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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Mélisandre Cairn
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« le: Janvier 14, 2014, 03:35:13 »

Initialement, hôtel quelconque de Seikusu, sur Terre.

Laissée entrouverte, la fenêtre permettait aux rumeurs de la ruelle d’investir la pièce. Le ronronnement timoré des moteurs s’introduisait pour briser l’engourdissement silencieux de la chambre, résonnant sur la chaussée avant de mourir dans le lointain. La lumière intermittente des phares se diffusait entre les murs, dépouillant la pièce de sa pénombre, éclairant de manière très brève la silhouette alanguie sur le lit d’hôtel. L’inertie paisible de la jeune femme se troubla pour une raison inconnue. S’extirpant laborieusement du linceul de son sommeil, Selena ouvrit les yeux sur les ombres clandestines qui couraient sur les murs et s’évanouissaient dans les angles ténébreux de la chambre. D’un geste instinctif, sa main explora la place laissée vacante, à côté d’elle, responsable du courant d’air qui l’avait éveillée. Puis elle sonda l’obscurité, cherchant sa compagne du regard, jusqu’à ce que sa rétine soit aveuglée par les feux d’une voiture qui circulait, la faisant grimacer.

« Rendors-toi », pria alors une voix de l’ombre, qu’elle finit par localiser près de la fenêtre, grâce à l’embout rougeoyant de sa cigarette.

Mélisandre se tenait debout, exhalant les vapeurs de tabac en volutes fuligineuses. Les ondulations presque surnaturelles des rideaux conféraient au tableau un aspect onirique. Il y avait, dans la posture de cette femme, une morgue vaniteuse et digne et féroce qui la captivait. La jolie blonde avait, au cours de sa carrière, rencontré d’innombrables femmes, des femmes sublimes, faites pour être admirées et aimées. Mais l’étrangère qu’elle avait sous les yeux était faite différemment. Sa sensualité, la volupté charnelle et provocante qui s’en dégageait, lui rappelaient ces créatures mirifiques mais malsaines qui jalonnaient les contes, dont on mettait constamment en garde le lecteur. Parce qu’elles étaient dangereuses.

C’était une intuition intime. Approcher cette femme s'avérait aussi hasardeux que tenter d’apprivoiser des flammes. Le feu qui brûle ne l’en fascinait pas moins, toutefois, car cela compensait toutes ces conventions sociales auxquelles elle se pliait pour ne pas dissoner avec le politiquement correct, dans la vie de tous les jours. Elle avait envie d’en connaître la morsure, sur sa peau nue, de sentir à nouveau l’embrasement dans son ventre et ne se souciait de rien d’autre.

 « Tu ne m’as toujours pas dit comment tu t’appelles, souffla-t-elle du bout des lèvres, craignant de voir la vision s’évaporer, alors qu’elle se redressait sur les coudes, faisant dégringoler les bretelles de la nuisette sur ses épaules.
- Ca ne t’a pas empêchée de coucher avec moi. »

Levant la main pour se protéger de l’éclat aveuglant projeté par les phares d'une voiture, Selena perdit brièvement de vue la sculpturale brunette. Lorsque les ténèbres régnèrent de nouveau dans la chambre, elle avait rejoint leur lit, et effleurait son visage d’un revers tendre de la main.

« Pourquoi tu… » commença-t-elle, se laissant finalement allonger sur le dos, surplombée par l’ombre dominante de l’immortelle. 

Les doigts de l’Indocile emprisonnèrent son menton. D’un regard pénétrant, elle lui intima le silence, et au cas où cela ne suffise pas, ses lèvres dissidentes épousèrent l’ourlet gourmand de sa bouche, sans lui laisser d’autres choix que la capitulation. Cette dernière fut rapidement scellée d’un bécot, puis d’un long baiser, durant lequel Mélisandre se reput des pulsations de son cœur captif, assujetti à la fièvre libertine de l’envie. Elle inhala son parfum et joua avec sa langue, jusqu’à ce que le souffle de Selena s’amenuise puis vienne à lui manquer. Un soupir vif implora alors la diablesse d’étancher le désir grandissant qui irriguait le corps de sa jolie petite proie.

« Epuise-moi, baise-moi, si tu veux que je me rendorme ! »

L'amante sulfureuse empoigna la chevelure blonde, la contraignant à offrir son minois à l’inspection rigoureuse de son regard. Son autre main monta vers le relief d’un mamelon, puis fit délicatement rouler le téton entre le pouce et l’index.

« Pose tes lèvres contre les miennes, et on verra susurra la belle, avant de modérer les ardeurs de sa prisonnière en pinçant plus fermement l’extrémité de son sein, comme elle fit mine de l’embrasser. Pas celles là. »

L’Indocile esquissa un sourire et Selena frissonna, électrisée par la perspective d’exciter le bourgeon de son amante. La première vint se positionner sur la seconde, écartant les jambes pour laisser à la blondinette tout le loisir de contempler son intimité luisante et lisse, désormais suspendue au-dessus de son visage. L’humaine positionna ses mains de part et d’autre des cuisses cuivrées, puis redressa la tête pour atteindre la fente délicieuse, qu’elle honora d’un baiser, puis d’une lapée humide.

« Mmmmh… oui… comme ça-aah… »

Mélisandre se cambra, féline, offerte à ses soins, trop accaparée par les frissons exaltés de son corps pour relever la présence d’une tierce personne, dans la chambre… dont elle nota seulement l’existence lorsqu’elle sentit les doigts familiers frôler la courbure de son échine.

« Dernière édition: Avril 13, 2014, 07:42:45 par Mélisandre Cairn » Journalisée

Stephen Connor
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #1 le: Janvier 14, 2014, 05:27:40 »

De quel droit un homme, un ange ou un démon, peut-il décider de s’approprier la vie d’un autre être vivant ? Etait-il foncièrement acceptable d’enchaîner quelqu’un, moralement, psychiquement, physiquement ? Ou bien l’être humain, et toutes les races qui en ont la pensée, trouve-t-il un plaisir malsain à se laisser guider ? La sensation de ne pas avoir à se soucier de quoi que ce soit est un bien plaisant sentiment. Mais de quel droit asservir quelqu’un qui ne le veut pas.

« Vae Victis. » Répondit simplement le démon, en inspirant une longue bouffée de son cigare.

Silat observa son maître d’un air soucieux, les bras croisés. Cette réponse n’était pas particulièrement satisfaisante, et l’odeur du cigare était tout bonnement épouvantable. En devenant un démon, le jeune oriental pourrait-il finir par supporter l’odeur de ces saloperies ? Puis, cela faisait déjà quelques jours que l’assassin n’avait pas vu l’inconnue qu’ils devaient aller chercher, lui et Stephen. Et d’autres questions pressantes s’imposaient.

« Et… Pour le rituel, comment cela se passera-t-il ? » Demanda le jeune homme, l’air anxieux. « Elle m’avait parlé de… Mourir ? »

Le maître de maison arrêta soudain d’inspirer. Un peu de fumée fut expulsée hors de sa bouche, alors qu’il tournait lentement son regard vers son apprenti. Cette sale petite garce avait la langue bien pendue. Mais cela n’était plus aussi grave. Lorsque Silat était venu avouer à son mentor tout ce qu’il savait sur l’identité de ce dernier, et sur ses desseins, le beau diable avait avoué, sans plus entrer dans les détails. Le moment était venu de fournir des réponses.

« Tout le monde doit mourir. » Répondit simplement Stephen. « J’étais bien moins résistant que toi, et moins fort mentalement, et je m’en suis sorti. Tu n’auras aucun mal à survivre. Le Rituel sera accompli en présence du Père des démons en personne, et il sait très bien gérer ces rituels. De plus, nous le ferons en Enfer, pour assurer que tu aies toutes les chances de ton coté. » Expliqua-t-il en prenant une nouvelle bouffée sur son cigare.

Un long silence s’installa dès lors que le Lord eut fini de parler. Silat ne pâlit pas, gardant une expression neutre, fausse mais convaincante. L’éphèbe aux longues boucles noires savait pertinemment qu’il n’obtiendrait rien de plus de la part de son tuteur. Et, pour briser le silence qui s’était créé, dans le salon vide de la demeure, l’oriental se racla la gorge, comme à son habitude. Stephen reprit la parole.

« Mais ce n’est pas important, crois moi. As-tu obtenu des informations sur Elle ? » Demanda le démon, fronçant les sourcils en inhalant une bouffée de tabac.

Silat hocha la tête, extirpant un morceau de papier des pans de sa ceinture en soie, maintes fois enroulée autour de sa taille. Il déplia le parchemin, encore couvert de cendres et portant les odeurs puissantes de l’air d’Ashnard, saturé de soufre et de senteurs épicées. Le jeune assassin était revenu de la ville de son père le matin même. Sa mission avait simplement été de réunir des informations sur la fugitive. Voilà bien une semaine que Stephen n’avait pas eu de nouvelles, et il était temps de passer à l’offensive.

« J’ai eu du mal à tout réunir, mais voilà ce que je sais. » Commença le jeune homme, lisant attentivement la feuille. « La description semble correspondre. Taille moyenne, cheveux noirs, plutôt élancée, belle, hanches larges, traits fins. Mes sources m’ont bien donné un nom correspondant à ces critères, et elle était sur la place de vente le jour J. Notée comme « Disparue », qui plus est. Les pauvres bougres n’ont pas eu le temps de noter l’acquisition de leur médaillon en guise de paiement. » S’amusa le jeune homme, reprenant ensuite sur sa lancée. « Mélisandre. Son nom est Mélisandre. Je n’ai pas obtenu d’éventuel nom de famille. »

Ce prénom, tel un velours enveloppant, vint caresser les oreilles du mâle. Il avait enfin un nom, et la balance était renversée. Qu’est-ce qu’un nom ? Que peut-il bien valoir aux yeux d’un monstre capable d’ôter la vie d’un simple murmure ? Oh, en temps normal, c’était une bien inutile donnée, mais pas face à cette féline ennemie. Non, c’était le signe qu’il l’avait vaincue. Malheur, malheur aux vaincus.

« C’est parfait Silat, je te remercie. Quand nous serons revenus ici, je t’offrirai une récompense à la mesure de ton effort. » Affirma le beau diable en hochant la tête.

Silat se retint de répondre. Il se retint absolument de questionner l’éventualité d’un retour ici. Survivre à la mort, dans les enfers même ? Comment diable était-ce possible ?

La question n’eut nulle occasion de quitter les lèvres du bel oriental, car Stephen se déposa son cigare sur le bord du cendrier qui trônait sur la table, et se leva. Son corps souleva l’air devant lui, fendant la masse grisâtre de fumée qui s’était formée face à son fauteuil. La nuit était déjà bien ancrée. Tendant ses mains devant lui, le démon fit mine de s’étirer, récitant quelques paroles.

« Tu n’avais encore jamais vu la magie d’un démon, pas vrai Silat ? » Demanda le maître en souriant. « En voilà un aperçu. »

Silat ouvrit grand les yeux, observant avec attention. La fumée du cigare sembla converger sur les paumes du monstre, avant de former un triangle. Celui-ci devint ensuite une sphère, que le mage démoniaque inhala. Il ferma les yeux, souriant doucement, avant de recracher la fumée, qui forma un cercle de deux mètres de diamètre. Ce dernier vibra un instant, devenant alors immédiatement une faille, un passage vers l’autre monde. Et il donnait droit sur une scène plutôt… Agréable. Dans une chambre d’hôtel peu éclairée.

Une enjambée, et les deux hommes arrivèrent dans cette fameuse pièce sombre. Silat ne bougea pas, et ne pipa mot, haussant simplement un sourcil interrogateur. Stephen s’approcha de la scène sans faire un bruit, et posa délicatement sa main contre le dos de Mélisandre, le caressant. La puissante voix mâle vint alors briser le calme doux et soupiré instauré par les deux femmes.

« Mélisandre. » Tonna la voix rauque, inflexible. « Me ferais-tu l’honneur de m’accompagner ? » Demanda l’homme en attrapant le visage de la jeune femme pour le tourner vers lui et lui voler un léger baiser. « Pas le temps de parler. » Dit-il en tirant  l’Indocile par la main une fois qu’il l’eut embrassée.

« Madame. » Dit Silat à l’attention de la blonde dans un hochement de tête, suivant ensuite les pas de son maître.

Le portail de fumée n’offrait plus de communication avec Terra, mais sur un couloir sombre, aux colonnes bordeaux, ornées de chandeliers muraux où dansaient des flammes dorées. Un nouveau pas, et les trois furent transportés dans ce fameux couloir, tandis que le portail s’évaporait. Sauf qu’un élément nouveau apparaissait. En marchant une dizaine de mètres, au bout du couloir, trônait un fauteuil. Dessus était un homme, assis, l’air calme. Un sourire vint à orner les lèvres du bel et fascinant inconnu. Il se leva, doucement, descendant les marches qui séparaient son trône impérial du simple sol carrelé de rouge foncé.

« Deux de mes enfants… » Sembla chanter la voix sublime et douce du Maître des Lieux. « Et un prochain membre de notre famille. »

Cet homme était beau comme le plus sensuel des anges, aux paroles délicieusement chaudes et paradoxalement rafraichissantes, comme une brise lors d’un bel été. Qui aurait pu imaginer un seul instant que Lucifer lui-même était ce bel homme aux traits androgynes. Mais après tout, n’avait-il pas été un ange, le plus beau et puissant de tous ?

« Père. » Murmura humblement Stephen en posant un genou à terre, fermant les yeux.

D’un geste gracieux de la main, Lucifer fit signe à son fils de se relever, allant ensuite chercher le menton de Mélisandre de ses doigts. Il l’emprisonna doucement, l’observant avec une douceur paternelle, mais le regard emprunt de sévérité.

« Ma fille… Je suis attristé de ta trahison. Tu as causé la mort d’un démon auquel tu devais obéir, et je devrai rendre ta sentence après avoir converti le jeune… » Le Diable marqua un temps d’arrêt, dévisageant l’assassin. « Silat. » Puis, Lucifer revint à Mélisandre. « Qu’as-tu à dire pour ta défense ? » Demanda la douce voix.
« Dernière édition: Janvier 14, 2014, 05:39:43 par Stephen Connor » Journalisée

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« Répondre #2 le: Janvier 15, 2014, 08:04:16 »

Le souffle déserta les lèvres de la démone et le soupir passionné qui s’apprêtait à éclore dans la chambre se rompit, brisant l’enivrement lascif de l’instant. Un terrible pressentiment remplaça le plaisir avorté, un pressentiment qui effleura la ligne de son dos, avec la délicatesse frêle et éthérée d’une plume. Il ne lui en fallu pas davantage pour reconnaître la saveur de sa présence dans la pièce. Les premiers jours succédant son évasion de la demeure Belmont, elle avait vécu dans l’angoisse de cet instant. Et puis, au fil de la course du soleil, elle avait apprivoisé la perspective, inéluctable, qu’il la retrouverait, comme il l’avait déjà fait à Ashnard. Car il lui avait laissé le temps de se composer une nouvelle certitude, celle, fière et présomptueuse, qu’elle ne le laisserait plus ni la punir ni la souiller, quitte, pour cela, à travestir ses convictions. Elle s’étonnait seulement qu’il ne soit pas venu plus tôt. Quelle affaire urgente avait bien pu pousser son petit seigneur à repousser la date fatidique de leur retrouvaille ? La question méritait qu’on s’y attarde, à vrai dire, mais Mélisandre n’était pas en état d’y réfléchir. Son nom résonna dans la pièce, finissant de la tétaniser. Son front se plissa et sa bouche s’entrouvrit, puis le diable vint de lui-même revendiquer un baiser contre ses lèvres. Doux. Mais pressé. 

« Que-… Mélisandre… ? » chevrota Selena, le regard écarquillé sur ce qu’elle prenait pour une illusion, une méprise de son esprit.
   
Elle considéra le plus jeune des deux hommes, ahurie, répondant d’un salut laconique de la tête. Puis tous trois disparurent, avalés par le portail ésotérique qui se résorba à leur suite, la laissant dans la pénombre.

Rugueux mais réguliers, les galets purpurins qui pavaient l’allée dégageaient une chaleur tiède, pleinement éprouvée par la plante de ses pieds nus. Le tremblement des chandelles leur conférait des reflets sombres irisés de chatoiements sanglants. Des ombres fugitives se placardaient sur le marbre veiné de rouge des piliers, les talonnant, comme pour accompagner leur progression. Au-dessus d’eux, la voûte disparaissait dans des tréfonds de ténèbres opaques et vertigineuses, dont l’œil peinait à mesurer les proportions. Tout paraissait démesurément grand. Une amplitude majestueuse grignotée par l’obscurité, comblée par les ombres et le vide et la solitude.

« Qu’avez-vous fait… » murmura la diablesse, tandis que la chair de poule dévorait ses bras et ses jambes en distinguant le trône, au bout du couloir.

L’endroit ne lui était pas inconnu. La dernière fois qu’elle en avait foulé le sol fiévreux, c’était suite à sa propre initiation. La peine et la rancune obstruèrent sa gorge. Mélisandre se planta devant Lucifer, encadrée par les deux autres, retenant son souffle. Ses yeux épousèrent le sol et elle ne les aurait relevés pour rien au monde. Sauf… - Secouée d’un frisson impérieux, la belle contempla les traits de l'Ange Déchu, absorbée par le regard céruléen, le menton captif de l’écrin délicat de sa paume. Plutôt que d’affronter les prunelles azuréennes, elle les embrassa, déposant les armes sans même les avoir brandies. Elle n’aurait laissé personne d’autre la rendre coupable de ses agissements. Mais l’écho du père qu’elle avait eu autrefois la fit simplement déglutir, et assumer le blâme. Il avait toujours su trouver les failles, en elle, et les exploiter tout en les pansant. Il l’avait brisée pour mieux la reconstruire. Paraît-il que ça l’avait rendue plus forte. 

« Il ne méritait pas sa place. La preuve en est que je l’ai anéanti, » s’entendit-elle répondre, plus humble qu’elle ne l’avait jamais été en présence de Connor.

Derrière l’impassibilité de sa façade, la diablesse serra les poings. Ainsi, le Lord Belmont escomptait faire payer les affronts endurés en la soumettant à une autorité supérieure ? Mesurait-il seulement la portée de son acte ? Car en l’amenant ici, il l’avait sans doute condamnée. Aux Enfers, l’indulgence était rarement de mise. La brunette baissa doucement le regard, ignorant Stephen et Silat. Elle se serait attendue à de l’amertume, ou à de la colère, mais rien de ressemblant ne l’assaillit. Voilà longtemps que la perspective de mourir ne l’effrayait plus, en vérité. S’il le fallait alors, ce serait moins une peine qu’une délivrance, au fond. La féline s’humidifia les lèvres, pensive. La mort était un moindre mal pour un démon de son acabit. Elle le savait. Son Seigneur Père aussi. Imperceptiblement, la diablesse se raidit, comprenant qu’en cas de pénitence, il s’agirait sûrement d’autre chose. Mais de quoi ?

Mélisandre esquissa un pas de côté, s’éloignant du trône et de Lucifer pour se rapprocher de l’ombre de Connor, qu’elle aurait aimé voir l’engloutir, pour une fois. Quoiqu’il en soit, son jugement serait rendu après l’intronisation de Silat au sein de leur famille. Elle décocha une œillade sombre vers ce dernier, curieuse de la manière dont il allait gérer tout ça. Elle n’allait certainement pas le plaindre. Après tout, elle l’avait prévenu.
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Stephen Connor
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #3 le: Janvier 16, 2014, 01:17:41 »

Le père de tous les démons se tenait face à ses enfants, tel un mentor bienveillant. Stephen surplombait le bel ange d’une demi-tête, mais il paraissait infiniment subordonné à ce bel androgyne. Ce dernier devait faire quelques centimètres de plus que Silat, observant les trois d’un œil bienveillant. Faussement bienveillant. Ses iris d’un bleu céleste étaient teintés en leur centre d’un doré sublime, qui rendait son regard captivant.

Observer les prunelles de Lucifer était comme regarder à travers la plus précieuse des gemmes qui soit. Comme se retrouver face à l’infini dans toute sa splendeur. Le maître de la mort, le Chérubin Déchu, celui qui avait établi sa toute puissance dans l’univers entier. Stephen avait le torse empli de fierté de servir ce père tout-puissant, et son cœur battait fort.

Mais, pour le moment, le Seigneur des Enfers avait autre chose à faire que célébrer la venue d’un de ses plus fidèles enfants. Non, l’heure était aux sanctions, à la tristesse profonde d’un père déçu. Cette femme, Mélisandre, avait entraîné la mort d’un démon supérieur, elle qui n’était qu’une infernale de bas-rang. Si les nobles de la cour infernale ne s’en sortaient que rarement pour trahison, elle était quasiment déjà condamnée à mort.

La réponse de l’Indocile fit soupirer Lucifer. Ce dernier secoua la tête, d’un geste négatif, comme s’il se voyait profondément attristé d’entendre une telle chose, de la part de sa fille. Ses doigts quittèrent le menton de la jeune femme, pour lui caresser un court instant la joue, avant de ne filer à son épaule, y apposant une main paternelle, compréhensive.

« La faiblesse n’est pas une excuse. Tu as tué un de tes frères, un homme chez qui notre sang béni coulait. » Lamenta la voix envoûtante du Porteur de Lumière. « Je ne sais pourquoi Helel t’a ramené, mais je pense qu’il se chargera d’assurer ta défense. » Affirma Lucifer, souriant.

Cette remarque fit sourire le démon, qui se relevait à peine. Oh, il la défendrait, qu’elle ne s’en fasse aucunement. Il la défendrait comme un démon en défend un autre, en chargeant autant d’intérêts que possible sur une note déjà salée.

Il y eut alors un long silence. Silat déglutit, sachant pertinemment que les prochains mots du Malin étaient pour lui. Imaginer, pour ce jeune homme encore ignorant, qu’il faisait face au Maître du Chaos, voilà qui était… Vertigineux. C’était le mot le plus approprié. Le jeune oriental sentait le sol se dérober sous ses pieds, et son cœur battre si fort qu’il aurait pu exploser dans sa poitrine.

Lucifer se tourna lentement vers l’oriental, adoptant un regard plus doux. Sa main quitta l’épaule de Mélisandre, pour que son index ganté aille toucher le front du futur-démon. D’un clignement d’œil, le Diable absorba toutes les lumières murales de la pièce, laissant s’installer l’obscurité la plus complète. Il y eut un long silence, une nouvelle fois.

Puis, la tenue royale de soie blanche et dorée, que portait le Malin, se mit à briller. Elle se mit à briller si fort que tous durent fermer leurs yeux pour ne pas être éblouis à jamais et rendus aveugle. La lueur du Porteur brillait avec tant de violence que même un aveugle aurait pu discerner l’éclat de Lucifer dans les plus obscurs abysses. Alors, il soupira. Une brise fraiche traversa le couloir sans début et sans fin, rallumant chaque lumière, tandis que la tenue du Maître cessait de briller.

« Que commence le Cycle du Retour Eternel. » Annonça la voix du Diable.

Stephen ouvrit grand les yeux, qu’il tourna bien vite vers Silat, l’air légèrement inquiet. Cela ne ressemblait pas vraiment au mentor qu’avait connu le jeune assassin, qui fut encore plus inquiété. Courageux, malgré tout, l’éphèbe d’orient fit un pas en avant. En réponse à ce courage presque téméraire, le Malin écarta les bras, gracieusement.

Il hocha ensuite la tête, paternel, comme pour assurer l’apprenti que tout irait bien. Puis, la main droite du Diable glissa jusque dans la poche de son grand manteau brodé. La couture était trop petite pour que la poche se permette de contenir quoi que ce soit. Pourtant, une rapière de quatre pieds de long s’en trouva extirpée. Silat ne savait que trop bien ce qui allait se passer. Il se tourna vers Mélisandre et Stephen en entendant Lucifer les interpeller. Du moins l’un d’eux.

« Le maître du jeune Silat portera le premier coup. Je frapperai la seconde fois, pour assurer la renaissance de mon futur fils.» Assura Lucifer, tendant son poing, pour offrir l’épée à Stephen.

Ce dernier observa longuement la lame effilée. Il avança légèrement le bras, l’air hésitant. Ses doigts tendus se recroquevillèrent, puis il fit un pas en arrière, hochant la tête de droite à gauche, puis de gauche à droite. Lucifer pencha légèrement son visage sur le coté, mimant la curiosité quant à la réaction de son fils. Mais le Malin resta silencieux, sentant que le Grand Duc s’apprêtait à parler.

« Je refuse de tuer l’enfant. Le contrat qui me lie à son père m’interdit formellement de lui faire du mal. » Expliqua Stephen. « La fugitive s’en occupera, en échange de mon service comme protecteur face à la loi infernale, lors de son procès. »

Lucifer sourit franchement, déplaçant alors son poing pour proposer l’arme à Mélisandre. Elle n’avait pas réellement le choix, et le regard doux de son Père planait sur elle, comme un ordre. Le rituel ferait de Silat un puissant démon, s’il parvenait à trouver la volonté de ressusciter en tant qu’Enfant des Enfers.

« Plante la lame dans son nombril, et remonte jusqu’au bas de sa poitrine. » Ordonna Lucifer, prenant un air plus neutre, et un ton sévère. « Ne va pas plus loin, surtout pas. Ne tremble pas, n’hésite pas, ne faillit pas. » Conseilla le Déchu à sa fille.

Avant que ne commence la partie la plus cruciale du rituel, Silat observa Stephen droit dans les yeux. Le mentor lisait un mélange de peur et de détermination dans les yeux de son disciple. D’un hochement de tête, le démon félicita et encouragea le jeune oriental, qui tendit ses bras sur les cotés, attendant le coup prochain.
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« Répondre #4 le: Janvier 23, 2014, 06:57:09 »

Inébranlable et orgueilleuse, en dépit du jugement qui se profilait, Mélisandre contempla les traits lisses du Père Eternel avec l'estime et la fascination qu'il forçait. Le respect des règles et des interdits n'avait jamais été le fort de la diablesse. Elle outrepassait la plupart avec l'insouciance et la désinvolture d'une gamine capricieuse, aussi savait-elle pertinemment que ce jour viendrait. Le point final de ses épopées. Enfin. Seulement, elle ne se doutait pas que ce serait aujourd'hui. D'un regard en coin vaguement teinté de cynisme, elle lorgna la silhouette agenouillée du Lord Belmont. Il aura fallu qu'il l'amène face à la plus haute autorité de leur ordre pour la voir payer pour de bon. Pourquoi se donner tant de mal pour une créature si mal considérée dans leur hiérarchie ? Elle disciplina les mèches folles de sa tignasse d'un geste lâche, palliant à son immobilité. Elle avait envie d'une cigarette. Que lui importait les conséquences, elle qui, humaine autrefois, était déjà tombée à genoux, déchue du trône de ses ambitions. Elle n'avait jamais compris pourquoi Lucifer lui avait offert cette deuxième opportunité dans ce monde qu'elle avait déjà quitté une première fois, vaincue par ses propres démons. Croire qu'on pouvait changer sa nature indocile relevait de la naïveté ou de l'orgueil.

La belle supporta malgré tout le poids de la main tiède sur son épaule, pétrie dans un silence digne, dépourvu de culpabilité. Le regret était un breuvage trop amer pour qu'elle s'en embarrassât encore. Un imperceptible frisson la secoua néanmoins à l'écoute des dernières paroles et lorsqu'elle se tourna vers Connor, son œil était plus sombre et sauvage, cerclé d'animosité. L'indifférence fit place à une colère sourde métissée de méfiance. Oh, oui, il l'avait piégée en l'amenant dans l'antre du loup. Mais le piège venait de se doter de crocs plus dentelés encore. S'il n'attendait pas de Lucifer qu'il la juge et la brise, alors... pourquoi était-elle ici ? Dents serrées, la belle esquissa un pas en arrière, craignant deviner la réponse. Elle lui parût si odieuse toutefois qu'elle refusa de l'entrevoir complètement. Faisant en sorte que sa silhouette épouse les ombres d'une colonne, elle y dissimula sa défiance, faute de pouvoir simplement prendre la fuite, comme à Ashnard ou Nexus. Bientôt, l'obscurité étendit son hégémonie et elle en profita pour demeurer en retrait, tapie dans la pénombre comme un fauve dans les taillis, silencieuse mais hostile. 

Silat quant-à lui fit montre d'un courage admirable, aussitôt mit sur le compte de son ignorance. Son assurance paraissait futile, sa confiance navrante. Il n'avait pas la moindre idée de ce par quoi il allait passer... Et pourtant, il affrontait son destin, solide comme un roc. Elle eut un bref sourire aseptisé devant le tableau. La démone qu'elle était ne voyait là qu'un porc acceptant de bonne grâce de se faire saigner et non la bravoure d'un homme connaissant ses derniers instants en tant que tel. Le voir ainsi renoncer à son humanité l'emplissait d'un sentiment d'écœurement, la renvoyant à sa propre initiation. Elle détourna les yeux de la scène pour observer Connor. La réaction de ce dernier la fit gronder tout bas.

" Je n'ai pas besoin de protecteur ", siffla-t-elle, coléreuse, faisant un pas vers lui, rapidement intercepté par le bras tendu de leur Tuteur.

Mélisandre considéra la rapière comme s'il s'agissait d'un obstacle insurmontable. Je ne veux pas faire ça. Elle s'en saisit néanmoins, sous le regard autoritaire et souverain du Prince, sachant par avance ce qu'on attendait d'elle. Chaque intronisation avait un lien direct avec son sujet, et ce serait le prix du sang pour le jeune oriental. Les mots résonnèrent en écho dans son esprit ivre de rancune. Ne tremble pas. N'hésite pas. Ne faillis pas. La rengaine lui était familière. L'épreuve avait déjà été surmontée une fois, sur une plaine Ashnardienne. Les enjeux restaient les mêmes, pour elle. Elle tenta de s'en convaincre, du moins. L'extrémité du fleuret racla les pavés, suivant la courbe tracée par sa démarche lorsqu'elle se campa devant Silat. L'ironie voulait donc que ce soit elle qui l'ampute de son humanité. Soit.

" Bienvenue dans la famille ", déclara froidement la brunette.

C'est sans trembler, sans hésiter et sans faillir qu'elle leva son arme pour la loger dans les entrailles du jeune inconscient, à hauteur du nombril. Un filet d'hémoglobine empourpra la lame dès lors qu'elle se fraya un passage entre les chairs humaines, remontant jusqu'à la base de la poitrine en laissant dans son sillage une plaie ouverte et sombre, toute en verticalité. Affreusement douloureuse.

La rapière s'extirpa du corps supplicié dans un bruit flasque, l'abandonnant agonisant. Puis elle virevolta, décrivant une arabesque écarlate pour achever sa course fulgurante contre la peau tiède du mâle Belmont. La pointe effilée piqua sa gorge, d'où surgit une larme rouge et molle. La petite Indocile le menaçait d'un bras rigide, le regard aussi noir et charbonneux qu'un gouffre sans fond, mordant si fort sa lèvre qu'elle se mit à saigner elle aussi. Mais le goût qu'elle avait dans la bouche n'était pas celui métallique du sang. La vérité, c'est que la perspective de retomber entre ses griffes l'effrayait plus que celle de simplement crever damnée. Son cœur battait à tout rompre. Un affront comme elle était en train de le faire sous les yeux du Patriarche ne pouvait se solder que par une mort sommaire. Quoiqu'il en soit, elle pouvait encore faire ses choix. Et elle avait choisi de l'affronter en faisant fi de tout le reste.

" Renoncez, Connor ", somma-t-elle, aussi fière et farouche qu'une lionne dans son déshabillé pourpre.

Renoncez à moi.
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Stephen Connor
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Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #5 le: Janvier 24, 2014, 12:36:21 »

Stephen n’avait pas confiance en Mélisandre, pas le moins du monde. Mais il avait confiance en Lucifer. Ce dernier ne laisserait jamais une démone de bas-rang compromettre d’importants projets. Silat était prometteur, sur de nombreux plans, et le Maître de la Mort avait lui-même approuvé l’intronisation du jeune homme, sans hésiter. Alors, si le Lord Belmont était si confiant, pourquoi avait-il tant d’appréhension ?

Quelque chose n’allait pas, un écrou était mal vissé. Stephen détestait avoir l’impression de ne pas tout contrôler. Et c’était l’Indocile qui venait perturber les plans du beau diable. Pourtant, elle en était une part intégrale. Le démon ne voyait qu’elle pour jouer le rôle qu’il lui restait à distribuer. Que ferait-il si, dans un élan de folie ou d’orgueil, la belle décidait de tout abandonner, juste pour lui cracher au visage ?

A cette pensée, le beau diable ouvrit de grands yeux, seul dans son coin. C’était exactement le genre de chose que cette sale peste pourrait faire. Devait-il exposer son projet en avance, pour éviter ce genre d’imprévu ? Mais ne prendrait-il pas de risques à dévoiler ses intentions trop tôt ?

Pourtant, Stephen n’eut guère le loisir de penser plus longtemps à tout cela. Le rituel avait enfin commencé, dès lors que la diablesse avait plongé la rapière dans le ventre de Silat. Ce dernier grimaça de douleur. Il avait l’habitude de souffrir, mais le plus intense des entrainements est bien peu face au fait de se faire éventrer.

Les poings du jeune homme étaient serrés, écrasant ses paumes avec force. Il observait Mélisandre droit dans les yeux, comme le dernier défi d’un homme sur le point de mourir. Elle devait connaitre ce regard, car il était probable qu’elle ait à afficher le même air rebelle, sous peu.

Une vague de douleur s’empara de l’oriental. Il se sentit sur le point de s’écrouler. Son genoux gauche se mit à fléchir lentement vers l’avant, tandis qu’il hoquetait. Une gerbe de sang quitta ses lèvres, dans un toussotement gargarisé. La pointe de la rapière lui avait entaillé l’estomac, déversant du sang dans son système digestif, que l’assassin régurgitait abondamment.

Sa vision commença alors à s’obscurcir, le manque de sang lui faisant perdre toute force. Presque comme un signe de capitulation, les mains fermées du jeune homme s’ouvrirent alors. Il tomba sur un genou, tenant cette pose, le regard vide.

Le moment approchait pour Lucifer, il devrait bientôt percer le cœur du futur démon, d’un seul coup de sa rapière. Le père des démons observa alors Mélisandre. En un éclair, celle-ci fit quelque chose qui ne plut pas particulièrement à la figure paternelle. Stephen, de son coté, grogna, les sourcils froncés et l’air passablement énervé.

« QU’EST-CE QUE TU FOUS ! » Cria le Grand Duc, enragé. « S’il meurt, je te promets un sort pire que tout. » Grogna-t-il.

Lucifer poussa un léger soupir. Sa main s’ouvrit, paume vers le plafond. Son index et son majeur se joignirent, avant de venir se poser sur son pouce. D’un geste sec, il claqua alors des doigts, faisant disparaître l’épée d’entre les mains de la diablesse. Le Père des Enfers lança un dernier regard déçu vers sa fille, avant de se tourner vers Silat, qui avait posé une main à terre.

« Daigne excuser mon retard, Silat. » Souffla la voix apaisante de Lucifer. « Ta résistance est toute à ton honneur. » Ajouta-t-il, laissant filer la lame entre ses doigts.

Et, sous la main délicate du Déchu, le sang disparut de sur l’épée, comme aspiré par l’acier. D’un geste lent, comme pour faire durer la douleur de l’oriental, le Malin posa le plat de sa lame sur l’épaule droite de Silat. Un petit coup sur l’os, puis un autre, sur l’épaule opposée. Finalement, le Diable tint la lame devant lui, un des cotés du plat faisant face à son visage, tandis que l’autre offrait son propre reflet au jeune oriental.

Alors, tout se déroula comme en un éclair. La rapière fondit, en un rapide estoc, sur la poitrine de l’assassin. Il ouvrit de grands yeux, parcouru par une douleur innommable, qui n’avait rien à voir avec la mort. C’était la douleur d’une transformation, d’une âme qui saigne et disparait, pour mieux réapparaitre, inhumaine, renforcée. Toute une histoire qui s’achevait pour reprendre, en quelques secondes. Tout cela tandis que Stephen faisait face à Mélisandre, lui tenant le poignet d’une main, et lui serrant le cou de l’autre, maintenant qu’elle n’avait plus d’arme.

« Il vivra. » Dit Lucifer, en faisant signe à Stephen de relâcher le poignet et le cou de sa captive. « Tu es néanmoins libre de la punir. » Accorda le Seigneur des Morts. « Je vais réunir le tribunal pour son procès. Retrouvez moi dans une demi-heure, au sous-sol des invocateurs. »

A ces mots, le Malin se retourna, sans plus considérer le « cadavre » qui gisait au sol, dans une flaque de sang. Stephen s’approcha doucement du corps inerte, ne prêtant même plus attention à la diablesse. Délicatement, sa main s’empara de celle de son disciple. Il inspira doucement. Silat commençait à sentir le démon, et il n’avait pas de pouls. En quelques heures, sa transformation serait complète. Le mentor se releva alors. Mélisandre avait fait perdre un temps précieux lors du rituel, et elle allait le payer.

Le beau diable s’empara de son ancienne amante par le bras. Elle pouvait tenter de s’échapper, mais c’était futile. Elle était dans le Palais infernal, où seuls les démons de haut rang pouvaient entrer. La garde la rattraperait au moindre faux pas. Il fallait quitter la tour de Lucifer, pour se rejoindre en bas, dans les étages souterrains. Là-bas aurait lieu le jugement des fautes de Mélisandre.

Bien vite, les deux arrivèrent dans une pièce vide, assez grande en taille. Cette pièce était sombre, aux tons marron et rougeâtres. Au milieu trônait une grande table carrée. Pas la moindre chaise autour, rien. Ce n’était pas le lieu du tribunal à proprement parler, mais l’Indocile aurait bien vite le loisir de comprendre ce qu’était cet endroit.

« Avant ton jugement, je vais te punir. Nous avons une vingtaine de minutes. » Enonça rapidement le maître.

Sans plus de politesses, le beau diable appuya sur le dos de son amante pour lui plaquer le ventre contre la table. Qu’elle ne soit qu'en nuisette facilitait grandement la tâche. Ne faisant pas preuve d’une once de douceur, le démon gifla l’appétissant cul de Mélisandre. Un grognement d’aise quitta sa gorge, alors que le dominateur observait la jolie marque rouge de sa main sur une fesse endolorie.

Murmurant quelques paroles incohérentes de plaisir, le mâle se lécha le majeur. Il fit coulisser ce doigt entre les fesses rebondies de son amante. La pulpe gourmande fit d’abord mine de pénétrer l’anus, appuyant doucement sur l’ourlet dans un semblant d’enfonçage. Mais finalement, le majeur continua son chemin, s’arrêtant pile devant l’entrée du délicat petit minou.

L’ongle grattait sensuellement les bords élastiques de cette intimité, qui paraissait moite. Mais peu importait qu’elle soit humide ou non. De toute façon, Stephen allait carrer son doigt aussi profond que possible, brutal et pervers, en s’assurant de faire haleter Mélisandre. Comme une chienne. Se penchant sur sa douce esclave, le mâle murmura.

« Et maintenant, petite pute, je vais m’occuper de te détendre avant ton procès. » Pour ponctuer sa phrase, le démon tira l’Indocile vers lui, l’empalant sur son doigt, qui se mit à vibrer intensément. « Je suis ton maître, et je te sauverai la vie aujourd’hui, pour mieux te faire mienne. » Une passion teintée de folie marquait ses propos. « Tu seras mon jouet ! » Il enfonça son doigt jusqu’aux phalanges de son poing, ressortant très vite. « Ma pute ! » Pareillement, il la baisa de son majeur. « Ma chienne ! » Encore une fois.

Les noms dégradants s’enchainaient en même temps que les délicieuses pénétrations du doigt. Il lui lécha l’oreille, en se penchant un peu plus sur elle.
« Dernière édition: Janvier 24, 2014, 12:54:03 par Stephen Connor » Journalisée

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« Répondre #6 le: Janvier 25, 2014, 04:30:59 »

L'Indocile resserra sa poigne autour de la garde, résolue comme elle l'était souvent dans ses écarts impulsifs et impétueux. Elle se fendit d'un sombre sourire d'effrontée, trop absorbée par ce qu'elle tenait à la pointe de son épée pour se soucier des répercussions. La haute autorité infernale se traduisant d'abord par une réprobation passive, Mélisandre eut tout le loisir de voir la colère flamber dans le regard de son petit seigneur.

" Qu'il meurt ? L'écho d'un petit rire méprisant se fit entendre. Pourquoi l'avoir amené ici, sinon pour y mourir ? Ayez au moins la décence d'assumer votre part de responsabilité. Et je ferai de même. "

Le fauve ne perdait rien de son mordant, même acculé. Elle montrait encore les griffes, tant qu'elle en était capable -jusqu'à ce que sa main d'épée se referme sur le vide, la laissant désarmée, exposée à la rancune de Connor. Imperceptiblement sensible à la détresse de Silat, la garce frémit, la gorge enserrée dans l'étau sévère de la noble main. Sans le voir, elle sentait l'oriental se vider de son sang, à genoux, comme l'homme brisé qu'il était dorénavant. Une entité autrement plus puissante s'érigerait sur le champ de ruines qu'il laisserait derrière lui. Plus la douleur du réceptacle était grande, plus le sacrifice s'avérait éprouvant, et plus il se montrait digne de rejoindre le rang des Enfers. La jeune femme toisa le Grand Duc de ses grands yeux noirs, corrompus par quelques flammes surnaturelles, vacillantes et ténébreuses. Ainsi brûlait la rébellion chez l'Indocile.

Finalement libérée, la diablesse remonta sèchement les brettelles de sa nuisette, récupérant contenance. Puis elle fixa le Seigneur des Enfers avec réticence. Des deux annonces faites -le châtiment et le jugement- elle ne sut d'abord lequel le plus appréhender. Normalement, le premier découlait du second, non ? Elle inspira à son tour, en même temps que Connor, au chevet de son disciple. Elle se demanda brièvement ce qui poussait les hommes à s'engager sur des chemins si tortueux. Au lieu de lui faire détourner les yeux, le regard vitreux et moribond de Silat lui inspira une profonde lassitude, doublée d'un frisson aigre. Au moins avait-il choisi. En voyant le Lord Belmont se redresser, elle se raidit, poings serrés, aussi arrogante qu'elle pouvait l'être, sur le point d'essuyer sa colère, tandis que la sienne grondait encore dans sa poitrine. Elle l'escorta sans broncher, lui jetant parfois des coups d'œil à la dérobée, se confrontant à son profil sévère tandis qu'ils descendaient rejoindre les étages-inférieurs, empruntant pour cela une succession d'escaliers mal éclairés. Ils franchirent finalement une porte qui s'ouvrit sur une pièce austère, chichement meublée, puisqu'elle ne possédait qu'une imposante table en son centre. Une fois le seuil dépassé et la salle sommairement sondée, Mélisandre se décala pour lui faire face, trop vaniteuse pour laisser émerger sa nervosité.

" Je n'ai pas besoin d'être punie. Dîtes clairement pourquoi je suis ici ! Hmmpf- ! ... "

Elle céda -seulement parce que faire autrement n'était pas envisageable. Elle se retrouva pliée vers l'avant, fermement allongée sur la table. Un grognement se modula dans sa gorge, qui monta dans les aigu à la claque qu'elle reçut. Son intensité témoignait remarquablement bien de l'état d'énervement du Duc et, de crainte d'en recevoir une nouvelle, Mélisandre s'efforça de conserver son immobilité. Néanmoins ses jambes se mirent à trembler, à plus forte raison lorsqu'elle le vit suçoter son majeur, lequel disparut rapidement de son champ de vision. Elle reconnut très vite son contact mouillé entre les monts voluptueux de son fessier toutefois. Connor lui soutira sans doute la réaction escomptée car elle étouffa un hoquet troublé, avant de se crisper terriblement, redoutant ses intentions.

" Ne jouez pas à ça ", gronda la sulfureuse démone, assorti d'une œillade noire. 

Son front se barra d'une ride anxieuse en sentant le doigt s'insérer plus avant entre ses cuisses. Trop perturbée pour se rendre compte qu'elle mouillait -n'avait-elle pas été tirée des bras de son amante un peu plus tôt après tout ?- la brunette serra les jambes dans la vaine tentative de réfréner ses ardeurs.

" Vous vous y prenez plutôt mal... " marmonna-t-elle, renfrognée.

L'instant d'après, elle poussait un gémissement débauché, fouillée par son majeur. Inspirant à fond, elle s'exhorta au calme, malgré les spasmes qui se mirent à grouiller dans son bas-ventre. Ses ongles raclèrent la surface de la table. Elle tenta d'amortir le prochain assaut en se redressant, mais elle se heurta à la fermeté implacable de sa main, contre son dos. Sa bouche s'ouvrit pour s'insurger face aux propos tenus, mais seuls de vifs soupirs s'en échappèrent, aussi serra-t-elle bien vite les dents pour s'épargner l'humiliation. A chaque fois qu'il la pourfendait, elle sursautait, prise de court par les exquises crispations déclenchées dans son intimité. La langue chaude de son tortionnaire agaçant affectueusement son lobe d'oreille ne suffit pas à l'apaiser. Incapable d'endurer le traitement sur la durée, Mélisandre finit par agripper le bras qui la baisait en se contorsionnant un peu. Elle se retînt d'y planter les ongles, au lieu de quoi elle se mit à le frôler nerveusement, avec tendresse. 

" Mmmh... Bien... Elle se lécha doucement les lèvres, tandis qu'elle le fixait, à travers le chaos sombre de sa crinière. Maintenant... elle déglutit, ferma les yeux. Je vais me relever. Vous allez me laisser faire parce que je vais tacher de me montrer reconnaissante. "

Récoltant le fruit de sa tentative, la diablesse émit un couinement incompressible, long et plaintif, contrarié aussi, comme Connor durcit son régime, manifestement peu réceptif à sa demande. Elle sentit ses phalanges heurter les lèvres moites de son minou sans concession, ce qui la fit doucement haleter. Il ne la ménageait clairement pas. Elle l'avait vraiment fichu en rogne ou alors... il attendait quelque chose de différent d'elle. La jeune insolente frappa la table, mains déployées, tremblante et gémissante. 

" ASSEZ ! S'il vous plaît ! "

Sa respiration s'emballa. La rage de l'impuissance la disputait à l'âpre sentiment d'avilissement, entre ses mains, celles-là même qu'elle inondait de son stupre.

" Pardon... ! " lâcha-t-elle ensuite d'une voix fébrile, en désespoir de cause.

La dernière fois qu'elle s'était trouvée dans une situation délicate, la chose s'était avérée plutôt efficace. Pourquoi pas là ? En attendant de jouir de sa magnanimité, Mélisandre fit crisser ses ongles contre la table, desserrant les cuisses en signe de capitulation.
« Dernière édition: Janvier 25, 2014, 02:48:51 par Mélisandre Cairn » Journalisée

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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #7 le: Janvier 25, 2014, 09:07:38 »

Ignorant les petites remarques de son esclave, le maître lui appuya sur le dos. Doucement, le délicat torse de la petite rebelle se retrouva apposé contre le bois rigide de la table. Comme à son habitude, le beau diable était ferme dans ses gestes. Sa paume seule faisait très bien passer le message, qu’il n’accepterait aucune résistance. Bien sûr, il s’attendait à ce que Mélisandre tente quelque chose. Hors de question qu’il la laisse fuir, cette fois.

Son gros doigt s’introduisit sans douceur dans les entrailles de la jeune femme.  Le beau diable n’avait aucune hésitation. Chacun de ses va-et-vient était puissant et profond. Son index, massif et puissant, pivotait tout en s’enfonçant dans les chairs de la diablesse. Il la limait, pour entortiller les cannelures intimes autour de son doigt, avant de filer vers la sortie, aspirant presque les aspérités dans une succion délicieuse.

Les bruits moites qui provenaient du délicat entrejambe faisaient un excellent bruit de fond, trahissant au passage le plaisir que prenait la belle. Comment pourrait-elle nier que son maître la rendait folle ? Mais, si Mélisandre souhaitait résister, Stephen se ferait un plaisir de briser son arrogance assurée. Ses doigts de mâle trahissaient d’ailleurs parfaitement sa fureur, alors que le démon baisait littéralement et violemment l’intimité de la belle, de son seul index.

Répondant avec véhémence aux doigts de Mélisandre qui agrippaient son doigt, le Grand Duc se mit à la limer de plus belle. D’obscènes bruits moites résonnaient dans la pièce vide, à l’éclairage tamisé. L’odeur du stupre montait petit à petit, la capiteuse fragrance d’un entrejambe féminin, débordant de nectar savoureux. Stephen torturait son amante, de la plus délicieuse façon qui soit. Un grognement quitta alors les lèvres du démon, lorsque sa partenaire exprima le désir de lui échapper.

« Tais-toi, pute. » Ordonna la voix du monstre.

Ne faisant toujours pas montre de douceur ou de pitié, le beau diable se mit à baiser l’intimité de Mélisandre de plus belle. Ses phalanges tapaient maintenant à un rythme régulier contre les lèvres intimes et le clitoris de la jeune femme. Ce contact insistant menait à de délicieuses vibrations, qui ne manquaient pas de se répercuter dans tout le délicat petit minou de l’Indocile.

Stephen n’avait cure des supplications et des excuses de son amante. Il voulait la voir réduite au statut de catin haletante, lire la soumission dans ses yeux. Que cette pute dandine du cul sur son doigt, puis sur son chibre, et le beau diable pourrait alors envisager de se montrer plus doux avec elle. Mais pour l’instant, elle n’était bonne qu’à se faire bourrer comme une chienne, en aboyant vainement.

Le maître sentit alors que son amante desserrait ses cuisses. Il sourit, sans se soucier qu’elle puisse le voir. Toujours penché sur elle, léchant son oreille et le sommet de son cou, le mâle toisait et dominait sa femelle. Elle était un petit jouet, entre ses grandes mains possessives, qui ne pardonnaient pas la moindre faute, jamais. La belle avait déjà connu la poigne ferme de son maître, mais ce qui l’attendait était bien pire encore.

Doucement, les mouvements de l’index explorateur cessèrent. Ce dernier s’extirpa alors lentement d’entre les lèvres intimes, qui semblaient se contracter autour de lui. Tout comme s’il était un chibre, les petites lèvres cherchaient à garder le doigt, sûrement afin de le pousser à se replonger dans la moiteur confortable des chairs cannelées. Mais la torture ne s’arrêtait pas là.

Le souffle du mâle s’écrasait contre la mâchoire, la nuque et l’oreille de Mélisandre. Dans une menace sous-entendue, les soupirs rauques du monstre se firent plus forts. Il caressait maintenant les traits de son amante, de par l’air chaud qu’il expulsait, sous le coup du désir. Toute pénétration semblait avoir cessé.

Bien évidemment, c’était une feinte. L’index retourna entre les chairs confortables et chaudes de la diablesse. Mais cette fois, il était accompagné du majeur, tout aussi désireux de gratter et racler les aspérités de cet entrejambe trempé. Pas de délicatesse, là encore, Stephen baisait l’intimité de son amante avec une hargne violente. Il voulait qu’elle jouisse entre ses doigts, tout en se sentant dominée et impuissante, qu’elle comprenne qu’il n’y avait rien de mieux pour elle que de se soumettre à son beau diable.

« Peu m’importent tes excuses, garde ta salive pour le moment où j’enfournerai ma queue dans ta gorge. » Grogna Stephen.

Il extrait alors ses deux doigts d’entre les chairs de son amante, pour venir lui gifler le cul. Cette claque manquait un peu de douceur, mais Mélisandre méritait bien pire. Comme par exemple une deuxième claque, tout aussi forte, que lui administra le démon, sans remords. Et, alors qu’elle pouvait s’attendre à une troisième violence sur son délicieux petit cul, la belle eut finalement droit à un répit. Un bien agréable répit.

Stephen enfourna ses deux gros doigts dans l’intimité de son amante, une nouvelle fois, cherchant  à lui arracher un cri de plaisir. Il allait et venait à une vitesse folle, faisant trembler, vibrer l’intimité, dans ses furieuses ondulations.  Un grondement s’éleva dans sa gorge, alors qu’il se penchait un peu plus contre le dos de son amante. Même au travers de sa nuisette et des vêtements de son maître, Mélisandre devait sentir la force brute que dégageait le corps du démon.

Entre ses mains, elle était une petite poupée de chair, fragile et désirable. Il le lui montrait bien, la plaquant sans effort contre la table, tout en lui retournant la chatte de ses gros doigts insistants et persistants. Les bruits humides se faisaient de plus en plus forts, délicieusement obscènes. Sans prévenir, le démon fondit sur l’oreille de sa partenaire, la mordillant tendrement, pour ensuite aller lui lécher le cou.

Ayant suffisamment fait preuve de douceur à son goût, Stephen se redressa, appuyant toujours sur le dos de Mélisandre, pour la soumettre. Ses doigts se faisaient de plus en plus brutaux dans leurs longs raclements appuyés. Il n’arrêterait pas jusqu’à ce que la belle putain jouisse, et file à genoux pour lui pomper goulument le chibre.

« Je parie que tu vas jouir, ma salope. »
Nargua le beau diable, faisant tourner son majeur et son index dans l’intimité humide. « Alors, vas-y, jouis, jouis pour moi. » Il cessa de la doigter, pour venir gifler son cul. « Appelle moi maître, et tortille du cul sur mes doigts. » Ordonna le mâle, pénétrant de nouveau sa gentille petite esclave.
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« Répondre #8 le: Janvier 29, 2014, 02:08:57 »

Si une âme s'était risquée à passer devant la porte close, les bruits obscènes qui en émanaient l'aurait sûrement retenue sur son seuil. Sons moites et mouillés, halètements entrecoupés, chocs sourds et autres claquements secs faisaient vibrer la pièce. On y administrait une punition savamment calibrée. Seins comprimés contre la table, supportant la chaleur et l'épaisse musculature du Lord Belmont écrasée contre son dos, Mélisandre alternait grondements ulcérés et gémissements froissés, cuisses ouvertes sur son intimité ruisselante et harcelée. Son souffle saccadé se mêlait à celui du Grand Duc, incliné sur elle. Il lui hérissait la nuque de petits frissons délectables. Elle se fit progressivement plus souple entre ses mains, moins récalcitrante, se cambrant légèrement comme pour s'offrir alors que son minou salivait son contentement sur les doigts mâles. Ces derniers quittèrent finalement les environs chauds et détrempés de son entrejambe pour lui accorder un répit, instituant une sensation de vide au sein du délicat écrin de ses chairs intimes. Pensant le voir doucement s'amadouer, la bouche indocile chercha activement celle de l'amant, qu'elle ne parvint qu'à effleurer d'un baiser. Rien de plus normal que d'être récompensée de son effort d'obédience par davantage de sollicitude. Un maigre sourire fleurit et elle se mordilla la lèvre face au désir qui enflait dans la salle. Elle pensait alors avoir remporté la manche. Connor pouvait se montrer sévère mais rarement sur la longueur.

" Etes-vous suffisamment rassasié de despotisme, ou me faut-il encore gémir un peu ? " minauda la belle, pressée de sortir de la sanction pour retomber dans le jeu, soit un terrain sur lequel elle pouvait au moins revendiquer la victoire. 

Ce n'était cependant pas ce qui les attendait dans l'immédiat, et elle le comprit très vite.

" aaaaa-aAAAh ! BON SANG CONNOR ! " geignit-elle, rudement percutée par son majeur couplé à l'index.

Le choc s'amortit dans un bruit flasque qui l'irradia d'un violent frisson électrique. Absorbant ses phalanges au sein de l'embouchure étroite et spongieuse de sa chatte, la jeune femme frémit de plus belle, emportée par les vagues successives et incandescentes de plaisir malgré la colère débridée qu'il mettait dans la besogne. Les halètements reprirent, plus assoiffés. Les premières secondes, elle avait refermé les jambes, surprise et déconfite, souhaitant conserver un semblant de contrôle face à ce nouveau déchaînement de rancune. A l'énonciation des paroles belliqueuses cependant, elle sut ce qu'il attendait d'elle. Il ne tolérerait plus ses écarts à l'avenir. Pas tant qu'elle ne lui destinerait pas sa dévotion la plus complète.

Soumise.

Mélisandre serra les poings, aussi fort qu'elle le put. Ses traits se défirent sous le coup de la cuisante paire de claques reçue contre son cul. Elle rouvrit les cuisses l'instant d'après pour y accueillir de nouveau l'épaisseur lubrifié des deux doigts, aussi intraitables que pervers. Son bas-ventre palpitait comme une forge dont l'enthousiaste brasier ne cessait de gonfler au profit de la jouissance qui s'y façonnait.

" AAhhh-AAAH.. .hmpf... aaah ! "

Sa voix vibrait autant que la corde sensible de son plaisir, sur le point de lui accorder un fabuleux orgasme. Son intimité brûlait sans parvenir à réguler la quantité de cyprine qui en giclait par salves incompressibles. Bien qu'elle agrippât fermement les rebords de la table, tout son corps assujetti s'était mit à trembler furieusement, guetté par l'overdose. La diablesse gémit bruyamment, accordant un regard fiévreux à son tortionnaire par-dessus l'épaule, traversant pour cela les boucles sombres de sa chevelure désordonnée. Une myriade d'estampilles luisantes émaillait son corps transpirant, tout parcouru de reflets mordorés exsudant l'intensité de l'effort. Car son bassin s'était mit spontanément en branle contre le diable, cherchant la pénétration tyrannique des doigts, claquant son sexe contre sa paume en de délicieuses et féroces ondulations. C'est sans doute pourquoi il la gratifia de chaudes lapées qui finirent de la transcender.

" Oo..a..a.h.... oui-.... ça viiient... aaaAAAAH ! "

Mélisandre jouit au moment même où il lui en intima l'ordre, émettant pour l'occasion un cri puissant. Les spasmes orgasmiques suçotèrent ses doigts comme pour en soutirer toute la vitalité, continuant à l'abreuver d'une jouissance inouïe, dévastatrice. Lorsque tous les papillons dans son ventre se furent envolés, elle gisait pantelante contre la surface de bois, aussi fébrile et émue qu'une pucelle ayant connu son premier orgasme. Il lui fallut de longues secondes avant de parvenir à récupérer le contrôle de ses membres et près d'une minute pour retrouver sa lucidité. Son regard fauve crépitait encore doucement quand il se tourna vers le puissant noble dont elle percevait toujours l'implacable emprise, au-dessus d'elle. C'était là l'instant où elle sentait les contours de son identité s'estomper et qu'elle devait choisir entre les rétablir ou les altérer. Accepter sa nouvelle condition ou se débattre encore. La brunette entrouvrit les lèvres sur un long silence, s'efforçant de ne pas faire le parallèle avec le Maître qu'elle connu jadis et qu'elle anéantit aussi sûrement qu'elle œuvra à sa propre perte. Sans qu'elle lui eut jamais demandé, Lucifer lui avait donné un aperçu de l'existence qu'elle aurait pu mener si elle s'était pliée à l'autorité de cet homme. Elle n'aurait alors pas eu à mourir à genoux.
Tout cela n'avait rien d'une coïncidence.

Esquissant un geste doux pour se dégager, la ténébreuse créature pivota face au démon, sensuelle dans sa parure délicatement cuivrée, habillée d'un duvet soyeux de sueur et d'une simple nuisette. Elle embrassa les prunelles orangées d'un regard ardent puis plaqua sa bouche à hauteur du cou. Ses doigts dégringolèrent à la rencontre de son entrejambe qu'elle frôla avec insistance par-dessus le tissu du pantalon. A son tour, elle alla tourmenter son lobe d'oreille pour y susurrer tout bas :

" A présent, ma bouche va vous faire gicler. "

Elle frémit à la perspective de manipuler le désir mâle de Connor. Puis elle commença à déboutonner sa chemise avec un empressement à la mesure de sa fièvre. Ses lèvres suivirent la ligne de son cou pour atteindre son torse, semant à son passage une série de bécots tièdes. Elle plia les jambes, laissant glisser ses mains le long de sa musculature tandis que son visage entamait la longue descente vers son bas-ventre. Lorsqu'elle l'atteignit elle gratta le bouton de son pantalon avec les dents, avant de le défaire d'une saccade. Crochetant les bords des deux pouces, elle le froissa à ses chevilles, de façon à découvrir son boxer, contre la bosse duquel elle frotta délicatement son nez.

" Vous tenez le pari ? " nargua-t-elle à son tour, soutenant le regard qui la surplombait le temps d'esquisser un sourire mordant.

Elle eut tôt fait de dénuder sa verge, pressée de la voir s'ériger devant-elle. Elle inhala son parfum musqué, puis frotta deux doigts contre sa propre intimité afin d'en récolter la mouille qu'elle étala généreusement contre la couronne du gland, le caressant affectueusement. Pendant ce temps, sa bouche s'était approchée des bourses pleines. Après les premières lapées d'usage, elle en aspira une, doucement, empoignant ensuite la hampe épaisse du chibre pour le branler. Le traitement dura -elle alterna pour suçoter chacune des couilles, avant de finalement diriger l'extrémité de la verge entre ses lèvres gourmandes. Elle commença à le sucer, contemplant la physionomie autoritaire de son petit seigneur alors que ses dents mordillaient affectueusement le bulbe rose et tendre de l'embout.
Lui pomper la queue s'avérait pour l'heure moins coûteux que de l'appeler Maître.
« Dernière édition: Janvier 31, 2014, 08:20:28 par Mélisandre Cairn » Journalisée

Stephen Connor
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« Répondre #9 le: Janvier 29, 2014, 03:11:56 »

Le maître accorda à sa chienne le droit de jouir. C’est donc le plus calmement du monde qu’il continua à la doigter, sans réduire la pression. Déjà, il sentait les murs intimes se contracter, comme pour tenter d’engloutir un chibre, qui était là remplacé par deux gros doigts en mouvement. Stephen alla à l’encontre de cette aspiration, tirant lentement sa main en arrière, non sans racler les cannelures à la pulpe de ses doigts.

Mélisandre avait poussé un long cri, qui n’avait fait que motiver son attentionné maître à la pénétrer encore plus fort. Plus profond, et avec plus de verve. Elle pouvait sentir revenir en elle les doigts qui avaient tenté d’échapper à la prise de ses chairs. Comme un ultime coup-de-grâce, qui transperçait chairs et moiteurs intimes, dans un grognement de plaisir du mâle qui la torturait.

Ce qu’il y avait de si terriblement érotique dans tout cela, c’était que la soumise s’était, d’elle-même, mise à onduler sur les doigts du Grand Duc. Petit à petit, elle cédait à l’emprise délicieuse de ce possesseur sournois. L’argent et les contrats n’achètent pas la soumission, seule une domination animale peut pousser les petites chattes rebelles à grimper respectueusement sur les genoux de leurs maîtres. Cette petite chatte là finirait par s’incliner, à l’image de son intimité moite, débordant d’un délicat nectar de plaisirs délicieux.

« As-tu enfin appris à rester à ta place ? Espèce de chienne. » Grogna le monstre.

Stephen laissa alors Mélisandre se dégager de sa prise, au bout de plusieurs secondes, pendant lesquelles la jeune femme semblait se remettre de l’orgasme qui l’assaillait. Lui, il la regardait d’un œil amusé, ne se privant nullement de la splendide vue qu’il avait sur les courbes de son dos. Il lui caressait le cul, sans gêne, de ses grandes mains, dont une semblait couverte de mouille. De la délicieuse, capiteuse mouille chaude.

Le mâle laissa sa femelle se dresser, droite face à lui. Malgré l’air confiant qu’elle arborait, il la toisait, et elle ne paraissait pas bien impressionnante face à ce monstre de muscles. Pourtant, la féline attaqua, se jetant sur le cou de son amant, alors que ses doigts fins et assurés tentaient d’assaillir l’entrejambe du démon. Démon qui fit mine de rester de marbre, bien que son sexe turgescent peine à cacher son excitation.

Un grognement d’aise fila depuis la gorge du beau diable, trahissant un peu plus le plaisir charnel qu’il prenait à ce doux contact. Ses mains se posèrent un instant le cul bombé de son amante, le massant avec insistance, appréciant le chaud galbe de ces formes indécentes. Il pétrissait et étirait la chair, jugeant de la douceur de cette peau, et de la fermeté de ces muscles. Un petit cul pareil, Stephen en regrettait presque d’y mettre des fessées.

Puis, la belle diablesse finit par déshabiller son mâle, non sans proférer quelques paroles qui le firent frémir. Elle prenait des risques, cette sublime putain. Pour une fois, le démon sembla laisser les rennes à Mélisandre, chose assez rare pour être remarquée. Puis, à l’ouïe des paroles de l’Indocile petite chatte, un sourire se dessina sur les lèvres de Stephen, un pari ?

« Je remplirai ta petite gueule d’amour de mon foutre si j’en ai envie. »
Affirma le démon. « Il n’y a pas de pari qui tienne, maintenant, pom- Aaaah ! »

Voilà que la sublime créature faisait taire son maître, d’une franche lapée sur ses bourses encore douloureusement remplies. Le mâle manqua de peu de perdre la raison, et de pousser son chibre directement dans la gorge de son amante. Délicates, les caresses de la langue humide de Mélisandre sur ses bourses étaient, pour Stephen, un plaisir indescriptible, à tel point qu’il en caressa doucement la chevelure de son amante, pour l’encourager.

Les abdominaux du démon se contractèrent finalement, en un bref reflexe, alors que le plaisir l’assaillait. Il sentait qu’une de ses couilles se faisait gober goulument, dans une gourmande bouche, qui couvrait la bourse d’attentions délicates. Pourtant, Stephen n’oubliait pas que son esclave ne l’avait toujours pas appelé par son titre légitime.

« Tu penses que ta jolie petite bouche… » Commença le démon.

Il marqua une pause, le temps que son gland file entre les lèvres de la belle noiraude. Les dents de la diablesse mordillaient le gland, tandis que les lèvres tièdes le caressaient, enduisant le sommet de la hampe d’une délicieuse salive. Son regard se perdit sur le beau visage de Mélisandre, il lui caressa tendrement la joue. Puis, ile main vint se poser sous la mâchoire de la jeune femme. Une autre se posa sur le sommet de son crâne, lui caressant doucement les cheveux.

« Va me faire oublier que tu dois m’appeler « Maître », tu te trompes. » Affirma le beau diable, ondulant très lentement entre les lèvres de la jeune femme.

Stephen se sentait beaucoup trop excité, et il regrettait de n’avoir que quelques minutes pour corriger son insolente petite esclave. Alors que son sexe commençait à coulisser délicatement dans la bouche de Mélisandre, le maître fut coupé par quelques bruits. Un léger vacarme, il devait y avoir là les pas d’à peu près dix personnes.

Le maître caressa doucement l’épaule de son esclave, s’extirpant d’entre ses lèvres, pour lui faire signe de se relever. Sans trop se presser, le mâle releva son pantalon et le reboutonna, sans toucher à sa chemise ouverte. D’un claquement de doigts, il changea également la tenue de Mélisandre en une longue robe rouge, fendue à mi-cuisse, dos nu. Quelque chose qui était à son goût.

Doucement, la porte de la pièce s’ouvrit. Lucifer entra en premier. Il inspira un instant, et lança un petit regard amusé en direction du couple. A sa suite, il y avait un panel de juges démoniaques. Le procès allait visiblement commencer. Stephen reconnaissait tous les démons présents, il était certain de gagner les faveurs de trois d’entre eux, des amis de longue date. Bien sûr, ce n’était pas suffisant, mais c’était un début. Les onze arrivants se placèrent autour de la table.

Ils touchèrent le bois d’un doigt chacun, et la rune au centre de la table se mit à briller. La salle s’agrandit alors brusquement, devenant presque sans plafond, tant il était haut, et couvrant facilement une centaine de mètres au carré. Du sol jaillirent des tribunes surélevées, avec cinq juges de chaque coté, et un magistrat suprême, Lucifer, sur un pupitre au centre. Et la table du centre se transforma en deux chaises. Stephen fit, calmement, signe à Mélisandre de s’asseoir.

« Mélisandre, pour avoir été reconnue responsable de la mort d’un de tes supérieurs, tu devrais être condamnée au Styx. Mais, à la demande du démon présent à tes cotés, j’ai décidé de t’accorder un procès. Qu’as-tu à dire pour justifier tes actions ? » Demanda Lucifer, l’air serein, mais également sévère.

Stephen croisa les bras et les jambes, absolument détendu. Il marmonnait quelques paroles.

« Quel était le titre du démon assassiné ? » Demanda un des juges, un colossal loup garou noir.

L’avocat de bas-étage qu’était Stephen se tourna vers Mélisandre, lui faisant calmement signe de répondre.
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« Répondre #10 le: Février 02, 2014, 04:14:12 »

" Mmmmh ", soupira chaudement la diablesse, lèvres comblées.

Paume plaquée contre le bas-ventre du mâle, doigts recourbés sur l'extrémité de ses ongles, elle appréciait les sensibles crispations de son amant, jugeant par là de la qualité méthodique de sa tâche. Un agréable picotement courut le long de son échine. L'entendre gémir à son tour la ravissait. Sa langue s'avérait trop affairée à harceler le mandrin de lapées humides et de tendres caresses pour répondre. Elle voulait le rendre plus dur encore, éprouver toute sa longueur, englober son ampleur confortable et le faire vibrer. Elle le désirait d'autant plus fort qu'elle sentait grossir avec le membre viril sa propre influence sur le Duc. Il lui apposa cependant le doux carcan de ses mains, dans sa crinière et contre son visage, et elle leva les yeux vers lui pour contempler sa dictature, dulcifiée par ses attentions. Lorsqu'il se mit à lui limer tendrement la bouche, l'idée d'absorber sa jouissance l'obséda. Elle s'y appliqua avec davantage d'ardeur, allant chercher son plaisir plus loin, cajolant ses bourses à deux mains. Etouffée par la largeur de son intimité, une note gémissante quitta ses lèvres. Elle brûlait de le sentir si vivifié contre sa langue, de le voir se consumer face au désir de le voir s'épancher en elle. Mais elle n'eut pas le loisir de revendiquer davantage son foutre. On l'arracha à la tétée et la dose reçut fut celle de sa propre frustration.

S'essuyant le menton d'un revers de main, Mélisandre se redressa, splendide et fière comme si elle venait d'accomplir une œuvre autrement plus respectable que celle de sucer un chibre à l'exemple d'une sucrerie.

" Il faudra que je vous apprenne à ne pas m'interrompre ", déclara-t-elle le plus naturellement du monde, passablement agacée, se tournant ensuite vers la porte.

Elle se sentait prête à affronter n'importe quoi. Un sentiment renforcé par les atours dont Connor la dota et qui flattaient les lignes sensuelles de sa personne. En dépit de la peine endurée, elle se tenait pareille à une prédatrice dans l'ombre du lion. L'impression qu'il lui faudrait bientôt se battre contribuait à la morgue de sa posture, féminine, confiante et saturée d'orgueil.  Néanmoins la présence de Lucifer suffit à réduire son aura au profit de la sienne propre, éminemment princière, dominante et majestueuse. Elle le gratifia d'un regard neutre sans pour autant douter de sa capacité à lire à travers elle comme dans un livre ouvert. Son petit nez se froissa, irascible, puis elle assista à la procession de démons sans mot dire. Il s'agissait d'individus de premiers rangs auxquels elle s'était toujours attachée à ne jamais rendre de comptes. Jusqu'à aujourd'hui.

Tout ce beau monde prit place et, sans se laisser intimider par les proportions démentielles de la salle ou les jurés, l'Indocile avança, s'imprégnant de la désinvolture de son petit seigneur pour lui désobéir avec panache. Eclairé d'un sourire fugace et corrosif, son minois se leva vers l'assistance.

" Rien de ce que je puis dire ne satisfera mon noble auditoire. Helel, elle lui décocha un regard aiguisé, ici présent, est le seul en mesure d'influencer votre jugement. De toute évidence, je suis là de son propre fait. Alors je ne vais pas plus m'abaisser à me justifier que continuer à parler dans le vide. Je préfère nettement nous faire gagner du temps. "

Sur ce, l'impertinente créature exécuta un demi-tour plus éloquent que n'importe quel discours et, évitant soigneusement de rencontrer le regard du diable après avoir évacué la demande du loup-garou d'un signe de main ulcéré, alla retrouver sa place, sur son siège. Elle se cala contre le dossier et croisa les jambes d'un geste fluide, l'air aussi dégagé que s'il s'agissait d'une conférence insipide.

" Vous êtes doué, pas vrai ? Montrez-moi ça, " glissa-t-elle sans même lui accorder un coup d'œil, ne laissant rien paraître d'autre qu'une assurance inébranlable et froide.

En vérité, elle ignorait ce qui lui foutait le plus la trouille entre le fait de le voir échouer ou parvenir à ses fins. Dans un cas, elle serait damnée et dans l'autre...
La belle se mordilla délicatement la lèvre, dans l'expectative.
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« Répondre #11 le: Février 02, 2014, 01:35:23 »

Le tribunal infernal. Organiser des procès, dans un monde qui réunit tous les vices possibles et imaginables, voilà qui est audacieux. Mais les démons étaient tous relativement libres, soumis à un seul pacte de hiérarchie, qui évitait que la société des Enfers ne s’effondre sur elle-même. De plus, il était rare, voire même impensable, que le tribunal se réunisse pour autre chose qu’une querelle de nobles.

Mélisandre était, malgré la valeur inestimable que son maître voyait en elle, une moins que rien, en Enfer. Pas de titre de noblesse, pas de faits d’armes, pas de poste dans les légions infernales. C’était une simple inconnue, et il était tout à fait logique de penser que cette femme n’avait rien à apporter aux jurés. Dans le Royaume de Lucifer, il était courant d’accorder son soutien de juré à des démons de noble lignée, en échange de faveurs à venir.

Autrement dit, la belle et voluptueuse diablesse n’avait aucun argument, et rien pour se défendre. Son caractère irascible menaçait même de mettre à mal la fidélité des quelques soutiens que possédait le démon. En effet, le premier juré ayant pris la parole était Aamon, le loup de feu, celui qui l’on considérait fréquemment comme le Père des Lycanthropes. C’était un soutien clair de Helel, et sans doute son intervention cherchait-elle à appuyer le caractère anodin d’un tel meurtre.

Ce fut donc sans surprise que le faux avocat soupira, lorsque son amante balaya la question du loup, d’un simple revers de sa belle main. Il fallait qu’elle travaille son tempérament, car cette femme ignorait visiblement qui lui souhaitait du mal et qui ne voulait que son bien. Pour preuve, ses habituelles réactions empreintes d’un esprit rebelle, qui surgissaient à chaque fois que l’Indocile se sentait piégée.

Lorsqu’elle revint, Helel ne manqua guère de chuchoter quelques paroles à sa « cliente ».

« Ce loup est un ami, tu aurais dû répondre à sa question. » Remarqua calmement le beau diable. « Tu te rends compte que tu viens de fermer le procès ? Ils vont te condamner si tu ne plaides pas ta cause. »

En réalité, cela arrangeait bien le beau diable, qui négligeait constamment d’apporter une petite addition au calcul de l’équation. Sa pièce maitresse avait de quoi sceller le destin de Mélisandre, une bonne fois pour toute. C’était une pièce tellement intéressante à jouer, qu’elle floutait même les contours entre la victoire et la défaite. Si Helel en faisait usage, l’Indocile gagnerait autant qu’elle perdrait.

Mais il fallait d’abord qu’elle se sente écrasée par le procès, qu’elle arrive à un point où toute condition paraîtrait plus intéressante que la mort ou ce que l’on lui réservait. Ce plan, le Grand Duc en avait longuement discuté, avec quelques connaissances qui l’aideraient à mettre ces rouages complexes en amorce. Eclaircissant sa voix, un des juges prit la parole.

« Hum. » Il s’éclaircît la voix. « Il est absolument évident que cette femme n’a aucune défense, et je ne pense pas que le brave Helel pourra y changer quoi que ce soit. Ce simulacre de procès nous sert en réalité à déterminer de sa punition. » Continua l’homme à la voix mature et légèrement caverneuse, mais empreinte de noblesse.

Tous semblèrent approuver, tandis qu’Aguares, le fameux juré, marquait une pause. La plupart des démons de l’enfer reconnaissaient le démon aux allures de roi humain, barbu, grand et large, comme un des plus puissants diables qui soient. Helel le savait en tous cas bien plus puissant que lui, et se félicitait qu’ils entretiennent des rapports largement amicaux. La puissante voix du juré retentit alors de nouveau.

« Il m’est d’avis qu’une telle beauté, au-delà de mes plus charmantes succubes, devrait servir dans mon harem, et non pas être condamnée au Styx. Employer le Fleuve Funeste comme méthode d’exécution, c’est bien trop pour cette simple roturière. » Jugea le monstre, caressant sa longue barbe.

Ce qui semblait étrange, dans le discours du démon, c’est qu’il n’observait pas la jeune femme, qu’il ne sentait pas la convoitise. Son petit numéro ne visait qu’à attiser les jalousies et autres réalisations chez les monstres présents. Chaque diable pouvait provenir d’un cercle différent. Et, parmi les jurés, il y avait aisément six démons du cercle de l’envie. Pas de meilleur moyen de fausser leur jugement que de leur faire miroiter la valeur indéniable de Mélisandre.

« Tu plaisantes, Aguaresss. » Siffla une voix serpentine. « La femelle ira dans mon harem. »

L’affirmation émanait de Botis, Comte des Enfers. En temps normal, il adoptait l’apparence d’une colossale vipère. Mais, cette fois, le noble serpentin avait choisi de se manifester sous une forme à peu près humaine. Ecailles vertes sur tout le corps et visage reptilien mis à part, bien entendu. Il était également judicieux de noter que le serpent venait du cercle de l’envie, et possédait déjà un harem des plus fabuleux. Botis semblait regarder Mélisandre avec une convoitise sans pareil.

D’autres protestations montèrent bien vite, l’échange verbal devenant presque musclé. Certains semblaient sur le point de s’éventrer devant le Père des Démons. Et ce fut sans grande surprise que ce dernier reprit les choses en mains. Une brise souffla, apaisante, fraiche. Tous se turent un instant. Helel se mit à respirer plus vite, son cœur battant à tout rompre.

« Je vois. » Souffla le Déchu, fermant doucement les yeux. « Cette femme doit être punie, et si j’accorde de ne pas la voir exécutée, je ne pourrai décemment pas l’offrir à un harem particulier. Je propose donc qu’elle soit brisée mentalement par les soins des tortionnaires infernaux, pour devenir une des esclaves communes du château. Vous pourrez ensuite tous en tirer profit comme bon vous semble. »

La poigne de fer du Diable se voyait enfin. L’écrin de velours de cette dague perçante venait de tomber, et le coup menaçait d’être porté. Père aimant, Lucifer n’était pas laxiste pour autant, et il réservait les pires punitions aux traitres.

« La défense a-t-elle quelque chose à redire ? Un élément à apporter? »
Demanda tout de même Lucifer.

Helel sourit alors, comme s’il avait une véritable réponse. Ses doigts se glissèrent dans la poche de son pantalon, et il psalmodia quelques paroles. C’était un artefact qu’il avait récupéré, des années auparavant. Il savait que cet objet lui serait utile un jour, et le moment allait venir. Mais pas encore, il fallait laisser la peur et le doute s’installer dans l’esprit de Mélisandre.

« Malheureusement, non. » Soupira le Grand Duc, faussement vaincu.

Lucifer cligna alors lentement des yeux, tout en acquiesçant, compréhensif. Tout semblait fini, et Mélisandre finirait en esclave docile, comme un cadeau à tous les nobles, dans la pièce luxueusement décorée du harem commun à tous les nobles infernaux. L’esprit brisé, en ruine. Un sort bien triste, et qui devait surtout enrager l’Indocile.

« A moins que… » Reprit le monstre, ayant laissé une demi-minute d’arrêt. « A moins que j’aie quelque chose qui règlerait la question. »

Doucement, le père des démons se pencha en avant, et tous les jurés observèrent Helel, intrigués. Le beau diable sortit un papier de sa poche. A la simple aura que dégageait l’objet, tous comprirent. C’était un contrat de noblesse.

« J’ai ici un contrat de noblesse, qui, s’il était signé, rendrait totalement inutiles toutes accusations, car un noble est en droit de s’en prendre à un sans-titre. » Poursuivit le démon, l’œil malicieux. « Bien sûr, c’est un artefact précieux, qui ne se signerait pas sans accepter quelques conditions. »

Lucifer sourit alors franchement, visiblement passionné par cet infâme retournement de situation. Helel n’était pas un novice dans l’art de la manipulation, clairement pas.

Pendant ce temps, le beau diable regardait sa cliente, l’air amusé, lui tendant le fameux papier. Il y avait un espace pour signer, en bas.

Ce parchemin lisait « Titre de noblesse – Rang de Marquis(e) ». En dessous, était une liste de permissions et d’obligations, qui incombaient à une place de noble. Et surtout, trois conditions, visiblement ajoutées par une autre écriture. C’était à Mélisandre de les lire.
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« Répondre #12 le: Février 27, 2014, 02:18:50 »

Toute viscérale qu'était l'antipathie éprouvée par la démone à l'égard du Duc, elle ne parvenait pas abolir l'espèce de confiance intrinsèque qui la liait à lui. Son allure revêche aux relents bilieux dissimulait le fil intarissable de ses pensées, parmi-lesquelles les paroles du Lord Belmont, résonnant encore en elle comme l'écho d'un fantôme tandis qu'elle affrontait en silence l'opprobre des juges. Elle s'était trompée sur les intentions du diable. S'il la livrait à ce simulacre de justice, ce n'était certainement pas pour la voir mourir. De toute évidence, Connor visait autre chose -la briser peut-être ?, et devant son manque manifeste de coopération, il n'avait pas hésité à mettre les bouchées doubles. Pour autant, la détestable brunette ne s'avérait toujours pas disposée à lui faciliter la tâche. La ligne de ses sourcils se fit à la fois renfrognée et soucieuse. La colère l'aveuglait. Elle la sentait palpiter et croître au fur et à mesure qu'elle demeurait de marbre sur son siège d'accusée. « Je suis ton maître, et je te sauverai la vie aujourd’hui, pour mieux te faire mienne. » Ses doigts se crispèrent sur les accoudoirs, puis elle gratifia d'un coup d'œil sombre et pénétrant l'intéressé. Il savait ce qu'il faisait. Elle ne craignait rien. Cependant il tâchait encore de l'intimider.

" Vous êtes sur votre propre terrain et jouissez de pions qui me font gravement défauts. J'évalue au moins à deux les coups d'avance que vous avez sur moi. Me fatiguer à essayer de vous contrer ne me tente guère pour l'heure. Alors faîtes ce pourquoi nous sommes là, qu'on en finisse, " répliqua la féline d'un ton peu affable.

En attendant je préfère prendre le temps de me ramasser afin de bondir plus tard.
Haïssable était la position d'impuissance dans laquelle elle se trouvait, et haïssable était cette impression d'approcher dangereusement de l'échec et mat. Qu'avait-elle donc aussi lamentablement loupé pour qu'elle se retrouvât dans une conjoncture si précaire ? Elle ne pouvait seulement admettre que la fourberie de Stephen surpassait la sienne. Et pourtant... quelque chose lui échappait encore.

La sulfureuse diablesse se mit à pianoter d'impatience, contrariée, acculée, rabaissée, coincée ici avec ses démons. Un grondement impalpable, discret, monta de sa gorge alors qu'elle décroisait les jambes pour les faire se chevaucher à nouveau en sens inverse, découvrant le galbe raffiné de ses cuisses. Pour l'heure, le premier juge à avoir pris la parole déblatérait dans son indifférence la plus complète. Si la belle semblait préoccupée, songeuse, il n'en était manifestement pas la cause.

Comme ses prunelles tombèrent sur le drapé luxueux et pourpre de sa robe, son regard se fit pensif. Si Connor souhaitait la voir tomber, ramper, dégringoler au fond, l'écraser sous sa suprématie, pourquoi la présenter sous un si beau jour face à son auditoire, pourquoi la draper dans une insolente assurance ? L'écrin enrobant un joyau vise indéniablement à mettre ce dernier en valeur. Dans quel but ici ? Perplexe un instant, Mélisandre dévisagea longuement son voisin avant de finalement s'intéresser au débat, dans lequel ne tarda pas à se profiler la réponse, claire et nette.
Un soupir quitta ses lèvres et l'ennui se peignit brièvement sur ses traits alors que des éclats de voix tonitruants décimaient le rang des juges. L'évidence lui apparaissait, désormais.     

" Je reconnais votre astuce, Connor, admit-elle doucement, les pupilles luisantes, lesquelles se rétrécirent. Mais nous deux sommes dans la confidence, n'est-ce pas ? Elle se pencha insidieusement vers lui, faisant pigeonner ses tendres appâts. Je suis déjà vôtre et aucun de ceux qui prétendent jouir des mêmes droits sur moi ici n'ont leur chance. J'applaudis la mise en scène cependant. C'est très réussi, " conclut-elle, levant les deux mains pour l'ovationner à l'aide de sa désinvolture habituelle, applaudissant avec emphase dans le brouhaha ambiant.

J'ai confiance en vous, se retînt-elle d'ajouter. Chercher à l'effrayer à ce stade, alors qu'elle finissait de se persuader qu'il tirait les ficelles, s'avérait inopérant. Il aurait sûrement préféré l'entendre geindre ou se morfondre, la voir le réclamer corps et âme en le préférant à tous ces autres aspirants maîtres, mais elle n'en ferait rien. La somptueuse robe qui flattait si généreusement ses atouts, couplée aux précédentes déclarations du mâle Belmont l'avaient par trop aiguillée sur ses machinations pour qu'elle se sentît réellement menacée par ses pairs. Du reste, il ne l'aurait pas amenée ici sans maîtriser chacune des étapes qui l'amèneraient à abdiquer. Car c'est ce qu'il désirait, et c'est pourquoi elle se trouvait ici.

Un léger frisson la fit tressaillir au moment où Lucifer prit la parole, mettant un terme à la discorde générale. Malgré l'aplomb dont la belle jouissait, cette dernière ne put réprimer un élan de rébellion contre la sentence édictée. Un bond la fit brutalement se redresser, et elle toisa l'assistance, brûlante de rage contenue. Elle attendit alors, farouche et fière, que le Grand Duc réagisse, lequel tarda un peu trop à son goût. Sa réponse, lorsqu'elle survînt enfin, lui fit l'effet d'un coup de poignard porté au milieu du dos. 

Mélisandre se détourna des juges pour affronter le diable, désemparée. Pourquoi le sentiment de trahison surpassait celui âcre du désespoir et de la fureur sourde ? Ses prunelles épousèrent la silhouette familière sans s'y attarder plus de quelques secondes. Le dégoût ressenti s'avérait si prononcé qu'elle en avait la nausée.
La petite Indocile virevolta une fois de plus pour faire face au Père. Était-ce vraiment là la fin ? Lui restait-il assez de colère enfouie pour se battre ? En avait-elle seulement l'envie encore ? Ses poings se serrèrent. En dépit de sa blessure, l'orgueil la poussait à le faire.

" Je retire sur ce que j'ai pu dire. J'assure ma propre défense, et je n'ai pas FINI ! " objecta la démone, bientôt interrompue par l'intervention du noble, dans son dos.

A quoi jouez-vous.

Quelque chose se remit à flamboyer dans ses prunelles, puis la diablesse se saisit du contrat, fébrile. Elle le parcouru avec réticence, comprenant qu'elle tenait entre ses mains son sauf-conduit.
Echec et mat.

" Quelles sont ces conditions ? " s'entendit-elle demander, tandis que ses yeux restaient accrochés aux caractères en gras "Titre de Noblesse".

Elle détacha son regard du parchemin, le temps de le lever vers Connor. A la lumière de ce nouvel élément, tout ce qu'il avait pu dire jusque là prenait une nouvelle dimension qui la fit doucement frissonner.   

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Stephen Connor
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #13 le: Février 27, 2014, 11:17:29 »

Stephen se plaisait à faire durer la mascarade, ce simulacre de procès, qui n’était en fait qu’une intronisation à la soumission, pour Mélisandre. La pauvre était plus spectatrice qu’actrice, actuellement. Quant au maître, intérieurement, il riait. Il riait de savoir sa petite chienne si proche de la capitulation, de la voir tenter de se débattre alors qu’elle avait perdu.

Pour fêter sa victoire, nul doute que Connor s’emparerait des lèvres de son amante, pour y glisser son chibre et faire l’amour à sa gorge. Voilà qui serait une excellente récompense à l’ingéniosité qu’avait démontrée le beau diable. Rien qu’à y penser, il aurait presque pu se lever pour violer la bouche de cette petite peste insubordonnée.

Mais la place était aux coups de théâtre inutiles et à l’installation insidieuse de la peur chez l’Indocile. Lucifer jouait d’ailleurs parfaitement le rôle du juge et du bourreau, tout à la fois. Stephen en venait presque à se demander si le Père des Démons n’était pas au courant des projets de son fils.

Mélisandre se donnait en spectacle, bruyante dans sa débâcle futile, délicieusement raccrochée à sa fierté et sa dignité. Car dans le fond, elle était de ceux et celles qui n’ont pas tant peur de la mort que de l’asservissement. Stephen savait qu’il tendait une corde parsemée de ronces à son esclave, mais elle n’avait rien mérité d’autre.

Face à la question de l’Indocile quant à la nature des conditions, le Grand Duc ne répondit d’abord que d’un léger sourire. La noiraude pourrait bien attendre, un minimum, que son maître et mâle décide qu’elle valait la peine qu’il lui accorde de l’attention. Mais le Juge des Enfers semblait aussi désireux de connaître la suite.

« Mon fils. » Murmura la douce voix, pourtant si puissante, de Lucifer. « Quelles sont les conditions ? » Demanda-t-il, plissant ses beaux yeux azuréens.

Parcouru de ce frisson familier, Helel inclina la tête vers l’avant, affichant un air humble. Lentement, il se leva, observant toute l’assistance. Bien qu’il n’ait besoin que de l’accord du Maître Absolu, le beau diable souhaitait obtenir l’attention de toute la cour, pour une requête particulière, qu’il lui fallait bien faire un jour.

Laissant durer le silence quelques secondes, le mâle tourna la tête pour observer Mélisandre, un instant. Puis, sans vraiment expliquer pourquoi, il hocha la tête, s’affirmant à lui-même qu’il avait fait le bon choix. Finalement, le regard du monstre revint sur celui de son Père, pas impatient, mais visiblement curieux de connaître la suite du programme.

Un raclement de gorge brisa le silence. Stephen vérifia une nouvelle fois la présence de quelques alliés de taille dans les tribunes. Personne n’était au courant de ce qui allait suivre, à l’exception du maître d’orchestre, Helel lui-même. Il prit la parole, décidé.

« Mesdames, Messieurs, chers Infernaux. Les conditions pour l’accession de cette diablesse au statut de Marquise sont les suivantes. » Il marqua une très courte pause, observant encore une fois Mélisandre. « Premièrement, elle fera vœux de subordination, et me devra l’obéissance, avec l’approbation de notre Père et Maître. »

Lucifer hocha la tête, affichant un sourire bienveillant. Puis, il fit signe au Grand Duc de continuer. Ce dernier reprit alors, un sourire aux lèvres.

« Deuxièmement, elle devra consentir à être sous l’effet d’un sortilège de vérité, pour quatre heures. Le sortilège sera utilisé par notre Père, et j’interrogerai la Marquise sur ses intentions quant à ma personne, et à la couronne infernale. » Continua Helel, sournois tel un serpent.

Cette fois-ci, le Déchu haussa légèrement un sourcil, sans pour autant que son léger sourire ne disparaisse. Cette situation lui paraissait sans doute tout à fait délicieuse, lui qui aimait les conflits malsains, la domination sournoise. Encore une fois, il fit signe à son fils de poursuivre.

Mais, ce qui devait suivre n’était pas du même ressort que tout le reste. Il n’était plus question du simple sort d’une seule diablesse. Cette fois, et au travers d’une seule condition, le beau diable voulait sceller le destin de tout un empire. Triomphant du doute, Helel reprit.

« Pour ce qui est de la dernière condition, elle devra attendre ma prochaine révélation. Chers Infernaux, en ma qualité de Grand Duc des Enfers, j’ai une requête à formuler. » Annonça le monstre, droit, le torse bombé, inspirant un grand coup.

Tout le tribunal se mit à chuchoter, laissant monter une légère clameur. Que pouvait bien vouloir ce démon, qui soit assez important pour qu’il ne puisse en parler que devant les Jurés Infernaux. La réponse vint bien vite, dans des paroles sèches et fermes, qui tombèrent comme le tranchant d’une hache sur un billot gorgé de sang.

« Je veux réunir trente légions infernales, et marcher sur Ashnard. » Dit Stephen. « Et je veux que cette femme porte la descendance Royale lorsque je me serai établi comme seul et unique Empereur. »

La clameur devint un grondement de tonnerre, un chaos sans nom. Mais Helel put voir un sourire naître sur les lèvres de Lucifer, et c’était tout ce qui comptait. Une brise fraiche souffla, tétanisant tout le monde, imposant le silence le plus absolu. Le Diable prit la parole.

« Et pourquoi donc les Enfers devraient-ils se soucier du sort d’Ashnard ? »
Demanda le Père. « Quel est ton but, Helel ? »

Ce nom, prononcé par cette voix, fit frissonner Stephen de peur. Il avait intérêt à offrir une réponse convenable. Maintenant !

« Je ferai d’Ashnard la première pierre. Le premier bastion des Enfers à quitter le cercle où nous avons été injustement jeté. La première pierre jetée sur le concept absurde de libre arbitre, et la première pierre de l’Empire Infernal. » Répondit Helel, la voix droite et assurée.

Lucifer ferma les yeux un instant. Il ne les rouvrit que pour observer Mélisandre, un court instant. Puis, il se redressa.

« Soit. » Dit le paternel, tuant la clameur montante dans l’œuf.

Stephen soupira. Puis il se tourna vers Mélisandre, l’observant de ses yeux d’ambre.

« Te rappelles-tu de ce que je t’avais dit, femelle ? » Grogna-t-il, débordant de confiance et d’orgueil. « Signe. »
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Mélisandre Cairn
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« Répondre #14 le: Février 28, 2014, 08:23:27 »

L'acculée durcit son regard, irritée, lèvres pincées. Son petit museau se froissait de consternation et d'emportement avorté. Elle ne maîtrisait rien. Cours d'eau inéluctable, la situation s'écoulait entre ses doigts ouverts et impuissants, menaçant de la submerger pour de bon. Alors la superbe effrontée s'arrima à ses positions, redressée sur ses pieds nus, immobile au centre de l'assistance, tandis que le Duc lui se mouvait, ajustant ses dernières pièces pour porter le coup létal à la débâcle de son échiquier.

Première condition. La démone ne le lâcha du regard, espérant y insuffler suffisamment du venin qui lui tapissait la langue pour qu'il prenne la mesure de son hostilité amère sans formuler le moindre mot. Ce n'était pas encore à elle de parler. Et qu'aurait-elle dit ? A la vérité, cette première clause demeurait la plus prévisible. Elle attendait les deux autres. Les redoutait sans ciller.
Deuxième. L'incorrigible brunette sourcilla, non sans contempler Connor avec prudence et circonspection. L'interroger ? D'une expiration impatiente, elle chassa la mèche sombre barrant son charmant minois. L'ombre d'un sourire faillit lui taquiner les lèvres. Même si la perspective d'être sondée la rebutait clairement -il n'avait pas à savoir, elle s'enorgueillissait de le voir se méfier encore suffisamment d'elle pour prendre ce genre d'initiative. Soit. Elle agréa d'un clignement laconique des paupières. La chasse aux secrets pouvait se révéler amusante, du reste. S'il désirait la vérité, elle lui en servirait quatre sur un plateau brûlant.

Mélisandre se pourlécha les lèvres, attentive et curieuse à présent. La dernière se faisait attendre. Le bougre ménageait son petit effet, l'air de rien. Elle attendit, sagement, faisant travailler ses méninges pour tenter de le percer à jour. Une requête. Pour un contrat qui, de base, lui était destiné. Cependant le Lord Belmont ne s'adressait pas à elle, mais à son noble auditoire. Quelque chose les dépassait tous deux, dans cette affaire. Peut-être que la mise en scène était davantage que cela, en fin de compte. Davantage qu'un jeu.

Les murmures et les rumeurs enflèrent d'un coup et le bourdonnement se fit tapage au sein de l'assistance. Les Enfers grondaient, déchaînant la polémique. L'Indocile quant-à elle scrutait toujours le diable, indéchiffrable dans sa manière de l'examiner. Elle n'avait pas bougé et ne soufflait mot. Brièvement, le regard de Lucifer effleura ses épaules, mais elle ignora les prunelles de glace, frissonnante. Ensuite seulement, elle esquissa un pas vers l'aspirant Empereur, le contrat dans une main, se mordillant la lèvre. Parle maintenant.

" Je me rappelle... "

Plus d'assurance.
Elle n'était pas totalement une vaincue, finalement. Elle était une noble, doublée d'une future Impératrice. Ou du moins était-elle en position d'avoir ces prétentions, désormais, grâce à lui. Mélisandre inspira un bon coup puis décocha un sourire doux, vaguement teinté de malice.

" Je me rappelle une plaine Ashnardienne, le jour de notre rencontre. Je me rappelle avoir dit sur son sol que je ne vous concéderai pas la victoire. Ce à quoi vous avez répliqué par quelque chose du genre... " Ne veux-tu pas être ma reine ? " ".


Des deux démons qu'elle craignait dans cette salle, l'un d'eux pouvait encore se révéler être un allié et peser. La petite insubordonnée pivota vivement pour s'adresser cette fois au Prince qui les dominait.

" Vous qui êtes notre Père à tous et qui venez d'octroyer votre approbation à votre fils, au nom de la loyauté que j'emploierai désormais à votre cause supérieure, accordez-moi à mon tour une faveur. Je reconnais votre autorité et celle d'Helel également. Au sortir de cette pièce, je serai asservie. Néanmoins je veux l'être à l'intérêt général et non à celui d'un seul homme. J'accepte d'œuvrer pour les Enfers, j'accepte de faire rayonner sa suprématie au travers du rôle qui m'incombera et j'accepte d'épauler Helel dans sa quête, j'accepte d'être une mère et une Impératrice dans l'intérêt du Palais Infernal. Mais une reine n'est pas une catin et ne peut être le jouet de la perversion d'aucun démon. "

La jeune femme passa outre l'exaspération marquée de certains jurés pour poser un genou à terre et fléchir humblement la nuque face au Seigneur des limbes.

" Si je signe, ce sera pour concourir à édifier la grandeur des Enfers et non pas pour satisfaire le vice d'un seul individu capricieux. C'est pourquoi je demande à ce que le contrat subisse une légère modification vis à vis de la première condition. Je devrai obéissance à Helel dans le cadre de mes futures fonctions d'Impératrice seulement, car la mère de rois à venir ne saurait être l'esclave d'aucun. Le Duc n'aura qu'à se dégotter d'autres créatures soumises à ses appétits et dévolues à ses désirs. "

La diablesse redressa le tête pour évaluer Lucifer, le regard charbonneux, le contrat encore vierge à ses pieds, résolue. Son cœur battait à tout rompre, alimentée par sa ferveur indocile.
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