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Auteur Sujet: "La femme est un mal, mais un mal necessaire" Post-Histoire  (Lu 1434 fois)
Haeldra
Terranide
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« le: Novembre 09, 2013, 12:40:13 »

Asphyxie des sens

Il est temps de faire soulever les Anges et réveiller les morts. Il est temps de croire qu'il n'est plus trop tard. Le monde doit être un espoir et un avenir pour les prochaines générations. Il faut se soulever créer une nouvelle ère. Il ne faut plus avoir peur des faux semblants. Ce temps des soupirs. Éphémère et insignifiante. Quand bien les regards se poseront sur le monde. Si les Dieux veulent encore de nous qu'ils nous accordent une clémence. Que les empereurs souffrent à notre place. Que les tueurs visent d'abord l'esprit. Que la guerre vienne de l'esprit et non du sang. Réveillez-vous peuple ! Ici il n'est plus temps d'avoir peur. Nous pouvons nous soulever contre la vermine et la peur. Pensons à nos enfants et aux villages dévastés. A cette corruption qui fait enrichir les malédictions. Plus rien ne doit nous surprendre. Ici doit naître la Révolte. Contre ceux qui s'engraissent. Contre ceux qui ne voient rien. Le soleil sera de nouveau dans nos cœurs. Il faut que le soleil se lève à nouveau en nous. Contre le ciel et la terre. Contre les Dieux et les mensonges. La beauté des terres sera une nouvelle fois autour de nous. Les nuages montreront les Dieux nus. Les Hommes auront tout les droits et connaîtront la vérité. Peuple, levez-vous contre les Anges. Levez-vous contre les démons. Mourrez par votre sang. Battez votre soumission. Il faut se soulever d'entre la terre chasser la misère qui règne dans vos vies. Entendez-moi. Écoutez ma parole. Je suis votre Dieu et votre nouvelle religion. Celle de la vérité qui chasse les démons. Peuple. Peuple. Il faut te venir en aide. Qui pourrait te le dire. Les penseurs ne sont plus là pour te le répéter. Les rues ne sont plus sures pour que tu t'y aventurent. Tu te laisses donc mourir sur ton lit de pierre. La Révolte n'existe que dans tes prières. Peuple. Peuple. Je ne sais plus quoi faire à part laver ta terre.


  Respire profondément
Ouvre les bras au monde
Et prends dans tes bras tout ce qu’il y a,
Toute l’émotion qu’il y a.
 


Nexus. Ville de commerçants. Ville de mensonges. Tout comme Terra. Le soleil venait à peine de se coucher. Les passants se pressaient pour rejoindre leurs habitations. Une hâte qui est compréhensible. On disait qu'ici des démons menaçaient tout les marchands, marchands, passants la nuit. Se n'était qu'une légende de rue, une réalité, mais en voyant tout ses gens courir pour rentrer chez eux on pouvait penser qu'elle était vraie. Ou simplement fuyaient ils le froid. Un froid hivernal qui avait fait partir par de grandes rafales de vent, un automne pluvieux. Les rues ne tardèrent pas à être complètement désertes. Les derniers volets encore ouverts se fermèrent. La jovialité de la vie s'éclipsa pour laisser place à une nuit sans lune et sans étoiles.

Une taverne était encore allumée. A l'intérieur un client. Une cliente. Haeldra. Sur une table du fond. Le gérant lavait son dernier verre en la fixant. Se demandant si elle allait demander une chambre ou si elle allait rester là assise en fixant la carte de la ville qu'il lui avait vendu. Ce qui l'avait frappé chez elle, comme chez toute personne qui la croisée c'était encore une fois sa beauté ensorcelante. Haeldra avait les yeux rivé sur la carte de Nexus, elle était revenue alors qu'elle avait tué un des démons les plus influents de la ville. Ses magnifiques yeux turquoises parsemaient lentement le parchemin comme si elle attendait qu'il lui parle. Son air sérieux la rendait encore plus belle. Ses longs cheveux noirs étaient éparpillés sur ses épaules. Sa peau pâle. Elle devait se venger de ceux qui avaient tué les rebelles. Trouver les rats de ville qui avait prit sa vie. Elle portait son habituelle robe de soie noire. Trop fraiche pour cette saison. Les saisons ne faisaient rien à la peau de la belle femme. Elle ne sentait plus le froid. Ni le chaud. Ni le plaisir. Son physique troublant relevait plus du mystérieux que du vulgaire. Elle avait un charme puissant qu'aucun homme et femme ne pouvait éviter. La louve était dans ses pensées quand l'aubergiste la tira de sa rêverie d'un raclement de gorge. Elle releva lentement ses yeux et le fixa. L'homme rougit instantanément en croisant le regard bleu de la femme. Intimidants et pénétrants. Il regretta presque immédiatement son geste et se remit à sa tache en essuyant de nouveau les verres qu'il avait déjà lavé une fois. Haeldra se centra de nouveau sur sa carte. Une carte bien détaillée de la ville. Elle cherchait un indice. Si elle était ici, c'était pour trouver ces hommes, ces traitres, ces démons. Elle avait entendu des rumeurs parlants de démons vivants dans des souterrains, se pavanant avec des têtes fraichement coupées. Elle scruta les deux rives avec attention mais elle savait pertinemment qu'une confrérie de démons aussi cruels que dangereux n'allaient pas mettre un grand panneau devant leur repère. Cette remarque la fit sourire.

Ici, elle était maintenant connu. Son arrivée avait fait jaser les commères. La louve rebelle. Elle c'était fait connaître ici depuis qu'elle avait mit à mort son ancien maitre. On ne viendrait pas l'embêter. Sa renommait grandissait dans le Nexus. Un mélange entre la crainte et l'admiration. Elle se doutait que certains allaient vouloir sa tête. Elle se doutait même que les démons qu'elle recherchait la cherchaient aussi. Un nouveau petit sourire. S'ils venaient à elle la tâche ne serait que plus facile. Voilà trois jours qu'elle les traquait. Elle observait le mouvement des citoyens. Elle avait déjà parcouru la moitié de la ville. Il ne fallait pas que les marchand d'esclaves mette la mains sur elle. Ce soir elle chercherait encore, dans la nuit. Elle n'avait aucun plan à proprement parlé. Elle avait du penser que, dès son arrivée en faisant parler d'elle à tout le peuple Terranides un des membre se serait manifesté. Rien. Haeldra avait de la patience. Elle trouverait ces hommes. Pourtant la menace était directe. Les démons pouvaient la craindre. Si elle les trouvait ils ne resteraient certainement rien d'eux, elle l'espérait. Le fait qu'ils ne se montrent pas prouvé encore une fois qu'elle était crainte et cette idée la complaisait dans son idée, ou qu'ils préparaient un mauvais coup.

Elle se leva lentement. Le gérant fut soulagé de voir qu'elle laissa de la monnaie sur la table. Héberger la louve était un risque pour lui et sa famille. Haeldra attrapa son long manteau de fourrure noire et le posa rapidement sur ses épaules. Une dernière gorgée du liquide poisseux de la taverne. Elle mit la carte dans sa poche et sans un mot sortit de l'établissement. Dehors la ville était fantomatique. L'aubergiste ferma la porte derrière elle. Il ne voulait plus de clients. Haeldra avait mit des chaussures ce qui ne l'arrangeait pas. Elle qui avait pour habitude de marcher toujours pieds nus. Un peu de civilité. Elle regarda les maisons. Une ville qui n'était pas pauvre. Une ville de marchands. Elle marcha lentement. Ce soir elle dormirait comme les autres soirs sur un toit. Mais avant elle devait continuer ses recherches.

Le silence et le sifflement du vent. Haeldra marchait. Elle volait. Un mouvement. Presque inaudible. Elle s'arrêta un instant. Elle leva le nez en fermant les yeux. Enfin. Son odorat était plus fin grâce au loup qu'elle avait en elle. Elle était suivit. Par des chasseurs, des traqueurs, des démons. Certainement des tueurs. Haeldra reprit sa démarche sans se retourner. Elle s'avança dans le brouillard. Dans la nuit froide. Ses pas raisonnaient sur les pierres noires. Ses traceurs la suivaient à la trace. Ils étaient plusieurs, la pulsion dans le sol se faisait sentir. Elle arriva au niveau d'une ruelle. Haeldra se tourna alors. Patiente. La brume découpée son beau visage. On aurait cru à un fantôme. Les mouvements avaient cessé. Ils savaient qui elle était. Ils savaient pourquoi elle était là. Ils voulaient la tuer. Elle aussi. Un mouvement. Devant. Haeldra plissa les yeux. Erreur. Une ombre s'était glissée derrière elle. Elle se prit alors un violent coup sur la tête. Pourquoi ne l'avait-il pas tué? La louve sombra dans un sommeil qui n'était pas la mort. Elle vit des ombres. Elle ne pouvait pas bouger. Devant une fatalité.

Elle n'était pas invisible. Elle sentit qu'on l'a ligoté. Des liens se resserrèrent sur ses membres. Le loup était lui aussi endormit. Elle voulait se lever. On la leva pour la transporter. Ses yeux étaient flous. Elle se laissa aller à un sommeil malgré elle. Les démons traversèrent la ville. Portant la louve tel un trophée. Ils voulaient savourer leur proie. Faire baisser son estime. Le visage de la belle esclave était immobile. On aurait pu la prendre par pitié. On aurait pu la prendre pour une inoffensive. Les démons étaient comme elle, ils servaient la luxure et le mal. Ils obéissaient à des ordres, une organisation. L'action c'était déroulée trop rapidement pour la belle louve.

Elle ouvrit alors lentement les yeux. Un cachot. Des barreaux. Des liens. Haeldra s'adossa avec peine contre le mur. Elle était enfermée. Dans le noir presque complet. Le loup en elle ressentait de la peur. Elle ne savait pas ou elle était. Peut-être dans le repère qu'elle cherchait. Peut-être même en Enfer? Ses mains et ses pieds étaient liés avec de grosses chaines de fers. Pour la deuxième fois de sa vie elle était captive. Pourquoi ne l'avait-il pas tué? Haeldra regarda autour d'elle en essayant de trouver un endroit pour s'échapper. Une faille dans le cachot qui puisse l'aider à partir mais rien n'était de ce genre. Les pierres bien serrées ne laissaient imaginer aucune issue. Haeldra baissa alors la tête. Ses liens, un profond désarrois l'envahit. Elle ne savait plus quoi faire. Aujourd'hui s'annonçait sa fin. Ce qu'elle redoutait. La fin en captivité.


"Si tu peux dire que tu es libre... C'est que tu es déjà prisonnier de ta pensée."



HRP: La dernière phrase est juste une citation, Haeldra ne la prononce pas Sourire
Journalisée
Ephemera
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« Répondre #1 le: Novembre 09, 2013, 10:36:00 »

Les deux femmes nues, reliées entre elles par une chaîne, s’embrassaient tendrement. Elles se frottaient ensemble, leurs seins se pressant, et leurs langues continuèrent à jouer ensemble. Deux belles femmes avec de longs cheveux, qui avaient été nettoyées pour l’invitée de Drakengord. Contrairement à la majorité des prisonniers, ces deux sœurs étaient relativement bien traitées. Elles n’étaient pas anorexiques, afin de rester belles, et d’offrir un spectacle rassurant pour ses invités, pour leur prouver que Drakengord n’était pas qu’un endroit uniquement dédié à la souffrance. Ephemera était bien placée pour savoir que les puissants démons rechignaient parfois à se rendre dans sa prison infernale, justement pour éviter le spectacle affligeant des suppliciés. Les prisons infernales étaient généralement l’endroit où les âmes damnées tombaient, après leur jugement au Purgatoire. Un endroit où elles subissaient mille tourments, afin que leurs âmes soient définitivement corrompues, et qu’ils puissent se ressusciter, sous la forme de démons. On ne venait pas à Drakengord pour y subir une quelconque forme de réhabilitation, on y venait pour souffrir, et pour mourir. Ce faisant, Drakengord assurait, schématiquement, la même fonction sociale que les camps de concentration du Troisième Reich : créer une industrie liée autour de la mort. On comprenait donc pourquoi l’endroit n’attirait guère, et ce même si les invités ne se rendaient pas directement dans la prison, située dans la partie inférieure de Drakengord, mais dans le donjon, la partie supérieure, qui abritait les appartements de la Dame Sombre, ainsi que les quartiers de ses proches esclaves et subalternes, dont les deux esclaves en train de se faire consciencieusement l’amour dans un salon.

« Il est important que cette petite femme comprenne qu’on ne s’attaque pas impunément à l’un des nôtres », marmonna sa sensuelle invitée.

Jambes croisées, Onyxian était l’envoyée d’un puissant démon. L’Enfer était régi par un principe simple : l’anarchie totale. Pas de règles ici pour gouverner les rapports entre les démons, pas de grand pouvoir régulateur central. Les Juges n’étaient là que pour permettre aux individus rachetés d’aller aux Cieux. Autant dire qu’ils ne servaient pas à grand-chose. Onyxian servait un démon, qui lui-même servait un démon, tout comme Ephemera... Et ainsi, la hiérarchie remontait jusqu’aux Princes Infernaux, maîtres des Enfers. Jadis, durant la Grande Guerre, qui avait opposé les démons aux anges, il existait cette autorité régulatrice, le Palingrène, Monarque des Enfers. Malheureusement, il y avait des millénaires que le Monarque s’était éteint, plongeant l’Enfer dans une situation de chaos chronique et perpétuel. Les démons tués ressuscitant en Enfer, sous une forme plus avilissante, cette guerre était sans fin.

« Il n’y a pas à craindre l’intervention des Anges, elle est des nôtres. Le pacte nous autorise à retrouver les nôtres, sans risque que ces derniers interfèrent. »

Ephemera l’écoutait. Onyxian était belle et forte, un peu similaire à elle : une arriviste, qui faisait tout ce qu’elle pouvait pour renverser son maître. Elle écartait ses cuisses aux plus offrants, et dominait les plus faibles par son arrogance. Avec Ephemera, elle optait pour un subtil mélange. Cet endroit répugnait Onyxian, Ephemera le sentait, mais elle savait que les techniques de loa femme étaient fiables. Depuis qu’Ephemera avait repris Drakengord, on avait noté une singulière augmentation du nombre de prisonniers, et elle avait pour coutume de diviser sa masse de prisonniers en trois groupes :

  • La masse des prisonniers ordinaires, probablement les plus mal lotis ;
  • Les prisonniers politiques, amenés ici par d’autres démons, pour subir un traitement particulier ;
  • Les prisonniers d’excellence, comme les deux esclaves se tenant entre elles.



Dans chacun des cas, les traitements étaient différents. Pour l’heure, Ephemera comptait ranger cette Haeldra dans la catégorie des prisonniers politiques, en suivant les recommandations d’Onyxian. L’élégante et sauvage démone lui avait expliqué que la femme avait été capturée à Nexus, après avoir tué un puissant démon. Les raisons de la présence de ce démon à Nexus intéressaient fort peu Ephemera. Soit il y était pour soutenir Ashnard, soit pour tenter de corrompre Nexus, et d’éviter que les Ashnardiens ne mettent la main dessus. Dans tous les cas, il était mort, et son âme était en train d’être purifiée pour retourner en Enfer, sous une nouvelle forme. Conformément aux dispositions du pacte passé entre les anges et les démons, chacune des deux espèces disposait d’un droit de justice sur les zones neutres à l’encontre des brebis galeuses. Cet accord avait été autant voulu par les démons que par les anges, et il s’était appliqué, tout simplement.

« Je m’occuperais de cette petite perle, l’assura Ephemera.
 -  Je ne veux juste pas qu’elle meure, ou qu’elle ne soit plus utilisable, trancha Onyxian. Je veux l’offrir en cadeau à mon maître, d’ici quelques jours. »

Ephemera ne dit rien. Ce n’était pas une précision inutile à formuler. Sous Drakengord, il y avait des rivières volcaniques, des lignes de feu déchirant d’immenses prairies de cendres. Les cadavres s’y amoncelaient par centaines, tombant des geôles de Drakengord pour être dévorés par les monstres sauvages qui vivaient par là.

« Je viendrais voir l’état d’avancement de sa correction. »

Ephemera hocha la tête, d’un air entendu. C’était tout à son honneur. Elle laissa Onyxian partir, et se frotta les mains. On lui amena Haeldra, et la femme finit enchaînée dans une des cellules en hauteur. Elle voulait la tester un peu avant de voir quel traitement appliquer.

Plusieurs heures après l’arrivée d’Haeldra, lorsque cette dernière fut bien réveillée, Ephemera alla la voir. Elle était fermement maintenue par d’épaisses chaînes, dans une cellule intégralement sombre, où il n’y avait pas un rai de lumière. Elle ne pouvait pas le voir, mais elle pouvait le sentir : il y avait une odeur désagréable dans la cellule. Quand Ephemera se rapprocha, et quand elle ouvrit la porte, un rai de lumière entra, et, comme par enchantement, plusieurs braseros s’allumèrent dans les coins de la pièce.

Haeldra put ainsi voir qu’elle était dans une cellule aux murs noirs, avec des traces de sang. Retenue contre un mur, il y avait, devant elle, la porte, et, à droite et à gauche de cette dernière, deux êtres en train de pourrir. Leurs yeux avaient été arrachés, leurs corps nus étaient encore enfoncés dans les chaînes en acier. Ils ne bougeaient plus. Celui à gauche de la porte avait la moitié de la peau en moins, révélant un ensemble complexe et tortueux de veines ensanglantées, d’organes, sa tête penchée vers le sol. Lui était mort. L’autre avait un sort légèrement différent. Sa bouche avait été cousue, ses lèvres refermées par des espèces de tiges en fer, et on avait planté sur sa peau des espèces de crochets métalliques, permettant de déplier cette dernière, de la tendre au maximum. Il était figé contre le mur, mais son cœur, faiblement, battait encore. Ses jambes étaient salies par les quelques traces d’excréments qu’il avait émis.

Ephemera s’intéressa à Haeldra, et esquissa un léger sourire. Même sans ses yeux, elle pouvait percevoir la phénoménale beauté de cette femme.

« Tu es réveillée, ma belle ? demanda Ephemera de sa voix sifflante et obscure. Je te souhaite la bienvenue dans mon humble demeure. Drakengord est fière de t’ouvrir ses portes. Peu importe le nom que les gens me donnent, ce n’est qu’une appellation parmi d’autres. Et peu importe ton nom, en réalité : ici, tu es une chose, ma chose... Et je compte bien m’occuper de toi... »

Elle tendit sa main, et caressa sa joue, la griffant au passage avec trois de ses griffes.

« Il paraît que tu es une femme résistante... C’est bien, nous pourrons jouer plus longtemps ensemble. »
Journalisée

DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.
Haeldra
Terranide
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« Répondre #2 le: Novembre 09, 2013, 02:31:38 »

L'ombre de soi-même

Il viendra le jour où un enfant naîtra, cet enfant sera la clef pour allier les autres mondes. Cet enfant devra faire pleurer les démons et tuer les Anges. Les Anges tuent déjà. L'enfant peu avoir était mit au monde. Mais personne ne le sait, ou personne ne veut l'offrir aux Dieux. Les Dieux patientent. Les Dieux regardent et écoutent. Ils se rient de nous, car les humains sont cupides. Ils acceptent n'importe quelle mission si elle rapporte de l'argent. Si cette mission vaut de l'argent, alors l'Homme serait capable de tout faire. Il serait capable de tuer sa propre famille. Capable de renier son fils et sa patrie. L'homme n'a aucune foie. L'homme fait croire qu'il veut se racheter une conduite en croyant en un Dieu. L'homme a pitié de ceux qui ont moins que lui. L'homme n'est pas beau. Il n'est pas de trop. Il n'est pas bon. Il se dira que le monde vaut peut-être la peine d'être vécu. Ou que la mort est peut-être plus belle une fois traversée. L'homme ne se satisfait jamais de ce qu'il a. C'est un fait. C'est la base de cette guerre. La jalousie. Celle qui permet de tuer l'autre sans avoir aucun remords. Elle grandit de jour en jour, de secondes en secondes. La vanité aussi à servit à l'homme. Elle lui a permit de croire que rien n'est égal, que tout est à attendre. Terra est une terre désolée que personne ne peut espérer soigner. Comme une malédiction de l'âme impossible à atteindre. La Terre est un fléau que seul les Anges et les démons peuvent attendre d'échapper. Ici y règne des ombres. Sombres. Impatiente à l'attente d'une proie. On ne peut rien voir à part du noir et un immense pardon. Celui de l'éternel candeur. Ses mouvements cadavériques. Cette attente impassible. Le monde est un désir si fort qu'on ne peut l'imaginer. Un tourbillon de regrets qui ronge l'individu. Lentement presque en se délectant de sa douleur. Cette terre est vivante et dans ses moindres recoins on peut la sentir vibrer. Le monde tourne dans un sens. Le sens que personne n'attend. La douleur du vide. On peut paraître idiot et entendre le chant des oiseaux. On peut paraître immense derrière des barrières de pleurs. On oublie souvent d'où l'on vient. Ce paroxysme qui nous fait tenir devant des hommes. S'il fallait mourir pour devoir exister? Si avant de vivre on nous demandait de mourir. L'homme est naïf, dans cet endroit sombre couvert de moisissure. Sa sent la faute. On pourrait se permettre de commettre une erreur. Cette fatalité qui nous est encore étrangère. Un pas. Deux pas. Une course. La vie. La mort. Puis, plus rien. Un arrêt. Une pause. Une suspension dans notre propre élan. Une rencontre qui change notre vie. Cette rencontre qui nous fait encore dire qu'on peut espérer être vivant. Le ciel se voile. Les Dieux se cachent. Se sont eux qui décident. De tout ces fanatiques qui griffent le sol en espérant. Attendre. Puisqu'on passe notre vie à attendre, je ne sais quelle rédemption. Je ne sais qu'elle promesse. Il faut bien des Dieux pour tenir les fous. Monde de fous.

Trop loin des songes de notre éternité...

Haeldra ne savait plus si elle devait dire matin ou soir. Voilà plusieurs heures qu'elle était sur le même sol. Sur les même pierres. Ses kidnappeurs ne s'étaient plus manifestés. La fin se faisait sentir. Son regard était devenu livide. C'était le meilleur moyen d'affaiblir un prisonnier. Le mettre dans le noir complet sans bruits. Attendre des jours sans donner signe de vie. La louve était déjà passée par plusieurs crises de sa folie. Puis elle s'était épuisée. Dans son sang coulait quelque chose de nouveau. Quelque chose qui l’empêchait de se transformer en loup. Une entité autour d'elle puissante, des démons. Elle en était sure, la puanteur des lieux pouvaient en témoigner. Pourquoi était-elle partit si loin? La peur? L'agonie? Des petites questions qui semblent inutiles quand on ne craint plus la mort ou qu'on a tout perdu. Le repos éternel. Elle ne savait pas si elle devait aimer ou détester cette situation. Des tas de souvenirs se bousculés en elle. C'était la pire des torture. Sans rien lui faire. Elle se sentait faible et vulnérable. Faible et seule. Elle avait essayé dans les premières heures de se débattre. Elle avait forcé les liens avec férocité. Elle avait en suite abandonné. Ses poignets étaient couverts de marques. Elle souffrait terriblement dans cet endroit.

Haeldra aurait voulu chanter pour se souvenir. Essayer de se raccrocher à une chose réelle. Sa peau transpirait l'attente. Elle transpirait l'odeur du renfermé de la cave. Elle regarda pendant des heures entières le noir qui l'entourait, comme un saut dans le néant. Elle frappa sa tête contre les pierres. Toujours assise. Toujours patiente. Elle revivait les moindres secondes de sa capture. Elle était trop sure d'elle, cela avait était sa faute elle était tombée. Devant des personnes plus fortes qu'elle. Devant des démons qui n'avait pas perdu de temps. Elle valait combien? Son beau visage se creusait. Sa peau se fit plus terne. Elle ne perdait pourtant rien de son charme. Un sourire. Un destin, qu'elle avait mit sur pied en sureté. Elle avait été trop sure d'elle. Haeldra regarda le sol, du moins essaya de capter un peu de lumières. Ses yeux s'étaient habitués à cette douleur. Un soupir. Un bruit. Haeldra leva alors la tête. Intriguée. Des pas.

Son cœur se mit à battre. Même si on ne venait pas la sauver elle se sentait revivre. Elle ne se sentait plus seule. Des pas au rythme de son cœur comme un chien qui attend l'arrivée de son maître. Une femme qui attend la venue de son bourreau. Des pas contre cette attente. Haeldra se souleva avec peine. Elle voulait faire face. Elle voulait se montrer fière d'avoir survécut. Ses jambes tremblaient. Jamais elle n'aurait cru pouvoir attendre autant d'être une nouvelle fois battu. Le couloir était long et Haeldra ne savait pas quoi faire. Elle avait l'impression de renaître. On allait pas la laisser mourir dans un trou à rat. L'allusion était forte. Elle avait imaginer cette mort pendant de longues heures. Elle ne voulait pas mourir. Pas comme ça. Toute cette attente. Cette douleur. Elle c'était rendu compte de ses erreurs, elle avait essayé. Elle avait entrevu ses erreurs. Elle avait eut le temps de regretter d'avoir tué ce démon, mais aussi de s'être glorifier de sa mort. Elle avait eut espoir de ne plus jamais refaire les mêmes erreurs. Les pas continuaient à avancer. Elle avait le sentiment d'avoir entendu ses pas durant toute sa captivité. Elle ne voulait pas faillir.

Qu'est-ce qu'elle pouvait contre un conditionnement de l'esprit. On aurait pu faire ce qu'on voulait d'elle. On aurait pu espérer qu'elle se donne. Entièrement. Elle ne savait pas si elle devait craindre. Si elle devait se refuser. Si elle devait partir contre le sens de ses pas. Son regard était vague. On peut affirmer qu'avec ce genre de torture on pouvait faire ce qu'on voulait d'une personne. La mettre dans une pièce qu'elle ne connait pas. La désorientée. Arriver au point de non retour pour faire d'elle une marionnette. Martyr. Haeldra cru qu'elle passait son éternité à entendre ces pas. Elle écouta lentement son avenir s'avancer vers elle. Qu'on la tue. Même si cette personne venait pour la tuer. Elle l'attendait. Elle ne montrerait aucune forme de résistance. Aucune forme de réticence.

Elle avait toujours su se battre contre le monde entier. Elle avait pu voir des lumières et donner la mort. Les pas s'arrêtèrent. Devant la porte. Son souffle se coupa. La personne était seule. La lumière pénétra alors la salle. Des murs noirs, son regards parcouru rapidement son lieu de captivité. Des cadavres. Ses yeux se plissèrent, elle n'était pas dans une prison comme les autres. Elle le sentait. Les prisonniers avaient été durement torturés, leurs visages pouvaient en témoigner. Haeldra eut un frisson dans le dos quand elle regarda enfin son bourreau. Un démon. Une femelle. Aussi noire que ses lieux. La louve remarqua immédiatement l'absence de ses yeux, son regard vide et ténébreux. Elle voulu s'enfuir, l'espace d'une seconde. Fermer les yeux. Mourir maintenant. Cette créature ne lui inspirait rien de bon pour ce qui allait suivre. Elle s'avança toujours vers elle, la démarche assurée. Héra s'adossa au mur pour ne pas tomber. Ses membres endoloris par des heures passés à terre répondaient difficilement. Même si on venait la détacher elle ne pourrait pas s'enfuir. Elle n'aurait pas eut la force de partir en courant ni même de se défendre.

« Tu es réveillée, ma belle ? Je te souhaite la bienvenue dans mon humble demeure. Drakengord est fière de t’ouvrir ses portes. Peu importe le nom que les gens me donnent, ce n’est qu’une appellation parmi d’autres. Et peu importe ton nom, en réalité : ici, tu es une chose, ma chose... Et je compte bien m’occuper de toi... »

Haeldra eut presque le hoquet en entendant la voix sifflante de la démone. Sa chose? Elle voulait rire? Sa demeurer? La prison de Drakengord. Elle serra les dents, elle était la bienvenue. La bienvenue pour que cette femelle la torture et la tue à petit feu. Elle ne pu retenir un petit sourire. Ce que dégageait le démon était plus noir que le noir lui même. Grande et effrayante. Le coeur d'Haeldra battait tellement fort qu'il pouvait presque déchirer sa poitrine, elle le savait, le démon pouvait sentir son angoisse mais son visage resta impassible. S'occuper d'elle sa voulait dire quoi? Elle avala sa salive toujours en fixant le démon sans yeux. Cherchant je ne sais quelle solution pour échapper à ce merdier. Un beau merdier que la louve avait cherché toute seule. C'est alors que la démone approcha sa main de son beau visage. Haeldra essaya de se coller un peu plus contre la parois du mur. Elle détestait qu'on la touche, sa bouche émit d'ailleurs un grognement animal et rauque avant que le démon ne la griffe à la joue. Un entaille peu profonde mais qui marquait sa supériorité. Haeldra allait être sa chose. Elle allait devenir un objet. Un filet de sang coula le long de sa nuque. Elle resta muette.

« Il paraît que tu es une femme résistante... C’est bien, nous pourrons jouer plus longtemps ensemble. »

Sa voix claqua une nouvelle fois dans l'air. Dans cette dernière phrase Haeldra cru qu'elle allait s'effondrer. Jouer avec un démon de cette taille. Elle le pouvait, du moins c'est ce qu'elle espérait. Elle semblait pathétique. Son corps tremblait encore. Elle ne savait pas quoi faire. La démone ne bougeait pas. Haeldra scruta son visage noir. Les marques qu'elle avait sur elle. Son air autoritaire, ses manières sures. Un démon sadique certes, mais un démon ayant pleins pouvoirs sur elle surtout. Elle qui avait été plongée dans le noir pendant peut-être des heures, mais cela avait paru être des jours. Son souffle était rauque. La démone devait certainement regarder cette beauté en lambeau. Cette beauté qui avait créé des tornades et qui aujourd'hui était réduite à poussière. Haeldra essaya d'avancer vers elle malgré ses chaines dans un mouvement pitoyable, de se rapprocher du visage de la démone pour l'affronter un peu plus. Elle s'arrêta quand un nouvelle fois ses mains la brulèrent. Elle ressentait la douleur. Elle se sentait prête à pardonner. Elle se sentait prête à vivre. Depuis que les Rebelles étaient partis elle n'avait pas pensé à une autre solution que la vengeance.

Elle était trop faible pour communiquer par la pensé. Elle était incapable de parler. Elle s'efforça de sourire, un sourire de fou. Une promesse de mort. Parce qu'il ne se passait rien. Parce qu'elle était perdue. Elle découvrit alors ses canines pointues couvertes de sangs. Ses yeux vifs s'étaient alors ternis de sombres. Il fallait jouer. A être dans le noir on perd de sa prestance. On est plus sur de rien et on doute de tout. Mais il fallait se lever encore, pour notre salut. Ses longs cheveux noirs lui collaient le visage. Ses traits étaient fatigués, mais encore tellement menaçant. La démone pouvait tout faire, elle voulait de sa violence, qu'elle la mette à l'épreuve soit. Qu'elle la frappe. Qu'elle la mette à terre, qu'elle ne se relève pas. Ses pupilles se dilatèrent le loup remonta en puissance. Qu'on lui rende sa liberté. Car sa liberté était la chose la plus importante. La seule chose qui lui restait.  Alors elle lui montra ses canines et lui cracha à la figure pour la provoquer. Un rire silencieux se dessina sur son visage. Si elle croyait qu'elle allait gagner aussi facilement. La louve n'allait pas se laisser soumettre par un démon incapable de venir la détacher pour se confronter à elle. Haeldra poussa un grognement animal en essayant de tirer ses chaines pour réussir à la mordre. Elle commençait à se mettre en colère contre cette démone immobile et désespérément calme. Elle pénétra alors dans son esprit pour lui envoyé un message plein de haine.


"Essayez de me faire crier."
« Dernière édition: Novembre 09, 2013, 03:23:14 par Haeldra » Journalisée
Ephemera
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« Répondre #3 le: Novembre 10, 2013, 03:40:54 »

La femme avait peur. Malgré son air bravache, Ephemera sentait les ondulations de son sang, l’hésitation, le doute, la peur. Être une vampire présentait cet avantage fabuleux de disposer d’un sixième sens particulièrement efficace, qui permettait de sentir les oscillations sanguine des personnes qui l’entouraient. En affinant ce sens, ce qu’Ephemera pouvait faire maintenant qu’elle était prévue de yeux, la Dame des Ombres pouvait sentir le rythme cardiaque, ainsi que la qualité du sang. Cette belle démone-terranide avait un sang juteux, et lécher ses plaies serait un vrai bonheur. Ephemera fantasmait à l’idée de tout ce qu’elle allait faire avec cette femme. La Dame des Ombres allait clairement s’amuser. Sa main continuait à glisser sur la joue d’Haeldra, lorsque cette jeune femme lui cracha dessus.

Ephemera retira lentement sa main de la joue de la femme, et posa un doigt sur sa joue, envoyant au loin la salive que la femme lui avait craché à la figure. Elle sentit alors un message résonner dans son esprit, et cligna des yeux.

*Essayez de me faire crier.*

C’était un message télépathique. Ephemera sourit légèrement. Onyxian lui avait dit qu’Haeldra était muette, et avait appris à communiquer par télépathie. La faire crier risquait donc d’être assez difficile.

« Tu es une petite insolente, toi... »

Un sourire mauvais éclaira ses lèvres noires, et sa main gauche partit alors, en revers, frappant la joue gauche d’Haledra. Une claque assez forte, qui envoya la tête d’Haeldra sur la droite. Sans  vraiment lui laisser le temps de respirer, Ephemera la gifla à nouveau, cette fois à l’autre joue, puis revint à la première joue, et enchaîna rapidement de puissantes gifles, frappant de plus en plus fort, jusqu’à bien prendre son élan pour abattre sa main. Elle la gifla ainsi pendant une bonne minute, la tête d’Haeldra allant progressivement rebondir contre le mur, laissant des traces de sang sur les doigts d’Ephemera... Qui termina en la frappant dans l’estomac, serrant le poing, lui coupant l’estomac en envoyant son poing s’enfoncer dans sa chair tendre. La tête d’Haeldra, sous le choc, partit en avant... Et Ephemera envoya sa propre tête frapper le front d’Haeldra, repoussant cette dernière, laissant des traces de sang sur son front.

Les doigts gantés d’Ephemera vibraient délicieusement, et elle sentait l’adrénaline battre dans ses veines. Ephemera respirait lourdement, sa poitrine se soulevant et s’abaissant. La Dame des Ombres était excitée par ça. Elle allait passer à tabac cette femme. Une maigre punition, par rapport à tous les châtiments qui l’attendaient. Que cette dernière soit capable d’hurler ou non n’avait aucune espèce d’importance. Ephemera reprenait lentement son souffle, puis serra le poing, et la frappa encore... À hauteur du visage, heurtant son nez. Du sang jaillit de ses narines, et elle la frappa ensuite à l’estomac, à plusieurs reprises, avec ses poings, donnant de puissants coups, des coups résultant de sa nature vampirique. Elle continua ainsi à la boxer, puis utilisa ensuite ses pieds. Bondissant en arrière, Ephemera opta pour un coup de pied retourné, et frappa la femme à hauteur de la joue, son talon aiguille tranchant sa peau, laissant une traînée de sang qui coula sur la gorge de la femme, roulant sur son épaule.

Ephemera posa ses mains sur les hanches de la femme, se collant alors contre elle, dans un geste qui aurait pu ressembler à un câlin. Elle vint lécher la plaie de la femme, goûtant à son sang, faisant remuer sa langue sur son cou, remontant jusqu’à sa joue, avalant goulument tout ce sang, sans arrêt. Elle s’arrêta au bout de quelques secondes, avant d’embrasser la joue d’Haeldra.

« Tu es une démone... Ton corps est bien plus résistant que les humains, c’est une bonne chose... J’aime tant frapper de beaux corps comme le tien... Tu ne le sens peut-être pas, mais... »

Elle tendit l’une de ses mains, et pinça douloureusement l’un des seins de la femme, tout en approchant sa bouche de son oreille :

« Je mouille déjà rien qu’à l’idée de te torturer longuement... »

Ephemera lécha son oreille, puis s’écarta un peu d’elle.

« On continue ? »
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« Répondre #4 le: Novembre 11, 2013, 04:17:38 »

Sublimation…

   
Tu es une esclave. Elles te lacèrent. Elles te lancent. Ces passants. Tes futures proies. Tes habitués. Tu remontes rapidement la rue. Dans quel pays es-tu venue vivre ? Tu penses exister, tes talons trop hauts pour une carrure comme la tiennes fouettent le sol. Tu es vraiment trop belle pour eux. Ils ont peur. Tu es juste complice. Tu penses à un livre que tu as lu il y a des jours entre le crime et le péché, il s’agit de ‘La solitude des Champs de Contons’. Tu ne comprends pas ces lignes, mais tu comprends les protagonistes. Un Client et un Dealer. Un Client et une femme comme toi. Il n’est question que de chair. Tu es de race humaine. Tu étais de race humaine. Aujourd’hui tu es une élue. Malgré toi. On ne t’a pas laissé le choix. Peau blanche, yeux turquoise, teint pâle, cheveux noir de jais. Parfaite. Un corps que les créateurs eux-mêmes désirent. Un corps trop creux. Une épave. Une gare délabrée dans laquelle beaucoup de clients payent en liquide. Tu es vraiment belle, mais tu n’avales pas tout ce qu’on pourrait te mentir. Tu as arrêté de vivre dans ton temps. Tout peut paraître étrange. Tu lèches lentement le sang que tu avais sur l’autre main. Tes pupilles se dilatent. Le loup aime ça. Tu sais parler une langue. L’Homme. Tu ne sais pas où te mènes ta vie. La vie n’est plus en toi. Elle t’a trop souvent quitté. Tu te vends ton propre rêve. En réalité ici, personne ne souhaite arriver jusqu’à celui que tu vas voir. C’est une échappatoire. Le monde tombe sous toi. L’avenir n’est plus sûr et se loger dans le présent est comme s’embarquer sur un bateau qui coule. Tout est très sombre. On peut même voir l’enfer se découper dans la terre, une entrée faite pour les humains. Tu regardes autours de toi. Tu essaies de trouver l’homme. Le démon. Ton regard s’arrête dans une rue. Plus loin. Tu traverses la place qui grouille d’humain. C’était ton peuple et tu ne te reconnais pas. Tu arrives devant une porte. Tu le sens. Tu entres. Un enfant. Une femme. Tu ne peux que les tuer. Tu ne peux rien faire d’autre. Ton visage couvert de honte. Tu es sure de toi. Combien de personne as-tu tué ? Le démon apparait. Essaie de se défendre mais sans rivaliser. Tu es immortellement belle. Puis tu souris une dernière fois. C’est ce que tu dois faire. Tu lui fais rejoindre le sol. Une crise. Tu baignes dans le sang. Une dernière fois. Une dernière fois tu t’imprègnes de ce sentiment. Tu sors. Tu cherches. Encore une proie. Ton quotidien. Ce que tu es ne te ressemble pas. Le loup grogne. Les Anges règnent. Les démons meurent. C’est ta loi.
 

Elle crut d’abord que la démone noire allait  lui mettre la pression, pour lui faire peur. Elle s’était trompée. Dans cette cellule personne ne pouvait les entendre.  Personne ne pouvait la secourir. La porte c’était fermée derrière elle, dans un claquement froid et sec. Froid comme la directrice de cette prison infernale, geôle même des prisonniers les plus sanguinaires. Haeldra n’avait pas regretté son geste, au contraire elle s’en était presque vantée en levant fièrement la tête. Pendant quelques instants, elle pensa que cette femme pouvait aussi perdre son sang-froid. Les lanternes rouges éclairaient son visage pale. Son visage impassible, comme impénétrable à toutes provocations.  De la fumée noire s’échappait de son corps. Son sourire plus sadique que celui de la louve. Ses mains étaient bien accrochées au mur. Elle tenta de tirer une nouvelle fois sur ses liens, sans succès. Alors que la démone essuya d’un revers de la main la bave qui commençait à couler sur son visage. Voilà comment faire les mauvais choix. Haeldra sentait que la suite n’allait qu’être pire et que son geste n’avait pas arrangé la situation. Il faisait pourtant chaud et la pièce semblait rétrécir au fur et à mesure de la discussion. Elle se sentait mal, surtout en présence de la démone qui voulait la ‘tester’. Son cœur battait de plus belle à chaque fois qu’elle voulait soutenir le regard inexistant de la femme ombre. Ne pas tomber. Pas maintenant. Elle se sentait comme un insecte sous le pied d’un géant. Une minuscule chose prête à souffrir pour le plaisir du mal. Un mal qu’elle devinait bien dans l’âme de son bourreau. Cette femme.

« Tu es une petite insolente, toi... »

Haeldra ne put retenir un sourire, si elle savait à quel point elle pouvait être insolente et arrogante. Ses yeux turquoise narguaient encore la démone. Puis le premier coup décolla. Aussi fort qu’un coup de poings. Haeldra sentit sa nuque craquer. Elle ne put même pas reprendre son souffle que le deuxième coup fusa de plus belle. Dans l’air claqua le bruit sec de la main de la femme. Un bruit qui se répéta en écho. La louve cracha un long filet de sang en soufflant tout l’air contenu dans ses poumons, ses joues devinrent rapidement rouges. La femme la passa à tabac. Jonglant joyeusement entre ses deux joues, cela dura presque une éternité. Son souffle se coupait dans sa gorge. Sa tête volait de droite à gauche sans qu’elle ne puisse répliquer et la douleur commençait à lui monter à la tête. La démone lui envoya une dernière gifle, plus forte que les précédentes et Haeldra cracha de plus belle le liquide rouge et poisseux.

 Elle essaya de se relever avec ses avants bras en tirant sur ses bras, tenir, encore, mais la femme lui colla un monumental coup de poing dans le ventre. Elle cracha de nouveau du sang, sa douleur s’accentua. Sa tête se propulsa en avant alors que la démone lui répondit par un coup de boule qui assomma presque la belle. Elle dû fermer les yeux pour ne pas vomir toutes ses entrailles.  Elle chancela sur place sans moyen de fuir. Essayant de trouver un repère fixe, un point d’équilibre. Ce n’est qu’au dernier moment qu’elle vit le poing de la démone s’écraser sur son visage. Elle se retint de justesse au mur derrière elle. Son nez se mit alors à couler. Le sang remplit son visage pale. Ephéméra était déjà sur elle. Les coups simplifièrent sur son ventre. Elle contracta ses abdos pour amortir. Mais à chaque frappe elle souffrait un peu plus. La démone la frappa encore. Elle devait lui obéir. Elle devait lui appartenir. La vision de la Belle se troubla encore une fois Les crocs de l’animal sortirent alors de sa bouche, pour essayer de riposter. Mais Ephéméra se recula et dans un majestueux coup de pieds lui assena un coup de grâce. Son talon lui écorcha la moitié de la joue, une entaille qui fit grimacer la louve. Elle sentit alors le sang rouler le long de son visage. Elle souffla en baissant la tête. Se laissant presque tomber sur elle-même. Ses jambes tremblaient terriblement et elle se maintenait par miracle. Elle n’allait pas survivre si elle continuait ainsi.

Ephéméra passa alors ses mains autour des hanches d’Haeldra, comme pour lui faire un calin, un signe. Haeldra était sonnée. Sa vision était floue mais ce rapprochement ne lui plaisait pas le moins du monde. Elle la détestait. Elle n’attendait qu’une chose, qu’elle la détache pour lui faire la peau. Haeldra grogna encore une fois. Elle essaya de la repousser avec ses mains mais ses poignets attachés ne le lui permettaient pas. Ephéméra mit son visage dans la longue chevelure de la Belle. Pour sentir son odeur envoutante. Elle sortit sa langue et lécha langoureusement le sang qui sortait de sa plaie. Haeldra se sentait faible. Jamais elle n’avait ressenti une telle faiblesse. Une femme la dominait. Une femelle voulait encore abuser d’elle. Un nouveau grognement plus rauque cette fois ci. La respiration d’Haeldra se coupa. Trop longtemps. La démone se retira en montrant son visage couvert de sang. Son sang. Elle souriait. C’était son sang. La respiration d’Haeldra était haletante. Courte trop fragile. Elle alla alors lui murmurer avec une voix sensuelle à son oreille, en déposant un baiser sur sa joue. Une fois de plus pour se sentir supérieure.

« Tu es une démone... Ton corps est bien plus résistant que les humains, c’est une bonne chose... J’aime tant frapper de beaux corps comme le tien... Tu ne le sens peut-être pas, mais... »

La femme attrapa alors le sein d’Haeldra en le lui pinçant assez fort pour qu’elle grimace de nouveau. Même malgré les coups qu’elle avait encaissés son visage gardait tout son charme. La belle voulu de nouveau lui cracher dessus, mais ne fit rien de peur de voir la démone la passer de nouveau à tabac.

« Je mouille déjà rien qu’à l’idée de te torturer longuement... On continue ? »

Haeldra plissa les yeux en la regardant. Cette femme était dérangée. Au moins autant qu’elle. Son sang coula le long  de ses seins. Elle ne pouvait toujours pas bouger. La femme se recula pour la regarder. Au final, elle prenait plaisir à ce jeu malsain. Haeldra lui montra de nouveau les crocs. La louve ne se laisserait pas faire. Pas dans les tréfonds de l’Enfer. Les chaines l’obligeaient à rester debout malgré la douleur qui était en elle. On continue ? A jouer ? Haeldra se demandait ce que la femme lui réservait. Le visage d’Ephéméra ne reflétait aucune expression. La belle bouillonna. Un grognement inhumain sortit de sa gorge. Haeldra serra les dents. Ses pupilles se dilatèrent de plus belle, et elle claqua des dents en tirant de plus belle sur ses liens. Les chaines s’enfoncèrent dans sa peau. Elle voulait déchiqueter le démon.

 Le loup avait besoin de sa vengeance. Sa robe noire lui collait à la peau. Elle jeta un regard noir à la femme devant elle. Elle voulait la tuer ? Haeldra se débattit de ses chaines comme une furie, pour partir de la menace de mort, des griffes de cette sadique. Elle ne devait pas mourir. Elle devait se battre. Encore une fois. Même si c’était une dernière fois. Il n’était pas loin. Elle observa toute la cruauté et la haine dans les yeux de son bourreau. Elle se vit elle. Elle au sang-froid, perdant ses moyens. Peut-être qu’elle ne méritait que ça. Ephéméra essaya de la faire flancher mais n’y arriva pas.  Haeldra n’était qu’un vulgaire chiffon. Elle n’avait pas eu le temps de réagir, tentant tant bien que mal de reprendre son souffle quand elle l’a frappé. La bouche d’Haeldra saignait encore. La directrice de la prison la regarda de manière très perverse. Haeldra savait ce qu’elle voulait faire d’elle. Son objet. La louve respirait fort. Ses poignets saignaient de plus belle. L’ambiance de la pièce lui prenait ses forces. Elle imaginait alors cette chose en train de la caresser. De l’embrasser. Un dégout. De l’excitation qu’elle refusait de voir.  Elle ne le voulait pas. Pas elle. Pas ici. Pas maintenant. Elle n’était plus un vulgaire bout de viande. Sa voix se fit entendre dans son esprit, menaçante.


«Vous savez pas faire mieux? Parce que je n'ai rien sentit. Pour moi... On n'avait même pas commencer... Montrez-moi un peu ce qu'un démon névrosé et frigide à dans le ventre.» 
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« Répondre #5 le: Novembre 12, 2013, 02:48:13 »

Ephemera la sentait. Sa peur. Elle était une démone, une vampire, et, pire que tout, un bourreau.Un bourreau sentait ce genre de choses, instinctivement. Tout le monde avait peur, surtout ceux qui affirmaient ne pas sentir la peur. Ils étaient généralement les premiers à trembler. Haeldra avait peur, car elle souffrait. Les frissons de son corps étaient un indice très parlant, une délicieuse symphonie. Ephemera humait son corps, sa beauté, sa terreur... Un spectacle magnifique, une alchimie délicieuse. La femme se débattait, la fusillant du regard, abritant sa peur derrière le mur de sa fierté. Une fierté qui s’écroulerait progressivement. La torture ne devait pas être que physique pour être complète, il fallait y incorporer de la psychologie. Onyxian lui avait dit de la punir, sans la tuer. C’était laisser à Ephemera un éventail de possibilité assez large. Elle allait faire de cette belle femme sa chose, une courtisane à son service, qui jouirait dans la douleur. Oh, comme ce serait excitant ! Un long chemin était à parcourir, mais Ephemera avait avec elle tout le temps disponible. L’Enfer était éternel, après tout.

Haeldra finit par lui répondre, bravement, en l’accusant d’être « frigide ». Un sourire amusé éclaira les lèvres d’Ephemera, un rictus qui révéla une bouche noire comme l’encre, noire comme son âme maudite. Elle continuait à la provoquer. Peut-être qu’elle aimait souffrir ? Si tel est le cas, elle pouvait être rassurée : Ephemera adorait la battre. Elle mouillait, effectivement. Ses deux mains vinrent caresser les joues de la femme, lentement, glissant sur sa peau nue et chaude. Elle la griffa encore très légèrement, avant de rapprocher ses lèvres des siennes. Elle prit tout son temps, et resta avec ses lèvres à quelques centimètres de celles de la femme. Elle avança légèrement sa lèvre, noire, et titilla brièvement celles d’Haeldra. Elle s’écarta alors en souriant, et se retourna, remuant légèrement des fesses en s’écartant.

« C’est bien ce que je pensais... »

Elle se retourna alors subitement, te brandit sa main vers la femme, envoyant un tentacule d’ombre qui se planta dans la chair de cette dernière, à hauteur de son épaule droite, agissant comme un poignard. Le tentacule, coupant, défonça sa chair, rentrant dans sa peau, et se heurta à l’os. Ephemera le retira rapidement, et d’autres tentacules jaillirent de son dos, formant comme des pattes d’araignées sombres, avant de successivement s’abattre sur le corps de la démone, la cinglant violemment, déchirant sa robe, tout en laissant sur son corps des marques, des traces, entaillant sa peau à divers endroits : torse, estomac, jambes, seins... Les tentacules jaillissaient dans tous les sens, formant comme une espèce de tempête noire devant les yeux d’Haeldra, se déchaînant pendant une bonne minute... Avant de lentement se retirer.

En lambeaux, la robe se mit à tomber. La femme était désormais toute nue, à l’exception du masque autour de ses yeux, et de ses collants, légèrement rapiécés et déchiquetés, ainsi que des gants filant le long de ses bras. Ses seins et son sexe étaient mis à nue, et elle avait une multitude de plaies légères. Ephemera huma l’air, ses griffes sortant de ses ongles, ses sens en ébullition devant tout ce sang qui pulsait sous ses yeux. Si elle avait des yeux, on aurait pu y lire une lueur de démence.

« Comme ça, tu es bien mieux, ma jolie, bien plus appétissante... Nous allons donc pouvoir commencer les choses sérieuses, comme tu le souhaitais. Fais dodo, ma chérie... »

Les ombres fondirent à nouveau, se concentrant sur la tête d’Haeldra, l’enveloppant dans un nuage ombreux qui l’envoya progressivement dans le pays des songes. Ephemera s’assura que al femme était bien dans le coma pour la détacher.



Qu’est-ce qui la réveilla en premier ? L’odeur de la chair putréfiée ? Les gémissements et les hurlements des prisonniers ? Difficile à dire, mais Ephemera la laissa se réveiller.

Haeldra était toujours attachée, désormais au milieu d’une sorte de salle rectangulaire sans toit, une plate-forme inférieure au milieu de la prison de Drakengord. En hauteur, on pouvait voir des rangées interminables de cellules où, parfois, des mains crasseuses sortaient des barreaux. Des démons volants sinistres voltigeaient dans les airs, et, dans les coins, au fond, on pouvait voir les parois de la grotte abyssale entourant Drakengord, avec des reflets orangés correspondant aux coulées volcaniques coulant en contrebas. Des chaînes en fer maintenaient Haeldra par les jambes et par les bras, les tenant en croix, et un treuil à proximité permettait de les écarter.

Ephemera était devant Haeldra, un sourire sur les lèvres. Des traces de sang éclairaient le sol, et il y avait plusieurs instruments de torture, comme un chevalet, et d’autres instruments plus sinistres, dont une sorte de table constituée de pointes de fer ensanglantés.

« Debout, ma mignonne ? Tu as dormi longtemps... Comme un beau petit bébé... »

Ephemera lui sourit, venant lui pétrir un sein avec l’une de ses mains.

« Je te présente donc ta nouvelle demeure : Drakengord, prison infernale. Rassure-toi, tu ne dormiras pas avec les autres prisonniers, je ne veux pas qu’on te retrouve avec un sein en moins... Toute cette chair que tu as sur les os attirerait beaucoup mes braves prisonniers, et je tiens à l’utiliser. »

Elle lui sourit à nouveau, et tapota brièvement son sein.

« Tu veux que je te cogne encore ? Ou tu préfères le fouet ? Quoique... Gourmande comme tu es, je pense que tu apprécieras les deux, pas vrai ? »
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