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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: La recherche du pouvoir [Jandyra Arbarras]  (Lu 708 fois)
Samara
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« le: Septembre 30, 2013, 01:17:12 »

Le vent soufflait assez fort. À cette hauteur-là, près des glaciers et de la mer partiellement gelée, des humains normaux se seraient abrités dans des grottes... Même pour les êtres surnaturels et puissants qu’étaient les nobles démons, le froid s’insinuait dans vos veines, ralentissait vos muscles, engourdissait votre corps, vous anesthésiant peu à peu sous une couche de froid et de givre. La démone séduisante à la peau rouge avait donc formulé un sort autour d’elle, afin de la réchauffer. Elle se tenait sur un point culminant, et un œil normal n’aurait rien vu de la région, rien d’autre que la neige qui vous aveuglait les yeux et les bourrasques de vent qui vous fouettaient le corps. Les longs cheveux noirs de Samara remuaient dans tous les sens, et elle murmurait une longue mélopée, une litanie. Autour d’elle, des lignes magiques tourbillonnaient, formant des arabesques bleuâtres vives qui l’enveloppaient. Ses yeux clos ne voyaient rien, mais elle ne comptait pas sur sa vision pour repérer sa proie.

Il y a quelques jours, Samara avait senti un puissant appel magique venant d’un endroit qui avait fait l’objet d’un rapport impérial : un territoire nordique qui était le refuge des Tirns, des elfes qui étaient à Ashnard ce que le petit caillou était dans la chaussure.  Il y a deux siècles, les Ashnardiens avaient rencontré les Tirns, et y avaient vu une bonne région à coloniser. La raison officielle était que, stratégiquement parlant, le territoire aurait pu permettre de traverser les montagnes, et ainsi d’éviter de faire un long contournement. Samara avait cependant réalisé que la véritable raison venait probablement sans doute d’un sanctuaire magique élémentaire, qui était ancré dans le territoire des Tirns, et au cœur de leur culture. Il y avait eu plusieurs conflits entre les Tirns et les Ashnardiens. Les Tirns avaient commencé par gagner, avant que les Ashnardiens n’envoient des troupes plus conséquentes, et plus talentueuses. La victoire avait été sans appel, donnant lieu à la Guerre du Septentrion, qui avait duré un peu moins d’un siècle. La région restait cependant encore hostile, car de nombreux rebelles continuaient à s’activer, attaquant les convois esclavagistes qui venaient chercher des autochtones, ou essayaient de traverser la chaîne de montagnes. Samara avait consulté le rapport, qui venait d’un des forts entourant le territoire. Le rapport était assez néfaste, affirmant que Jandyra Arbarras multipliait les assauts, et que les colons ashnardiens fuyaient massivement. Le rapport concluait en demandant l’application du plan « Terre brûlée », une initiative ashnardienne de dernière urgence pour assurer la paix dans les colonies, consistant à tout détruire, pour tout reconstruire ensuite.

Samara avait décidé de se renseigner. La magie était son élément vital, et elle avait la capacité d’absorber les pouvoirs magiques des autres. Ceci s’appliquait volontiers pour les sanctuaires magiques, de hauts lieux où la magie était concentrée. En menant ses recherches, elle avait découvert que ce sanctuaire regroupait plusieurs magies élémentaires, ce qui le rendait d’autant plus intéressant. La magie élémentaire était la base de toute la magie, celle que n’importe quel magicien digne de ce nom se devait de maîtriser un tant soit peu.

*Je la sens... Une vibration magique particulièrement intense... J’en mouillerais presque...*

De vulgaires elfes ne l’impressionnaient guère, notamment cette Jandyra Arbarras, cette elfe sauvage qui tuait les esclavagistes, et massacrait les Ashnardiens. On la disait suffisamment impitoyable pour avoir tué la Reine, en estimant que cette dernière manquait de combativité contre Ashnard. Cette elfe amusait Samara. Elle ignorait tout de ce qu’était vraiment la cruauté. Un jour viendra où, à force de titiller les Ashnardiens, ceux-ci lui montreront vraiment ce qu’était la puissance. Samara sentit un village à proximité du sanctuaire, appartenant probablement aux Tirns. « À proximité » revenait à dire qu’il se situait à une cinquantaine de kilomètres. La magie ne lui permettait pas de savoir précisément où était le sanctuaire, à moins de s’y rapprocher.

Samara visualisa le village, et les environs. Il y avait une belle forêt, où elle ne tarda pas à sentir la présence d’elfes, probablement des chasseurs, ou des sentinelles. Elle se téléporta rapidement, et arriva au milieu des arbres, à côté d’un des elfes. L’homme, beau et élégant, portait un arc, et se retourna vivement vers Samara... Elle tendit sa main vers elle, et comprima l’air autour de sa gorge, le soulevant du sol, pour l’envoyer se plaquer contre un arbre, tandis que l’elfe se mettait à gémir, se tortillant contre le tronc d’arbre.

« Rassure-toi, mon beau, je n’ai pas besoin de t’entendre parler... Je veux juste quelques informations, alors, si j’étais toi, je n’essaierai pas de trop résister... »

Samara envoya alors une attaque psychique, essayant de lire les pensées de sa proie, afin de connaître l’emplacement précis du sanctuaire. Une telle action ne le tuerait pas... Mais, s’il résistait, il pouvait en perdre définitivement la raison. Pour lui, ce fut comme si une migraine insupportable s’empara de lui, alors que le sort magique qui l’étouffait se résorba, de manière à ce qu’il puisse respirer, afin que Samara puisse se contrôler sur son viol mental.

Ce faisant, il se mit à hurler, sous l’effet de la douleur. C’était un homme, et Samara ne les aimait pas. Elle n’avait donc aucune hésitation à le faire souffrir.
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Jandyra Arbarras
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« Répondre #1 le: Octobre 07, 2013, 01:58:37 »

- Je vais l'étriper, ce crétin. De mes propres mains. Si jamais il arrive la moindre crasse à sa troupe ... parole !

Les membres de la petite escouade qui escorte la Conui à travers la forêt enneigée se tassent instinctivement sur eux-mêmes face à ce nouvel éclat de colère de leur chef. Quelques uns esquissent même une grimace de douleur en pensant au sort qui attend leur camarade. Le simple fait que la Conui ne décolère pas depuis qu'elle a appris la nouvelle, une demi-journée plus tôt, augure mal de la suite pour celui qui a suscité ses foudres. Bien sûr, elle ne le tuera pas. Mais l'engueulade proprement monstrueuse, sans parlée de l'éventuelle raclée, qui s'annonce à coup sûr suffit à susciter leur compassion. Et ce même s'ils admettent tous, en leur for intérieur, que le châtiment sera amplement mérité !

Jandyra continue de fulminer pendant quelques pas, puis s'efforce tant bien que mal de se calmer. Un chef enragé commet souvent des erreurs irréparables. Et puis, son instinct lui hurle littéralement que ce satané village va attirer les ennuis comme une bouse de Barrioth les mouches. Un village ... mais qu'est-ce qui leur est donc passé par la tête, par les Quatre ? Sont-ils aveugles et arrogants au point de croire que les Ashnardiens ne contre-attaqueront pas ? Qu'ils risquent forts de revenir en force, tôt ou tard, et que la seule protection des Tirns est justement de ne pas pouvoir être localisés ? De rester cachés ? Un village ! Pourquoi pas envoyer une invitation directement aux esclavagistes ? Un village !

* Et comme si ça suffisait pas, voilà que le Sanctuaire émet une Convocation ...*

Elle ressent encore maintenant, dans sa chair, cet appel impérieux, auquel elle ne peut se soustraire. Celui qui la pousse à se lancer à la recherche du pèlerin appelé par les Quatre. A l'escorter, vivant, jusqu'au Sanctuaire. C'est l'un des aspects de sa fonction, après tout. Le moins connu, d'ailleurs, mais le plus vital. Le pacte ancestral entre les Tirns et les élémentaires, celui qui assure la survie de ces Elfes, en dépend. Même si, rien qu'à l'idée d'introduire un étranger dans le dernier refuge de son peuple, elle ne peut s'empêcher de serrer les mâchoires à s'en faire mal, le choix ne lui appartient plus. Deux tuiles la même semaine. Bon sang. Et dire qu'elles ont la désagréable habitude de tomber par grappe de trois ...

Soudain, la troupe s'arrête, la tirant de fait de ses pensées où, contre toute prudence, elle avait finit par se plonger. Tout en se réprimandant pour cette négligence, Jandyra s'ébroue et parcourt ses soldats du regard afin d'identifier la raison de l'arrêt. L'une des éclaireurs lui fait un geste de la main. A pas de loup, le dos courbé, la Conui rejoint la jeune femme qui lui désigne alors un groupement de huttes en bois, non loin, entre lesquelles circulent quelques Elfes. A cette vue, Jandyra étouffe un cri d'indignation. Dans une clairière, en plus ! Elle se passe la main sur les yeux, comme si cela pouvait effacer cette vision, puis elle lâche un long soupir. Enfin, ils sont en vie ... Sans attendre un instant de plus, elle donne le signal du départ. La tension commence à monter au sein de la troupe, alors qu'ils quittent le couvert des arbres. Chacun prend son arc en main, y encoche une flèche, et scrute avec nervosité les arbres alentours. Une embuscade serait lourde de conséquences ...

Même s'ils parviennent aux abords du village sans le moindre incident, la tension ne diminue pas. La colère de la Conui, de retour, et qui enfle de plus en plus, est on-ne-peut-plus perceptible par ses subordonnés. Les habitants, qui les accueillent avec un large sourire, ne tardent pas non plus à la percevoir. Les sourires s'effacent progressivement, remplacés par de la perplexité, puis par  de l'inquiétude. Arrivée devant eux, elle s'arrête, puis plante successivement son regard furibond dans celui des fautifs. Aucun ne peut le soutenir, et tous finissent par détourner le regard, mal à l'aise. Alors enfin, elle lâche, d'un ton calme, qui n'en est que d'autant plus inquiétant :

- Vous voulez à ce point mourir ?

Des murmures parcourent la vingtaine d'Elfes qui lui font face. Puis, l'un d'entre eux se décide à parler, tout en se dandinant d'un pied sur l'autre. Jandyra le reconnaît aussitôt. Thyrrion. L'officier en second du détachement.

- Conui ... Nous avons gagné ! Les forts sont détruits, notre territoire libéré des Ashnardiens ... N'est-il pas temps de reprendre une vie ...

C'en est trop. Face à tant d'aveuglement et de naïveté, elle explose. Ses yeux semblent jeter des éclairs, forçant le pauvre Thyrrion à reculer de quelques pas, comme s'il venait de croiser l'un des fauves qui règnent sur la toundra de la région. Sans doute, il l'aurait préféré, plutôt que d'affronter la colère de sa chef ...

- Gagné ? Abruti ! Quand une puce te pique, peut-elle dire qu'elle a gagné ? Non ! Pire ! Tu l'ignorais jusque-là, mais tu te décide à l'écraser ! As-tu la moindre idée du nombre de soldats d'Ashnard ? De leurs monstres, de leurs sorciers, de leurs démons ? Non ! Leur puissance est sans commune mesure avec la nôtre !

Elle prend une profonde inspiration pour se calmer, puis reprend sur un ton plus calme, alors que le pauvre soldat recule, comme sonné :

- Ils nous ont ignoré, jusque-là ... Parce que nous ne sommes pas un danger. Parce que nous n'étions qu'un front secondaire. Nous n'avons eu droit qu'à des troufions. Du médiocre. Là, nous venons de leur foutre un coup de pied au cul. Tu crois vraiment qu'ils vont laisser passer ça ?

Elle recule d'un pas et désigne l'ensemble du village de la main.

- Notre seule protection, c'est la mobilité. Et le Sanctuaire. Là, vous leur fournissez une cible parfaite. Des macchabées ou des esclaves en sursis, voilà ce que vous êtes,  ici !

Il baisse les yeux, l'air effondré, tout comme les habitants du village. Jandyra ressent un pincement au cœur. Elle sait qu'elle vient de briser leur rêve. Ils ne pourront jamais vivre en paix, profiter d'une existence tranquille et sereine. Mais elle ne peut pas se permettre de paraître faible, de les laisser cultiver leurs illusions. Qu'ils la haïssent, qu'ils la méprisent, pourvu qu'ils soient encore en vie pour cela. C'est le fardeau qu'elle a accepté de son plein gré. Elle parcourt alors la troupe de Thyrrion avec attention. Il manque des membres. Et surtout, leur cher, Tyrnith. Même si sa colère à l'égard de ce dernier n'a pas diminuée d'un poil, elle ne peut pas se permettre de laisser quelqu'un derrière.

- Tyrnith ? Et les quatre autres ?

- En patrouille. Vous voulez que je ...

La Conui l'interrompt en levant une main. Ce son, ténu, lointain, mais pas suffisamment pour que ses oreilles ne parviennent pas à le capter. Un cri, elle en mettrait sa main au feu. Un cri d'Elfe. Un frisson parcourt alors son échine. Son instinct ne l'avait pas trompé ...

- Thyrrion ! Rassemble tes gars, récupérez tout ce que vous pouvez, puis foutez le camp ! Rendez-vous dans quatre jours, à la Source ! Les autres, avec moi !



***



La douleur est horrible. Pire que dans ses pires cauchemars. Mais pire que ça, pire que l'humiliation que lui a infligée cette démone en le neutralisant aussi facilement, lui, Tyrnith, vétéran de plus de cinq siècles de combats, il peut la sentir se frayer un chemin dans son esprit. Violer ses secrets les plus intimes. Toutes ses pensées, ses émotions, ses souvenirs, ses pulsions les moins avouables. Son mépris pour Jandyra, cette petite arriviste qui a réussit à s'emparer du pouvoir. L'attirance qu'il ressent, bien malgré lui, pour cette démone qui la torture. Et d'autres encore ... Il essaye de résister, en vain. La douleur augmente encore. Il rend les armes. C'est finit. Il n'a plus la volonté de lui tenir tête. Et puis, il comprend, alors qu'il la sent passer au crible les souvenirs qu'il a du Sanctuaire.

Alors il commence à rire. Un rire fou, dément, interrompu à de multiples reprises par ses hoquets de souffrances. Elle ne pourra pas y accéder. Le Sanctuaire efface toujours sa localisation de l'esprit de ceux qui en sortent, lui y compris. La première de ses protections. Et pas la seule. Même en connaissant parfaitement son emplacement, il est impossible de le voir, sans même parler d'y pénétrer, sans le concours d'un guide. Celui qui en connaît l'emplacement, l'entrée, et la façon de l'ouvrir. La Conui. Le visage de Jandyra surgit alors dans son esprit. L'Elfe comprend alors qu'il vient de lui livrer l'information dont il avait besoin. Et il se met à hurler d'autant plus fort ...



***



Jandyra rabat sa capuche sur son visage et invite discrètement la dizaine de soldats qui l'accompagne à en faire de même. Elle étouffe un juron. Un démon, un Rhaug, voilà l'adversaire qu'il va leur falloir affronter. Et versé dans les arts mystiques, en plus, à en juger de la manière dont elle fait hurler Tyrnith. Discrètement, en silence, ses subordonnés gagnent des postes de tir, qui dans les arbres, qui dans les fourrés. Elle fixe alors son regard sur la démone. Qui est-elle donc, pour se risquer ainsi sur les terres des Tirns, toute seule, sans escorte ? Soit une folle suicidaire, soit ... soit elle dispose d'une puissance telle qu'elle n'a pas à s'en soucier. Il ne manquerait plus que ce soit une archimage ... La voilà; la troisième tuile, et une belle !  Peu importe. Les Tirns n'ont pas d'autre choix que de la tuer, ou de mourir en essayant. Pareille violation de leur territoire ne peut rester impunie. Elle raffermit sa poigne sur son arc long, tend la corde doucement, et ...

*Ouch*

Elle se crispe sous la douleur qui vient de la tétaniser. Sous ses yeux ébahis, les minuscules esprits élémentaires qui l'assistent habituellement recouvrent son corps sans qu'elle ne les ait sollicités, l'attaquant presque. Son sang semble se glacer dans ses veines quand elle comprend ce que ce phénomène implique. Elle refuse d'abord de l'admettre. Non, ce n'est pas possible. Cette démone, cette alliée d'Ashnard, ne peut pas être le pèlerin que les Quatre ont jugé digne de passer les épreuves. Ce ... c'est ... Non. Et pourtant, elle ne peut pas nier l'évidence. Un instant, elle envisage, aveuglée par la haine, de passer outre. De briser le pacte qui lie son peuple aux Anciens. De rompre le serment que les tatouages inscrits sur sa figure représentent. Un instant seulement, car la raison reprend le dessus. Elle ne peut pas condamner les siens à cause de sa rancune. Mais, pour autant, elle ne peut pas laisser cette démone s'amuser à torturer l'un des siens. Après tout, les pèlerins doivent arriver vivants ... mais pas nécessairement sauf !

D'un geste, elle alerte les soldats embusqués. D'un autre, elle leur fait passer le message. Tir de sommation. Pas blesser, ni tuer.. Elle-même laisse tomber son arc et se prépare à jaillir de sa cachette. Elle porte deux doigts à ses lèvres et émet un sifflement. Avec une coordination presque parfaite, les flèches partent dans les airs en sifflant, pour finir leur course à quelques centimètres de la démone, parfois moins. Jandyra s'avance alors de manière à être vue de la démone, les mains vides en évidence, la capuche dissimulant toujours son visage, mis à part ses longues oreilles qui en émergent par les trous prévus à cet effet. Elle lâche alors, sur une voix glaciale et dénuée d'émotions :

- La prochaine fois, ce sera dans votre gueule, Rhaug, si vous restez. Maintenant, vous pouvez abandonner votre proie, et foutre le camp de nos terres. Même si je préfère la première option ...

Que du bluff, de l'esbroufe. Elle ne peut pas rompre le pacte. Si la démone s'obstine, elle sera forcée de tout ravaler, griefs, haine, rancune, fierté, méfiance, et de la mener au Sanctuaire. Mais, si elle abandonne de son propre chef, alors les Quatre laisseront filer. Comme par le passé ... Dans les arbres, dans les fourrés, les Elfes encochent déjà une autre flèche. Prêts à tirer, si leur Conui en donne l'ordre.
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« Répondre #2 le: Octobre 08, 2013, 01:51:41 »

Depuis sa branche, le corbeau croassait lentement, observant de ses pupilles noires comme l’encre la scène se déroulant au pied de son arbre. Une scène de torture mentale. Il croassa silencieusement, avant de se taire, comme s’il avait peur que, en l’entendant, la démone ne cherche à le plumer. La démone s’immisçait avec aisance dans les pensées de l’elfe. Elle sut son nom : Tyrnith, un valeureux guerrier, particulièrement adroit à l’arc et à l’épée, qui guerroyait depuis des siècles. Elle ressentit la peur qu’elle lui inspirait, mélangée à une onde de désir. Une telle chose, un tel sentiment, qui semblait tellement humain, aurait pu amuser Samara, si elle ne détestait pas à ce point le sexe masculin. Elle se moquait de savoir qu’il se masturberait en pensant à elle, ou qu’il rêverait de la tuer. La douleur était terrible pour lui, comme une migraine intensive, et elle continua à lire les pensées qui s’échappaient de son esprit déchiqueté. De la bave glissait de ses dents serrées, alors que ses yeux exorbités fixaient Samara avec une haine sans pareille. Jandyra... Ce nom était associé à du ressentiment dans le cœur de l’homme. Jandyra la Conui, une elfe très belle, qui était en train de mener son peuple à la ruine en se lançant dans une guerre perdue d’avance contre Ashnard. Tyrnith méprisait farouchement Jandyra, tout en ayant peur de son courroux.

*Creusons un peu de ce côté... Cesse de t’obstiner, mon brave, tu ne fais qu’aggraver ta douleur... Ouvre-moi les portes de ton esprit...*

Un sourire malicieux éclairait les lèvres de Samara. Pénétrer dans son esprit n’était pas facile, car l’esprit d’un elfe était bien endurci, et elle-même commençait à ressentir une légère migraine. Malgré la neige environnante, des gouttes de sueur perlaient à son front, et elle accrut ses pénétrations... L’espoir des Tirns apparut : le Sanctuaire, un puits magique sacré, qu’ils vénéraient comme les humains s’agenouillaient devant leurs divinités. Un endroit caché, inaccessible, à moins d’avoir un guide avec soi. Un guide... Qui ? Samara eut instantanément la réponse en voyant le visage de Jandyra se former. Était-ce pure superstition ? Était-il réellement impossible d’accéder au Sanctuaire sans l’aide de cette femme ? Samara était bien placée pour savoir que les croyances des individus, surtout celle solidement ancrées, pouvaient s’enraciner en eux comme la plus pure des vérités. L’Archimage ne pensait pas que ce Sanctuaire soit inaccessible aux étrangers, mais son accès devait être protégé, probablement par des passages détournés, et quantité de protections elfiques difficiles à percer.

Elle ne pourrait plus rien obtenir de cet homme. Il se mettait à rire nerveusement, alors que son esprit continuait à se disloquer. C’était comme si des tentacules perçaient son cerveau, le mettant en pièces. Samara en savait assez, et le libéra de son emprise. Tyrnith tourna de l’œil, et s’écroula mollement sur le sol. Du sang s’échappait de ses narines. Samara ne s’en faisait pas pour son état mental : les elfes étaient résistants. Il se remettrait... De toute manière, elle n’avait aucun intérêt pour lui.

*De plus, j’ai des invités...*

Ses cercles de perception lui annonçaient la présence d’autres elfes qui l’encerclaient. Les hurlements de Tyrnith avaient du attirer les autochtones. Avec un peu de chance, l’un d’entre eux pourrait la conduire à Jandyra. Il suffisait juste qu’elle leur demande gentiment. Elle sentit alors une série de flèches filer autour d’elle. Les Tirns ne déméritaient pas à la réputation légendaire des elfes au maniement des arcs ; leurs tirs faisaient preuve d’une précision mortelle, loupant de peu Samara, de manière très calculée. Une flèche frôla sa joue, laissant une petite traînée de sang qui disparut très rapidement, sa peau se cicatrisant presque instantanément.

Une elfe apparut devant elle, encapuchonnée. Samara la regarda lentement, sa queue remuant de gauche à droite. Elle devinait une elfe avec de très belles courbes, des formes alléchantes.

« La prochaine fois, ce sera dans votre gueule, Rhaug, si vous restez. Maintenant, vous pouvez abandonner votre proie, et foutre le camp de nos terres. Même si je préfère la première option... »

Rhaug ? Il devait s’agir d’un terme elfique désignant les démons, tout comme « dh’oine », un terme méprisant désignant les humains. Samara s’humecta brièvement les lèvres. Le son de cette voix, ses intonations... Finalement, il fallait croire que la chance accompagnait Samara. Elle se mit à sourire, tendrement.

« Rassure-toi, ma beauté, ce brave Tyrnith ne m’est plus utile... Il se remettra. Mais, en toute honnêteté, il serait préférable qu’il ne revienne pas à lui, joli cœur... Il ne t’aime pas beaucoup, Jandyra. »

Samara lui sourit encore, et sa queue heurta le sol, envoyant voleter un peu de neige. Samara tendit l’une de ses mains devant elle, écartant ses doigts, et une boule de feu se matérialisa au-dessus de sa paume.

« Il semblerait que tu me sois nécessaire pour accéder à votre Sanctuaire... Sois mon Guide, ou j’enflammerai tes petits amis dispersés dans les arbres. »

La queue de Samara continuait à remuer, alors que son regard fixe celui de la femme, guère visible à cause de son capuchon. La boule de feu dans le creux de sa paume disparut.

« Ou alors, tu peux choisir de te battre. Je massacrerai donc tous tes hommes, et je me verrais dans l’obligation de te torturer jusqu’à ce que tu accèdes de faire ton guide... Et ne m’appelle plus Rhaug. Je suis Samara, Jandyra. »

Des arcs et des flèches ne pouvaient rien faire contre elle.
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Jandyra Arbarras
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« Répondre #3 le: Octobre 09, 2013, 02:50:49 »

Le sourire de la démone lui flanque la chair de poule, immédiatement. A ce moment précis, l’intruse lui fait l’effet d’un chat lorgnant avec appétit sur son prochain repas. Et Jandyra s’est bien sûr rendu compte de l’examen qu’elle vient de subir, elle et ses courbes … Son corps se crispe de manière presque imperceptible. Bien sûr que le bluff n’a pas marché. Les démons ne lâchent jamais l’affaire aussi facilement. Au moins, ça valait la peine de le tenter.

- Rassure-toi, ma beauté, ce brave Tyrnith ne m’est plus utile … Il se remettra. Mais, en toute honnêteté, il serait préférable qu’il ne revienne pas à lui, joli cœur … Il ne t’aime pas beaucoup, Jandyra.

L’Elfe prend une profonde inspiration afin de se calmer, alors qu’elle n’a en réalité qu’une envie, celle de pulvériser la gueule de cette superbe garce à coup de poings. « Joli cœur », « ma beauté » … des mots qui l’horripilent. Non, le mot est encore trop faible, en fait. Qu’elle n’accorde plus à personne le droit de prononcer. Les deux seules personnes qui auraient pu le faire sans déclencher sa furie reposent six pieds sous terre … Mais elle refuse de satisfaire la démone en montrant qu’elle a réussit à toucher un point sensible. Elle lâche même un ricanement. Que Tyrnith ne l’aime pas, ce n’est pas vraiment la nouvelle du siècle …

- Comme les Ashnardiens, en général … je prends plutôt ça comme un compliment, alors …

Elle sent la tension monter encore plus, dans la forêt, quand la démone commence à former une boule de feu d’une main. Les oreilles délicates de l’Elfe détectent aussitôt la crispation de ses gens sur leurs arcs.  Mais aucun n’ose tirer pour autant. Tous attendent l’ordre de la Conui. Elle peut presque sentir leur rage froide, leur indignation. Ils n’ont aucune envie de rompre le combat, de laisser cette intruse en paix. Comme elle. Et pourtant, Jandyra ne peut pas se permettre de les laisser agir de la sorte.

- Il semblerait que tu me sois nécessaire pour accéder à votre Sanctuaire... Sois mon Guide, ou j’enflammerai tes petits amis dispersés dans les arbres.

Quelle arrogance, de la part de cette démone. Ce n’est guère surprenant, pour quelqu’un de son engeance, mais elle n’en reste pas moins presque comique. Croit-elle vraiment que personne n’a jamais essayé cette tactique, par le passé ? Menez-nous au Sanctuaire, ou on vous massacre ? Que ses congénères, démons et Ashnardiens, n’ont pas essayé de le faire, lorsqu’ils ont capturé le couple royale lors de la Guerre du Septentrion ?

- Ou alors, tu peux choisir de te battre. Je massacrerai donc tous tes hommes, et je me verrais dans l’obligation de te torturer jusqu’à ce que tu accèdes de faire ton guide... Et ne m’appelle plus Rhaug. Je suis Samara, Jandyra.

Et voilà qu’elle en remet une couche, en plus. Comme si le message n’était pas déjà suffisamment clair la première fois. Inutile de lui demander où elle a obtenu cette information. Tyrnith, bien sûr. La Conui a déjà assisté à pareil spectacle, une fois. Alors que la crispation atteint son comble dans le sous-bois, Jandyra éclate soudain de rire. Un rire méprisant et féroce, sans aucune trace de joie. Elle secoue la tête lentement, comme incrédule. Puis sa voix s’élève à nouveau, chargé de ce même mépris :

- Ah, les Ashnardiens … toujours la même arrogance. Vous croyez vraiment avoir une idée originale, là, Rhaug ? Les vôtres l’ont déjà fait. Et d’autres encore, avant. Massacres, otages, tortures … c’est du réchauffé.

Elle fait un geste en direction des arbres. Les archers hésitent quelques instants puis, comme elle répète le geste avec une pointe d’agacement, finissent par détendre leurs armes et ranger leurs flèches. Trois d’entre eux, dont deux femmes, se laissent chuter jusqu’en bas avec souplesse et récupèrent Tyrnith, tout en veillant à rester bien à l’écart de sa tortionnaire. Puis ils s’éloignent à reculons, gardant un œil sur leur ennemie, avant de commencer à lui fabriquer une civière de fortune. Pendant ce temps, Jandyra s’assied tranquillement dans la neige et entreprend d’aiguiser l’une de ses dagues, comme si la discussion était complètement anodine. Un simple papotage. Après quelques instants, elle souffle sur la lame, puis reprend, sur un ton faussement distrait :

- Massacrez-les donc. Torturez-moi pendant des semaines, des mois, si ça vous chante. C’est comme ça que vous prenez votre pied, non, vous les Rhaugs ? Et bien … ça ne vous avancera à rien. Les Quatre seuls décident de qui est digne de pénétrer dans le Sanctuaire. Sans leur convocation … Vous n’y accéderez jamais.

Elle range sa dague dans sa botte, puis se relève souplement et adresse quelques signes à ses troupes. En moins d’une minute, deux groupes se forment, l’un, le plus nombreux, partant avec la civière sur laquelle repose désormais Tyrnith, et l’autre partant en éclaireur, en quête d’éventuelles menaces. Il appartient aux Tirns de protéger le pèlerin de tout incident. Et, même si la protection qu’ils pourraient offrir à ce rejeton des enfers paraît bien dérisoire aux yeux de la Conui, elle est obligée bien malgré elle de souscrire à la tradition. Si Ûr ne s’en formaliserait pas, elle sait bien qu’Ambar et Lorn ne badinent vraiment pas avec les obligations induites par le pacte … Elle se retourne alors vers Samara et abaisse finalement sa capuche, la contemplant avec un mépris non dissimulé. Ses yeux n’en glissent pas moins une fraction de seconde sur les formes attirantes de l’intruse, avant de se reprendre aussitôt.

-Ni vous, ni nous, ne pouvons influencer leur choix. Et croyez-moi, s’ils ne vous avaient pas convoqué, nous nous serions fait un plaisir de vous transformer en porc-épic sur-le-champ …

Machinalement, elle avance de quelques pas en direction de la démone, puis, alors qu’elle ne se trouve plus qu’à trois enjambées, elle mobilise son pouvoir. Son corps tout entier se couvre de minuscules esprits élémentaires aux couleurs des quatre éléments. Le vent, le feu, l’eau, la terre … tous réagissent à la proximité de la démone. S’agitant, parcourant la surface de son corps et de ses vêtements dans tous les sens, comme surexcités. Il n’y a plus le moindre doute possible, désormais. C’est bien elle qu’Ils ont appelé. Jandyra lâche un profond soupir, puis plante son regard dans celui de Samara, sans paraître  impressionnée le moins du monde par la nette différence de taille entre elles. Sa voix redevient froide et glaciale :

- Ma seule obligation, c’est de vous y amener en un seul morceau. Pas d’être agréable, de papoter, de vous faire découvrir le coin, la bouffe, ou toute autre connerie du même genre. Et, vous devriez le savoir, Rhaug, nous n’appelons par leur nom que ceux que nous espérons revoir un jour …

Autrement dit, les amis, ou les ennemis mortels qui ont survécu à leur affrontement. Samara n’est ni l’une, ni l’autre, pour l’instant. Juste une tuile, une obligation pénible , qui doit être résolue au plus vite afin de pouvoir passer à autre chose. Rien de plus, rien de moins.
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« Répondre #4 le: Octobre 10, 2013, 12:46:05 »

Un compliment ? Cette femme devait vraiment manquer d’amour-propre pour considérer que le fait d’être une cible était un compliment. La fierté mal placée de cette elfe l’amusait. Elle se tenait fièrement face à elle, sans comprendre qu’elle n’était rien face à Samara. Leurs ridicules arcs étaient presque une offense, et, si Samara avait été un tout petit plus arrogante, elle aurait tué cette bande, ne serait-ce que pour l’affront qu’ils lui faisaient en osant l’affronter avec des armes aussi ridicules. La menace de Samara, quant à elle, ne sembla pas produire l’effet escompté, car Jandyra se mit à rire, interloquant un peu Samara. Qu’avait-elle dit de drôle ? Trouvait-elle l’idée de voir des Longues-oreilles griller amusante ? Jandyra finit par s’expliquer, en avouant qu’elle n’était pas du tout impressionnée :

« Ah, les Ashnardiens … toujours la même arrogance. Vous croyez vraiment avoir une idée originale, là, Rhaug ? Les vôtres l’ont déjà fait. Et d’autres encore, avant. Massacres, otages, tortures … c’est du réchauffé. »

Jandyra l’appelait encore Rhaug. Curieusement, Samara avait le sentiment que ce mot était un peu injurieux. Elle fronça lentement les sourcils, en souriant lentement. Cette femme croyait donc tout savoir de la torture ? La pauvre ne savait rien. Heureux sont les ignorants, disait-on. Non, elle ne connaissait rien de la cruauté, elle ne savait pas de quoi l’Empire était capable. Pétrie dans cette arrogance qui avait conduit les elfes à se recroqueviller dans les forêts et à attaquer des caravanes isolées afin de trouver de la piétaille, Jandyra se refusait à voir que sa colère l’amenait face à un ennemi qui, dès qu’il en aurait assez de la petite moustique qu’elle représenterait, l’écraserait sans difficulté.

Les autres elfes descendirent de leurs arbres, récupérant prudemment Tyrnith. Des insoumis. Ils la regardaient en fronçant les sourcils, se donnant un air brave, comme des rats voulant dissimuler leur terreur. La queue de Samara remuait autour d’elle, fouettant le sol, et elle se permit tout de même un petit conseil à l’attention d’une des elfes rapatriant le brave elfe :

« Préparez-lui une infusion... Et donnez-lui ça, ça le remettra sur pied. »

Le bout de sa queue se faufila dans une petite sacoche accrochée à sa ceinture, en sortant une fiole au contenu rouge, qu’elle balança vers les elfes. À eux de voir si leur fierté leur permettrait de prendre de quoi soigner leur ami. Dans le fond, Tyrnith n’avait rien fait de répréhensible, et Samara sentait bien que ces autochtones étaient tatillons, du genre susceptibles, comme n’importe quel plouc. Autant faire amende honorable, puisqu’elle était appelée à un petit bout de route avec eux.

« Les Quatre seuls décident de qui est digne de pénétrer dans le Sanctuaire. Sans leur convocation … Vous n’y accéderez jamais » lui avait dit Jandyra.

Un tel aveu ne fit ni chaud ni froid à Samara, qui se moquait bien de ça. Pour elle, la superstition des locaux était quelque chose de très fort, un sentiment qu’elle avait déjà rencontré à maintes reprises. C’était quelque chose d’humain, et même d’elfique, de commun à l’ensemble des races inférieures : la croyance en des puissances supérieures et immortelles qui les protégerait de n’importe qui. C’était touchant... Mais idiot. Sans leur aide, elle était convaincue qu’elle trouverait ce Sanctuaire, et qu’elle y absorberait le pouvoir magique qui y était.

Jandyra défit sa capuche, et Samara fronça légèrement les sourcils. Cette elfe avait la langue bien pendue, mais l’attirail qui allait avec était très appétissant. Elle était un peu plus petite que la démone, qui croisa les bras tandis que Jandyra lui livrait un petit tour de magie.

*Me prend-elle pour un humain qui s’émerveille en voyant une boule de feu jaillir du sol ?*

Cette femme était douée, mais Samara était une démone, une Reine du sexe, qui avait couché un nombre incalculable de fois, et parcouru le désir humain. Elle avait vu les yeux de Jandyra glisser, la trahir de manière presque imperceptible. Samara savait ce que Jandyra éprouvait à son égard, une chose qu’elle se refusait probablement à admettre.

« Ma seule obligation, c’est de vous y amener en un seul morceau. Pas d’être agréable, de papoter, de vous faire découvrir le coin, la bouffe, ou toute autre connerie du même genre. Et, vous devriez le savoir, Rhaug, nous n’appelons par leur nom que ceux que nous espérons revoir un jour… »

Samara lui fit un sourire plus éclatant, et se rapprocha d’elle, traversant les derniers pas les séparant. Sa queue se mit à glisser, et caressa brièvement l’une des jambes de la femme.

« Oh, tu me vexerais presque, joli cœur ! Mais nous sommes appelées à faire un petit bout de trajet ensemble, aussi je pense que... »

Samara perçut alors quelque chose. Elle tourna subitement la tête, et ne vit rien de plus qu’un corbeau s’envoler hors d’un arbre. Pour autant, elle le regarda partir en fronçant les sourcils, un frisson remontant le long de son échine.

*Serait-il possible que... ?!*

Le corbeau disparut rapidement de son champ de vision, et Samara resta là, à contempler le ciel en fronçant les sourcils, un mauvais pressentiment la traversant. Elle finit par se dire qu’elle devait rêver. Son regard se reporta sur Jandyra.

« Crois-moi, ma chérie, tu auras envie de me revoir. Tu crois que, parce que je suis... Comment tu dis, déjà ? Ah oui, une Rhaug ! Donc, tu crois que c’est parce que je suis une Rhaug que je ne prends mon pied qu’en tuant, en déchiquetant, et en démembrant ? Mais qui serait assez ignoble pour vouloir transformer un joli petit lot comme toi, hum ? »

Samara lui souriait, et pencha la tête sur le côté.

« Je prends mon pied en baisant, Longue-Oreille. Mais peu d’elfes ont partagé mon lit, malheureusement... De toutes les espèces de Terra, je crois que vous êtes les plus coincés... Il n’y a que les Anges qui doivent vous battre à ce petit jeu. »

L’Archimage s’écarta alors, sa queue ondulant gracieusement derrière elle. La colère de Jandyra ne l’inquiétait nullement. Elle aurait très bien pu lui faire une démonstration de son pouvoir, lui montrer de quoi un Archimage était capable, mais elle ne voulait pas inutilement gaspiller son pouvoir.

« Allez, boucle d’or, remue tes belles miches, plus vite ce sera fait, et plus vite tu pourras oublier tes regrets à l’idée d’être séparée de la grandiose et magnifique Samara ! Tu sais que Tyrnith bandait pendant que je farfouillais son esprit ? Si les hommes m’intéressaient, je suis sûre que j’aurais pu me le taper, et qu’il m’aurait gentiment dit tout ce que je voulais savoir. »

Il était dommage que Jandyra ne veuille pas causer, car Samara, pour le coup, était fidèle aux stéréotypes féminins : elle aimait bien parler, surtout si c’était pour agacer les Longues-Oreilles. Elle voyait les elfes comme des espèces inférieures, et ne supportait pas leur arrogance, cette fierté ridicule qu’ils plaçaient dans de vulgaires puits magiques. Elle préférait donc s’en gausser en tapant dans le sexe, car c’était souvent quelque chose qui marchait bien avec les elfes.

Cependant, son instinct lui soufflait qu’il y avait quelque chose de particulier avec cette femme, qu’elle était atypique.
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DC d’Alice Korvander.

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