Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Schönheit der Arbeit.

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SSiegfried

Humain(e)

Schönheit der Arbeit.

samedi 23 novembre 2013, 13:33:28

Maniaque.

C'était l'un des mots qui définissaient le mieux Siegfried. Un extrémiste de l'ordre et de la propreté. Il fallait que tout soit récuré, droit, rangé. Rien ne traînait jamais avec lui, pas une assiette sale, pas un stylo sans trousse, pas même un poil de barbe qui, ô malheur, dépasserait de la longueur requise, quand il se décide à garder un bouc. Quand il rase, on peut imaginer que rien ne reste : Tel l'esprit d'une bimbo, sa peau reste lisse ; ainsi ses vêtements, ainsi ses gestes, maîtrisés et précis.

Une fois n'est pas coutume, on va mettre ça sur le compte de son éducation prussienne. Le rigide paternel, Wilhelmiste et Bismarckien, avait de cette rigidité qui faisait toute la légende des héritiers du chevaleresque ordre teutonique. Comme son père, et le père de son père, et ainsi de suite jusqu'à Henri l'Oiseleur. Pas pour rien que sa famille dirigeait Königsberg, "la montagne royale", la forteresse contre les envahisseurs. Il fallait du militaire, du pur dans l'âme. Ça devait être à moitié dans le sang, le reste étant inculqué à coups de trique.

Aussi, lorsqu'il aperçoit un fil qui dépasse sur la manche de son costume, sa vie s'en trouve bouleversée. Pendant le quart d'heure restant de son cours d'histoire, le détail est devenu obsession - comme souvent avec lui - et il ne cessait de jeter un coup d'oeil menaçant sur lui... comme si le centimètre de lin en viendrait à disparaître, par peur, pouf. Mais non, il était toujours là. Infernal, accusateur. Alors qu'il annonce la fin du cours, son regard croise celui d'une lycéenne qui se lève. Et ça apparaît à son esprit : il était maintenant persuadé que ce fil était la conséquence d'un coup d'ongle malheureux pendant un acte copulatoire.

Ai-je précisé que, ces derniers temps, ses coups de sang devenaient fréquents ?

Il l'interpelle discrètement. Elle attend alors que tous soient sortis. Sans doute appréhende-t-elle, avec un peu de désir, que le beau professeur s'amuse un peu avec elle de nouveau. Il est tard, les gens rentrent chez eux, il n'y a pas de cours après. Pourtant, il ne va pas fermer la porte, comme il est de coutume avec lui. Non. Juste quelques secondes que le couloir, devant, se vide un peu. Il la regarde fixement... et lui en colle une. Chtac. On imagine bien la puissance qu'il y met, vu qu'elle fera quelques pas en arrière, secouée, abasourdie. Elle se tient la joue et des larmes apprêtent ses jolis iris. Pauvre petite. Il lui montre la manche, l'accuse. Elle ne saurait nier, elle ne sait plus, peut-être, ou pas, et quelle importance, de toute façon elle a mal, elle le hait, elle a envie de riposter, de courir, mais ce serait vain, son emprise est grande, il la toise, elle pleure, veut gémir, hurler, inutile, il la prend par le poignet, la tire vers lui, enchaîne en saisissant son cou, non, mon souffle, pas mon souffle, pas ma vie, tout mais pas ça, elle agrippe son bras, tente de lui faire lâcher du lest... ce qu'il fera après quelques secondes, tout en la tenant toujours.

La prochaine fois, tu feras attention à mes affaires. Je ne supporte pas qu'on abîme mes possessions. Ce fil qui dépasse, c'est un désordre inexcusable que j'affiche sur ma personne. Je compte sur toi pour te faire pardonner. À la semaine prochaine.

Il file aussitôt aux toilettes, croisant encore quelques élèves sur son chemin. Personne n'a rien vu, il l'espère. Peu importe. Une fois devant un miroir, au-dessus d'un lavabo, il prendra quelques minutes pour se recoiffer, arranger sa chemise, sa cravate, sa ceinture, se laver les mains pendant une bonne minute, grattant avec rage une trace de stylo sur son index. Ca vire presque au TOC. Il ne coupe pas l'imperfection sur sa manche. Il supportera ce poids jusqu'à chez lui, où il fera œuvre de couture. Un chez-lui comme il l'aime : Sans poussière, bien rangé, et sans putain de fil qui dépasse. 
SS-Hauptsturmführer Anton, baron von Königsberg.

Cette image mène à mon RP que je l'aime bien.

Ce personnage n'a pas pour but de faire l'apologie du nazisme et cherche au contraire à avoir une réflexion sur les suites de l'idéologie à travers le temps, la survivance des endoctrinements meurtriers et la reconstruction des esprits détruits.

Le joueur et son perso sont à dissocier.

Lollipop Du Vivier

Créature

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 1 samedi 23 novembre 2013, 18:52:19

<< Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde,
 L’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté,
 Les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi,
 L’insolence du pouvoir et les rebuffades
 Que le mérite résigné reçoit des créatures indignes ? >>


Tu travailles. C’est vrai qu’on ne t’a encore jamais présentée au travail. A vrai dire, ce n’est pas bien glorieux, comme travail. Femme de ménage. Malgré tout ce que disent politiques, parents, gens bien-pensants et pleins d’idéaux, c’est un des travails où tu es le moins considérée. Ni par les professeurs, ni par les élèves. Les uns te prennent comme un dû qui doit nettoyer parfaitement leur lieu de travail, les autres comme quelqu’un qui a raté sa vie, qui n’a pas de diplôme et qui est illettrée parce qu’elle fait ce boulot. Bandes d’imbéciles niais, et ce, des deux côtés. Y’a pas une génération pour rattraper l’autre dans ce bahut. Mais il n’empêche que parfois tu te demandes quels sont les pires. Les élèves ou les professeurs ? Les élèves sont insultants, peu polis, violents et relativement peu éduqués, mélangeant serviettes et torchons. Ils n’hésitent pas à te pousser quand tu passes la serpillère, et pour les plus pervers à venir voir s’ils peuvent tenter leur chance à coups de tape aux fesses. Ils leur manquent quand même beaucoup de savoir vivre, à ses gamins. Pourtant, les prof’ c’est pas toujours mieux. Ce bahut les collectionne : idiots, nymphos, terriblement étranges, ou maniaques à en cirer le coin de la porte qui ne serait pas assez propre.

Tu penses bien à un professeur en particulier, c’est vrai. Tu ne sais pas de quoi il est prof, ça ne t’intéresse pas plus que ça, avouons-le. Mais, par contre, en tant qu’humain, ce professeur est un exemple de folie douce. Un maniaque parfaitement bien habillé, parfaitement bien coiffé, parfaitement bien fait sur lui. Sans le savoir, tu t’es obligée à rendre sa classe bien propre, juste en le voyant et en le croisant deux /trois fois dans les couloirs. Pourtant, il ne t’a jamais prêté plus d’attention que les autres, mais ce gars te fait froid dans le dos. Il vaut mieux ne pas contrarier un homme tel que ce professeur. Son nom ? Tu ne le connais pas. Tu ne connais de lui que le numéro de la salle de classe.

Salle 201, deuxième étage, aile gauche.

Tu es tirée de tes pensées par des pas précipités qui sonnent dans le couloir. Tu passes ta tête par l’entrebâillement de la porte de la salle de classe que tu es en train de nettoyer. Toi, tu t’occupes justement du deuxième étage. Ton regard pâle suit les silhouettes différentes de tous les élèves qui sortent précipitamment de leurs cours, courant, criant. Tu fronces tes fins sourcils, cherchant à reconnaître les professeurs qui marchent au milieu des élèves. Ne serait-ce pas ledit professeur, justement ? Surement. Enfin, tu n’en es pas sûre. Tu iras voir sa salle, et s’il n’est plus là, tu continueras par celle-là. Tu te détournes, et finit rapidement la classe pour changer de salle. Tu n’es plus du tout sure qu’il s’agisse bien de lui, en fin de compte. Boh, tant pis, tu verras bien.

C
ette fois, le couloir est bien vide, tu ne croises qu’un élève perdu qui te jette un regard en travers. A petits pas pressés, tu tires avec toi ton matériel de nettoyage et te dirige vers la salle 201, aile gauche. Ton visage pâle est fermé, tu réfléchis au sang, à tes besoins. Tes mouvements sont mécaniques, lents et doux. Tu pousses la porte de la classe silencieusement, sans toquer auparavant et reste stupéfaite. Bon, tu ne t’y attendais pas. Et … apparemment, le professeur n’était pas sorti de sa classe. Tu recules. Ils ne t’ont pas vu. Ils n’ont pas eu le temps. La petite vient de se prendre une baffe mémorable, donné par le professeur. Tu refermes la porte sans un bruit, ton visage toujours coloré par l’expression de la surprise. L’étonnement ne te fait même pas agir. Tu pourrais arrêter le professeur. Il  n’a aucun droit pour taper une élève ! Mais tu recules, choquée, faisant mine de nettoyer le couloir. De la salle, tu n’entendais rien.

Q
uand il sortit, ce professeur si violent, tu lui tournais le dos. Il ne te voit pas. Tu as l’impression qu’il s’en va. Mais tu n’en es pas sûre. En tout cas, tu laisses en plan ta serpillère et le reste des affaires, marchant rapidement vers la porte laissée ouverte de la salle. Dedans, la jeune élève, rouge comme une pomme d’amour, essoufflée comme après un grand effort physique, les yeux remplis de grosses larmes qui commencent à couler le long de ses joues de porcelaine. Tu la vois qui tremble, et trébuche. Que lui a-t-il fait ? Pourquoi est-elle dans cet état.

Doucement, mais surement, un sentiment d’injustice suinte vers ton cerveau. Ce professeur est une ordure. Tu commences à le haïr avec cette rapidité qui ressemble à ta folie pieuse. Un monstre que Dieu voudrait voir puni. La pauvre petite a l’air totalement à côté de la plaque. Tu la rattrapes entre tes bras fragiles.

<< - Chut, calme-toi, petite … Tu veux que j’appelle quelqu’un .. ? Qu’est-ce qu’il s’est passé avec ton professeur ?
- Je .. J’dois pas vous dire … C’est notre secret … >> Elle a du mal à parler, toussant. Ton regard descend vers la gorge de la lycéenne. Une vampire regarde souvent les cous, c’est logique. Des traces rouges entourent la gorge de la demoiselle. Il n’aurait tout de même pas osé ? Essayer de la … violer ? Non, un secret…De l’étrangler, alors ? Mais…Pourquoi ? Tu souris à la petite, d’un air rassurant, la faisant s’asseoir.

<< - Explique moi. Il a voulu te faire du mal ? Pourquoi tu pleures ? Tu sais, il faut que je sache ce qu’il s’est passé, pour pouvoir être sûre que ta vie n’est pas en danger. >> Tu en rajoutes un peu, pour qu’elle parle. Tu sais très bien que tu t’occupes encore de choses qui ne te regardent pas. Pourtant, tu ne peux pas t’empêcher d’aider cette enfant. Ton pouce passe maternellement sur les joues de la petite pour sécher ses larmes qui continuent de couler. Elle tremble un peu moins.
<< - Il … il ne va p-…plus vouloir d-..e moi, maintenant…Il m’a fait m..al. >> Elle parle un peu pour elle-même, un peu pour toi. Et dans ta tête, tout se met en place. Vouloir d’elle…Il couche donc sans doute avec ses élèves. Ça correspond avec le fait que ça soit un secret. Et il a sans doute bien essayé de l’étrangler. Mais pourquoi ? Ton visage est un peu déformé par la colère contre cet homme qui abuse de la confiance de ses élèves. Il doit représenter la droiture, la confiance, l’éducation et il abuse d’elles … Pourquoi encore te mettre dans de mauvaises postures ? Va le dire à la direction, mais ne t’en occupes pas toute seule ! Pourtant, c’est ce que tu vas faire. Tu la presses encore un peu. Elle  renifle et crache enfin la raison.

<< – Mais…J’y étais pour r-..ien ! Ce fil de son costume, j’veux..dire, c’était pas moi ! Il m’a fait ..mal pour un fil…pour un désordre ! >>

Ça ressemble au professeur que tu as un peu cerné, maintenant. Un maniaque, un fou, un taré. Un peu comme toi, pour les deux derniers adjectifs. Mais il ne mérite aucune pitié. Ce qu’il fait à des élèves mineures devrait être très sévèrement puni. Et s’il est aussi maniaque que ce que semble dire la petite … Un fin sourire monte sur tes lèvres, et tu relèves l’élève pour la ramener en dehors de la salle. Elle s’est calmé, elle marche droit, elle respire normalement et ne pleure plus.

<< – Tu vas pouvoir rentrer chez toi seule ou tu veux que j’attende avec toi tes parents ?
- Je vais … y arriver. Merci madame. Vous ne direz rien, à personne ? Ni à mes parents, ni au lycée, n’est-ce pas ?
- Promis. >> Elle a l’air de tenir à ce que son professeur n’ai rien. Il doit être vraiment particulier pour qu’une élève ne veuille pas qu’il soit puni. Mais la honte d’avoir couché avec un professeur face à sa famille doit aider, aussi. Sale monstre. Mais il va s’en rappeler, il aurait peut-être même préférer être viré. S’il est aussi maniaque que ce que tu penses, sa punition sera particulière sadique. Il ne mérite que ça. Il est une honte de la société. On ne touche pas des jeunes filles, on ne leur fait pas mal. Tu le hais. Sans le connaître. Tu retournes au second étage. Le lycée est vide. Tu as du temps devant toi.

Tu fais longuement les autres classes, balayant et gardant chaque grain de poussière. Tant pis pour les élèves qui auront cours. Pour la justice, certaines personnes doivent être sacrifiées. Enfin, sacrifiées…Si elles sont allergiques à la poussière. Tu finis de nettoyer les autres salles. La nuit est tombée depuis longtemps et tu retournes enfin vers la salle 201. Dans un grand sac plastique, tu as la poussière, les ordures d’une bonne trentaine de classes. Tu ne risques pas d’être renvoyée pour si peu. Prenant ton temps, tu t’installes autour du bureau du professeur, laissant couler la poussière sur le bureau, sur la chaise, sur le sol autour, su tous les endroits qu’il touchera en premier. Tu ne pousses pas le vice à le faire dans toute la classe, laissant la saleté qui y est déjà. Par rapport à la propreté habituelle, ça fait un beau choc, effectivement. Attrapant un papier qui git sur le sol, tu te poses sur un des bureaux pour écrire un petit mot. Du chantage … ? Est-ce bien plus juste que les actions de ce professeur ? En tout cas, la peur de se faire virer sera une torture psychologique de plus. Puis ne jamais savoir qui fait le coup … Parfois, tu es bien bête. Qui peut laisser une salle sale à part la femme de ménage ?

<< Attendez-vous à trouver votre classe tous les jours un peu plus sale. Pour l’instant, je ne demande que ça pour me taire face à vos actions contre vos élèves. Mais ne vous inquiétez pas, mon prix augmentera quand la classe ne pourra pas être encore plus sale. J’espère que vous laisserez vos élèves en paix, sinon, il se pourrait que je sois moins clément. >>

Tu ne signes pas, ta bêtise à une limite et pose le papier sur le bureau. Tu redeviens une vrai gamine qui emmerde son prof’, et à la place des craies tu poses deux ou trois cartouches d’encre encore un peu dégoulinante qui tacheront les doigts du professeur. Pour ce soir, tu ne pourras pas faire mieux. Mais tu essaieras d’être là pour voir ses réactions. Le matin, tu as l’occasion de passer inaperçue. 


Une vrai enfant, Lollipop. Et lui, il va le prendre comment ?




N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

SSiegfried

Humain(e)

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 2 samedi 30 novembre 2013, 23:50:11

Crissement régulier du métal, affûté comme... comme ce qu'il est, sur la peau et la pilosité faciale, assouplies par la mousse blanc-bleutée qu'il a soigneusement étalé. Puis le flic-floc désordonné quand il se débarrasse dans le lavabo de ce qui souille les lames. Il recommence, jusqu'à être vierge de toute pousse sur son visage.

Il se recule. Nu, dans le miroir, il se trouve d'une beauté radieuse. Orgueilleux et narcissique, le nazi adore ses formes. Moins que celles d'une jolie femme, mais tout de même. Se regarder lui transmet immédiatement à l'esprit les images des dieux grecs, représentés par l'art fasciste, les Breker, les Thorak, tout ceux qui magnifiaient la personne masculine par l'exaltation d'un idéal héroïque. Vive le néo-classicisme.

Ensuite, il fallu s'habiller. Comme chaque matin, il fit ça assez froidement. Sans passion. Sans envie. Pourtant... Ses gestes traduisent un certain amour, dans leur précision, à l'image de la cérémonie du thé au Japon. Il a toujours fait comme ça. La rigueur prussienne s'accorderait-elle si bien avec celle de l'insulaire Empire ?

Arrivant dès 8h, il ne ressentait aucune fatigue. Au contraire : chaque jour était un cadeau, qu'il abordait avec un entrain non-feint... si tant est qu'il pouvait faire quoique ce soit dans la vie de tous les jours sans simulation. Porte passée, élèves salués. Il s'apprête à poser sa serviette de cuir sur son bureau et se stoppe immédiatement. La constatation du crime le fige. Bon Dieu, qui a pu faire une chose aussi horrible. Il en reconnaît le caractère délibérément volontaire. Le mot, il l'a vu, mais pense simplement à un papier oublié, au vu du reste des immondices traînant dans le reste de la salle. Les élèves sont statufiés à leur tour, ne comprenant pas pourquoi leur professeur reste ainsi, fixe, à observer les environs. Il les remarque, leur fait signe de s'asseoir. Il veut ensuite poser ses documents sur le sol... non, c'est pire. La chaise ? Ben voyons. Il est exaspéré, et un nazi exaspéré n'est jamais une bonne chose. Il se permet alors d'envahir la table d'un étudiant en y posant ses affaires, puis constate la non - réactivité de ceux-ci. Même pas un rire, juste une surprise générale teintée d'appréhension.

Quelqu'un a vu quelque chose ?

Pas de réaction orale. Certains font un simple "non" de la tête. Pas de quoi rassurer l'enseignant. Son majeur glisse lentement sur le bureau, éprouvant la saleté qui s'y trouve.

Prenez une feuille et commencez à me recopier les définitions de la page 88 de votre livre.

Il s'apprête à le noter au tableau, et sa main se saisit machinalement d'une craie dans le tas - à son grand dam, une cartouche, dont la pression de ses doigts laissent échapper quelques gouttes qui séchaient tranquillement et ne lui demandaient rien. Il sursaute presque. La goutte d'eau. Un démon est à l'œuvre, et pas un sympa - le genre rouge, avec des flammes, style socialiste quoi, adepte de la redistribution et toutes ces conneries collectivistes qui lui font dresser ses cheveux noirs sur sa tête de non-aryen.

Il jette la cartouche à la poubelle, avant de sortir un mouchoir de l'intérieur de sa gabardine. Les élèves le regardent encore, inquiets. C'est après s'être essuyé les mains, pour ensuite tenter de dégager de sa poussière son espace de travail, qu'il se penche sur le mot. Lecture édifiante. Le mot est au masculin, mais il ne peut s'empêcher de penser à l'œuvre d'une femme : perfidie et sournoiserie sont leurs qualificatifs. Pourtant, pour l'instant, il va quand même considérer la chose comme le fait d'UN justicier. Un témoin de ses actions violentes, qui chercherait à protéger les demoiselles ? Don Juan de merde. Il a déjà promis de lui faire chier ses dents, ses gencives, puis lui compresser les organes à coup de bottes jusqu'à ce que son système digestif ressemble à une grappe de pruneaux.

Une inspiration. On se calme. Il ne faut pas se venger sur ses élèves. Ceux-là te prennent pour un gentil pour la plupart. Ne brise pas ta couverture de professeur exemplaire.

Je vais me laver les mains.

Et il le fera avec frénésie, pour se débarrasser d'une tâche encore fraîche, et un certain degré d'acharnement, comme si il se vengeait de l'auteur de l'agression - car c'en était une. Personnelle et vicieuse. Il ne laissera pas ça impuni.



Le soir même. Les cours terminés, il s'apprêtait à quitter sa salle (dont il a lui - même nettoyé la partie réservée au professeur), lorsqu'il est pris d'un doute. Doit-il guetter ? Il fait déjà des heures sup, étant resté quelques vingt minutes de plus pour finir une correction de copie. Le bâtiment vide lui offre un certain réconfort. Il ne cesse néanmoins d'être tiraillé par la haine qu'il voue à une entité dont il ne sait rien.

Finalement, pas envie. Faire le planton pendant des heures n'est pas dans ses projets, d'autant plus que le criminel est peut-être un matinal. Il laissera à son tour un petit mot. Il modifie un peu son écriture, au cas où. Au cas où.

"Le prix que je vous ferais payer risque de vous être douloureux."

Et il file. Hors-de-question de se tapir jusqu'à apercevoir quelqu'un, ou quelque chose. Une chasse se doit d'être drôle. Si elle est réglée trop vite, elle perd de son sel.
SS-Hauptsturmführer Anton, baron von Königsberg.

Cette image mène à mon RP que je l'aime bien.

Ce personnage n'a pas pour but de faire l'apologie du nazisme et cherche au contraire à avoir une réflexion sur les suites de l'idéologie à travers le temps, la survivance des endoctrinements meurtriers et la reconstruction des esprits détruits.

Le joueur et son perso sont à dissocier.

Lollipop Du Vivier

Créature

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 3 lundi 16 décembre 2013, 15:52:18

<< Ce sont les professeurs qui ont mis le désordre dans le monde. >>

Tu n’es pas mécontente. Pas mécontente du tout de la tournure qu’ont pris les événements, une tournure de Justice bien méritée qui pourrait bien valoir un peu de miséricorde divine, pour la peine. Non ? Non, tu ne penses pas qu’à ça, mais c’est vrai, quoi ! Tu tires la langue à ton reflet dans le miroir un peu sale, essayant de voir si tu as des rides. Ca fait quelques semaines que tu n’as plus bu de sang ... Une raison pour avoir des rides naissantes sur ton visage de trentenaire. Tu n’aimes pas paraître vieille, tu as l’habitude d’être jeune. Jeune et belle ? Jeune et mystérieuse ? Jeune et mortelle. On aurait dit un titre de film. Un peu stéréotypé, certes. Tu passes ta main dans tes cheveux bruns, et commence à les tresser en mélangeant tes mèches blanches aux mèches noires comme le charbon. Tu es de bonne humeur ce matin. Terriblement de bonne humeur. Tu passes ta main sur le miroir pour le nettoyer un peu.

 Tu t’habilles rapidement, tu enfiles un tablier par-dessus ta robe. Il est 7h45. Tu regardes le calendrier au-dessus du petit bureau. 8 décembre, Mardi 8 décembre. Soit. Tu accélères le pas dans le couloir pour te rendre au deuxième étage, l’aile gauche, la salle 201. Il va bientôt être huit heures. Tu as tellement hâte de voir sa réaction, à ce monstre de cruauté, à ce monstre qui use de son statut pour pervertir de pauvres élèves. La perversion. Tu détestes ce mot. On ne peut plus rien faire contre la perversion. Tu passes  le bout de ta langue sur tes lèvres écarlates, les humidifiant alors que tu commences à balayer devant la salle 201. Quel hasard … Un coup d’œil à ta montre poignet. Il est 8h02. Un peu de poussière par-là, un peu de poussière par ici, tu balaies lentement et précautionneusement, tu balaies en essayant d’entendre ce qu’il se passe dans cette classe. C’est le lieu fermé où tant de choses vont sans doute se passer.

Pas un bruit. Pas un souffle. Le professeur ne dit rien. Tu t’arrêtes de balayer, tu écoutes. A l’affut du moindre bruit, à l’affut de la moindre parole, à l’affut du moindre son qui explicite l’attitude, les idées, les sensations de l’homme. Le silence, le froid, la pièce parait figée dans l’attente de comprendre pourquoi le professeur ne parle pas, pourquoi il reste prostré devant son bureau. Et toi ? Toi, tu attends, tu attends longuement, balayant par intermittence, tu clignes un peu des yeux. Pourquoi ce silence ? Les a-t-ils tués en rage, sans un bruit, avec une méthode digne d’un psychopathe ? Pourquoi personne ne réagit, même pas le professeur. Le professeur. Tu le nommes comme ça, comme un surnom idiot et inutile. Tu attends. Enfin. Il parle.

« -Quelqu'un a vu quelque chose ? »

Pas de réaction. Tu n’as pas à en entendre plus. Le reste ne t’intéresse pas. Il est malheureux, il est en rogne, en rage, plein de haine. Amusant. Intéressant. Tu as la bonne technique pour l’amener à regretter ses actes, tu sais comment le rendre fou, totalement fou, aussi fou qu’un homme face à une torture sans fin. Comme l’homme qui se fait bouffer le foie chaque jour, et qui souffre toujours, tout le temps. Mais, cet homme retrouve son foie, par moment. Une idée. Intermittence. Un sourire vient sur tes lèvres, se dessine discrètement, un sourire qui ne se fait pas voir mais qui explicites toutes pensées. Tu te déplaces, tu changes d’endroit, balayant sans un regard pour le professeur qui passe devant toi. Oui, tu t’es éloignée, tu ressembles à une simple femme de ménage, un peu fatiguée, ton dos étant courbé sur ta tache. Tu ne veux pas croiser le regard du professeur. Sinon, tu aurais envie de rire. De rire comme une folle, en le voyant marchant dans le couloir, allant dans les toilettes, le doigt emplie d’encre. Rire devant son aspect mécontent.

Tu n’as pas peur de ses réactions violentes, tu n’as peur de ses résolutions. Tu t’en fous. Tu réfléchis à comment le rendre fou. Le plus longuement possible. Le faire souffrir. Le faire souffrir souvent, beaucoup, comme s'il n'était qu'une âme à faire souffrir. Pourquoi ? Parce que. Tu le veux. Tu le souhaites. Et il le mérite.

18H

"Le prix que je vous ferais payer risque de vous être douloureux."

Tu ris sous cape.  Douloureux ? Pour qui ? Pour toi ? Ridicule ! Quel humour ! Tu nettoies la salle. Tu laisses la salle 201 dans un état de propreté parfaite, le tableau luit sous les coups de chiffon et d’éponge, les craies sont parfaitement bien installées pour que le professeur puisse les attraper, la chaise est rangée très droite sous le bureau, ledit bureau étincèle lui aussi de propreté, des étoiles brillantes luisant dans tous les coins et recoins de la salle qui semblent vouloir aveugler les élèves et le professeur. Droit, bien calée sur le bureau : Un papier. Pas de mot, juste un papier vierge, comme la salle, vierge et blanc, vierge et propre, un papier qui fait du nez au professeur et à sa rage. Pas même un grain de poussière dans l’air, pas même un cheveu oublié par une élève. C’est exactement comme il doit aimer une classe, il y a même une légère odeur. C’est ta petite touche personnelle.

Un parfum. La salle est si propre que tu as mis quelques gouttes de ton parfum sur le bureau. C’est un peu idiot, un peu fou, un peu dangereux. S’il reconnait l’odeur de rose un peu aigre que tu portes dans le creux du cou, il reconnaîtra l’auteure de l’agression. La tempête parait déjà bien passée. Tout est propre.

18h

De nouveau. La journée est passée. As-tu oubliée l’auteur des agressions sur les élèves ? Non. Tu agis juste librement, pour que ta vengeance soit plus douloureuse. Chaque jour, il retrouve son foie, avant de le sentir se faire dévorer une nouvelle fois, la chaire disparaissant sous les coups de becs, les cris li échappant avec la douleur. Et il ne meurt pas. Le Professeur va subir la même chose. Mercredi 9 décembre. Tu as fait toutes les salles avant celle-là. Maintenant, tu es sûre, certaine, qu’il va comprendre qui agit. Qui peut choisir de nettoyer ou ne pas nettoyer une salle ? Mais tu t’en fous, tu n’en as rien à faire ! Cet homme ne mérite que ça. Et tu t’amuses. Comme une folle. Tu as réfléchis toute la journée à ce que tu allais faire ce soir, ce que tu allais rajouter à ta vengeance. Des détails qui s’enfoncent dans la peau comme l’acide et brûlent jusqu’à faire hurler de douleur, brûlent et font hurler. C’est diabolique ? Mais n’es-tu pas une créature du Diable, après tout ?

Alors, ça te va bien. Tu te sers de ta nature pour faire payer à ceux qui sont de caractère diabolique, tu fais la Justice à ta manière, comme tu le vois, comme tu le veux. Te voilà donc en train de faire le ménage. Aujourd’hui est un jour sans ménage, justement. Juste du sabotage. Attrapant doucement une des craies, tu commences à écrire sur le tableau. Montant sur la chaise pour atteindre le coin le plus haut du tableau, ton écriture fine commence à remplir la sombre tablette, alternant entre les mots « désordre, Justice » et autres bêtises du genre des mots plus crus. Tu imagines déjà son regard et son halètement de rage, quand il verra en lettre majuscules des mots le traitant des pires insultes. Enfantin et méchant ? Peut-être bien. Mais qui n’aurait pas honte de trouver un tableau empli d’insultes devant ses élèves ? Qui n’aurait pas un long frisson de rage en voyant qu’on le traite de violeur, devant ses élèves ? C’est simple comme bonsoir, c’est le maltraiter, peut-être sera-t-il si en colère qu’il en aura des réactions exagérées ? Tu souris, de nouveau, juste à la pensée de le voir s’énerver, son calme parfait se brisant comme un morceau de porcelaine.

Puis, tu reprends ton méticuleux travail, poussière et saleté dans la salle, la chaise se retrouve de l’autre côté du bureau. C’est l’inverse de la veille, la salle est dans un désordre à damner le Pape, la poussière et la saleté maculant le bureau, ne laissant pas même une place pour poser un doigt, sans qu’il ne s’emplisse de gras et de saleté. La souffrance … Mais tu ne rajoutes rien de plus. Le tableau suffira.

<< Moins que le prix que je vous fais payer. Bon courage, Professeur.
PS : Vous nettoyez bien. Vous devriez vous faire payer. Vous gagnerez bien, j'en suis sûre. >>


Le ton est ironique, moqueur. La signature est féminine. Tu sais déjà ce que tu comptes faire pour le reste. Mais tu attends sa réaction, laissant une goutte de ton parfum sur le papier. Tu signes avec ton odeur, maintenant. Le danger est terriblement amusant et tu refermes la porte derrière toi. Tu seras là demain matin, le jeudi matin à 8h00 pour voir de nouveau sa réaction. Un crescendo ? Oui, au bout d’un moment, il y aura un crescendo. Quand il se sera habitué à se faire manger le foie un matin sur deux … En tout cas, il pourrait bien prendre ta place de femme de ménage. Il nettoie comme un pro’. A méditer, tiens …




N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

SSiegfried

Humain(e)

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 4 lundi 23 décembre 2013, 14:38:41

Bien qu'il ait un nez affûté, il ne releva pas l'agréable odeur... Au mieux, son inconscient fit passer celle-ci pour le parfum d'une élève, ou de quelqu'un d'autre. Et puis, à force de rester au tableau, de faire cours, de penser à autre chose, ce qu'il sent lui sort de l'esprit.

Il a capté le petit mot, en revanche. Le mot sans lettres. Fourré dans la poche. Dans sa vanité, il l'identifie comme l'aveu d'abandon de son tortionnaire. Comme si ce dernier avait compris soudainement à qui il avait affaire, et aussitôt avait fait marche arrière. Le matin-même, en arrivant et en récupérant nonchalamment ce papier blanc pour le froisser entre ses doigts et l'abandonner dans sa veste avec le plus grand naturel du monde pour n'en rien laisser paraître à ses élèves, il avait ressenti cette légère sensation de victoire. Ah, la soumission à son pouvoir... De quoi griser un homme des plus orgueilleux.

À 11 heures, il avait déjà terminé ses cours au lycée, et devait foncer à l'université pour continuer son travail d'enseignant, dans un autre domaine cependant. Assis à son bureau, terminant ses notes utiles par rapport à sa matinée, un malaise le saisit. Il regarde autour de lui, comme si il cherchait à remarquer quelque chose d'étrange. Cette désagréable impression d'avoir oublié quelque chose. Il se demandait si c'était le décor trop propre qui le gênait, avant de se dire que c'était toujours le cas avant, que la femme de ménage était efficace, qu'elle le prouvait une nouvelle fois, mais qu'il le remarque particulièrement maintenant après avoir pu constater une saleté innommable. La femme de ménage... Non, la pensée ne lui traverse pas l'esprit. Mais alors, qu'est ce qui le turlupine ? Siegfried se lève, fait le tour de son espace de travail, avant de s'en aller vaquer entre les tables des élèves, parcourant, raide, comme pour un inspection militaire, la salle en long et en large, jusqu'à remarquer que cette sensation dérangeant n'était que le pur produit de sa folie. Il ressortait néanmoins la feuille de sa poche et la dépliait pour l'inspecter attentivement. Il ne semble pas y avoir de message en relief. Même inspecté à la lumière, rien ne transparaissait. Sa gloire se mue en paranoïa : Le criminel a-t-il été simplement interrompu dans son méfait ?... Par la femme de ménage, par exemple, et allait écrire quelque chose, mais n'a pu mener à bien son affront, et a laissé la page propre et la salle vierge (ou l'inverse) ? Il se pince les lèvres. Balaie tout ça de ton esprit, Siegfried. Tu vas illico affronter quatre heures d'enseignement de mécanisme bancaire, c'est un mal autrement plus affreux qu'un nemesis de la saleté, tu as intérêt à t'accrocher si tu veux rester sain d'esprit.


Rentré chez lui, le prussien avait ressorti cette feuille. Non, finalement, ça n'allait pas. Il l'avait laissé traîner sur sa table basse lorsqu'il était parti se coucher, et c'était la seule chose qui traînait dans toute la maison. Le désordre s'installe même chez lui. Si elle avait été au courant de ce qu'adviendrait de son papier, elle en aurait sûrement été ravie.


En allant au lycée le lendemain, il avait encore cette sale impression. Ça ne l'avait pas empêché de dormir, mais lorsqu'il s'était fait cette injection du matin, celle qui tient ses exceptionnelles capacités en vie, et lorsque la rage coutumière concomitante à sa piqûre commençait à bouillir en lui, il pensait de nouveau à son bourreau, il avait envie de le faire souffrir, de le déchiqueter, le décapiter manuellement, de faire un mikado avec ses os. Quelques minutes plus tard, il n'y paraissait plus, les effets secondaires du produit étaient passés, il était de nouveau serein, et se sentait pleinement en vie, prêt à affronter les plus terribles des catastrophes que subissent les hommes.

Il ouvre la porte de sa classe. Ses élèves l'attendent devant. Il pénètre le premier, ses élèves suivent. Il fini vite par les repousser en essayant de garder son calme.

Attendez-moi dehors.


Porte fermée aussitôt, quelque peu violemment. Certains ont vu, et ils en parlent entre eux aussitôt. Pas eu le temps de tout lire, mais apparemment il y avait des trucs gratinés.

Siegfried, lui, reste coi. Il parcoure l'ensemble du tableau avec l'immobilité d'une statue grecque. Ses yeux voguent nerveusement à droite et à gauche, jusqu'à ce que son poing s'abatte violemment sur son bureau. Sa force prodigieuse, surnaturelle, creuse le solide meuble, y marquant à vie un creux pour chacune des phalanges ayant percuté de plein foute sa surface. Quant à sa peau, celle-ci est écorchée, compressée par le choc entre le bois et les os, elle n'a eu d'autre choix que de s'étirer pour laisser paraître la chair qu'elle recouvre. C'était particulièrement vrai sur la première phalange du majeur, celle liant le doigt à la paume, proéminente chez le garçon. Ça saigne abondamment, coulant le long de sa main maintenant ballante.

Il faut prendre la personne à son propre jeu. Rester calme, surtout. Ne pas paniquer. On respire, et on considère la chose. Il va rouvrir la porte, dire à ses élèves de rentrer. Ils contempleront le tableau en avançant comme on ralentit pour regarder un accident sur le bord de la route. Siegfried n'efface rien. Il laisse faire. De même pour son sang.

Vous pouvez vous asseoir.

Au vu des mots étalés, il comprend vite que la personne impliquée est une justicière. C'était déjà son postulat précédent, mais il n'y a désormais plus de doute. Bien... Ce n'est pas l'une de ses victimes, définitivement. Celles-ci ont généralement trop peur, et finissent surtout par l'aimer. Siegfried adore cultiver le complexe de Stockholm. Il est toujours planté face au tableau, quelques gouttes de sang à ses pieds. Il a laissé la porte grande ouverte, histoire que n'importe qui puisse voir. Pas honte.

« Monsieur ?... Votre main, vous êtes blessé. »

Oh. Oui, effectivement, pardonnez-moi.


Un mouchoir en papier tendu par un élève fera l'affaire. C'est en se nettoyant sommairement qu'il aperçoit le mot laissé, qu'il lira sans grande hâte. … Ca s'éclaire. La saleté, le phrasé. Et cette odeur qui le saisit de nouveau, et qu'il comprend enfin. Oui, maintenant qu'il y pense, il a déjà senti ça dans le coin.

Écoutez... Je vais faire cours entièrement à l'oral. Ça réglera le problème. Takeshi, tu peux m'effacer le tableau ?

Il le prendra en photo avec son téléphone avant que le jeune homme ne s'exécute.

Le fait d'insulter et de diffamer quelqu'un ainsi est un acte d'une certaine gravité... J'espère que ce n'est pas dirigé contre l'un de vous. J'espère surtout que cela ne vient pas de vous.

Il croise le regard d'une élève particulièrement anxieuse. Il sait à quoi elle pense. Elle sait qu'il sait. Ils sont tous les deux impliqués, l'un en tant que bourreau, l'autre en tant que victime. Ça sent mauvais pour elle, du coup.

Je vais me laver les mains et me bander un peu mieux. Sortez vos affaires.


En sortant, il croisait la femme de ménage. Celle-ci avait l'air innocente, de dos, en train de faire son petit bonhomme de travail. Les plus innocents sont souvent les plus coupables, n'est-ce pas ?... Il se stoppait soudainement dans le couloir. Certains liens logiques se font dans sa tête, comme le choix de la sanction qu'on lui inflige, les mots choisis dans les missives, le fait qu'on l'ait surpris en train de commettre ses tortures sur une élève, probablement à une heure tardive... Ca y est, il sait. Il fait demi-tour et s'approche d'elle, très calmement. Il cherchera à passer derrière et se pencher sur elle. Le prédateur est prêt à fondre sur sa proie. Et, soudain, on entend une forte inspiration de ses narines. L'odeur lui parvient au nez.

Vous sentez divinement bon.

Il sourit, et s'éloigne dans les toilettes pour effacer le sang, et sa parano avec. Le tout coule dans le lavabo, et Siegfried n'arrive pas à ressentir autre chose que la joie précédant une exécution sommaire.



18h. Il était resté après le cours, oui. Dans un lycée qui commençait à être complètement vide, des pas se faisaient entendre. L'homme en costume-cravate paraissait dans un couloir où se trouvait l'une des dernières employées sur les lieux.

Mademoiselle ? J'ai besoin de vous.

Sympathique, le garçon la mène à sa salle, où se trouve encore la saleté du jour, qu'il a bien pris soin de ne pas nettoyer, conseillant d'ailleurs à un professeur devant utiliser cette salle d'en changer.

Pourriez-vous nettoyer cela, je vous prie ? … Inutile de me faire la conversation.

Pesant silence.
L'obscurité au-dehors n'était pas pour rassurer.
Il ira s'asseoir au fond de la classe.
Il la regardera faire.
Bras croisés. Une jambe sur l'autre.
Seules les lampes du tableau étaient allumées.
Lui dans l'ombre. Elle dans la lumière.
Ses yeux fixant ce qui était, désormais... sa proie.
Le rapace. Le rongeur.
Les rôles étaient redistribués ainsi qu'ils devaient l'être.

Toutes les questions ou paroles lancées par Lollipop ne trouveront pas d'écho. Il se contente de la regarder sans parler, sans bouger, à se demander si il est encore en vie. Et, au bout de longues minutes, sans un mot de plus, il remet son manteau sur son Hugo Boss, rajuste la corde de pendu en soie autour de son cou, emmène sa mallette et disparaîtra dans les couloirs.

Jetant, au passage, le mouchoir plein de sang de la matinée à ses pieds.
« Modifié: lundi 23 décembre 2013, 14:59:24 par SSiegfried »
SS-Hauptsturmführer Anton, baron von Königsberg.

Cette image mène à mon RP que je l'aime bien.

Ce personnage n'a pas pour but de faire l'apologie du nazisme et cherche au contraire à avoir une réflexion sur les suites de l'idéologie à travers le temps, la survivance des endoctrinements meurtriers et la reconstruction des esprits détruits.

Le joueur et son perso sont à dissocier.

Lollipop Du Vivier

Créature

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 5 mercredi 25 décembre 2013, 21:33:25

Et tant mieux. Oui, il était en fait tant mieux qu'il ne comprenne, qu'il ne prenne pas en compte, qu'il ne sente pas ton odeur. Tu avais laissé les indices dans le feu de l'action, quand ton cerveau remplie d'idées machiavéliques avait laissé ton imbécilité naturelle prendre le dessus. Et hop, un peu de parfum par là, petit mot par ici. Maintenant, tu te dis que tu lui as donné trop d'indices. Ce serait moins amusant si la proie devenait le chasseur. Parce que tu sais que c'est possible, réalisable. Et ça ne te plaît pas, ça. Non, ça serait bête de te retrouver aculée dans un coin parce que tu n'as pas été assez impassible. Ca serait carrément con, en fait ! Tu regardes le miroir, face à toi. Est-ce que tu as eu tort ? Tu te poses la question, tu hésites, tu fermes les yeux, mécontente, tu soupires, malheureuse, tu grognes, en colère contre toi-même, tu soupires de nouveau, le plat de ta main venant trouver avec force ton front plissé par quelques rides de suspicion. Bonté Divine, tu te hais maintenant. Tu n'aurais pas du écrire, laisser ton parfum. Il n'est pas con, non ? Tu regardes le miroir, face à toi.

Aujourd'hui, il est propre. Mercredi matin, il est propre. Propre. C'est vrai que ce matin-là, il va trouver sa salle propre, éclatante, superbe. Tu aurai voulu être là pour voir sa réaction, son sourire content, son regard d'aigle impérial, sa prestance d'homme fier et sûr de lui. Mais tu n'y es pas. Tu regardes le miroir, et prends de l'eau dans tes mains pour mouiller ton visage pâle. Il faut que tu arrêtes de te faire du mauvais sang. Pour un vampire, c'est un comble. Non, même s'il reconnait ton parfum, ça n'en sera que plus amusant, non ? Il ne peut rien te faire. Tu essaies de te convaincre en regardant ta glace. Qui est-il ? Un professeur pervers. Rien d'autres. Ton miroir est propre, tu soupires, tu essuies ton visage. Que peut-il te faire ? Il va être heureux, si heureux de te voir capituler. Il va croire que ce léger supplice est terminé, que tu t'ai sentie inférieure à lui, lui, un homme si grand, si beau, si merveilleux qu'il ose s'en prendre aux élèves. Mais il n'en est rien. Il ne le sait pas encore, mais c'est juste l'inverse. Plus le temps passe, plus ce besoin de Justice qui bat dans ton cœur. Ton cœur ne bat, certes, mais le sang qui coule le long de tes veines, il apporte avec lui, dans chaque recoin de ton corps, le sentiment de Justice. Divine ? Presque. C'est toi, qui va faire la Justice Divine. Il ne le sait pas encore, mais tu veux qu'il souffre, tu veux le voir te supplier d'arrêter, tu veux être sûre que la Justice est faites, que ces filles ne seront pas perverties pas un homme, qu'elles ne vivront pas avec la perversion collées à leurs semelles, perdue dans leurs cheveux, pétillant dans leurs yeux. Voilà, ce que tu veux faire. Les sauver de cet homme. Les sauver ce qui t'a rendu immortelle et froide. Les sauver. Tu pourrais presque rire devant ton miroir, mais tu colles ta main sur la glace pour ne pas voir tes yeux presque blancs, pour ne plus regarder ton visage blanc. Tu te détournes. Tu penses trop. Ca va te faire du mal, à force. Il vaut mieux agir et ne pas penser. La pensée et les souvenirs, c'est trop cruels. Tu prends le flacon de parfum dans ta paume de main et laisse couler quelques goutes dans ton autre paume pour mettre du parfum sous tes tempes, sur tes poignets que tu frottes doucement. Tu attrapes ton bâtonnet de rouge à lèvre et étale un peu de cette couleur andrinople sur tes lèvres tremblantes. Un peu de rimmel, tu reposes le tout sur l'évier et jette un dernier coup d'œil au miroir.

Qu'a-t-il fait du papier ? Qu'a-t-il pensé ? Que s'est-il dit quand il a vu  sa salle, propre, belle, le papier vierge ? Tu te poses la questions. Tu as faim. Mmm. Il faudra réellement que tu penses à te nourrir dans la semaine. Peut-être en mordant ce cher professeur ? C'est à méditer. Tu souris. Oui, si jamais tu as vraiment besoin de dévorer le sang de quelqu'un, celui du professeur sera le meilleur. Ca sera tellement amusant, tellement intéressant, tellement … révoltant ! Ca sera réellement une punition, ça aussi. Pas le rendre vampire Oh, ça non ! Mais t'en servir comme garde manger, de temps en temps … Ca te plaît, comme idée. Mais d'abord … Il te faut retourner travailler, un peu.

Jeudi 10 décembre

Levée. Habillée. Corsetée. Maquillée. Parfumée. Coiffée, cheveux tressés. Légère ride dans le coin des yeux. Pas grave.

Tu es d'humeur joueuse, ce matin, tu es heureuse. Tu t'es levée pour être à huit heures devant la porte au deuxième étage,  dans l’aile gauche, de la salle 201. Tu veux tout voir, ce matin. Comment il va réagir ? Il va hurler ? Il va crier ? Il va rugir ? Pleurer, grogner, taper, exploser, imploser ? Il va t'en vouloir ; Il va te haïr. Autant que tu le hais ? Sans doute plus, tu penses. Il va vouloir te tuer, sans aucun doute, pour l'humilier publiquement de cette manière, sans savoir qui lui fait ça. Il sait pourquoi, mais il ne sait pas qui. Il va être en rage, il va écumer, il va haleter. Tu veux voir sa réaction, tu veux sentir son sang passer dans son corps plus vite, plus rapidement, comme s'il était en train d'arriver à sa limite. Tu veux apprécier sa douleur comme on apprécie les cris de pitié quand on torture. Tu veux le voir te haïr mentalement avant de le voir te supplier publiquement. C'est ça ton but. Celui d'une dictatrice, celui d'une méchante de comic. L'humilier. Pour que ça rentre dans son cerveau, pour que ça soit inscrit en lettre de sang et de chaire dans son cerveau, dans la sclérotique  de ses yeux. Ca se passera comme tu le dis. C'est lui qui souffrira. Tu espères en tout cas.

Tu es dans le couloir; A peine éloignée de la porte. Tu hoches doucement la tête pour répondre à certains bonjour de certains élèves. Qu'ils t'oublient. Après tout, tu n'es pas importante, tu n'es rien. Tu entends, tu vois, mais on t'oublie aussi rapidement qu'une feuille morte sur le sol. Alors qu'ils t'oublient, là, maintenant. Tu veux juste découvrir la réaction de ta victime. Tes yeux se plissent alors que tu relèves la tête. La porte se ferme. Sur le professeur seul. Tu souris, léger sourire qui se dessine sur tes lèvres presque invisible. Tu as regardé les pieds avancer vers la porte, et reculer sous l'impulsion du professeur. Et clac.

Attendez-moi dehors.

Clac ? Blam ! Tu entends les murmures des élèves. Oh, il y a des choses écrites sur le tableau ? Oh, des cochonneries qui traitent quelqu'un de violeurs ? Des accusations non-fondées ? Oh, vous pensez que cela vise le professeur ? Oh .. Ca serait tellement étonnant ! Tu fermes tes yeux, et sors de ta poche un mouchoir en papier pour t'en couvrir le nez alors que tu ris doucement, t'empêchant de rire comme une folle, comme si tu avais été piquée par une mouche. C'est si beau ! Tu ranges ton mouchoir en avalant ta salive pour garder ton calme. Tu souffles l'air par le nez et la bouche, come si tu soupirais. Mais en fait, tu essais de ne pas t'étrangler. Tu voudrais être une sourie pour entrer par un trou dans la classe et le défigurer pendant qu'il découvre tout ce tu as écris de vrai sur lui. Mais malheureusement, tu ne l'es pas. Alors tu recules d'un pas, pour ne pas paraître suspecte et tu continues ton p'tit bonhomme de chemin. Tu entends juste un boum. Ton ouïe est plus fine que celles des adolescents, et tu entends ce gros "boum", comme s'il était en train de casser quelque chose. Tiens, à ce point ? Il est si en colère ? Superbe !
 
Tu vois la porte s'ouvrir de nouveau. A-t-il effacer les injures ? Sans doute. Il fait entrer ses élèves. Ils ont l'air de lire le tableau. Il ne l'a donc pas tout effacer. Courageux de sa part. Il pourrait remonter dans ton estime s'il n'était pas déjà enfouie sous le linceul de tes pensées. Ca ne t'intéresse plus, maintenant, de toute manière. Mais, il agit en homme intelligent. Il veut peut-être confondre le coupable qu'il croit être de ses étudiants. Ca serait amusant. Un peu injuste qu'un étudiant prenne sur lui toute la haine et la colère de cet homme, mais au moins … S'il ne pense pas à toi. C'est mieux. La porte ne se referme derrière les élèves. Allez, il faut que tu te remettes au travail, quand même. On ne te pait pour rien. Mais au moins tu peux entendre. Il est courageux. Il n'a pas honte. Il ne veut pas que ses étudiants pensent que c'est de lui qu'il s'agit. En même temps, cela veut dire qu'il n'a pas peur. Courageux. Décidément. Ce mot te revient à la bouche comme la salive, mais tu souris de nouveau. Un ennemi décidément à ta hauteur, celui-là. Il mérite bien sa punition, la punition que tu es en train de lui donner, que tu vas continuer à lui donner. Il s'est blessé ? Le coup qu'il a donné était donc très fort. Tu es étonnée. Putain, cette force. Il a l'air d'avoir cassé quelque chose, ou s'est-il juste blessé ? Tu ne sais pas trop. Tu ne sais pas trop non plus ce qu'il se passe maintenant; Il veut effacer, il le fait ou pas ? Tu ne sais plus. Tu n'écoutes plus. Tu te concentres sur ton travail, réfléchissant déjà à la suite de ta torture.

Le fait d'insulter et de diffamer quelqu'un ainsi est un acte d'une certaine gravité... J'espère que ce n'est pas dirigé contre l'un de vous. J'espère surtout que cela ne vient pas de vous.

Tu souris de nouveau. Puis tu retournes dans tes pensées. Surprise ! C'est ce que tu te dis. Tu lui feras une belle surprise. Et le reste, tu n'entends plus. Il peut parler, il peut partir, tu es trop concentrée sur tes méfaits dos à la porte, pour penser à ce qu'il se passe maintenant autour de toi. Tes yeux sont à demi fermés alors que tu passes la serpillère, la bouche un peu entrouverte. Tu n'entends pas les pas dans le couloir. Tu ne le sent pas approcher de toi. 

Vous sentez divinement bon.

Tu te relèves, tu le sens derrière toi, son nez proche de ta peau gelée, son souffle venant caresser ton cou alors qu'il s'éloigne de nouveau. Tu n'as pas répondu. Tu ne répondras pas. Tu trembles. Oui, tu trembles, sous le coup de la surprise. Putain de merde. Ca t'échappe. Un léger murmure. Il sait. Il a senti. Tu te retournes. Il a disparut dans les toilettes. ET PUTAIN DE MERDE ! Tu la sens la rage ? Tu la sens la haine ? Tu la sens dans tout ton corps. C'est plus de surprise que tu trembles, mais de rage contre toi-même. Tu t'es laissée avoir à ton propre jeu. Il sait que c'est toi. Le parfum ? Aucun doute. Et merde… Faut-il continuer à jouer au jeu du chat et de la sourie ? Tu ne sais pas. Tu ne sais pas encore. Peut-être. Mais au fond. Tu sais, toi aussi. Il va falloir s'dire bonjour en face. Puis, ça sera peut-être encore plus amusant. Qu'est-ce que t'en sais ? Rien. Mais tu le sauras bientôt.

18h.

Mademoiselle ? J'ai besoin de vous.

Un nouveau sursaut. Putain. Tu dois plus être très bien pour être si sensible à sa voix, à son ton. Tu relève la tête, ta voix claire et froide s'élevant en même temps pour lui répondre. Tu prends tes affaires. De toute manière, tu comptais faire la salle.

" - Qu'est- ce que je peux faire pour vous ?
-Pourriez-vous nettoyer cela, je vous prie ? … Inutile de me faire la conversation."

Tu regardes le tableau. Silence. Sourire qui passe sur tes lèvres, qui disparaît. Silence. Il fait noir. Tu laves doucement le tableau. Comme pour écrire dessus, tu montes sur une chaise pour atteindre le haut du tableau. Silence. Noir. Sombre. Il n'y a que toi qui a de la lumière. Celle blafarde du tableau. Ca met en valeur ta peau blanche, trop blanche. Tu sens son regard.

" - Vous avez passé un bonne journée ?" Tu essais de faire la conversation. Il ne répond pas. Il te fixe. Il te bouffe du regard. Tu sens son regard, qui mange ta peau de haine. Il sait. Tu sais. Vous savez. Face à face.
 
Le mouchoir. Il le jette à tes pieds.

" - Vous n'aurez qu'à le ramasser. Je ne suis pas votre chienne."

Il est déjà parti. Mais tu t'en fous. Tu ne ranges pas la salle, tu ne la nettoies pas. Mais tu ne la salies pas non plus. Tu laisses tout en plan. Tu soupires. Fini le jeu du chat et de la souris. Ce n'est plus amusant, plus possible. Plus rien. Même pas un mot ? Même pas. Non. Il a joué sur la surprise ? Toi aussi.

Vendredi 11 décembre.


18h.

Sortie du lycée. Seule, habillée sans ce tablier de femme de ménage. Corsetée comme d'habitude, cheveux blancs tressés dans tes cheveux noirs comme le jais. Tu attends, emmitouflée dans un manteau assez long. Tu attends. Quoi ? Le professeur. Il va sortir du lycée. Il va bien sortir ? Il n'était pas sorti quand tu es sorti, toi. Alors il va sortir. Tu l'attends, douce, souriant légèrement. Quand tu le verras arriver, qu'il partira dans la rue, tu t'approcheras de lui. Calme.

" - Bonsoir Professeur. Que pensez-vous de parler ? Nous avons beaucoup de choses à nous dire, non ?"


Ton souffle froid vient doucement chatouiller le lobe de l'oreille du Professeur. Tu es arrivé par derrière, sans un bruit. Ta langues vient doucement caresser tes dents alors que tu te mets à sa hauteur. Sans une parole de plus, un grand sourire sur tes lèvres fines et pâles, tu tournes la tête vers lui, moqueuse et ironique ouvertement en train de se moquer de cet homme.

" - Que direz-vous que nous allions dans un endroit un peu moins … public pour déballer votre linge sale. Après tout, vous n'avez pas le choix, non ? C'est moi qui tiens la laisse, Professeur."

Tu arrêtes de sourire. Tu arrêtes de marcher. Tu le fixes. Il a tout intérêt d'accepter.


" -  Sinon. Ca se répandra."




N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

SSiegfried

Humain(e)

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 6 dimanche 29 décembre 2013, 22:54:53

11 décembre. Jour de l'anniversaire de son joueur.

Siegfried était donc de bonne humeur. Non, pas à cause du fait cité précédemment, mais à cause de l'événement de la veille, qui lui a fait reprendre le pouvoir. Et, aujourd'hui, sa salle était toujours propre, du moins, pas plus sale que quand il s'est tiré. Compte-t-elle encore l'emmerder avec sa poussière et ses cartouches d'encre ? Il n'y a pas intérêt. Le SS n'en était qu'au stade de l'avertissement – la prochaine fois, ce sera les représailles.

Et la voilà. Comme un fantôme, comme le petit diable perché sur son épaule, celui qui lui dictait ses pires conduites, elle déposait dans son oreille quelques mots doucereux, sournois même. Il avait reconnu l'odeur de rose une seconde seulement après qu'elle ait commencé à parler. Par réflexe, il s'était donc retourné brusquement, s'attendant à une attaque : un bras soudainement dressé, celui qui tenait sa mallette, barrant toute route à une éventuelle agression, au cas où ; l'autre bras, libre, tendu en arrière, poing serré près de sa taille, amorçant la riposte.

Elle tourne autour de lui. S'amuse de lui. Il est revenu à une position plus commune, et l'observe de longues secondes avant d'annoncer sa réponse. Compte-t-elle jouer un simulacre du loup tournant autour de l'arbre, attendant que le fruit humain qui s'y est dressé tombe de lui-même à cause de la fatigue ? Aurait-elle oublié qui a le dessus dans l'affaire ? Les révélations, il s'en fout, il s'en défendra. La (les) victime(s) ne témoigneront pas. Il saura les menacer efficacement. Au pire, il disparaîtra. Il a toujours un plan de secours, et une échappatoire aussi.

Vous êtes folle de croire que vous avez la moindre emprise sur moi. Que pouvez-vous faire. Révéler publiquement que je me suis TAPÉ UNE ÉLÈVE !? ME CALOMNIER !?

Il hurle dans la rue, sans la moindre gêne. Les quelques passants se retournent, intrigués. Il pète un câble ? Il se dispute avec cette charmante femme ? Apparemment. Ils ne s'en offusquent pas, continuent leur chemin.

Vous n'avez aucune preuve. Rien. Et... Si vous en aviez, si vous me sortiez cette petite victime de votre chapeau, je la tuerai. J'en fais le serment sur mon sang. Et je ne me contenterai pas de la tuer, non. Je l'épilerai. Pas ses poils, sa peau. Membre par membre. Après, je lui arracherai les doigts, et les mains, et les pieds, et si elle est encore en vie, ce dont je m'assurerai, je lui arracherai la langue et les yeux pour lui apprendre à mentir. Parce que, quoiqu'elle vous ai dit... Elle ment. C'est de ça qu'il s'agit, hm ? Vos petits mots au tableau. Violeur ? VIOLEUR !? CES PETITES PUTES SONT CONSENTANTES !!

Là encore, les badauds se retournent, mais lui n'en a cure. Il respire, tente de se calmer. Il se contentera finalement d'un signe de la tête, pour lui intimer de le suivre. Une marche vive, nerveuse, qui le conduit à son appartement au rez-de-chaussée en un peu plus de cinq minutes ; quatre pièce, luxueux, style entièrement européen, meublé design, dans des tons éminemment sombres, où se chevauchent les teintes de noirs et de gris. Il y a une modernité un peu triste, et pourtant, cet endroit semblait chaleureux et agréable à vivre. Tout de suite à l'entrée, la moitié gauche de l'endroit était composée d'une salon, la moitié droite d'une petite salle à manger. Juste en face, le couloir qui s'étendait sur le reste de l'habitation.

Et, bien évidemment, pas un grain de poussière qui traîne. Un endroit impeccable. Il dépose sa mallette sur son tapis, la vide de son contenu, posant la pile de documents (copies, devoirs et cours en tout genre) sur sa table basse, et l'invite à s'asseoir. Demande ce qu'elle veut boire. Disparaît et revient, une minute et trente secondes plus tard, sortant d'une cuisine sifflante, avec une tasse à café et une tasse de thé – parfum rose violette, pour lui – et une assiette de petits gâteaux faits maisons. La pâtisserie, sa principale occupation quand il a du temps libre.

Et il reste debout.

Reprenons. Une élève m'a accusé de viol, et vous avez décidé de vous venger sur moi. Bien. Maintenant, sachez quelque chose à mon propos : Je n'inflige aucun mal qui ne soit pas mérité. Chaque action que je fais, positive ou négative, trouve une origine. Je suis le flocon de neige qui, poussé par le blizzard, arrive à déclencher une avalanche. Le crime dont vous m'accusez n'en est pas un. Je m'affranchi simplement des règles tenant à l'herméticité des relations entre professeur et élèves. Celles-ci m'admirent, bien souvent, et je pense que le fait que je sois européen y est pour beaucoup, et j'ai en vérité bien peu de mérite. Osez me dire que la petite balance n'a pas exprimé un peu de remord ?... Attendez. Tenez.

Il sore d'une commode un dossier sans nom, qu'il lui tend.

Ma protégée. Je lui ai payé son année, son appartement, et ait joué les intermédiaires pour lui faciliter les démarches administratives. Et autres petits cadeaux. Et vous savez pourquoi ?... Parce qu'elle le mérite. De même, j'ai torturé cette petite pute qui a tenté de pénétrer chez moi pour me voler mes biens, et m'a insulté et déshonoré. Maintenant, j'ai promis de vous en faire baver, et je le ferais. Pas maintenant, parce que ce serait traître de ma part, de vous avoir attiré chez moi pour me venger de vos minables vendettas envers ma personne. Cependant, j'accepte d'effacer l'éponge si vous ne recommencez plus...

La miséricorde incarnée.

… et léchez le sol à mes pieds, en présentant vos excuses. Sinon, je vous invite cordialement à sortir, et nous nous reverrons en terrain neutre.

Le SS s'était soudain durci. Le regard, l'attitude, le ton. Il croise les bras, et la toise de sa hauteur, superbe roi en son domaine. Compte-t-elle l'attaquer ici, alors qu'il a des armes à sa disposition, et une connaissance parfaite du terrain ?
SS-Hauptsturmführer Anton, baron von Königsberg.

Cette image mène à mon RP que je l'aime bien.

Ce personnage n'a pas pour but de faire l'apologie du nazisme et cherche au contraire à avoir une réflexion sur les suites de l'idéologie à travers le temps, la survivance des endoctrinements meurtriers et la reconstruction des esprits détruits.

Le joueur et son perso sont à dissocier.

Lollipop Du Vivier

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Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 7 mercredi 01 janvier 2014, 23:14:25

<< You're still the same girl, With the same sweet smile that you always had, And the same blue eyes like the sun, And the same clear voice that I always >>

Il a repris le pouvoir. Mais pour combien de temps ? Il peut se poser la question, il le doit. Mais il ne te connait pas. Il pense que tu es une femme comme une autre, qui va se laisser faire à partir du moment où il reprend les rennes un instant. Mais c'est faux. Tu en ris mentalement, tu ris de tant de bêtise, de tant de confiance en soi. Il est un homme après tout, il est faible et se croit supérieur. C'est tout à fait logique. Tu plisses les yeux, tu n'as même plus besoin d'imaginer ses réactions face à tes petits attentats. Non, tu n'en as pas fait. Une raison ? Tu veux l'attaquer directement, le rabaisser à sa situation première, à son vrai statut, celui d'un violeur qui mérite que la Justice féminine l'étrangle doucement avec ses propres trippes. Tu veux le voir te supplier avec la voix rauque de douleur. Cette perversité qu'il fait glisser dans le sang de ses victimes, il doit la payer par son sang et sa souffrance. C'est presque sectaire que tes paroles, mais tu t'en fous. Tu veux te venger des actions de Vlad l'Empaleur sur cet homme qui répand la luxure et l'horreur sur des jeunes filles qui n'ont rien demandées. Tu l'as choisi au hasard, il s'est présenté à toi. Le Destin ? Tu n'y crois pas. Mais ça sera pure justice de le faire souffrir, de se venger sur Lui comme devraient le faire ses victimes. Tu n'as pas peur de lui. Pourquoi avoir peur de plus fragile que toi ?

Il est prêt à se défendre. Il est prêt à la battre, à lui donner des coups, à la blesser. Il a peur. Il a peur d'une femme ? Il est nerveux, il bande ses muscles pour arrêter des coups traîtres que tu pourrais lui donner. Tu souris doucement. Un sourire en coin qui s'élargit, mauvais et moqueur, provocant et ironique. Tu restes un instant auprès de lui. Tu réfléchis. Vas-tu lui pomper le sang ? Vas-tu le sucer longuement pour t'en servir de garde-à-manger de temps en temps ? Ca serait déjà une bonne vengeance. Mais dangereuse. Vas-tu le faire souffrir ? Non. Il faut une souffrance qui lui fasse hésiter sur ce qu'il croit vrai, juste, faux, méchant. Une souffrance morale. Pour toi, il semble que la solution pompage de sang soit la meilleure. Mais il peut faire du chantage. Et ça, ce n'est pas un bon plan. Tu regardes autour de toi. Une colombe tourne autour de vous, comme un simple pigeon cherchant quelque chose à manger. Mais elle est à toi. Elle hésite, elle aussi. Tu lui fais un signe de tête, tu l'as fais s'éloigner. Ou lui enlever la peau des membres en donnant à tes colombes l'autorisation de le picorer ? Ou .. Oooh… Le suivre. Se transformer en colombe. Attendre la nuit. Sucer son sang, redevenir une colombe. Et faire ça toutes les nuits. Comme les vampires d'antan. Juste pour qu'il ne comprenne pas, juste pour qu'il souffre, qu'il cherche … Cette idée te paraît la meilleure de toute. Et tu comptes la mettre à exécution dès ce soir. Parce que tu as besoin de sang.

Tu comptes jouer avec lui. Tu comptes en faire sa marionnette. Tu comptes lui faire regretter. Longuement. Il n'a pas le dessus. Enfin. Tu l'espères. Comment pourrait-il ? Et si tu savais qu'il est nazi. Il en prendrait encore plus dans la gueule. Parce que tu as vécu cette époque. Et ça ne t'a pas plu. Toute ce sang gaspillé par sa faute. Tu aurai fait de la chair à pâté ou des bouillons cubes de cet homme, si tu avas su. Mais tu ne comptes pas le laisser partir, le laisser s'enfuir, Non. C'est ta victime. Et il crie. Il crie. Il hurle ce que tu caches et que tu gardes secret pour t'en servir contre lui. Oh, le con. Il sait jouer. Il sait si bien le faire. Il veut le crier pour faire de la vérité un mensonge. Il veut prouver qu'il n'a pas honte, qu'il n'a peur de ce qu'elle peut dire, de la police ou d'autres merde dans le genre. Intelligent. Osé. Ca te fait sourire, un sourire capricieux. Puis tu redeviens sérieuse.

<<  -  Vous calomnier, professeur ! Mais regardez-le, jeunes gens !  >>  Tu parles aux badauds et passants qui vous fixent, intrigués, curieux de savoir la vie des gens qui s'engueulent, de pouvoir se dire que leur vie est meilleure que celle de ce couple. Tu les prends à parti, comme le ferait une femme pour montrer la non-fidélité de son mari. Ta voix porte autant que celle du professeur. << - Regardez-le ! Il viole ses élèves et le crie pour le nier ! VOUS CALMONIER ? VOUS NE MERITEZ QUE LA PRISON ! >>

Toi aussi tu attires les regards curieux et effrayés. Il va la battre ? Il va la faire taire ? Il continue. Il explique. Il est horrible, il est fier d'essayer de te faire peur, de se montrer plus fort, plus cruel, plus intelligent que toi. S'il savait. Il ne vaut rien. Même pas un petit centime qu'on laisse tomber et qu'on écrase, qu'on jette dans les égouts et qu'on laisse pourrir, noire et dégueulasse. Tu es pâle, encore plus pâle que d'habitude. Consentante face à la perversité. Tu sais que c'est vrai. Obligées d'être consentantes face au plaisir. Au départ. C'est sa faute. Elles vont pourrir de l'intérieur à cause de lui. Sa faute ! SA FAUTE SI ELLES DEVIENNENT COMME TOI ! TOUT EST SA FAUTE ! Tes yeux sont légèrement humides. Tu respires en haletant presque. Plus il parle. Plus il s'enfonce, plus tu vas le faire souffrir, plus tu veux le voir crier, plus tu veux le voir mourir, brûler doucement, chaque partie de sa peau, disparaître sous l'acide, Longuement. Il viole leur esprit. Il les pervertit pour en faire de la chaire à baiser. Il en fait ce qu'il veut. Parce qu'il est supérieur. Elles sont consentantes et elles en veulent toujours plus. Tu serres les dents. Tu ne dis rien. Tu serres les dents et baisse les yeux, comme battue par ses paroles. Mais c'est faux. Tu vas éclater quand tu pourras. Tu vas le faire éclater. Tu vas lui sucer tout le sang jusqu'à l'avant dernière goutte. Il mourra. Mais ne deviendra pas un vampire. Et pendant que tu le suceras, tu l'émasculeras. Pour qu'il perde sa virilité, sa supériorité. Qu'il souffre. Qu'il voit que sa pire arme n'est plus que du sang qu'elle lui ferait avaler. Mais tu serres les dents, tu respires comme lui. Deux fous ? Non. Toi, tu n'es pas folle.

Tu le suis. Tu laisses entendre un léger rire à la vue de l'appartement. Pitoyable. Propre, parfait. Comme lui ? Comme lui. Tu as envie d'en vomir tellement tu trouves ça ridicule, Tu as envie de venir foutre le bordel ici juste pour le faire enrager. Tu le feras aussi. Quand tu le suceras, tu le feras, tu viendras l'envahir de choses terribles qui lui feront péter un plomb. Juste parce que c'est amusant. Mais ce n'est pas une vengeance, c'est un petit plus que tu offres gratuitement. Du rab. C'est sympathique de ta part. Tu détailles la pièce. Belle, tout de même. Trop rangée pour faire vraie. Il a du avoir de sacrés problèmes dans sa jeunesse. Tu l'images, battu si son lacet n'était pas fait. Tu ne trouves que cette explication, à vrai dire. Comment peut-on devenir aussi fou, aussi maniaque ? Passer sa vie à tout contrôler, à tout ranger, c'est perdre sa vie. Vieux garçon qui est obligé de violer des lycéennes pour avoir un rapport sexuel. Personne ne peut supporter un caractère pareil, normal qu'il est des pulsions. Mais qu'il pervertisse des étudiantes. Une bouffée de colère colore ton visage pâle.

Mais tu restes calme. Tu t'assois. Tu prends le café. Tu y poses tes lèvres, tu humidifies lédites lèvres avec un peu du liquide, le repose et jette un regard aux gateaux. Putain, ce mec est un fou. Maniaque, pâtissier. Il est terriblement pitoyable, lamentable et un phénomène humain si particulier que tu ne peux qu'hausser un sourcil étonné quoique totalement froid. Tu ne prends pas des gâteaux. Tu n'en veux pas. Il reste debout, devant toi. Tu le fixes, et tu te relèves. Tu ne resteras pas assise devant cet homme qui veut te dominer de sa taille. Mais tu as chaud. Tu fais glisser juste un bouton de ton corset d'un mouvement habitué, restant debout devant lui, face à face nerveux. Tu n'es en rien nerveuse face à lui, tu n'as pas peur.  Tu es certes plus petite que lui, plus fine, légèrement maigre, c'est vrai, fantomatique. S'il touche ta peau, il frissonne face à la froideur de ton épiderme. Et il commence. Il parle. Tu restes indifférente. Mais à l'intérieur. Tu bouillonnes. Tu as l'impression de sentir un cœur qui bat de colère alors que tu es morte.

Tu prends le dossier, tu y jettes un coup d'œil, tu souris et tu le jettes sur la table. Il s'éparpille. Tu donnes un coup de pied aux copies, pour le provoquer. Tu souris. Tu ris. Se jeter à ses pieds ? Tes yeux se plissent. Ta voix n'est pas rauque. Elle est dure, froide, cinglante.

<< - Vous en prendre à une de vos victimes ne changera rien. La tuer, la faire souffrir alors qu'elle vous aime. Ca serait mesquin. Et pourtant. Vous savez qu'elles vous haïssent ? Leur adoration vous sera fatale. Elles ne mentent pas. Vous les violez. Elles sont loin d'être consentantes. Vous les faites devenir consentantes face à vous, mais au fond, une flamme et elles éclatent et avouent tout ! Vous êtes si mauvais … Cela vous fait du bien de penser qu'elles sont consentantes ? Vous essayez de vous voir un homme formidable qui les aide ? Vous vous dites quoi dans votre cerveau pourri jusqu'à la moelle ? Que personne n'osera faire quelque chose contre vous ? Vous êtes tellement ridicule que vos seules victimes ne peuvent rien vous faire. Vous les prenez fragiles pour être sûr de ne pas avoir de problème. Quelle attitude virile...Vous vous en prenez à des filles qui ont une vie devant elle ! A l'inverse de vous, elles pourraient faire quelque chose de leur vie ! C'est pour ça que vous commencez à les réduire. Vous en faîtes des femmes comme vous. Vous leur payez leurs études pour les voir sous votre joug, pour les garder dans votre médiocrité pour être sûr qu'elles ne vont pas trop s'affranchir de votre connerie rampante. Vous les réduisez à votre statut, pour être toujours supérieur à elles, pour vous sentir intéressant et aimé. Des pauvres filles qui ont peur de vos coups de folie pour un fil ! Parce que votre vie se résume à votre folie maniaque ! Parce que vous n'êtes rien. Vous voudriez être quelque chose, vous voudriez qu'on vous regarde comme un être supérieur, comme un Dieu, comme un Apollon, comme l'homme qu'on veut baiser. Mais vous n'êtes rien. Vous ne valez rien. Et vos folies supérieures retombent sur des lycéennes pleines d'hormones parce que vous ne pouvez pas viser plus haut. Voilà votre plus gros problème. Vous vous croyez important. Vous l'avez peut-être été. Mais vous ne valez rien vous n'êtes plus rien, on ne vous cherche pas, on ne vous demande pas, on ne vous craint pas. Alors, vous essayez d'être désiré auprès de jeunes filles, d'être craint par des jeunes femmes. Vous êtes une ordure qui ne vaut rien. Mais qui peut faire du mal et qui joue avec la menace. Vous n'êtes qu'une sous-merde, professeur. Non, pire. Vous n'êtes même pas quelque chose. Vous n'êtes même pas insignifiant. Vous n'existez déjà plus, tant vous êtes une poussière. Vous détestez la saleté car vous la représentez déjà trop bien. Et pourtant, vous pouvez faire beaucoup de mal. Vous êtes tellement inutile que vous pouvez seulement faire du mal. Vous ne pouvez être admiré que par la violence. Vous êtes si inutile, si mauvais que votre seule manière de vous faire admiré, un simulacre de l'amour qui vous semble suffisant, c'est de faire peur, c'est d'être violent. Vous les humilier assez pour qu'elles vous voient comme supérieur. Ca vous suffit ? Accablant. Pitoyable. Vous êtes pitoyablement ridicule, lamentable. Vous commettez le crime de pervertir des filles qui ne pourront plus jamais rien faire contre des gens comme vous. Vous avez l'autorité, vous l'utilisez pour punir ? Laissez moi rire. Vous n'êtes qu'un lamentable homme qui ne peut rien faire face à ses pulsions animales. Vous êtes un animal et vous vous croyez une justice divine. Vous pensez supérieur, mais vous ne méritez que d'être écraser sous la semelle de vos victimes, comme le chewing-gum qu'on a trop mordillé. Du remord ? Elle en a eut, la pauvre gamine. Elle est à vous, maintenant. Vous y êtes arrivé. Pour toutes ces filles, il n'y a plus rien à faire. Petit salaud. .>>

Lécher le sol ? C'est sa gorge que tu vas lécher. Avec une rapidité assez particulière tu avances vers lui en un pas, et prenant appuie sur ses bras croisés comme pour lui parler à l'oreille, tu viens susurrer contre le lobe de son oreille, collant con corps pulpeux contre le sien, comme sil tu allais en fait te laisser tomber pour lécher le sol à ses pieds. Pourtant, il sent tes lèvres terriblement froide qui touchent sa peau.

<< - Terrain neutre ? Je me fous du terrain. Celui-là est le mien. C'est mon terrain de jeu. Et vous êtes mon jeu. Ma nourriture, plus particulièrement. >>

Et il sent tes dents qui s'enfoncent dans sa peau. Et dans quelques secondes, après avoir gouté à son sang, tu vas disparaître. Partir. Rapidement, dépasser la porte. L'effet de surprise, le choc de sentir partir son sang. Il va te laisser partir. Mais après tu ne pourras plus jouer sur ça. Tu pars.

<< - Salle 201, samedi, 18h. >>

Ta voix s'élève alors que tu passes ta langue sur tes lèvres rougies par le sang. A samedi. Tu disparais, en courant, en claquant la porte derrière toi, ta robe faisant tomber la tasse de café sur le sol, le sang coulant sur ton menton.

Tu y seras. Corsetée. L'attendant. Lui et sa réaction après s'être fait sucer le sang.
« Modifié: jeudi 02 janvier 2014, 10:48:14 par Lollipop Du Vivier »




N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

SSiegfried

Humain(e)

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 8 vendredi 03 janvier 2014, 18:55:34

Le monologue eut de quoi le heurter. Physiquement. Comme un pain en pleine gueule, une femme de ménage lui déballait ses quatre vérités avec l'efficacité d'un... d'un Siegfried en colère, en fait. Oui, un bon alter ego qu'elle est, reflet féminin de sa rage, personnifiée en une créature qui ose tenir tête à un dangereux personnage. Un des plus dangereux dans son entourage, en tout cas. Elle le sait, s'en rend compte, n'est pas sotte... Mais fait quand même preuve de bravoure en osant l'insulter en cascade.

Boxeur avec un sang-froid incroyable, il encaisse les coups, un par un, dix par dix, sans rien laisser paraître, sinon quelques sursauts de ses nerfs faciaux, semblant s'agiter un peu. Son sang bouillonne, accélère, ses neurones tournent à plein régime. Il sait qu'elle a raison dans son analyse. Il sait qu'elle a tort dans sa conclusion. Il sait quoi lui répondre. Il sait comment démonter ses arguments, point par point. Elle a beau déballer son fiel plus vite qu'un serpent n'injecte son venin, il emmagasine tout et pourrait défaire tout son beau discours aussi parfaitement qu'elle a su le mitrailler de ses reproches.

Enfin, la pluie s'arrête. Siegfried n'est nullement impressionné par son rapprochement, par sa petite phrase, qu'il pense métaphorique.

Je...

Et ce sera le seul mot qu'il prononcera avant de se taire définitivement. Ca lui convient bien, tiens. Ca colle avec son égo surdimensionné, et l'amour qu'il se porte.

Le reste ? Blanc complet.



Le lendemain, il devait donc se trouver dans la salle. Nuit de merde. Le SS était stressé comme il ne l'avait plus été depuis des lustres. Son assurance s'est envolée avec la morsure. Il la regardait fixement dans le miroir, passant sa main agitée dessus. Ca saignait encore abondamment. Ce n'est pas en le tripotant à répétition que ça allait s'arranger, de toute façon. Mais putain, qu'est ce que c'était ? Il n'arrivait pas à y croire. Il examinait attentivement ses canines, matérialisait une morsure sur son propre bras, et ne comprenait pas comment c'était physiquement possible.

Vampire, vampire, vampire. Le mot tournait dans sa tête. Il se sentait faible, il avait bien vu qu'elle lui avait ponctionné du sang, ce n'était pas qu'une histoire de morsure, elle avait bu, cette putain, et rien que cette idée aggravait la nausée dont il était saisi. Une créature mythologique, une invention, une chimère, rien qui n'existait dans la réalité.
… pas plus qu'un super soldat dopé aux hormones nazies. Pas plus que des pouvoirs donnés par une entité divine scandinave. Bon sang, dans quel monde vivait-il ? Pourquoi devait-il être quasi-immortel, et vivre ce genre de choses ? Il baignait en pleine psychose, les gens rivés sur le sang tâchait son corps nu, particulièrement le torse, ainsi que son lavabo, normalement pur. Bordel, il fallait tout nettoyer. Il se faisait un nouveau pansement, sachant que ses capacités supérieures allaient vite le régénérer si il arrêtait d'y toucher tout le temps, prenait une nouvelle douche, et allait de nouveau récurer toute la salle de bain pour se calmer.



Le lendemain, il avait très peu dormi. Toujours en tenue d'Adam, assis sur son canapé, le SS sortait d'une nouvelle douche. Le soleil perçait par les stores. Gros petit déjeuner pour encaisser sa grosse journée, et contenter sa fonction d'assimilation métabolique accélérée, grand défaut de sa condition supérieure. Et, surtout, aujourd'hui se posait un épineux problème : Le dosage de son poison. Chaque matin et chaque soir, lors de sa petite injection, il ajustait la quantité de son sérum vital, celui qui lui permettait de faire perdurer les hormones nazies en lui, en fonction des ses besoins. Le niveau variait de quelques microgrammes, rien de bien grand, lorsqu'il se sentait trop fatigué ou au contraire trop en forme. La seringue du matin était donc dosée à un niveau inférieur, et il savait donc qu'il allait tourner au ralenti (à rythme humain, quoi) toute la journée. Pour 15h, il avait préparé une double dose. De quoi être dopé jusqu'à la matinée suivante. Sans attendre, alors que l'aube n'était pas encore terminé, il allait remplir un sac de sport d'affaires diverses et sortait de son appartement. Il sera de retour une bonne demie-heure plus tard.

Le reste de sa journée était donc consacrée à sa psychose. Il ne tenait pas en place, dans son appartement. Il voyait encore, sur le plancher, la tâche de café qu'il avait dû nettoyer. Quel putain de manque de respect, de bafouer les règles de l'hospitalité. Rien que ça justifierait une mise à mort ; et, chaque fois qu'il passait non-loin, son pied ne pouvait s'empêcher de tâter l'emplacement où il avait frotté. Taré, il était taré, et maniaque en plus.

Un peu de sport pour le tenir en forme. Un déjeuner massif, pour qu'il emmagasine le plus de nutriments possibles. Il se sentait bien lourd après le repas, mais ne se démontait pas, restait debout, à faire les cent pas jusqu'à en avoir marre, avec dans les mains un livre en allemand qu'il récitait comme un psaume, à voix basse, tout concentré et nerveux qu'il était.

15h environ. Assis dans son canapé, il réfléchissait aux conséquences désastreuses que provoquaient les injections trop fortes sur son organisme et son mental... avant de se planter la petite aiguille dans le bras, après un garrot. Le froid s'insinue dans ses veines, et, quelques secondes après, comme à chaque fois, ses sentiments se brouillent. Il a l'impression d'être dans un manège émotionnel. Il stoppe la piqûre et serre les poings. Il doit tenir, tenir bon, ne pas devenir fou jusqu'à ce que l'effet secondaire du produit s'estompe. Mais là, c'est dur. Deux fois plus dur que d'habitude. Sa mâchoire se crispe, il grogne, plisse les yeux, tape du pied nerveusement sur le sol, de la paume aléatoirement sur son genou, il tremble, et laisse passer les visions de violence dans son esprit, comme le plus affreux des films, les viols, les meurtres, il s'imagine en train de dépecer cette nana, de la faire hurler, de lui arracher la peau avec ses ongles, et de la baiser à répétition, jusqu'au sang, jusqu'à ce qu'elle s'évanouisse, il a mal à la tête, ça tourne, trop vite, encore un peu, putain, c'est de pire en pire, ça s'aggrave, la tension s'accumule dans sa gorge et sa colonne, il veut lui arracher la bouche avec les mains pendant qu'il l'encule, il veut lui briser le crâne sur un trottoir, jusqu'à ce qu'il ne reste que de la purée de son cerveau, lui arracher les membres, et rire, rire devant un public horrifié, des mots fusent, en teuton particulièrement, Hure, Hure, hass' dich, blutige Zicke, verdammte Monstrum, Drecksau, bordel, qu'il a envie de lui faire mal... Il fini par se lever et court jusqu'à ses chiottes pour gerber le jus d'orange et le bout de pain qu'il vient d'ingérer, et beaucoup de bile. Il frappe au passage la porcelaine blanche qui résiste à ses poings, tout en tremblant de tout son corps...



18h. Costume Hugo Boss. Manteau presque jusqu'aux genoux. Rasage impeccable. Cheveux coiffés sur le côté, à l'allemande. Cravate ajustée. Raide comme un piquet. Il n'était d'ailleurs pas exactement l'heure, et, ponctuel comme il aime l'être, il attendait dans le hall en regardant sa montre. À 17h58, il montait enfin les escaliers dans ce bâtiment absolument vide en ce jour et cette heure, et rentrait ainsi à l'heure précise.

Lollipop. Elle est là.

Bonsoir.

Il s'avançait jusqu'au bureau pour y poser sa serviette, et défaire son manteau, soigneusement abandonné sur le dossier de la chaise. Rajustage de col. Sourire. Elle pourra d'ailleurs voir l'impressionnant bandage fixé à son cou.

Je suis content que vous soyez là. Entre nous, j'ai été... fort impressionné par vos capacités. Vous avez un avantage sur moi que je n'ai pas. Vous connaissez ce proverbe américain ?... « Dieu a crée les hommes, Colt les as rendu égaux ». Je suppose que ça marche aussi pour les surhommes.

De l'intérieur de sa veste, il sortait, avec une vitesse impressionnante et une dextérité sans pareille, un Sig Sauer flanqué d'un silencieux, et pointait l'arme sur elle. Avant même qu'elle n'ait le temps de s'en rendre compte, une première balle fusait, puis une deuxième, et une troisième. Les explosions résonnaient dans l'amphi. La créature était percée par trois fois, sans pouvoir y échapper. Une balle dans le pied, d'une précision inégalable, et les deux autres dans les épaules.

Elle aurait pu tenter de s'échapper. Oui. Elle a probablement des réflexes supérieurs à la moyenne ; mais Siegfried, gonflé à bloc grâce à ses produits chimiques, la surpasse sans aucun doute. Aussi, subissant les trois coups presque instantanément, elle ne peut que s'écrouler devant ce déferlement de violence. Il approche d'elle, posant sa chaussure cirée, d'une grande marque italienne, sur son cou. Le canon visait la tête de Lollipop.

Au risque d'être cliché, je vais le dire en allemand : Auf wiedersehen.

Blam.



ᛋᛋ



C'était un joli matin de mai. Un matin frais, cependant. Les matins où les oiseaux chantaient, où le soleil semblait envoyer des rayons froids, où la rosée blanchissait les prairies.
C'était le printemps, et les fleurs bourgeonnaient depuis longtemps. Les gens redécouvraient le beau temps, et adoraient ça. Ils redécouvraient les balades découverts, sans trop de vêtements.
C'était un mercredi, un beau petit m....
Ah. Non.




Dur réveil, hm ? Du genre lendemain de cuite, sauf que là, l'alcool n'était pas la raison. Il avait juste frappé, avec sa crosse, sur sa tête pour la faire s'évanouir. Il l'avait ensuite attachée, puis avait fait un peu de chirurgie, la débarrassant des éclats de balles, appliquant de gros pansements sur ses blessures. Ensuite, lumières éteintes. Un bon moment, le temps que les choses passent. Pas de flic, pas d'alerte. Bien. Il allume juste les lumières du bureau, donc, et va chercher le matériel laissé dans un casier du couloir ce matin-même. Des chaînes, des cordes, des menottes, pour commencer. De quoi rire un peu.

Quand Lollipop se réveillera enfin, cinq minutes ou cinq heures plus tard, Siegfried sera là, un petit café en main, toujours dans son impeccable costume. Patience, comme d'habitude. Il sera dans la pénombre, assis sur une table, tandis que Lollipop est dans la lumière. Position pas glorieuse, d'ailleurs. D'abord, elle est sur le bureau, dans le sens de la longueur, donc de côté par rapport au SS. Agenouillée. La face contre le bureau. Le dos cambré. Ses poignets sont attachés à ses chevilles. Ses genoux sont reliés, par une corde, à son cou. Seins compressés par ses propres genoux. Quoiqu'elle cherche à faire – basculer sur le côté, ramper en avant, en arrière, bouger un membre  - les liens l'en empêchent. Complètement immobilisé. Le nazi semble avoir une connaissance aigüe du bondage et du shibari. D'ailleurs, et c'est bien la caractéristique de nœuds bien faits, la force ne pourra rien contre les attaches qu'il lui inflige.

Prenez votre temps pour retrouver votre esprit. J'ai vu que vos blessures se régénéraient bien... J'ai senti votre peau blanche, j'ai examiné vos yeux, votre corps... Vous êtes... une morte.

Oh, et elle était nue, complètement. Les parties intimes à l'air, dans une position des plus humiliantes. Ne t'inquiète donc pas : Le SS t'as déshabillé avec tout le soin possible, tout le respect qu'il fallait pour un si beau corps. Chaque vêtement fut enlevé avec délicatesse, pliés, posés en pile non-loin. Une merveille. Et il s'est délecté de ton corps sans retenu, cet enculé de sa race aryenne.

Ce genre de... créatures de légende. Vampire, hm ? Ma mère disait goules. Moins sexy, mais tout aussi parlant. Une créature qui fut un temps vivante et qui maintenant subsiste en buvant le sang des humains. J'espère que vous avez trouvé le mien à votre goût, bien qu'il ne soit pas naturel... bourré de produits de laboratoire. Pas très goûteux, je pense. Café ? Ahah.

Il sourit, s'approchant d'elle et lui caresse la tête. Elle peut constater, maintenant qu'il est dans la lumière, qu'il a encore son pistolet dans la main, et qu'il n'hésitera pas à s'en servir sur elle, avec la précision qu'elle lui connaît désormais.
Il arrache son pansement, tâché de sang encore, et lui colle sous le nez.

Sentez, ma chère. Sentez. Si ce qu'on dit est vrai, c'est le genre de trucs qui vous excite pas mal, hm ? Ca vous donne faim ? Vous avez envie de me bouffer, pas vrai ?... Au fait, je ne connais toujours pas votre nom. Je suis Anton von Königsberg. Mort en 1945.

Un allemand mort en 45. Fais le lien toute seule.

Posant la tasse à café, et rangeant le pistolet dans l'étui à l'intérieur de sa veste, il allait se saisir d'une large cravache, avec laquelle il lui fouettera les fesses une bonne dizaine de fois. Dans la position où elle se trouvait, il arrivait que, malencontreusement, le cuir frappait une partie plutôt sensible et très exposée. Too bad. Il ne s'en formalisait pas, dispensant avec un sadisme certain ses coups, jusqu'à s'arrêter, manifestement soulagé.

Ca fait un bien fou... Vous savez, vous n'avez pas eu tort. En effet, je suis un salaud. Mais je ne dispense pas le mal. J'ouvre l'esprit des gens. Je les libère. Les élève. Nous souffrons tous un jour... Mais je ne détruis pas de vie. Si vous croyez ça, vous êtes... idiote. Et surtout, vous avez perdu. La petite justicière de pacotille est tombée sur plus fort qu'elle. Maintenant, j'ai le choix. Soit je continue à vous faire souffrir jusqu'à en avoir marre, et vous laisser ici jusque... Lundi matin ?... Soit nous pouvons avoir une discussion posée, calme, où vous vous soumettrez et me promettrez de me foutre définitivement la paix. Oh, bien sûr, j'exigerai des garanties. Qu'en dites-vous ?

Et, pour la forme, la cravache ira s'abattre sur ses fesses – encore.
SS-Hauptsturmführer Anton, baron von Königsberg.

Cette image mène à mon RP que je l'aime bien.

Ce personnage n'a pas pour but de faire l'apologie du nazisme et cherche au contraire à avoir une réflexion sur les suites de l'idéologie à travers le temps, la survivance des endoctrinements meurtriers et la reconstruction des esprits détruits.

Le joueur et son perso sont à dissocier.

Lollipop Du Vivier

Créature

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 9 samedi 18 janvier 2014, 22:17:10

C'est si bon. Si agréable de le voir blanchir, pâlir, changer de couleurs au fur et à mesure … Souffrir. Il souffre, c'est si bon, si amusant, si .. Excitant ! Tu es excitée par sa souffrance, par son sang qui coule plus vite, plus chaud dans ses veines. Les mots tombent en cascades, s'échappent de ta bouche. Tu hurles, tu cries, tu lui assènes ses vérités toujours plus fort, toujours plus crument. Il ne mérite que ça. Tu veux le voir trembler de rage, blanchir de fureur, essayer de te donner des coups, serrer les dents avec une grimace, avec un grognement de rage qui cherche à s'enfuir de sa gorge. Sa gorge … Tu n'as pas l'temps de passer ta langue sur tes lèvres, mais tu le fais mentalement. Sa gorge, son sang, tout semble délicieux. Quel repas, en perspective ! Qui est le prédateur ? Il y a de quoi se poser la question à vrai dire … Ton statut de vampire te rend pourtant le pire des prédateurs, normalement … Et bientôt ! Bientôt tu sauras que c'est faux. Que ce n'est pas la réalité … Car même une immortelle trouve toujours plus dangereuse qu'elle.
 
Et quel calme. Ca te fait sourire. Ca te fait rire ! Ce calme, cette espèce de pseudo froideur. Et pourtant. Chaque sursaut, chacun des sursauts est enregistré par ton cerveau. Il est en rogne, en rage, en fureur, il te hait, il t'exècre, il te déteste ! Que c'est amusant … Tu inspires. Fini. Tu ne peux plus rien rajouté à ce long monologue. Mais tu te fous de ce qu'il pourrait rajouter. Il n'aura pas l'temps ! Tu n'es pas une ennemie pleine d'honneur, tu n'en as plus aucun d'honneur. Ecouter l'adversaire ? Rien à faire ! Tu ne veux même pas voir que tu puisses avoir tort. Tu as tout déballé comme si tu parlais à quelqu'un d'autre. Mais ça il ne le sait pas. Toutes ces reproches … Elles ne sont pas pour lui. Elles sont toutes pour Vlad. Et il lui ressemble tant ! Tu le détestes pour ça, en fait. Puis bientôt, tu le détesteras encore plus : tu le haïras parce qu'il ressemble à Dracula et qu'il est lui-même. Ca s'ra fantastique. Tu n'en riras plus. Du tout.  Son cou … Sa gorge qui s'offre à toi. Tu te jettes dessus comme un chat sur la souris. Tu plantes tes crocs dans sa peau en un petit succion.

S'il n'avait pas eu cet égo ! Il aurait pu échapper à ta morsure. Le sang … Il coule le long de ta gorge, il réchauffe ta peau gelée. Ce gout. Ce n'est pas le délice auquel tu t'attendais … Il n'est pas aussi si bon. L'emballage mentait … Mais il n'est pas mauvais non plus. Tu le trouves … rempli de produits chimiques. Pas pur, ça c'est sûr. Mais un p'tit gout de puissance qui ne te déplaît pas. Un gout de surpuissance même. Le sang coule un peu sur ton menton, chaud et gouteux, brulant ta gorge. Tu fermes tes yeux fiévreux de plaisir. Ca t'excite ce sang qui finit sa course dans ta gorge.

Je…

Et tu pars. Il ? Tu ne sauras pas. Tu t'en fous, tu t'en branles, tu n'en as cure. Tu as eu ce que tu voulais. Son sang. Dans ta gorge, qui coule, toujours plus, qui nourris tes chaires, te rajeunit, te donne la force de continuer, de te battre, toujours plus. Encore. Tu veux le sentir dans ta gorge, cette chaleur qui t'entoure, qui te fait fermer les yeux de désir. Du sexe ? Non. Du sang, toujours plus de ce sang, de cette domination violente. Tu le domines. Tu le domines de ton statut, tu crois le dominer, lui faire peur, le tenir dans ta paume et pouvoir fermer la main pour l'écraser, l'étouffer, le réduire en poussière, en une bouillie informe. Toujours plus. Toujours. Encore.

Quel jour ? Aucune idée. Tu t'en fous, tu t'en branles, tu n'en as cure.

Seule. Allongée sur ton lit. Que faisait-il ? Que pensait-il ? Que se disait-il ? Qu'est-ce qu'il espérait ? Qu'est-ce qu'il craignait, prévoyait, comptait faire, pensait faire ? Tu voudrais savoir. Tu voudrais tout savoir. Putain, oui. Tout. Du plus infime détail à la chose la plus simple. Tu voudrais tout voir de ce qu'il fait. Tout comprendre. Le comprendre. Pourquoi il fait ça ? Pourquoi ils ont fait ça ? Comment en sont-ils arrivés à ça, tout ces gens ? Pourquoi, comment, où .. Qui. Qui t'as fait ça. Pourquoi à toi ? Allongée. Tu fixes le plafond. Blanc, blanc, pur. Pas de toiles d'araignée, pas lézardé, pas sali. Allongée. Les mains derrière la tête. Nue. Quelle heure est-il ? 7h ? 8h ? 10h ? Aucune idée. Tu t'en fous … Non. Tu te répètes. Nue, frissonnante, frémissante, ta peau pâle découverte, allongée sur le drap rosé. Tu fies le plafond. Pourquoi tu y vois des taches de sang ? Pourquoi tout te semble ensanglanté ? Tu n'as plus faim. Tu n'as pas pris pourtant assez de sang pour retrouver l'entièreté de tes pouvoirs. Mais son sang est si … écœurant. Dégoutant et délicieux. Attirant et effrayant.

De qui tu parles ? Pourquoi tu regardes le plafond ? Tu te lèves. Tu t'assoies. Tu regardes devant toi. Le mur. Blanc. Tu fermes les yeux. Rouge, du sang, partout. Est-ce que c'est ta faute depuis le début ? Tu souffles. Ca ne sert à rien d'y penser. Tu te bats contre cet homme maintenant. Plus contre Vlad. Juste contre ce professeur, cette ordure, ce moins que rien. Comment s'appelle-t-il, déjà ? Tu ne sais pas. Tu te lèves, tu t'étires, nue. Un regard au miroir en face de toi. Un corps gracile, frêle, pâle, si pâle. Un coup de vent et tu tombes. Une impression. Ce n'est qu'une impression. Tu ne tombes pas avec un coup de vent. Tu espères qu'il souffre de la blessure. Que ta morsure s'infectera. Que ça saignerait pendant des heures, qu'il serait faible. Qu'il devenait fou. Qu'il n'y croyait pas et cherchait une raison raisonnable. Qu'il comprenait et en souffrait encore plus. Plus fort que lui. Dominé par une femme. Il en souffrirait.

On est le matin. Tu le sais. Tu ne sais plus si tu as dormi cette nuit. Excitée. Tu t'es touchée, tu le sais, ça.  Tu as cambré, tu as gémit, tu as frissonné de plaisir, tu as jouis. Seule. Allongée dans ton lit. C'était son sang. Ca t'avais excité. Au début, tu avais cru que ce n'était pas sexuel. Mais le sang, la morsure est tellement prêt de l'acte sexuel. Ca l'implique si souvent que tu n'as pu résister. Tu le désirais. Lui ? Tu l'exècres. Mais tu étais si excitée. As-tu dormis, après ? Est-ce qu'il a dormi, lui ? Pourquoi son sang à ce gout ? Tu veux savoir. Tu veux tout savoir sur lui. Comment ce sang … pouvait-il sentir ce gout de puissance ? Ce gout de folie. D'années. De longues années. Pas de vieillesse. D'immortalité. Mais il ne peut pas être immortel. Tu n'as pas dormi cette nuit. Tu as réfléchis. Longuement. Tu as haleté, tu as gémit, plus fort, ton souffle court, tes yeux plissés par le plaisir, la cyprine coulant le long de l'intérieur de tes cuisses. Tu n'as pas dormi. Mais tu n'es pas fatiguée. Moins excitée, ça c'est sûr.

Pas fatiguée. Tu as hâte, en fait. Hâte de te retrouver face à lui. De le voir, de le sentir impuissant face à toi. Tu te penses maîtresse de la situation. N'est-ce pas ? Dommage. Tu enfiles un long T-Shirt. Tes cheveux sont emmêlés, sec, rêches. Direction la douche. Tu as envie de le voir, faible devant toi. Tu retires déjà le T-Shirt et te glisse sous la douche. L'eau chaude coule sur ton corps, les gouttes suivent l'ovale de tes seins, s'attardent sur le bout de ton téton avant de tomber et de s'écraser sur le carrelage de la douche. Blanc.  Tu n'as plus faim. Mais si tu dois te battre ? Te battre … Imbécile ! C'est une idée absurde. Tu arrêtes l'eau de la douche. Tu laves doucement tes cheveux, massant ton crane en fixant la buée qui s'installe sur le miroir. Tu te laves, tu fais mousser le savon sur ton corps, tu passes ta main sur ton sein, ton intimité. Non, tu n'es plus excitée. Ca en devient une manie ! L'eau coule sur tes lèvres, s'infiltre dans ta bouche. Est-ce qu'il en devenait fou ? Tu penses à lui, chaque seconde. Est-ce qu'il a nettoyé la tache de respect ? Est-ce qu'il pense à une vengeance ? Est-ce qu'il va en devenir fou ? Tu t'enroules dans une serviette de bain. Tu passes la main sur la buée.

Tu as si hâte ! Et lui, il a hâte ? Il a envie de te voir ? Aucune idée. Tu comptes prendre un peu des informations. Son prénom, son nom, par exemple. Ce n'est pas inutile. Tu ne t'habilles pas, tu restes nue et t'assoies devant l'écran de ton ordinateur portable. Lycée de Seikusu, professeurs … Et tu cherches dans la liste. Les photos des professeurs … Tu descends, tu descends … Enfin. Son visage. Toujours aussi parfait. Aussi droit. Siegfried. Professeur Siegfried. Nom allemand. Ca lui va terriblement bien. Aussi mal-aimable que cette langue vomitive. Siegfried … Pas de prénom ? Non, apparemment pas. Ou tu ne le trouves pas. Tu notes ça dans un coin de ton cerveau. Cette fois tu regarde l'heure sur l'ordinateur. Déjà ? Déjà 11h ? Tu ne mangeras pas aujourd'hui. Pas envie de faire semblant. Tu restes nue, tu cherches des vêtements dans ton tiroir. Une culotte en dentelle noire, un corset en dentelle grise. Beaucoup de dentelle. Elle accroche ses bas à son corset, des bas en soie. Une jupe, mi longue, grise, un peu plus gaie qu'en temps normal. Irréel ? Intemporel. Tu coiffes tes cheveux, tu enfiles des chaussures, tu te maquilles. Tu ne vas pas attendre là. Non. Un petit tour à la bibliothèque du Lycée t'occupera bien.

Faut que t'arrêtes de réfléchir. Tu verras bien ce qu'il se passera ce soir. Un désastre ? Non, bien sûr que non. Est-ce que tu pourras te transformer si besoin est ? Tu passes une main dans tes cheveux en soupirant. Non. Tu ne pourras pas. Pas assez de sang, encore. Il t'en faut plus. Mais tu invoqueras une colombe, pour surveiller un peu. Sait-on jamais. Mais que pourrait-il te faire après tout ? Rien, rien de rien ! Tu soupires. Encore. On verra bien. Tu fais des recherches. Ce sang … Ce gout. Des vitamines ? Nan. Plus fort. Du truc chimiques. Ca reste trop mystérieux. Ca t'enlève de ta confiance. Tu lui demanderas, tiens.

18H.

Assise sur une table, tu l'attends. Pose aguicheuse ? Légèrement. Regard d'aigle. Une colombe, posée sur une branche, regarde la scène qui va se dérouler sans qu'elle puisse agir.  Tu attends, tu es parfaitement immobile. Tes yeux sont pâles, fiévreux. Toujours excitée par ta morsure, presque 24h en arrière maintenant. Tu passes ta langue sur tes lèvres andrinoples. Ecarlates. Rouges. Du sang. Tu vas le mordre, tu vas le sucer encore. Jusqu'à la moelle. Tu en as envie. Son sang est comme une drogue. Pire que d'habitude. Trop puissant. Même si ça te laisse un arrière-gout désagréable. Envie de ce sang, de sa chaleur dans ta gorge, de l'excitation qui suit, après. Comme si ça te faisait te sentir en vie. Puis … C'est une punition pour lui. Siegfried. La porte s'ouvre.

Siegfried. Parfaitement à l'heure. Tu ne te lèves pas, tu esquisses un sourire, un mouvement de tête rapide. Précis. Parfait. Comme d'habitude. On ne change pas une équipe qui gagne. Mais il va perdre. Echec et mat. N'est-ce pas ? Tu n'en es plus sûre. Tu te mets debout alors qu'il avance vers le bureau. Tu gardes un visage fermé, un regard froid, ton corps gracile se recule légèrement sans que tu ne répondes au Bonsoir. Non. Tu souris en coin. Tiens, tiens. Il est trop calme. Top parfait, trop bien habillé, trop impeccable, trop propre. Trop Siegfried. Et ça, ça t'énerve particulièrement. Son caquet, son sang froid, tu veux tout mettre à terre et l'écraser, l'écrabouiller. Tu veux le jeter à terre, lui, et le voir perdre sa supériorité. Et cette fois. Tu souris, un grand sourire malicieux et ironique, moqueur. Tiens. Un bandage ! Il a du avoir mal, il a du souffrir. Tant mieux ! Tu plisses tes yeux d'un air de prédateur. Mais pas pour longtemps. Il est si calme, il fait les mêmes mouvements que d'habitude. Il ne change rien. Il sourit.

Un mauvais pressentiment. Tu as un mauvais pressentiment, tu te recules un peu plus rapidement. Trop tard. Aux paroles, tu comrpends, mais déjà le mouvement est fait. Déjà, l'arme est sortie, déjà il te vise, déjà tu entends les détonations, déjà un cri de douleur t'échappe, déjà les balles te transpercent.

Blam.
Blam.
Blam.

Et te voilà, au sol. Putain de merde ! PUTAIN ! Clouée au sol par les balles, épaules tirés vers l'arrière à cause des balles. Sueur sur le front, douleur que tu gardes pour toi en mordant ta lèvre inférieure, regard hagard, grognement sourd de douleur. Il t'a eu. Pas le temps de te transformer, pas l'énergie de toute manière. Et la colombe. Trop loin, incapable de rentrer dans la salle par la fenêtre fermée. Prise au pièce. Echec et mat. Pas assez rapide ! BON SANG ! TOI ! TOI ! Pas assez rapide ! Il n'est pas humain. C'est la seule raison … Tu l'entends approcher, tu sens la semelle sur ton cou. Ca ne te tuera pas. Le coup de feu ne te tuera pas. Ce n'est pas de l'argent, après tout. Est-ce que tu as peur ? Allez, dis-le moi. Tu as peur … Tu trembles ? Bon sang ! Tu trembles ! Ridicule. Pathétique. Ce mal de chien. Cette douleur ! Tu le regardes. Et sourit.

<< - Je ne comprends pas l'allemand. >>

Egale à toi-même. Et le noir, complet, profond, douloureux. Il n'a pas pu te tuer. Tu as mal. Ta tête. Le noir. Ce noir. Butée. Tu buttes contre tes pensées. Contre Siegfried. Contre tout. Têtue. Rien ne te fera plus changer d'avis. Ton ennemi. C'est devenu ton ennemi. Tu n'as même plus besoin de raison pour le haïr. Il est Siegfried. Ca suffit. Tu tombes. Dans ce noir, qui t'englobe, qui te noie, qui te dévore, qui te torture …

And if somebody hurts you, I wanna fight
But my hands been broken, one too many times
So I'll use my voice, I'll be so fucking rude
Words they always win, but I know I'll lose


Mal à la tête. Tu gardes les yeux fermés, sans raison. Comme si tu ne voulais pas voir. Tes membres sont engourdis. Tes épaules te font mal, ta tête paraît vouloir exploser. Mal. Mal, putain, mal. Si mal. Et cette tête ! Putain, ta tête ! Il en a fait quoi ? Mal. Tu n'as que ce mot qui résonne dans ta tête trop lourde. Un putain de mal. Et une sensation...Désagréable. Comme prise au piège. Mais vraiment prise au piège. Acculée. Attachée. Comme une proie, saucissonnée pour être prêtre à être vendue. Une proie. Il t'a chassé, il t'a eu, sans problème. Sans aucun problème. Putain. Mal à la tête.

Ce coup a la tête t'as fait bien mal. Etonnant. Assommée, quoi. C'est con, hein ? Ouaip. T'as peur maintenant ? Oui, tu peux le dire. Allez, dis-le. Tu as peur. Tu ouvres les yeux et tu as peur. La lumière, crue, froide, blanche. Elle t'éblouit. Tu as peur. Oui. Toi, Lollipop, toi, la vampire, toi, l'Orchidée, la Fatale, toi, tu as peur. Et puis, tu commences à comprendre. Tu commences à savoir pourquoi tu as mal, si mal. Cette position. Tu peines à tourner la tête. Autour, c'est sombre, c'est noir, le noir profond, complet. Il est quelque part dans la pénombre. Tu n'arrives pas à le distinguer. La lumière est trop blanche, elle t'éclaire trop. Putain, tes seins. Mal. Pressés, pressés par tes genoux. C'est quoi cette position, bonté divine ? Tu es cambrée, tu es bloquée, parallèle à lui, dans le sens du bureau. Comme un trophée qu'on exhibe. Tu n'es pas un trophée ! Bloquée, les poignets attachés dans le dos .. A tes chevilles ? Tu ne peux pas bouger .. Tu es nue. Nue. Totalement nue. Et tu sens l'air de la salle contre ton intimité nue. Ah...Bon sang. Il manquait plus que ça. Et incapable de bouger. Tous ces liens … Toutes ces cordes ! Il s'y connaît, l'enfoiré. On dirait pas comme ça, mais t'as eu déjà ta dose de bondage, sadomasochisme, shibari, humiliation. J'veux dire, Vlad il t'en a déjà fait voir des vertes et des pas mûres. Est-ce que ça te plaisait ? Ca a pas du te déplaire, n'empêche. Je dis ça, je dis rien. Tu enrages ? Ouais, tu enrages, tu en grognerai presque. Mais tu te calmes, tu te calmes … Doucement. Tout doux. Tu relèves un peu les yeux, tu fouilles la salle sombre. Tu le vois. Tu le distingues. Tu l'entends. Bloquée. Putain de merde.

<< - Je suis une morte, oui. Morte. Depuis … Le dix-septième siècle, exactement. Ca fait un quelques années, effectivement.>>

Tu commentes. Tu essaies de faire abstraction à ta nudité. Il t'a déshabillée. Oh, cette sensation horrible. L'impression d'avoir été souillée par les mains de l'homme. De Siegfried, cet ennemi. Ton souffle s'accélère alors que tu plisses tes yeux pâles, retenant de lui lancer à la tronche tout un tas d'insultes. Tu le fixes alors que tu serres les dents, grognant presque de rage. Il peut remarquer que tes muscles tremblent légèrement. Peur ou colère ? Aucune idée. Et sa main … dans tes cheveux. Sa mains dans tes beaux cheveux propres qui sentent la noix de coco. Sa main qui caresse tes cheveux comme on le ferait d'un animal, avec complaisance. Il peut entendre le râle de colère alors que tu essaies de bouger pour qu'il enlève sa main.

<< - Goule, vampire, c'est du pareil au même. Je bois le sang que je trouve. Je me délecte de la douleur des morsures, Je survis. Oui, je survis, je garde ma jeunesse éternelle. Le votre ? Dégoutant. Et Délicieux. Je me demandais justement … Ce que c'était, cet arrière-gout. Vous avez pourris ma séance de suçage de sang. Mais il a quelque chose de puissant qui est très agréable, si ça peut vous rassurer. Une proie de choix, un met fort gouteux, en fin de compte. Content ? Oh. Au fait. Brûlez vous avec votre café. >>

Un ton agréable. Jusqu'à ces derniers mots. Froids, secs. Son pistolet ? Tu t'en fous. Le pansement .. Ta langue vient laper le sang dans un mouvement rapide, comme une droguée devant de la coke. Tu le fais rapidement, mécaniquement avec un sourire en coin. Tu souris. Tu ris. Un rire qui dégringole dans ta gorge. Tu relèves les yeux vers lui. Menaçante. Affamée. Son sang, encore un peu, toujours un peu plus. Pour le punir. Et pour le boire, pour le plaisir …

<< - Pas mal ? Oh, quel euphémisme. De vous dévorez, Professeur .. Siegfried, c'est ça ? Oh. Anton von Konigsberg. De mieux en mieux. De vous prendre tout votre sang. De me baigner dedans pendant que je me toucherai, professeur. D'autres détails ? Vous voulez que je vous explique combien j'ai envie de vous égorgé et me laver dans ce sang pour en faire un des meilleurs bains ? Ophélia. Ophélia Du Vivier. Mais on m'appelle Lollipop, ici. Je ne crois pas être la seule à avoir des petits secrets, professeur … Mort ? Je comprends mieux le sang. Celui que je vous sucerez jusqu'à ce qu'il ne vous en reste plus un goute. Que vous tombiez sur le sol. Desséché.>>

Tu fais claquer tes dents dans le vide, avec un sourire. Allemand. Mort en 1945. Encore vivant. Un nazi. Bravo, bravo, Lollipop. Tu t'es fourrée dans de beaux draps. Mais tu vois la cravache. Oh. Il veut jouer à ce jeu là ? Excitée ? Ca t'excite. Ouais. Mais pas ça. Pas maintenant. Pas de nouveau. Pourtant, tu le provoques. C'est clair. Avec ta langue qui claque alors que tu raidis. Les coups. Sur tes fesses, sur ta chatte, sur tes reins par moment. Ah. L'enflure. Il y va fort. Un nazi. Il te domine. De toute sa hauteur. De toute sa force. De toute son immortalité. Tu cambres encore plus avec un gémissement qui t'échappe. Un gémissement de douleur. LE CON ! Tu mords ta lèvre. Elle saigne. Ta lèvre saigne, alors que tu halètes. Et que tu l'écoutes.

<< - Je n'ai jamais tort sur ce genre de sujet. L'expérience.>> Tu halètes. Tu as du mal à rester calme. Le mordre. Il doit remarquer ton mouvement vers l'avant pour atteindre quelque chose. Tu essaies. << Vous le dispensez le mal. Vous les rendez … soumises aux hommes. Perverties par un homme. Perverties. Elles ne sont plus dans le droit chemin de Dieu.>> Folle. Il ne va pas te croire. Une vampire qui parle de Dieu ! Mais tu continues; Têtue. Butée. << Tu ne leur ouvres pas l'esprit. La chatte, le cul. Pas l'esprit. Vous ne les libérez pas. Vous les enchaînez à la perversion. Je ne suis pas idiote. Je l'ai vécu. Je le sais. Je le suis. Et vous n'êtes pas plus fort. On souffre tous … Et on se relève. Vous souffrirez bien plus que ce que je vais souffrir. Laissez-moi. Torturez-moi. Essayez. Allez-y ! Allez-y … Jamais je ne me soumettrais devant un homme aussi … pitoyable que vous.>>

Et malgré un nouveau gémissement. De douleur, tu restes sur cette idée. Et il entend le bec d'une colombe taper contre la vitre. Et autour de lui … Deux. Trois. Quatre ! Quatre oiseaux, blancs, qui viennent le picorer, violents, rapides, arrachant la peau et les vêtements. Les yeux, le nez, l'entrejambe. Surtout ça, qui est visé. Tu souris. Et tu essaies de te défaire de tes liens, alors que tes colombes l'occupent. Au moins tes pouvoirs te servent à quelque chose. Étonnant, cette apparition d'animaux, de volatiles, d'un coup. Comme ça ! Des volatiles qui s'en prennent à son corps alors que leur maîtresse est bloquée.
« Modifié: dimanche 19 janvier 2014, 10:26:42 par Lollipop Du Vivier »




N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

SSiegfried

Humain(e)

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 10 samedi 08 février 2014, 20:10:19

Pathétique... Si Dieu était avec v...

Il se stoppe brusquement, brandissant par réflexe son pistolet vers la vitre. Il a cru que quelqu'un aurait pu s'y trouver... Mais non. Un piaf. Respire, Siegfried. Inutile de gâcher l'une des quinze balles de ton magasin, surtout pour un simple animal.

Simple animal ? Le voilà soudain agressé par plusieurs exemplaires de ce simple animal. Il fait des grands moulinets avec ses bras, visage vers le bas pour y protéger toute atteinte. Sa veste se voit égratignée à plusieurs endroits, sa main y passe pas mal, il repousse toute atteinte vers son pantalon. Tirer ? À cette distance, il ne pourrait atteindre que les murs. Et il doit économiser les bruits qu'il pourrait faire : Chaque détonation est susceptible d'alerter un imprudent qui ne serait pas loin. Si il tire, il doit être sûr de toucher.

Il n'a d'autres solutions que de courir vers Lollipop. Elle pourra constater l'extrême agilité du SS qui bondit au-dessus d'elle, s'appuyant sur son dos au passage. Il atterrit de l'autre côté du bureau du professeur, tente de tempérer l'élan qui l'emporte, puis se saisit de la chaise réservée à l'enseignant par le dossier et l'envoie violemment en l'air, décrivant un arc de cercle au-dessus de sa tête, qui éloigne les piafs à plus d'un mètres. Parfait ! De l'autre main, il lève son Sig Sauer et tire une salve de deux balles. Une colombe est touchée au cœur, l'autre à une aile. Les autres reviennent à la charge, un bec le frappe juste sous l'oeil, les serres refermées sur sa joue, se plantant dans sa mâchoire. Sans hésiter : il fera sauter, d'une cartouche, l'oiseau de malheur, éclaboussant sa face de sang volatile. Au passage, l'une de ses oreilles devient sourde, sifflant affreusement. Bordel.

Il en reste une. Alors qu'il comptait lui en coller une, même de près, quitte à la rater, la chose atteint une veine apparente du revers de sa paume, celle dans la continuité de son majeur. Le sang gicle, mais surtout, la vive douleur l'oblige à lâcher son arme. Donnerwetter ! Lâche-t-il rageusement, alors qu'il lève ses deux mains brusquement, saisissant l'oiseau qui tente de lui échapper. Mais sa poigne est puissante, et bien que son bec picore ses doigts, Siegfried est énervé et il ne compte pas la lâcher. Il compresse l'oiseau, lui casse les os, brise net une aile, puis lui tord la nuque dans un affreux craquement. Mort. Du calme, enfin... Il laisse le cadavre tomber au sol.


Tout ce temps, Lollipop aura pu constater l'efficacité des attaches de Siegfried : Chaque fois qu'elle se met à tirer sur ses poignets, les nœuds se resserrent irrémédiablement. Le fait de chercher à se dégager rendait immanquablement la libération plus difficile, voire même douloureuse. Fallait-il chercher à se détendre ? Point. Le tout était verrouillé. Ainsi est le shibari : Un complexe système de  liens qui rendaient la victime sous le contrôle total de son tortionnaire, et dont le seul moyen de ne pas souffrir est de rester passif, acceptant son sort. L'abandon de soi est la clé.

Ne pas vous soumettre, hm ?

Sa voix ne trahissait aucune colère. Il restait le plus calme possible, fixant la vampire. La petite agression avait été désamorcée avant d'aboutir, mais alors qu'il restait près d'elle, une évidence le frappait : Si elle pouvait faire ça, que pouvait-elle tenter d'autre ? Aussi, il est pris de stupeur, et va vite récupérer son arme, comptant les balles à l'intérieur. Ca ira. Il ne lâchera plus l'objet, quoiqu'il fera, prêt à riposter si elle devait recommencer l'un de ses petits tours surnaturels.

Je vais me servir dans vos liquidités, si vous permettez, pour me rembourser mon costume. Bien que je ne pense pas que vous ayez grand-chose...

Il sortait d'un angle impossible à atteindre pour son regard un sac à main, d'où il sortait tout ce qu'il pouvait : De l'argent, d'abord, dont il la dépouillera complètement, puis continue à fouiller.

Ainsi, vous pouvez contrôler des animaux ?... Étrangement, ça ne m'effraie pas plus que ça. Je trouve assez drôle ces int... Oh.

Dague extraite avec précaution, lame mise à l'air. Il sourit, puis l'accuse du regard. A-t-il déjà fait couler le sang avec ? A-t-elle déjà tué ? Si oui, combien de fois ? Est-ce une arme de défense ou d'attaque ? Il manipule l'objet, le fera tourner une fois dans sa main, puis déchiquette d'un grand coup la maroquinerie, répandant toutes les affaires de Lollipop au sol. Il s'approche ensuite dangereusement. Rappelons qu'il a donc une arme blanche d'un côté, une arme à feu de l'autre.

Je vais vous faire un petit cadeau. Pour avoir rendu la tâche un peu plus ardu l'espace d'un instant. Croyez-le ou non, je déteste vaincre sans me battre...

Il découvre sa gorge. Les percements de Lollipop ont déjà bien cicatrisés, mais marquent encore sa peau : Ce sera son repère où passer le fil de l'acier, et fissurer son cou d'une fine coupure rouge, assez superficielle, mais le sang à vif y coule tout de même, bien que légèrement. Le long de la dague, sur l'un des tranchants, court une ligne de son sang. Il tient ensuite la tête de Lollipop avec sa main tenant l'arme, pour qu'elle ne bouge pas : Cela lui permettra de planter la lame dans le bureau, juste devant sa bouche. En tendant le visage, elle peut lécher le sang qui y coule.

Et nul besoin d'essayer : Elle ne coupera pas les cordes avec, il lui manque malheureusement quelques centimètres pour l'atteindre.

Mangez donc. Tenez, d'ailleurs.

Du revers de ses doigts, il prend le sang sur son cou, et en tartine irrespectueusement le visage de Lolli. Son téléphone vibre, au même moment, dans sa poche. Il lui faut se départir des tâches en utilisant sa veste à terre, de toute façon inutilisable désormais, pour ensuite sortir l'appareil et répondre au SMS qu'il venait de recevoir, avec un sourire.

Nous avons encore quelques minutes ensemble. Lollipop, je fus ravi de passer un moment avec vous. Mais maintenant, vous allez fermer votre gueule et me laisser parler.

Il prend le pansement et l'enfonce de force dans la bouche de l'employée, évitant soigneusement de se couper avec la dague juste à côté. Ensuite, il prend sa veste et lui colle sur le visage, pour couvrir entièrement ce dernier, nouant solidement le tissu à l'arrière. Aveugle, muette. Rejeter son bâillon pourrait être possible, cependant.

La respiration est difficile, mais possible.

Je vous suggère d'éviter de vous libérer. Une caméra va tourner dans quelques instants et... et bien, si jamais votre visage devait être vu, tout le monde saurait que c'est vous. Et cela m'embêterait, vraiment.

Il est très intéressé par ses capacités de cicatrisation, bien plus rapide que celle qu'il possède.  Il en serait jaloux. Est-ce qu'il voudrait en faire un sujet d'étude ? Il n'est malheureusement pas scientifique, et ne pourrait rien faire. Il va se contenter de la tenir sous sa coupe quelques temps.

Elle l'entend monter sur le bureau où elle est attachée. Elle ne peut rien faire, rien dire. Totalement soumise à sa volonté démente. La dague est enlevée du bureau, tchac. Bien que les cordes recouvrent son corps, nombre d'espaces sur sa peau sont découverts... C'est à ces endroits qu'il tracera, avec lenteur et sadisme, des kanjis insultants. Partout, sur ses bras, son dos, ses cuisses, il grave les mots les plus humiliants. L'opération durera quelques temps, pendant lesquelles elle aura tout le temps de pousser ses hurlements étouffés. Pute. Salope. Traînée. Sac à foutre. Il prouve sa maîtrise de la langue par un chef-d'oeuvre contemporain dont la toile est un corps humain. Liens et inscriptions se mêlent, atrocement sanglants. Il n'aura cure de ses cris et de ses mouvements, et mènera l'entreprise à bien sans faute. Une zone épargnée : Ses fesses et ce qui les entoure. Pour une raison qui le regarde.

Souffrez de m'avoir défié. La prochaine fois que vous faites quoique ce soit à mon encontre, je recommence, et je saurais faire pire, petite Ophélia. … Votre nom est très joli, au passage. J'apprécie.

Quelques secondes plus tard, c'est une piqûre qui vient percer sa peau. Vive, rapide. Le liquide froid s'insinue vite dans les veines parcourant son épaule.

Je vais faire une jolie vidéo de vous. Je la garderai précieusement. Le reste ne sera que souvenirs entre vous et moi. Et avant que vous ne perdiez l'esprit, voici ma dernière recommandation : Quand vous me reverrez, vous baisserez la tête et vous m'appellerez Maître. Si ce n'est pas le cas, c'est une étudiante qui sera torturée à votre place, et bien pire que ce que vous subissez. Et si vous pensez à m'atteindre moi, personnellement, me tuer pour tout stopper, sachez que ça ne règlera rien. J'ai des gens qui continueront pour moi. Qui violeront et tueront, chose que j'évite de faire. Car je suis bon avec mes étudiantes. Je les guide et les aime. Et elles ne souffrent pas quand elles ne fautent pas. Et si vous ne me croyez pas et persistez dans votre vendetta... Je vous éliminerai. Bonne nuit, Ophélia.

Et il disparaît, emportant son barda avec lui.







La conscience de Lollipop se brouille. Elle ne saurait dire à quoi c'est dû : La lutte pour se libérer de ses liens, les blessures brûlantes qui endolorisent tout son corps, l'injection qu'il lui a faite, le noir dans lequel elle est plongée, le sang, le manque d'air... Mais bon Dieu, ses pensées deviennent foutrement troubles. Elle commence à entendre des bruits divers, mais ne saurait les reconnaître. Elle semble s'endormir, et ne peut lutter. Le bureau grince. Une main touche ses fesses, les caresse. Un corps froid et visqueux touche soudain l'entrée de son vagin. Un sexe couvert d'un préservatif et badigeonné de lubrifiant. Le truc l'écartèle, elle ne peut résister. Elle le sent rentrer en elle et déchirer ses chairs. Quelque chose en métal tombe à côté. L'homme s'agite doucement, accélérant progressivement sans trop de douceur. Un rire se fait entendre plus loin, un rire d'homme, assez jeune néanmoins. Elle a mal partout, et ne peut lutter. Un nouveau corps étranger, fort petit, tripote son anus. L'homme râle, se vide dans son caoutchouc au bout de quelques minutes. Le sphincter est laissé tranquille au moment où il se retire. Un autre prend sa place dans le même orifice, mais celui-ci ne touchera pas à son cul. À peine entré, déjà au rythme de course. Il utilise les cordes pour la maîtriser et la défonce avec rage, claquant ses fesses. Celui-ci est bien plus violent. On entend une insulte fuser, puis une autre. Des doigts se baladent sur son visage couvert par la veste de Siegfried. On lui donne une claque. Le type jouit à son tour. Et un nouveau entre en jeu à sa suite.

Le manège durera une bonne heure, pendant laquelle Lollipop sera dans un état second, complètement out. Elle finira par s'évanouir. Le produit aura raison d'elle.



6h du matin quand elle se réveille, à peu près, complètement groggy. Elle est défaite de tout lien. Il n'y a plus aucune trace des méfaits de la nuit : Pas de sang, pas d'arme, pas de corde, pas de douille qui traîne, pas de caméra. La seule chose qui reste, c'est son sac à main éventré, et son contenu à terre, avec, au milieu, le cadavre de l'une des colombes, dont le sang a tâché toutes les affaires de Lolli. Ah, et elle n'a pas de vêtement non plus. Ca pue le produit d'entretien, aussi, mais ça, elle doit y être habituée.

Nous étions dimanche. Il n'y avait pas de cours aujourd'hui. Elle ne travaillait pas.

Un jour de congé qui commence bien.
SS-Hauptsturmführer Anton, baron von Königsberg.

Cette image mène à mon RP que je l'aime bien.

Ce personnage n'a pas pour but de faire l'apologie du nazisme et cherche au contraire à avoir une réflexion sur les suites de l'idéologie à travers le temps, la survivance des endoctrinements meurtriers et la reconstruction des esprits détruits.

Le joueur et son perso sont à dissocier.

Lollipop Du Vivier

Créature

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 11 lundi 10 février 2014, 21:53:06

Pathétique... Si Dieu était avec v...

Dieu est avec toi. Dieu est avec toi. Il ne va pas te laisser seule, à sa Mercie. Non. Dieu est avec toi ! Tu le sais, tu es en train de t'en prendre à une honte qu'il a laissé envie. Tu répands la bonne parole, la justice ! Il ne pas te laisser maintenant. Dieu est avec toi. C'est tout. Regarde, tes colombes sont déjà avec toi, elles vont lui faire mal, le stresser, le tuer .. Regarde. Tu vas te venger des coups de fouet. Dis-le. Tu le regardes doucement … longuement alors qu'il se tourne et cherche la source du bruit. Il ne faut pas croire qu'une colombe ne peut pas lui faire du mal. Il sous-estime des animaux que tu invoques. C'est bête. Très bête pour lui. Tu as les yeux plissés pour le distinguer au mieux. Tu veux te repaitre du spectacle qu'il va t'offrir. Chacun sa souffrance. Les coups de fouet sont encore cinglants et vifs sur ton dos .. Les coups de becs lui feront comprendre qu'on n'attaque pas une fille de la nuit avec si peu de peur.

Dieu est bien avec toi, lui aussi il fixe Siegfried qui se fait attaquer, agresser, bequeter, griffer, voleter dans l'œil par tes colombes. Qu'on vienne te dire que ta justice n'est pas agréée par Dieu ! C'est peut-être un peu .. Violente, brutal, certes, comme Justice. Mais au moins, cela fonctionne. Tu le vois. Il panique ! Il perd de sa splendeur le nazi, il perd de sa superbe. Le nez dans le Ruisseau, c'est la faute à Rousseau ! Il va sombre dans le ruisseau. Un ruisseau bien pourpre, un ruisseau bien chaud .. Une gouttière toute pleine de sang, qui coulerait jusque dans une baignoire où tu te baignerais .. Et lui, il perdrait tout son sang, lentement, dans le ruisseau. Es-tu folle ? Ophélia. Ophélia ! Réveille-toi ! Ne le regarde pas comme ça. Pas avec ce regard là, pas avec ces yeux-là, Pas avec ce regard hagard alors que tu bouges tes membres, pour essayer de te défaire de ces liens. Mais ne le fixe pas comme ça. C'est effrayant. C'est dérangeant. Ce n'est pas un humain, un tel regard, tant de cupidité, de gourmandise et d'excitation dans ce même regard fiévreux. Pourquoi ne tire-t-il pas ? Tu voudrais le voir paniquer un peu plus, l'entendre grogner un peu plus, le sentir être encore plus mal à l'aise, effrayé par les pouvoirs que tu pourrais avoir. Mais il a ce calme .. Ce calme qui te tape sur les nerfs. Qui n'aurait pas paniqué beaucoup plus ? Qui ne se saurait pas dit que tu pouvais lui faire mal, si mal qu'il en pleurerait ? Pourquoi lui était .. Si expert ? As-tu des remords de t'être attaqué à lui ? Non. Jamais. Et tu le tueras. Tu lui feras mal. Tu le soumettras. Tu le soumettras à ta volonté, à tes avis, à ta vision des choses. Ca se passera comme ça. Un jour.

Tu le vois, d'un coup. Il te sort de ta léthargie, de tes pensées, de tes réflexions, de tes rêves… Tu le sens, tu sens sa main sur ton dos. Tu n'es pas un trampoline, bordel ! Mais tu ne tournes même pas la tête pour voir ce qu'il se passe. Tu es trop concentrée sur tes liens pour essayer de t'en défaire. Putain de merde. Tu entends le bruit d'une chaise qu'on envoie autour de soi pour atteindre tes pauvres colombes. Tes petites colombes qui volent, qui croque, qui piaillent, qui s'éloignent quand il leur envoie la chaise dessus. Elles râlent et se tiennent à distance avant de revenir attaquer. Mais c'est trop tard ! Tu aurais pu laisser échapper un cri de douleur .. Pour tes colombes. Tes petites colombes, aussi blanches que pures !
Bam
Bam.
Deux coups. Tu sursautes, tu frémis, tu entends une colombe qui tombe sur le sol, lourdement, s'écroule avec un piaillement plaintif. Cruel. Monstre. HORRIBLE MONSTRE ! Des animaux ! DES PUTAINS DE PAUVRES ANIMAUX ! Calme. Calme toi. Tu sens leur cœur qui ne bat plus, tes pauvres colombes, tu entends leurs piaillement de terreur et de souffrance, leur sang qui coule alors qu'elles tombent sur le sol. Blessée à l'aîle. Tu sais, tu es liée aux colombes. Il y en a une qui est blessée à l'aîle. Se venger. Un ordre mental est envoyé aux jolis volatiles, l'aveugler, le rendre aveugle, lui enlever sa putain de vue qui se repait de la souffrance et de la beauté pure des étudiantes. Il est un pécheur. Un homme qui mérite de mourir pour ses péchés … Mais bonté Divine. Tu ne peux pas le punir. Tu ne peux même pas bouger. A chaque mouvement que tu fais, tu sens les liens se resserrer tout atour de toi, commençant à frotter et à bruler ta peau douce. Et il pourrait entendre un cri. Un cri de souffrance et de rage quand il tire sur une nouveau colombe qui parait exploser sous l'impact. C'est toi qui cries. Tu cries de colère et de douleur pour ton animal. Tu es si proche des animaux que tu invoques. Tu veux le griffer de tes propres mains .. TES ANIMAUX ! Il n'a pas l'droit ! Non ! D'habitude .. D'habitude on ne fait rien à tes colombes. Tu ne sens pas leur souffrance. Tu vas culpabiliser pour des putains d'animaux ? Non ..? Si. Si … Tu bouges encore plus, tu gigotes, à droite, à gauche, devant derrière, tu sens les liens s'enfoncer dans ta peau, frotter, se serrer encore. Tu veux le tuer de tes propres mains. Faire mal. Faire mal à tes colombes. C'est pas pour rien. C'est pas pour rien qu'on te surnomme la Colombe. Tu aimes ces animaux, tu as tout fait pour que Dracula t'offre la capacité de te transformer en colombe et de les invoquer. Tu les chéris. Tu y fais attention .. Tu es une colombe, aussi pures qu'elle. C'est ce que tu veux être. La Colombe. Et là. Il les tuait. Sans pitié. Il aurait du se laisser manger par leurs becs, d'après toi ? Non. C'est bête. C'est juste qu'il est plus rusé, plus fort que d'autres gens. Tu ne t'y attendais pas. Et bien. Tu vas en baver de t'en être pris à lui. Mais. Lui aussi.

Lui aussi il va en baver. D'avoir tuer tes colombes. Folle, tu es folle. Tu as tellement de raisons de le détester. Et il va souffrir. La dernière colombe attaque de nouveau, comme un dernier soupir. C'était une dernière attaque. Elle le touche. Tu entends l'arme qui tombe sur le sol. Bien fait. Prends ça dans la gueule, sale boche. Mais c'est une victoire de courte durée. Peut-être qu'il saigne, peut-être qu'il souffre … Mais rien à faire, la main se ferme autour du corps gracile de la colombe. Comme toi, elle se met à bouger, elle gigote, comme toi, elle sent les doigts se refermaient encore plus autour d'elle. Comme toi, elle ne peut plus rien faire, plus elle bouge, plus il l'étouffe. Le monstre. Tu entends .. Tu entends. Le bruits des os qui craquent.
Crac. Sombre. Lourd. Craaac. Elle piaille. Une dernière fois. Et le corps de la colombe tombe sur le sol. Tu n'as plus assez de sang pour invoquer. Tu n'en avais pas assez bu, la dernière fois. Blam. Morte. Et ça ne sert plus à rien d'essayer de ne pas se soumettre. Tu n'as plus de quoi te battre. Plus rien. Et il va te le faire savoir. Bien bloquée comme tu es .. Dieu n'est plus avec toi. Il vient de t'abandonner, de nouveau. Il vient de te laisser avec le Diable, pour un face à face sanglant. Mais tu es déjà, le Diable. Tu es un diable qui veut agir sous l'étendard de Dieu. Et tu penses que ça va fonctionner ? Essayer de sauver des pauvres gamines … Et tomber sur Lucifer. Bravo. De mal en pis. Et tu essaie encore de te défaire, tu t'enfonces plus encore comme dans un sable mouvant. Non ! Ne pas te soumettre.

Ne pas vous soumettre, hm ?

Ne pas te soumettre. Tu lui jettes un regard. Un regard terriblement provocant mais d'un calme profond. Il ne pouvait pas savoir ce que tu pouvais encore faire. Tu ne peux plus rien faire. Mais il ne le sait pas. Tu pourrais lui faire croire tant de choses encore, on vous donne tant de pouvoirs à vous, les vampires. Les êtres de la nuit les plus dangereux qu'on connaisse, les plus rusés .. Mais il était calme. Toujours calme. Voulait-il te rendre folle avec ce calme ? Il y serait arrivé sans problème. Il a peur. Le voilà qui va retrouver son sale pistolet, son arme de lache et recompte ses balles.
 
<< - Pas trop de courage, non plus, n'est-ce pas ? Une arme à feu, ça ne vous coute pas trop… Pas de danger, hein. >>

Le ton est aigre. Tu hais les armes à feu. C'est tellement facile de tuer avec. Il n'y a aucun honneur à tuer avec une arme à feu, à tuer à distance, à tuer si rapidement. Tu le trouves ridicule. Un homme perd toute sa virilité avec une arme à feu. C'est l'arme des faibles, des femmes, des enfants. Appuyez sur la gâchette et tuez. Un homme doit faire preuve d'un peu plus de force, être un peu plus intéressant.

<< - C'est décevant, de vous voir tirer. Je vous voyez un peu moins lâche. >>

Je vais me servir dans vos liquidités, si vous permettez …


Si tu avais pu hausser les épaules, tu l'aurais fait. Pour ce que tu avais effectivement, il pouvait bien vider le portefeuille. Puis l'argent ne t'intéressait pas. Tant que tu avais un endroit pour vivre dans le lycée, des victimes à portée de dents, qu'il te déleste de quelques yens ne te faisait ni chaud ni froid. Tu esquisses un léger sourire en coin en l'écoutant, n'essayant même pas de suivre des yeux sa silhouette élancée. Puis tu te rappelles. Non, non, ton sac à main .. Tu y laisses des choses. Tu y caches des objets que tu ne voudrais pas qu'il trouve. Mais s'il ne cherche qu'à rembourser son costume de toute manière, il ne fouillera pas. N'est-ce pas ?

Ca ne se passe jamais comme ça, Lollipop. Jamais.

Ainsi, vous pouvez contrôler des animaux ?... Étrangement, ça ne m'effraie pas plus que ça. Je trouve assez drôle ces int... Oh.

Tu riras moins. Tu riras moins fort quand tes interventions le transperceront ! IL RIRA MOINS ! Toute cette haine qui s'accumule dans ton corps gelé. Toute cette haine qui tend tes muscles, joue avec tes nerfs. Toute la justice qui failli, Dieu qui te laisse, la lâcheté récompensée, le diable qui gagne. C'est injuste ! INJUSTE ! Tu voulais changer ça, toi ! Tu le changeras. Coûte que coûte. Tu essaies de te tourner. Il a trouvé. Ta dague. Tu le fixes, tu le provoques de tes yeux si pales. Il se pose des questions. Tu ne lui répondras pas. Tu gardes son regard, tu le fixes le temps qu'il eut, sans même regarder ton sac éventré et tes affaires qui tombent sur le sol. Tu le fixes. Avec ce regard malsain, ces yeux fiévreux et mauvais. Tu le fixes, comme un animal traqué qui ne renonce pas, soumise dans ta position. Mais jamais. Jamais, il ne te soumettra. C'est la lutte de Dieu. La lutte de Dieu et tu continueras. Tu seras le martyr, s'il le faut. Rien à foutre. Et quand il s'approche.. Tu n'as pas peur. Non. Il ne te tuera pas. Ni avec ta dague. Ni avec son pistolet. Il te fera mal, sans doute...Mais qu'importe. La douleur, on s'y habitue. Il aurait peur lui. S'il savait combien de gens, combien de fois a servi cette lame, cette dague. Il serait étonné. Mais il comprendrait mieux pourquoi tu es si tétue. Les siècles tu les a passé. C'est pas lui, qui t'arrêtera. Jamais. Tu l'arrêteras. Tu agiras bien, une fois dans ta vie. Une seule fois. Mais ça sera lui, la victime. De ta folie. Toute ta folie.

Je vais vous faire un petit cadeau. Pour avoir rendu la tâche un peu plus ardu l'espace d'un instant. Croyez-le ou non, je déteste vaincre sans me battre...

Tu n'écoutes même plus. Tes yeux se sont arrêtés sur sa gorge. Saleté de nature de vampire qui revient. Mais tu ne pensais pas à ça. Il t'offres son sang. C'est tellement fou. Tellement surprenant que tu hausses un sourcils étonné, une moue peinte sur tes lèvres. Putain de merde. Il se moque, c'est ça. Il se coupe la gorge, le sang coule le long de ta dague. Il te l'offre, plante l'arme à quelques centimètres de toi pour que tu lapes son offrande. L'odeur aigre s'infiltre dans tes nasaux. Tu fermes à demi les yeux, tu te laisses enivrer par le sang. Mais tu ne le boiras pas. Non. Tu ne lécheras pas. Non. Tu n'es pas un animal à qui on offre de quoi se nourrir. Tu n'es pas une droguée qui veut obligatoirement de quoi subvenir à ses pulsions. Il peut te le laisser sous le nez. Tu ne le prendras pas. Par pure provocation, pour ne pas lui obéir jusque dans ce qu'il fait de "bon". Jamais. Pourtant, ça te donne envie. Mais tu ne le feras pas. Un esprit de contradiction ? Sans doute. Il t'offrirait sa vie sur un plateau, tu la prendrais pourtant ? Il t'offrirait l'arme pour lui faire mal, tu la prendrais quand même ? Tu ne sais pas. Il ne te l'offre pas, après tout. Mais le sang, tu ne le lèche pas. Tu le laisse couler sur le bureau.

Et quand ses doigts viennent étaler le sang pourpre sur ton visage. Tu n'en a rien à faire. Pas même un râle de colère. Rien, tu ne viendras même pas enlever le sang qui vient s'insinuer dans la commissure de tes lèvres. Tu relèves seulement les yeux vers lui, sans prononcer un mot de plus. Il sourit. Ce n'est rien de bon. C'est jamais bon, un homme qui vous tient entre ses griffes et qui sourit. Ca sent le brulé. Tu aurais bu ce sang. Tu aurais peut-être pu te révolter, de nouveau, avec un peu plus de force. Mais tu ne l'as pas bu. Punie pour ta bêtise. Est-ce que tu paniques, maintenant ? Est-ce que tu comprends ce qu'il se passe ? Tu es entre ses mains. Tu aurais du accepter son sang, après tout. Trop butée. Trop têtue.

Nous avons encore quelques minutes ensemble. Lollipop, je fus ravi de passer un moment avec vous. Mais maintenant, vous allez fermer votre gueule et me laisser parler.

Tu aurais pu mordre. Mais tu es trop surprise. Et fatiguée. Lasse de voir qu'on t'abandonne toujours. Mais pourtant, tu essaies immédiatement de recracher le pansement taché de sang qu'on t'a enfoncé dans la bouche. Le sang, l'odeur, le gout. L'excitation. Pas maintenant. Ce n'est vraiment pas le moment. Ton souffle se fait plus haletant alors que tu perds la vision. Comme une condamnée à mort. Tu sens la peur de l'inconnue, l'envie de savoir, le pourquoi l'excitation. Encore. Et cette rage, cette colère, cette haine, cette hargne, là, qui te noue la gorge. Une caméra ? C'est quoi cette merde ? Une caméra, son visage. Putain qu'est-ce qu'il compte filmer ? Mais tu t'en tapes après tout. Tu disparaîtras d'ici, quand tu l'auras tué, s'il le faut. Tu t'en tapes, ouais. Tu es partie de tant d'endroits déjà. N'est-ce pas ? Tu hésites. Je le sais pas. Tu y penseras à un autre moment c'est pas grave. C'est pas vraiment le moment, là. Tu fermes les yeux.

Et attends. La suite.

Elle ne tarde pas. La dague disparaît de devant toi. Et elle s'enfonce. Elle s'enfonce dans ta peau livide et froide. PUTAIN DE MERDE ! Et c'est tout ce que étoufferas comme gémissement. Cette seule insulte que tu hurles avec le baillon que tu craches. Une fois ta bouche de nouveau libre, il n'tend plus rien. Peut-être ton souffle haletant, ton souffle court, ton souffle qui n'en peut plus de garder toute cette rage, toute cette souffrance pour lui. Tu sais qu'il ne fait pas n'importe quoi. Peut-être que tu trembles. Ton sang qui s'échappe. Longuement. Avec toute ta force. Toute ta volonté. Toutes tes envies. Tout. Tout s'en va. Peut-être que tu te cambres encore plus sous la douleur. Tu t'habitues. Tu ne sais pas. Tu ne réfléchis plus. C'est long. C'est long. Si long. Et quand ça s'arrête, tu as mal. Et plus ton sang s'échappe, plus tu fermes les yeux. Plus les rides se creusent sur ton visage. Plus c'est long à se régénérer. 

Souffrez de m'avoir défié. La prochaine fois que vous faites quoique ce soit à mon encontre, je recommence, et je saurais faire pire, petite Ophélia. … Votre nom est très joli, au passage. J'apprécie.

<< - Il n'y aura pas de prochaine fois .. >> Un souffle alors que tu sens l'aiguille qui s'enfonce. Ce n'est pas une capitulation. Non. Une menace, faible et qui paraît ne vouloir rien dire. Mais qui sera terrible. Putain que c'est froid. Mais il n'avait peut-être pas besoin de ça pour te mettre dans un état comateux. Tu y es déjà. Tout ce sang. Tu es hagarde, tu as pris 20 ans. Mais il ne le voit pas. Tu n'écoutes pas. Tu entends ce qu'il te dit. Mais tu n'écoutes pas.

Je vais faire une jolie vidéo de vous. Je la garderai précieusement. Le reste ne sera que souvenirs entre vous et moi. Et avant que vous ne perdiez l'esprit, voici ma dernière recommandation : Quand vous me reverrez, vous baisserez la tête et vous m'appellerez Maître. Si ce n'est pas le cas, c'est une étudiante qui sera torturée à votre place, et bien pire que ce que vous subissez. Et si vous pensez à m'atteindre moi, personnellement, me tuer pour tout stopper, sachez que ça ne règlera rien. J'ai des gens qui continueront pour moi. Qui violeront et tueront, chose que j'évite de faire. Car je suis bon avec mes étudiantes. Je les guide et les aime. Et elles ne souffrent pas quand elles ne fautent pas. Et si vous ne me croyez pas et persistez dans votre vendetta... Je vous éliminerai. Bonne nuit, Ophélia.

De toute manière. Ca ne se passera plus comme lui le veut. N'est-ce pas ?

I wanna take you somewhere so you know I care Tu te sens si lasse. Tu as si mal. Si peu de sang. Si vieille. Si fatiguée, lasse, vieille, mal, sang, sang, mal, vieille, lasse, fatiguée .. Besoin de respirer. De dormir...Mal. Régénérer. C'est tout. Pas plus. Sommeil. Du sang. U veux son sang, sur la dague...Pourquoi tu l'as pas bu ? Tu en veux .. Encore. Plus. Rajeunir... But it's so cold and I don't know where   Autour de toi, il y a des gens. Tu veux dormir. Tu as froid. Nue...Des gens. Que font-ils ? Tu veux du sang. Ils vont t'en donner .. Ton souffle. Il s'accélère comme si tu voulais te réveiller mais tu ne peux pas. I brought you daffodils in a pretty string But they won't flower like they did last spring Qu'est-ce qu'ils font ? Putain ! Qu'est-ce qu'ils font ?! Tu veux lutter. Tu sens qu'on te caresse, tu sens … Tu ne veux pas. Tu as l'impression d'être ballonnée et cette chose qui .. Tu veux lutter. And I wanna kiss you, make you feel alright Aaah ! Est-ce que tu gémis ? Non. Tu ne laisse même pas entendre un souffle. Tu ne sais plus ce qu'il se passe. Tu sais juste qu'on te pénètre. Quelqu'un. On te .. On te prend. T'as rien.. T'as rien demandé ! Qui te fait ça ? Pourquoi toi ? Non .. Qu'il .. Qu'il parte. I'm just so tired to share my nights I wanna cry and I wanna love But all my tears have been used up Tu voudrais pleurer. Tu voudrais lutter. Tu entends le rire, tu sens qu'on accélère, tu voudrais pleurer de honte. Tu souffres. Mentalement. Physiquement. Tu as mal. Si mal. Et froid. Et faim de sang..Et froid. On another love, another love All my tears have been used up On another love, another love All my tears have been used up C'est fini. N'est-ce pas ? Tu as frissonné en sentant qu'on voulait te pénétrer par là, aussi. Pas maintenant. C'est fini. Allez..Calme toi. C'est pas fini. Mais calme toi. Allez … Non, pleure pas de rage. Allez… Ca va trop vite. Ca va trop fort. Tu as mal, ça brule, il tire sur tes liens, il va si vite, il va si fort. Qu'est-ce que tu lui as fait ? Il te fait mal. Si mal… And if somebody hurts you, I wanna fight But my hands been broken, one too many times Il te claque, il te fait mal, il prend avec brutalité. Et toi tu subis.. Tu voudrais mordre ces doigts qui viennent titiller ton visage. Mais tu ne peux pas. Tu as trop mal. Trop lasse. Pourquoi tu t'endors pas ? Tu veux dormir. Tu ne veux plus les sentir en train de te prendre. Tu ne veux plus...Tu veux que ça s'arrête. So I'll use my voice, I'll be so f*cking rude Words they always win, but I know I'll lose And I'd sing a song, that'd be just ours But I sang 'em all to another heart And I wanna cry I wanna learn to love But all my tears have been used up C'est comme si.. Tu dormais. Presque. Y'en a un autre. Un autre encore. Ils te prennent. Tous. Un autre. Un nouveau. Ou peut-être que c'est le même. Tu sais pas. Allez..Dors. Dors. Dors… On another love, another love All my tears have been used up On another love, another love All my tears have been used up On another love, another love All my tears have been used up I wanna sing a song, that'd be just ours But I sang 'em all to another heart And I wanna cry, I wanna fall in love But all my tears have been used up On another love, another love All my tears have been used up On another love, another love All my tears have been used up On another love, another love All my tears have been used up. Tu dors. Chut. Allez, bébé. T'en fais pas. Dors.

Tu n'ouvres pas les yeux tout de suite. Tu te lèves pas tout de suite. Puis tu cherches pas tes vêtements tout de suite. Tu pars pas tout de suite. Tu bouges pas tout de suite.
Et quand tu pars, tu laisses le sac, la colombe sur le sol. Qu'est-ce que ça peut faire ? C'est assez propre. Personne ne viendra nettoyer de nouveau. Et puis tu vas te laver. Pendant toute la journée de dimanche, tu te laves. Tu te blottis dans ta douche, dans un coin avec l'eau chaude qui coule. Elle coule...L'eau coule sur ton corps tremblant. De 7h du matin à 22h30 du soir. Tu fais couler l'eau. Et tu restes prostrée, sous l'eau qui coule. Tu es si faible. Tu es si recroquevillée. Choquée ? Même pas. Tu rumines. Tu rumines une vengeance. Ca sera terrible. Et tu veux te laver de cet affront, de toute cette crasse humaine qui vient de te baiser. Tu les tueras tous, un par un, quand il t'aura dit les noms. Et lui. Lui tu ne le tueras pas. Non. Tu le soumettras. T'as pourtant pas une âme de dominatrice ou ce genre de chose. Mais lui. Lui, tu veux le voir perdre tout. Tu veux qu'il souffre. Tu aurai du le faire. Bien avant. Trop de cinéma.

Lundi, il ne te verra pas. Mardi non plus. Tu as changé d'endroit. Tu laves ailleurs. S'il croise une femme de ménage, elle ne sentira pas l'odeur de rose un peu âcre. Tu ne travailles plus dans son bâtiment. C'est pour ne pas le provoquer en face en ne baisant ni les yeux, ni la tête. Tu ne l'aurai pas fait.
Lundi, dans un rue, y'a un étudiant qui se fait attaquer. Si on le retrouve, il sera à deux doigts de la mort. Presque sans sang. Mais il lui en restera juste assez pour survivre. Lundi, tu retrouves ta jeunesse illusoire, ton teint laiteux. Et tu n'as déjà plus rien. Les plaies ont disparues, toutes les plaies qu'il t'avait fait. Il n'y a plus rien.
Mardi, tu fouilles dans le bureau de la directrice quand tu le laves. Tu cherches l'adresse du Professeur. Tu trouves, tu notes, tu mets dans ton corset, contre ton sein. Il t'a pris ta dague. Une raison de plus pour aller lui rendre visite. Attaquer l'ennemi sur son terrain.
Mercredi, tu restes dans ta chambre. Tu prépares un plan d'attaque. Une vengeance. Un truc qui lui fasse aussi mal que ce qu'il t'a fait. Comme si ça ne pouvait pas s'arrêter là. Maintenant. Comme ça. Tu ne lui parles plus, tu ne le provoques plus. Mais non. Il faut que tu continues, que tu l'enfonces, que tu l'écrases, que tu ne lui laisses plus de chance, que tu changes tout ça. Qu'il comprenne que si on ne s'attaque pas à lui impunément, s'attaquer à celle qui a vécu des années avec Dracula n'est pas non plus la meilleure des idées.

Et lui montrer que Dieu est avec toi. Qu'il va souffrir.

Jeudi, Vendredi, Samedi, ne sont que recherches, préparations, longues réflexions, prières et longues gorgées du sang que tu as pompé sur l'homme de lundi. Ouais, t'avais fait des provisions, au cas où. C'est ta drogue, tu veux être au meilleur de ta forme, pouvoir te transformer, te retransformer, invoquer des oiseaux, les venger comme il faut. Tu veux lui montrer que tu sais y faire, toi aussi. Tu sais exactement ce que tu vas faire. C'est lui qui a ta dague. Tu la récupèreras sur place. Et tout ce sang que tu as bu .. Comme d'habitude .. Une putain d'excitation. Pourtant, t'as été baisée pour quelques temps, samedi. Ca aurait du te suffire. Pas grave. Ca se calmera, cette libido excitée par le sang et la malsainité.

Vendredi. Les heures de cours. Il ne saura rien. Une colombe. On dira que c'est un animal qui a cassé sa fenêtre. Un pigeon apparemment, il y a des taches de sang et des plumes. Une colombe. Une colombe a pénétré dans son appartement. Et elle a volé la dague et le pistolet. Sous ta forme de colombe, tu es rentrée, tu as dérobé, tu as caché les armes dans l'appartement et tu es ressorties sous cette même forme, ne laissant pas de traces. Bien sûr qu'il seura que c'est toi. Toi qui a volé ses armes, pour te venger. Même s'il pourra se demander comment. S'il cherche dans son appartement il ne trouvera pas. Tu l'as ben caché. Avoir une forme de volatile aide souvent dans des cas comme ça.

Samedi. Soir. 21H12 exactement. Tu disparais. Une colombe. Et tu voles. Longuement. Tu as fais des repérages, tu sais où il habite, où il faut aller. Par où entrer si tout va bien. Et tout va bien. La fenêtre de la salle de bain est ouverte. Tu t'y engouffres. Une colombe comme une autre, après tout. Il y a des bruits qui sonnent dans l'appartement de Siegfried. Il baise. Sans un bruit, tes petites pattes de colombes sur le sol, tu marches, tu avances jusqu'à la porte de la salle de bain et tu passes tout ton corps de pigeon. Une étudiante. Tu ne les arrêteras pas. Elle adore ça. Mais ça ne te fait pas changer d'avis sur Siegfried. Peut-être qu'il est bon amant, qu'il baise comme un Dieu. Mais il reste un homme horrible. Tu ne changeras pas d'avis. Ni d'endroit. Dans un coin de la salle de bain, en attendant que ça se calme. Qu'ils aient jouit. Et c'est la, que t'apparaîtras. Après. Un peu après.

Nue. Mais tu n'en as plus rien à faire. Pour l'étudiante, tu t'en fous. Pour Siegfried ? Il t'a déshabillé, il t'as fait baisé par des hommes. Alors qu'il te voit nue…! Quand tout se calme, tu voles dans la pièce. Ils dorment. Ou peut-être qu'ils ne dorment pas. Tu avais caché là ou seul un volatile peut aller. Derrière les WC, bien caché. Il n'aura pas trouvé. Il ne peut pas l'atteindre, c'est une très bonne raison. Et tu auras repris les armes quand ils baisaient. Et enfin. Tu es sortie de la pièce, et tu as allumé l'ampoule. D'un coup, la lumière s'est faîte dans l'appartement. Ca réveille, n'est-ce pas ? Il est seul. Tu souris.

<< - Te lève pas. Ca vaut pas la peine. T'es bien, là, allongé. Si tu bouges, je sais tirer moi aussi. Et puis tu pourras pas m'attraper, cette fois, donc ne bouge pas. >>

Tu le fixes, ne bougeant pas, un instant, les yeux rivés sur lui. Tu n'as pas recommencé un petit jeu du chat et de la souris. Non. Autant jouer carte sur table. Autant lui montrer que toi aussi, tu sais bloquer les personnes, toi aussi tu peux être cruelle et dangereuse. Tu approches d'un pas, tout en restant assez loin de lui pour ne pas qu'il essaie de te sauter dessus. Ca ne fonctionne pas comme ça. Tu ne veux plus te laisser faire, il n'a pas le choix. Tu as le pouvoir. Au moins pour quelques minutes. De toute manière, tu te jettes toujours dans la gueule du loup. Toujours, c'est une habitude.

<< - Tu m'excuseras de la tenue. Ca doit pas te gêner plus que ça, non ? Tu excuseras aussi que je te tutoie mais on est arrivé à un lien intime, je crois. Je me fous de la vidéo, garde-la si ça t'intéresse. >> Tu souris doucement et fait légèrement bouger le pistolet dans ta main. << Il a l'air sensible de la gâchette. Bien. Parlons sérieusement, maintenant. Tu as eu de la chance, jusqu'à maintenant. J'ai fais la bêtise de te sous-estimer. Il ne faut pas m'en vouloir, tu ne ressembles pas particulièrement à une lumière. >> Ce n'est pas de la provoc' gratuite. C'est dit avec un ton calme, sérieux, sans un sourire. << Mais je ne te sous-estime plus. Et je te laisse un choix. Mourir par une nuée d'oiseaux un peu rageur, mourir par un manque de sang qui pourrait être assez douloureux ou te soumettre. >> Cette fois tu souris et d'un mouvement rapide tu fais tomber sur le sol la totalité des balles du pistolet pour lui envoyer l'arme. << Je te rends ton arme de lâche. J'aurai tellement de choses à te faire de toute manière si tu décides de faire comme moi, de ne pas vouloir te laisser faire. Et à côté de ce que tu m'as fais, tu paraîtras être un agneau. Et si tu te soumets à l'horrible suceuse de sang que je suis, je te ferai voir ce qu'on ressent quand on nous fait ce que tu oses faire à ces jeunes femmes. >> Tu as un léger sourire ironique. Un sourire doux alors que tu le fixes. Il pourrait te sauter dessus, tu n'as plus d'armes à distance. Mais tu es une vampire, en pleine possession de tes moyens, tu as tellement de choses en plus. Des dents qui pourraient déchirer tant de choses, des griffes, une capacité de transformation.

Et une autre chose. Ta bêtise. Ta croyance en Dieu. Ta folie de croyance. D'un bond, sûre d'être portée par Dieu, son amour pour toi, son amour pour la justice. Sa miséricorde. Tu l'auras quand cet homme suppliera le pardon de Dieu. D'un bond, tu es sur lui. Ta lame contre son cou, prête à l'égorger.

<< - Ou parle, si tu veux. Parle, ça sera intéressant. Que Dieu rit de toi. Et n'essaie rien. Cette arme en a égorgé tellement d'autres. >>




N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

SSiegfried

Humain(e)

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 12 mardi 11 février 2014, 14:45:23

Avouons-le : Il avait passé des jours moralement très éprouvant. D'abord, rentré chez lui avec la parano d'être suivi, en pleine nuit. Il n'avait pas croisé les étudiants qui avaient abusés d'elle, il les a fait venir en différé. Il ne fallait pas qu'ils soient au courant, seul l'un d'eux connaissait l'identité de Siegfried, un yakuza qui traînait une bande de paumés qu'il essayait de garder de garder classes et obéissants, en petite armée de rue correcte pour un caïd. Aussi, dès le lendemain matin, Siegfried le rencontrait pour lui remettre un petit paiement. Ils se sont bien amusé ? À mort... Mais pourquoi ne pas avoir accepté qu'ils prennent d'autres orifices, hein ? Parce que c'est un truc d'occidental mon gars, laisse ça aux occidentaux. Z'êtes pas bon en sodomie dans c'pays. Le criminel lui souriait avec méchanceté, et Siegfried lui faisait un clin d'oeil, rajoutant qu'il plaisantait. Ils se quittaient après une poignée de main.


Le reste de la semaine ne fut que paranoïa.

Il dormait peu, augmentait les doses de son injection, très légèrement, de quoi tenir le coup plus longtemps. Passait plusieurs heures assis dans le fauteuil placé dans un coin de sa chambre, en face de la seule fenêtre, fermée, et de la porte, un flingue en main. Se levant de temps en temps pour changer le disque, manger quelque chose, faire un peu d'exercice. L'essentiel de ses nuits, dès la fin des cours jusqu'au matin, sera ainsi. Il ne dort pas sur son lit, préférant y placer un pantin pour faire illusion, lui couchant par terre, dans un coin ultra sombre, planqué par un présentoir à costumes et un meuble, ayant entassé des couettes comme matelas de fortune. Par plus d'une heure trente de sommeil d'affilée, après quoi il se réveille pour reprendre sa garde, avec un livre et une petite lampe à ses côtés.

Trois jours de ce traitement mirent ses nerfs à bas. Il lui fallait reprendre une vie plus normale : Ce qu'il fit. Il gardait l'arme près de lui, dans la veste ou à la ceinture, en fonction de là où il se trouvait, mais avait repris des activités normale. Deux étudiantes, pas moins, avait partagé son lit cette semaine. Il ne la voyait plus dans les couloirs. Soit elle avait fui, soit elle tentait de jouer avec sa patience. Peu importe, il ferait front. Pour fêter son week-end, il rappelle l'une de ses élèves, passe une soirée agréable avec elle dans Seikusu, et lui fait sa fête dès la fin du dîner. Les folies terminées, il lui demande poliment de retourner chez ses parents.

Sexuellement vidé, moralement tranquille, il s'était endormi pour la première fois sur son lit depuis sept jours.

Mauvaise idée, hein ?

Tête à l'envers quand il se réveille. Ses capacités intellectuelles prennent le temps pour se mettre en route. Elles qui sont censées être plus vives que la moyenne, le démarrage reste tout de même lent. L'effet de surprise, sans doute.

Si je me soumet à vous... vous me... Attendez, attendez...

Le temps qu'il se lève. Il n'aura cure de voir l'arme atterrir sur ses draps. Il l'écarte, et est tout aussi nu qu'elle. Il sent un peu la sueur et le sexe, la pièce entière d'ailleurs. Assis sur le lit, il reprend doucement ses esprits.

… Vous allez me faire subir ce que je leur fait subir... D'accord... Ca veut dire que vous allez me faire passionnément l'amour jusqu'à ce que j'en redemande à genoux, et être le meilleur coup de ma vie ? J'en doute. Permettez, je vous montre quelque chose. Mon propre amour pour Dieu, la façon dont il m'accompagne dans mes combats. Je suis aussi pieu que vous. Suivez-moi.

Ses prochains gestes seront lents. Lentement debout. Pas lents vers une armoire encastrée dans le mur. Ouverture lente de l'un des battants. Lente sortie d'un mannequin portant la tenue complète du SS, la grise, celle du Sicherheitsdienst : Chemise, cravate, veste anthracite, pantalon de même, les bottes sont posées sur la base circulaire du mannequin, et surtout... un ceinturon, avec quelques poches de cuir, un holster, fermé, et une boucle de métal. Il pose l'index sur cette dernière pour que Lollipop y porte le regard. Elle le tient toujours en joue.

Dieu, hm ? Qui sait quand Dieu est avec lui... GOTT MIT UNS ! « Dieu avec Nous ».

Il n'hésite pas à se tourner de peu, pour qu'elle ait toute latitude pour mater son cul parfait, il défait la ceinture de l'uniforme et l'observe dans son coin.

Cette ceinture... elle était portée par tous les soldats allemands. Elle revêtait un caractère assez paradoxal : Beaucoup de hautes instances du Reich, comme Rosenberg et les cadres de l'Ahnenerbe, pensaient que la religion chrétienne n'était qu'un ersatz de religion juive transformée et arrangée dans le cadre du plan de domination mondiale des hébreux. Les anglais, eux, priaient Dieu contre nous, allemands... Comme quoi, chacun s'approprie Dieu à sa manière. Prenez.

Il se tourne un peu, et, de profil, comme si il ne voulait pas qu'elle voit son sexe, garçon pudique, il lui tend négligemment la ceinture, avant de la lâcher bêtement, celle-ci atterrissant au sol, heurtant au passage ses pieds.

Simple diversion. Elle n'aura qu'à baisser les yeux une seule demie-seconde : Quand elle reviendra sur lui, il a un P38 chargé braqué sur sa tête, celui qui était justement contenu dans le holster de la ceinture, l'autre main tenant fermement le poignet de Lolli pour lui empêcher tout geste brusque. Quand il dit qu'il a de la ressource, le garçon, il ne ment pas.

Me soumettre ? Je ne me soumet à rien ni personne. Tous les drapeaux en qui mon allégeance se portait ont brûlé. Le Kaiser est mort, le Reichsführer-SS est mort, le Führer est mort. Je suis un électron libre, dans ce monde où plus personne ne respecte la fidélité et l'honneur. Je m'adapte à mon temps.

Il ne lui tire pourtant pas dessus. Mais si elle fait le moindre mouvement de fuite ou d'attaque, il vide son chargeur sur elle, et tant pis pour les voisins. Qui sait qui des balles ou de la vampire est le plus rapide.

Vous êtes une pire fanatique que moi. Vous ne laissez pas les élèves pratiquer leur liberté. Vous êtes pire que les Etats, pire que les couronnes. Dieu nous fit libre. Les Lois iniques et inutiles nous brident. Et en pensant que vous faites le bien en arrêtant ce méchant professeur qui se tape des élèves, vous vous trompez. Leur avez-vous seulement demandé leur avis, à mes filles ? Ne vous dites vous jamais que vous êtes dans l'erreur la plus totale ?

Une pause. Deux personnes à poil se menaçant mutuellement, presque collées l'une à l'autre.

J'utilise un pistolet pour palier les faiblesses évidentes face à vous, je ne fais que rééquilibrer les choses. Sortez d'ici. Plus jamais nous ne nous parlerons ou reverrons. Chacun fait ses affaires dans son coin. C'est ma dernière proposition.
« Modifié: mardi 11 février 2014, 14:48:46 par Law »
SS-Hauptsturmführer Anton, baron von Königsberg.

Cette image mène à mon RP que je l'aime bien.

Ce personnage n'a pas pour but de faire l'apologie du nazisme et cherche au contraire à avoir une réflexion sur les suites de l'idéologie à travers le temps, la survivance des endoctrinements meurtriers et la reconstruction des esprits détruits.

Le joueur et son perso sont à dissocier.

Lollipop Du Vivier

Créature

Re : Schönheit der Arbeit.

Réponse 13 dimanche 10 avril 2016, 02:40:29

Il y a quelque chose de pire que la peur, de plus nauséeux que l'angoisse ... C'est l'odeur de la défaite. Elle te prend à la gorge et vient remuer tes entrailles, comme l'aurait fait la peur la plus brutale, mais elle remonte aussi. Elle embaume ton cerveau, elle te trouble la vue... Ou peut-être est-ce ces larmes brûlantes qui coulent sur tes joues ? Tu les sens, qui dévorent ta peau comme l'acide, qui écrase ton orgueil. Ah, ça ! Il t'en restait encore de l'orgueil et de la fierté après être passée entre ses griffes d'immortel ? Comment tu pouvais encore en avoir, après avoir mouillé sous ses coups, sous ses lacérations et jouit sous les coups de reins d'inconnus, les sens disparus, le corps seul répondant aux touchers brutaux de ses animaux ? Et pourtant, tu essayais encore de te draper dans la vanité, dans la supériorité, dans les croyances. Plus rien de tout cela n'avait d'importance, en cet instant précis où ton regard croisait celui de Siegfried. Non, tu le savais déjà. Ton verbe florissant ne faisait pas le poids face au sien, incisif et saignant. Même ta religion ne pouvait pas combattre la sienne et tes pensées les plus pieuses n'arrivaient pas aux chevilles de sa perversité acquise dans la bienséance. C'était pire qu'un défaite, pire que le gout amer de l'humiliation ... C'était pire parce que tu savais qu'il avait raison.

Tu savais que tu avais tort. Tu était obligée de le reconnaître, malgré toi. Mais tu vas te battre, encore. N'est-ce pas Marquise ? Tu vas te battre et tu vas faire face au vainqueur les dents en sang, la tête qui tourne et le regard fier. Tu ne vas pas te laisser faire, la défaite n'est pas marquée sur ton front, la défaite n'est pas à ventre, il ne peut pas avoir la victoire entre ses mains alors que tu galères pour remonter à la surface de tes pensées. Non. Tu vas lui prouver qu'il a tort alors même que tu sais qu'il a raison, tu vas mener ce tour de force de prêcher une vérité qui te ferait presque vomir. Non, non, non. Il a tort. Ne l'écoute pas. Ton souffle s'accélère alors qu'il revient à l'assaut avec ses arguments, c'est si bons arguments.

<< Ne parlez pas de Dieu. Vous ne savez pas ce qu'est Dieu... >> Et tu feras face à ça. Une abomination parmi tant d'autre, dira-t-on. Tu n'en plus sûre d'ailleurs. Dieu n'est pas avec lui. Dieu ne cautionnerait pas ses actions. Mais après tout, Dieu n'a-t-il pas été donné comme l'exemple et le créateur de toutes les folies, de toutes les violences ? Peut-être que c'est toi, qui a tort. Peut-être que Dieu cautionne et que tu ne l'as toujours pas compris ? Le doute s'installe en toi, terrible et de plus en plus fourbe, il s'insinue dans tes veines, dans ton cerveau, il te hante, il te saoule ... Tu t'enivres de tes questions, de tes réponses, de tes hypothèses. Son cri de guerre te tire un frisson soudain alors que tu sursautes. Il te coule un peu plus dans cette perspective douteuse en s'expliquant, calmement, comme le professeur qu'il est. Ses mots sont didactiques, ta pensée est bordélique. Sa langue est vérité, ton cerveau est noyé dans le faux. Ton regard glisse de la ceinture au sol, du sol à l'arme. De l'arme à lui. De lui à l'arme, de nouveau. Et le sol. Tu regardes le sol, comme si tu essayais d'emmagasiner les informations qu'il te donne, de les comprendre, de les prendre en compte, de les gérer. Mais c'est trop pour toi, apparemment. Tu inspires doucement, comme pour reprendre ton calme. Lollipop ? Lollipop ?! Ca éclate dans ta tête, ses mots, tes pensées, ça se mélange, ça s'éclabousse, de la bouillie d'honneur, de foi et de vérité. Tout s'étale dans ton corps, et tu laisses tomber ta dague.

<< - Ce n'est pas ça Dieu. Ce n'est pas l'Honneur, ce n'est pas la morale, ce n'est pas le Bon, le Bien, le Saint-Esprit et la prière. Ce n'est pas la pudeur ou la foi. Ni la fidélité et la liberté. Non, vous n'avez pas eu de Dieu, vous n'avez pas eu de drapeau, vous n'avez pas été soumis. Je vous l'accorde bien volontiers. >> Ta voix résonne comme vide alors que tu regardes le sol, les larmes coulant encore contre tes joues. La Résignation. << - Dieu ce n'est pas ça. Dieu ce n'est pas une pensée. Dieu c'est un fait. Dieu c'est un être. Dieu c'est une raison. On peut l'utiliser pour tout, pour rien, pour justifier, pour croire, pour rire, pour pleurer. Dieu c'est une justification. >> Tes pensées sont brouillées, tes paroles encore plus, ton objectif fracassé. Tu ne sais plus ce que tu racontes. Tu tentes simplement, vaguement, d'avoir raison. Tu ne veux pas t'avouer vaincue, putain !

Pas devant lui, pas comme ça. Nue, soumise, vaincue, abandonnant tes idéaux de justice et cette pauvre fille. Tu la revois, qui pleure. Tu te revois lui dire que tu l'aideras. Et tu es là, ton arme au sol, les poings fermés comme une enfant qui voudrait faire un caprice mais qui a peur de la fessée qui la punira. Trois sentiments. Continuer, lamentablement à t'acharner quand tu n'as plus rien pour le faire, plus l'envie, plus le droit, plus de raison, plus de justification. S'abandonner, totalement, s'offrir à lui comme le réclame ton corps et la luxure latente qui pulse dans tes veines suite au sang ingéré. Ou partir, obéir et finir de te mettre à genoux devant lui, soumise peut-être encore plus par cet abandon que par l'offrande de ton corps. L'hésitation est là alors que tu l'écoutes, avec son ultimatum et son arme de lâche, et qu'il t'explique qu'il veut juste rétablir la justice. Mais rien n'est juste dans cette pièce, ni la vampire, ni le nazi. Rien n'est normal, rien n'est clair, rien n'est juste. Non, ce n'est pas juste ! Non, non, non ... Encore. Tout s'embrouille de nouveau. Tout devient flou. Puis finalement, tu te laisses lentement glisser au sol, contre son uniforme ou contre ses jambes, tu ne sais plus trop bien. Tu restes là, à regarder face à toi, avant de prononcer, lentement, difficilement. Comme une sorte de peine de mort que tu t'infliges à toi-même, une humiliation qu'il t'épargnait mais que tu préfères étaler devant ses yeux. Peut-être est-ce pour avoir l'absolution de ton péché qui te hante, peut-être est-ce ta flagellation. Même pour toi, c'est pas clair. Alors pour lui ?

<< - Je pars, et on oublie. Je pars, j'abandonne, je m'avoue vaincue. Ici. Maintenant. Je pars, on ne se verra plus et tu sauras que tu peux me noter sur ta liste. Tu m'auras soumise, comme les autres. D'une autre manière, plus perfide... Tu veux que je te l'avoue, là, tout de suite ? J'ai tort. Heureux ? Bouffe là, ma résignation. Bouffe le, mon aveu, et étouffe toi avec ... J'ai tort. Mais ça ne te donne pas raison pour autant. Ouais, tu me domines clairement, mentalement, physiquement, sexuellement ... Ouais. Ton propos il est clair, il est beau, il donne envie de te donner raison. Ouais. Même au fond de moi, j'ai envie de te dire, 'ok, baise moi, fais moi hurler que je t'appartiens et que j'ai eu si tort de te vouloir du mal'. Tu m'as dévoré de l'intérieur. J'aurai pu te sucer le sang jusqu'à la dernière goute, et j'ai envie de te sucer la queue en priant pour ton pardon. >>

Tu le fixes une seconde. Deux. Trois. En quelques plumes, tu disparais. Derrière toi, il y a Siegfried, ton honneur et ta fierté.




N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?


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