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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: L'étrange demeure de Mr. Belmont [PV] [Fini motherfucker]  (Lu 6135 fois)
Shad Hoshisora
Grande okami, Sainte parodieuse Disney o/ eggshot d'oeuf
Terranide
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« le: Novembre 17, 2013, 09:29:36 »

Cinq jours, presque une semaine que Shad avait connu maints sévices pendant des heures.  Par qui et pourquoi ?  Tout ce qu’elle pouvait se rappelait c’était ce regard aussi ardent que la braise,  cette voix sifflante tel un serpent, cet aura malveillante qui semblait luire autours de cet odieux personnage. La louve en frissonnait rien qu’à ce souvenir. Elle ne connaissait pas cette personne et elle s’était retrouvée coincée entre ses griffes sans savoir réellement ce qui se passait. Oh bien évidemment elle avait tenté de se défendre en clamant qu’elle était déjà esclave et qu’elle n’avait pas besoin d’être dressée pour être vendue, mais cela n’avait eu aucun effet sur l’homme à la chevelure d’écailles.

Sa magie ? La marque pour appeler son maître en cas de besoin ? Elle n’avait su les utiliser, ses esprits étaient embrumés pour tenter de se focaliser l’espace d’un instant sur ces deux points précis. Ou plutôt on faisait en sorte qu’elle n’y arrive pas et la louve s’était jurée si elle s’en sortait, elle s’entraînerait à ce sujet, une fois mais pas deux. Il restait maintenant le motif de toute cette histoire. A bien y réfléchir, l’Okami s’était retrouvé malmené, torturé, violé par un parfait inconnu et pour quoi ?  Une histoire de mission, une putain d’histoire de mission !   Cependant, elle se rappelait d’un fait, un détail qu’elle ne pourrait oublier : Une chatte noire.  Shad était certaine d’avoir vu pendant ces séances une chatte d’une couleur ébène à l’allure gracile l’observait, elle ne pouvait oublier cette vision.

La maison était vide depuis son retour la vieille où elle avait été relâchée. L’Okami avait espéré pouvoir parler avec une personne mais la demeure était silencieuse. Le maître des lieux n’étant pas là, la plupart des domestiques  étaient gratifiés de congés, passant juste rapidement le matin pour nettoyer en vitesse la propriété. Outre les domestiques, la louve aurait aimé parler à Arashi mais même cette dernière semblait absente, sans doute était-elle allé chercher du sang ? Shad n’avait pas eu la motivation pour s’aventurer dans les bas quartiers de la ville, tout ce qu’elle voulait pour le moment c’était soit parler avec quelques personnes, soit qu’on la laisse en paix.

Ne trouvant personne, la  lupine s’était dirigé vers l’une des salles de bain afin d’une part se nettoyer, retirer toutes les traces de semences qu’elle avait sur elle mais également pour désinfecter un peu ses plaies et blessures avant d’appliquer sur la plupart un bandage improvisé avec les moyens de bords.  Son tortionnaire n’avait pas hésité à utiliser des armes contondantes et avait gratifié la Terranide de nombreuses entailles, le sang s’en écoulant encore de temps à autre de ces dernières. Autant dire qu’elle devrait nettoyer derrière elle ou le maître de maison verrait des traces d’hémoglobine ici et là sur le sol de la demeure. L’Okami se chargea donc de se créer des bandages au niveau des poignets, des épaules et des cuisses, une mini momie en somme.

Et après ? Après qu’elle s’était lavée, désinfectée et bandée, qu’avait fait la louve ? La première nuit, elle avait tenté de trouver le sommeil, en vain, se retournant sans cesse dans son lit avant de se lever et de se diriger vers la cuisine, y prenant un verre d’eau qu’elle amena avec elle au salon. S’installant à l’une des tables, elle posa son menton contre la table, observant le liquide transparent dans le verre tout en soupirant avant de regarder ici et là des points invisibles dans la pièce.

Bien que ne bougeant quasiment pas et que le temps aurait pu paraitre long à la louve, la Terranide ne vit pas le temps passer, voyant juste le rythme de la journée s’écoulait inlassablement.  Depuis la veille de son retour, elle n’avait donc pas bougé, les bras croisés contre la table, le menton posé contre, ses oreilles positionnées en arrière et sa queue inerte.

D’un coup, elle crû percevoir des bruits de pas et des voix, ses oreilles se mouvant légèrement vers la source du bruit avant de retourner à leur position initiale. Sans doute aurait-elle dû se lever et voir de quoi il s’agissait ou bien accueillir le maître pour son retour, mais elle n’en avait ni la force, ni la motivation. Fermant les yeux, elle décida donc d’attendre. Tant pis pour les représailles si il devait en avoir.
« Dernière édition: Janvier 11, 2014, 06:39:16 par Shad Hoshisora » Journalisée

Stephen Connor
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

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Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

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« Répondre #1 le: Novembre 21, 2013, 02:42:52 »

Deux journées entières séparaient Nexus et Ashnard, à condition d’emprunter les bons chemins et d’avoir des chevaux frais. Heureusement pour le « couple » - qui avait plutôt l’air d’un groupe constitué d’un ravisseur et son otage – tout était en leur faveur. Peu d’échanges de bavardages sur le chemin, et surtout, pas de sexe. Stephen se faisait violence, et Mélisandre en était simplement privée.

Peut-être essayait-elle parfois de se toucher discrètement ? Le beau diable l’espérait tellement ! Quelle joie de l’imaginer se caresser en douceur sans pouvoir attendre l’orgasme, sans pouvoir trouver d’explication. Il espérait que la chaleur de son bas-ventre n’avait pas quitté la diablesse depuis leur départ de l’étable. Et tout le chemin, il s’était amusé à titiller les sens de la belle, s’arrêtant à son niveau pour lui parler lors de leurs chevauchées, posant une main sur la sienne, ou sur sa cuisse.

Le trajet s’avéra long, ponctué de petits silences et de splendides paysages. Stephen avait fait le chemin un nombre assez colossal de fois pour connaître les meilleurs détours. Ainsi, ils gagnaient à la fois du temps et une vue imprenable. Le démon avait appris à se montrer moins méfiant en présence de la belle diablesse, comprenant qu’elle était résignée à, au moins, accompagner son confrère jusque chez lui.

« Enfin. » Soupira le beau diable en voyant les murs de la cité royale. « Es-tu déjà venue à Nexus ? Tu vas en voir la plus belle facette sous peu. » Dit-il en se tournant vers la jeune femme.

Une pensée traversa l’esprit du démon, qui s rappelait ne toujours pas connaître le nom de son ancienne amante. Bah, il finirait par l’avoir, peu importe le temps que cela prendrait. Stephen eut également une pensée pour ses deux esclaves, Shad et Arashi. Le maître avait convenu de ne pas se soucier de leur état et de leurs préoccupations, et elles étaient relativement libres, pour des esclaves.

Cette pensée en engendra d’ailleurs une nouvelle autre. Un petit regard en direction de Mélisandre, et le démon haussa un sourcil, très lentement. Devait-il aussi la considérer comme une esclave ? Une vassale ? Un laquais ? Il ne savait pas trop c’était relativement flou. Mais une chose était sûre, s’il voulait en faire sa petite chienne, il devrait aller aux enfers, voir Lucifer lui-même pour obtenir une autorisation.

« Bon, allons-y. »
Murmura le démon pour lui-même, en pénétrant dans la ville.

Nexus… Comparé à Ashnard, c’était un petit morceau de paradis. Les rues étaient pavées de pierres blanches, les bâtiments étaient propres et décorés avec élégance, dans une myriade de diversités architecturales. Bien sûr, cela valait surtout pour le niveau intermédiaire et les plus hauts plateaux, excluant les infâmes bas-fonds. Stephen les avait côtoyés, mais le plus mauvais des lieux de Nexus restait une vaste plaisanterie à coté d’un quartier commun d’Ashnard.

Quelques minutes de chevauchée suffirent à mener le couple jusqu’à l’entrée de la demeure du clan Belmont. C’était le nom qu’avait choisi d’utiliser Stephen comme substitut, sur Terra. L’endroit restait aussi fastueux et exagérément grand que la plupart des autres demeures de nobles. Deux étages, et un troisième qui faisait office de grenier. Piscine, plusieurs salles de détente et salles de bain. L’architecture, quant à elle, était celle d’un manoir du XVIIIème siècle, de couleurs beige et noire.

« On y est. »
Déclara simplement Stephen en ouvrant le portail d’un claquement de doigt.

Rapidement, les deux démons rejoignirent l’écurie à l’arrière de la maison, pour y déposer leurs montures. Stephen offrit une main galante à la belle Indocile, sachant tout de même faire montre de galanterie. Puis, le jeune couple pénétra dans la demeure. Et immédiatement, le maître de maison sentit que quelque chose n’allait pas. Cette fin de matinée s’annonçait sous de mauvais augures. Voyant Shad sur sa chaise, la mine déprimée, mais surtout le corps bandé, le Grand Duc haussa un sourcil, s’approchant d’elle.

« Shad ? Est-ce que tu vas bien ? » Demanda le monstre en posant une main réconfortante sur son épaule. « Toi, viens là, assieds toi sur cette chaise. » Ordonna le démon à Mélisandre, en désignant, du menton, une chaise en face.
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Mélisandre Cairn
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« Répondre #2 le: Novembre 21, 2013, 03:21:54 »

Les paysages avaient défilé au rythme de leur cavalcade. Des forêts, des plaines et des vallons avaient succédé au tableau désolant d'Ashnard et de ses environs. Les crêtes pelées s'étaient habillées de verdure, et les arbustes maladifs s'étaient changés en arbres majestueux, pourvus d'épaisses frondaisons aux travers desquelles perçaient des traits de lumière tamisés. L'itinéraire emprunté différait de celui que Mélisandre avait pris, en sens inverse. A vrai dire une caravane d'esclaves de plus d'une soixantaine de têtes ne pouvait décemment pas suivre les mêmes sentiers, aussi ne s'en était-elle pas étonnée. Au contraire, elle avait laissé à son âme contemplative tout le loisir d'admirer et de profiter de la nature qui avait salué leur passage en bruissant. Ils avaient coupé à travers bois, et traversé plusieurs lits de rivière. Sa jument s'était montrée parfois difficile, têtue, notamment pour rentrer dans l'eau (elle était tombée, une fois, et avait gratifié le rire persifleur de Connor de franches éclaboussures en guise de représailles). Mais la féline avait fini par bien se familiariser avec sa pouliche, et le plus gros du trajet s'était déroulé sans encombres. Au final, ce grand bol d'air frais avait autant profité à la diablesse qu'à sa monture. En outre la jeune femme n'était pas fâchée de creuser la distance avec cette cité maudite, soulagée de laisser derrière elle l'Empire d'Ashnard et l'ombre latente de sa menace.

Elle avait longuement observé Stephen, à la dérobée, tandis qu'ils chevauchaient au pas, sans rien divulguer de ses pensées. Sage, en somme. Mais mutique, comme si elle avait emporté un vœu de silence avec elle, propice à la contemplation. Du reste, elle en voulait toujours au Grand Duc, et ce n'était certainement pas la sensation omniprésente de sa frustration grandissante qui allait changer la donne. Ses tentatives d'approche s'étaient par ailleurs soldées par l'indifférence de la belle, ou une parole caustique de sa part -mais jamais trop déplacée, pour ne pas risquer la fessée.
Pour ne pas changer, l'Indocile semblait songeuse, accaparée par ses pensées en approchant des murs de Nexus. Le beau diable l'en extirpa quelques secondes.

" Je connais, " se contenta-elle de répondre, lapidaire.

Et elle talonna son cheval pour prendre le petit trot et dépasser Connor d'une tête, avant de le laisser revenir à sa hauteur au moment d'entrer dans la ville. Il lui adressa un regard dubitatif et l'affriolante brunette fronça les sourcils en tentant de le déchiffrer. Se doutait-il de quelque chose ?
Elle le suivit jusqu'à son domaine, à la fois circonspecte et curieuse. L'œil vif en tout cas. Rien que la façade du manoir attestait du titre de noblesse de son heureux propriétaire. Ils rejoignirent rapidement les écuries en contournant la bâtisse, là où Mélisandre dédaigna l'aide serviable de son hôte, pour mettre pieds à terre -comme une grand fille.

" On va s'occuper d'elle ? " s'enquit-elle, à tout hasard, autant par soucis du bien-être de sa grisette que pour avoir une vague idée des personnes actuellement présentes dans l'enceinte de la propriété.

Il la conduisit ensuite à l'intérieur, là où elle espérait pouvoir prélasser son corps fourbu. Mais, dès qu'elle franchit le seuil, elle perçut le malaise qui habitait les murs et à en juger par l'attitude de Stephen, ce dernier s'y révéla tout aussi réceptif. Peut-être que sa propre intuition découlait simplement de celle du démon, finalement. Quoiqu'il en soit, quelque chose clochait, et elle sut, par avance, qu'elle n'y était pas totalement étrangère. Ce qui ne l'empêcha pas d'affecter un air des plus surpris en découvrant Shad, sans chercher à maquiller le dédain de ses prunelles.

" Tiens, une Terranide. Elle a l'air plutôt mignonne. Vous avez du goût pour choisir vos animaux de compagnie, Connor, en plus de vos valets. On dirait que celle-ci a pâti de votre absence cependant. C'est... regrettable. "

Un sourire moqueur flotta furtivement sur ses lèvres. Puis la belle se déplaça à pas feutrés vers ladite chaise, dont elle caressa le dossier d'une main légère, sans s'asseoir.

" Êtes-vous certain de me vouloir assise sur cette chaise ? Je ne me sens pas d'humeur à le faire, " minauda-t-elle.

Après quoi l'Indocile darda son regard dans celui de la jolie louve. Un regard implacable et froid, dénué de toute mansuétude, acéré comme une lame. Mélisandre se détacha rapidement du spectacle, récupérant le masque lisse et paisible de l'ingénuité, l'air vaguement amusée, comme s'il ne s'agissait rien de plus que d'un jeu.   

" Je vais faire le tour du propriétaire. Les jappements des petits chiens m'ennuient, " déclara-t-elle, désinvolte, tout en s'éloignant d'un pas fluide vers l'une des nombreuses pièces de la demeure, manifestement peu désireuse d'assister à l'échange.
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Shad Hoshisora
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« Répondre #3 le: Novembre 21, 2013, 07:20:17 »

L’Okami n’avait pas daigné bouger de place, ni même de position tandis que son maître rentrait dans sa demeure. Sans doute aurait était plus logique qu’elle se tienne droite et l’accueille comme il se devait mais au contraire, elle restait à moitié affalée sur la petite table, son menton posée contre ses bras croisés devant elle, les prunelles de ses yeux fixant de temps à autre le verre  d’eau encore pleins de la vieille.

L’air était palpable et la louve savait qu’elle en était la cause. Sans le montrer, elle se  mordit légèrement la lèvre inférieure, comment diable avait-elle pût se faire si facilement prendre ? Et cette expérience, ces jours passés dans le repaire du serpent. La jeune louve en eut un frisson de dégoût et de révulsion et elle ne fit aucun geste quand elle sentit la main forte mais douce de son maître se poser contre son épaule dans un geste d’affection.

Les yeux toujours clos, elle se mit à les ouvrir doucement en entendant la voix de Mélisandre. En temps normal, elle lui aurait fait ravaler ses mots, comment osait elle la traiter comme un animal de compagnie ? N’était-elle pas logée à  la même enseigne actuellement ? Oui,  cette inconnue à la louve ne pouvait être de même rang que Stephen au vue des ordres qui lui intima. Mais la louve n’avait ni la force, ni le courage de partir dans une discussion lacérant avec la démone.

Tandis qu’elle percevait parfaitement l’Indocile qui se déplaçait à pas feutré, ses mots retentirent dans son esprit, surtout la dernière phrase. L’Okami avait l’impression que Mélisandre était au courant de qui s’était passée, qu’elle n’était pas si pure dans tout cela, mais peut-être n’était-ce que son esprit qui lui jouait des tours ? Après tout, il était commun que les autres races rabaissent  la sienne par simple vilenie. 

Les pas de la démone cessèrent et la louve leva son regard vers elle, croisant celui de Mélisandre. Ce qu’elle pût en lire lui glaça le sang sur le coup. Le regard de la démone était froid, tranchant, acérée et semblait reflétait une certaine malveillance. Mais ce n’était pas cela qui marqua  le plus Shad, non, ce regard, perçant, elle l’avait déjà vu, elle en mettrait sa main à couper.

Les Terranides étaient peut-être considérés comme une des races les plus basses dans l’échelle sociale, il ne fallait pas oublier que leurs capacités dépassaient facilement celle d’un humain pur. Et l’okami ne faisait pas exception à la règle. Tirant certaines capacités des loups, son ouïe, son odorat étaient beaucoup plus sensibles, plus développés que quiconque.

Et dieu sait que la lycane avait une certaine mémoire olfactive. Les flagrances des parfums de Mélisandre lui parvinrent et elle se mit à cligner quelques fois des yeux, n’arrivant pas à croire ce qu’elle pensait comprendre.  Cette odeur, c’était une chose dont elle ne pourrait oublier. L’odeur de la chatte noire, l’observant sans ciller alors qu’elle était aux prises du chef des Yamata no Orochi. Pour la Terranide, il n’y avait aucune erreur, elle ne pouvait pas se tromper et cela lui confirmait la nature des phrases acérées que lui avait lancées la démone à son attention.

L’indocile demanda finalement congé, commençant à partir d’un pas léger vers la porte principale de la pièce.  L’Okami elle, la fixait, son regard habituellement jovial était sombre, froid et un grognement sourd s’extirpa de sa gorge, la faisant vibrer ainsi que sa poitrine. La démone avait parlé de jappement à son égard mais l’Okami voyait plutôt un félin qui se défilait.

D’un geste brusque, Shad se releva, faisant trembler la table, le verre posé dessus se renversant, le liquide qui contenait attiré par les lois de la gravité se mis à tracer une route vers le sol de la pièce, juste à quelques millimètres de la table. Les deux mains posées contre cette dernière, queue droite, oreilles relevées et légèrement hérissées, la louve vociféra malgré la douleur qui venait de la parcourir face aux mouvements brusques qu’elle venait de faire et de la sensation des plaies qui se rouvraient :

« Je jappe peut-être comme un chiot, mais toi tu n’es qu’une connasse de chatte qui s’en va à la vue du loup »

Oh, qu’elle aurait aimé lui faire ravaler ses mots, son regard qu’elle lui avait précédemment lancé. Pensait-elle seulement qu’elle n’arriverait pas à la reconnaître ? La louve se retenait pour ne pas sauter à la gorge de la démone, non cela lui ferait bien trop plaisir mais  son corps tout entier bouillait, tremblait de rage.

« Pourquoi ? »

Shad ne connaissait ni d’Adam, ni d’Eve  cette démone, alors pourquoi lui avait-elle infligée ces supplices ? Etait-ce un moyen pour elle de marquer qu’elle ne serait jamais à son niveau ? Qu’elle se sentirait toujours supérieure à l’Okami ? Ou était-ce qu’un moyen de vengeance face à ce que lui avait infligé Stephen ?

En parlant de ce dernier, la lycane l’avait complétement oublié, ne cessant de fixer Mélisandre. Elle qui était précédemment affalée, se tenait prête à  en découdre si besoin. A son arrivée la veille, la louve  aurait aimé parler, acte qu’elle n’avait pu faire et là, elle en avait l’occasion, la chance de vider de tout son soûl.
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Stephen Connor
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Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #4 le: Novembre 22, 2013, 12:36:57 »

Stephen l’avait senti dans l’air, au moment même où il avait franchi le pas de la porte. Quelque chose n’allait pas. Une petite avancée entre les murs de sa demeure lui avait permis de voir Shad, couverte de bandages, assise sur une chaise, arborant une expression… Vide. Le beau diable fronça un instant les sourcils, cherchant à comprendre ce qui pouvait bien se passer.

Rapidement, il s’approcha de la louve, posant une main réconfortante sur son épaule. Pas besoin d’être un grand sorcier pour saisir qu’elle était mal en point. Stephen n’était pas un expert en sortilèges de soin, mais il ferait de son mieux pour les blessures de Shad dès qu’il lui aurait parlé. Non pas qu’il s’invente un sens de la morale maintenant, mais la curiosité le taraudait.

« La ferme. » Ordonna Stephen à Mélisandre, lui lançant un regard dénué de toute expression.

L’habitude avait été prise, de ne pas faire preuve d’émotion remarquable devant la diablesse. Elle pouvait en profiter pour mordre à tout instant, et ce n’était pas envisageable. De plus, Stephen restait un démon égoïste, qui se souciait par-dessus tout de son propre pouvoir. Autrement dit, après s’être occupé de Shad, il irait s’en prendre à Mélisandre, pour lui faire payer son affront.

Tiens, voilà que la belle démone reprenait son ton hautain et moqueur. Qu’est-ce qui pouvait la motiver à redevenir aussi insupportable, alors qu’elle avait été, au pire, dédaigneuse durant leur trajet. Il se passait bien des choses étranges, mais Stephen voyait plus cela comme une foule d’éléments sans rapports que comme un tout. Cette erreur ne tarderait néanmoins pas à se résoudre.

Ce furent les dernière paroles de la féline qui réveillèrent la louve. Elle se leva d’un bond, presque comme pour se jeter sur le chat et l’éventrer. La main du démon fila de l’épaule de Shad, partant immédiatement à son arbalète. Il ne comptait pas tirer, mais le geste était lourd de sens. Il n’accepterait pas de violence entre deux personnes qu’il avait recueillies.

« CA SUFFIT ! » Tonna la voix du monstre.

Son visage restait relativement neutre, déformé seulement par quelques traits d’agacement. De quoi parlaient-elles ? Il avait l’impression d’être étranger à la scène, alors qu’il était le maître des lieux. La sensation de ne pas contrôler le flot des évènements était une chose désagréable, et encore plus pour le démon manipulateur. Ce dernier croisa les bras, en signe qu’il attendait de voir le reste de la scène se dérouler plus calmement.

Certaines blessures de Shad venaient de se rouvrir, et du sang teintait quelque peu les bandages. Stephen fronça les sourcils et ôta un gant de sa main droite, serrant et desserrant le poing. Avant toute chose, il allait commencer par aspirer les sévices physiques ressentis par la louve. Il ne gagnait pas à la laisser dans cet état, et la douleur peut pousser à bien des folies, que préférait éviter le maître.

« Tumma la yamutu fiha wa la yahya. » Psalmodia le beau diable en posant sa main sur le plexus de la Terranide.

Une franche douleur le parcourut subitement, mais il réprima la sensation. C’était le seul moyen pour un être de destruction de soigner quelqu’un, prendre pour lui les dommages, et les résorber par magie. Enfin, son corps de diable était bien plus tolérant à la douleur que celui de la louve, surtout si celle-ci se cantonnait à sa forme humaine. Et en plus de la guérir, il avait quelque peu soulagé l’esprit de la jeune femme. C’était préférable.

La sensation d’être au milieu d’un champ de bataille ne s’estompait pas, néanmoins. Stephen se serait moqué de pareille querelle, si son toit n’avait été la maison du conflit. Et Mélisandre avait vraisemblablement quelque chose à cacher. Le beau diable faisait suffisamment confiance à Shad pour savoir qu’elle ne s’énerverait pas ainsi sans raison. Quoiqu’ait fait la démone, cela se règlerait, mais le terme qu’elle avait employé… Il le lui ferait immédiatement payer.

« Petits chiens ? » S’amusa le monstre en faisant un pas vers Mélisandre. « Venant d’une petite salope qui jouit en se faisant malmener le cul par mes mains, c’est assez ironique. »

Il bomba le torse, en se plaquant contre l’Indocile. Cette petite chienne là méritait d’apprendre un peu les bonnes manières. La main du maître alla se plaquer contre sa poitrine, la saisissant sans vergogne pour tâter un peu de son galbe. Stephen sourit, il allait pouvoir profiter un peu de sa jolie diablesse, après tant de temps passé à se faire violence. D’un geste de la main, il appela Shad à lui.

« Je pense qu’il faudra laisser notre nouvelle invitée faire le tour de l’appartement. Elle est dans la même situation que toi, qu’elle se targue de ne pas l’être ne change rien. » Dit-il à la jeune louve. « Nous allons parler dans notre coin, suis-moi dans ma chambre. » Termina le beau diable en prenant la main de la Terranide.

Doucement, il amena l’esclave jusqu’à lui, désignant du menton les escaliers jusqu’au niveau supérieur. Sa main tira lentement celle de la louve. Il devait s’entretenir avec elle, savoir ce qu’il lui était arrivé, et comprendre la raison de sa haine envers Mélisandre. Rien n’indiquait, pour le moment, que la chatte ait fait autre chose que lui manquer de respect. Peut-être était-ce même une rancœur bien plus vieille, pour d’autres raisons ? En arrivant dans sa chambre, le beau diable fit signe à la louve de s’asseoir sur le lit.

« Que t'est-il arrrivé ? Pourquoi cette colère ? » Demanda Stephen en posant ses mains contre les épaules de Shad.
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Mélisandre Cairn
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« Répondre #5 le: Novembre 23, 2013, 12:35:02 »

" La ferme. "

L'injonction fusa mais n'atteignit pas l'Indocile, laquelle referma les deux mains sur le dossier du siège. Elle campait juste derrière, altière et superbe dans sa morgue féline. Pour l'instant, elle accordait toute son attention à la petite Shad, s'amusant de voir son joli poil se hérisser à ses allusions. Chien et chat faisaient rarement bon ménage, et la Terranide illustra l'adage. Mélisandre s'immobilisa pour faire face à sa hargne irascible, sans manifester de peur, ni même de gestes de recul, forte de sa position de supériorité -comme Stephen vînt la retenir d'une main ferme. Chatte ? Avait-elle dit chatte ? Tu es démasquée.

" Un loup ? Sourcillement dédaigneux, surplombant son sourire persifleur. Je ne vois, moi, qu'une petite chienne étranglée par la laisse trop courte de son Maître. "

La jeune femme tressaillit soudain, surprise et ébranlée par le ton tonitruant du Duc. Elle couvrit ce dernier d'un regard attentif tout en saisissant la portée de sa main, posée sur l'arbalète. Il cherchait à se faire l'arbitre d'un conflit dont il ignorait encore les enjeux. Elle comptait bien le laisser les découvrir par lui-même. La diablesse pencha légèrement la tête vers la droite, la bouche étirée en un mince sourire. Ses mèches noires caressèrent ses épaules en cascadant sur le côté, puis elle le regarda procéder à son rituel sur Shad, curieuse. Les sévices subis par l'esclave dépassaient ses compétences tout en échappant à sa compréhension, car le beau diable ne pouvait pas prétendre parvenir à la débarrasser de ce qui la souillait à présent. On ne soignait pas l'humiliation et l'opprobre avec des tours de magie. 

L'homme fit un pas vers la provocante féline, réduisant à néant la distance qui les séparait. Attention à ce que vous faîtes, Connor, prônèrent ses pupilles, rétractées en deux fentes farouches. Ses paroles lui soutirèrent une moue équivoque.

" Allons bon, je me demande bien ce qui vous amène à parler de mon cul, quand on sait qu'il y aurait bien plus à dire sur vos petites couilles, " répliqua-t-elle, sarcastique.

Toutefois elle n'osa pas en dire davantage. Son corps musculeux, pressé contre le sien, suffit à rétablir son autorité. Sa poitrine l'élança, brièvement, au contact peu scrupuleux de sa paume, éminemment dominatrice. Mélisandre crispa les poings tout en le dévisageant. Défiante. Ses tétons se raidirent sous le lin de son haut cependant, répondant à l'appel. 

" Ne me comparez pas à une esclave, Connor, " siffla-t-elle entre ses dents, révulsée, avant de faire un pas en arrière. 

Le couple disparut rapidement à l'étage supérieur, abandonnant l'Indocile à un isolement mérité, et convoité. L'effrontée se mordilla délicatement la lèvre, l'œil pétillant en avisant la pièce et les possibilités inspirées par sa solitude. Stephen ne craignait visiblement pas de la laisser échapper à sa vigilance. Il sait qu'il te retrouvera toujours. La réflexion la fit soupirer. Tout indiquait qu'il avait posé un traqueur sur elle. Sinon, comment aurait-il pu remonter sa piste jusqu'aux fins-fonds d'Ashnard ? Ce qui expliquait en outre pourquoi il n'était actuellement pas en train de la surveiller. La belle leva les yeux au ciel. Il savait. Il savait qu'elle en arriverait fatalement à cette conclusion, et qu'elle ne se donnerait donc pas la peine de tenter une nouvelle fugue en prenant le risque d'en subir les répercussions. Aussi n'avait-il même pas ressenti le besoin de lui exposer le chapitre des règles à observer. Parce qu'elle resterait là. Entre ses murs.

" Tsss... "

Un bruit survint, émanant de l'entrée, et Silat apparut. Venait-il d'arriver, ou était-il déjà sur place ? Tu tombes bien. Mélisandre défit la boucle de sa ceinture puis le bouton de son pantalon.

" Bonjour, l'ami. "

Elle l'accueillit d'un sourire passager, joint d'un salut enthousiaste, avant de faire choir ses braies sur ses chevilles. De même, sa chemisette rejoignit très vite le sol, la laissant à moitié nue et ébouriffée. L'arrogance de sa poitrine pointa aussitôt. Seule une culotte de coton habillait encore l'indécence de son corps.

" J'ai besoin de toi, Silat. Approche ! "

Mélisandre repéra le canapé, et s'y étala confortablement sur le ventre, glissant ensuite sa langue contre ses lèvres. La chute de ses reins traçait l'étourdissante cambrure de son dos, jusqu'à ses fesses, remarquablement bombées. Elle lança une œillade mutine au valet. 

" Viens. Et dis-moi si tu vois ou sens une quelconque marque contre ma peau. Sois attentif. Elle peut être n'importe où. "    

Et, sans en dire davantage, la séduisante corruptrice laissa reposer sa tête entre ses bras croisés, le regard dirigé vers l'adolescent, à la fois espiègle et impérieux.
« Dernière édition: Novembre 23, 2013, 03:45:26 par Mélisandre Cairn » Journalisée

Shad Hoshisora
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« Répondre #6 le: Novembre 23, 2013, 04:26:52 »

« Une petite chienne ? »

La voix de la louve était cassante, froide, le corps toujours tendu prêt à bondir,  elle fixait Mélisandre d’un air  mêlant incompréhension et colère. Et tandis qu’elle allait répliquer, la voix impérieuse de Stephen résonna dans toute la pièce, mettant fin à leurs échanges virulents.  L’okami avait pu sentir la main du démon quitter rapidement son épaule et d’un rapide coup d’œil, elle nota qu’il avait sa main sur son arbalète.  Shad afficha un air interrogateur, il n’allait quand même pas leur tirer un carreau non ?

Finalement, l’effet escompté par le Grand-Duc se produisit car la lupine garda le silence, dardant son regard une fois sur Connor et une autre fois sur Mélisandre, on pouvait même dire qu’elle se concentrait surtout sur cette dernière, attendant la prochaine pique de sa part. Un léger frisson la parcourue cependant, son geste brusque et rapide venait d’ouvrir à nouveau certaines plaies et la sensation était quelque peu désagréable. Oh, bien évidemment elle y survivrait, pour la louve cela n’était que des blessures superficielles qui se refermeraient avec le temps.

Mais  Stephen ne semblait pas du même avis et quand il s’approcha pour transvaser les blessures de la louve sur son propre corps, cette dernière ne fit aucun geste, le laissant simplement faire. Un léger soupir de soulagement s’extirpa néanmoins d’entre ses lèvres, car il fallait l’avouer, cela faisait quand même une épine en moins pour l’Okami. Pourtant, elle aurait préféré qu’il s’occupe plus de ses blessures morales que physiques car ces dernières étaient bien plus dures à panser.

Finalement, la nouvelle et le maître des lieux commencèrent à se chercher, à hausser quelques peu la voix sous le regard de la Terranide. Mélisandre avait du cran, un sacré culot même, sans doute l’aurait-elle admiré dans d’autres circonstances. Sans un mot, l’Okami s’approcha du beau diable, le rejoignant comme demandé. Oh, qu’elle la traite de chienne  soumise si elle le désirait, si l’Indocile était ici présente, elle devait aussi en être une, de chienne. Par ailleurs, les phrases lancées par les deux protagonistes confirmèrent l’hypothèse de l’Okami et tandis que cette dernière se dirigeait vers l’étage supérieur avec Stephen, elle ne put s’empêcher de lancer un regard par-dessus son épaule et de persifler :

« On dirait que tu es sur le même piédestal que moi… »

Une affirmation pure et dure. Quoi de pire pour une quelconque race de se retrouver au même rang qu’une Terranide ? Si elle aurait pu, l’Okami aurait éclaté de rire, se moquant éperdument de Mélisandre, mais elle n’était pas de ce bord-là, se contentant simplement d’afficher un air narquois pendant qu’elle gravissait les marches de l’escalier menant à la tâche. Pénétrant dans la chambre et s’assoyant comme demandé, elle ne répondit pas de suite à l’interrogation du démon, le fixant de ses yeux azuré dans ses yeux ambrés, avant de le fuir du regard, soufflant :

« Ça va…Je vais te raconter…Mais ça risque d’être long…et peut être ennuyeux… »

Prenant une inspiration, Shad commença à  lui conter ce qui lui était arrivée, prenant gardes de données le maximum de renseignements possibles. La louve lui retranscrit sa rencontre avec  les Yamata No Orochi, comment elle avait essayé de prouver qu’elle était déjà esclave mais que ces deniers semblaient sourds à ces affirmations. Mais elle ne s’attarda pas sur ce point, se concentrant plus sur la période de sévices qu’elle avait subi là.

Se ressasser le passé ne faisait jamais du bien et raconter les cinq jours passés au prêt du serpent blanc était une certaine douleur pour l’Okami qui se sentait au fur et à mesure de plus en plus sales au fil de son histoire. La lupine expliqua ainsi au démon ce qui s’était passé au sein du repaire de ce gang, les blessures qu’on lui avait infligé, la façon dont on la prenait, à savoir avec ses serpents certains constricteurs, certains vénéneux empêchant ainsi à la louve de se débattre au risque de se retrouver dans la tombe.

« Jamais je ne pourrais oublier cette personne, un regard rouge sang, une coiffure faisant penser à  des anneaux de serpents, une voix sifflantes comme les reptiles »

Le chef des Yamata no Orochi, cet être démoniaque, non, la louve ne pouvait décemment pas l’oublier. Et elle ne pouvait pas également ne plus se souvenirs des paroles qui lui soufflait, à son encontre et indirectement à celle de Stephen. La louve en répéta certaines, celles qui lui répétait le plus souvent, des injures à sa propre personne mais également pour le démon, bien qu’indirectement.

Reprenant doucement son souffle, l’okami chercha ses mots. Il lui fallait maintenant expliquer la raison de sa rancœur envers la démone.  Elle marqua même un arrêt, et si elle s’était trompée ? Non, cela était impossible elle en était sûre, elle mettrait sa main à couper que la chatte noire présente était cette femme. Levant son regard vers celui du démon, Shad continua ses explications.

« Quant  à ma réaction envers elle, c’est que quand j’étais là-bas, retenue, il y’avait une chatte, à la robe d’ébène qui ne cessait de me fixer pendant les premiers jours et cette féline avait la même odeur que cette femme…Et je ne peux pas me tromper, j'en suis sûre et certaine. »

Pour l’Okami cela ne pouvait être une coÏncidence, elle en était sûre. Finalement, l’explication dura une bonne  poignée de minutes car  Shad faisait en sorte d’essayer de donner le maximum de renseignements au démon. Nombres de personnes, apparences physiques et vestimentaires, sur ce dernier point, elle insista sur le fait qu’un serpent blanc était cousue sur le tissu des effets des Yamata no Orochi, sans doute leur symbole.

« D’autre questions ? »

Pour la louve, elle lui avait tout dit, elle ne pouvait donner plus d’explications mais malgré tout, si elle devrait le faire, elle le ferait de son mieux.


[Hrp : Le Rp avec le bad guy n’ayant pas encore eu lieu, j’ai préféré ne pas rentrer trop dans les détails pour éviter les soucis de concordances entres les deux rp ^^ »]
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Stephen Connor
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« Répondre #7 le: Novembre 24, 2013, 08:53:58 »

Le démon écouta le récit de Shad d’une oreille attentive. Tout ce qu’elle lui racontait lui sonnait comme étranger, il n’avait jamais entendu parler d’un tel groupe. Pourtant, il avait retourné tous les recoins Terra la médiévale. Qu’un ancien mercenaire doublé d’un démon ne connaisse pas son existence en disait long sur la renommée du groupuscule. Mais leur identité importait peu, au final.

C’était un satisfaisant lot de consolation, de se dire que le tribunal infernal finissait toujours par rendre son atroce justice. Stephen avait pour règle, de même que tous les autres démons supérieurs et nobles des enfers, de ne pas forcer le jugement. Il fallait attendre que l’occasion se présente. Mais cela arriverait bien assez tôt.

« Ne t’en fais pas, Shad. » Dit-il simplement, en s’accroupissant au niveau de la louve. « Tout fini par se payer, tu verras. »

Est-ce que le sort d’une esclave importait à un démon ? Un peu, tout de même. Mais l’amoralisme ambiant chez les diables restait plus fort. Souhaitait-elle qu’il soulage son esprit ? D’un toucher de son front, il pourrait bannir la douleur mentale du cerveau de Shad, mais n’était-ce pas une issue trop facile ? C’était une manière de tricher sur la vie, une manière que l’on finit par payer.

Alors, le démon se leva tout de même, tendant une main à la belle louve, en lui lançant un regard compatissant. Enfin, légèrement compatissant, le mieux que pouvait faire un envoyé des enfers. Puis son esprit revint à la jeune femme qui se trouvait dans la maison, l’autre jeune femme. Mélisandre devait sûrement préparer quelque chose, encore cette fois. Et si elle était liée à tous ces évènements, il faudrait qu’elle en réponde aussi.

La vengeance d’un démon peut prendre bien d’autres formes que la douleur physique.

« Shad. » Murmura la voix grave du diable. « Je peux effacer. Je peux faire partir la douleur du fond de ton esprit, le laver de l’humiliation et de cette sensation d’impuissance. » Il tendit son index, le laissant à quelques millimètres du front de la louve.

Souvenirs lointains et sensations de paramnésie, tout ce que contient le fragile emballage de la mémoire, jusqu’aux sentiments. En un toucher, et quelques murmures, le démon pourrait vider la haine, la joie, appuyer l’inutilité des émotions. Mais cela ne dépendait que de la Terranide. Un test de caractère, afin de voir si elle souhaitait vivre éternellement dans l’oubli et le déni, ou faire face.

« Il suffit que tu me le demandes, et j’effacerai tout. » Dit Stephen en plissant légèrement les yeux. « C’est un bien maigre travail pour le démon qui commande au vice et aux souvenirs. Mais c’est une solution facile, que tous viennent à regretter. »

Les yeux aux iris ambrés de Stephen ne quittaient pas ceux de la lycane. C’était à elle de faire son choix, et il y consentirait. D’un toucher, il n’effacerait pas la mémoire de la louve, mais il effacerait la douleur et la haine. Un pouvoir servant à détruire les mémoires heureuses peut aussi servir à effacer la douleur, en une inexplicable absence de sentiments. Rassurant, le beau diable posa une main sur l’épaule de Shad.





Silat avait eut une grande facilité à rejoindre Nexus. Combien de fois avait-il fait le chemin entre les deux royaumes, seul ? Pas de réponse à la question, il ne comptait plus. En une année, de nouvelles perspectives s’étaient ouvertes à lui. Vivre loin d’Ashnard était une libération. Même si le jeune oriental avait la violence dans le sang, il ne pouvait nier que le calme relatif des pavillons Nexusiens avait son charme.

Cavalier modèle, depuis aussi longtemps qu’il avait chevauché pour la première fois, le jeune homme n’eut aucun mal à repousser son cheval aux limites. Si le chemin avait fait quelques petits kilomètres de plus, il aurait même sûrement rattrapé son mentor, et l’étrange inconnue qui l’accompagnait. Stephen avait-il finalement retrouvé cette femme ? Qu’allait-elle devenir ? Qu’était-elle ?

Peut-être était-ce une légère curiosité, l’envie d’obtenir des réponses à ces questions, qui poussait Silat à se hâter. En tous les cas, les murailles de la capitale se faisaient visibles, et le jeune assassin poussa un soupir de soulagement : sa monture commençait à fatiguer. Réduisant la cadence à un faible trot, pour prendre le temps de vérifier l’état de ses effets personnels, le jeune homme se prit à réfléchir à ce qui l’attendait à son retour.

Sa réflexion porta sur le futur : la suite de son entrainement, et finalement, ce qu’il adviendrait de lui sous la tutelle de Stephen. Machinalement, il guidait sa monture en pensant. Ce fut au bout de quelques minutes que le jeune homme arriva face au portail de la demeure. Il alla déposer son cheval noir dans l’écurie, avant de rejoindre la demeure par la porte avant.

Voyant Mélisandre, il la salua, d’un simple hochement de la tête. Cette femme l’intriguait et l’impressionnait. Il était assez timide en présence de femmes qui savaient jouer de leur charme. Autrement dit, la diablesse pouvait le paralyser d’un pas gracieux et de quelques paroles. Mais elle ne le fit pas. Non, elle sortit de ses manches un tour bien plus tétanisant.

« Que… » Murmura Silat en écarquillant les yeux.

Il se dressa sur lui-même, un peu de rouge lui montant aux joues. Où était Stephen ? Dans cette situation, le jeune assassin aurait volontiers bénéficié de la présence de son mentor. Mais il se souvenait de ce qu’avait dit le noble Nexusien sur cette femme : c’était une vipère, une vraie. Néanmoins, l’appel sauvage du désir se fit plus fort que la méfiance, et le jeune oriental s’approcha lentement.

Un simple hochement de tête fut le signe qu’il allait s’exécuter. Traçant les courbes de Mélisandre de son regard enivré, le disciple s’approcha de la diablesse. Le parfum enivrant de cette femme faisait soupirer Silat, et son cœur battait un peu plus vite. Oserait-il seulement observer ces courbes gracieuses, divines ? Puis, quelque chose capta son attention, un petit triangle dessiné à même la peau. Il fronça un sourcil, ne percevant pas bien la marque à cause de la crinière de l’Indocile.

« Là. » Dit-il en désignant le signe.

Bien sûr, il réalisa que la belle n’allait pas se tordre le cou pour observer cette rune. L’oriental se pencha alors sur elle, posant un genou à terre pour se mettre à son niveau. Ses doigts, fins et doux, écartèrent lentement la chevelure de Mélisandre, dans un semblant de caresse. Puis son index dessina les contours de la marque. Un petit triangle, au dessus de l’omoplate de droite, proche de la nuque. Silat prit la parole.

« On dirait que c’est… Gravé. Sur moins d’un millimètre de peau… » Il fronça les sourcils. « Ce n’est pas la marque du clan Belmont… »

Et ce n’était clairement pas un marquage d’esclave, alors qu’était-ce ? Le jeune homme appliqua sa paume dessus, frottant quelque peu. Cette rune semblait s’effacer lentement, en même temps que sa magie s’estompait. Cette marque, qui avait privé la diablesse de sa jouissance, allait bientôt lui renvoyer les effluves du cours de son désir, puis l’inonder, comme un barrage cédant au harcèlement des vagues.

« Mhhh, ça commence à partir. » Remarqua le jeune homme en léchant son pouce pour frotter un peu plus.

Le sceau avait faibli, en deux jours, et il cédait face à une simple pression humide.
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Mélisandre Cairn
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« Répondre #8 le: Novembre 25, 2013, 03:04:18 »

L'embarras de Silat n'échappa naturellement pas à la féline, dont l'œil attentif, teinté de malice, décrypta l'émoi juvénile. Elle ne doutait pas un seul instant que Stephen l'avait mis en garde contre elle. D'ailleurs la prudence le disputa un instant à l'attraction exercée par la démone sur lui. Finalement, Mélisandre constata avec un sourire que les instincts, comme souvent, évinçaient la raison. Elle le suivit du regard, les pupilles dilatées par l'intérêt qu'il suscitait chez elle, puis elle le laissa patrouiller sur son corps, non sans discrètement frémir, parfois, en devinant l'émeraude de ses prunelles serpenter entre la suavité de ses attraits.

Il écarta la chevelure de jais de l'Indocile, laquelle inspira doucement afin de tempérer ses pulsions. Depuis que Stephen l'avait punie, à l'étable, la sensation de manque ne l'avait pas quittée. Il devait encore se féliciter de son petit effet. Surtout en la voyant se tortiller à cheval, tout le long du trajet. Elle pourrait tenir là le moyen de satisfaire enfin ses attentes -jusque là négligées. Oui, elle le pourrait. Vraiment, avec un valet ? Sauvagement, la diablesse se mordit la lèvre, refreinant ses envies, dans l'optique de faire preuve d'un minimum de concentration.

" Parfait. A quoi ça ressemble ? " demanda-t-elle, interpelée, un sourcil à moitié froncé sur sa réflexion.

Elle ne se rappelait pas avoir remarqué une marque à cet emplacement après son évasion. Or, comment pouvait-il s'agir du traqueur, s'il n'était pas déjà là pour permettre à Connor de remonter sa piste à Ashnard ? Une moue perplexe refléta son questionnement intérieur. Jusqu'à ce que le jeune oriental mentionne le clan Belmont, toutefois, un nom qui résonna dans ses pensées sans rien lui évoquer, à part une franche curiosité, dont elle le gratifia d'un regard inquisiteur. 

" Pourquoi ça devrait l'être ? Stephen y est affilié ? "

Elle s'assombrit d'un coup, comprenant. Et c'est, renfrognée, qu'elle laissa le protégé du Duc effacer la rune sur sa peau. La paume tiède lui soutira un frisson, mais la colère, sourde, qui pointa, neutralisa l'intensité de sa frustration, au point de lui faire oublier sa carence en sexe.   
 
" Je ne suis pas sa fichue PROPRIETE ! Et aucune marque, AUCUNE, ne pourra y changer quoi que ce soit ! Entends-tu ?! Connor n'est PAS, ne sera JAMAIS, un maître, pas pour MOI ! " gronda-t-elle, féroce, poings serrés pour comprimer son exaspération.

Elle se débattait si fort... Se sentait-elle menacée, pour éprouver une fureur aussi farouche ? Un étrange trouble s'empara tout-à-coup d'elle, qui grignota son élan colérique, au profit d'une étrange sensation de plénitude. La diablesse infléchit la nuque vers le bas, se redressant sur les coudes pour mieux se cambrer, en proie à une mystérieuse fièvre, aussi spontanée qu'inexplicable. Elle se mit à trembler sur ses appuis, et enferma le poignet de Silat dans une prise ferme, comme son souffle commençait à s'emballer, par saccades.

" Aaah..- aa..-..at-..attends ! ", pria-t-elle soudain, craignant interpréter la nature du sceau, sur sa nuque.   

Un peu trop tard, cependant. La jouissance se distilla dans chacun de ses membres, inexorable, irrépressible, dévastatrice et souveraine, avant d'atteindre son apogée, au creux de son bas-ventre, débordant sous l'impulsion de la main de Silat, implosant avec violence. Mélisandre enfonça l'extrémité de ses ongles dans la chair de l'oriental, tout en éprouvant l'orgasme, renfermé jusque-là dans le sortilège démoniaque.

" aa..-AAAA -MMMmmh.... mm... AAAAAAAH ! "

L'overdose de plaisir, une fois passée, l'abandonna pantelante sur le canapé. Chacun de ses muscles palpitaient encore. Sa respiration était pareille à celle d'une compétitrice arrivée en bout de course. Un hâle luisant et moite scintillait sur sa peau nue, tandis qu'elle reprenait doucement pieds. Bordel. Elle venait de jouir, là, sous les yeux interloqués du jeune homme, d'une manière tout à fait fortuite. L'indocile s'enquit de la tête qu'il tirait, et partit aussitôt d'un grand éclat de rire nerveux, à moitié motivé par la moquerie. Une bonne minute dût s'écouler avant qu'elle ne parvienne à calmer son accès d'hilarité, pour finalement pousser un long, et profond soupir de délivrance.
Mélisandre s'étira lascivement en travers des coussins, puis tendit son bras, par terre, pour récupérer sa chemisette, qu'elle enfila par-dessus son corps brûlant, s'asseyant afin de faciliter la manœuvre.

" Ne me regarde pas comme ça, Silat, je suis aussi peu responsable de ce qui vient de se passer que toi, " finit-elle par dire, l'écho d'un sourire espiègle suspendu aux lèvres.

Elle glissa sa main dans l'enchevêtrement confus de sa crinière et la secoua négligemment. Elle se sentait... libérée. Un bref coup d'œil jeté vers les escaliers lui certifia que Connor et Shad étaient toujours confinés à l'étage. 

" Il n'y a pas de clopes, ici ? Je m'en brûlerais bien une. "

Histoire de récupérer une contenance, après m'être donnée en spectacle. Pour achever de se détendre, aussi. La belle croisa le regard vert de son interlocuteur, et s'y attarda de longues secondes, pensive.

" Au fait... Il ne me semble pas t'avoir encore remercié pour l'épisode de l'auberge. Avec le Terranide. Tu sais quoi ? Je vais le faire maintenant. "

Un sourire s'épanouit au coin de ses lèvres, éphémère et ravageur. La démone se grandit sur ses genoux, et glissa ses mains autour de la nuque de Silat. L'une d'elle l'enjoignit de se rapprocher, tandis que l'autre explora sa tignasse d'ébène, l'ébouriffant d'une caresse à rebrousse-poil, affectueuse et possessive.

" Je vais te dire un secret. Un secret capable de changer le cours de ton existence. Un secret qui te permettra d'échapper à ce que les mortels se plaisent à appeler destin. Car je connais celui qui t'attend, Silat " susurra-t-elle à son oreille, suave.

La diablesse entrouvrit les lèvres pour inhaler le parfum délicat de l'humain, percevant l'arôme de la forêt et de l'humus, dans ses cheveux, et la fraîcheur de sa folle cavalcade jusqu'à Nexus. Oh oui, elle se rappelait très bien de la mise en garde de son petit seigneur, à ce sujet. Mais qu'importe. Elle avait décidé que l'oriental méritait de savoir, pour lui laisser une chance de choisir par lui-même. C'est la moindre des choses qu'elle pouvait faire.

" Te souviens-tu, ce jour là, quand je t'ai dit de ne pas devenir comme ton maître ? Mais sais-tu seulement ce qu'il est en réalité ? Non, je ne crois pas. Laisse-moi t'éclairer. "

Ses dents effleurèrent voluptueusement son lobe d'oreille, comme pour l'emprisonner.

" La marque que tu as effacée, c'est lui, qui l'a apposée. Elle devait m'empêcher d'accéder à la jouissance, parce que, vois-tu, je n'ai pas été sage. Mais tu m'en as délivrée et je t'en suis reconnaissante. Alors écoute. Ecoute-moi bien. Connor est un démon, Silat. Ne t'es-tu jamais interrogé, sur toutes ses formidables capacités ? Non, évidemment... Parce qu'il a pris soin de te le cacher. Il te ment. Chaque jour. Et il compte faire de toi un membre de son espèce. Tu m'as bien entendu. Un démon, comme lui, comme moi... Mais pour en devenir un... "

L'insidieuse créature fit dégringoler sa main, jusqu'à sa poitrine, à l'emplacement exact de son cœur, pour en percevoir les pulsations. 

" Tu devras mourir. Et... dis-toi bien que ta mort, Silat, ne sera exigée que pour mieux t'asservir à ta nouvelle condition. Ce n'est pas quelque chose que l'on souhaite aux gens qu'on aime. N'est-ce pas ? "

Sur ce Mélisandre le libérera de son emprise, et, le délaissant, se leva pour se diriger vers les escaliers, de sa démarche chaloupée et pleine d'assurance.
« Dernière édition: Novembre 25, 2013, 04:16:13 par Mélisandre Cairn » Journalisée

Shad Hoshisora
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« Répondre #9 le: Novembre 25, 2013, 04:32:42 »

L’Okami avait pris son temps pour raconter son histoire à son maître, mais au fond d’elle,  la louve sentait que cette dernière semblait surréaliste. Après tout, quelles preuves avait-elle à montrer au démon pour confirmer ses dires ? Un tel groupe devrait être connu dans tous Terra et pourtant, la description que faisait l’Okami ne semblait être qu’une mauvaise blague, qu’une forme d’imagination bien poussée lui parvenant à lui faire créer des personnages d’un folklore redoutable. Et pourtant, tout était vrai.

Finalement, il prit à son tour la parole et  la lupine qui auparavant fuyait son regard se mis à le fixer en silence, légèrement gênée par la position qu’il adoptait. Oh oui, elle savait que la vengeance était un plat qui se mangeait froid et que de temps à autre elle frappait sans prévenir. Si on devrait compter toutes les vengeances que la louve devrait expirer, la pauvre Terranide ne serait jamais réellement en paix, mais les paroles du démon étaient louables.

Doucement, ce dernier se releva et d’un geste de la main ordonna à la lycane qu’elle en fasse de même. Prenant doucement sa main qui lui tendait, elle se releva à son tour, avant de poser  son regard tour à tour sur  l’index tendu et sur le démon, écoutant ses explications. L’offre qui lui proposait était alléchante.  Après tout, il lui avait retiré la douleur physique alors pourquoi pas celle qui était morale ?

Mais, Shad  percevait une mise en garde dans les paroles de Stephen, et ce dernier confirma bien vite ses doutes. Oh oui, cela était une œuvre alléchante mais à quel prix ?  Ne plus sentir l’humiliation, l’impuissance était une bonne chose mais est ce que ce pouvoir s’arrêterait à cela ?  La louve ne disait rien, cogitant, pesant le pour et le contre.  Le prochain choix qu’elle ferait semblait avoir une certaine importance pour le futur de la louve.

Mais n’avait-elle pas déjà connu pareil supplice ? Et ne s’était-elle pas déjà relevée de cette douleur ancrée dans son cœur ? Si, elle l’avait fait. La lupine en avait mis du temps mais elle s’était relevée, bien que certains prémisses de ces expériences revenaient de temps à autres la hanter, elle avait commencé à vivre avec, à s’y habituer.

Le regard azuré se posa sur la main du démon appuyant doucement contre son épaule et d’un geste de la main, elle la fit descendre, sans brusquerie avant de reculer un pas, agrandissant l’écart entre son front et la dextre du beau diable. Son regard fuyait d’abord le sien avant de se darder dans celui ambré du démon.

« Je préfère vivre avec ça…-elle afficha un léger sourire afin de se rassurer surtout elle-même dans un premier temps – Après tout, j’ai déjà connu pareilles supplices et je me suis relevée non ? »

Le démon connaissait une partie de son passé, nul doute qu’il comprendrait ce à quoi Shad faisait allusion. Pourtant, la louve aurait aimé lui faire une requête. Non pas lui faire oublier les évènements qu’elle avait passé mais pour un ou deux jours, la laissait en paix, tout simplement. A bien y réfléchir, la Terranide n’avait pas dormi depuis presque une semaine, depuis qu’elle avait été entre les mains des Yamata no Orochi. Mais, elle n’en ferait pas la demande, sur le coup,  elle n’osait simplement pas la faire. Pourquoi ? Sans doute car elle en demandait peut-être trop à un démon ?

Et en parlant de démon, elle repensa subitement à cette femme, à celle qui portait la même odeur que cette fameuse chatte à la robe d’ébène. Qui était-elle ? Cette inconnue à la louve ne pouvait être une humaine banale, ni même un Esper. Non, elle semblait bien différentes que ça, plus dangereuse même. La curiosité taraudait l’esprit de la louve, une curiosité qu’elle se devait d’étancher.

« Au fait…Qui est-ce réellement ? »

Indirectement, par cette question, Shad voulait comprendre pourquoi cette femme avait l’air d’avoir un lien avec tout ce qui lui était arrivée la semaine passée, elle voulait comprendre, avoir l’explication à ses interrogations. Mais une chose était sûre, elle ne savait pas quand ni comment, mais elle comptait bien également se venger. A cette pensée, elle resta dubitative. Etait-ce réellement nécessaire ? Pour le moment, sa réponse interne était positive, elle ne pouvait pas décemment oublier ce que l’Indocile lui avait fait subir.

D’un coup, elle se figea, ses oreilles subitement relevée.  Les capacités auditives de l’Okami étaient développées, bien plus qu’un humain et ce soupir langoureux, ce cri provenant de l’étage inférieur, elle n’avait pas pu passer outre. Reportant son attention sur Connor, elle  souffla inquisitrice :

« Elle ne vient tout de même pas de.. ? »

Jouir ?  Accéder à la jouissance. Oui cela était le bon terme. Comment cette femme pouvait-elle décemment se laisser aller ? La louve ne comprenait pas et trouvait cela quelque peu malsain. Oh bien sûr elle ne pouvait deviner que Stephen y était pour quelque chose, se disant simplement que madame devait prendre du bon temps en bas et tout naturellement, la lupine porta son attention vers la porte de la chambre,comme si elle s'attendait à la voir pénétrer cette pièce.
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Stephen Connor
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Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #10 le: Novembre 25, 2013, 04:58:20 »

Oh, Silat. S’il était le disciple du beau diable, le jeune éphèbe partageait peu de points communs avec son mentor. Non pas qu’il manque de prestance, au contraire. L’oriental était d’un calme réfléchi, un charmant jeune homme aux paroles mesurées, au physique jeune et sculptural. Il n’avait pas connu autant de femmes que le noble Nexusien, mais c’était en raison de sa jeunesse, et de la rigueur de son entrainement.

Ses quelques aventures avaient été des passes moites, agréables mais dénuées de véritables expériences, dans les coins d’une rue abandonnée, avec une jeune jouvencelle séduite. Mais les belles femmes étaient le point faible du jeune homme. Celles qui radiaient la maturité et la douceur, dont on lit dans les yeux qu’elles savent contenter un homme. Celles dont on peut lire les lèvres, même closes, pour y déceler les promesses de la passion torride et envoûtante.

Il avait envie d’embrasser son corps, son dos cambré, comme un appel à l’accouplement sauvage et sensuel. En se penchant sur la diablesse, le jeune assassin aurait pu se voir confier les rennes d’un plaisir incommensurable. Mais il était trop doux et respectueux pour faire autre chose que tâtonner timidement, avec une douceur qui lui était propre. Ses mains avaient tué des dizaines d’hommes, pourtant elles se faisaient soie et velours sur la peau de Mélisandre, pour la peau de Mélisandre.

Aucun tressaillement, aucun sursaut de surprise ne fut trahi par Silat, lorsque la splendide diablesse se mit à vociférer. Il était aisé, pour un espion doublé d’un assassin, de garder son sang-froid, même face à l’inattendu. L’oriental ne connaissait que peu les esclaves de son mentor, peut-être de vue, parfois, au détour d’un couloir. Mais il savait que le sentiment de liberté est une illusion, le démon qui lui servait de maître le lui avait déjà assez répété.

Car, durant toute une année de cohabitation, le beau diable avait pris le temps d’habituer peu à peu Silat aux mœurs démoniaques. Il en faisait, petit à petit, un parfait démon. Le manque d’émotions que pouvait témoigner le jeune homme face à des situations atroces était déjà la preuve des séquelles de ces enseignements néfastes. Mais, pour le moment, l’oriental ignorait parfaitement l’identité de Stephen, et ses desseins à son sujet.

« Ne vous en faites pas, c’est juste… » Commença l’oriental de sa voix douce, interrompu par Mélisandre.

Il crut, l’espace d’un moment, qu’elle était prise d’une convulsion typique d’un empoisonnement. Otant rapidement sa gourde de sa ceinture, le jeune homme se pencha un peu plus vers elle. Mais il vit le visage que faisait la diablesse, et s’arrêta. Ce… Ce n’était absolument pas le visage de quelqu’un souffrant, c’était même plutôt l’exact opposé. L’oriental observa à gauche, puis à droite.

Etait-elle en train de… De jouir !? Silat ne put retenir un haussement de sourcil, alors que l’Indocile lui agrippait le poignet. Bon sang, mais qu’est-ce qu’elle était en train de faire ? Il avait tout juste fait partir une marque sur sa nuque, et voilà qu’elle se dandinait comme si un chibre l’avait limée pendant des heures. En parlant de chibre, le jeune homme aurait sans doute bandé avec vigueur et force, si la situation n’était pas aussi résolument étrange.

Mais voilà que la féline se levait, comme si de rien était, revêtant sa chemisette sans prendre la peine d’enfiler son bas. L’oriental se redressa, restant droit et adamantin alors que Mélisandre venait s’accrocher à lui. Que préparait-elle encore ? Toujours aussi mystérieuse et féline, l’invitée se mit à parler, et quelles paroles. C’était exactement le genre de choses que dirait une vipère sournoise de fable, cherchant à appâter sa proie.

Silat restait de marbre, son cœur ne battant un peu plus vite qu’à cause de la proximité avec la jeune femme. Bon sang, elle lui donnait sacrément chaud. Et ce parfum de femme… C’était si bon ! Il ne put réprimer une franche inspiration, laissant l’effluve sensuel d’une fragrance de femme comblée parvenir à ses narines. Elle sentait le sexe et le désir, la satisfaction et l’insatisfaction, tout à la fois. Mais il la laissa filer. Elle était trop dangereuse.

En voyant la féline monter à l’étage, le jeune éphèbe réalisa tout de même qu’il valait mieux pour lui qu’il aille chercher son mentor. Silat n’avait pas manqué son cheval favori dans les écuries, et il savait donc que Stephen était quelque part dans la demeure. Le meilleur moyen d’avoir des réponses serait, après tout, sûrement de suivre Mélisandre. Avec la sensation de se jeter dans la toile de l’araignée, le bel oriental monta les marches.

« Attendez-moi. » Demanda-t-il à la jeune femme, discernant encore la moiteur de son intimité entre les pans inférieurs de sa chemisette, depuis le bas des marches.



Stephen observa un instant Shad, droit dans les yeux, la bouche close, le doigt proche de son front. Et, en même temps qu’elle y réfléchissait, il pensait lui aussi. Voudrait-elle de cet index purificateur ? Comment refuser l’opportunité de tout oublier ? D’éponger chaque peine ? Mais plus il y pensait, plus il doutait du bien de sa proposition.

Au final, elle refusa, lui donnant un argument très juste. Mais il ne le réfuta ni ne l’approuva, elle devait faire ses propres choix. Quand il lui avait parlé de vengeance, il pensait à quelque chose en particulier, une opportunité qu’il avait longtemps caressée. Peut-être était-il temps pour lui de mettre ses projets en marche ?

La question de Shad fit hausser un sourcil au beau diable, parlait-elle de cette mystérieuse jeune femme à la crinière sombre ? Ceci fit réaliser au démon qu’il ne connaissait toujours pas le nom de l’esclave qu’il s’était approprié. Un instant de pause marqua l’interrogation, simplement parce que Stephen ne savait pas réellement quoi dire à la jeune louve. Puis, il prit la parole, réunissant les informations qu’il avait en main.

« C’est un ins… » Commença le démon, interrompu par un son venu d’en bas.

Il ne sut exactement ce qui venait de se produire, son ouïe n’étant pas au niveau de celle de la Terranide. Stephen observa un instant Shad, posant sa main sur son épaule, tout en lui faisant signe de ne pas faire de bruit. L’insonorisation du bâtiment était logique, vu tous les domestiques et habitants, mais elle posait problème dans ce genre de situation. Avec un peu de concentration, le beau diable pouvait néanmoins tenter de saisir les sons les plus distincts.

Quelques minutes plus tard, le démon discerna clairement des bruits de pas. D’abord par paire, puis une deuxième paire s’y ajouta. Stephen inspira profondément, reconnaissant l’odeur de Silat. Il s’arrêta net, un court instant. Qu’avait-elle fait ? Qu’est-ce que cette sale petite garce avait bien pu faire ? Rapidement, Stephen poussa la porte, se trouvant face à son disciple et à la noiraude, qui montaient les marches.

« Qu’est-ce que vous FOUTIEZ !? »
Grogna le démon, criant le dernier mot.

Silat observa un instant le démon, détournant le regard un instant avec l’air troublé.
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Mélisandre Cairn
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« Répondre #11 le: Novembre 25, 2013, 11:17:37 »

La légère blouse blanche planait derrière elle, survolant l'adorable séant moulé dans sa culotte de coton. Cette dernière arborait l'estampille humide de sa dernière jouissance, à travers l'ombre exquise de cyprine qui grossissait le long de sa fente. La chemisette lui arrivait à mi-cuisse et laissait deviner l'auréole sombre de ses mamelons érigés sous l'étoffe. Ses pieds nus commencèrent l'ascension de l'escalier, soutirant des craquements au bois des marches, bientôt accentués par les pas de Silat, à sa suite. Sa prière la fit sourire, en douce. Dans son sillage, l'enivrant musc de l'assouvissement de ses appétences se propageait comme un parfum, étourdissant. Elle ne l'attendit pas, se contentant d'atteindre le palier supérieur dans un dernier petit bond agile. Une pirouette frivole, sur elle-même, la fit brièvement se retourner vers lui, le jaugeant de haut.

" Songe-donc à la fureur de ton maître, s'il en vient à apprendre que tes mains se sont égarées sur moi pour me faire jouir, alors que j'en étais formellement privée. "

L'impudente se mordit ostensiblement la lèvre, simulant l'indignation, avant de faire retentir un petit rire effronté, sincèrement amusée.

" N'aie crainte, je ne dirais rien si toi-même tu tiens ta langue. Ne révèle rien de ce que je t'ai dit. Après tout... c'est un secret, " l'avertit-elle, estompant le mordant de sa menace par un sourire fugitif.

Après quoi l'indécente diablesse s'engagea dans le corridor, jusqu'à ce que l'une des portes s'ouvre brusquement, révélant la formidable carrure de son petit seigneur, et en retrait, plus frêle, celle de la Terranide. Mélisandre posa la main contre sa taille en prenant le temps de les détailler, tous deux, se juchant sur la pointe des pieds pour mieux apercevoir la jolie esclave, éclipsée derrière son maître. Son regard matois se ficha rapidement dans celui à présent presque familier du Duc.

" Pouvons-nous vous retourner la question ? Je me serais attendue à vous voir baiser. Une moue circonspecte traduisit son dépit, suivi d'un haussement d'épaules. Elle pleurniche encore, la pauvre chose ? "

L'insupportable garce esquissa ensuite un pas fluide vers l'apprenti démon, duquel transpirait un malaise évident, face à son mentor. Elle se glissa derrière lui, et laissa son souffle tiède s'évader sur sa nuque ambrée, sur laquelle elle déposa subrepticement ses lèvres gourmandes. 

" De notre côté, nous n'avons pas perdu notre temps... " ajouta-t-elle doucement.

Et, sans se laisser intimider par le ton rude de Connor, elle couva le valet d'un regard appuyé, se plaisant visiblement à le mettre dans l'embarras. Oh, elle n'avait pas encore trahi leur petit arrangement, mais, par son insinuation, elle montrait bien qu'elle n'hésiterait pas à le faire, s'il venait à la dénoncer de son côté. L'Indocile fit à nouveau un pas de côté, de façon à apparaître dans le champ de vision de Shad, à laquelle elle s'adressa, mutine :

"Et si nous échangions de partenaire ? Je te livre Silat et tu me laisses Connor. Je gage qu'il te donnera pleinement satisfaction. Il est extraordinairement doué ! "

Sur ce, la jeune femme s'empara vivement de la main de Silat et l'utilisa pour virevolter, gracieuse, jusqu'à l'imposant démon, vers lequel elle leva ensuite ses yeux fauves, camouflés derrière le rideau ombrageux de sa crinière, sourire en coin. 
« Dernière édition: Novembre 26, 2013, 03:32:03 par Mélisandre Cairn » Journalisée

Shad Hoshisora
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« Répondre #12 le: Novembre 26, 2013, 12:20:41 »

 L’okami avait fait son choix et par chance, le démon n’en fit aucune remarque. D’un côté, il s’agissait de son libre-arbitre et si elle n’aurait pas pu l’utiliser, Stephen aurait sans doute déjà usé de sa magie pour lui faire subir ce qui lui proposait comme moyen pour se sentir mieux et oublier toute la souffrance qu’elle avait vécu ces dernier jours.

Finalement, la discussion passa d’un sujet à l’autre. La louve enchaîna le sujet sur la personne, la femme présente en bas, cherchant à avoir des informations à son sujet. Etait-elle également une esclave comme elle ? Pourtant la façon dont elle se comportait, cela était dur à penser pour l’Okami au vue du comportement de l’Indocile.

Et en parlant de l’Indocile, son cri de jouissance n’était pas passée inaperçu aux oreilles de la Terranide et du démon.  Se faisant mutine, ses oreilles bougeaient lentement afin de mieux capter la source du bruit. Bientôt,  le son caractéristique des bruits de pas prenant l’escalier parvinrent aux oreilles de la louve.    Fronçant les sourcils, l’Okami  distingua bientôt non pas une source, mais deux sources de bruits. Ainsi donc la démone était accompagnée ?

Allez savoir au début, Shad pensa à Arashi, mais se ravisa. La vampire n’était pas présente dans la demeure et après tout, elle n’avait pas pu offrir une jouissance à Mélisandre vu qu’elle n’était pas orientée dans la bisexualité,d e moins à ce que savait la louve. Alors qui ? Humant légèrement l’air, Shad ressenti les effluves d’une présence masculine. Un domestique ? Non, l’odeur ne lui disait rien.

A force de croiser les domestiques dans la demeure du démon, elle ne pouvait décemment pas  en oublier un. Pourtant, elle était si sûre d’avoir déjà senti ces flagrances une fois, par le passé. Mais d’une façon si rapide qu’elles n’étaient pas restées réellement dans la mémoire de la Terranide. Enfin, elle aurait sans doute la réponse à sa question dans peu de temps.

La porte de la chambre fut ouvert avec fracas et bien que l’imposant corps du démon dissimulait la louve à la vue de Mélisandre, Shad ne cherchait pas à se cacher, fixant la porte en silence, le regard haineux tourné vers la l’Indocile qui semblait également la chercher. La première pique fut lancée et la louve ne tarda pas à répondre au tac-au-tac.

« La pauvre chose t’emmerde… »

Quel sens de l’élégance ! Enfin, cela importait peu pour l’Okami. Que Mélisandre pense d’elle ce qu’elle voulait,  Shad se mis même à penser, à se demander si  cette femme à la chevelure d’ébène aurait pu supporter ce qu’elle avait subi par le passé ? Et elle ne pensait pas seulement à son passage chez le fameux gang où elle était sûre de l’avoir vu sous une forme de félidée.

Finalement, la louve décida de n plus rester en retrait et s’approcha, se mettant aux côtés du démon, faisant ainsi face à Mélisandre et au jeune oriental présent à ses côtés. L’interrogation put se lire sur le visage de  Shad, jamais elle n’avait vu cet homme ou alors en coup de vent, si bien qu’elle ne s’en souvenait pas.

« Ça. On a entendu…on dirait que c’est toi la chienne non ? »

Un sourire moqueur orna le visage de l’hybride. Si elle cherchait à la mettre mal à l’aise en employant un air sarcastique, la louve se ferait une joie de lui répondre du même ton. Il était hors de question pour Shad qu’elle se laisse ainsi marcher dessus par cette femme, surtout après ce qu’elle lui avait fait endurer.

Face à la dernière sentence de Mélisandre, Shad ne réagit pas, levant simplement les yeux au ciel. Non mais, pour qui se prenait-elle à la fin ? Le regard azuré se posa en vitesse sur  l’oriental et elle put déceler rapidement une certaine peur ? Mais de quoi ? L’Okami nota qu’il semblait avoir peur de Stephen, bon d’un côté il y’avait de quoi aussi. Finalement, elle reposa son attention sur la démone.

« Désolé ma chère, mais non … »

Non, je ne suis pas comme toi, semblait dire la phrase en suspension et le regard de la louve. Bien évidemment, qu’elle passe du temps avec le maître de maison ne l’importait pas, après tout, elle n’était qu’une esclave et n’avait pas son mot à dire là-dessus. Croisant les bras, la louve fit balancer doucement sa queue derrière elle. Décidemment cette soirée risquait d’être forte en émotion.
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Stephen Connor
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #13 le: Novembre 26, 2013, 09:01:59 »

Stephen lança un regard chargé de haine à Mélisandre. La façade calme et neutre du beau diable venait de s’effondrer. L’insolente diablesse enchainait les affronts, et elle avait atteint le point de non-retour. Après tout, à quoi bon se forcer à jouer un rôle ? Le maître de maison était à domicile, il l’avait coincée. Il était temps pour la petite Indocile de se faire corriger.

Quant à Silat, il était pris entre deux feux, ne comprenant visiblement pas grand-chose à l’échange. Alors comme ça, son mentor était en train de s’entretenir avec une de ses esclaves ? L’oriental ne les connaissait pas tellement, même s’il savait qu’une était une lycane, et que l’autre était une vampire. A bien y penser, il semblait étrange qu’un simple humain puisse tenir de si puissantes créatures sous sa coupe.

Mais le doute n’assaillit guère plus longtemps le jeune assassin, qui fut interpelé par une des paroles de Mélisandre. Echanger !? Comptait-elle réellement faire croire à Stephen qu’ils avaient couché ensemble ? Silat n’était pas vraiment certain de l’intérêt d’une telle manœuvre, et était persuadé que cela lui causerait plus de mal que de bien. En tous cas, le jeune oriental n’aimait pas la situation. Il aurait voulu pouvoir s’eclipser.

« J’en ai assez. » Dit Stephen, brisant le silence mortuaire. « J’en ai assez de ton manque de respect. » Grogna-t-il à l’encontre de l’Indocile. « Quant à toi, je ne t’imaginais pas répondre aux jappements d’une sale petite chienne. » Ajouta le monstre, à l’attention de Shad, cette fois.

Le maître de maison observa les deux femmes un instant, et frappa le sol du pied. Il ne voulait lire aucun défi dans leurs yeux. Mais au-delà de l’absence de défi, il allait leur arracher une soumission inconditionnelle. Grondant de rage, le démon fit signe à son disciple d’approcher, d’un geste de la main. Ce dernier hocha la tête, avec un air coupable sur le visage. Il s’avança.

« Silat. » Tonna une nouvelle fois la voix du monstre. « Va aux écuries. Prends une cravache. » Ordonna le diable en fronçant les sourcils, sans quitter Mélisandre du regard. « Je vais te montrer comment on dresse une petite chienne. »

Silat haussa les sourcils, et ses yeux s’écarquillèrent. Il n’osa pas demander à son mentor de répéter, même s’il était persuadé que ces paroles étaient une hallucination auditive. N’osant même pas rester planté là plus d’une demi-seconde, le jeune homme hocha rapidement la tête, de nouveau, et fila en direction des écuries. Un dernier regard vers la diablesse, alors qu’il arrivait en bas des marches, et le jeune oriental quitta la demeure, l’air toujours aussi incrédule.

« Bien, maintenant que c’est réglé… » Murmura le démon, en plissant ses cils sur ses yeux d’ambre. « Je vais te faire une faveur. » Dit-il à l’attention de Mélisandre.

Marquant une pause, le démon s’avança d’un pas, puis d’un autre. Son torse se colla contre celui de la jeune femme, la rigidité des muscles du mâle comprimant la poitrine de la femelle. Le diable observa silencieusement sa diablesse, la détaillant de son regard dur et impitoyable. Puis, la main du maître vint se joindre au contrôle de la marchandise, s’abattant lourdement sur le cul galbé, le malaxant sans gêne.

« Je vais t’accorder l’échange que tu as demandé. Silat corrigera Shad, et moi, je me chargerai de toi. » Dit-il en souriant, ses lèvres à quelques centimètres de celles de la démone. « Je pense que tu sauras apprécier ma magnanimité, et ton petit cul aussi. »

A ces mots, il pressa fortement les fesses entre ses mains, comme pour les détendre, les préparer à se faire violenter sans répit. La porte de la demeure s’ouvrit une nouvelle fois, tandis que Silat arrivait, en possession de l’outil. Rapidement, l’oriental monta les marches, pour donner la cravache à son mentor, d’un air encore étonné. Stephen accepta l’objet, et parcouru les cuisses de Mélisandre avec, puis son dos, soulevant lentement sa chemise.

« Silat, tu t’occuperas de corriger Shad. » Dit le monstre en désignant la louve. « Moi, je me ferai cette sale petite garce. Mais avant toute chose, tu vas me regarder faire. »

D’un coup, le beau diable saisit la chevelure de son ancienne amante, d’une prise indolore mais ferme, la poussant à le suivre jusque dans sa chambre. Shad pouvait y entrer, même sans y être invitée. A vrai dire, le démon ne prêtait plus attention qu’à la diablesse. Nonchalamment, il la jeta sur le lit, face contre les draps. D’une légère tape sur le dos, du bout de la cravache de cuir, Stephen fit signe à Mélisandre de se cambrer doucement.

« Voilà. Maintenant, il faut qu’elle lève son petit cul. » Expliqua le beau diable, en retirant son propre haut. « Lève ton petit cul. » Ordonna-t-il en jetant sa tunique sur le sol.

Il fit rouler ses muscles un instant, quitte à soumettre la petite Indocile, autant l’exciter, car il savait qu’elle aimait ça. Qu’elle aimait qu’il le fasse, que dans le fond, son corps indécent voulait qu’elle se soumette à lui.

« Euh… » Murmura Silat, partagé entre l’incompréhension, la gêne, et l’excitation. « Et… Et ensuite ? » Demanda-t-il.

Stephen sourit, ne répondant pas. C’est alors que son bras recula et s’avança d’un geste sec et rapide. Un puissant bruit de claquement retentit. Le cuir s’était abattu sur les fesses cuivrées de la jeune femme, la boucle fouettant et épousant à la fois les courbes honteusement sensuelles de son cul. Portant le bout de la cravache à sa bouche, le démon la lécha doucement, pour ensuite aller répandre sa salive contre une des cuisses exposées de sa soumise.

« Et ensuite, tu dresses la petite chienne. » Dit calmement le démon, comme si c’était tout naturel. « Allez, va t’occuper de Shad, maintenant. » Ordonna le beau diable.

Silat rougit et se tourna vers Shad, l’air franchement gêné. Oserait-il faire cela ? Et puis, il n’avait pas de cravache, lui. A vrai dire, il n’avait que deux cordons de soie en guise de ceinture, pas vraiment de quoi fouetter la louve. Tout de même, sa grande et douce main vint se poser sur l’épaule de la Terranide, alors qu’il l’invitait à se rendre dans une des chambres d’amis. Inspirant un grand coup, le jeune homme poussa la porte de la pièce, et, s’assurant que Stephen ne regardait pas, et n’entendait pas, il ferma derrière lui.

« Dis… Dis moi… Comment se fait-il que Stephen puisse… Garder une vampire et une lycane comme esclave ? Est-ce… Est-ce qu’il est vraiment humain ? » Demanda le jeune oriental en fixant Shad droit dans les yeux.

Pendant ce temps, dans la chambre du maître, les coups de cravache résonnaient à intervalles irréguliers, tandis que le maître grognait d’aise à chaque fois qu’il s’abattait sur Mélisandre.

« Alors ma petite salope, ça t’avait manqué ? » Il se mit à rire doucement. « Quelle question ! Bien sûr que ça t’avait manqué ! Tu pues la jouissance. Mais! Je vais te faire monter encore plus haut! En te rabaissant encore plus bas. » Affirma-t-il en passant la boucle de cuir sur l’intimité de la jeune femme, au travers de sa culotte de coton.
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Mélisandre Cairn
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« Répondre #14 le: Novembre 27, 2013, 05:01:42 »

" Venant d'une esclave Terranide affublée d'une queue et d'une paire d'oreilles, la remarque prête à sourire, à vrai dire, " répliqua doucement la jeune femme, avant d'être happée par l'oppression exercée par le démon, et son regard lourd de sens.

Dorénavant, son attention pesait sur ses épaules. Mais à quel prix ? Car la colère crépitait, au fond des flamboyantes prunelles, et sur son visage, chargé de griefs. Observant un silence des plus précautionneux, Mélisandre esquissa un pas en arrière pour creuser l'écart et manifester sa réticence quant aux paroles énoncées. Elle regarda Silat dévaler les marches, consternée par la tournure des évènements, avant d'être sollicitée par Connor. Sa musculature n'avait rien perdu de sa virile consistance, ferme et imposante, surtout face à l'affriolante tentatrice, dont la carrure paraissait presque enfantine en comparaison. Sa croupe endura l'élan possessif de sa paume, et la diablesse tenta de le repousser en arrière, d'autant plus excédée par le contenu de ses paroles qu'il faisait tinter à ses oreilles la douce clochette de l'ironie. Elle se débattait toujours pour échapper à son emprise lorsque le disciple revint lui remettre la fameuse cravache. Son bras fusa pour essayer de l'intercepter, mais pas assez vite, manifestement. En entendant ses intentions, la belle se raidit, mortifiée, tandis que l'extrémité de la badine visitait ses cuisses et remontait vers le creux des reins, provocant un écart irrépressible de sa part pour lui échapper.

" Vous n'y pensez pas... " articula-t-elle entre ses dents serrées, assez bas pour qu'il soit le seul en mesure de l'entendre.

Si l'idée d'être à nouveau punie la rebutait, celle de l'être en public la scandalisait au plus au point. Plusieurs options s'imposèrent dès lors à son esprit, dont celle peu reluisante de la dérobade. Mais déjà la poigne de fer se refermait sur ses cheveux pour la jeter en travers du lit, et le cuir fustigea le milieu de son dos. De rage, l'Indocile froissa les draps entre ses poings fermés, le visage cerné de mèches noires comme l'abîme de ses prunelles.

" Je ne ferai pas ça, " certifia-t-elle, étendue sur le ventre, en jetant une œillade torve vers le mâle.

Pensait-il vraiment qu'elle allait lui obéir comme une brave petite chienne ? Elle aurait voulu que sa déception soit à la hauteur de ses espérances, mais il se contenta de lui cingler les fesses, avec hargne. AAAOUH ! Son geignement résonna longtemps dans la prison de ses pensées, d'autant plus plaintive et douloureuse qu'elle ne dépassa pas le seuil de sa bouche, résolument scellée. Mélisandre se tortilla sur le matelas, aussi stoïque que le lui permettait le cuisant ressenti de la fessée. Défier son hôte, devant son disciple et son esclave, s'avérait en fin de compte être une mauvaise idée : c'est la leçon qu'elle retira de cette première volée, et qu'elle appliqua dans l'instant, restant allongée sur le ventre, à ruminer l'affront, frémissant par la suite violemment au contact du cuir enduit de salive -c'était une sensation agréable, contre sa peau. La stratégie paya puisqu'il renvoya rapidement les deux autres. En entendant la porte se refermer derrière eux, la brunette s'autorisa à respirer.

" Je vous hais, " marmonna-t-elle, sombre.

Un nouveau coup ponctua sa réflexion. Suivit d'un second. Et bientôt d'un troisième. Largement plus que sa dignité ne pouvait en supporter, en somme. Surtout que le bougre ne la ménageait pas, cette fois, y allant plus fort qu'à l'étable. Son séant se zébra de striures rouges légèrement boursouflées, sous le coton.

" Hmphf... ! CA SUFFIT ! "

Vrillée par la douleur, la féline s'enroula dans les couvertures avant de s'asseoir sur ses talons, face au colosse, farouche, drapée dans son cocon. Tant pis si elle prenait le risque de voir la correction devenir plus sévère. Elle ne lui permettrait pas de brandir sa cravache contre elle une nouvelle fois. D'un geste prompt, inhumain tant il était vif et ciblé, elle retint le cuir tressé d'une main, et ficha son regard dans le sien. Brûlant. Elle l'ignorait encore mais, l'humidité de son intimité détrempait sa culotte.

" J'ai dit... ça... SUFFIT ! " gronda la sauvageonne en tordant la badine pour la lui arracher des mains.

Sa langue humecta ses lèvres. Ce qu'elle s'apprêtait à dire devait l'être dans le calme. Ne pas se laisser emporter. Aussi se contraignit-elle à inspirer, profondément, et à négliger la brûlure de son fessier.

" Je sais que vous avez posé un traqueur sur moi. Heureusement j'ai les moyens de vous convaincre de me l'enlever. Je ne peux pas partir avant. "

Elle rejeta sa crinière en arrière pour dégager l'impassibilité de son minois. Son regard se fit, quant-à lui, plus aiguisé, luisant d'une lueur corruptrice. Presque malsaine. 

" Shad vous a parlé, je suppose ? C'est étrange, quand même, un tel degré d'acharnement, sur cette esclave insignifiante. Se peut-il que quelqu'un vous en veuille, pour s'en prendre ainsi à votre entourage ? Oh, il ne s'agit peut-être là que d'une regrettable coïncidence... Personnellement je n'y crois pas trop. Peut-être que quelqu'un souhaite vous faire passer un message, après tout. Quel message ? Qu'il est en mesure de nuire à vos proches ? De venir chercher, chez vous, de quoi vous ébranler ? C'est un raisonnement pervers, je vous l'accorde. Et imaginez donc la perversité de cette personne pour qu'elle en vienne à se dire que la meilleure façon de vous atteindre est encore de le faire à travers ce qui compose votre quotidien. "

La diabolique créature se redressa sur ses jambes fuselées, prenant de la hauteur, laissant glisser la couverture le long de son dos, avant de se fendre d'un petit sourire, bravache.

" En toute logique, le prochain, sur sa liste... -elle marqua une courte pause afin de tendre l'oreille, le regard perdu dans le vague, pour distinguer d'éventuels éclats de voix de la chambre voisine- c'est Silat. Si je puis me permettre, il est même probable qu'il se soit déjà fait en partie piéger. Dommage. C'est un charmant garçon. Mais vous avez l'air de lui porter de l'intérêt, alors... Haussement d'épaules lapidaire. Quoiqu'il en soit, je n'aimerais pas savoir cet individu près de moi. Ce serait comme... laisser un loup s'infiltrer dans une bergerie. "

Elle le considéra, attentivement, sans trahir la moindre émotion.

" Otez-moi ce traqueur, Connor, " ajouta-t-elle, péremptoire.
« Dernière édition: Novembre 27, 2013, 05:16:39 par Mélisandre Cairn » Journalisée


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