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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Le voyage inattendu et autres complications [PV]  (Lu 852 fois)
Ikkanzaka Yû
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« le: Novembre 04, 2013, 02:10:48 »

Certaines journées commencent de façon plus ou moins merdiques. C'est une sorte de loi immuable depuis la nuit des temps, qui dit que si vous en chiez au réveil vous risquez de bouffer de la merde jusqu'au dîner. Et parfois, vous avez même une petite ration en rab durant la nuit. C'est ainsi ! La vie n'est pas toujours clémente et certains problèmes peuvent prendre une ampleur considérable selon les individus, alors qu'ils sembleraient tout à fait négligeables pour d'autres.
Pour Ikkanzaka, ça avait été un jour sans à peine la programmation de son réveil activé. Réveillé au beau milieu d'un rêve qui l'avait placé à la tête d'un empire mondial qui répondait à ses moindres caprices, Yû s'était levé à contre-coeur pour se prendre le petit doigt de pied dans sa commode. Il avait hurlé, saisit son pied en bondissant sur l'autre... Et avait perdu l'équilibre en glissant sur un emballage de friandise. Se ramassant superbement, le blondinet avait décidé d'aller évacuer sa frustration via son PC, sur un des forums qu'il avait l'habitude de pourrir de son flood plein de venin. Mais manque de bol, le serveur de la dite plateforme avait crashé durant la nuit pendant une maintenance, laissant Ikkanzaka écumant de rage. Son passage à la salle de bain avait suivi, guère plus brillant. Plus de dentifrice ! Le blond avait cavalé dans toute la maison pour en trouver un tube, se mettant ainsi en retard pour sa mâtinée alors qu'une interrogation importante pour ses résultats annuels était programmée en première heure.

Ikkanzaka avait foncé sur son scooter qui avait bien sûr eut du mal à démarrer, selon la loi de Murphy, et était arrivé une demie-heure trop tard en cours. Aucun bonus de temps ne lui fut accordé et il eut à rendre son devoir avec moitié moins de temps que ses camarades, qui n'avait pas manqué de se moquer de lui au passage. Le reste s'était enchaîné naturellement : sa mise à l'écart habituelle pendant la récréation n'avait put être comblée par son smartphone qu'il avait oublié chez lui, comme il avait zappé de rendre un devoir à un des molosses du lycée pour qui il en rédigeait habituellement. Un coup au ventre lui avait servi de punition pour cette fois et Yû avait décidé de rentrer chez lui à l'heure du déjeuner, pour éviter d'avoir à supporter tous les crétins qui se moqueraient de lui. Alors que cette décision lui sembla la plus intelligente de ce début de journée, Ikkanzaka ignorait qu'elle allait en être la pire.

Monté sur son scooter, il avait prit la route qui séparait Mishima de son quartier. Seulement voilà, une petite bande de loubards à moto l'avait prit en chasse. Loin de se démonter, Yû tenta de leur échapper. Le blondin connaissait bien les environs et estimait pouvoir semer ses poursuivants en les perdant, eux qui avaient l'avantage d'avoir des moteurs plus puissants que le sien. Et voilà qu'il se retrouva à zigaguer entre les rues et les ruelles, esquivant parfois des passants qui l'insultaient copieusement. Plus habile qu'il ne l'aurait imaginé, Ikkanzaka eut même assez de reflexes pour éviter de justesse une voiture ou deux ! Convaincu d'avoir remporté la course après quelques minutes passées ainsi, le crétin s'arrêta au beau milieu d'un carrefour pour regarder derrière lui. Les motards étaient sur ses traces, mais lui montraient une direction avec empressement. D'abord, Yû ne comprit pas et passa qu'il s'agissait là d'une énième provocation de rage... Jusqu'à ce qu'il suive le doigt d'un d'eux, tournant la tête vers le virage à sa gauche.
Un bus lui arrivait dessus, trop vite engagé sur la route. Impossible de l'esquiver, de redémarrer : Ikkanzaka était tétanisé par la peur et la surprise, son cerveau n'analysant pas bien qu'un engin de plusieurs tonnes lui fonçait dessus. La seule chose qu'il fut capable de faire quelques centièmes de secondes avant que le capot du bus ne le percute fut de fermer les yeux en hurlant.

***

- gnaaaaaaaaaAAAAAAAAAANNN !

Le cri s'acheva alors que son dos rencontrait une surface plane avec force, lui faisant comprendre qu'il était à l'horizontale. Ikkanzaka ne bougea pas, encore sous le choc. C'était ça, de mourir sous un bus ? C'était... Inattendu. Il se souvenait juste avoir eu la sensation d'être happé vers l'arrière, pour tomber là où il se trouvait à présent. Et c'était tout. Pas de douleur incroyable, pas de tunnel lumineux, rien. Peau d'zob. Se forçant à ouvrir un oeil puis l'autre, le lycéen se retrouva à contempler un magnifique ciel bleu dans lequel erraient paiblement quelques nuages d'un blanc immaculé. Il faisait si beau ici, alors qu'il avait roulé sous la pluie et la grisaille d'un jour de janvier juste avant que le bus ne le percute, c'était incroyable. De là où il se trouvait et sans ses lunettes qui avaient glissé à côté de sa tête, Ikkanzaka apercevait même une forme volante indistinct voler au-dessus de lui. Un oiseau. Un gros, d'ailleurs.
Il n'y préta pas plus d'attention et chercha à se relever, y parvenant en se rendant compte qu'il ne souffrait d'aucun mal après s'être tâté rapidement un peu partout Yû acceuillit la bonne nouvelle en ôtant son casque qu'il laissa tomber à terre, préférant récupérer ses précieuses lunettes qu'il chaussa, laissant échapper un "Yattaaaaaaaa !" de satisfaction. Puis il entreprit de s'intéresser à l'environnement qui l'entourait.

Un panorama inattendu s'étala devant lui, en vérité. Il marchait sur de l'herbe grasse, entouré ça et là d'arbres aux feuillages épais et de buissons touffus. Le paradis avait donc une allure de paysage tranquille ? C'était certes très joli, mais l'esprit rationnel de Yû lui ramena aussitôt les pieds sur terre -si on pouvait dire. "Je vais m'emmerder sec, ici...", articula t'il pour lui-même. Et pour cause ! Comment un endroit sans une connexion internet ou du réseau pour son portable pourrait-il l'intéresser ? Soupirant son agacement en cherchant par quoi commencer (ne sachant même pas trop si il devait entamer quoi que ce fut, on ne meurt après tout pas tous les jours), il ne vit pas que la forme ailée qu'il avait aperçue dans le ciel avait fondu sur lui. Peut-être que Yû, si il ne lui avait pas tourné le dos pour regarder le paysage et chercher un bâtiment la main en visière au-dessus des yeux, se serait inquiété des écailles. Et du long cou terminé par une gueule sinistre bardées de crocs tranchants. Et de la queue, des pattes qui se posèrent sur le sol à quelques mètres du garçon, les tonnes de l'animal qui se redressait de façon menaçante au-dessus de lui ayant fait fait trembler légèrement la tête.

- Hon ?

Ikkanzaka se retourna après avoir manqué de tomber sous le micro-séisme, tombant nez à nez avec un...

- D-d-d-d-DRAGON ?!

Le dragon, car c'en était effectivement un, exhala simplement un peu de fumée de ses naseaux comme pour exprimer un soupir qu'on aurait put croire agacé, son regard reptilien dardé sur le pauvre Yû. Dire que Yû aurait bien sûr été exact, mais incomplet. Le blondin refusait de croire à l'existence de ce genre de créature et son cerveau tentait ainsi de nier en bloc la véracité du fait auquel il était confronté là. Ainsi, Ikkanzaka ne marqua aucun geste durant quelques secondes, avant de... remonter ses lunettes sur son nez. Ce monstre était un délire de son imagination, voilà tout ! Il était certainement allongé sur un lit d'hôpital avec un taux important de morphine dans les veines et il déraillait à pleins tubes. Pourtant, la gueule de l'animal semblait terriblement vraie, terriblement proche ! Surtout lorsqu'elle claqua sèchement dans l'air avec la force d'un piège à ours. Il n'en fallut pas plus à Ikkanzaka pour se raidir et tourner des talons aussi vite qu'il put, s'élançant dans un sprint qui avait de quoi épater. Même si il était certainement complètement inutile, notez.

- AU S'COOOOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUURS !, hurla t'il tandis qu'il fonçait comme un dératé à travers la cambrousse, les larmes aux yeux et la bête probablement au cul.
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Princesse Alice Korvander
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« Répondre #1 le: Novembre 05, 2013, 04:03:58 »

« Stop ! STOP ! »

L’ordre de la Princesse n’était pas à destination d’Éclipse, car son puissant cheval était suffisamment intelligent pour savoir quand sa cavalière voulait s’arrêter. Il était dirigé vers l’homme chargé, officiellement, de la protéger. Devant elle, le cavalier arrêta sa monture. Le duo se trouvait sur une belle plaine en hauteur, à quelques lieues de Sylvandell. Un paysage magnifique s’offrait à eux. Le vent frais faisait virevolter les cheveux d’Alice, qui huma cet air en se rapprochant du rebord, voyant les pics montagneux s’élancer au loin, à des kilomètres. C’était toujours une vision paradisiaque, très belle. Alice l’observa en souriant, son cheval venant brouter un peu, en comprenant qu’il allait arrêter de courir comme un fou.

Dans les airs, un dragon volait paresseusement, recherchant une proie. Le duo était à la lisière de leur territoire de chasse, un endroit où il était formellement interdit d’entrer, car les dragons chassaient volontiers les humains qui s’y trouvaient. S’il était probable qu’ils ne chasseraient pas la descendante d’Erwan Korvander, Alice, en revanche, avait un peu plus de doute pour l’homme qui l’accompagnait. Un bel elfe ne serait pas refusé par les dragons. Le garde était engoncé dans une élégante armure légère, recouvrant toutefois tout son corps. Elle était impressionnante, mais pas très lourde, se composant d’une côté de mailles noire avec des morceaux d’armures dragoniques, qui avaient l’avantage d’être souples et résistants. C’était l’armure utilisée par une partie de la garde du château de Sylvandell, ceux chargés de protéger le Château, et, surtout, la dauphine du trône, la Princesse héritière Alice Korvander.

« Il vole haut..., nota l’homme de sa voix mélodieuse, en observant le dragon.
 -  Ils ont une vision très élaborée... En volant haut, ils s’assurant qu’aucune proie ne peut leur échapper.
 -  Elle serait meilleure que la mienne ? demanda l’homme, dubitatif.
 -  Tu as de beaux yeux, mais tu as surtout de grandes oreilles. »

Un léger sourire espiègle traversa les lèvres d’Alice. Elle descendit au sol, se recevant sur ses bottes noires. La jeune femme ne portait évidemment pas de robe, ce genre de vêtements n’étant pas recommandé pour l’équitation. À défaut de robe, elle avait des habits qui, en réalité, sonnaient étrangement terriens. La tenue de cavalière classique à Sylvandell était affreuse et complexe. Elle portait ainsi une simple chemise blanche rabattue sous un pantalon en cuir rouge qui moulait légèrement ses formes. Elle portait des bottes noires, sans talon, qui recouvraient une partie de son pantalon, et des gants en cuir. L’ensemble, en définitive, formait une tenue assez confortable. Ses gants en cuir l’aidaient à mieux maintenir la laisse de son cheval, et à ne pas avoir froid aux doigts.

Alice marcha sur l’herbe, se rapprochant du rebord, tandis que son compagnon mettait également pied à terre.

« L’endroit m’a l’air sûr pour une halte…
 -  Tu avais peur que des Nexusiens soient tapis dans les fourrés ?
 -  On n’est jamais assez prudents, Princesse. »

Alice esquissa un léger sourire, tout en défaisant ses gants. Le garde se rapprochait d’elle.

« En tout cas, je vous félicite... Je ne pensais pas que vous étiez aussi douée avec votre cheval.
 -  Quand j’étais petite, mon père essayait désespérément de trouver une activité qui soit susceptible de me plaire, tout en étant liée à la charge royale. L’escrime fut une catastrophe, de même que la magie, ou l’apprentissage des arcs... Et, même si je dois encore continuer à apprendre à manier une épée, il n’y a que l’équitation que j’ai accroché...Filer au triple galop, sentir le vent sur mes cheveux, les secousses sur mes fesses... C’était...Très vivifiant. »

Ils avaient fait la course pour arriver ici. Éclipse était un destrier de guerre, qui avait été utilisé dans certaines campagnes ashnardiennes. Comme il était assez âgé, les écuries ashnardiennes avaient décidé de le renvoyer à l’arrière, et il avait fini par se retrouver à Sylvandell. Tywill l’avait offert à Alice. Éclipse était bien éduqué, et, s’il se fatiguait sur les longues distances, son galop était toujours assez impressionnant. Alice avait décollé devant les yeux de son partenaire, et avait rejoint la première, un grand sourire sur les lèvres, la fin du parcours. Son elfe s’était fendu d’une petite moue désapprobatrice, reprochant à Alice son « manque de précaution ».

« Les... Les secousses ? » demanda l’homme, prudemment.

Alice esquissa un léger sourire, et s’assit sur les fesses, écartant les jambes devant elle, en relevant la tête vers l’elfe. Ce dernier porta la tête à son casque, et se battit avec pendant quelques secondes, avant de pouvoir le défaire. Le casque ne permettait que de voir ses beaux yeux bleus, mais ils étaient dissimulés par l’ombre. Quand il l’ôta, Alice put voir devant elle le visage magnifique de Melendil. Le bel elfe était l’un des gardes du corps d’Alice, et elle préférait largement sa compagnie à celle d’Obeyrn, un Commandeur. Oberyn avait un sens de l’humour certain, mais il avait connu Alice quand cette dernière tétait les seins de ses nourrices, et la voyait donc toujours comme une petite fille à materner... Et puis, il n’était pas aussi beau que Melendil. Quant à Hodor, le demi-géant qui la protégeait... Et bien, il ne pouvait pas vraiment monter à cheval. Melendil regarda encore le dragon, qui dessinait des cercles dans l’air, descendant progressivement.

« C’est leur technique d’approche. Il a dû repérer une proie, et se débrouille pour descendre en cercles larges, afin que la proie ne sache pas qu’elle a été remarquée.
 -  Du moment qu’il ne nous attaque pas, nous...
 -  Tu as raison...Tu es tellement lent qu’il te boufferait tout cru, et je ne pourrais rien faire pour toi... »

Elle lui fit un sourire espiègle, qui amena Melendil à se rapprocher. Il côtoyait suffisamment Alice pour savoir que la belle blonde était d’un naturel assez joueur. Il se plaça face à elle, rapprochant son visage du sien.

« J’ignorais que ma lenteur vous dérangeait, Princesse... Peut-être devrais-je aller plus vite quand je m’occupe de votre cas ?
 -  Tu n’y arriverais pas...
 -  Vraiment ?
 -  Bien sûr… Une Princesse ne ment jamais… »

L’homme sourit, et l’embrassa alors, s’allongeant progressivement sur elle. Alice poussa un soupir sous les lèvres de l’homme, et remua faiblement son corps. L’une des mains de l’elfe alla progressivement caresser ses hanches, et la Princesse répondit à son baiser sans difficulté. Melendil avait de très belles lèvres, et il ne se passait pas une journée sans qu’Alice ne reçoive de lui un baiser. Le baiser allait en se prolongeant, et aucun des deux n’entendit le hurlement poussé par Yû. Tout ce qu’Alice sentait était l’érection naissante de Melendil, et elle soupirait de plaisir... Quand un rugissement tonitruant déchira l’air.

*RRRRRRRROOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRR*

Melendil se redressa subitement, et Alice cligna des yeux. L’homme avait instinctivement porté la main à la garde s on épée, et Alice gloussa.

« Un petit couinement suffit-il donc à effrayer mon garde du corps ? Ce n’est rien, il a du trouver une biche, et est fier de sa proie... Il doit être en train de lui déchiqueter les jambes après ‘lavoir fait cramer, et de... »

Elle ne put achever, car une main se posa sur ses lèvres. Melendil avait effectivement de grandes oreilles, et c’est ainsi qu’il put entendre, grâce à l’écho, les hurlements d’un homme.

« Il poursuit un être humain ! »

Alice cligna des yeux, en comprenant que ce n’était pas une vulgaire biche que le dragon chassait.

« Je vais aller le secourir, restez-là !
 -  Mais...
 -  Restez-là ! »

Le ton de l’elfe n’était plus joueur. Il récupéra son casque, le remit en place, et remonta sur son cheval, et l’étrenna. Alice cligna des yeux, en voyant Melendil détaler à toute allure. Elle se releva lentement, et entendit à nouveau le dragon rugir.

*Il n’a pas eu sa proie... Et ça l’énerve...*

Elle alla récupérer ses gants. Certes, ce n’était pas prudent d’aller voir un dragon énervé, même quand on avait le sang d’Erwan Korvander, mais Alice ne pouvait tout de même pas laisser Melendil face à un tel monstre.



Le dragon fondait sur sa proie, battant majestueusement des ailes. Il la rattrapait rapidement, et tenta de lui arracher une jambe... Mais la proie esquiva, et les dents du dragon claquèrent dans les airs. Ses lourdes pattes heurtèrent le sol pour le réceptionner, et il s’envola à nouveau, décrivant une boucle, avant de fondre à nouveau sur sa cible. Les Deux-Pattes étaient comme de juteuses petites souris, pour lui. Il savait qu’elles étaient joueuses, et cherchaient à s’échapper, à se soustraire à son autorité. Ici, les dragons étaient des maîtres, et n’avaient pas à se soumettre à l’autorité absurde des Deux-Pattes qui vivaient de l’autre côté des montagnes, sous peine d’énerver le Patriarche. Le dragon fondit à nouveau sur sa proie, et cracha du feu. Le feu fila droit vers la cible...

Et, alors qu’elle allait l’atteindre, un cavalier surgit de nulle part, et attrapa l’homme par la taille, le soulevant comme une plume, les flammes léchant le cul du cheval. Le dragon rugit de rage, frustré de voir que, dans sa précipitation, il n’avait même pas pensé à regarder si une autre proie ne se rapprochait pas. Le cheval galopait rapidement, tandis que le cavalier, d’une main experte, remit la proie devant lui.

« ACCROCHEZ-VOUS !! » hurla le cavalier à l’homme.

Le dragon comprenait la langue des Deux-Pattes, mais il ne la parlait pas. Mais cette voix... Cet accent mélodieux, malgré le timbre grave dans sa voix, lui rappelait une autre espèce que les traditionnels Deux-Pattes.

Battant à nouveau des ailes, le dragon se rapprocha, et souffla à nouveau, les flammes poursuivant le cheval, formant un mur de feu derrière les deux proies.
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Ikkanzaka Yû
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« Répondre #2 le: Novembre 05, 2013, 01:03:55 »

Quand un dragon s'est décidé à vous donner la chasse, vous n'avez finalement que peu d'options qu'il est aisé de résumer en quelques points.

1°) Courir et espérer que ce sprint fasse de vous l'homme le plus rapide du monde, ce qui n'est pourtant pas une assurance de survie. Beaucoup de choses vont toutefois plus vite que l'homme le plus rapide du monde, comme les dragons.
2°) Vous dire que quitte à mourir, le faire en tenant tête à un dragon a quand même plus de gueule  que de le faire en fuyant comme un lâche.
3°) Espérer un Deus Ex du tonnerre de Dieu, comme l'apparition d'un super-héros/chevalier/combattant/Pouvoir de la mort/sulfateuse à phazer pile sur votre route, ce qui serait quand même un sacré coup de pouce.
4°) L'ennui du dragon à vous courser, parce que ce n'est pas très glorieux pour lui et que mine de rien ces petites bêtes ont leur fierté.

Ikkanzaka, qui courait à travers la campagne comme un dératé en pleurant toutes les larmes de son corps, n'était pas assez imaginatif pour compter sur le point 3 et bien trop lâche pour s'abandonner au 2. Lui aurait plutôt misé sur le 1 et le 4, argumentant pour commencer qu'il dépassait sa propre vitesse de pointe tandis que ses enjambées le propulsaient au mieux à l'avant de la gueule du dragon et qu'en plus, n'étant pas très épais, il ne comblerait pas son appétit. Seulement voilà, Yû avait une sorte de super-pouvoir : il savait agacer à peu près n'importe quoi et n'importe qui, même les dragons d'un autre monde. Mettez vous à la place du redoutable prédateur, une seconde. Ca vous plairait, à vous, de tomber sur une proie gesticulante et pleurnicharde qui ne séchait ses larmes que pour renifler la morve qui lui coulait sur le menton, avant de hurler une demande à l'aide ? Nan. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le saurien jouait avec sa petite souris en lui rosissant les fesses de quelques flammèches qui vinrent à bout du tissu du pantalon de l'uniforme de lycéen d'Ikkanzaka. Le voilà donc qui courait cul nul les bras vers le ciel, la morve sur le bas du visage et les yeux rougis par les pleurs.
Sa gorge était douloureuse de ses beuglements bovins et ses poumons le brûlaient alors que ses jambes menaçaient de se dérober sous lui de plus en plus.

Autant dire que le côté épique de la scène ne prit corps qu'avec l'apparition du bel elfe dans la course. Un superbe chevalier lancé au triple galop qui sauva in-extremis du bûcher le pauvre hère qu'il grimpa avec aisance sur sa selle alors que son cheval devait se frotter aux flammes. Yû, s'accrocher ? Instinctivement et à la suite de l'ordre, il se colla à l'encolure du destrier tout en continuant à pleurer.

- APPELEZ LES NATIONS UNIES, LA GARDE NATIONALE, LES FLICS, CHUCK NORRIS MAIS DÉBARRASSEZ MOI DE CE MACHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !

Pauvre Melendil. Coincé entre le mur de flammes qui léchait l'arrière-train de sa monture et un Ikkanzaka tout sauf utile, l'elfe devait composer avec des conditions extrêmes. L'allure de sa monture avait baissé sous le poids supplémentaire imposé par le sauvetage et il percevait derrière lui la colère du dragon, dont l'inspiration brutale témoignait de sa prochaine action : une lance de flammes qui rôtirait aisément l'équipage.
Tentant le tout pour le tout, le garde du corps de Korvander tira violemment sur les rênes du cheval, qui braqua à gauche pile au bon moment. Les flammes furieuses s'effondrèrent sur l'herbe grasse qu'elles carbonisèrent, n'emportant en tout et pour tout que quelques poils de la queue du cheval grâce à la vivacité d'esprit de Melendil. Toutefois, l'elfe doutait que la bête puisse accomplir un autre exploit de ce calibre, comme il savait qu'elle peinerait rapidement à maintenir cette belle allure.

A franchement parler, il ne savait pas trop comment il pourrait s'en tirer, à présent.
« Dernière édition: Novembre 06, 2013, 12:48:04 par Sentinel Prime » Journalisée

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« Répondre #3 le: Novembre 06, 2013, 02:58:27 »

Éclipse était un cheval rapide, qui n’avait pas peur du danger. C’était une chose particulièrement pratique, car, face à un dragon qui poussait des rugissements tonitruants, beaucoup de chevaux se seraient révoltés contre la volonté de leur cavalier. Éclipse, lui, obéissait fidèlement. Alice se mit à dévaler un chemin, ses petites fesses rebondissant sous le galop rapide d’Éclipse, qui était sur les traces de Melendil. Le dragon était derrière le cheval, soufflant sur la pairie, faisant voltiger des flammes. Melendil savait que le seul moyen d’empêcher le dragon de les bouffer était de quitter le territoire des dragons. Le Patriarche avait formellement interdit aux dragons de chasser par ici, et il était le plus puissant dragon du troupeau. Malheureusement, la frontière était assez éloignée, car il ne s’agissait pas de revenir à l’aire de pique-nique où A   lice et lui s’étaient arrêtés, mais de remonter jusqu’à la Griffe. Le cheval de Melendil n’y arriverait jamais.

*Qui est ce type ?*

Sur le coup, Alice penchait pour un clandestin, ou un criminel. Beaucoup espéraient pouvoir éviter les frontières sylvandines en passant par les montagnes. Pour entrer dans Sylvandell, il fallait passer par des ponts en bois au-dessus d’un fleuve. Cependant, on pouvait aussi entrer par des chemins détournés, qui nécessitaient de passer par le territoire des dragons. Parfois, les individus, souvent des contrebandiers, y arrivaient. Et, souvent, ils avaient le malheur de tomber sur les dragons. Alice penchait donc instinctivement pour un contrebandier, mais ce n’était pas une raison suffisante pour le faire brûler. Vu la manière dont ce dernier brayait, il ne devait sans doute pas savoir que Sylvandell n’était pas un endroit recommandé pour convoyer de la marchandise illégale. Éclipse les poursuivait, chevauchant rapidement. La peur donne des ailes, et c’était aussi vrai pour les chevaux. Celui de Melendil avançait vite, très vite, se rapprochant du précipice.

Alice comprit alors ce que le dragon avait en tête. Il soufflait autour du cheval, rugissant furieusement, pour l’intimider, tout en restant à bonne distance.

*Oh non !*

Elle voulut hurler à Melendil d’arrêter son cheval, mais ce dernier ne l’entendrait pas, avec son casque sur les oreilles. Elle éperonna donc à nouveau Éclipse, lui ordonnant de se dépêcher. Le cheval redoubla d’allure, mais Alice n’arriverait jamais à temps. Le dragon s’envola soudain, et fonça plus rapidement, avant de souffler juste devant le cheval. Melendil fila sur la droite pour éviter l’impact, et le dragon fondit sur eux, ses serres s’apprêtant à attraper la tête de Melendil. Ce dernier bondit alors sur la droite, faisant preuve d’un réflexe surréaliste. Il entraîna avec lui le mystérieux individu, tandis que la serre du dragon avait effleuré son casque. Le duo tomba sur le sol, roula dans l’herbe, et bascula dans le précipice.

« Oh mon Dieu ! »

Alice se rapprocha rapidement, tandis que le cheval de Melendil, devenu fou, filait vers elle. Le dragon atterrit soudain devant lui, le surprenant. Il avait du estimer qu’un cheval serait une proie plus juteuse que deux humains, et que, de toute manière, il aurait l’occasion d’attraper les humains après. Il allait souffler quand Alice glissa la main sous sa chemise, et attrapa son collier, en sortant sa croix dragonique, la brandissant devant elle.

« STOP ! » clama-t-elle.



« Cesse de bouger, petit, tu pèses ton poids. »

Melendil devait aussi affronter le poids de son armure, alors qu’il surplombait le vide. L’une de ses mains avait attrapé l’homme à sauver... Par le trou dans ses fesses, à défaut d’autre chose. L’homme était ainsi sous lui, tandis que son autre main était agrippée, par réflexe, à des racines. L’elfe avait du mal à soutenir le poids de l’homme, d’autant plus que ce dernier avait l’air passablement nerveux. Melendil sentait ses doigts glisser sur la racine. À cette hauteur, la chute serait mortelle. Dans sa tête, il fallait faire remuer l’homme, afin qu’il puisse sauter contre la paroi, mais ce dernier était terrorisé... Et Melendil glissait lentement.

C’est à ce moment que le dragon poussa un rugissement, et se déplaça. Il se rapprocha du duo, et descendit alors. En le regardant, Melendil vit qu’il y avait une silhouette dessus, alors que le redoutable dragon se rapprochait.

« Oh non... Ne me dites pas que... ? »

C’était pourtant bel et bien vrai. Le dragon alla se placer sous eux, et était chevauché par Alice. Comprenant ce que cette dernière voulait, il s’adressa brièvement au jeune homme :

« Ne hurle pas, petit. »

Il le relâcha alors, et, tandis que l’homme tombait dans le vide, s’accrocha à la paroi, et commença à remonter. Le jeune homme n’eut pas à tomber trop longtemps, car il atterrit sur le dos du dragon, juste devant Alice, qui se chargea de le retenir en posant ses mains sur ses épaules.

« Ne vous en faites pas, lui hurla-t-elle dans les oreilles, tout va bien. Cette brave petite bête ne vous veut pas de mal, elle vous a juste taquiné un peu ! »

En réalité, Alice avait réussi à la calmer en lui montrant sa croix dragonique, et le fait qu’elle était une héritière d’Erwan Korvander. Elle n’avait pas encore remarqué que ce mystérieux individu était quelqu’un qu’elle connaissait déjà...
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« Répondre #4 le: Novembre 07, 2013, 12:19:15 »

Quand Ikkanzaka parvenait à ouvrir les yeux, c'était pour voir une double vision d'horreur. Non seulement le sol filait à une allure vertigineuse sous les sabots du cheval, mais en plus l'herbe verte finissait carbonisée par le souffle du dragon qui ne les lâchait pas. Pensez bien, trois proies pour le prix d'une ! Le saurien volant  n'allait certainement pas passer à côté d'une pareille occasion, même si le fait que l'équipage parvienne toujours à lui échapper ne lui plaisait nullement. Le dragon connaissait très bien la région et avait donc décidé de mettre à profit son avantage du terrain et sa capacité à voler. Dirigeant le faisceau meurtrier de façon à générer un couloir enflammé qui pousserait le canasson à courir dans la direction vers laquelle il le désirait, le dragon plannifiait la chute dans le précipice et donc pour lui le ravitaillement en plein vol.

L'assaillant prit de la hauteur et un peu plus d'allure pour finir de fondre sur le cheval et ses cavalier, barrant la route brutalement dans un jet de flammes. L'elfe réagit heureusement à temps et dévia sa monture une nouvelle fois, évitant le mur crépitant qui s'était érigé dans un seul souffle de la bête. Lassé de ce jeu, le prédateur abandonna tactiques longuettes et peu fructueuse pour livrer un assaut qu'il aurait dût calculer dès le départ. Ses puissantes et meurtrières pattes lancées en avant, le massif saurien tenta d'attraper Melendil. Mais encore une fois, le bel elfe fut rapide ! Sans peur et avec une superbe présence d'esprit, il sauta de la selle de son cheval tout en entraînant l'inconnu avec lui. L'improbable duo se retrouva propulsé à terre à enchaîner roulades et tonneaux avant que le sol ne se dérobe sous eux. Le précipice ouvrait sa gueule béante quand Yû, lui, fermait les yeux.

Il ouvrit les paupières après avoir senti comme une secousse au niveau des fesses. Pas franchement le genre d'impact auquel la chute d'une bonne centaine de mètres était en mesure de lui faire redouter, à vrai dire. Ceci étant, la situation n'était pas brillante, jugez plutôt : le cul à l'air et le corps dans le vide, le blondinet aux yeux rougis par les pleurs et aux sillons de morve sur le visage se retrouvait à dépendre de l'endurance d'un inconnu et de sa capacité à tenir une racine. Une situation digne d'un cartoon, qui n'amusait nullement Ikkanzaka. Plutôt que de hurler, pour une fois, le japonais se contenta de se mettre à trembler comme une feuille. Un vrai vibreur à taille humaine !

- Cesse de bouger, petit, tu pèses ton poids.
- Je bou-bou-bou-bou-bouge pô, je tr-tr-tr-tr-tr-tremble, c-c-c-c-c-connard !


La reconnaissance ? Envers un mec qui l'avait balancé dans le vie ? Même au seuil de la mort, Yû était trop sévère et associal pour en faire preuve. Dans son esprit, c'était forcément de la faute de Melendil, tout ce qu'il lui était arrivé. Ikkanzaka avait besoin d'un coupable pour ses malheurs et en l'occurence, Melendil était le seul être vivant du coin.
C'était du moins ce qu'il pensait avant que le dragon ne rugisse à nouveau, figeant sur place le blondin qui ferma à nouveau les yeux. Il ne vit pas la bête les dépasser en descendant, pas plus qu'il ne vit la cavalière qui le montait alors que le saurien restait en vol stationnaire sous eux.

- Ne hurle pas, petit, dit alors l'homme avant de relâcher le japonais.
- GnheiiIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ??

Et Ikkanzaka de chuter, articulant un "fils de puuuuuuuuuuute !" qui se perdit dans le vacarme du vent. BLAM ! Après avoir avalé quelques mètres, voilà que le jeune homme se retrouvait à un nouveau palier aérien. Et pas n'importe lequel, non ! Sur le dos du dragon qui avait voulu faire de lui une brochette Teriyaki sans le fromage mais à la bonne cuisson.
Il sentit les mains se poser sur ses épaules, comme il perçut la voix à laquelle il faisait face. Trop chamboulé pour reconnaître une intonation qui lui était tout sauf étrangère, Yû fit la seule chose qui lui sembla logique. Il fondit sur Alice pour la prendre dans ses bras avec force, enfouissant sa tête dans son cou tout en pleurant avec violence. C'était un peu trop pour lui, tout ça.

- Me-er-er-er-er-er-erciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Mercimercimercimercimerci !

Les yeux embués de larme et la morve au nez, Ikkanzaka infligea quelques longues secondes de ce supplice à l'héritière Korvander sans trop lui laisser le choix quant à savoir si la reconnaissance ainsi exprimée lui plaisait ou pas. Finalement, remontant ses mains sur les propres épaules d'Alice, Yû s'écarta un peu d'elle et la fixa.
Pour blêmir en ouvrant la bouche plus grand -ou presque- qu'un four industriel. Ses yeux détaillèrent la blonde ainsi que sa tenue, ronds comme des billes. Si il la connaissait ? Bien sûr, qu'il la connaissait ! Alice Korvander, étudiante étrangère au lycée de Mishima, était son amour secret. La femme de sa vie, la cible de nombreux soupirs tendres et de masturbations effrénées. Et elle venait de le sauver de la mort à dos de dragon, rien que ça ! Pour Ikkanzaka, la mort (car il était toujours persuadé de l'être après s'être mangé un camion de plein fouet) prenait enfin un petit goût de Paradis.
Ou alors son coma le faisait délirer à pleins tubes dans un rêve remuant, mais il pardonnait tout à la morphine et aux doses médicamenteuses massives qui devaient parcourir son corps dans un autre monde.

- Woooooooooooh.... parvint t'il à articuler dans un souffle, avant de baisser son regard sur sa poitrine. C'est marrant, je t'imagine toujours avec de plus gros nichons, d'habitude...

Et Yû de joindre le geste à la parole, saisissant sans hésiter les fruits fermes de la belle blonde pour en éprouver la surface avec allégresse. L'érection emprisonnée dans son pantalon était douloureuse mais vivifiante, comme la pression que ses doigts imprimaient au buste délicat de la princesse.
Le retour à la réalité risquait d'être assez animé, tout de même.
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« Répondre #5 le: Novembre 08, 2013, 12:40:04 »

La croix avait convaincu le dragon. Elle était l’expression de l’autorité légitime d’Erwan Korvander, celui qui, il y a des siècles, avait sauvé les dragons de Sylvandell d’une menace souterraine, qui relevait, à Sylvandell, du mythe. La Princesse avait réussi à soumettre le dragon. Il était jeune, tempétueux, mais avait accepté qu’Alice le prenne pour aller chercher des gens qui étaient sous sa protection. Les grognements sinistres du dragon montraient sa forte désapprobation, alors qu’il récupéra le jeune homme. Alice réalisa, quand l’homme se retourna, que, malgré ses yeux rougis, ses joues pleines de larmes, et les sillons de morve sur son nez, qu’elle le connaissait. Elle cligna des yeux, et fut tellement surprise qu’elle ne répondit pas quand l’homme s’écrasa sur elle, tandis que le dragon remontait, filant vers une zone où poser les Deux-Pattes.

*Yû ? Mais comment ?!*

Ikkanzaka Yû était un individu faisant partie de sa classe, quand elle s’y rendait, sur Terre. Elle ne savait pas grand-chose sur lui, si ce n’est qu’il était du genre timide, et refermé sur lui-même. Elle savait qu’il avait de bonnes notes en cours, et avait plusieurs fois hésité à aller lui demander des informations. Elle n’avait encore jamais franchi le pas, sans aucune raison particulière. D’après Mélinda, elel lui plaisait. Alice ignorait comment Mélinda détenait une telle information, et, comme elle savait que la vampire aimait bien la narguer, jouer avec elle, elle soupçonnait qu’elle exagérait simplement pour perturber Alice.Ypu, en réalité, était un solitaire, qui, de ce qu’elle en savait, avait peu d’amis. Savoir ce qu’il faisait là était assez étonnant. Il avait probablement du tomber sur un Portail par erreur sur Terre, et s’était retrouvé ici... Les Portails avaient toujours tendance à se téléporter à différents endroits, et, si les Ashnardiens pouvaient utiliser des runes très complexes pour pouvoir en retenir certains, Alice, elle, n’avait pas un tel pouvoir.

Elle sortit de ses pensées quand l’homme se mit à lui pétrir les seins.

« C'est marrant, je t'imagine toujours avec de plus gros nichons, d'habitude...
 -  HEY ! »

Le coup fusa rapidement, afin de lui remettre les idées en place.

*PAF!*

La main gantée d’Alice heurta la joue de l’homme. Une petite gifle qui retira ses mains de sa poitrine, tandis que le dragon poussa un grognement. Elle n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit que le dragon s’arrêta sur une plaine, assez gauchement. Malicieusement, il pencha la tête vers le sol. Déséquilibré, Yû fut appelé par la gravité, et roula sur la nuque du dragon, avant de s’étaler sur le sol, devant lui. Lorsqu’il se releva, son regard croisa les deux yeux oranges et reptiliens du dragon, qui ouvrit légèrement la gueule en grondant, ses narines expulsant un souffle sur la tête de Yû, couvrant de buée ses lunettes. Visiblement, le dragon était toujours tenté par l’idée de lui croquer un bout. Alice sauta sur le sol, se massant un peu les fesses. Sans selle, s’asseoir sur un dragon était assez douloureux. Il fallait s’appuyer contre les crêtes du dragon, et l’une d’elle s’était enfoncée dans sa croupe.

« On ne le mange pas ! »

Le dragon grogna à nouveau, avant de relever la tête, puis regarda Alice. Alice l’observa, sans montrer un seul signe de peur. Le dragon l’interpréterait comme un signe de soumission, et était susceptible de l’attaquer. Elle soupesa son regard pendant quelques secondes, jusqu’à ce qu’il retourne, déploie ses ailes, et ne s’envole au loin. Alice le regarda s’en aller, avant de disparaître derrière un col de montagne, avant de pousser un rugissement de dépit. Alice se permit alors de soupirer, soulagée, puis se retourna vers l’homme.

Elle ne dit rien pendant quelques secondes. Son visage était tout sale, et elle sortit un petit mouchoir à carreaux de la poche de son pantalon.

« Tiens, Yû, ça ne te fera pas de mal ! »

Elle lui sourit gentiment, en fléchissant un genou devant lui. Melendil allait mettre plusieurs minutes avant de les rejoindre, mais il n’y avait maintenant plus aucun risque.

« Comment tu as fait pour débarquer ici, Yû ? »

Ne sachant pas trop par où commencer, Alice se contentait de poser des questions assez larges.
Journalisée


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Complément de script : La Saga De La Tour Sombre

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