien le droit de rêver.
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