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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Un paladin des temps modernes [Astolfo]  (Lu 2178 fois)
Princesse Alice Korvander
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« le: Décembre 25, 2013, 06:25:47 »


Hidolis

La caravane militaire et marchande s’enfonçait à travers le bois d’Hidolis, ayant quitté la ville pour rejoindre une caserne militaire à proximité, afin de soutenir la garnison contre les rebelles se dissimulant dans la forêt. Alice se trouvait à bord de la caravane, dans un chariot solidement protégé. Deux Commandeurs étaient là pour veiller sur elle : Tala, une femme excessivement méfiante, à la limite de la paranoïa, mais qui faisait très bien son métier, et Tidor, un Commandeur qui manipulait essentiellement les arcs. La caravane abritait également une troisième personne, qui, sans être Commandeur, en avait toutefois les capacités : Cirillia, une belle jeune femme qui avait profité d’une expédition militaire de soutien à Hidolis pour s’y rendre.

Depuis quelques mois, maintenant, Hidolis, une importante cité portuaire ashnardienne commerçant avec une bonne partie du monde, subissait des troubles importants. Plusieurs navires avaient été coulés par des pirates, et des caravanes avaient été attaquées, ainsi que des coursiers tués. L’enquête d’Hidolis avait conduit à la présence d’une cellule de la Scoia’tael en faction dans la région. La Scoia’tael, ou les Écureuils, désignait des terroristes militant pour la reconnaissance de droits importants aux races anciennes, notamment les elfes et les nains. Les Écureuils étaient décriés par la plupart des nations elfiques et naines du monde, qui les classaient comme de simples terroristes, des bandes désorganisées. Les Écureuils n’étaient toutefois pas totalement illégitimes, car, dans la plupart des royaumes humains, il était fréquent que les espèces non-humaines soient traitées différemment que les espèces humaines. Cette discrimination pouvait parfois avoir des conséquences dramatiques, et la Scoia’tael avait progressivement émergé. Hidolis était une cité portuaire dirigée par un gouverneur raciste, qui allait probablement être destitué. Des agents impériaux menaient une enquête sur son compte à ce sujet, mais ce n’était pas pour autant que les Impériaux toléraient la présence des Écureuils.

Sylvandell avait décidé de venir soutenir Hidolis, car les dragons dorés pouvaient être d’une précieuse aide contre les pirates et les caches de la Scoia’tael, dans la région. Hidolis était une magnifique ville, plantée sur une série d’arches et de falaises s’étalant au-dessus de la mer. C’était un endroit magnifique, et Alice était assez heureuse de s’y rendre, car la Princesse pouvait ainsi voyager, et découvrir du pays. La région était toutefois assez dangereuse, mais ce n’était pas pour l’inquiéter. Non contente d’être protégée par deux Commandeurs et Ciri’, Alice avait aussi, avec elle, suivant la caravane, le massif Hodor, un demi-géant assez sauvage, qui ne savait dire qu’une chose : « hodor ».

« Il faut se méfier, lâcha Tala. Je n’ai pas confiance. Ce gouverneur est une crapule qui usurpe son peuple, je le sens.
 -  Y-a-t-il seulement des gens qui méritent grâce à vos yeux, Tala ? » s’enquit Tidor, légèrement amusé.

Tala observa la fenêtre, sans répondre. Alice baissa la tête, en esquissant un léger sourire. Elle portait une veste recouvrant sa belle robe blanche, et portait aussi ses habituels gants blancs, recouvrant élégamment ses doigts.

« Cette forêt est profonde, je sens le piège. »

Pour le coup, Tala avait raison. Dans les profondeurs de la forêt, des elfes, silencieusement, s’avançaient, le long des branches, des nains portant de lourdes haches marchant également au niveau des buissons. Des cordes elfiques, solides et nouées par les nains, retenaient un arbre qui manquait tomber sur le sol. Alors que la caravane s’approchait, les elfes se tinrent prêts, brandissant leurs arcs. Ils savaient que cette caravane amenait des vivres et des armes au fort des « dh’oines ». Il y avait trois caravanes, et un monstre colossal faisant presque trois mètres de hauteur, avec des muscles colossaux. Les elfes n’avaient toutefois p   as peur.

Les cordes s erelâchèrent, et l’arbre s’écrasa juste devant la caravane, bloquant les cavaliers se trouvant devant, et les flèches jaillirent depuis les arbres.

« Alerte ! Alerte ! hurla l’un des gardes. Les Écureuils nous attaquent ! Alerte ! »
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« Répondre #1 le: Décembre 27, 2013, 05:27:29 »

Quelque part sur Terra, un duo des plus inattendus se fixait alors qu'entre eux, une pomme sur le sol brillait un peu sous le soleil. L'un comme l'autre voulaient cette pomme si juteuse, si... Fruité? Et bien sucré aussi. La seule chose qui pouvait sembler spécial fut qu'une des deux personnes ressemblait à un enfant aux cheveux rose doué d'une beauté et d'un charme assez particulier. L'autre... Personne si on peut dire n'était tout simplement un hippogriffe qui était largement plus grand que la petite personne.

Faisant une moue, Astolfo insista en pointant la pomme.


-Eh! Tu n'as pas le droit de la manger celle-là, elle est à moi Hippo-chan! Trouve une autre pomme à manger, je l'ai trouvé en premier! Madame la pomme ne veut que moi tu vois? Regarde comment elle me fixe, alors laisse-la-moi!
L'animal secoua vivement la tête de droite à gauche comme pour dire non et fixa encore plus la pomme, comme si elle avait le don d'attirer les regards. Ce spectacle dura plusieurs minutes avant qu'un troisième spectateur intervint sous la forme d'un oiseau qui se rua sur la pomme pour finalement partir dans les airs avec la pomme dans ses pattes. Devant la surprise, les deux autres restèrent silencieux et complètement perplexes.

C'est après quelques secondes qu'enfin le duo se rendit compte du drame qu'il venait de se passer; on avait volé leur pomme tant convoitée. L'air furieux, les deux amis tournèrent la tête dans la direction du voleur présumé.


-Gnnnn... Hippo-chan! Il nous a volé notre pomme! Faut en trouver une autre maintenant... Bon aller viens, on va voir si on ne peut pas tomber sur un pommier, en avant!

Aussitôt dit, le paladin fit un bond pour aller sur le dos de son animal et pointer le ciel avant qu'il s'élance et commence son envol. La première quête de la journée; trouver un pommier pour manger des délicieuses pommes. Le temps passa alors que depuis le ciel, notre homme observa le sol pour y trouver ce qu'il désirait tant. L'oeil vif, la faim tenaillant son estomac, Astolfo était aux agets du moindre signe de nourriture.

D'un coup, quelque chose de bien rouge dans un arbre attira son attention au point de pointer du doigt ce qu'il vit avant de se poser tranquillement. C'était bel et bien des pommes par dizaines, de quoi se remplir l'estomac. Tout de suite le paladin se rua sur le pommier pour en décrocher un maximum de pommes afin de les manger pour après alors que déjà l'hippogriffe mangea celles qui étaient au sol avec avidité.

Ce repas fut la première bonne nouvelle de la journée et voilà sa quête accomplie! Le ventre plein, les deux compères s'allongèrent alors que le paladin était allongé sur son ami de toujours. Vivre au jour le jour, savourer simplement la vie comme elle venait, voilà le crédo du neveu du roi des francs. Terminant sa sieste, il se leva et se frotta les yeux, l'hippogriffe se redressa et fit sa toilette avec soin.


-Allez! Il est temps de partir à l'aventure! Bon ça sera pas comme aller sur la lune mais on va punir les méchants!

Montant sur le dos de son ami, ses ailes remuèrent et les deux compagnons retournèrent dans les airs. Sentir le vent dans ses cheveux fut un plaisir dont il ne se lassait jamais. Le temps passa et quelque chose attira l'attention du paladin; une caravane avec une sorte de géant avec eux... De par son expérience, les géants étaient toujours mauvais et dangereux mais là, on n'aurait pas dit qu'il avait l'air méchant. Donc un gentil géant? C'était la seule chose qui pouvait lui venir sur le coup.

Fouillant du regard les arbres devant eux, des mouvements de branches un peu trop suspects à son goût le mirent sur ses gardes. Son coeur lui dicta d'intervenir sur ce qui semblait être une sorte de piège. C'est sans attendre plus longuement qu'il descendit en piqué alors qu'il prit entre ses mains son bouclier et sa lance alors que déjà le piège se mit en marche.

L'heure de punir était venue et Astolfo allait se faire joie de rendre la justice... Enfin sa justice surtout. Et quoi de mieux qu'une entrée comme il s'apprêtait à faire pour faire bonne impression? En tout cas c'était son but.

Alors que la volée de flèches arriva, c'est avec précision et dextérité qu'il se posa et fit un mouvement circulaire de sa lance pour dégager des flèches. Oh bien sûr une bonne partie continua son chemin mais celles qui vinrent droit devant la première caravane furent bloquées net. Prenant appui sur le dos de son animal, il descendit pour mettre pied à terre et lui faire signe de prendre son envol et s'écarter pour finalement disparaître comme par magie... Bon c'était de la magie, pas question qu'il soit blessé. Faisant tourner sa lance d'une main, il la pointa en direction de la forêt.


-Je suis la justice! Je suis celui qui va punir... Euh... Les méchants? Et qui va vous donner la punition de Dieu si vous demandez pas pardon! Je suis le seul, l'unique, le magnifique Astolfo le... Hum... Paladin de Charlemagne, mon oncle adoré!

Comme pour prouver son sérieux si jamais voir une personne avant un corps d'enfant qui manipule une lance et un bouclier donnait encore de la crédibilité, il frappa le sol de sa lance. Une onde de choc en direction des arbres se fit sentir et déjà le sol se fissura légèrement sans faire quoi que ce soit sur le coup. Il attendit, comme pour voir si on le prendrait au sérieux.
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« Répondre #2 le: Décembre 28, 2013, 04:11:18 »

La précision des elfes était quelque chose de terrifiante. Bien que les Écureuils ne soient pas des Hauts-Elfes, ils en avaient au moins l’apparence, en ce qui concernait leur habileté à manier leurs arcs. Une flèche atteignit la jugulaire d’un soldat, passant entre les mailles de son armure. Une gerbe de sang jaillit, tachant le sol, tandis que le cavalier s’écroula sur le sol, sa veine percée. D’autres flèches jaillirent. Les Écureuils évitaient d’attaquer les cheveux, afin de pouvoir les réutiliser par la suite. Le temps que les soldats se mettent en position, les nains jaillirent depuis les deux côtés, rejoints également par d’autres elfes, tandis que certains restaient dans les arbres. Plusieurs flèches atteignirent Hodor, mais la plupart se brisèrent contre sa peau. Les autres s’enfoncèrent dans sa chair, le blessant, mais sans le tuer. Hodor poussa un rugissement, et sa lourde main accueillit un nain, le frappant avec une force herculéenne. Le nain décolla du sol, s’envolant en battant inutilement des pieds et des mains. Il retourna dans les fourrés, mais d’autres nains le remplacèrent.

« Tuez-les !
 -  Tuez les dh’oines ! » vociféraient les terroristes.

Alice déglutit, et entreprit de se pencher vers une fenêtre... Lorsque la main de Cirillia, autoritaire, s’abattit sur sa poitrine, l’envoyant se plaquer contre le mur. Le coeur de la Princesse battait la chamade, et une flèche transperça alors la fenêtre, allant se planter contre le mur. Alice la regarda, et vit la pointe de la flèche s’ouvrir en quatre, révélant des pointes acérées, probablement empoisonnées. Les redoutables flèches havekar des elfes, la spécialité des Écureuils... La Princesse déglutit, tandis que Cirillia se mit à lui parler, d’une voix calme et autoritaire :

« Restez à l’intérieur, Princesse ! »

Alice hocha lentement la tête, nerveuse. Ce n’était pas tous les jours qu’elle assistait à une attaque, et, vu les hurlements qu’elle avait entendu, le sang avait coulé. Elle porta la main à sa dague, le souffle précipité, tandis que Tala sortit la première. Une flèche la loupa de peu, et elle balança des arcs électriques depuis ses doigts, atteignant un elfe sur sa branche. L’homme poussa un hurlement de douleur avant de tomber dans les herbes, le corps carbonisé. Des elfes femmes se ruaient également dans la bataille. L’une d’elles portait deux dagues, et se heurta à un soldat. Les dagues tranchèrent son armure, et l’homme poussa un hurlement de douleur. La femme elfe avait des peintures de guerre sur la tête, et allait achever l’homme quand Cirillia débarqua, et heurta les deux lames de son adversaire, avant de la repousser d’un coup de pied, et de frapper. La lame décapita l’elfe, dont la tête s’envola, avant de rouler sur le sol.

Les Sylvandins et les Hidolains se débrouillaient plutôt bien, et c’est après que Ciri’ eut décapité l’elfe qu’un nouvel individu débarqua dans la bataille. Cirillia vit une espèce de femme, assez petite, portant une armure, et une lance... Ainsi que des collants. Amie ou ennemie ? Vu qu’elle avait atterri en plein milieu des caravanes, Ciri’ penchait pour une alliée. Plusieurs flèches atterrirent sur lui, et sa lance se déplaça, les repoussant, manifestant une certaine rapidité.

« Je suis la justice ! lâcha alors fièrement l’homme. Je suis celui qui va punir... Euh... Les méchants ? Et qui va vous donner la punition de Dieu si vous demandez pas pardon ! Je suis le seul, l'unique, le magnifique Astolfo le... Hum... Paladin de Charlemagne, mon oncle adoré ! »

Un speech assez long, mais qui permet à Cirillia de remarquer qu’il s’agissait d’un homme. Les Hidolains semblaient aussi étonnés que les Sylvandins par la présence de cet inconnu. Il abattit sa lance, provoquant une légère vibration. Depuis les arbres, un elfe visa sa gorge, et décocha une flèche. Elle allait faire mouche... Lorsque Tala protégea Astolfo, en envoyant une onde de choc qui dévia la flèche.

« Qui que tu sois, petit, agis, au lieu de parler ! »

Un nain se ruait droit vers Astolfo, brandissant fièrement sa hache. Les soldats étaient en infériorité numérique, mais ils étaient mieux armés et mieux entraînés que les Écureuils, ce qui leur assurait une certaine chance de victoire.
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« Répondre #3 le: Janvier 06, 2014, 02:43:54 »

Le cauchemar revenait, la vision et les souvenirs des guerres passées, les morts dans son champ de vision, l'odeur du sang, des corps... Tout lui remontait peu à peu avec un horrible arrière-goût. Le paladin était une victime de la guerre, jamais il n'avait demandé à tuer des gens, tout ce qu'il souhaitait était d'enfin trouver des gens avec qui son apparence ne serait pas pointée du doigt. Voilà le prix pour avoir été en compagnie des gens qui l'aimèrent tel qu'il était en vrai et pas simplement une créature étrange.

Tout son corps s'était stoppé net comme si quelque chose le retenait d'agir, il devait franchir le cap, devenir encore une fois l'instrument d'une volonté supérieur à lui comme avant. Son regard devint plus sérieux bien que la flamme d'impatience et de son innocence resta encore bien vivace. Tout semblait donner l'air que cette fois, derrière le visage joyeux et pur du paladin, se dévoilait le vrai paladin sans même que son oncle le rappelle à l'ordre. La légende était de retour l'espace de quelques instants le temps de résoudre cette situation.

Les flèches volèrent dans une multitude de direction, visant divers endroits pour atteindre des cibles que le paladin ne chercha pas à regarder. Tout ce qui lui comptait était de faire son devoir, celui de protéger les justes au nom de Dieu même si la religion n'était pas le point fort du paladin. De sa lance, il punissait ceux qu'il estimait être les "méchants" et de son bouclier, il protégeait les "gentils". C'est donc sur cela que l'homme aux cheveux roses se mit à voir quelqu'un surgir juste à côté de lui pour bloquer une flèche qu'il ne put voir sur l'instant où elle était envoyée dans sa direction.

Quand cette personne lui adressa la parole, il entendit un mot qui vrilla dans ses oreilles. Le traiter de petit avait pour effet de le vexer; il n'était pas petit, il était parfait dans sa taille... Selon lui. Faisant une moue en gonflant les joues, il tapa du pied en boudant.


-Je suis pas petit! Je suis une grande personne, j'ai vingt cinq ans!

Aussitôt qu'il prononça cette parole, un homme d'une taille qui étrangement, était proche de la sienne. Comme quoi l'ironie était même là sur un champ de bataille. Même Astolfo en revenait pas de voir ça, bon ce n'était quand même pas le moment de trop réfléchir. Se mettant à courir en direction du nain, il attendit l'instant parfait pour sauter et faire une pirouette au-dessus de lui pour se retrouver dans son dos et se retourner pour le frapper avec le plat de son bouclier. C'est à cet instant précis qu'il sent une vive douleur à son bras gauche qui tenait fièrement son bouclier. Un petit cri de douleur se fit entendre avant de tourner la tête pour voir qu'il s'agissait d'une flèche plantée dans le haut de son bras.

La douleur faisait remonter d'autres souvenirs où il avait déjà eu des blessures mais toujours content d'être avec son oncle et ce, peu importe le prix. C'est sans attendre qu'il prit la flèche de son autre main pour en briser la moitié afin de ne pas être handicapé pour la suite. Cette douleur se faisait encore sentir et bien plus, comme si on lui creusait l'intérieur du bras avec une fourchette. Un battement de coeur et déjà sa tête avait légèrement le tournis, qu'est-ce qui se passait? Être blessé pour la première fois depuis longtemps était la raison au point de le déstabiliser? Secouant la tête pour retrouver son état initial, il sentit son corps être pris de douleurs plus ou moins intenses.

La réponse lui vint immédiatement après; la flèche était empoisonnée. Sans même y penser plus longuement, il prit le reste de la flèche encore dans son bras et la retira d'un coup sec. Alors oui il savait que faire cela avait pour résultat de faire une hémorragie mais au point où il en était, fallait faire avec. Son métabolisme commençait à lutter contre ce poison tant bien que mal, sa volonté l'aidait à tenir encore debout et ses forces ne lui faisaient pas encore défaut. Se battre pour survivre sinon mourir empoisonné ou bien avec une lame plantée dans le coeur.

Par contre la chose la plus étrange fut que sa perception fut changée, il vit une multitude de choses toutes plus spéciales que d'autres. Un cheval avec une corne brillant comme s'il était recouvert de diamants était en face de lui. On aurait juré que ça pouvait sortir d'un jeu vidéo mais bon, rien ne disait le contraire. Sans même s'en rendre compte, ce cheval en diamant donna son nom comme si ça pouvait avoir de l'importance... Étalon du... Cul? Quel drôle de nom pour un cheval... De toute façon au point où il en était, le nom comme l'apparence ne changeait rien. Clignant des yeux et tout revint à peu près à au normal dans son champ de vision.

Il était prêt à enchainer la suite sans attendre bien que la douleur et des vertiges se montrèrent un peu plus présents.

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« Répondre #4 le: Janvier 07, 2014, 03:00:28 »

Hodor balança un nain contre un arbre, brisant le dos de ce dernier. Il avait reçu une bonne dizaine de flèches dans le corps, mais sa peau était extrêmement épaisse. Néanmoins, Hodor souffrait. Aussi résistant soit-il, le semi-géant n’était pas immortel. Ses hurlements tonitruants dominaient toute la bataille, faisant frémir Alice. Ayant peur pour Hodor, ce colosse qu’elle connaissait depuis qu’elle était toute petite, elle serra entre ses doigts sa croix dragonique, priant silencieusement, priant pour Hodor, priant pour les guerriers qui se battaient, sourcillant à chaque fois qu’elle entendait un râle d’agonie. Il y eut un autre choc sourd contre son chariot. Son cœur tambourinait follement dans sa poitrine, sous une inquiétante qui croissait. À chaque instant, elle craignait qu’un elfe furieux n’ouvre sauvagement la porte pour l’égorger, ou la capturer. Alice savait que les Écureuils détestaient plus que tout la noblesse humaine. Elle, elle était une Princesse. On la décapiterait sans hésitation pour exhiber fièrement sa tête.

Dehors, les morts s’enchaînaient. De nombreux gardes gisaient sur le sol, mais les Commandeurs se défendaient avec ténacité. Ayant sorti son arc, Tidor décochait des flèches d’une redoutable précision. Il atteignit un elfe situé sur une branche d’arbre, lui transperçant le cœur. L’elfe tomba sur le sol, disparaissant entre les feuillages. Un Terranide bondit alors sur Tidor, qui l’esquiva de justesse. Les griffes du neko heurtèrent son dos, entaillant son armure, laissant des rayures. Du pied, Tidor le frappa sur le flanc, mais le neko, en sifflant, les yeux injectés de sang, bondit vers sa proie. Il lui sauta dessus, cherchant à l’égorger avec ses dents, et Tidor le trancha avec sa dague. Le sang de la gorge du Terranide éclaboussa son torse, et, sans s’appesantir plus longtemps ru le sort de cet attaquant, il décocha une autre flèche, et atteignit un nain, transperçant sa gorge.

Cirillia, quant à elle, faisait des ravages, ses deux lames tournoyant dans une orgie de sang et de fureur Rapide, agile, elle employait à la perfection le styme de combat des sorceleurs, un style rapide, nerveux, agressif, et polyvalent. Un sorceleur combattait selon trois positions de combat : puissante, contre des adversaires comme les nains, rapide, contre les elfes, et en groupe, face à plusieurs ennemis. Un art que Ciri’ maîtrisait, et dont elle montrait, alternant entre chaque style de combat, ce qui s’illustrait par une posture différente. Quand elle adoptait la position puissante, elle se juchait sur ses jambes, tenant alors fermement sa lame, pour pouvoir user de toute sa musculature. Inversement, en style rapide, elle était courbée, le dos voûté, et tenait une épée de manière inversée, afin de pouvoir tournoyer. Cette posture ressemblait à celle qu’elle utilisait en étant en infériorité numérique, où elle pouvait alors se défendre sur plusieurs fronts, et attaquer plusieurs ennemis en même temps.

Alice adorait voir Cirillia se battre, car son style était très fluide, et illustrait tout son talent. Cependant, en l’état actuel des choses, la Princesse restait cloîtrée.

Les non-humains continuaient à se battre avec acharnement, abattant toujours plus d’hommes, et Hodor commençait à faiblir. Cirillia essayait de le protéger. Le brave paladin venu les rejoindre ne pourrait plus se battre très longtemps. Le poison de la flèche havekar faisait instantanément effet, et était déjà en train de se répandre dans ses veines. Qu’il puisse encore se battre était un exploit, mais il finirait par s’écrouler. Les flèches havekar étaient spécialement imbibés d’un poison fait pour tuer les humains.

Ciri’ para une flèche, et se retrouva face à plusieurs nains. Une hache finit par la heurter sur le flanc, et elle grinça des dents, avant qu’une flèche ne heurte son armure à hauteur du torse.

« Merde, ils sont trop nombreux ! »

Les cadavres jonchaient le sol, mais ce n’était visiblement pas assez pour décourager leurs adversaires. Soudain, alors que la bataille semblait tourner, un cor ressentit, suivi de trompettes... Et de nombreux cavaliers arrivèrent, prenant les elfes, les nains, et les Terranides, sur le flanc. D’élégants chevaliers frappèrent avec leurs lames, tuant les ennemis, et contraignant ces derniers à se replier.

« Tuez-les ! Tuez-les ! Ne faites pas de prisonniers ! »

Brandissant des arbalètes, d’autres soldats abattirent certains elfes, mais la plupart des fuyards réussirent à s’enfuir. Les renforts de la garnison d’Hidolis venaient d’attirer, ayant entendu le bruit de la bataille. Une trentaine de soldats lourdement armés contraignirent les ennemis à s’enfuir.

Alice put ainsi sortir. Avec effroi, elle vit tous els cadavres, et porta une main devant sa bouche, choquée, autant par les victimes humaines, que non-humaines. Comment un tel massacre pouvait-il avoir lieu ? De telles visions d’horreurs encourageaient de plus en plus la petite Princesse de Sylvandell à changer l’orientation politique de son royaume, de passer de la guerre à la diplomatie. Ces gens avaient probablement tous des familles, des amis, une vie, du vécu... Et ils gisaient dans la boue, baignant dans leur propre sang.

La Princesse se rappela alors qu’un paladin était venu les aider, et se tourna vers lui.

*Oh...*

Elle se rapprocha de cette personne.

« Merci beaucoup pour votre aide, Madame » glissa-t-elle, se fourvoyant sur son sexe.

Alice n’avait alors pas encore vu la blessure empoisonnée du paladin.
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« Répondre #5 le: Janvier 16, 2014, 10:04:08 »

Tout semblait tourner autour du paladin, même le fait de voir quelqu'un bouger faisait qu'il le voyait complètement flou et à peine perceptible. Certes son métabolisme était supérieur quand il n'était qu'un humain comme les autres, mais ce n'était qu'une question de temps avant que ses jambes le fassent tomber sur les fesses. C'est même par instinct qu'il dirigea son bouclier qui stoppa une flèche avant que son bras n'eut plus vraiment de forces pour soutenir le poids du métal. Son coeur résonnait dans ses oreilles, tout semblait être au ralentit.

Il croyait même voir le ciel changer de couleur pour être comme un arc-en-ciel géant et qui se mettait à chanter... Son cerveau était vraiment étrange. Fallait absolument résister et ne pas se laisser emporter par des choses que seul son esprit imaginait et non comme la réalité était. C'est en voulant prendre sa corne magique qu'il la fit tomber sur le sol, se baissant pour la remasser et la mettre à sa bouche, il n'eut aucun son qui put sortir et même aucun changement. Sa bouche pâteuse et sa gorge sèche, le paladin ne put que contempler la bataille comme s'il était un spectateur qui observait un film.

Même l'image de son oncle devant lui se montra alors qu'il ne put qu'avoir un sourire avant de secouer la tête pour que les images et les hallucinations disparurent. Restant encore lucide, il savait ce qu'il pouvait se passer et c'est pour cela qu'il tenta d'anticiper certaines choses malgré tout. Marchant un peu, le moindre mouvement se voulait lent et dur à exécuter. Sa volonté était forte, elle soutenait son corps qui aurait dû tomber d'épuisement normalement. Les paladins ne tombent pas sans avoir pu accomplir leur devoir, jamais il ne tomberait sans avoir pu tenter de défaire son devoir même s'il ne lui restait que ses mains.

Les morts, le bruit du métal, les cris, tout semblait être là rien que pour lui faire sentir de la culpabilité dans son passé et il en avait toujours. Jamais il n'aurait voulu tuer des gens ou même en faire souffrir, le regard de chaque personne qu'il était sur le point de tuer le hantait, il lisait la peur, la colère... Toujours et encore la même chose, un être dont la bonté débordée se réduisait à répandre de la haine et de la souffrance.

"Pitié! Ayez pitié! Je ne veux pas mourir! J'ai une famille! On m'a forcé!"

"Tu n'es qu'un monstre! Tu ne seras jamais reconnu comme un vrai homme digne de ce nom! Meurs!"

Ces phrases, ils les avaient entendues à chaque fois qu'il était sur le point d'enlever une vie sous l'ordre de son oncle. Soi-disant tout cela pour la gloire de Dieu, mais Astolfo portait son oncle dans son coeur et Dieu n'avait que la seconde position dans ses préférences. Quand enfin le massacre prit fin, il poussa un soupir lourd et lent en même temps qu'il ramassa comme il put son bouclier en serrant sa lance.

Trainant du pied à chaque pas que le paladin fit, il se rendit compte qu'une personne se mit à lui parler. Le prendre pour une femme était comme une sorte de compliment pour lui et ça l'amusait. Sa vue se faisait trop floue pour en déterminer les traits mais déjà il pouvait quelqu'un de beau. Lui faisant face, il lâcha son bouclier et sa lance en marchant vaguement dans sa direction avec le sourire.


-Merci! Je suis content d'avoir pu... Sauver... Une jolie... Fille...

Alors qu'il était proche d'elle, il tomba en avant en sombrant dans l'inconscience la plus totale. Marmonnant quelque chose dans son état, Astolfo gardait le sourire.

-Mon oncle... J'aimerais tellement vous revoir... Je suis désolé de n'avoir pu faire mon devoir...
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« Répondre #6 le: Janvier 19, 2014, 02:57:29 »

La caserne d’Hidolis était plantée dans un fort dressé au milieu d’un lac. L’endroit était assez troublant, et il n’y avait que de l’eau autour de la caserne. Le fort était accessible par un pont en bois traversant quelques îlots de terre et d’herbe. La garnison qui avait secouru la caravane venait d’ici, et rentrait à nouveau, traversant le pont, envoyant les chevaux dans l’écurie, tandis que les chariots arrivaient dans la cour. Le capitaine de la garnison, Maurice de Maurégeois, un noble guerrier, ne tarda pas à obtenir le rapport des troupes qu’il avait envoyé. Ce militaire de carrière fut soulagé de voir les nouvelles armes, ainsi que de voir que la Princesse de Sylvandell était en vie. L’envoyer ici, à travers l’épaisse forêt d’Hidolis, était risqué, mais Maurice avait presque espéré qu’il y aurait une tentative d’attaque. Ainsi, il espérait que ses supérieurs puissent comprendre que la menace était assez forte, et ne se résumait pas qu’à quelques geignards dispersés dans la forêt. Les Écureuils constituaient une bande organisée, et bénéficiaient clairement, selon lui, du soutien d’une partie de la population d’Hidolis.

Les blessés furent conduits dans l’aile médicale du donjon de la garnison. Les portes se refermèrent, et Alice put profiter de l’air frais. Le mystérieux paladin qui les avait secourus était tombé dans les pommes devant la Princesse, et fut conduit parmi les blessés. Il était empoisonné, et elle espérait qu’il serait soigné. Hodor avait également été empoisonné par les flèches havekar de leurs agresseurs, mais son métabolisme était bien plus développé. Étant trop volumineux pour rejoindre l’aile médicale, il fut soigné dans la cour, sa corpulence attirant le regard impressionné des hommes d’armes se tenant dans le fort.

« Il se remettra vite, l’assura un guérisseur. Les géants ont toujours été des forces de la nature. »

Alice ne pouvait que le confirmer. Elle vivait au quotidien avec Hodor, après tout, et était donc bien placée pour savoir que l’homme était robuste. Elle eut droit à une conversation avec Maurice, qui se tint sur les remparts du fort.

« Je suis navré de cette agression, Majesté.
 -  Ne le soyez pas, rétorqua la Princesse, ce n’est pas vous qui avez mandé ces hommes de nous attaquer, après tout. »

Maurice ne répondit pas, et lui expliqua que la situation était plus tendue que ce que les agents impériaux pensaient. Le gouverneur d’Hidolis minimisait volontairement les faits, car il ne voulait pas que le Conseil Impérial puisse croire que son administration était défectueuse.

« Hidolis était jadis une cité elfique. Bon nombre d’elfes de la région n’ont pas admis que leur ancien royaume ait été annexé par l’Empire.
 -  Cette annexion remonte à un siècle ! Je n’étais même pas née !
 -  Les anciennes races sont rancunières. Du fait de la guerre contre Nexus, les impôts publics sont assez lourds, et certains membres des anciennes races ont le sentiment qu’ils font l’objet de discriminations, et qu’ils seraient mieux lotis à proclamer leur indépendance. Ils rêvent de chimères et s’enorgueillissent d’un glorieux passé, sans savoir que le royaume elfique d’Hidolis était jadis sur le déclin. »

Les livres d’Histoire affirmaient que, avant l’avènement des humains, les royaumes elfiques et les royaumes nains couvraient la majorité de Terra. Peu à peu, ils s’étaient disloqués, se dispersant dans des guerres internes, des conflits intestinaux, et les humains avaient majoritairement réussi à émerger, donnant lieu à des situations conflictuelles dans certaines régions du globe. Hidolis, effectivement, avait été une terre elfique, qui commerçait avec d’autres royaumes elfiques. Maurice, qui connaissait la région, expliqua à Alice que, dans le temps, les elfes d’Hidolis se refusaient à commercer avec les autres races, ou en imposant de lourdes taxes, afin de favoriser le commerce entre elfes. De fait, les différents elfes qui gouvernaient Hidolis se tiraient entre les pattes. La capacité de vivre à un âge extrêmement avancé n’était pas exempt de problèmes, notamment en cas de vieilles rancœurs familiales. Hidolis avait périclité, jusqu’à ce que l’Empire ne parvienne à en prendre le contrôle. La ville avait fleuri à nouveau, mais la situation n’était toujours pas particulièrement mirobolante, et il y avait une certaine disparité économique au sein de la ville.

Alice savait déjà à peu près tout cela, mais ça ne faisait jamais de mal d’entendre quelqu’un le dire. Au moins, ses interprétations étaient bonnes, même si elle devrait encore se renseigner.

« Sylvandell a choisi de soutenir Hidolis, mais je n’entends pas raser la forêt, le prévint Alice. J’aimerais essayer de trouver une solution diplomatique à ce conflit. »

L’idée semblait amuser Maurice.

« Ces gens n’ont pas hésité à tenter de vous tuer ! Ils nous haïssent, et cribleront de flèches votre joli minois, drapeau blanc ou non. Il est impossible de pactiser avec cette racaille, je le regrette, mais ils sont très obtus, trop extrémistes ! »

Alice ne dit rien. Elle doutait que l’avis de Maurice soit très objectif, mais elle n’allait pas rentrer dans ce débat. Au lieu de ça, elle préféra se renseigner sur le mystérieux paladin, qu’elle avait pris, à tort, pour une femme. Maurice lui expliqua qu’il ignorait de qui il s’agissait, et qu’il n’avait aucun paladin accoutré ainsi dans sa garnison. Il ne l’aurait pas permis. La Princesse le remercia pour son hospitalité, et se rendit au quartier médical.

Le paladin se reposait sur un lit. Les guérisseurs de Maurice avaient réussi à extraire le poison de son corps, et il était couché sur le lit, dans ses accoutrements et ses collants. Alice observa son fin visage, assise sur une chaise, proche du matelas. Il avait de longs cheveux roses pâle. Comment ne pas le prendre pour une fille ? C’était un homme très efféminé, mais il avait été d’un certain secours tout à l’heure.

Il était normal qu’Alice le remercie.
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« Répondre #7 le: Janvier 20, 2014, 09:28:47 »

L'inconscience la plus totale, un tunnel sombre où Astolfo se sentait glisser sans pouvoir s'accrocher aux parois. Au fond de ce tunnel, une lumière si forte qu'il en aurait cru perdre la vue. Oui... Il avait déjà vu cette lumière... Il s'en souvenait encore de cet instant où la mort l'avait frappé, la lumière avait pris la forme d'un ange et pas n'importe lequel. Mais contrairement à ce qu'il crut, il s'arrêta de tomber et fut immobilisé, ne pouvant qu'observer cette lumière si attirante et chaude. Comme si quelque chose le retenait encore dans le monde des vivants, il se sentit revenir en arrière peu à peu alors que brièvement, il put voir dans cette lumière, son oncle, Roland et Olivier le fixer comme s'ils l'attendirent encore une fois.

On dit souvent que quand on est aux portes de la mort, on revoit notre vie défiler devant nous. Et c'est ce qui se produisit devant lui, chaque seconde qu'il eut en tant qu'humain revenait pour lui donner envie de rire, pleurer et crier en même temps. Était-ce le purgatoire? Non ça ne pouvait pas être possible sachant qu'il revenait chez les vivants. Sans doute alors c'était une conséquence de son état qui le poussait à cela.

À nouveau les sensations de son corps lui revinrent mais il se sentit bien trop faible pour en sentir les moindres détails, sombrant plutôt dans un sommeil réparateur. Il respirait lentement, ayant un visage paisible en même temps qu'aucun trait de son visage se déforma le long de son sommeil. Tout ce qu'il put faire état de reprendre des forces le temps qu'il reste en état de repos tant convoité.

L'unique chose qu'il pût se faire remarquer chez lui, ce fut les quelques faibles paroles qu'il put dire.


-Non... Madame l'ange... Je veux pas...

Fronçant les sourcils, il termina par se calmer et enfin se réveiller bien que dans un premier temps, il resta les yeux fermés à tenter de comprendre ce qu'il lui était arrivé. D'après ses souvenirs, il se souvint d'avoir aidé des gens et puis... Ah oui! Une flèche empoisonnée l'avait frappé, c'était ce qu'il put se souvenir avant d'être inconscient. C'est avec lenteur qu'il ouvrir les yeux, tout était tellement flou, son corps était encore faible même s'il pouvait bouger ce qu'il ne tenta pas sur le coup.

Le silence... Et une forme se présenta dans son champ de vision, le temps que ses yeux se refassent et il put en voir enfin les traits du visage de cette personne. Il fut surpris de voir là quelqu'un qui avait cette aura brillante tout autour d'elle, on aurait dt un ange vu comme ça... Astolfo le pensait vraiment en tout cas. Si belle et resplendissante, ça ne pouvait être qu'un ange.

Ouvrant en grand ses yeux, il eut même un grand sourire tout se redressant d'un coup bien qu'il ait la tête qui tourna sur le coup. C'est alors qu'il parla avec une voix enjouée.


-Oh bonjour madame l'ange, vous êtes là pour voir si je vais bien? J'ai protégé des gens aujourd'hui, ils avaient l'air d'avoir des problèmes... Mais moi Astolfo le magnifique je suis venu et j'ai puni les méchants! En tout cas merci d'être là madame l'ange!

Il s'avança et lui fit un bisou sur la joue avant de s'assoir sur le bord du lit en se touchant les cheveux pour voir s'ils étaient en place comme par réflexe. Il veilla à que ses noeuds dans sa chevelure soient bien en place aussi, heureusement que tout allait bien, sinon il aurait dû recommencer tout à zéro. Puis levant les yeux vers la demoiselle, il se remit à parler.

-Madame l'ange? Vous devriez pas briller comme ça, des gens pourraient vous voir comme ça, vous êtes jolie comme ça en tout cas. J'aime bien!
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« Répondre #8 le: Janvier 22, 2014, 02:11:37 »

Des nœuds dans les cheveux, une longue chevelure rose pâle, une silhouette androgyne, des collants... Ce paladin ne devait clairement pas appartenir à l’un des chapitres officiels de l’Ordre Immaculé... Ou alors, Alice ne savait pas que certains ordres prêchaient la confusion des genres. Ce beau petit homme était prostré dans le lit, se reposant paisiblement. Le poison qui avait été injecté dans son corps avait été guéri, et la seule trace de la flèche était un pansement que l’un des guérisseurs de la caserne avait mis. D’autres soldats étaient allongés avec des blessures plus importantes, et certains avaient même été tués. La Princesse aurait bien voulu veiller sur chacun d’entre eux, car elle avait sa part de responsabilité dans cet attentat. Les Écureuils n’avaient pas seulement cherché qu’à prendre des armes et du ravitaillement, mais également à capturer une personne noble, quelqu’un qu’ils auraient pu rançonner, ou tout simplement tués pour insuffler la terreur dans le cœur de leurs ennemis. Comment diable une telle haine était-elle possible ?  Sire Maurice ne voulait même pas entendre parler de l’idée de négocier ! Pourtant, Alice ne voulait pas que toute la région soit ensanglantée.

*Cependant, je crois bien être la seule à envoie envie d’éviter des effusions de sang...*

Diriger un royaume guerrier n’était pas simple, surtout un royaume comme Sylvandell, qui n’avait pas spécialement comme tradition d’être un royaume diplomate. Les dragons de Sylvandell ne venaient pas pour discuter, mais pour raser, et pulvériser des villes entières sous leurs souffles terrifiants. On ne pouvait pas vraiment envisager des négociations dans un tel cadre. La Princesse se refusait toutefois à faire brûler toute la forêt d’Hidolis pour dénicher les Écureuils. Ce serait un remède un peu trop radical, bien pire que le mal contre lequel les Hidoliens luttaient.

Plongée dans ses pensées, elle vit soudain la couverture remuer. Le paladin revenait peu à peu à lui, et elle se pencha un peu vers lui. Pour elle, qui avait essentiellement vu des hommes sales, mal rasés, brutaux, croiser un homme comme ça, androgyne, fin, féminin, un travesti, c’était un sacré changement ! Son père n’aurait jamais toléré la présence d’un tel individu auprès de lui, mais Alice, à bien des égards, n’était pas comme Tywill, le redoutable Roi de Sylvandell. Elle était bien plus tolérante, bien plus diplomate.

L’homme se releva, et son regard croisa celui d’Alice. Il semblait tout penaud, comme une espèce de petit garçon venant de sortir d’un mauvais rêve. Elle s’attendait presque à le voir frotter ses yeux avec ses mains, mais, au lieu de ça, il se pencha vers elle, et la fit rougir en l’embrassant sur la joue. Alice sursauta légèrement, avant d’entendre le paladin la qualifier d’« ange » :

« Madame l'ange ? Vous devriez pas briller comme ça, des gens pourraient vous voir comme ça, vous êtes jolie comme ça en tout cas. J'aime bien ! »

Qu’avait-il dit ? « Briller comme ça » ? Visiblement, il fallait croire que la médecine utilisée pour le soigner continuait à faire effet. Néanmoins, ce n’était pas tous les jours qu’on comparait la petite Princesse à un ange, et Alice rougit donc fort poliment devant ce compliment, avant d’esquisser un léger sourire.

« Oh, n’exagérez rien, mon brave, je suis aussi humaine que vous... Je n’ai rien d’angélique. »

Elle rajouta alors, en penchant la tête sur le côté :

« Néanmoins, j’apprécie votre compliment. »

Mue par une inspiration subite, la Princesse alla alors l’embrasser sur le front, déposant un léger baiser sur sa tête.

« Je suis la Princesse de Sylvandell, Alice Korvander. Quel est votre nom, jeune paladin ? Vous vous portez bien ? Le poison que les Écureuils vous ont inoculé vous a normalement été retiré. »

Il avait visiblement l’air d’aller bien, si ce n’est qu’il confondait les gens avec des anges.

Quel fieffé séducteur !
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« Répondre #9 le: Janvier 26, 2014, 08:04:56 »

En cet instant, Astolfo ne put s'empêcher de sourire à la vision d'un ange si beau. Un si joli regard, un sourire enjôleur, de quoi faire sourire la plupart des gens selon lui. En tout cas le paladin ne la quittait pas des yeux en faisant en sorte que ses cheveux soient par-dessus une de ses épaules pour jouer avec sa natte. Combien de fois il se souvenait d'avoir pu prendre le temps de se coiffer même quand ce n'était plus le moment? En tout cas, c'était son plaisir personnel. Il eut même le réflexe de se frotter les yeux comme si le réveil avait finit par lui donner cette envie de le faire. Comme quoi certaines choses arrivent sans qu'on le veuille.

Il se même à s'étirer en lâchant un bâillement avant de l'écouter parler alors qu'il ne put s'empêcher de rire en la voyant rougir. Il trouvait ça mignon et attendrissant même s'il ne le disait pas, il n'en pensait pas moins. Alors donc elle n'était pas un ange? Elle brillait comme ça en étant normale? Oui bon non on ne peut pas dire normal quand on brille ainsi. Mais aussi étrange que ça, il ne s'y intéressa plus vraiment, aimant plutôt regarder de ses yeux violets la jolie princesse. Quand elle lui demanda qui il était, il ne put que répondre avec fierté et avec le sourire.


-Je suis le seul, le magnifique Astolfo! Le prince d'Angleterre et neveu du grand et génial Charlemagne, roi de la France!

Quand elle lui demanda s'il se sentait bien, il baissa la tête pour se regarder en étant un peu pensif. Se tâtant un peu partout pour vérifier, rien de spécial ne lui sembla particulièrement mauvais ou étrange. Ses jambes allaient plutôt bien, ses mains lui faisaient sentir aucune douleur, ses pieds n'avaient point mal, sa tête tournait un peu par contre mais rapidement, il s'en remettait. Il alla même toucher son dos comme il pouvait mais rien de spécial ne se fit sentir.

Il fut bien plus souriant et leva une main en l'air.


-Je vais super bien! Enfin... Je crois...

Un pincement de douleur se fit sentir dans son bras, levant la tête pour voir, il vit un pansement être là où il avait eu la flèche. Faisant une moue, il se frotta son bras autour du pansement pour voir si rien d'étrange ne se faisait sentir. Au moins il pouvait bouger son bras sans avoir du mal. Il eut même un rire et baissa son bras.

-Donc vous n'êtes pas un ange... Je me souviens en avoir vu un jour, il était joli! Mais c'est vrai que vous êtes toute jolie aussi!

Il eut le plaisir de la voir s'approche pour lui embrasser le front alors qu'il ferma les yeux durant ce moment. Il eut une rougeur qui lui monta aux joues bien qu'il restât sage comme une image.

-Aaaahhh... Du vilain poison... Ce n'est pas gentil ça... Faudra punir les méchantes personnes qui font du mal aux autres alors... Madame la princesse? Vous êtes quelqu'un de gentil au moins, pas comme les méchants qui ont voulu vous faire du mal... Et je ne suis pas jeune, je suis un adulte, un grand homme!
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« Répondre #10 le: Janvier 27, 2014, 03:38:06 »

Le prince d’Angleterre et le neveu de Charlemagne ? Alice n’avait rien dit, sur le coup, mais elle ne comprenait pas trop ce que le jeune Astolfo voulait dire par un tel mensonge. Alice s’était un peu renseignée sur la Terre, quand elle s’y rendait en tant que lycéenne, et elle avait ainsi appris une partie de l’Histoire de ce monde. Ainsi, elle savait que l’Angleterre, comme la France, étaient des États situés en Europe occidentale, et que Charlemagne était un ancien Empereur, remontant au 9ème siècle après Jésus-Christ, soit il y a plus d’un millénaire. Comment pouvait-il prétendre être le neveu de Charlemagne ? C’était sûrement un délire. Alice ne voyait en tout cas aucune autre explication.

Elle le vit rougir suite à son baiser, avant qu’il ne se mette à parler.

« Aaaahhh... Du vilain poison... Ce n'est pas gentil ça... Faudra punir les méchantes personnes qui font du mal aux autres alors... Madame la princesse ? Vous êtes quelqu'un de gentille au moins, pas comme les méchants qui ont voulu vous faire du mal... Et je ne suis pas jeune, je suis un adulte, un grand homme ! »

Cette réplique décontenança un peu Alice. Les « méchants » ? Du « vilain poison » ? Elle avait vraiment l’impression de parler à un gosse, à une espèce de gamin qui se serait pris pour ce qu’il n’est pas : un adulte. Un soldat, un guerrier. La Princesse s’écarta, pensive, une main sur les lèvres, l’un de ses doigts gantés s’enfonçant dans sa bouche. Elle réfléchissait, elle essayait de comprendre. Qui était donc vraiment ce petit homme ? Elle l’avait vu se battre, et on disait qu’il s’en était bien sorti, mais elle avait du mal à le croire. Il n’avait vraiment pas l’apparence d’un paladin, que ce soit dans sa manière de se vêtir, sa corpulence, ou même sa manière de s’exprimer. Était-elle tombée sur un autre original ? Alice savait que Terra comprenait son lot de personnages atypiques, des originaux.

Visiblement, Astolfo en faisait partie. Alice se releva lentement.

« Je doute que les choses soient si simples que ça. Aux yeux de ceux qui nous ont attaqué, nous ne sommes pas des gens honorables. Je te remercie pour ton aide, Astolfo, mais je ne pense pas que tu pourras continuer à te battre. Je doute que Messire Maurégeois, le seigneur de ce fort, autorise la présence d’un homme comme toi en son sein... Non pas que je doute une seule seconde de tes compétences, mais Sire Maurégeois préfère se fier à des hommes qu’il connaît. Quant à moi, je dois admettre que tu m’intrigues. »

Alice ménagea alors une petite pause, s’humectant les lèvres, faisant mine de réfléchir.

« Parle-moi donc de toi, Astolfo... Qui es-tu donc ? Je dois bien admettre que tu suscites ma curiosité... »
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« Répondre #11 le: Janvier 29, 2014, 05:34:10 »

Entre la joie et le besoin de sourire, que pouvait-il cacher? Rien de bien significatif sauf si on se met à gratter un peu. Là on trouverait quelque chose de bien plus logique qu'Astolfo tel qu'il le laissait paraître, rares sont les personnes à qui il accorde un tel droit que de le voir tel qu'il est en vrai. Non pas qu'il était un menteur dans son comportement, mais il était comme ça c'est tout.

Assit sur le bord du lit, ses pieds touchant le sol, Astolfo fixait la demoiselle comme s'il écoutait quelqu'un qui pouvait tout lui apprendre. Ses oreilles enregistraient tout ce qui pouvait s'échapper de cette bouche qu'il trouva mignonne étrangement. Sans doute une pensée parasite parmi le tout qui se mélangeait.

Entre deux pensées totalement ailleurs, il revint à la réalité, fichu réflexe de sa part. Mais bon, il était ainsi, même lui ne pouvait échapper à sa nature de penser à plein de choses en même temps sauf quand il fallait se concentrer. À la voir, il semblait être dans un autre monde que celui qu'il connaissait. Mais en soi, ses vêtements ne disaient de bien spécial sur l'endroit où il était tombé.

Cette question sera pour plus tard, tout d'abord, il devait... Faire quoi? Déjà parler avec cette princesse fort jolie. Ensuite... Oh bah il improvisera, sans son oncle, il avait un peu de mal à s'orienter tout seul. Voilà un défaut du paladin, sans son roi, il se retrouvait sans quelqu'un pour le diriger pleinement bien qu'il ait des désirs.

Demander de parler de lui? Une question logique, même pour lui, c'est pour dire à quel point il ne se sentait pas dérangé par cela. D'un coup, son expression de joie se calma et il prit une longue inspiration en fermant les yeux, sa voix fut calme et posée.


-Comme je le disais juste avant, je suis Astolfo, fils du roi Otto... Mon apparence m'a toujours valu des moqueries et des insultes bien que des fois, on me portait de la curiosité. Je voulais qu'on me voie comme quelqu'un de normal et je me suis entrainé dur pour enfin avoir l'opportunité d'être vu comme étant digne de mon titre de prince. Je ne voulais que ça... Et un jour j'ai entendu dire que mon oncle Charlemagne recherchait des hommes pour son armée, alors j'ai vu là l'occasion de me faire remarquer et enfin prouver que je peux être aussi digne que les soldats.

-Là-bas, j'ai rencontré mon ancien amour Olivier... Je l'ai combattus et on m'a reconnu enfin comme un paladin de Charlemagne. J'étais avec des gens qui me prenaient comme un des leurs, je me sentais heureux et bien. J'ai dû tuer des gens et faire du mal mais tout ce que je voulais était faire plaisir à mon oncle, Roland et Olivier, je voulais juste leur bonheur. Peu importe le prix mais je suis resté avec eux jusqu'au bout. J'ai même perdu mon cousin Roland et mon amour Olivier dans la même journée sur le champ de bataille, j'en ai encore l'odeur de la fumée qui revient de temps en temps... Et un beau jour, je me suis interposé devant une lame qui allait frapper des enfants. C'est là que je suis mort avant qu'un ange m'emporte et me fait revenir à la vie maintenant pour rendre justice et venir en aide aux autres... Voilà ce que je peux dire sur moi en ces temps...


De son visage, pas la moindre émotion ne se pointa comme si en avoir une pouvait briser le miroir, c'était comme s'il récitait un poème appris par coeur sans ajouter de la joie dans sa voix. Quand ses yeux s'ouvrirent, un grand sourire se montra et l'ancien Astolfo revint à la charge aussitôt.

-Et voilà! Maintenant je punis les méchantes personnes! Même si mon oncle adoré me manque... Je pense à lui et je me sens super bien! Je voulais dire quoi déjà... Oh oui! Je voulais dire que j'ai été sur la lune! C'est tout joli à regarder la Terre là-haut...

Il se perdait encore une fois dans ce souvenir si particulier, la lune, si loin et proche dans ses souvenirs.
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« Répondre #12 le: Janvier 30, 2014, 02:53:21 »

Yeux fermés, Astolfo se mit alors à essayer d’expliquer à Alice comment quelqu’un qui avait battu avec Charlemagne avait fini par se retrouver à terra, mille ans après les faits indiqués. Pour la Princesse, tout ça était surréaliste. Le brave paladin ne souriait plus, et son allure sérieuse, paradoxalement, lui donnait un air mignon, qui, en d’autres circonstances, aurait sans doute conduit Alice à l’embrasser. Au lieu de ça, la Princesse restait calme, et l’écouta donc. Il lui expliqua avoir eu comme mari un certain Olivier, ce qui l’étonna. De mémoire, le Moyen-Âge terrien ne tolérait pas vraiment l’homosexualité, et les couples homosexuels étaient sévèrement réprimés par les autorités séculières et ecclésiastiques. Elle ne comprenait pas trop ce qui avait pu se passer... Tout cela ressemblait vraiment à un fieffé mensonge, même si Alice ne pensait pas que ce soit conscient. Elle avait déjà rencontré des gens qui étaient persuadés de dire la vérité, alors que les éléments qu’ils disaient étaient totalement incohérents. Astolfo était peut-être un amnésique qui l’ignorait ? Une sorte de version terrane de ce héros de littérature terrienne, Don Quichotte. Un pauvre hère persuadé d’être un chevalier, mais qui n’avait en réalité absolument rien de chevaleresque.

Le « paladin » continua, yeux clos, racontant son récit, sous une Alice assez sceptique, au vu des informations historiques qu’elle connaissait. Astolfo poursuivit en lui disant avoir été sauvé par les anges. La Princesse restait troublée. Le sauvetage des anges était un élément dont on aimait farcir les légendes, mais, dans les faits, les anges intervenaient peu dans les affaires des autres peuples, et ce genre de sauvetages n’avaient jamais été historiquement avérés.

« Et voilà ! Maintenant je punis les méchantes personnes ! poursuivit-il en rouvrant les yeux, retrouvant son ton guilleret. Même si mon oncle adoré me manque... Je pense à lui et je me sens super bien ! Je voulais dire quoi déjà... Oh oui! Je voulais dire que j'ai été sur la lune! C'est tout joli à regarder la Terre là-haut... »

La Lune ?! Alice soupira, et croisa les bras.

« Oh, vraiment ? Les scientifiques tekhanes qui étudient les asters assurent qu’il n’existe pas d’atmosphère sur la Lune, qu’il n’y a pas de vie, pas de magie... Un point mort. Comment pourrais-tu être allé dessus, Astolfo ? Y avoir survécu ? En être revenu ? »

Ça n’avait aucun sens ! En tout cas, Alice n’avait jamais entendu parler d’explorations spatiales, autrement que par les expéditions menées par les fusées et les navettes tekhanes.

« Je dois admettre que ton histoire me laisse un peu sceptique. Vois-tu, je connais Charlemagne... Oh, pas personnellement, bien sûr, car il est mort depuis un certain temps, maintenant, mais je connais cette époque, pour l’avoir consulté dans des livres... Et je n’ai pas souvenir que l’homosexualité soit aussi librement tolérée dans l’Empire carolingien qu’elle le soit maintenant. Es-tu en train de me dire que tu n’aimes que les hommes ? »

Les souvenirs des livres qu’elle lisait affluaient à sa surface. L’homosexualité était quelque chose qui la concernait, puisqu’elle s’était mariée avec une femme. Elle savait que l’Empire carolingien était une puissance politique qui avait existé en Europe pendant le 9ème siècle, et qui avait eu pour but de faire revivre l’héritage de l’Empire Romain. Elle savait donc que l’Empire s’inscrivait dans le cadre du christianisme, et elle avait cru comprendre que les Chrétiens n’appréciaient pas beaucoup les homosexuels.

Alice peinait aussi à comprendre comment un paladin issu d’un autre monde avait pu débarquer ici. Pour elle, sa logique avait du mal à admettre ça, et elle estimait plus vraisemblable qu’Astolfo soit juste un jeune homme vivant de rêves et de contes dont il avait du entendre parler dans sa jeunesse.
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« Répondre #13 le: Février 02, 2014, 10:18:31 »

Décidément, prendre son vrai "soi" pour le ressortir avait amené des sentiments qu'il pensait enfoui et avoir tiré un trait dessus. La perte d'Olivier et Roland en une même journée semblait être si loin mais proche à la fois. Son attitude naturelle semblait déstabiliser encore une fois une personne... Une jolie personne en tout cas selon lui. Bon après la trouver jolie et y penser n'était pas vraiment le plus important en ce moment. Puis raconter son histoire comme ça aussi sérieusement, ça ne lui ressemblait pas spécialement bien que son sérieux se manifestait de temps à autre de façon totalement aléatoire ou presque. Ce presque est quand son oncle le rappelle à l'ordre mais ça, c'est une autre histoire.

De ses yeux, il voyait bien qu'une telle histoire aussi étrange même pour Astolfo semblait assez surprenante. Faut dire qu'aller sur la lune sur un char divin avec un apôtre à une époque où rien ne laissait penser ça pouvait laisser perplexe. Mais ce qui était sûr, c'est qu'il disait bel et bien la pure vérité, et ça, rien que ça suffisait pour le paladin.

Devant son scepticisme, il se mit à réfléchir pour se justifier, donc comment expliquer ce que lui-même ne pouvait saisir? Il se souvenait avoir été sur la lune et... Au paradis mais forcément, elle allait sans doute réagir de la même façon. Mais fallait oser et puis bon... Astolfo et la prudence sans que son oncle lui en donne l'ordre... C'était peine perdue ou presque.

Son livre ne lui expliquerait certainement pas comment dire ce qui lui échappait. Ah par contre quand il se mit à penser pour ce qui était du fait qu'il était un homme avec un autre homme et que c'était une mauvaise chose, ça il pouvait y répondre facilement. C'est avec un faible effort qu'il se leva pour être en face d'elle avant de faire un tour sur lui-même comme si ça l'amusait alors qu'il eut légèrement la tête qui tourna.


-Oui mon oncle adoré n'aimait pas ça que j'aime les messieurs mais Olivier... Lui il était si gentil et il m'aimait beaucoup... Mais mon oncle adoré aussi, alors il ne me disait rien même s'il n'aimait pas du tout. Mais je ressemble à une fille! Je suis le plus beau de mon époque, même les paladins ne sont rien en comparaison de ma beauté! Je crois que c'est parce que je suis comme une jolie fille que personne ne pensait que j'étais un garçon... J'aurais bien aimé me marier avec Olivier mais... Il est mort avant que je lui demande... Et j'aime pas que les garçons, j'aime aussi les jolies princesses comme vous! Elles donnent envie de leur faire un câlin et un bisou!

Ah euh... La lune... Je me souviens d'avoir été au paradis avec mon ami Hippo-chan qui est un hippogriffe mais j'aime bien l’appeler comme ça et lui aussi. Et puis il y a eu un monsieur... Un apôtre oui... L'apôtre saint-Jean si je me souviens... Oui c'est ça! Et puis il était magique le char, puis... Je portais un truc sur la tête tout en verre pour me protéger dans l'espace... Mon cousin Roland il pourrait dire que j'ai raison mais il est mort lui aussi, je mens pas... Je n'ai pas le droit de mentir, sinon je ne suis plus un paladin... Mais je peux montrer Hippo-chan! Vous me aller me croire si je vous montre Hippo-chan? Vous verrez il est tout gentil et doux, il adore les câlins! Il peut voler très très haut. J'ai même un autre ami qui est Rabi-chan mais il se nomme Rabicano et c'est un cheval en feu et fait de vent, il va très vite et il peut voler aussi. Vous êtes d'accord?


De ses yeux, il la suppliait du regard comme s'il avait demandé une friandise en faisant une moue que seul un enfant peut faire... Et Astolfo bien entendu!
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Princesse Alice Korvander
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« Répondre #14 le: Février 04, 2014, 02:37:05 »

Astolfo ne tarda pas à se redresser, avant de tourner sur lui-même. Surprise, Alice cligna lentement des yeux, avant que l’homme ne se remette à parler. La Princesse n’avait pas cherché à dissimuler son scepticisme devant les explications du beau paladin. Tout en lui était bien étonnant, bien surprenant, et elle espérait en savoir plus. Il y avait beaucoup d’énigmes à Hidolis, et elle se demandait bien ce que ce petit homme faisait là. Il avait l’air immature, et lui parla de son histoire d’amour. L’homosexualité était quelque chose de librement admis à Terra, où il était assez rare de tomber sur des royaumes homophobes.

Le petit paladin lui avoua être l’un des plus beaux paladins qui soient, tout en lui disant qu’il aimait aussi bien les femmes. Alice nota le compliment, et esquissa un léger sourire. Elle ne s’était pas attendue à une remarque aussi franche et directe de la part d’un jeune paladin qui avait l’air assez timide et réservé. Il poursuivit ensuite en retournant sur son histoire de voyage dans la Lune, lui parlant d’un hippogriffe, d’un apôtre, d’une histoire de cheval en feu et de scaphandre en verre sur la tête. Encore une fois, la Princesse se sentit larguée, complètement paumée dans tout ce que cet homme lui disait. Était-ce vrai ? Quand bien même ça l’était, sur le coup, ça faisait beaucoup à avaler. Concrètement, elle n’avait rien compris à ces dernières assertions, si ce n’est qu’il voulait lui montrer « Hppo-chan ».

« Euh... Et bien, euh... »

Pour le coup, la Princesse ne savait pas trop quoi dire, et cligna des yeux, avant de regarder autour d’elle. Il y avait des gardes qui passaient, jetant des regards suspects vers le paladin. Visiblement, ils n’aimaient pas l’idée qu’il y ait un inconnu dans le camp, un paladin inconnu qui s’adressait à la Princesse de Sylvandell. L’armée ashnardienne appréciait plutôt bien Sylvandell, dont l’armée était très efficace. Leurs dragons dorés constituaient efficace aux garnisons ashnardiennes, enflammant les ennemis, ravageant les tours des forts, fondant sur les adversaires, les dispersant comme de la piétaille. Alice s’attendait à ce que pas mal de gardes l’accostent, mais, pour l’heure, elle était avec Astolfo, à essayer de comprendre ce que ce dernier ovulait, et à essayer, autant que possible, de trouver un peu de logique dans l’histoire abracadabrante qu’il lui offrait.

« Ma foi, j’en serais ravie, mais... Il faudrait peut-être sortir de l’infirmerie, dans ce cas, non ? Tu es sûr de pouvoir le faire ? Bien que tu aies l’air pimpant d’énergie ! »

Alice se mordilla alors les lèvres, comme si elle réfléchissait, avant de poursuivre :

« Et tu es très mignon, je le reconnais. »
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