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Auteur Sujet: Chapitre 1 - Awakening  (Lu 1743 fois)
Liara T'Soni
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« le: Octobre 12, 2013, 05:08:24 »

DAVID ANDERSON


« Mon Commandant ! »

De la tête, l’homme salua les deux cadets qui passaient devant lui, avant de se replonger dans l’observation de la statue commémorative du Capitaine Arthur Barris. Barris était l’un des premiers humains à avoir quitté le système solaire, et, plus spécifiquement, l’un des premiers à avoir été tués par les Turiens quand ces derniers avaient attaqué les colons terriens. Barris n’était qu’un simple navigateur, qui avait rejoint les programmes spatiaux de l’Alliance, car il croyait, dur comme fer, que les nouveaux vaisseaux, capables de sortir du système solaire en adoptant une nouvelle forme de propulsion spatiale, permettraient de rencontrer de la vie extraterrestre. Et, contrairement à ses enfants, ou même à son beau-frère, Barris ne croyait pas une seule seconde qu’une race technologiquement plus évoluée que la leur les attaquerait et chercherait à les réduire en esclavage. Il croyait fermement que, plus une espèce était évoluée, plus elle avait tendance à être pacifiste, et à faire preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit. Anderson le savait, car il en avait longuement parlé avec Barris, lors des réunions de famille.

Comme à chaque fois qu’il regardait cette statue, Anderson regardait systématiquement sa main, celle où, jadis, un anneau était posé. Barris... Il n’avait rien à se reprocher, mais il savait que la mort d’Arthur avait détruit Cynthia, et avait été l’une des premières causes du divorce entre lui et Cynthia, son ex-femme. Et, maintenant, David avait également perdu le contrôle du Normandy, qui appartenait désormais au Capitaine Jane Shepard. Naturellement, il n’était pas jaloux contre elle. Au contraire, il avait approuvé sans la moindre hésitation cette décision, mais il mentirait en disant que quitter la Marine pour un poste de bureau le déprimait un peu. Anderson n’avait jamais aimé la paperasse, et il savait que l’Alliance allait l’envoyer à la Citadelle. Un endroit où les fusils d’assauts et la loyauté d’un soldat étaient troqués par les mots policés et l’usage maniéré de l’hypocrisie, à travers le voile du langage diplomatique.

Anderson était plongé dans ses pensées, et elles vagabondèrent, passant de Barris au Normandy, et du Normandy à l’endroit actuel où ce dernier se rendait.

Il avait chargé Shepard d’une mission tout à fait particulière, que le Conseil avait avalisé. Shepard devait se rendre vers l’une de leurs premières colonies, Eden Prime. Une petite colonie disposant de peu de ressources minières, mais de paysages paradisiaques, qui en faisaient une planète très touristique. Le Conseil savait que, depuis quelques semaines, des ruines archéologiques avaient été découvertes sur Eden Prime. Légalement parlant, Eden Prime étant dans le territoire terrien, elles appartenaient aux humains, mais les Turiens, l’espèce indiscutablement rivale de l’Alliance, que l’armée surveillait de très près, avait soutenu que ce temple était indéniablement turien, et que l’héritage culturel et patrimonial des Turiens devait perdurer. En effet, Eden Prime était jadis une colonie turienne, depuis de longues années, avant que le Conseil ne décide de la céder aux humains, au titre des indemnités compensatrices que les Turiens devaient faire pour avoir attaqué les vaisseaux humains, et déclenché une guerre contre eux.

D’un côté, l’Alliance estimait que ces ruines archéologiques lui appartenaient, et qu’elles pouvaient être très importantes afin d’en savoir plus sur les Turiens, ce que l’empressement des Turiens à vouloir les analyser semblait confirmer. Les diplomates de l’Alliance avaient assuré au Conseil que toutes les découvertes faites sur le site archéologique seraient intégralement transmises au Conseil, et que, de toute manière, les recherches ayant lieu là-bas avaient lieu par une équipe archéologique indépendante, ne répondant qu’à l’autorité du Conseil. Les Turiens, quant à eux, étaient sceptiques. Ils savaient les humains retors, et savaient que ces derniers mèneraient des recherches, et ne diraient pas tout au Conseil, et en profiteraient pour essayer de découvrir les secrets des Turiens. Naturellement, aucun diplomate ne le formulait ainsi, et Anderson avait donc du résumer tout cela à Shepard. Un épais dossier de plusieurs centaines de pages qui lui avait donné des migraines carabinées. Jamais il n’avait autant remercié sa bonne vieille bouteille de scotch d’être là pour l’aider à lire jusqu’à la fin les comptes-rendus interminables des différentes cessions organisées devant le Conseil.

« De manière très claire, Shepard, lui avait-il dit, nous craignions que les Turiens ne viennent établir un blocus, ou envoyer des espions sur Eden Prime pour essayer de s’infiltrer dans le temple. Comme vous pouvez vous en douter, une telle action représenterait une menace sérieuse, et présenterait un risque d’escalade pouvant conduire à un conflit que nous n’avons pas envie de faire. »

De plus, la région était assez proche des systèmes Terminus, et des raids de pirates étaient également à redouter.

« Bien que vous soyez un Spectre, et que votre allégeance aille avant tout au Conseil, l’Alliance a décidé de faire appel à vous. Nous ne pouvons pas envoyer un corps militaire, car les Turiens interpréteraient ceci comme une escalade, et enverraient leurs propres troupes. »

Le fait que Shepard soit Spectre avait également permis de faciliter les démarches auprès du Conseil. Anderson, pour ainsi dire, lui avait remis les clefs du Normandy, en encourageant Shepard à faire preuve de prudence, et à sécuriser les chercheurs, en s’assurant qu’aucun espion turien ne s’approche. Jane était avant tout une militaire humaine, et elle savait que, même si la guerre entre les Humains et les Turiens était terminée, la méfiance entre les deux races était extrêmement forte.

Shepard était partie depuis plusieurs jours maintenant, et Anderson se mit à consulter sa montre.

*En théorie, elle devrait être arrivée d’ici peu...*

Il ne savait pas comment le dire, mais il avait un mauvais pressentiment concernant cette mission.

Comme si toute cette histoire n'avait fondamentalement rien à voir avec un conflit entre les Humains et les Turiens.



LOBOT


« Nos tourelles surchauffent, Monsieur !
 -  L’équipe 18 signale une brèche de sécurité près du centre de stockage des provisions, Monsieur !
 -  Renforcez-là, ordonnez le repli de l’équipe 18 au point tactique B, et envoyez des soutiens ! Il est impératif que le spatioport reste en notre possession le temps que les renforts arrivent ! »

Lobot était l’assistant du gouverneur d’Eden Prime. Il portait le long des oreilles un appareil amplifiant ses capacités cognitives, et qui, concrètement, l’aidait à lutter contre les migraines, et à améliorer ses capacités de réflexion et de concentration. Lobot, à l’origine, était en effet un individu retardé, avec un QI de 87. Il avait fait partie d’un programme médical expérimental consistant à utiliser un appareil sur le cerveau des sujets pour amplifier leurs capacités à mobiliser leurs connaissances et à raisonner. L’expérience avait plutôt bien marché sur Lobot, qui était ainsi devenu l’assistant du gouverneur d’une colonie, un poste très intéressant, et plutôt bien rémunéré, même sur une planète aussi isolée du Conseil qu’Eden Prime.

Cet appareil permettait à Lobot de se contrôler, mais, pourtant, alors qu’il se tenait dans la salle de contrôle du bâtiment de sécurité central d’Eden Prime, au cœur de la seule ville d’importance de la colonie, Lobot ressentait un sentiment diffus qui lui nouait les entrailles. C’était la peur. Une peur qui se renforçait au fur et à mesure que la carte digitale au centre de la pièce montrait de plus en plus de zones rouges, et de moins en moins de zones vertes.

La carte était en train de montrer Eden Prime, la ville. C’était une belle ville coloniale, comprenant plusieurs hôtels de luxe, des quartiers d’habitation, un ensemble de jeux, des commerces, de grandes rues, et même une station de métro à grande allure permettant de relier Eden Prime à différents hameaux et autres lieux importants sur la planète, comme les Plaines Vertes, qui étaient un lieu de safari très prisé des touristes.

Les réfugiés se pressaient dans le centre de sécurité, une petite base militaire, et la bataille faisait rage dans les rues de la ville. Lobot avait toujours aimé se promener dans la ville. Eden Prime était une agréable petite ville, où de saines musiques filaient le long des colonies, rappelant aux colons qu’ils étaient les pionniers du nouveau millénaire, du nouvel âge humain, la pointe de la lance de l’humanité dans la Galaxie.

C’était pourtant ces mêmes colons qui étaient en train de massacrer les leurs dans les rues de la ville. Les alarmes rugissaient, pour inciter la population à se réfugier dans le centre de sécurité, tandis que les militaires étaient déployés pour repousser les anciens colons, devenus des espèces d’abominables monstres. Leurs yeux brillaient d’une sinistre lueur verte, et des excroissances vertes apparaissaient également le long de leurs corps. Le long des caméras de sécurité de la ville, Lobot pouvait les voir. Ils avançaient rapidement, nerveusement, et les balles ne les retenaient qu’à peine. Ils fondaient sur les soldats et les civils, les déchiquetant, et ces derniers, après quelques minutes, se réveillaient alors, pour partir à l’assaut, les militaires utilisant leurs armes à feu pour abattre les autres.

« Est-ce un cauchemar ? se lamenta Lobot. Je n’y comprends rien ! »

Comment un tel cauchemar était-il possible ? Les colons étaient totalement dépassés. De plus, le satellite artificiel qui gravitait autour d’Eden Prime avait détecté d’étranges relevés émanant du site archéologique. Une hausse inquiétante de la température, tandis que quelque chose était en train de transformer la planète, de la modifier. Le satellite avait pris quelques images montrant une sorte d’épaisse couche violette recouvrant la végétation, avalant les arbres, et s’étalant sur des kilomètres et des kilomètres, à une vitesse vertigineuse. Après ça, la base avait reçu des appels à l’aide émanant des fermes et des hameaux éloignés.

« Tout ça vient de ce temple, nous n’aurions jamais du laisser ces maudits archéologues mener des recherches ! Ils ont réveillé un monstre ! »

Lobot s’était réfugié dans son bureau, à côté de la salle de contrôle, le cœur de la base, où les militaires, des soldats dépassés par les évènements, essayaient d’organiser un plan de survie, de repousser les ennemis. Leur système de communication était tombé il y a quelques minutes, quand les zombies avaient atteint la tour de contrôle, une longue tige métallique permettant d’obtenir des informations depuis le satellite artificiel, Eye-Prime. Eye-Prime fonctionnait toujours, mais, tant qu’on ne reprenait pas le contrôle de la tour de communications, il était impossible d’avoir des informations sur ce qui se passait.

L’ultime espoir de Lobot résidait dans l’arrivée du Normandy. Le satellite avait détecté son approche avant d’être coupé. Les colons n’avaient aucun moyen de contacter le Normandy, et les zombies se rapprochaient. Lobot avait failli tourner de l’œil quand il avait vu un zombie exploser en se ruant sur une patrouille, tuant six soldats et un véhicule blindé. Leurs tourelles de défense automatique allaient bientôt manquer de munitions, et le gouverneur s’était enfermé dans son bureau, au dernier étage de la base, ne répondant à aucun appel. Lobot était le supérieur hiérarchique en chef, mais il n’avait rien d’un militaire.

Il était probable que ces maudits archéologues soient tous morts, car le temple était l’épicentre de cette espèce d’épidémie. Le plus regrettable était que Kyltharn, qui était assurément le soldat le plus compétent de toute cette planète, soit avec eux. Il aurait pu remonter le moral des troupes bien plus que Lobot.

En réalité, Lobot était en train de prier. Sa mère lui avait toujours dit de croire en Dieu, et, qu’un jour, Il aurait la miséricorde de Lui offrir une meilleure vie. Dans la mesure où il avait été choisi pour participer à un programme expérimental, et où il avait été l’un des rares à ne pas finir avec le cerveau grillé, Lobot estimait que Dieu veillait sur lui.

Et il espérait que le miracle arriverait vite, car ses hommes se faisaient massacrer comme du bétail.
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« Répondre #1 le: Octobre 21, 2013, 04:55:11 »


"Il y a définitivement quelque chose qui ne va pas..."

Sagissait-il d'un simple hasard que le Commandant Jane Shepard aie cette réflexion à peu près au même moment que Anderson, situé de nombreuses années lumières plus loin ? Peut-être pas, au vu de ce qui était en train de se dérouler sur Eden Prime. Le Commandant était assise à son bureau, dans sa cabine d'officier supérieur, à bord du Normandy, l'un des vaisseaux les plus évolués de l'Alliance, construit avec l'aide d'ingénieurs Turiens. Ce vaisseau, en plus d'être désormais la propriété de la première Spectre Humaine, était aussi un symbole de coopération entre Turiens et Humains, mais une coopération qui était encore bien fragile, à en croire les rapports qu'elle lisait.
Jane n'était pas une fan inconditionnelle de la paperasse, même si il s'agissait là plutôt de textes numérisés, et elle avait eu tout le loisir au cours de ces deux semaines de voyage de lire énormément. Géopolitique, profils psychologiques, informations secrètes, la liste était longue, et le Commandant en avait eu des maux de tête à lire tout cela. Tout ça pour au final se dire que quelque chose clochait, qu'elle était envoyée là bas pour une raison autre que celle que son briefing lui donnait.

"Bah...je m'en rendrais compte bien assez tôt."

Shepard s'étira sur sa chaise, poussant un large soupir en s'extirpant enfin de tout ça. Elle n'était pas stressée, malgré les contradictions flagrantes des rapports du gouverneur quand aux fouilles archéologiques, qui cachait sans nul doute quelque chose.
C'est à ce moment que son comlink personnel se mit à sonner, elle prit la communication.

"Joker ? Je croyais que nous avions encore deux heures avant notre arrivée sur Eden Prime."

"C'est le cas Commandant, nous sommes toujours en FTL, mais nous venons de recevoir une communication d'ugence d'Eden prime et...je crois qu'il faut que vous veniez voir ça par vous même."

Jane fronça les sourcils. Joker, le pilote du Normandy, malgré son rôle presque avoué de comique de l'équipage, ne plaisantait jamais quand il s'agissait de questions véritablement graves, et il ne l'aurait pas dérangée sans raisons.

"J'arrive."

Le Commandant bondit de sa chaise, se dirigea vers l'ascenceur en direction de l'étage réservé à la carte galactique et aux instruments de navigation du Normandy, et arriva à marche forcée juste derrière Joker.

"Regardez ça commandant."

Une projection holographique s'afficha alors devant eux, elle était brouillée, même si il était possible de discerner malgré tout les traits du gouverneur d'Eden Prime. La communication, saccadée et de mauvaise qualité, parlait toutefois d'un danger, de morts, du temple, avant de se couper brusquement. Jane ainsi que les membres d'équipage à proximité avaient regardé ce message avec un mélange d'incompréhension et d'inquiétude, il était trop avare en informations pour comprendre ce qu'il se passait avec exactitude, mais une chose était certaine...ce qui se passait sur la colonie allait présenter un danger immédiat.

"Combien de temps d'ici notre arrivée ?" demanda alors Shepard, brisant le silence inquiet qui s'était installé.

"Moins d'une heure et demi commandant, peut-être moins si je pousse un peu les moteurs."

"Faites-le, et passez le message aux soldats d'avoir leur équipement prêt. Il semblerait bien que cette mission prenne une tournure légèrement différente, pour changer."

Comme quoi, l'intuition ne trompe presque jamais.

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Plus d'une heure plus tard, Jane se trouvait dans le hangar du Normandy, qui faisait aussi office d'armurerie. Elle ainsi qu'une bonne dizaine de marines placés sous ses ordres finissaient d'enfiler leurs armures, et de vérifier leurs armes. Une fois qu'elle était prête, et qu'elle s'était assurée que ses hommes l'étaient aussi, elle leur ordonna de se tenir prêts à intervenir, et remonta en direction du cockpit de pilotage afin d'avoir une première vue sur la colonie étant donné que leur arrivée était proche.
Joker, Shepard, et l'ensemble de l'équipage parlaient peu dans ce genre de cas. Ils ignoraient ce qui les attendaient, mais Jane avait confiance en chacun d'entre eux, leur loyauté et leur professionalisme n'étaient pas à remettre en doute. Tout se passerait bien, du moins elle l'espérait.
Le Normandy sortit de FTL, et la colonie ainsi que sa lune se dessinèrent à travers la paroi transparente du cockpit. Immédiatement, Joker tenta d'entrer en communication avec la colonie, mais aucune réponse ne leur parvint.

"Le message n'est capté par rien commandant, on dirait que leur communications ont été coupées."

"Approchez vous de l'orbite de la planète en direction de la colonie principale, il faut qu'on sache ce qui se passe. Aucun vaisseau Turien en vue ?"

"Négatif commandant, nous sommes les seuls dans les environs" lui répondit le responsable des senseurs.

Le Normandy était un vaisseau furtif, qui émettait très peu d'émissions captables par la plupart des senseurs utilisés dans la Galaxie, ce qui leur permit de s'approcher sans risques de la planète. Intérieurement Jane fulminait, son instinct l'avait pourtant prévenue que ça ne pouvait pas être si simple, mais si ni les Turiens ni des Pirates étaient responsables de ça, alors qui ?
Ils arrivèrent rapidement en face de la partie de la planète qui abritait la colonie principale, et les senseurs révélèrent bien vite de multiples anomalies, et l'image satellite qu'ils recevaient confirma cette impression. Des soldats étaient retranchés dans le Spatioport et tentaient de repousser des hordes de...monstres ?

"Qu'est-ce que c'est que ces trucs ? Ils ont pas des gueules de portes bonheur commandant."

"Nous parlerons de l'esthétique de ces choses un autre jour Monsieur Moreau. Approchez vous du spatioport et faites chauffer les armes du Normandy, ces soldats ont besoin de notre aide."

"A vos ordres !"

Sans se faire prier, Joker fit descendre le Normandy dans l'atmosphère d'Eden Prime, tandis que Jane retourna au hangar rejoindre ses hommes.

"Messieurs, vous serez heureux d'apprendre que je ne vous ai pas fait enfiler votre équipement pour rien, vous allez vous en servir."

"Des Turiens ou des Pirates Commandant ?"

"Ni l'un ni l'autre soldat. Je ne sais pas ce que ces choses sont, elles ont une apparence humaine salement modifiée. Ce qui est certain c'est que l'ennemi prends d'assaut des survivants retranchés dans le spatioport, et notre job dans ce cas là est de leur faire goûter à nos balles. Joker va amener le Normandy en position stationnaire et ouvrir le feu sur ces créatures, nous de notre côté allons ouvrir le hangar et apporter une puissance de feu supplémentaire pour le moment. Des questions ? Non ? Alors allons-y !"

Le Normandy entra rapidement dans l'atmosphère de la planète, et dans un bruit presque assourdissant vint de placer en vol stationnaire au dessus du spatioport, un bruit qui signifiais pour les défenseurs l'arrivée tant attendue de renforts. Les tourelles automatiques lattérales du Normandy, au nombre de six et étant chacunes des tourelles équipées de deux canons, sortirent de leur abri sous la coque. Les artilleurs depuis leurs postes ciblaient les créatures qui se trouvaient dans les rues, elles étaient nombreuses, mais très groupées, ce qui ferait leur affaire, et ils ouvrirent le feu. De leur côté les marines de Shepard ouvrirent le hangar, dont l'entrée était située côté avant du Normandy, et tous firent feu quand le Commandant le leur ordonna. Elle, ses soldats ainsi que son vaisseau, firent pleuvoir la mort sur ces créatures hostiles.
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Liara T'Soni
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« Répondre #2 le: Octobre 22, 2013, 01:32:11 »

LIARA T’SONI

« Commandant ?! Commandant ?! Répondez, Commandant ! Commandant, Commandant !! »

Liara n’osait pas le lui dire, mais il était improbable que le Commandant, ou qui que ce soit, réponde à l’appel que Kyltharn essayait désespérément de passer. Le Marine était nerveux, et faisait les cent pas dans la pièce, en essayant fébrilement de communiquer avec ses supérieurs. Le temple s’était refermé comme une coque de noix, et, de ce que Liara avait cru comprendre en inspectant les archives du temple, il était totalement clos. Aucune onde ne pouvait passer à travers ses murs particulièrement épais. Ce qui inquiétait l’Asari, et l’amenait ainsi à se mordre fréquemment les lèvres (c’était son tic nerveux), c’était qu’elle ignorait totalement pourquoi et comment le temple s’était formé. Les écritures qu’elle avait devant elle étaient des runes ancestrales, très vieilles, trop vieilles. Ce n’était pas une langue recensée dans les archives archéologiques du Conseil, ce qui laissait entendre qu’elle était vieille de plusieurs dizaines de milliers d’années. Cette langue était à la fois un mélange de hiéroglyphes, de symboles antiques, et de pictogrammes visuels. Liara, qui était une archéologue extrêmement compétente, discernait, à la forme de certains hiéroglyphes, des messages, des significations, mais elle progressait à pas de fourmis.

Elle était en compagnie de Tyll, la Quarienne, et de Kryth, le Turien. Une autre équipe de Marines se tenait près de l’installation électrique, mais Kyltharn n’avait pas eu de nouvelles d’eux. Il était avec une dizaine de soldats, nerveux et inquiets. Ils portaient tous des M-99 Saber, ainsi que des armures légères. Comme ils n’étaient que des simples soldats coloniaux, leurs armures étaient faibles, ne possédant même pas de boucliers cinétiques.

« Je pense que, en réactivant le générateur de ce temple, nous avons du relancer le dernier programme informatique qui était en fonction, supposa Krysh.
 -  Un programme qui impliquerait la fermeture totale du site ne me paraît pas vraiment être très rassurant... »

Liara ne pouvait que confirmer cette hypothèse. Si le site se fermait hermétiquement, c’était probablement pour se mettre en quarantaine, afin d’éviter une contagion. Le plus troublant, pour Liara, venait des quelques hurlements que l’équipe avait entendu venant de l’équipe-2, celle qui était partie suivre les plans des chercheurs pour activer les générateurs électriques. Il y avait deux chercheurs avec eux, et Liara craignait pour leur vie... Ce qui l’amena à se mordiller les lèvres encore. Son imagination s’emballait dangereusement.

« Le même message se diffuse en boucle à chaque fois que j’essaie de reprendre les commandes...
 -  De ce que je peux en comprendre, il s’agit d’un message avertissant que toutes les commandes du temple sont verrouillées, tant que nous n’arriverons pas à entrer le code de déverrouillage...
 -  Dans ce genre de cas, le déverrouillage de l’installation ne peut venir que de l’extérieur.
 -  Les Humains d’Eden Prime vont bien se rendre compte que nous sommes coincés, et venir nous délivrer... Non ? »

Krysh et Tyll ne répondirent pas, et Liara déglutit légèrement, avant d’observer, encore une fois, l’écran de contrôle. Cependant, elle trouvait étrange que l’équipe-2 ne les contacte pas, et qu’elle mette autant de temps à revenir... Est-ce qu’elle s’était perdue en cours de route ? C’était une hypothèse tout à fait logique... Alors, pourquoi est-ce que l’Asari n’arrivait pas à s’arrêter d’imaginer un scénario bien plus terrible qu’une simple errance dans les couloirs ? À chaque fois qu’elle laissait son esprit se reposer, elle avait en tête les hurlements sinistres qu’elle avait entendus.

Ce n’était pas vraiment le genre de cris qui vous rassuraient, en réalité.



LOBOT

Les zombies se rapprochaient de plus en plus, et avaient percé le périmètre extérieur. Les tourelles d’Eden Prime n’étaient pas prévues pour repousser un tel assaut, et surchauffaient bien trop vite, offrant ainsi aux abominables monstres la possibilité de les détruire. Ils se ruaient sur elles, les déchiquetant avec leurs griffes, vomissant sur elles un jet acide, et mordaient même dedans, quitte à s’électrocuter à mort. Pour autant, même en ayant des câbles électriques plantés dans le corps, ils continuaient à avancer, leurs muscles se tendant de temps en temps, mais sans les retarder. Ces créatures étaient des abominations, et les escouades tombaient comme des mouches.

Dans la main, Lobot tenait un Carnifex. Ses doigts étaient en sueur. Il savait que les monstres transformaient les individus tombés en monstres, et ne voulaient pas finir comme ça. Leur antenne de communications était tombée, et les monstres attaquaient le complexe de sécurité, brisant les barrières électriques, se ruant le long du parvis menant au spatioport et au centre de sécurité. Les soldats faisaient feu en se repliant, mais certains zombies leur sautaient dessus, cherchant à se rapprocher le plus près possible pour exploser. Quatre soldats furent ainsi fauchés comme les blés, leurs membres déchiquetés se dispersant dans des projections d’hémoglobine. D’autres zombies utilisaient leurs fusils d’assaut pour faire feu, de manière relativement imprécise. Ils atteignirent toutefois un soldat à la jambe, qui tomba sur le sol en hurlant. Ne pouvant plus utiliser son fusil d’assaut, il attrapa son pistolet de service, un Predator, et ouvrit le feu.

« J’veux pas crever, j’veux pas crever, putain... »

Il faisait feu, et atteignit un zombie à la tête. Il tomba sur le sol, inerte, avant d’entreprendre de se relever, n’ayant pas encore explosé. Il continua à faire feu, explosant la jambe d’un zombie, et tirait frénétiquement, l’arme tressautant entre ses doigts... Jusqu’à tomber à court de munitions.

*CLIC ! CLIC !*

Le soldat ferma les yeux, et balança son arme devant lui. Elle heurta la tête d’un ennemi, et il se mit à ramper. La balle l’avait atteint à hauteur de la cuisse, et il rampa en arrière, voyant un zombie se rapprocher. Il se dépêcha, mais sa jambe le faisait douloureusement souffrir, et ses amis étaient en retrait, continuant à faire feu sur la mêlée qui s’approchait. Le soldat se reprocha de ne pas avoir conservé au moins une balle pour se faire sauter le caisson, et, alors que le zombie était à quelques mètres seulement... Il se mit brutalement à exploser, répandant des morceaux de chair et d’organes sur tout le corps du soldat. Ce dernier entendit alors, à travers ses oreilles obstruées par son casque, les vrombissements d’une énorme machine, qui obscurcit le ciel, et, en levant la tête, vit un énorme engin spatial apparaître au-dessus de la cour, faisant feu avec tous ses canons, provoquant des rafales d’explosions.

« Le Normandy, c’est le Normandy! » hurla Pitt, un colon qui suivait l’actualité astronautique de l’Alliance.

Il y eut des hurlements de joie, alors que les puissants canons du vaisseau de guerre dispersaient les zombies, provoquant des explosions en chaînes. Le temps que les hourras redescendent, le brave soldat vit le gouverneur-adjoint Lobot, qui donnait l’impression de s’être pissé dessus... Avant que le soldat ne réalise que c’était en réalité lui qui venait de mouiller l’intérieur de son pantalon. Il n’était qu’un simple fermier, après tout, et il avait bel et bien cru qu’il allait mourir.

*Dès que ma jambe est remise, je donne un bébé à Sabrina, c’est sûr...* pensa-t-il en songeant à sa voisine, une belle fermière avec des tâches de rousseur sur laquelle il avait eu, jadis, sa première éjaculation précoce, dans la grange, en imaginant lui faire l’amour dans le foin.

La bataille était toutefois encore loin d’être gagnée, car il restait encore de nombreux zombies dans les rues de la ville...Sans parler de cette texture grise qui recouvrait progressivement toute la planète, et des menaces plus profondes encore.
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Jane Shepard
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« Répondre #3 le: Octobre 28, 2013, 04:54:29 »

"Bordel mais c'est quoi ces saloperies Commandant ? Il y en a partout dans les rues !"

"Contentez vous de les tuer pour l'instant Alenko !"

"Oui Madame !"

Même si ils arrivaient encore à plaisanter un peu à propos de la situation, à leur manière, Shepard et les marines sous son commandement étaient loin de la prendre à la légère. Fort heureusement leurs armes étaient de dernière génération, tirant des lasers en lieu et place des balles traditionnelles. Ils n'avaient qu'à faire attention à ce que leurs armes ne surchauffent pas, et possédaient ainsi virutellement des munitions illimitées, au contraire des colons qui avaient du se retrouver à cours de munitions.
Et des tirs, il en fallait. Même avec eux et les canons du Normandy, il était difficile de clairsemer les rangs de ces choses, que certains des soldats assimilaient à des zombies. Et après avoir vu certaines de leurs têtes dans son viseur, Jane se disait que ses soldats étaient plus proches de la vérité qu'ils ne le pensaient. Les rues n'étaient pas parsemées de cadavres de colons, malgré le fait qu'il ne restait plus qu'une poignée de survivants, et ces choses avaient des têtes certes déformées, mais humaines néanmoins.
Il leur fallu de longues minutes de tirs intenses avant de pouvoir mettre un terme à l'assaut. Ces créatures avaient beau être nombreuses, elles étaient aussi confinées et serrées dans ces rues, ce qui permettait aux canons du Normandy de faire à chaque tirs d'importants dégâts. Au bout d'un moment donc, l'assaut fut finalement contenu, et le Normandy entama sa descente vers le spatioport.

"Que tout le monde ferme hermétiquement son casque. Je ne sais pas ce qui est arrivé aux colons encore, mais c'était eux que nous venons de tuer. Un virus, une attaque chimique, peu importe, je ne veux pas que l'un de vous se transforme en ces saloperies."

Ils obéirent sans broncher, car personne ne savait effectivement pour le moment ce qui avait causé ces mutations. Shepard et les autres marines enfilèrent donc leurs casques, fermés intégralement, pour au moins prévenir toute contamination par contact ou par respiration, et le Normandy commença à s'arrimer à une des palteformes d'atterrissage.

"Qu'est-ce qu'on va faire des survivants Commandant ? Ils sont peut-être contaminés sans le savoir."

Jane savait que c'était une possibilité à envisager.

"On ne va pas les abandonner ici de toutes manières. Le Normandy possède des chambres isolées qui pourront les maintenir en quarantaine. Ce n'est pas ce qu'on a de mieux, mais je refuse de laisser les survivants seuls après ce qu'ils ont du endurer."

C'était risqué, elle le savait, ses soldats le savaient, mais c'était un risque qu'elle prenait. Ces colons en bas qui avaient survécu n'étaient que des civils, qui avaient du survivre face à de vraies horreurs, et se battre sans y être vraiment entraînés. Jane estimait qu'ils avaient bien gagnés le droit de quitter cet enfer, la façon dont ils furent acceuillis la conforta dans l'idée que les dernières heures n'avaient pas du être de tout repos.
L'équipe médicale était prête, mais les marines et Shepard descendirent d'abord., et Jane se dirigea vers la première personne qu'elle croisa, un colon portant une armure bien endommagée, mais qui était sain et sauf.

"Commandant Shepard, du SSV Normandy. J'ai besoin de parler à votre supérieur, si il est encore en vie."
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« Répondre #4 le: Octobre 28, 2013, 10:22:51 »

LIARA T’SONI

Cet endroit était vraiment sinistre. Liara n’avait pas l’habitude d’espaces aussi étroits et sombres. Thessia, sa planète natale, était un monde très vaste et très beau, très éclairé. Elle n’avait jamais apssé autant de temps dans un endroit aussi profond, et en étant privée de communication. L’Asari n’avait pas l’expérience de ce genre d’ouvertures, et craignait le pire. Pourquoi ce temple s’était-il verrouillé ? Comment le débloquer ? Elle craignait d’être déshydratée, de mourir de soif... Liara devait se calmer pour ne pas céder à la panique. Elle se disait, à fort juste titre, que céder à la peur, n’arrangerait rien, et prenait exemple sur Krysh. Fidèle à la réputation des Turiens, Krysh savait conserver son sang-froid, ce qui expliquait sans doute pourquoi il était un docteur aussi bien placé au Conseil. Il savait jongler entre les différents impératifs qui s’entrechoquaient à la Citadelle : le respect de la science, les exigences politiques, l’affrontement perpétuel entre les intérêts du Conseil et ceux de Palaven, sa planète natale. Liara admirait son calme. Elle savait que les Humains et les Turiens ne s’aimaient pas beaucoup, depuis le récent conflit frontalier qui avait conduit, pour les Turiens, à la perte de plusieurs de leurs vaisseaux. Or, malgré cette situation, Krysh avait réussi à ne pas montrer la colère qu’il devait ressentir à l’égard des humains, se bornant à dire que l’étude du passé lui permettait de réaliser qu’il n’était jamais bon de « nourrir les vieilles querelles du passé ». Liara l’admirait. Les Asaris n’étaient pas des guerrières. Elles avaient certes une puissante armée, l’une des plus puissantes du Conseil, mais elles n’avaient pas réellement d’expérience militaire. Thessia était un monde très avancé, où la criminalité était cantonnée à quelques cas exceptionnels, et où les différentes républiques de Thessia vivaient en paix et dans l’harmonie. C’était un paradis, par rapport aux autres mondes.

« Ne vous inquiétez pas, Liara. »

En entendant la voix de Krysh, ainsi que la main sur son épaule, Liara se mit à sursauter, sentant la panique exploser dans son cœur. Elle réalisa qu’il n’y avait rien, que c’était simplement son imagination qui s’emballait, et offrit à Krysh un délicat sourire.

« Je... Je vais très bien, je vous assure...
 -  Vraiment ? demanda Krysh d’une voix légèrement amusée. N’oubliez pas que je suis un observateur : vos yeux lisent la même ligne depuis dix bonnes minutes.
 -  Oh... »

Liara ne savait plus où regarder, et l’une de ses mains vint distraitement caresser ses crêtes, alors qu’elle se tortillait sur place.

« Hum... J’ai connu un Butarien, une fois, qui m’a dit que le rougissement d’une Asari était l’une des plus belles choses de la Galaxie... Il ne s’était pas trompé. »

Liara avait subitement au chaud. Elle savait que Krysh faisait ça pour la détendre, mais elle se sentait tout de même relativement gênée. Kyltharn se rapprocha alors d’eux, mettant fin à cette conversation.

« Vous flirterez plus tard. Il faut qu’on sorte d’ici. Vous avez repéré quelque chose ?
 -  Je... Non... Il est difficile de traduire ces runes, elles sont écrites dans une langue très ancienne... Sans manuel ou clef de décryptage, il est...
 -  Je ne voudrais pas avoir l’air de vous brusquer, mais le temps nous manque. Il est primordial de sortir d’ici. Je n’ai toujours pas reçu de nouvelles de l’équipe, et je vous avouerais que ça me... »

Kyltharn s’interrompit soudain en entendant un hurlement tonitruant, qui se répercuta sur les parois du temple. Liara poussa un petit cri de panique, et le soldat porta instantanément la main à son fusil d’assaut, ainsi que les autres soldats l’accompagnant.

« Qu’est-ce que c’était que ça ?
 -  Je ne sais pas, et je n’ai pas spécialement envie de le découvrir. »

Quoi que ce soit, ce n’était clairement pas humain. Liara reporta son attention sur l’écran, mais elle avait toujours autant de mal à le déchiffrer. Comme elle l’avait expliqué à Kyltharn, il lui faudrait un logiciel de cryptage, un matériel de pointe, et son OmniTech n’avait pas ce genre de programmes. Les clefs qu’elle avait n’étaient pas assez efficaces pour traduire les runes.

Ce fut à cet instant que le groupe entendit des bruits de pas précipités, qui se rapprochaient vers eux.

Ainsi que des coups de feu.



LOBOT

S’il avait été un peu plus croyant, Lobot aurait cru à un miracle, car c’était précisément ce qui venait d’arriver. Le Normandy, fleuron de l’armada de l’Alliance, venait de débarquer en force, ses puissants canons ayant pulvérisé les zombies, sauvant le spatioport et le centre de commandement. Il flottait au-dessus de la place, et les colons désemparés s’écartaient rapidement pour permettre à l’imposant appareil, dont la vision masquait le soleil, de s’abaisser. Peut-être bien allait-il survivre, finalement.

L’homme s’avançait vers les colons, et vit l’un des soldats se rapprocher d’un colon médusé.

« Commandant Shepard, du SSV Normandy. J'ai besoin de parler à votre supérieur, si il est encore en vie. »

Lobot s’avança rapidement, devançant le colon, qui ne croyait pas ses yeux de se trouver devant le Commandant Shepard.

« Commandant Shepard, je suis soulagé de vous voir enfin. Je suis l’administrateur Lobot. Le gouverneur est réfugié dans son bureau, et, en vertu des chartes qui régissent la colonie d’Eden Prime, je suis en charge du commandement militaire de la colonie. »

Il lui fut le salut militaire. Qui donc ne connaissait pas Shepard ? L’héroïne de la Guerre du Premier Contact, le Spectre de l’humanité... Il y avait quantité de reportages sur elle, ainsi que de nombreuses biographies. Lobot l’admirait, comme beaucoup de monde.

« Je vous en prie, suivez-moi, le temps presse. »

Il s’avança à travers le centre de sécurité, et rejoignit la salle de contrôle, tout en expliquant au Commandant ce qui se passait.

« C’est survenu il y a quelques heures... Je ne comprends pas ce qui se passe. C’est... J’ai l’impression de nager en plein cauchemar... La plupart des habitants de la colonie se sont transformés en ces espèces de monstres, et... Il faut que vous voyez ça par vous-mêmes. »

Ils rejoignirent la salle de contrôle, où Lobot lui montra, sur un grand écran, une mappemonde d’Eden Prime.

« Ces horreurs ont pris le contrôle de l’antenne de communications, et nous ne savons plus ce qui se passe sur la colonie... Sur notre propre colonie, nom d’un Krogan ! »

Lobot soupira en secouant la tête.

« Toute la planète se recouvre d’une espèce de substance violette et grisâtre dont le centre d’émission correspond aux fouilles archéologiques ici. J’ignore ce qui se passe, mais je pense que les colons contaminés sont ceux qui ont été infectés par ce... Par cette substance. Nous avons utilisé le satellite, pendant que nous l’avions encore, pour prendre quelques images. Regardez. »

Lobot se rapprocha d’un clavier, et pianota dessus, affichant différentes images sur l’écran géant. Il y avait des photographies aériennes où on voyait des plaines recouvertes d’une couche violette, avec d’autres images montrant le même décor, mais à l’aide de capteurs thermiques.

« Il y a des espèces de cocons qui poussent du sol, et qui permettent de répandre cette substance. En détruisant les cocons, on devrait ralentir l’infection, mais le centre principal est ce temple. Nous avons toute une équipe à l’intérieur, dont des scientifiques venus de la Citadelle, mais nous n’arrivons pas à les contacter, et ce même avant que le satellite soit tombé en panne. »

Les appareils neuronaux sur la tête de Lobot permettaient, outre augmenter ses capacités cognitives, de contrôler ses émotions. C’est de cette manière qu’il parvenait à rester rationnel.

« Le seul moyen d’accéder au temple est de passer par le tramway, mais il faudra auparavant sécuriser la voie de chemin de fer en détruisant les cocons qui ont poussé tout autour. Si votre vaisseau est capable de se connecter à notre satellite, nous pourrions être en mesure de mettre à jour la carte... Quoi qui se passe, c’est forcément lié à ce maudit temple. »

Il déglutit, avant de poursuivre :

« Quoi que vous puissiez faire, je vous remercie d’être là. Sans votre présence, nous serions tous morts... Transformés en ces... En ces choses.... Je préfère ne pas y penser. »
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Jane Shepard
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« Répondre #5 le: Octobre 29, 2013, 08:30:18 »

Jane n'eut pas à beaucoup parler après que l'administrateur Lobot ne se soit présentée à elle. Tout d'abord car elle n'avait rien de pertinent à ajouter, et parce que cet homme était lancé dans un monologue fourni en informations, que le Commandant écoutait avec une attention toute particulière. Ces mutants qu'ils avaient combattus étaient donc bien des colons, et ils s'étaient transformés ainsi en raison d'une étrange émanation du temple qu'on lui avait ordonnée de surveiller à son arrivée, un ordre qui allait devoir subir quelques modifications de dernière minute.
Une partie des informations était manquante, mais elle en savait désormais assez pour conclure que la situation était très mauvaise, peut être même l'existence de la colonie était compromise. Tous ces évènements couplés à sa présence en ce lieu lui semblaient être trop gros pour que cela soit une simple coïncidence, Jane avait comme l'impression qu'elle aurait des comptes à demander à l'Alliance une fois cette affaire terminée, mais encore allait-il falloir la terminer.
L'administrateur la remercia. Jane aurait bien souri pour le rassurer, mais son casque était fermé hermétiquement et on ne voyait rien de son visage, juste ses yeux au travers d'une fine verrière blindée.

Tout va bien Administrateur, c'est effectivement une chance que nous soyons arrivés à temps mes hommes et moi.

Deux d'entre eux étaient présent à cet instant, et regardaient un peu à l'extérieur, les colons survivants commençaient à être embarqués à bord du Normandy. Sur les milliers de colons d'Eden Prime, seuls une poignée avait survécu, et cette poignée serait évacuée et mise en quarantaine. La quarantaine, certains des colons n'étaient pas d'accord à cette idée, mais avec ce que Shepard avait pu entendre de Lobot, cela lui semblait maintenant encore plus une nécessité. Ce qui transformait les colons en monstres pouvait être un virus, ou une quelconque autre infection, que Jane n'avait pas l'intention de laisser se répandre, sans pour autant laisser les colons à leur sort.

Écoutez, j'ai besoin que vous persuadiez vos hommes d'accepter la quarantaine. Je n'ai pas l'intention de vous laisser ici, mais pas plus que de faire courir des risques à mon équippage. En attendant nous allons synchroniser les senseurs du Normandy avec votre satellite, et décider de la marche à suivre.

L'administrateur s'exécuta, laissant Jane avec ses deux hommes, tandis qu'elle venait de contacter Joker pour qu'il utilise le satellite de la Colonie.

Commandant, vous êtes vraiment certaine que c'est une bonne idée ? Si un d'entre eux est contaminé et se transforme au sein même du vaisseau...

Alors dans ce cas nous l'élimineront comme nous en avons éliminé des milliers il y a quelques minutes de cela. Je ne reviendrais pas sur ma décision, nous ne les abandonnons pas ici.

Le soldat n'insista pas. Au fond il était d'accord avec le Commandant sur le fait de secourir les colons, mais la perspective qu'un d'entre eux puisse se transformer et le contaminer lui faisait froid dans le dos.
Pendant ce temps le Normandy était parvenu à prendre le contrôle du satellite, qui mis à jour la carte en temps réel qui était diffusée devant Shepard...et ce qu'elle y vit n'était pas bon.

Oh putain...quoi que soit ce truc, ça grandit à vue d'oeil...et ça sera sur la colonie d'ici peu à ce rythme.

Joker...prévenez le Haut Commandement et transmettez leur ces informations. Il n'y a qu'eux à ce stade qui peuvent décider de ce qu'il conviens de faire. Et dites à l'équipage de préparer les véhicules, nous allons partir pour le Temple récupérer les derniers survivants.

A vos ordres !

Euh Commandant...L'administrateur n'avait pas dit que le Tram était le seul moyen d'accéder à ce Temple ?

Je constate avec joie que vos oreilles sont parfaitement fonctionnelles Jenkins. Oui c'est vrai, mais je n'ai pas l'intention d'utiliser un moyen de transport aussi peu manoeuvrable dans un terrain ouvertement hostile. Joker nous rapprochera du Temple, et nous sauterons avec le MACO.

Les deux soldats se regardèrent, comme pour échanger leur incompréhension.

Vous verrez bien. En route messieurs, si il reste des survivants, ne les faisons pas attendre.

Ils étaient perplèxes, et il y avait de quoi. Ces deux soldats étaient des nouveaux sur le Normandy, encore peu habitués aux méthodes parfois spéciales du Commandant. Jane lança un dernier coup d'oeil à la carte, à cette substance grise qui grossissais, prenait de plus en plus d'espace, comme une tumeur cancéreuse, puis se dirigea vers le Normandy avant que ce dernier ne décolle, avec le restant des colons qui avaient pu entrer à l'intérieur. La colonie était désormais déserte de tous ses habitants, il ne restait plus que d'innombrables cadavres qui jonchaient les rues, des bâtiments en ruines, et l'odeur de la mort.
En quelques minutes, Joker amena le Normandy en vue du Temple, par dessus les étendues de terres recouvertes par cette substance qui semblait organique. Le pilote n'avait jamais rien vu de tel, et espérait sincèrement que le Commandant savait ce qu'elle faisait. En réalité Jane n'en avait pas non plus la moindre idée pour le moment. Le Temple possédait une entrée, mais cette dernière était scellée, et toutes tentatives de communications à l'intérieur s'étaient résolues par des échecs. Il n'y avait aucune preuve tangible que l'équipe à l'intérieur était encore en vie, mais étant donné qu'il y avait en son sein des individus coriaces d'après leurs CV, Jane avait l'intuition qu'ils étaient encore en vie...mais peut-être plus pour longtemps en l'absence de secours. Des secours que le Mako allait leur apporter.



Le Mako était indéniablement le véhicule de prédilection de Jane. Bien qu'étant un véhicule d'exploration, possédant six roues motrices et un système de suspensions très performant, il possédait aussi une puissance de feu importante qui en faisait littéralement une sorte de tank léger, et pouvait embarquer une bonne dizaine de personnes.
Jane était installée à la place de conductrice, tandis que les deux nouveaux Marines de son équipage avaient l'honneur d'être à la place de passager et d'artilleur.

Joker va se poser et nous allons continuer le reste de la route Commandant ?

Non. Joker va nous ouvrir les portes du hangar et nous allons sauter pour nous approcher le plus possible.

Sauter...en plein vol ?

Pourquoi vous croyez que j'ai fait installer des retrofits sur ce modèle ?

Cela ne se voyait pas à travers son casque, mais Shepard souriait, tandis que les deux Marines eux étaient en train de se demander si accompagner le Commandant était une bonne idée. Il s'agissait d'une sorte de baptème de l'air pour ainsi dire, que Shepard faisait subir à chacun de ses nouveaux équipiers, afin qu'ils s'y habituent de la façon la plus simple et directe qui soit: par l'expérience.
La porte du hangar s'ouvrit, les moteurs du Mako se mirent à rugir alors que Shepard se mit à le lancer dans le vide, et les deux Marines...s'agrippèrent comme ils le pouvaient. Le véhicule était effectivement en chute libre, mais Jane utilisait les petits réacteurs installés pour le garder à l'horizontale, et le guider le plus près possible du tempe dont elle voyait l'entrée, creusée à même une colline. Ils s'en rapprochèrent, vite, très vite, les Marines étaient sans voix et se demandaient ce que le Commandant pouvait bien foutre.
Jane parvint à faire se poser le Mako juste en face de l'entrée, avec un aterrissage très mouvementé, mais personne n'ayant rien de cassé, c'était surtout un aterrissage réussi.

Commandant...vous faites ça systématiquement ?

Systématiquement. Je dois toutefois vous féliciter, vous n'avez pas vomi dans votre combinaison contrairement à certains de vos camarades lors de leur première fois.

Ils se permirent un bref moment de répit, avant de diriger leur attention sur la porte.

Pas le temps pour de la subtilité ici. Jenkins, vous pensez pouvoir viser le centre de cette porte avec un coup bien placé.

Oui, ça devrait pouvoir se faire commandant.

Jenkins, un jeune lieutenant prometteur pour ses excellents états de service à l'académie, qui avait été placé sous son commandement afin de faire ses premières armes. Il y avait certainement peu de choses qui pouvaient être aussi prestigieuses sur un relevé d'affectations que d'avoir combattu aux côtés de la première Spectre Humaine, et Jenkins faisait tout son possible, malgré sa faible expérience, pour ne pas décevoir le Commandant.
Il fit pivoter le canon en direction de la porte, l'arma, et tira un coup qui fit se fissurer la porte sans pour autant la briser. Ce à quoi Shepard répondit en accélérant brutalement en direction de la porte, et rentra dedans, la traversant. La porte frontale du Mako s'ouvrit, et les trois Soldats quittèrent leurs sièges et prirent leurs armes pour entrer à l'intérieur du Temple. Il y avait des bruits étranges qui provenaient de l'intérieur, et maintenant qu'ils y étaient, Jane tenta une nouvelle fois un appel radio.

Ici le Commandant Shepard, est-ce que quelqu'un me reçoit sur cette fréquence ? Répondez !

Il y avait des coups de feu, des cris, mais impossible de discerner d'où cela provenait exactement à cause des echos...elle espérait que quelqu'un lui répondrait pour la guider, afin qu'elle et ses hommes puisse porter assistance.
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Liara T'Soni
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« Répondre #6 le: Octobre 30, 2013, 02:52:58 »

Liara se recula prudemment, près de Krysh, alors que les bruits de pas et les coups de feu se rapprochaient.

« Que se passe-t-il ? »

Elle eut d’elle-même la réponse à sa question quand deux colons débarquèrent, en sueur. Kyltharn, qui allait tirer, retint son doigt sur la gâchette, et recommença à respirer. Liara vit alors que l’un des deux hommes était en sang, et que son armure était déchiquetée, comme si d’énormes griffes l’avaient transpercé. Le soldat tomba sur le sol, tandis que l’autre semblait surtout paniqué.

« Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça veut dire ?!
 -  Capitaine ! s’exclama l’un des soldats. Nous... Nous sommes les seuls...
 -  Quoi ?! Où sont passés les autres ? Que... Mais qu’est-ce qui s’est passé, bordel ?! »

Il se rapprocha de l’homme qui était blessé. Ce dernier n’arrivait pas à parler, et des spasmes douloureux agitaient son visage, alors que ses yeux tremblotants regardaient Kyltharn. Liara commença alors à réaliser que les autres scientifiques étaient morts.

« Ca... Capitaine... Il faut partir, vite... Ils... Innombrables... »

Kyltharn secoua la tête.

« Putain, mais c’est quoi ce merdier ? On dirait qu’il a été attaqué par une sorte d’énorme bestiole... »

Le soldat blessé se mit alors à éternuer, et cracha du sang sur la joue de Kyltharn. L’une de ses mains agrippa alors fermement l’épaule de son supérieur, alors qu’on pouvait discerner une franche terreur dans ses yeux.

« Ne panique pas, soldat, tu vas t’en sortir, tiens bon. »

Kyltharn avait du médi-gel dans une trousse, et entreprit de s’y rendre... Quand l’autre soldat l’agrippa par les épaules.

« Putain, Capitaine, il faut se BARRER d’ici ! Ils sont derrière nous, merde ! Il faut se TIRER !! »

Ses yeux étaient exorbités, défigurés par la peur. Kyltharn le repoussa vivement, tandis que Liara, indécise, restait dans son coin. Elle ne comprenait rien à ce qui se passait devant elle, comme si elle était dans un film. Tout ça ne pouvait pas vraiment arriver, elle n’était qu’une simple archéologue... Or, elle savait que quelque chose de grave était en train d’avoir lieu. Ce colon avait perdu la raison, regardant frénétiquement autour de lui. C’est ainsi que son regard finit par capter celui de Liara. Surprenant Kyltharn, il s’élança alors vers la femme, et l’empoigna par les épaules. Liara poussa un hurlement de surprise, et se retrouva poussée contre un mur.

« VOUS ! C’est de VOTRE faute ! C’est VOUS, vous et vos copains DÉGÉNÉRÉS, salopards d’aliens, qui nous avez faits ça ! Vous les avez réveillés ! Vous les avez réveillés, réveillés, RÉVEILLÉS, infâme salope !! »

Le colon gifla alors Liara, qui en tomba à la renverse. Personne n’avait jamais levé la main sur elle, pas même Benezia, sa redoutable mère.

« WALKER ! WALKER, BORDEL DE MERDE !! »

Furieux, Kyltharn poussa Walker, et lui hurla dessus :

« Vous risquez la cour martiale ! Arrêtez vos conneries ! »

Walker regarda tour à tour Kyltharn, Liara, avant de rire nerveusement, pleurant à moitié. Il secoua négativement la tête.

« Vous comprenez pas, Capitaine... On va crever ici... Cet endroit ne devait pas être retrouvé... On les as réveillés... Cet endroit, Capitaine... C’est une foutue prison, rien de plus... Ceux qui se sont enfermés là-dedans sont morts, j’ai vu leurs tombes ! Ils se sont sacrifiés, on peut pas sortir !! »

Kyltharn s’était rapproché de Liara, mais Krysh était déjà là. L’Asari était plus surprise qu’autre chose, mais se massait tout de même la joue. Elle comprenait mieux pourquoi les Asaris se battaient rarement entre elles... Voire même jamais. Ce n’était pas dans le tempérament sage et calme des Asaris. Elles voyaient la violence comme des réactions primitives, suscitées par la peur. Cependant, elle devait bien admettre qu’elle ressentait la peur, jusque dans ses tripes. Kyltharn entendit alors le soldat blessé gémir, émettant des râles. Tyll était près de lui, essayant tant bien que mal de le soigner avec son OmniTech, mais il était en train de tourner de l’œil, de s’agiter convulsivement.

« Ca... Capitaine... »

L’homme essayait de parler. Kyltharn devait probablement lui dire d’économiser ses forces, mais il savait quand il était inutile d’espérer. Walker avait toujours été quelqu’un avec des nerfs solides. Qu’il craque à ce point signifiait qu’il était psychologiquement à bout.

« Ca... Ca... Capitaine, aaahh... »

La respiration de l’homme était lourde, et Kyltharn prit sa main, fermement.

« Ça va aller, mon gars, ça va aller... »

Il se mit à cracher de nouvelles gerbes de sang.

« Vous... Vous... Fuir... Vi... »

Kyltharn entendit alors un bruit sourd, et se redressa, portant la main à son fusil d’assaut. Il avait entendu un bruit de pierre qui s’égratignait, et enclencha sa lampe-torche, ainsi que les autres soldats.

« Soldats ! En formation ! »

Ils étaient . L’homme le sentait. Silencieusement, il observait autour de lui, le faisceau de sa lampe-torche éclairant les murs. Walker était en train de pleurer lentement. Kyltharn relevait le faisceau, observant le plafond. Il y avait des striures partout, et il continua à l’éclairer, lentement, de gauche à droite. Les hommes qui étaient avec lui n’étaient pas de simples fermiers, mais des soldats expérimentés. Il avait confiance en eux. Un silence pesant s’installa, alors que les soldats se déplaçaient lentement. Walker se tenait la tête entre les mains.

« J’veux pas finir comme ça, non, j’veux pas crever, j’veux pas crever, j’veux pas crever...
 -  Putain, Walker, fermez-là !
 -  Non, non, j’avais ma permission dans une semaine... Ma copine... Je devais voir notre enfant...
 -  Mais fermez votre gueule ! »

Kyltharn avait besoin de se concentrer. Il crut capter brièvement une silhouette sombre dans le faisceau de sa lampe-torche, et remua cette dernière. Rien. Est-ce qu’il était en train d’halluciner ? Le colon blessé se mit à éternuer à nouveau, crachant du sang, vomissant ses tripes en se tortillant sur le sol. Kyltharn serrait les dents, restant près des scientifiques. Il n’oubliait pas ses ordres de mission : surveiller les scientifiques, les secourir. Dans de telles circonstances, un militaire se raccrochait à ses exercices, comme un naufragé à sa bouée de sauvetage.

Walker secoua la tête, et se mit alors à courir vers la sortie.

« Walker ! Walker ! »

Kyltharn vit Walker rejoindre la sortie... Avant de pousser un hurlement en disparaissant subitement. Kyltharn dut cligner des yeux, pour se persuader de n’avoir pas entendu une illusion d’optique. Il entendit alors un hurlement déchirant, qui suivait un bruit de déchirement, et vit du sang s’épaissir devant la porte, formant une flaque écarlate qui se répandait sur les pierres.

*Si rapide... Je n’ai rien vu...* songea alors Kyltharn.

Liara était près de Krysh, et retint un cri. Ils n’étaient effectivement pas seuls, et Kyltharn regarda autour de lui, soupirant plus nerveusement. Ils étaient là, ils les narguaient.

« Ca... Au... Au secours, aaahh... »

Liara écarquilla des yeux, comprenant que le soldat Walker n’était toujours pas mort. Elle sentit des larmes monter vers ses yeux, devant l’horreur d’une telle scène.

« Il faut l’aider !
 -  C’est un piège, rétorqua Kyltharn. Si nous allons l’aider, on mourra. »

Comment diable pouvait-on avoir un esprit aussi vicieux ? Liara ne le comprenait, et regarda nerveusement autour d’elle. Dans l’obscurité ambiante, elle ne voyait rien. L’écran vert éclairait faiblement la pièce. Où étaient ces monstres ? La situation était de plus en plus tendue pour elle, et elle commençait à comprendre la réaction paniquée de Walker. Ce dernier gémissait faiblement, et Liara crut l’entendre essayer de ramper, car elle discernait des bruits de mouvements. Réalisant probablement que les proies ne tomberaient pas dans ce piège, Liara entendit des bruits de pas plus sourds, comme des cliquètements. La respiration de Walker devenait lourde et haletante, alors qu’on pouvait l’entendre ramper... Avant qu’il ne pousse un bref soupir, tranchant, et que Liara entende le bruit de la chair qu’on éclatait. Elle ferma les yeux, comprenant que la proie était morte.

L’Asari sentait la peur s’envahir dans son cœur, alors que Kyltharn continuait à observer le plafond. On pouvait entendre des bruits venant du plafond, comme si quelque chose marchait, mais Liara n’arrivait pas à les voir. D’où venaient ces bruits ? Elle ne comprenait pas ce qui se passait, et restait près de Krysh, sans sentir la présence qui descendait lentement le long du mur, derrière eux. La créature hésita entre les deux proies, et opta pour celle qui semblait être la plus corpulente, soit la plus dangereuse. Le long de son dos, un long appendice caudal se dressa, formant une longue queue couverte d’épines mortelles, dont l’extrémité était une pointe acérée. Le coup partit rapidement.

Liara entendit Krysh gémir à côté d’elle, et sentit surtout sa main se raffermir sur son épaule. Sursautant, Liara tourna la tête vers elle, et vit que ses yeux ne la fixaient pas, et qu’il avait les dents serrés. En baissant la tête, elle écarquilla alors les yeux, sous l’effet de la stupeur, en voyant que quelque chose de noir ressortait du corps du Turien. Une espèce de longue pointe qui se mit à tournoyer. Liara entendit alors des grondements derrière elle, et se retourna subitement, alors que la queue se retirait. Liara se retourna.

« ICI ! » hurla-t-elle.

Le Marine proche d’elle orienta son fusil d’assaut, et capta une silhouette noire contre le mur. Une sorte d’abominable monstre. Le Marine se mit à hurler en faisant feu. Les détonations déchirèrent l’air, et le monstre, immense, se déploya alors en bondissant vers le Marine, s’écrasant sur lui. L’homme hurla quelques secondes, avant que la gueule du monstre ne se plante dans le cou de l’homme, et ne lui arrache sa peau, faisant jaillir le sang.

« On fout le camp !! »

Liara était comme incapable de bouger, avant que la main de Kyltharn ne l’attrapa à hauteur de l’épaule. Un autre Marine avait été tué, une queue le décapitant, transformant soin cou en une éruption de sang. Kyltharn courut vers le couloir, et Liara eut un bref regard vers une traînée de sang... Walker. Elle ferma les yeux, et se mit à courir, en compagnie de Tyll et de Kyltharn. Ce dernier tirait derrière lui lorsqu’une forme jaillit d’un mur, fauchant Tyll. Elle poussa un hurlement de douleur.

« Ici le Commandant Shepard, est-ce que quelqu'un me reçoit sur cette fréquence ? Répondez ! »

Kyltharn ne réfléchit pas en entendant l’appel radio, et répondit instinctivement :

« Le site est compromis !! Le site est compromis !! Ne... »

Sa radio se mit alors à crépiter, et Kyltharn pesta. Il avait voulu leur dire de ne pas rentrer, de les attendre à l’extérieur. Pour l’heure, le Marine n’en était pas au stade de se demander comment, comme par magie, des individus avaient réussi à lui parler, ni pourquoi celle qui avait parlé était son héroïne. Il ne pensait qu’à une chose : survivre, et sauver Liara.
« Dernière édition: Février 08, 2014, 04:04:46 par Liara T'Soni » Journalisée


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Jane Shepard
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« Répondre #7 le: Février 09, 2014, 02:53:37 »

Le site est compromis !! Le site est compromis !! Ne...

Jane n'entendit alors plus que des crépitements rendant la communication inaudible, mais au moins avait-elle pu avoir la confirmation qu'il restait des gens à l'intérieur, mais peut-être plus pour très longtemps si elle n'agissait pas très vite. C'était dans ce genre de cas que l'expérience de terrain faisait toute la différence, il fallait prendre des décisions juste en un laps de temps très court, le tout dans une situation de combat. Ce n'était pas quelque chose qui pouvait s'apprendre par le biais de simulations, aussi réalistes soient-elles.

On va avoir de la visite. Vous deux restez ici et gardez le Mako, assurez vous qu'aucune saloperie ne s'approche. Et si je tarde trop, barrez vous de cet enfer.

Elle ne leur laissa ni le temps de discuter ou de poser des questions, ces ordres étaient simples, et il n'y avait rien à ajouter. Elle se mit à courir dans la direction où elle avait bien crû entendre les coups de feu, les cris, qu'ils soient humains...ou non. Elle ne savait pas ce que cet endroit pouvait contenir, mais de ce qu'elle avait pu voir avec ces colons horriblement mutés, Jane était au moins certaine du fait que ce devait être hostile, et son fusil d'assaut allait être son meilleur ami.
Elle se mit à courir. L'avantage d'avoir en elle autant de parties de son corps cybernétisées, c'était entre autres le fait qu'elle pouvait courir plus vite, et plus longtemps avant d'avoir à ressentir les effets d'un essouflement ou de la fatigue. Et elle courait, autant pour ne pas laisser l'opportunité à ses marines de la rattraper que pour s'approcher au plus vite des survivants, sur lesquels elle fini par tomber...au sens littéral du terme.

Quelques chose la heurta, et cette "chose" se révéla être une asari. Jane s'était écroulée par terre, et l'asari en question s'était trouvée allongée sur elle, la tête au niveau de sa poitrine, un peu sonnée, il y avait un autre avec elle portant l'armure de la milice locale. En temps normal cela aurait pu être une situation aussi sexy que gênante...mais là, avec ce qui semblait leur arriver dans le dos, c'était la dernière des considérations qu'ils pouvaient avoir.

Levez-vous ! Il faut sortir d'ici, venez !

Les présentations se feraient plus tard quand ils sortiraient...si ils sortaient.

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Liara T'Soni
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« Répondre #8 le: Février 09, 2014, 03:40:48 »

Autant dire que Liara n’en menait pas large. L’archéologue asari courait rapidement, sans trop savoir où elle se rendait, se contentant de suivre Kyltharn. Le soldat se trouvait devant elle, en suivant l’origine du signal radio qu’il avait entendu. Si sa radio ne pouvait plus envoyer des messages, il pouvait toujours s’en servir pour remonter le signal. L’Asari, de son côté, était persuadée que, tôt ou tard, elle allait se faire dévorer par l’un de ces abominables monstres. La forme la plus proche de ces créatures qui lui venait à l’esprit était les redoutables Rachnis, des créatures qui avaient jadis ensanglanté la galaxie, mais qui étaient disparus. Se pouvait-il que ce temple ait abrité une cellule de Rachnis ? Liara ne voyait aucune autre explication, et, pour être honnête, elle avait du mal à réfléchir. La peur se disputait à la panique dans son cœur, et Kyltharn, en approchant de certains couloirs, se mettait parfois à faire feu avec son fusil d’assaut contre des monstres. Liara les entendait ramper, grincer des dents.

« Dépêchez-vous, il y en a toute une chiée ! »

Ils s’élancèrent le long d’un couloir, et Kyltharn s’arrêta alors, avant de faire feu à côté de Liara. Les détonations étaient assourdissantes, mais, par-delà le tonnerre des balles, elle entendit très distinctement une bête hurler, proche d’elle, et comprit qu’elle avait bien failli se faire attraper par l’un de ces monstres. Kyltharn dégoupilla une grenade, et la balança derrière lui. L’explosion fit trembler le couloir, et abattit une partie du mur sur l’un de ces monstres, l’écrabouillant dans des projections de sang. Kyltharn reprit alors sa course, inspirant et expirant, veillant à ne pas s’emballer, afin de conserver la tête froide. Dire que la situation était catastrophique relevait d’un euphémisme, pour Liara. Elle n’avait pas l’expérience du terrain, et était complètement effrayée. Partout autour d’elle, la Mort tendait ses griffes, prête à l’attraper, à la mettre en pièces.

Liara continuait à courir, s’élançant à bride abattue, et débarqua dans un embranchement où elle voyait de la lumière... Et heurta quelque chose. Le cri de Liara s’étouffa contre une sorte de surface froide, un plastron rebondi, et elle perdit l’équilibre. Battant inutilement des bras, Liara s’écrasa sur une surface qui était moins dure que le sol, et prit appui sur les deux espèces de bosses qu’elle avait heurté. Son cœur paniqua, prêt à sortir de sa poitrine, mais, quand elle leva les yeux, elle vit un casque ovale, devina une silhouette, et comprit qu’elle s’était écrasée sur le corps d’une femme en armure.

*Les secours ?!*

Perturbée, elle ne réalisa pas sur le coup qu’elle s’était appuyée sur les seins de la femme, recouverts par son armure.

« Levez-vous ! s’exclama alors la femme, réveillant Liara. Il faut sortir d'ici, venez ! »

Les bêtes continuaient à hurler. Liara se retourna alors, et vit Kyltharn, qui faisait feu, juste à côté d’elle. Elle vit alors une queue interminable et hérissée de pointes apparaître dans son champ de vision, avant de frapper le colon. Son fusil d’assaut s’envola, et la queue sectionna son armure, du bas vers le haut. Kyltharn poussa un cri de douleur, un gémissement, avant de tomber sur le sol,  tandis que le monstre, en hauteur, bondit sur les deux femmes, la gueule grande ouverte. Liara ferma les yeux en hurlant, et tendit inutilement sa main vers lui, dans l’espoir insensé que cette frêle main suffirait à le repousser.

Convaincue qu’elle allait mourir, elle sentit un courant la traverser, comme une sorte d’onde, et entendit la bête hurler de douleur. Quand Liara rouvrit les yeux, elle sursauta en voyant que sa main émettait une sorte de rayon d’énergie bleuâtre, qui avait provoqué une espèce de dôme, dôme contre lequel le monstre s’était ramassé, rebondissant sur le sol. Se trouvant de l’autre côté, il poussa un hurlement de rage, et frappa le dôme avec sa queue. Liara sursauta en serrant des dents, sentant le dôme trembler... Mais tenir le coup. Elle s’était alors légèrement relevée, les genoux fléchis.

« Mais... Mais ? »

Kyltharn cracha alors du sang. Il était couché sur le dos, une main sur son torse.

« Une biotique ?! »

Liara cligna lentement des yeux. Les Asaris étaient toutes des biotiques, soit des individus capables de pouvoirs paranormaux. Cependant, Liara n’avait jamais entraîné ses capacités. Bien que toutes les Asari soient des biotiques, certaines l’étaient toujours plus que d’autres, et, d’après les calculs et les essais réalisés pendant son enfance, elle n’était pas prédestinée à être une biotique. Visiblement, il fallait croire qu’on avait sous-estimé son potentiel. Elle avait créé un champ de force, mais ce dernier était très instable, et les coups de queue du monstre étaient en train de l’affaiblir, créant des remous à sa surface.

Il était temps de partir.
« Dernière édition: Février 09, 2014, 03:46:44 par Liara T'Soni » Journalisée


DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

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