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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Terres d'exil [Clan Haulleuad]  (Lu 6993 fois)
Archie
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« le: Décembre 15, 2013, 03:00:49 »

Cela ne pouvait pas continuer ainsi. Il y avait une semaine de cela, j'avais été prévenu : des hommes me cherchaient activement à travers Nexus. Je n'étais pas dupe, et il ne m'était pas difficile de déterminer de qui il s'agissait. Les seules personnes susceptibles d'avoir une description précise de moi, et avec la volonté de me rencontrer n'étaient pas nombreuses, ou du moins, étaient toutes liées à mes créateurs. Des agents comme Stanislav Siridov, ou peut-être d'autres, mieux adaptés au terrain... J'avais cru que changeant de dimension, ils se désintéresseraient de moi. Mais même ici, ils avaient fini par retrouver ma trace. Un temps, je m'étais senti piégé ; j'avais presque résolu à me rendre, pour que cette traque se termine. Où que j'aille, il me semblait que l'on me poursuivrait toujours.

Mais la télépathie est un don singulier. Lorsqu'on lit les pensées d'un individu, et même si l'on tente aussi rigoureusement que possible de se détacher de sa psyché, il faut avouer que parfois, ses émotions nous traversent. Surtout que depuis mes aventures avec Vincente, je crois que je m'étais fait, d'une certaine manière, plus sensible, plus réceptif aux émotions des autres. Le hasard avait fait que passant dans une auberge, j'avais pénétré l'esprit d'un esclave, un grand terranide au pelage roux. Cela n'avait été qu'une introduction furtive, mais entre toutes les choses que j'avais perçues, il y avait un souvenir plus fort que les autres, vers lequel convergeaient tous les espoirs de l'hybride. Cette simple évocation m'avait redonné, moi-même, un peu d'espoir.

Je m'étais mis à rechercher, en scrutant tous les terranides que je croisais, la moindre information concernant ce pays lointain, dont j'appris qu'il était dominé par un clan : le clan Haulleuad, qui m'intéressait en particulier. Mon enthousiasme grandissait à mesure que je collectais des éléments, et que ceux-ci s'assemblaient, me donnant une vue imprécise mais terriblement idyllique de ce qu'était ces lieux. Finalement, je parvins à en avoir une localisation assez précise. Je savais assez bien quelle direction il fallait prendre, et disposait d'une estimation de la distance qu'il me faudrait parcourir. A pied, il me faudrait plusieurs mois pour l'atteindre. Il ne me restait plus qu'à trouver un moyen de la franchir plus rapidement, car je ne disposais pas d'autant de temps...

J'aurais pu faire le voyage en m'élançant télékinétiquement dans les airs. Toutefois, si j'aurais été suffisamment véloce, je me serais vite épuisé, et je n'aurais jamais pu terminer le voyage ; du moins pas sans plusieurs jours de repos entre chaque vol. Je disposais de moyens limités, cependant, l'idée ne mit pas longtemps à germer dans mon esprit. Il y a quelques fois où être un génie s'avère utile, en réalité. Quelques perches de bois constituaient une armature solide. Je trouvais également une grande toile de jute, et de la corde. C'est tout ce dont j'avais besoin. J'assemblais le tout en une grande aile en V, qui rappelait ce que, sur Terre, on appelle deltaplane. Plus que quelques tests, quelques calculs complémentaires, et j'étais prêt à partir.

Je n'avais même pas besoin d'une colline ou d'une falaise pour m'élancer. Mon outil de vol ne me servait en fait qu'à ménager mes efforts, et le faisait avec élégance. Il m'était nécessairement seulement d'avoir à fournir, de temps en temps, un effort psychique pour me maintenir en l'air, lorsque mon altitude faiblissait trop. Ainsi, je parvenais sans aucun mal à garder une vitesse de croisière d'un un peu plus d'une centaine de kilomètres/heure, et cela ne me demandait presque pas d'énergie. Les désagréments vinrent d'ailleurs. J'avais en effet prévu de m'habiller chaudement, mais la température, à la hauteur où j'étais, était réellement glaciale, et les coups de vent me gelaient quelque-fois jusqu'aux os. Je prenais du reste soin de ne pas voler trop haut, car l'oxygène se faisait rare.

Cela ne fut donc pas, sur le long terme, un voyage très agréable. J'étais déterminé néanmoins, et la  vision de tous les paysages qui défilaient successivement sous moi avait quelque-chose d'incroyablement grisant. Après trois jours de vol, mes provisions commencèrent à se raréfier, et malgré les siestes de quelques dizaines de minutes que je prenais, à la manière des skippers, le sommeil me gagnait inexorablement. Cela n'était pas grave : j'étais presque arrivé.

Nous sommes en fin de journée. Je repère un vaste terrain plat ; une plaine, comme je les ai vues. Elles me paraissent infinies ; je sais que ce n'est pas le cas, que derrière, il y a les villes du clan, et que des tribus nomades la traversent sans cesse. J'amorce la descente. Retrouver un peu de chaleur me fait du bien. Retrouver la terre ferme, aussi. Je détache mon aile, et je fais quelques pas un peu maladroits, comme si j'étais devenu gauche, inadapté à la vie terrestre. Un arbuste aux branchages secs, une fois arraché, me sert de combustible pour mon feu. Les flammes devraient repousser les éventuels prédateurs, et si ça c'est pas le cas, je compte sur les capacités télépathiques pour me réveiller en cas de danger. Il n'y a pas grand-chose que je puisse craindre des bêtes sauvages, en somme, même si je sais qu'il y a quelques prédateurs.

Blotti contre mon sac de provisions presque vide, au coin du feu, dans la poussière, je m'endors avec les dernières lueurs du jour.
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« Répondre #1 le: Décembre 21, 2013, 01:50:04 »

[hrp :je vais me permettre de zapper le passage où tu vois les villes, c'est encore très loin dans les plaines et tu te serais pris un escadron aérien de défense pour le coup. Au mieux tu as vu des villages temporaire de bois et de peau. x) ]

L'alerte avait été donné, les tribus nomades en frontière avait repéré une entité volante non identifié. Ce n'était un descendant de l'empire ou un  des hybrides, cela les témoins étaient formel. De plus, ce n'était pas un bâtiment volant et ils avaient interdiction d'aller au delà de la zone intermédiaire. Il y avait déjà eu ce type d'alerte mais jamais un objet non identifié n'était allé aussi loin dans les terres.

Deux tribus partirent à la poursuite de cet intrus, les Lycaon d'or de type hyène venant de la savane et les Ecorcheurs une tribu d'ours des plaines. Ils avaient eu récemment maille à partir avec des esclavagistes agressifs et considèrent que cet intrus était certainement un espion à la solde de ces mécréants. L'arrêter, lui faire avouer son véritable objectif pour ensuite l'écorcher et le dévorer était leur but, cela permettrait aussi de prouver aux citadins leur bêtise pour la politique d'ouverture qui était en préparation.

La traque était très difficile, après tout il ne laissait que peu de trace sur le sol et l'odeur dans l'air n'était que fugace. Plusieurs fois les shamans des tribus, classe qui n'a rien de religieuse parmi le clan Haulleuad, durent utiliser leurs pouvoirs pour retrouver la direction de la proie.

Autour de ces clans gravitaient les gardes frontières, ils n'étaient affilié à aucune tribu pour éviter les conflits d’intérêts. Ce qui aurait été visiblement le cas, car la priorité de cette faction n'était pas de traquer pour massacrer l'intrus. Il fallait avant tout savoir quels étaient ses intentions en venant sur ces terres. Si elles étaient pacifique, alors il fallait le protéger de la vindicte des réactionnaires. Même si un proportion assez importante des gardes frontières étaient plutôt en accord avec eux sur les raison, mais ils ne soutenaient les moyens mis en œuvre pour.

L'étranger eut de la chance, car c'était un des membres des gardes et pas des moindres, Samya chef de la dite faction.

Elle ordonnait aux autres d'aller ralentir la progression des deux tribus, elle devait s'enquérir de l'intrus avant que les belliciste ne viennent. L'étranger aurait été obligé de répondre à la violence et il aurait été bien plus compliqué de le défendre s'il souhaitait s'installer.

Elle venait quand même en arme, après tout les tribus pouvaient avoir raison aussi. Elle avait deux acolytes plus loin derrière elle qui viendrait en renfort et lancerait le rappel des troupes. Elle s'approchait tranquillement du feu de l'homme, habillait de peau et de plume comme elle avait l'habitude de porter dans cette région. Samya hélait le voyageur qui s'était endormi, sûrement pas encore conscient du danger qui rodait pas si loin que ça.

Bien le bonsoir voyageur, pour quelle raison tu te trouves sur ces terres qui te sont étrangères ?

La chef des gardes frontière inspectait le camp, il n'y avait pas de défense particulière et il avait laissé un feu très visible de loin. Samya trouvait que l'homme était particulièrement imprudent pour ne pas faire de feu un peu plus étouffé quand on connaît pas les réactions des autochtones. Elle pensait que soit l'homme était un novice dans la survie, car ici les prédateurs étaient peu nombreux et les proies suffisamment  présent pour qu'ils ne cherchent pas des crosses à des créature anthropoïde. Surtout si le dit anthropoïde laissait en place un feu avec juste quelques flammes.

Mais il était possible aussi qu'il possédait suffisamment de capacité magique pour se protéger. C'était à cette pensée que Samya assurait un peu plus sa prise sur sa lance. Elle était elle même doué de pouvoir magique mais si elle avait affaire à un mange cela poserait plus de problème, d'un côté il aurait du même des protections magiques qu'elle aurait certainement repéré maintenant. Elle attendait avec impatience la réaction de son  interlocuteur et sa réponse pour savoir quoi  faire de lui. 
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« Répondre #2 le: Décembre 23, 2013, 10:50:32 »

Mon esprit a un certain contrôle sur les rêves qu'il fait. Cela s'explique car seule la partie biologique de mon cerveau se trouve, lorsque je dors, dans un état de veille. Hors, de nombreux centres nerveux ont été, chez-moi, déportés dans mes implants cybernétiques. Aussi, il n'y a que quelques minutes, quand ceux-ci trient numériquement les informations de la journée et effectuent quelques opérations de maintenance, pendant lesquelles je suis totalement déconnecté de la réalité. Le reste du temps, mes perceptions sont fortement altérées, mais les songes dans lesquels je me plonge sont lucides. Le monde que je perçois est hypnagogique, constitué pour partie de réel, pour partie d'onirique, et j'en suis parfaitement conscient.

Aussi, lorsqu'une présence psychique s'approche de mon campement, mon esprit encore éveillé envoie un signal d'alerte à la partie en sommeil. Je ne suis pas vraiment surpris. Mes paupières s'ouvrent, et mon regard se lève vers la position approximative que je détecte. Nous sommes en plein milieu de la nuit. Il n'y a que la lueur des flammes et des étoiles pour m'éclairer. Je ne vois d'abord qu'une silhouette évoluer prudemment vers moi. De loin, j'ai l'impression que c'est celle d'une femme. Une sauvage sans doute, je pense, quand je constate qu'elle est armée d'une lance. Son attitude n'est pas agressive. Je ne me sens pas particulièrement menacé. Cependant, il faut que je sache s'il ne s'agit pas de l'éclaireur d'une force plus nombreuse. Je scanne les environs. Elle paraît seule. Je reste calme.

Elle me salue. À peine a-t-elle prononcé ces quelques mots d'amitié que j'ai déjà commencé à explorer une petite partie de sa psyché. Juste une analyse très superficielle, dans la partie de son cerveau qui stocke les informations les plus profondément inscrites en elles. Ce ne me permet que de trouver des informations très basiques sur elle, en fait, surtout son nom. Pour aller plus loin, il me faudrait plus de temps, et du reste, ce serait indiscret. Dans ses pensées superficielles, je ne détecte aucune intention belliqueuse immédiate, seulement un peu de tension. Ces quelques éléments me suffisent amplement. Je me hisse en position assise, sans brusquerie, avant de lui répondre d'une voix très paisible.

Bonsoir Samya. Vous avez tous mes respects. Je me nomme Archie, et je suis un humain.

Je me relève tout-à-fait. Debout, je ne suis pas impressionnant : même si j'ai un peu grandi, je ne dépasse pas le mètre cinquante-cinq. Je n'ai pas eu le temps de m'habiller, encore torse-nu, on constate aussi que mon corps blanc n'est pas habitué aux entraînements physiques. Je ne peux pas lui faire peur sur ce plan. Elle doit savoir que je ne pourrais pas être une menace sérieuse même s'il me passait pas la tête de me jeter sur elle. Qu'elle ne craigne ainsi pas trop que je bouge. En revanche, j'espère avoir attisé sa curiosité, et conquis une forme de respect en lui démontrant que j'étais capable de connaître son nom.

Je suis venu sans arme. Je suis loin de chez-moi, plus loin que vous ne pouvez l'imaginer, et sans compagnon. Je viens chercher en vos terres un refuge. Savez-vous si l'on m'accordera l'exil ? Je crois pouvoir être utile à votre communauté, quelle qu'elle soit.

J'essaie de mettre un peu de chaleur et d'émotion dans ma voix. Ce n'est pas un exercice très aisé. J'esquisse même une sorte de sourire. Rien de trop hypocrite. Ça n'est vraiment pas facile de paraître naturel.
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« Répondre #3 le: Janvier 19, 2014, 12:35:29 »

–Bonsoir Samya. Vous avez tous mes respects. Je me nomme Archie, et je suis un humain.

Samya se figeait quelques instants et ouvrait grand les yeux devant son étonnement. Comment cet humain pouvait il savoir son nom ? Contrairement à quelques uns de ses amis et collègue, elle n’a pas été exploratrice avant d’être une garde frontière. Il n’y avait donc aucune chance pour que cette personne puisse la connaître.

Comment pouvez vous m’appeler par mon nom ?!

Samya était dans une posture non agressive, mais en moins d’une seconde elle était en position de combat. L’homme était passé du statut de voyageur un peu fou à un possible espion qui était potentiellement dangereux. Son physique démontrait que ce n’était pas un puissant guerrier entrainé, mais il pouvait tout à fait être un magicien. Son vol d’entrée était d’ailleurs un magnifique exemple, mais Samya n’était pas sans défense face à se type d’ennemi puisqu’elle avait elle même des capacités magique non négligeable.

Vous allez levez vos bras et les écartez doucement sans faire bouger le moindre doigt !

Samya passait rapidement sa main droite dans sa besace pour toucher une petite pierre, ce qui allez alerter ses collègues aux alentour et donner sa position générale.

Vous allez attendre bien sagement, d’autres gardes frontières vont venir et vous serez interrogé ainsi que mis sous surveillance pour vérifier la véracité de vos propos. 

Peut être qu’il était bien un espion d’esclavagiste, mais sûrement pas ceux qui avait attaqué récemment les deux tribus en vadrouille pour rechercher justement cet homme. Si jamais ceux ci les retrouvaient avant, il allait se faire lapider dans le meilleur des cas. Elle n’avait pas particulièrement envie de vérifier la réputation d’anthropophage des tribus les plus belliqueuse de cette région. Elle sait bien que ce n’était pas une pratique généralisée et qui était très mal vu par la majorité des terranides de cette nation. Mais plusieurs de ses collègues avaient parlé de quelques squelette humanoïde qu’ils avaient entraperçus. L’homme n’était pas un ennemi confirmé pour qu’elle le laisse en pâture à la vindicte populaire, même si c’était le cas elle ne le voudrait pas. C’est alors qu’elle entendit du mouvement dans les environs.

Les voilà d’ailleurs...


Elle se montrait assuré, mais ils faisaient beaucoup de bruit pour la plupart. Il n’était pas sûr au final que se soit ses troupes qui venaient à leur rencontre. Il ne restait plus qu’à espérer qu’ils arriveront à temps pour calmer la situation qui ne tarderait par à devenir extrêmement explosive.
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« Répondre #4 le: Février 23, 2014, 03:18:28 »

Je me mors la lèvre inférieure. Je sens l'agitation dans le crâne de la garde-frontière. Elle gagne en stress. J'avais pensé que son expérience manifeste l'aurait amené à considérer les êtres aux pouvoirs surnaturels, comme moi, avec une certaine distance, voire une certaine détente. Cependant, j'ai eu tort : elle n'en est que plus prudente. Même si je ne perçois rien de très agressif, je sens sa méfiance grimper. Sans même avoir besoin d'utiliser mon esprit, je la vois se mettre sur ses gardes. J'ai beau lire dans les esprits, je n'en suis pas moins très peu doué pour prévoir les comportements, et je le démontre encore une fois. Mais si j'ai une capacité d'anticipation très réduite en ce qui concerne les humains de la Terre, je crois qu'elle est encore mille fois pire pour ce qui est des terranides d'une contrée lointaine.

Mes excuses. Mon objectif n'était pas de vous effrayer. Je ne vous espionne pas. Je tire ces informations de votre cerveau.

L'évidence même est que je ne suis pas armé : c'est d'autant plus facile à voir que je ne porte qu'un pantalon en toile brune, et que je suis torse nu. Ma carrure, en elle-même, n'est pas en mesure d'effrayer un enfant de dix ans. Je ne possède pas non-plus les attributs généralement associés aux magiciens... Cependant, je n'avais pas songé, comme je le lis dans les pensées immédiates de mon interlocutrice, qu'elle aurait pu m'identifier ainsi. Peut-être ma peau très blanche, et mon calme semblent-ils un peu surnaturels, à la lumière des étoiles.

Je suis prêt à me soumettre à vos consignes, je réponds, en hochant la tête, et en mettant mes mains en évidence.

Par soucis d’exhaustivité, j'aurais bien ajouté que, dans tous les cas, mes bras auraient été parfaitement inutiles si j'avais voulu lui faire du mal... mais même moi comprend que cela n'est pas une excellente idée. Je n'arrive pas à identifier la fonction exacte de la pierre sur laquelle Samya appuie ; elle le fait trop vite et de façon trop automatique. Je comprends juste qu'elle se sent un peu plus en sécurité après l'avoir fait, et en déduit qu'il s'agit peut-être d'un signal, ou d'une vérification.

Lorsqu'elle m'annonce que ses collègues arrivent, j'ai envie de la croire, et je n'ai pas trop d'appréhension. Je n'ai aucune assurance qu'ils m'acceptent, mais ce sont vraisemblablement des gens civilisés, et je ne sais pas vraiment ce que je pourrais craindre. Toutefois, un simple tour des esprits qui convergent vers nous m'alerte. Je détecte rapidement que s'ils sont d'une race proche à celle de mon interlocutrice, leur mode de pensée, leur manière de formuler les idées, est complètement différent. Ils viennent probablement d'une autre culture, ont été éduqués et ont vécu dans un environnement très différemment.

Je regrette, il ne s'agit pas de ceux que vous attendez.

Je me concentre sur l'un d'entre-eux, pour tenter d'être un peu plus en phase avec son ressenti. Je perçois de la colère, de l'agressivité, très peu de calme ou de préparation. J'identifie l'individu comme étant immédiatement hostile. Je creuse davantage, et repère dans le flux de sa psyché son objectif. Ils prennent celui qui est arrivé par les airs, c'est-à-dire moi, pour un de leur ennemis mortel. Leur rage est grande, pour une raison que j'ignore. Ils sont assez primitifs.

Les individus qui approchent constituent une troupe d'une vingtaine de chasseurs. Ils sont furieux et armés. Ils sont probablement décidés à se battre. Leur matériel est très archaïque, mais leurs techniques d'attaque peuvent être relativement élaborées. Leur entendement est assez limité. Je doute qu'il soit possible de les raisonner. Connaissez-vous la cause de leur animosité ? La probabilité que je sois blessé si je les affronte seul est élevée en raison d'un éventuel encerclement, toutefois, je devrais être capable de les neutraliser. Souhaitez-vous les affronter avec moi ? Je peux vous protéger de leurs projectiles.

Pendant tout mon monologue, je suis resté parfaitement immobile, ainsi qu'elle me l'a ordonné. J'ai décidé de m'y soumettre jusqu'ici. Évidemment, si nos futurs adversaires donnent l'assaut, je devrais faire une entorse à cette règle et me dérober à son contrôle. J'espère disposer de l'autorisation nécessaire avant d'arriver à cette extrémité.
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« Répondre #5 le: Mars 11, 2014, 11:15:47 »

–Mes excuses. Mon objectif n'était pas de vous effrayer. Je ne vous espionne pas. Je tire ces informations de votre cerveau.

Samya se retenait de jurer à haute voix à cette nouvelle, de peur d’attirer les autres qui recherche cet homme. Elle comprenait bien mieux comment il pouvait connaitre son prénom mais il semblait incapable de limiter ce pouvoir ou alors il s’en fichait complètement de l’intimité des autres. Le pire c’est qu’elle n’avait pas du tout le matériel pour se protéger d’une intrusion mentale ou de bloquer cette capacité à l’étranger.

Vous avez intérêt à restreindre ce pouvoir car ce n’est pas du tout apprécié dans nos contrés. L’intimité de chacun, qu’elle soit physique ou mental doit être respecté.

Si en plus les deux autres groupes de chasseurs comprennent que c’est un être pouvant lire dans les pensées des autres, ils seront totalement hystérique et il n’était pas certain que même avec son groupe elle puisse contenir la situation.

–Je regrette, il ne s'agit pas de ceux que vous attendez.

Samya eut vraiment du mal à contenir des insanités et on pouvait entendre des borborygmes de sa part. C’était une vraie catastrophe, tout ce qu’elle pourrait faire c’est de temporiser puis de prier Haull et Leuad que sa troupe arrive très rapidement.

–Les individus qui approchent constituent une troupe d'une vingtaine de chasseurs. Ils sont furieux et armés. Ils sont probablement décidés à se battre. Leur matériel est très archaïque, mais leurs techniques d'attaque peuvent être relativement élaborées. Leur entendement est assez limité. Je doute qu'il soit possible de les raisonner. Connaissez-vous la cause de leur animosité ? La probabilité que je sois blessé si je les affronte seul est élevée en raison d'un éventuel encerclement, toutefois, je devrais être capable de les neutraliser. Souhaitez-vous les affronter avec moi ? Je peux vous protéger de leurs projectiles.

Ce sont deux groupes de chasseurs des tribus extérieurs et vous devriez ne pas les rabaisser à de simple sauvage. S’ils sont furieux c’est parce qu’ils ont subit récemment un assaut d’esclavagiste qui était composé en partie de magicien. Ils ont tenté  de rentrer plus à l’intérieur des terres pour chercher d’autre cible potentiel mais ils ont subit beaucoup de perte contre ces tribus et plus encore contre les gardes frontières. Et vous voilà ensuite à pénétrer profondément dans le territoire en volant, vous êtes sûrement pour eux un espion à la solde des esclavagistes. Vous êtes de toute manière suspect jusqu’à ce qu’on vous juge que non ou qu’on vous fasse bannir d’ici.

Elle se rapprochait de l’homme, il lui avait hérissé le poil à parler de cette manière des chasseurs. Ils ne suivent pas le mode de vie de la majorité du clan mais ils font partie du clan au même titre que les autres. S’il a la possibilité de protéger contre les projectiles, de quoi était-il capable d’autre ? Samya rangeait définitivement l’homme dans la catégorie des êtres avec un potentiel dangereux.

Vous ne devez en aucun cas utiliser le moindre de vos pouvoir, car je ne pourrai plus vous protéger et les gardes frontières devront peut être vous éliminer dans la foulée. Contrairement à ce que vous pensez, ce sont des terranides ayant un fort sens de l’honneur et je représente une autorité supérieure à leurs tribus. Mais ils sont particulièrement sanguins par rapport à beaucoup d’entre no…

Samya s’arrêtait aussitôt car elle les entendait arriver. Elle s’écartait légèrement de l’étranger pour se mettre lui et les chasseurs. Il y avait dix loups et dix ours, c’étaient bien les deux tribus qui avaient subit des pertes très récemment. En voyant un shamane dans chaque groupe, elle espérait vraiment que l’homme n’allait pas faire la bêtise d’utiliser ses pouvoirs. Dans ce cas là il se prendrait l’assaut immédiat des deux. Samya tiqua quand elle vit les chefs des deux tribus dans le lot, autant il serait plus simple de raisonner, autant cela voulait dire que les tribus étaient vraiment furieuse contre l’infiltration.

Bien le bonsoir à vous Kodiak le Fort et Anür le Sanglant, il est rare de vous voir ensemble lors d’une chasse.

Un ours portant une impressionnante collection de cicatrice se mit en avant pour répondre suivit derrière d’un loup borgne.

Tu sais très bien pourquoi nous sommes ici, nous voulons la tête de l’homme qui est derrière toi.

Pourrais-je en connaitre la raison ?

Le loup borgne s’emportait légèrement, crachant au sol.

Ne te fais pas plus bête que tu ne l’es, c’est un espion de ces foutus esclavagistes et ta mission est la même que la notre qui est l’élimination de tous les intrus.

Samya se concentrait sur le Sanglant et lui montrait les crocs.

Tu te trompes, notre mission n’est pas l’élimination des intrus mais l’arrestation en priorité s’ils pénètrent trop loin, puis seulement leurs mort s’ils sont hostile au clan. Or, il m’a fait la demande d’asile et il devra passer les épreuves qui sont prévus à cet effet.

Le Fort reniflait avec un dédain certain.

Tu accepterais l’introduction d’un être qui a tenté de violer notre territoire en utilisant de la magie ?!

Cet homme n’est pas du tout au fait de nos coutumes et de nos lois, il les a enfreints en totale ignorance. Bien sûr qu’un être possédant des pouvoirs est potentiellement dangereux, mais c’est aux gardes frontières de prendre la décision de l’admettre ou nos aux épreuves !

C’est alors qu’un jeune loup se permit de s’infiltrer dans la conversation.

Les gardes frontières ne sont que des lâches qui n’ont rien fait quand le clan a été attaqué !

Ce qui fit jeter un froid dans l’assemblée, car ce jeune chasseur n’avait pas compris que les gardes frontières avait bloqué la majorité du groupe d’esclavagiste. Une étincelle de haine et de colère brillaient dans les yeux de Samya et les deux chefs de clan comprenaient tout de suite que le jeune avait fait une terrible erreur.

Duel d’honneur ici et maintenant !


Aussitôt les autres chasseurs du groupe s’éloignaient tandis qu’Anür prit par l’épaule le jeune chasseur et le mit devant la garde frontière. Se fut Kodiak qui énonçait cérémonieusement les règles.

Ceci est un duel pour réparer l’insulte qu’a fait un combattant sur l’honneur d’un autre du clan. Toutes autres affaires doivent cesser dans l’instant. Vous combattrez avec les capacités qu’ont donné Haull et Leuad à chacun de leurs enfants. C'est-à-dire, pas d’équipement de protection ni d’arme, pas de pouvoir, juste les crocs, les griffes, les cornes, les défenses et les membres sont autorisés. Le combat est terminé par l’abandon d’un des parties si l’autre accepte ou par la mort.

Avez-vous bien compris ?


Les deux combattants hochèrent la tête, le jeune loup ne semblait pas déboussoler par la situation. Entre temps, les autres gardes frontières arrivaient discrètement et avaient entendu l’appel au duel d’honneur. Ils étaient une quinzaine, il y avait des loups et des ours mais aussi des rats, lapins, chat et même un lion. Tous entourés l’étranger, non seulement pour empêcher un chasseur sanguin de l’attaquer sur un coup de tête que pour s’assurer qu’ils ne s’enfuiraient pas. Certains gardaient des cicatrices fraiches qui venait du combat avec les esclavagistes à l’origine de la tension.

Pendant de longues minutes, les deux terranides se regardaient en chien de faïence. Soudain le jeune loup attaqua, ne pouvant patienter plus longuement. Il tentait de la prendre à bras le corps, certain de sa force supérieur. Mal lui en avait prit car il ne réussissait pas sa prit et fut gratifié de quatre grande balafre sur le corps. Il se retournait vers Samya mais celle-ci fut plus rapide, elle portait de nombreux coups qui passaient la défense de plus en plus mole de son adversaire. Celui-ci se retrouvait face contre terre et fut emprisonner dans une prise au sol. Il essayait de se débattre pour se libérer mais en retour la garde frontière prenait entre ses crocs l’oreille gauche du loup pour l’arracher d’un coup sec. Le jeune étouffait un cri de douleur et quand Samya commençait à lui mordre la nuque il demandait grâce. La garde frontière lâchait sa prise ce qui terminait le combat en sa faveur.

Samya se relevait tranquillement, ne portant que de très légère contusion et se contentait de cracher le morceau d’oreille qui lui restait entre les dents. L’autre se relevait piteusement, honteux d’une telle défaite. Anür prit par l’épaule son loup et parlait à Samya

Tu es bien un « vrai » représentant du couple divin Samya, ton honneur est lavé de la tache qu’a inconsidérément fait ce jeune guerrier. Son nom sera Une-Oreille pour montrer sa valeur au combat mais aussi pour qu’on se rappelle qu’il ne faut toucher à l’honneur d’un membre du clan quel qu’il soit.

Bien, mais j’espère que ça vous rappellera aussi que ce n’est pas le premier perdreau venu qui entre dans les gardes frontières. Je comprends bien votre colère, mais cet étranger ne correspond en rien avec le groupe précédent. Nous allons enquêter sur ses vraies motivations avant de commencer la moindre épreuve.

Le groupe de chasseur et particulièrement les deux chefs n’étaient pas contents de cette situation. Kodiak se mettait de nouveau à parler.

Bien, tu nous as encore montré ta valeur et tu n’as jamais failli…jusqu’à maintenant. Si jamais il trahi ta confiance non seulement il n’échappera pas à notre courroux mais toi non plus !


Tu sais foutrement bien que la dernière épreuve d’intégration est mortelle, il n’aura le droit qu’à la réussite s’il le passe. La question sera réglée de toute manière !

Les deux chefs hochèrent la tête en silence et se retournèrent pour partir. Les chasseurs suivirent derrière, le dernier à partir était Une-Oreille qui jetait un regard froid à Samya et à Archie.
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« Répondre #6 le: Avril 07, 2014, 08:30:49 »

Je me contente d'acquiescer d'un signe de tête. Les instructions de Samya ont le mérite d'être claires et sans appel possible. Nous n'avons de toute façon pas le temps de discuter outre mesure. Déjà, les sauvages nous entourent.

Par le prisme de leur esprit, je suis presque en mesure de dire à quoi ils ressemblent. La description que j’en ai fait à Samya est plutôt juste. Alors que cette dernière, malgré ses armes blanches, est sans conteste civilisée, eux paraissent sortis d’une autre époque, beaucoup plus ancienne. Je ne peux que constater encore que sur Terra, au contraire de la Terre, les peuples n’ont pas évolué ensemble à un rythme technologique proche. Les différences d’avancement paraissent considérables. Je me demande ce qui maintient un tel écart ? Ce mode de vie est-il un choix pour eux, ou s'agit-il d'une manœuvre politique pour garder une certaine population sous contrôle ?

Quoiqu'il en soit, leur apparence primitive ne les rend que plus impressionnants. De part leur statut d’hybride, j’ai réellement l’impression qu’ils constituent une véritable passerelle entre l’humain et l’animal. Si bien qu’il est difficile de savoir à laquelle de ces deux entités ils se rapprochent le plus. En eux, je sens la férocité des bêtes, imprévisibles comme elles, dont la dangerosité des actions est démultipliée par l’intelligence bien supérieure à celle de leurs lointains cousins. Les silhouettes massives et velues nous entourent. Je sens mon rythme cardiaque un peu augmenter, la testostérone s’infiltrer dans mon sang. Heureusement, la panique n’a pas beaucoup d’emprise sur moi.

Samya elle aussi a l’air d’être soumise à une certaine pression. C’est plus que compréhensible. Notre infériorité numérique flagrante et la rage des terranides, qui ne nécessite aucune télépathie pour être perçue tant elle est manifeste, est assez effrayante. Suivant ses recommandations, je reste d’un mutisme total, la laissant tenter de négocier. Je pourrais influencer doucement sur la psyché des chefs des clans, pour les rendre plus calmes, plus coopératifs, mais je choisi de faire confiance à la garde-frontière. C’est ce que je serais amené à faire, de toute façon : autant que je commence de suite à m’habituer de remettre ma vie entre ses mains.

Après quelques dizaines de secondes de négociation, la hargne d’une partie des membres des deux clans semble être légèrement retombée, alors qu’ils considèrent le discours de Samya. Quelques individus cependant continuent de bouillir intérieurement ; si quelque-chose tourne mal, cela viendra à coup sûr de l’un d’entre-eux. Cela ne manque pas. Un jeune loup ne peut s’empêcher de clamer sa rage. Je me rends compte que, comme c’est souvent le cas, cela relève d’un malentendu. Les terranides ne sont pas beaucoup plus doués que les humains pour ce qui est de communiquer pacifiquement. Je reste impassible, mais n’en pense pas moins, lorsque le duel éclate. Au moins, les choses ont le mérite d'être claires.

Les autres gardes-frontières arrivent finalement. Je suppose n'avoir à présent, à titre personnel, plus aucune raison d'être nerveux. Ma protectrice paraît, elle, confiante et attentive : extérieurement presque immobile, je perçois que son cerveau est pourtant en pleine activité, décryptant la posture de son adversaire. Je songe qu'ici aussi, je pourrais faire un usage discret de mes pouvoirs, en forçant peut-être le provocateur a trébucher. L'assaut est extrêmement rapide. Les mouvements s'inscrivent à peine dans mon œil que déjà, Samya maintient le loup en position de soumission. Le souffle un peu court, j'attends la fin de la résolution, et que les tribus signalent leur accord. Cela fait, je m'adresse à la combattante.

Je vous remercie d'avoir risqué votre vie pour me protéger. Je vous suis reconnaissant, Samya, et je saurai me souvenir de vos exploits martiaux. Peu d'hommes de mon monde auraient été capables de la même chose.

Je me souviens alors de son commentaire concernant la lecture de son esprit que j'ai opéré quelques minutes plus tôt, et qui m'a été reproché. C'est à vrai dire la première fois que l'on me fait une remarque du genre, et j'en étais plutôt surpris. Il faut dire que peu de personnes, jusqu'ici, se sont portées au courant de la capacité que j'ai. Sur Terre, diffuser une telle information était tabou, et sur Terra, je n'ai jamais eu que peu de connaissances... trop intimes ou trop libres, sans doute, pour se formaliser que l'on examine leur pensées. Mais j'ai choisi d'être d'une honnêteté parfaite, et je suis déterminé à m'y tenir.

Je m'excuse s'il vous déplaît que je vous appelle par votre prénom, compte-tenu de la manière dont je l'ai obtenu. Si vous souhaitez un autre titre... Malheureusement, je ne puis être totalement imperméable à votre esprit. Il est pour moi aussi réel que votre visage, et il m'est difficile de ne pas l'entrevoir par période. Cependant, rassurez-vous, il me faut faire un effort conscient pour remonter une mémoire. Je ne sais donc de vous que peu de choses.

Comme pour illustrer mon propos, alors que j'avais jusqu'ici contemplé le haut de son être, je me mets à fixer le sol, l'air absent.

Je me refuse à acquérir les informations que je souhaite autrement qu'en vous les demandant. Cela n'est pas un exercice aisé pour moi. Pardonnez-moi si je suis maladroit, j'articule. Je vous prie également de me pardonner vous jugez mes interrogations sont indiscrètes, ou trop nombreuses. Ce n'est pas une question que je me pose, en temps normal.

En effet, la chose ne va pas être simple pour moi. Il est tellement plus rapide et plus efficace d'aller chercher des réponses directement dans les pensées d'un individu. Au contraire, communiquer avec lui est si compliqué, laborieux, et, comme je viens d'en avoir encore la preuve, prompte à créer des malentendus. Je suis toutefois prêt à me conformer à leur coutume.

Je suis heureux de savoir qu'un processus d'intégration existe pour ceux qui comme moi ont demandé l'exil. Je me demande en quoi il consiste, et j'espère en être digne. Je me demande si les attaques d'esclavagistes sont fréquentes. Je me demande également si le fait d'être un représentant du couple divin vous accorde un statut particulier, et à quoi cela tient. Je me demande si les duels d'honneurs sont une pratique courante en dehors des tribus. Je me demande si le moment est bien choisi pour vous interroger. Je me demande si je peux reprendre mes affaires.

Je n'ai après tout pour tout bagage que mes ailes, un habit par terre, et un sac à provision dont il ne reste plus grand-chose.
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« Répondre #7 le: Avril 21, 2014, 11:46:34 »

Samya était particulièrement contente que ce soit fini, les deux tribus étaient parties et maintenant elle avait tous ses confrères et consœurs des alentours présents. C’était là que l’humain le félicitait pour son combat, elle était heureuse qu’il soit resté silencieux et il ouvrait à peine la bouche qu’il détonnait immédiatement.  Les autres jetaient un regard interrogateur à l’humain puis à Samya quand il sous entendait qu’il avait appris son nom sans demander.  La terranide poussait un fort soupir de dépit avant de répondre :

C’est un télépathe…

Aussitôt une vague de méfiance se fit dans le groupe, mais voyant le calme de leur chef ils se calmèrent aussitôt.

Appelez-moi par mon prénom, dans notre groupe nous ne sommes pas très attachés à nos titres en dehors de situations officielles ou si notre rang apporte vraiment quelque chose dans la conversation.

L’humain continuait ensuite son discours, il n’était pas habitué effectivement à parler car il a fait plusieurs maladresse qui lui a valut un regard réprobateur de la majorité de l’assemblée ainsi que le sourire ou le dépit des autres.  Samya allait répondre aux questions de l’étranger mais ce fut un terranide lion particulièrement grand qui prit la parole. Il était d’un calme olympien, mais on sentait toute la puissance brute contenu en lui et qu’il serait prêt à déployer en toute situation.

Il est bon que vous souhaiter vous intégrer à nous. Car votre capacité à assimiler les informations venant de nos pensés vous donne une grande capacité d’espionnage. Quant à ce qu’on dit les...

Une petite terranide souris, ce qui veut dire qu'elle était à peine plus grand qu'un humain, riait à ce moment là et émettait un commentaire.

Samya n’est pas une représentante du couple divin, elle ne fait pas partie du clergé mais elle est bien une incarna…

Le lion coupait la parole de la jeune terranide.

Suffit ! Il n’a pas à tout savoir pour l’instant Bodicca !

C’est une des premières choses qu’il va apprendre quand il passera une période dans une communauté !

Chaque chose en son temps ! Il doit d’abords montrer qu’il sait chasser.

Samya se rapprochait un peu pour calmer le début de dispute.

C’est bon Gwenyll, ça ne me dérange pas qu’on lui dise.
 
Le lion soupirait fortement et regardait d’un air ennuyé sa chef.

Samya…il y a quand même des règles à respecter, pendant des siècles ça a marché comme cela, on ne peut pas tout fouler quand même…


Gwenyll soupirait de nouveau et regardait avec attention l’humain.

Humain...

Archie...

Gwenyll se retournait vers sa chef d'un air interrogateur sur son interruption, elle répondait à sa question silencieuse.

Il s'est présenté sous le nom d'Archie.

Le lion  hochait la tête pour simplement accepter cette rectification de sa part. Il se retournait encore une fois vers Archie en espérant ne plus être interrompu.

Il est vrai qu'on doit commencer à vous appeler par votre prénom. Après tout, si vous réussissez les trois épreuves, vous serez un des nôtres au même titre que vous seriez né chez nous.

Pour commencer, une bonne partie des tribus mélange le terme représentant du couple divin, qui est en fait notre clergé, avec celui de l'incarnation du couple divin. Ce sont des Terranides  chez nous qui ont les organes sexuels des deux genre en parfait état de marche. Alors certes les deux statuts ont tendance à se confondre, particulièrement au bords de la frontière, l'essentiel du clergé ayant cette particularité.

Ils ont le droit à un respect particulier, car pour nous ils sont exemple vivant de la dualité sexuelle de notre religion.

En ce qui concerne les duel d'honneur, ils sont moins fréquent que vous pouvez le penser. La plupart du temps on peut s'arranger par la diplomatie. Mais il arrive que l'hostilité devient trop important et dans ce cas on passe par ces duels pour éviter les guerres internes.

Pour vos affaires, vous pourrez les prendre bien sur, mais il va falloir qu'on vérifie s'il n'y a pas d'arme ou objet de pouvoir à l'intérieur.

Comme vous avez des pouvoirs, nous devons les bloquer pendant la période des épreuve d'intégration. Aneirin ?


Un terranide de type cerf ressortait des rangs et fouillait dans sa besace, il ressortait une torque en bronze qu'il présentait à Archie.

Nous ne pouvons pas vous obliger à le mettre mais si vous ne le faites pas vous ne pourrez passer les épreuves. Vous devez vous montrer capable de les passer sans utiliser de passe droit. Car la première épreuve est celle de la chasse. Si vous ne savez pas chasser, alors celui qui vous parrainera sera en charge de votre formation.


Je me propose de le faire...

Tous les  gardes-frontières acceptèrent que Samya prenne ce rôle, après tout c'est elle qui est tombé la première sur Archie.
« Dernière édition: Avril 21, 2014, 01:29:29 par Clan Haulleuad » Journalisée
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« Répondre #8 le: Avril 21, 2014, 06:38:15 »

J'attends simplement que les gardes-frontières s'accordent entre-eux, puis j'écoute calmement leur réponse. Ce n'est pas pour moi une chose facile, car je n'ai pas l'habitude de devoir attendre pour posséder une information. L'impatience et la curiosité me tentent plusieurs fois de poser de nouvelles questions, et d'enjoindre mes protecteurs à accélérer leur débit de paroles. Il est très impressionnant pour moi de constater à quel point leur diction peut être plus lente que leur esprit. C'est aussi frustrant de ne pas pouvoir creuser plus profonds les détails qui m'intéressent, et de devoir me contenter de leurs formulations, avec ce qu'elles comportent de double-sens, de non-dit et d'imprécisions. J'essaie de tout comprendre au mieux.

Je ne connais pas encore leur religion, mais celle-ci me paraît être fondée sur un dualisme que l'on trouve dans quelques cultes terriens, principalement païens, mais également dans quelques doctrines chrétiennes antiques. Je suppose que celle-ci est donc en premier lieu constituée de l'opposition mâle/femelle, et qu'elle est sans doute agrémentée de tropismes mineurs supplémentaires. J'ignore comment les mâles sont considérés par le dogme, mais je jette un regard à Samya. Elle est physiquement puissante –bien plus que moi– pourtant, elle ne paraît en aucun cas être autre-chose qu'une femelle. Son génotype doit être particulièrement intéressant. Cela m'interroge, toutefois je n'insiste pas.

Vous pouvez vérifier mes affaires. Je ne transporte aucune arme, car je suis incapable d'en faire un usage adéquat. Il me semble qu'aucun morceau d'acier tranchant ne suffirait à me rendrait plus dangereux pour n'importe lequel d'entre-vous. En revanche, je crois honnête de vous signaler que je suis également en capacité de réaliser ce type de manipulation à distance.

Très lentement, sans aucun mouvement brusque, mon sac décolle sans que personne ne l'ait touché. Il flotte dans les airs un moment, puis se met à avancer doucement vers les gardes-frontières, avant de se poser au sol devant eux. Il ne contient que des provisions en grande partie consommées et des objets absolument inoffensifs : sous-vêtements de rechange, stylo-bille et papier blanc terriens, un peu de cordage et de toile destinés à réparer un éventuel dommage de mon aile.

Enfin, je prends en main le collier de métal doré et sombre que l'on me propose. Je l'examine un moment, avec une certaine appréhension. Je leur en fais part aussitôt.

J'accepte de renoncer à mes capacités extrasensorielles et à toutes celles dont vous jugerez utile de me priver temporairement. Cependant, il me faut vous dire que je ne possède aucune qualité physique pouvant vous satisfaire. Mon corps est faible. L'essentiel de mon énergie est utilisée pour alimenter mon cerveau et les composants qui y ont été greffés.

Peut-être ne l'ont-ils pas encore remarqué, je songe. Je me retourne alors, et me trouve dos à eux. Dans cette position, ce que j'ai de singulier est particulièrement visible. En effet, le long de ma colonne vertébrale sont disposées régulièrement des plaques rectangulaires, faites d'un alliage gris clair. La dernière, au niveau de ma nuque, paraît plonger sous ma peau puis sous l'os de mon crâne.

J'assume cependant cette faiblesse. S'il me faut chasser, je chasserais. Je crains seulement de ne pas disposer de plus de facilités qu'un jeune enfant dans ce domaine.

Me repositionnant face à eux, je les regarde. Puis je reporte mon attention sur le bijou inhibiteur. J'inspire et le fait glisser autour de mon cou. Il est un peu trop grand pour moi, évidemment, et repose davantage sur mes épaules. Je ne fais aucun commentaire, mais mon visage est à la fois hébété et sinistre. Je me baisse, et ramasse ma tunique encore au sol. Je l'enfile et la referme, dissimulant le torque aux vues extérieures.

Je suis prêt à vous suivre, je dis seulement d'un ton absolument neutre.

Je me sens lourd et vide, extrêmement nerveux. Je me retiens de pleurer.
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« Répondre #9 le: Avril 24, 2014, 06:22:54 »

Le jeune humain montrait une volonté d’être clair avec le groupe, ce que tous appréciaient. Il était donc capable de manipuler les objets à distance en plus de pouvoir voler et de lire dans les pensées. Certain se laissaient à sourire quand Archie précisait, un peu inutilement, qu’il n’avait rien d’un maitre d’arme car sa musculature parlait pour lui. Les terranides comprenaient qu’il a basé sa vie que sur ses capacités psychiques. A ce niveau là, il ressemblait beaucoup plus aux érudits et  à certains mages à temps complet de l’académie.  Samya rassurait Archie sur l’épreuve de chasse :

Ne t’inquiète pas, la chasse est bien plus sur la ruse et la patience que de la force et de la vitesse. Dans le pire des cas je passerai un peu de temps à renforcer ton endurance en plus de la formation à la chasse proprement dite. C’est ce qui risque le plus de te faire défaut dans le pire des cas.
   
Samya tenait une des épaules d’Archie pour lui montrer son soutien.

Je comprends bien, les autres aussi, que c’est particulièrement dur pour toi de te retrouver sans pouvoir. Ce n’est qu’une mauvaise période à passer. Même si on voulait altérer légèrement les règles on ne pourrait pas. La capacité de cet artefact ne se module pas et aucun ici présent ne serait capable de le modifier.

Bodicca qui avait une formation poussé de la magie, contrairement à Samya, allait derrière l’humain pour examiner ces plaques. Elle poussait ses investigations magiques quelques instant mais elle ne sentait aucune aura dessus. Ce qui voulait que les implants de l’humain n’était fait que de technologie, mais c’était un stade largement plus avancé que faisait la confédération Drake et encore plus que la technomagie du clan. La souris interceptait le regard interrogateur de Samya, elle haussait les épaules en secouant la tête pour exprimer son ignorance sur cet appareil.

Pendant ce temps le garde frontière de type cerf commençait à examiner les affaires de l’humain. Il ne portait aucune attention à la lingerie de l’humain. Il s’attardait un peu sur la toile et le cordage qui était lié à l’aile qu’utilisait l’humain pour voler. Il prenait les feuilles de papier, triturant légèrement avec un regard appréciateur sur la qualité et la blancheur.  Par contre le stylo bille l’intriguait particulièrement, déjà il ne reconnaissait pas la matière dont était fait l’outil. La pointe était en métal, même si l’extrême bout semblait être une bille à la place d’un canal. Le corps par contre, était transparent mais ce n’était pas du verre. Il faisait une pichenette dessus et cela ne résonnait pas du tout de la même manière. Il lui semblait que la confrérie Drake travaillait sur une matière pouvant y ressembler lors de son dernier passage. Il prit une des feuilles, puis il griffonnait avec à l’un des coins pour ne pas gaspiller le papier. Il  voyait le bon fonctionnement de l’outil, par contre l’encre lui semblait étrange. Il toucha du bout des doigts, c’était déjà sec, sauf à un endroit où il était repassé plusieurs fois mais il y avait peu de trace sur le doigt. Il se mettait à sentir, n’appréciant pas du tout l’odeur et elle ne ressemblait pas à de l’encre utilisé par le clan. Il retournait la feuille et rien ne transparaissait sauf là où il avait mit plusieurs couche. Et encore, ce n’était visible qu’en mettant la feuille en face du soleil. Cette encre n’imbibait pas le papier, pratique, cela voulait dire qu’elle n’était pas liquide, du moins pas entièrement.

Hulnur ?

C’était Gwyneld qui venait de parler, aussitôt le cerf remettait les affaires dans le sac et se relevait.

Un outil d’écriture particulièrement intéressant, par contre je vois mal comment le recharger. L’encre semble encapsulée car il n’y a pas de moyen d’ouvrir sans casser. C’est une technologie que n’ont pas les pays environnant. Il vient de loin, très loin. 


Eh bien s’il le souhaite, il expliquera plus en détail à Samya pendant le voyage et on l’apprendra par la suite.

Oui je le ferai s’il m’en parle, il est plus que temps que vous reprenez vos postes pendant que je me charge des épreuves d’Archie.  Qu’Haull et Leuad vous protègent pendant le voyage.

Ils lui renvoyaient sa phrase d’adieu et ils partaient tous. Laissant ainsi seul Samya et Archie, elle se retournait vers le jeune homme.

On a un chemin assez long à faire, on va en profiter pour  t’entrainer un peu à l’endurance.
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« Répondre #10 le: Avril 29, 2014, 07:16:18 »

Les paroles de Samya sont agréables et compatissantes, du moins je crois, j'ai du mal à le savoir, je ne suis pas sûr de ce qu'elles veulent véhiculer... je les entends de toute façon à peine. Elles arrivent à mes oreilles, mais j'ai du mal à les considérer comme si elles possédaient un sens. Je suis tenté de ne pas les considérer comme un simple bruit, celui de la mer ou du vent. C'est ce que mon esprit, ayant perdu ses repères, est tenté de faire, et je m'efforce de le détromper. J'ai l'impression d'écouter la radio, mais ça n'a pour moi rien à voir. Je ne perçois aucun signe de conscience. Je remonte mon regard vers elle. Elle est toujours là, mais elle pourrait aussi bien être une pierre. Ce n'est pas un seulement un sens qui me manque : c'est tous mes sens qui perdent une dimension.

Je déglutis, mes poings se serrent, crispés. La seule envie que j'ai, en ce moment, c'est d'arracher la torque et de m'enfuir en courant. Son étau autour de mon cou m'étouffe plus que s'il me serrait la gorge. Je me force à n'afficher aucune émotion particulière. Je ferme les yeux un instant, pensant que cela va m'aider à faire la part des choses. Mais cela ne va pas du tout. Je les ré-ouvre très vite, une expression d'intense malaise au visage.

Je crois que sans ma télépathie, j'ai peur du noir. Sans aucune forme de vie dont les grouillements psychiques, presque imperceptibles, formaient autour de moi comme un tapis sonore, j'ai le sentiment d'être absolument seul. Cela me terrifie. Je frémis un instant, et je me reprends. Je salue les gardes-frontières, je réponds à Samya.

Merci beaucoup. Je crois que l'endurance en elle-même ne devrait pas constituer un problème. Mes muscles ne sont pas habitués à travailler, mais mon corps sait faire des efforts. Manifester mes pouvoirs était très coûteux en énergie, et m’essoufflait facilement, au départ.

Je jette un œil à l'aile qui est encore sur le sol, derrière moi. Elle n'est pas faite pour être transportable ou pliable, et sans mes pouvoirs, je suis tout simplement incapable de la faire fonctionner. Je ne suis même pas certain qu'elle soit assez fiable pour que, même lancé d'une falaise, quelqu'un puisse prendre le risque de l'utiliser sans télékinésie comme filet de secours. Je l'indique du bras.

C'est pour m'économiser sur de longues distances que j'ai construit cette voile. Mais elle n'est plus utile à présent. Nous devrions peut-être la détruire... elle devrait bien brûler, mais je suis dans l'incapacité de faire du feu.

En effet, si je ne transportais aucun briquet, c'était parce que j'étais capable, en agitant rapidement quelques particules de l'air, de les échauffer suffisamment pour faire brûler certains matériaux très inflammables, comme le papier. Sans mes pouvoirs, je manque cruellement des outils les plus élémentaires.

Où allons-nous ? Combien de kilomètres cela représente-t-il ? Comptez-vous les distances en kilomètres ? Devons-nous nous tenir prêts à affronter d'éventuelles menaces ? Je crains d'être absolument dépendant de vous pour ce qui est de ma survie.

Si une bête, n'importe quel prédateur, se met en tête de nous assaillir, il n'y a pas grand-chose que je pourrais faire. Je n'ai aucune arme, et même si j'en avais, cela ne m'aiderait sans doute pas beaucoup. Je dois être capable de repousser un petit chien, si celui-ci ne dépasse pas la hauteur de mes genoux, mais ça risque d'être tout.
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« Répondre #11 le: Mai 20, 2014, 12:36:47 »

Samya regardait Archie, visiblement la torque impacté bien plus qu’il ne pensait. Ce n’était pas la première fois que la garde frontière avait sous son aile un être doté de pouvoir. A chaque fois qu’ils portaient ce torque c’était la même réaction, tous disaient qu’ils perdaient non seulement un de leurs sens mais que cela touchait tous les autres.  Pourtant, ce jeune homme avait l’obligation de s’en passer pendant toute la période de ces épreuves. Avec un peu de chance et beaucoup de motivation de sa part, la période serait la plus courte possible.  Quand le jeune homme fit mention de son aile, Samya ne réfléchissait pas plus de quelques secondes et brulait l’appareil par un sort de feu. Il n’y avait pas de risque d’incendie puisque ce sort ne faisait que s’attaquer à la cible et rien d’autre. Puis elle se tournait vers son interlocuteur.

Si par mètre tu veux dire un pas, alors nous somme environ à soixante kilomètre de la tribu qui s’occupera de toi pour la deuxième épreuve. Entretemps il y aura des collines et quelques forêts, j’en profiterai pour t’enseigner la chasse et ton épreuve sera de vivre trois jours sans aide de quiconque. On a déjà eu des personnes pas très orienté dans la survie, mais aucun de ceux que j’ai accompagné n’a échoué. Ce n’est pas une épreuve compliqué.

Samya emmenait ensuite le jeune homme à travers le territoire du clan Haulleuad. Elle avançait un peu au-delà du rythme d’Archie pour l’entrainer un peu sur son endurance. La terranide faisait particulièrement attention à donner à l’humain une nourriture riche pour l’aider, même s’il faudrait des mois pour amener un résultat convaincant et non une semaine de voyage. En même temps, la garde frontière montrait à l’aspirant comment faire un feu de camp, trouver de l’eau et s’abriter en toute sécurité en même temps que les bases de chasse. Au vu de son physique, Samya se concentrait plus sur les pièges que le jet de lance, elle lui montrait même comment faire un arc de chasse. Cela faisait énormément de chose à apprendre en une période aussi courte, mais elle savait que le jeune homme était capable d’assimiler autant d’information.

Après ce voyage, où ils étaient encore à quelques kilomètres de la tribu, la garde frontière allait laisser le jeune Archie dans la forêt pendant trois jours. Elle n’irait le retrouver qu’au bout de cette période même si elle allait surveiller discrètement comme il se débrouille.  Elle allait juste prévenir la tribu de sa présence et de celui du jeune homme pour éviter qu’il ne le gêne et pour préparer sa deuxième épreuve.
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