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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Négociations glaciales [O'kaya Nyala]  (Lu 1075 fois)
Princesse Alice Korvander
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« le: Novembre 13, 2013, 02:51:52 »

« Ce chocolat chaud n’est vraiment pas de trop... N’est-il pas, Princesse ? »

Esquissant un léger sourire, Alice avala un peu du contenu de la tasse, un chocolat chaud bouillonnant, qui eut pour effet de la réchauffer.Elle leva sa tête vers l’homme qui venait de lui parler, reconnaissant l’élégant Conseiller Impérial ashnardien, Emhyr var Emreis.Celui qu’on surnommait « La Flamme Blanche », probablement en raison de ses quelques mèches de cheveux blanches, portait un manteau laissant apercevoir, ici et là, les pans de sa toge impériale, alors qu’il se rapprochait d’Alice. Assise sur un gros caillou lisse, la jeune femme buvait du chocolat chaud en se détendant. Elle observa Emhyr s’approcher devant elle, ses gants en cuir marrons attrapant lui aussi une tasse de café, qu’il buvait légèrement.

« En effet... Même pour moi, il fait plutôt froid ici... »

Emhyr se fendit d’un léger sourire complice, hochant la tête.

« Les rares fois où j’ai été à Sylvandell m’ont effectivement donné le sentiment que ce royaume n’était pas des plus chauds qui soit. »

Alice tourna brièvement la tête vers les trois chariots noirs qui étaient à l’entrée de la grande caverne. Ils portaient des blasons impériaux, témoignant d’une caravane ashnardienne diplomatique. Des gardes noirs d’élite, des démons ashnardiens particulièrement redoutables, recouverts d’armures noires d’ébonite, surveillaient silencieusement la grotte. Faire route avec eux était un peu déprimant. Non contents d’être assez effrayants à regarder, ils ne parlaient quasiment jamais, se concentrant exclusivement sur leur mission : protéger les ambassadeurs, ce qui incluait, outre Emhyr et Alice, une magicienne spécialisée dans la pyromancie, Loria, surnommée « La Reine des Glaces ». Alice avait surtout sympathisé avec les quelques courtisanes présentes dans la délégation, à savoir une Ôkami s’appelant Kaori, une jeune guerrière ayant des gènes de lapin, Azurath, et une neko répondant au doux de nom de Tomi.

Emhyr s’assit en face d’elle, observant silencieusement la grotte, se malaxant les doigts pour se les réchauffer.

« Quel endroit charmant... »

Alice ne dit rien, se replongeant dans ses souvenirs.

Le cortège se trouvait dans une profonde grotte, à l’entrée d’une vaste région glaciaire. Pendant des années, cette région n’avait jamais attiré l’attention des Ashnardiens. L’endroit était isolé, fermé de tout, coupé du monde, et était progressivement entré en ligne de compte, au fur et à mesure que les agents ashnardiens obtenaient des informations mentionnant l’existence d’un « paradis de glace ». Les informations émanaient généralement d’esclaves en fuite qui avaient été arrêtés par les agents ashnardiens dans les colonies. Des Terranides qui affirmaient chercher à se rendre dans un paradis isolé du monde, un endroit où l’esclavage n’existait pas, et où les Terranides vivaient en paix. Un eldorado qui faisait, depuis des années, l’objet de rumeurs. Depuis quelques mois, cependant, ces rumeurs s’étaient intensifié. Il y avait toujours eu des mythes et des légendes circulant sur une sorte de territoire où chacun pouvait vivre en paix. Généralement, il s’agissait de profondes jungles équatoriales, et les autorités ashnardiennes n’y avaient jamais véritablement accordé une quelconque importance.

Cet endroit, manifestement, était différent. Alice ignorait le contenu de toute l’affaire, mais, de ce qu’elle avait cru comprendre, le Conseil Impérial avait de bonnes raisons de penser qu’il existait, dans cette région, une ville, entourée d’épais murs, la protégeant des vents frais. Zon’Da. Le nom était ressorti de différents rapports, et, il y a environ une semaine, une petite patrouille ashnardienne s’était approchée de la région. La patrouille traquait un dangereux monstre qui avait attaqué des marchands, et cette traque les avait conduite dans la montagne, où ils étaient tombés, à leur surprise, sur une tribu de « Terranides armés d’arcs et d’épées », selon le rapport rendu par le sergent de la patrouille. Rien n’attestait cependant de la présence d’une tribu par ici. Qui étaient ces gens ? Les Ashnardiens, méfiants, avaient appris que ces créatures appartenaient à une tribu, la tribu du Soleil, et s’identifiaient comme des Miqo’te : « on dirait de curieux nekos, bien qu’ils s’énervent quand on les appelle ainsi [...] Nous voyons en eux de vulgaires Terranides, qui prétendent relever de l’autorité de Zon’Da, du peu que nous avons compris [...] Je pense que, si notre troupe aurait été moins nombreuse, ils auraient essayé de nous attaquer ; manifestement, les étrangers qui n’ont pas de longues oreilles velues les inquiètent un peu ». Le rapport avait remonté la hiérarchie jusqu’à figurer dans les sessions du Conseil Impérial. Emhyr var Emreis avait décidé de se rendre en personne sur place, afin de discuter avec les locaux, et un rendez-vous avait été prévu dans une grotte, à la lisière de ce territoire désolé et gelé.

Alice s’y était rendue pour plusieurs raisons. Pour commencer, elle représentait un État qui, tout en étant autonome, s’était soumis à l’autorité d’Ashnard. Ensuite, Alice aspirait à avoir une gouvernance différente de celle de son père, axée, non pas sur la guerre, mais sur la diplomatie, et caressait l’idée de faire de Sylvandell une sorte de passerelle entre l’Empire ashnardien et d’autres États terrans. La première question qu’elle s’était posée était de savoir s’il fallait considérer Zon’Da et les tribus autour comme un État autonome, ou comme autre chose. Politiquement parlant, un État n’existait que s’il était reconnu comme tel par d’autres États. D’un point de vue juridique, l’apparition d’un État nécessitait la réunion de différents critères : l’existence d’un territoire libre et suffisant, l’existence d’un peuple autonome ayant la conviction d’appartenir à une entité politique globale, la « Nation », et la présence d’un corps politique qui gouvernait l’ensemble.

Ce qui tracassait surtout Alice était la possibilité de tomber sur des individus hostiles à Ashnard, qui les attaquerait. C’était pour ça qu’elle était accompagnée par son propre garde du corps, un redoutable demi-géant s’appelant Hodor. Trop gros pour rentrer dans les chariots, il avait suivi la caravane à pied, et était assis dans un coin de la caverne. Hodor avait été récupéré par des patrouilles sylvandines, et était un individu répétant inlassablement le même mot : « hodor ». Personne ne savait à quoi ce mot correspondait, et on avait donc décidé de l’appeler ainsi : Hodor. Tout aussi curieusement, la seule personne à laquelle Hodor s’était attachée était Alice, qui la surveillait depuis qu’elle était toute petite. Tout en étant un peu simplet, Hodor comprenait les ordres. Bien souvent, sa corpulence faisait qu’Alice ne pouvait pas l’emmener avec elle, mais, ici, dans des espaces aussi vastes, Hodor n’était pas de trop.

Le groupe était à l’entrée d’une immense caverne, et les Miqo’te, en théorie, devaient venir de l’autre côté. Les Ashnardiens étaient arrivés les premiers, et avaient commencé à s’installer, sortant des caisses pour sortir de quoi préparer du chocolat chaud, afin de se réchauffer. Dans un coin, Loria s’amusait à observer les murs de glace.

Il ne restait plus qu’à attendre la venue des autres.
« Dernière édition: Novembre 13, 2013, 08:49:47 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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O'kaya Nyala
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« Répondre #1 le: Novembre 14, 2013, 10:49:48 »

Depuis que Ashnard avait découvert l'existence du royaume Terranide, celui-ci, ne connaissant déjà pas de répit entre les tempêtes et les hordes de bêtes, était désormais en guerre avec l'empire conquérant, bien que cela soit un bien grand mot. En effet, le peu de garnisons à s'être risquées sur ces terres s'étaient perdues dans les quelques passages souterrains, qui formaient de véritables labyrinthes naturels. Les habitants avaient également pu entendre les cris propres aux dragons, sans avoir eu l'occasion de les voir pour autant, la météo étant apparemment trop froide et le vent trop violent pour ses derniers. Ne pouvant pas attaquer de front, l'empire avait donc choisi une autre méthode, usant cette fois-ci de la voie diplomatique.

Grâce à leurs informations, les Terranides et la jeune royauté avait ainsi appris que l'empire conquérant envoyait à leur intention une délégation diplomatique, afin de discuter de termes pour une "possible alliance". Du point de vu des habitants, longtemps esclaves des humains et autres créatures démoniaques, il ne faisait aucun doute que cette rencontre n'avait pour unique but de découvrir les points faibles du royaume, Ashnard pouvant se montrer particulièrement retors si cela pouvait servir ses intérêts. Aussi, et sur les conseils des Miqo'tes qui vivaient sur ces terres bien avant l'arrivée des premiers réfugier, il fut décidé que la rencontre n'aurait pas lieu au sein même du royaume, mais dans une des cavernes alentours. Et plus particulièrement dans l'un des avant postes Miqo'te abandonné depuis plusieurs années, au cœur même d'un immense réseau de galeries labyrinthiques. Ainsi, en cas de trahison durant les négociations, il sera impossible aux Ashnardiens de retrouver la sortie des tunnels. D'ailleurs, sans l'aide du clan Miqo'te, les réfugier seraient sans doute morts de faim avant de retrouver la lumière du jour. Au final, il était normal que beaucoup de ces félins aient une place au sein de l'armée, ces derniers étant en quelque sorte les gardiens de ces terres gelées.

Et parlant de Miqo'te, ce fut à O'kaya que l'on confia le rôle d'ambassadrice de Zon'da. Pourquoi nommer ainsi une simple Sergente demanderez-vous. Simplement parce qu'elle est la fille du chef du clan, qu'elle sera un jour amenée à diriger. Elle connait donc parfaitement ces terres glacées et, en plus d'être bonne guerrière, possède également des connaissance en diplomatie et est d'un tempérament plus calme et posé que la plupart des autres soldats. On lui confia donc une petite troupe de Miqo'te – qui reconnaissaient plus aisément son autorité que des soldais de même grades mais d'autres espèces – et celle-ci se rendit au lieu de rendez-vous, sans pour autant rester sur ses gardes. Sellons les terranides réfugier, il ne fallait pas faire confiance aux Ashnardiens.

Le réseau de galeries en lui-même comportait deux sorties. Une sur le royaume et une autre sur le reste de Terra. C'était l'un des (très) rares moyens de se rendre sur l'étendue de neige. Et c'était à cette seconde entrée que la délégation attendait. Ou plutôt, qu'elle semblait s'être installée, comme le constata la petite troupe en arrivant sur les lieux, après trois heures de traversées dans les galléries souterraines. L'un des Miqo'tes, un jeune soldat pratiquement torse-nu, son armure ne recouvrant que ses épaules et ses avant-bras, eu même un léger sourire moqueur.

- Vous êtes la délégation Ashnarrrdienne ? Demanda O'kaya après être sortie de sa cachette.

Les Ashnardiens semblaient également peu habitués au très basses températures, vu les couches de vêtements qu'ils portaient. A leurs yeux, il pouvait sembler étonnant que ces félins ne portent finalement que de très légères armures. Mais après plusieurs siècles à vivres dans les tempêtes de neiges, le clan s'était habitué au froid, génération après génération, jusqu'à ne plus être gêner par celui-ci.

- Dans ce cas, je vous conseil de remballer vos affairrres et de nous suivre, sauf si bien sûr vous souhaitez à tout pris servir de repas aux horrrdes de bêtes.

Bras croisés, adossés aux parois ou accroupis au sol, les Miqo'tes semblaient détendus et légèrement moqueurs, alors qu'en réalité, les félins étaient attentifs et concentrer, guettant autant un signe traitre de la part des guerriers dans leurs armures noires, que le mouvement des buissons dans la forêt proche. Ce n'est qu'une fois les caisses remontées dans les chariots, que la sergente se retourna et commença à s'enfoncée dans l'obscurité, avec une partie de sa garnison, l'autre attendant le passage de la délégation, avant de refermer la marche, prenant toutes les précautions du monde.

- Restez bien groupés et ne vous éloignés surtout pas. Il serrrait dommage de vous perdre dans ce labyrinthe de galeries.

La marche dura ainsi plus d'une heure, à tourner pratiquement en rond dans les cavernes. On pourrait croire que les soldats étaient perdus, mais en réalité, ils agissaient ainsi pour leurs faire perdre leur orientation. Plusieurs de ces galeries formaient en effet des "circuits fermés" de quelques kilomètres, avant de ramener à un croisement déjà emprunté. Les Miqo'tes se contentaient pratiquement de parler entre eux, ne se renseignant qu'auprès des terranides présentes dans la délégation, ne faisant aucunement confiance aux humains et ne leurs adressant la parole à aucun moment. Ils étaient pour l'heure pratiquement ignorés, bien que chacun et chacune des Miqo'te attendait un signe d'agression de leur part, rendant au mieux le trajet "tendu".

Ce n'est qu'après un long moment de silence oppressent pour les humains, que la troupe arriva devant un ancien bâtiment taillé à même la roche, faisant office d'avant poste avant le royaume, un passage obligatoire avant d'atteindre celui-ci. Ils se trouvaient donc au cœur du labyrinthe. Quelques gardes étaient présents et avait nettoyés au mieux les lieux – surtout la poussière et l'odeur de moisi, rendant le tout aussi agréable que possible – avant de remeubler non pas pour une armée, mais pour des diplomates. Bras croisés sous sa poitrine et dos à l'avant poste, O'kaya prit de nouveau la parole.

- Le trajet à sans doute dû être long pour vous. Aussi, je vous suggère de prrrendre du repos. Nous n'écouterons vos propositions que demain, lorsque vous serez en forme.

Bien entendu, les Miqo'tes allaient également devoir partager le repas et dormir dans le bâtiment également...
« Dernière édition: Novembre 14, 2013, 10:54:59 par O'kaya Nyala » Journalisée

Princesse Alice Korvander
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« Répondre #2 le: Novembre 15, 2013, 03:02:51 »

Les Miqo’te ne tardèrent pas à arriver. Un petit groupe, relativement nu. Alice fut légèrement surprise par leur armure, relativement inexistante. Ils ressemblaient aux rapports décrits par les soldats : des Terranides habitués aux températures extrêmes de la région, suffisamment pour pouvoir se promener ainsi, sans risquer une hypothermie. Une Miqo’te se rapprocha d’eux, se dirigeant vers Alice et Emhyr.

« Vous êtes la délégation Ashnarrrdienne ? »

Le rapport avait précisé que les Miqo’te avaient pour habitude de rouler les « -r » en parlant, une sorte de déformation linguistique évoquant les ronronnements des chats. Pour les Ashnardiens, traiter avec de telles créatures était assez difficile. Les armures des soldats d’élite masquaient bien l’hostilité qu’ils ressentaient en voyant ces créatures. Habillés comme des esclaves, à ronronner en parlant, ils étaient pour eux une véritable farce, des bouffons soucieux de devenir des rois, alors qu’ils étaient conçus pour servir et obéir. Alice, même si elle ne partageait nullement ce point de vue, pouvait comprendre pourquoi els démons ashnardiens avaient du mal à envisager de négocier avec de tels individus.

« Nous le sommes, ma chère. Je suis le Conseiller Impérial Emhyr var Emreis, représentant légitime de Son Excellence l’Empereur Mordret, ambassadeur céans de l’Empire d’Ashnard. »

Adoptant un ton moins cérémonieux, Alice s’éclaircit la gorge pour se présenter :

« Je suis la Princesse Alice Korvander, représentante et ambassadrice de Sylvandell, État autonome rattaché à l’autorité de l’Empire. »

Les négociations n’allaient pas se dérouler et là, et Emhyr, de la main, fit signe aux hommes de remballer leurs caisses dans les chariots, et de se mettre en route. Emhyr et Alice grimpèrent chacun à l’avant d’un chariot, Emhyr à côté de Loria, tandis qu’Alice se retrouvait à côté d’Azurath. Son corps hérissé de tatouages magiques était relativement attirant, et Alice se plaisait à observer ce complexe sceau magique. Elle savait qu’Azurath, avant d’être une guerrière, avait été une esclave. Elle était née esclave, et avait été récupérée par une magicienne qui travaillait à l’Académie impériale d’Ashnard, et qui avait transformé Azurath en cobaye magique. Les sceaux magiques constituaient un ensemble de glyphes qui avaient permis de faire d’elle une guerrière, une assassine.

Le groupe avançait lentement, à travers une série de longs couloirs labyrinthiques, des cavernes circulant sous un ensemble de montagnes. Alice voyait parfois des galeries plus étroites, des cheminements plus sinueux. La Princesse ne savait pas quoi en penser. Cet endroit était sinistre, et elle regarda autour d’elle.

« Hodor..., murmurait le géant, nerveux, légèrement claustrophobe.
 -  Détends-toi, Hodor, tout se passera bien.
 -  Hodor, hodor... »

Le demi-géant n’était guère rassuré. Emhyr, de son côté, avait sorti de ses habits une sorte de boussole magique, qui lui permit ainsi de constater, avec un léger sourire, que les Miqo’te revenaient fréquemment sur le même chemin, afin d’essayer de les perturber. Il esquissa un léger sourire. Progressivement, le groupe rejoignit ce qui s’apparentait à un avant-psote, et qui permettait probablement de sortir de ce réseau de grottes. D’autres Miqo’te se tenaient là, et la femme qui les guidait, O’kaya Nyala, d’après les informations d’Alice, leur fit signe qu’ils étaient arrivés :

« Le trajet à sans doute dû être long pour vous. Aussi, je vous suggère de prrrendre du repos. Nous n'écouterons vos propositions que demain, lorsque vous serez en forme. »

Emhyr hocha la tête, en descendant sur le sol.

« Fort bien, c’est une idée que j’approuve. Nous ne sommes pas pressés, après tout. »

Il souriait légèrement. Alice descendit également sur le sol, observant timidement Hodor. Il était en sueur, observant les stalactites qui décoraient le plafond. Elle se rapprocha d’O’kaya, visiblement leur interlocutrice :

« Pardonnez-moi... Je... Euh... Je ne voudrais pas m’imposer, mais... Auriez-vous un espace aéré quelque part ? Comme on ‘ma dit que cette région comprenait de grands espaces, j’ai pris la liberté de venir en compagnie d’Hodor, un demi-géant qui fait office de garde du corps, mais il a des problèmes avec les espaces sombres et étroits... »

Hodor faisait au moins 250 centimètres de hauteur, et avait des épaules énormes. Une carrure colossale, ce qui en faisait un guerrier particulièrement puissant et résistant. Un grand ours en peluche, en quelque sorte.

« Et je vous avouerai que, pour moi, qui vient d’un royaume aérien et montagneux, toutes ces grottes sont assez intimidantes... »

En somme, elle essayait de savoir si elle ne pouvait pas accéder à la surface, que ce soit seule, ou en compagnie d’O’kaya.
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O'kaya Nyala
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« Répondre #3 le: Novembre 16, 2013, 12:27:49 »

- Fort bien, c’est une idée que j’approuve. Nous ne sommes pas pressés, après tout.

Au moins, les Ashnardiens n'étaient pas contraignants. O'kaya et les siens les laissèrent décharger leurs différents matériels, mais en se demandant tout de même ce que pouvait bien contenir toutes ces caisses. Avec l'arrogance humaine, on pouvait s'attendre à toute sortes de choses, mais la future chef de clan verra bien ça à un moment ou à un autre, au cours des discutions. La sergente allait entrer à la suite de ses congénères, lorsqu'elle entendit une voix derrière, à son intention, ce qui la fit se retourner.

- Pardonnez-moi... Je... Euh... Je ne voudrais pas m’imposer, mais... Auriez-vous un espace aéré quelque part ? Comme on ‘ma dit que cette région comprenait de grands espaces, j’ai pris la liberté de venir en compagnie d’Hodor, un demi-géant qui fait office de garde du corps, mais il a des problèmes avec les espaces sombres et étroits...

Il fallait bien avouer que c'était la première fois que O'kaya se retrouvait face à une humaine intimidé par sa présence, sachant qu'elle était également princesse. La Miqo'te pencha légrement la tête de coté, réfléchissant un moment. Le problème, c'était que les grands espaces en questions étaient à plus d'une heures de marches, de chaque coté du réseau de galeries, et qu'ils étaient de toute façon balayés par des tempêtes de neiges violentes et glaciales pour qui n'était pas habitués.

- Si par grands espaces, vous pensez à ciel ouverts, je suis au regrrret de vous annoncer qu'il n'y en a pas avant la sortie. En revanche, il y a une caverne qui fait office de réserrrve naturelle pas très loin de notre position, dans laquelle pousse des arbres. Je vais vous tracer le chemin...

Après tout, la caverne ne contenait que des arbres et de l'herbe, avec une petite source d'eau glaciale mais claire. Il n'y avait donc aucun problème à en faire un plan depuis l'avant-poste, celle-ci n'ayant aucun intérêt stratégique. O'kaya entra donc dans le bâtiment chercher un parchemin, une plume et de l'encre, suivit de la princesse.

- Et je vous avouerai que, pour moi, qui vient d’un royaume aérien et montagneux, toutes ces grottes sont assez intimidantes...

Cela fit légèrement sourire la Miqo'te. Elle aussi avait grandit dans de grands espaces, mais les cavernes constituant de bons abris en cas d'ouragans, elle s'était rapidement habituée. C'est pourquoi cet avant-poste, comme dans beaucoup d'autres cavernes, étaient aussi meublés et décorés que des maisons classiques. Si les Ashnardiens s'attendaient à tomber sur de la roches grossièrement taillée, des tables en bois rudimentaires et des lits de foins, alors ils allaient rapidement tomber sur le cul.

En effet, si l'extérieur était grossier et se confondait bien avec les parois de la grotte, les murs étaient eux, composés de pierres taillés plus claires à l'intérieur. Bien que l'espace était plutôt réduit, en raison de l'utilité première de ce lieu, on y trouvait tout de même une bibliothèque remplis d'ouvrages, la plupart des auteurs étant de la tribut de la nuit et des terranides érudits vivant au sein du royaume, prouvant du même coup qu'avec ces derniers, il ne fallait pas s'arrêter à l'apparence. Un terranide n'était jamais qu'un humain avec des gênes animales. Au milieu de la salle, trônait une table de bois de sapin, finement ouvragée, ainsi qu'une dizaine de chaises assorties autour d'elle, sur un long tapis bordeaux, le tissu de celui-ci semblant conter la migration des réfugiés. Au murs, on pouvait également noter la présence de deux étendards aux couleurs de Zon'Da, ainsi que d'un tableau au dessus d'une cheminée au fond de la salle, représentant la régions enneigée sous un ciel bleu, moment suffisamment rare pour se retrouver sur une toile. Celle-ci était d'ailleurs signée d'une Ushi qui avait été autrefois esclave dans un bordel Ashnardien, justement, prouvant une fois encore que les terranides, une fois libérés de leur esclavage sexuel, pouvaient se montrer aussi intelligents et doués que leurs anciens maîtres. Bref, si l'avant-poste se montrait rustre aux premiers abords, il était au contraire particulièrement chaleureux.

La Miqo'te récupéra un parchemin vierge depuis une pile posée sur un bureau et commença à y dessiner un plan rapide, détaillant basiquement le bâtiment et la caverne en question, avant de le lui tendre.

- Tenez. Si vous suivez cette route, vous devrez parvenir à la caverrrne dans une dizaine de minutes. C'est tout ce que je peux offrir à votre demi-géant. Puis, s'adressant aux Ashnardiens qui suivaient. C'est ici qu'aurrront lieux les discutions. Les chambres et salles de bains sont à l'étage et sont prêtes à vous recevoir.

Elle surveilla un moment les humains s'installer avec plus de sérieux, alors que les terranides les accompagnants se précipitaient déjà à l'étage pour se choisir leurs lits, dans la chambres dédiés en réalité aux Miqo'tes. M'enfin, ce n'était pas bien grave, vu qu'il y avait suffisamment de lit pour toute une garnison. O'kaya remarqua finalement qu'Alice était toujours présente.

- Peut êtrrre souhaitez vous que je vous accompagne ?
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« Répondre #4 le: Novembre 17, 2013, 03:58:25 »

La délégation se divisa en deux groupes : ceux qui rentrèrent dans l’enceinte, et ceux, essentiellement les gardes, qui bivouaquèrent à l’extérieur, ressortant plusieurs caisses, pour en sortir un attirail de cuisine sommaire. Il n’y avait pas d’ambassade ashnardienne dans cet endroit, et, si on en croyait les rumeurs, les habitants de ce royaume n’avaient aucune raison d’apprécier les Ashnardiens. Emhyr était courtois et poli, mais il n’était pas encore suffisamment naïf au point d’envoyer tous ses hommes entre ses murs. Si les Miqo’te leur tendaient un piège, il disposerait ainsi d’hommes à l’extérieur, qui pourraient éventuellement assurer une couverture. Alice devait admettre que le procédé était clairvoyant. En rentrant en personne, Emhyr marquait sa confiance, mais, en laissant des hommes à l’extérieur, il montrait aussi qu’il ne leur faisait pas aveuglément confiance. En matière de relations diplomatiques, seul un benêt ferait preuve d’une confiance absolue envers ses partenaires, de toute manière.

Gênée par sa demande, Alice suivit O’kaya à travers l’avant-poste. On dirait une petite ville, avec des maisons. L’endroit était plutôt joli, comme si on avait taillé de la glace et de la roche pour former des maisons. Voir tous ces Terranides courtement vêtus donnait froid à Alice. À chaque fois qu’elle respirait, elle pouvait voir son souffle, qu’elle expirait de ses belles lèvres. La jeune femme blonde suivit ainsi O’kaya jusqu’à une espèce de bibliothèque, dans une grande maison, qu’elle assimila comme devant être le centre de l’avant-poste. Des drapeaux flottaient dans le coin, un sigle qu’elle ne connaissait pas, probablement celui de ce mystérieux royaume légendaire qui avait attisé la curiosité du Conseil depuis quelques mois. Elle ne doutait pas qu’Emhyr mènerait son enquête, se renseignerait sur ce peuple de Terranides qui ronronnaient leurs « -r », et ferait preuve de la plus grande diplomatie possible. Emhyr était un homme curieux, atypique. On disait de lui qu’il fallait s’en méfier, qu’il était « La Flamme Blanche », versé dans l’art de l’espionnage, grâce à l’un de ses proches amies, Vattier de Rideaux, vicomte d’Eiddon. Il était l’un des principaux responsables du renseignement militaire ashnardien, un individu drapé de secrets, qui, à ce qu’on disait, était le plus grand historien politique d’Ashnard, eu égard à tous els documents secrets et les missives confidentielles circulant dans son bureau. Emhyr s’était placé comme le mentor d’Alice, lui offrant quelques précieux manuels et autres traités politiques, et il venait généralement à Sylvandell pour elle, et tenait à ce que le « Joyau de Sylvandell » participe à différentes sessions extraordinaires de différents organes ashnardiens proches du Conseil. Discerner les pensées d’Emhyr était relativement difficile. Vattier de Rideaux l’avait formé à des arts magiques pour résister à toute forme de manipulation mentale, et Alice en était même parfois venue à se demander si ce n’était pas sa propre femme qui intéressait Emhyr, vu qu’il cherchait parfois à se renseigner sur elle.

« Tenez. Si vous suivez cette route, vous devrez parvenir à la caverrrne dans une dizaine de minutes. C'est tout ce que je peux offrir à votre demi-géant.
 -  Hum ? Ah ! »

Alice revint à elle, et sourit poliment, avant de prendre le schéma tendu par O’kaya. En espérant que la caverne soit grande, ça suffirait sans doute à calmer Hodor, au moins provisoirement... Concrètement, Alice savait que le demi-géant n’était pasd du genre à se détendre facilement. Il lui fallait voir le ciel. Alice savait qu’elle allait devoir le laisser vagabonder dans la nature.Elle ne s’en faisait pas pour lui. Hodor avait survécu à des conditions climatiques plus rugueuses, et il y avait un lien entre elle et lui.

« C'est ici qu'aurrront lieux les discussions. Les chambres et salles de bains sont à l'étage et sont prêtes à vous recevoir. »

Les quelques Ashnardiens saluèrent, tandis que les gardes montaient inspecter leurs locaux. Le regard d’Alice s’attira un peu sur le portrait accroché dans la pièce. Il s’agissait probablement d’un tableau représentant la région. Elle consulta ensuite la carte. La jeune Princesse avait peur de se perdre dans les galeries interminables de cet endroit.

« Peut êtrrre souhaitez vous que je vous accompagne ? »

Alice lui sourit poliment, et lui répondit :

« Et bien, si ça ne vous dérange pas, je... »

*SCHBOUM !*

Alice sursauta légèrement, et se retourna.

« Hodor... », gémit piteusement le demi-géant.

En inspectant les livres, le demi-géant avait manqué renverser une bibliothèque, envoyant s’envoler une dizaine de livres sur le sol, les éparpillant partout. Alice fulmina sur place, et serra les poings en se rapprochant d’Hodor :

« Hodor ! Espèce de gros nigaud !! s’époumona-t-elle. Tu n’as pas honte de faire autant de bêtises sans arrêt ?! »

Il y avait quelque chose d’assez comique, dans la manière dont la situation se présentait. La princesse, qui grondait un homme qui pouvait l’écrabouiller avec son pied. Hodor baissait craintivement les yeux, gênés, en entortillant ses doigts, les épaules voûtées. Du doigt, Alice désigna la sortie, le visage ferme, en lui disant de sortir. Hodor marmonna faiblement son nom, et sortit d’un pas gauche. La Princesse le regarda partir, et soupira, puis se pencha pour ramasser les livres éparpillés sur le sol.

« Désolée, Hodor est gentil, mais... Assez maladroit... »

Elle rangea un livre dans la bibliothèque, et soupira lentement, en secouant la tête.

« Quoiqu’il en soit, j’accepterais avec grand plaisir de vous avoir comme guide... Peut-être pourriez-vous m’en dire un peu plus sur vos terres, par la même occasion. Je me dois bien de vous admettre que nous ne savons pas grand-chose sur vous, votre peuple, vos coutumes... »

Alice désirait en savoir plus.

Fondamentalement, c’était bien pour ça qu’elle était venue, pour se renseigner sur cette fameuse utopie.
Journalisée


Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal, soit celui-ci.

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