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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Le gout de la vengeance à différentes sauces. [PV Stephen Connor]  (Lu 1741 fois)
Adelyn Crawford
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FicheChalant
« le: Septembre 04, 2013, 11:53:13 »

*Dans les méandres du château des Grandchester, une voix forte, stridente et aigüe s'élevait dans les airs, impériale, n'admettant aucune autorité. On pouvait y entendre de la colère, de l'exaspération mais surtout de la médisance... Mieux valait-il ne pas se trouver dans les parages.*

" Assez ! Sortez immédiatement de ma chambre ou je vous fais écarteler, misérables pourceaux ! SORTEZ! "
" Soyez raisonnable comtesse… Vous savez bien que nous devons saisir vos meu… "
" IL SUFFIT ! Basil, Calack, faites sortir ces messieurs immédiatement ! C’EST UN ORDRE ! "

*Avant même que les huissiers puissent intervenir par des paroles obtuses, deux esclaves, un homme et un terranide-tigre bâtis comme des armoires à glaces, s’avancèrent vers eux en ne prenant en compte leurs protestations, les soulevant du sol par le col de leur chemise et les remballant à l’extérieur de la pièce aussi vite qu’ils étaient apparus. Ce fut aussi simple qu ça car les domestiques écoutaient fidèlement les dispositions de leur maitresse, écoutaient afin d'assouvir le moindre de ses désirs. Celle-ci pouvait être tendre avec ceux qu'elle appréciait mais sinon, sa fureur n'était pas une solution raisonnable à envisager, surtout dans leur position. Et à l'instant même, à cause de ces deux idiots, elle était prête à commettre un meurtre tant la rage montait en sa pauvre enveloppe charnelle. Il s’agissait de Gretchen, l’ainée de la famille Crawford dont l’avenir restait incertain. Elle qui avait un sang si pure, si noble se retrouvait dans une situation des plus embarrassante, chose qu'elle n'admettait qu'avec peu de conviction. Pour comprendre la situation dans laquelle se trouvait cette femme ténébreuse, vile et corrompue par tous les péchés existant en ce bas monde, il faut se pencher sur le cas de sa sœur cadette, Adelyn.

Avant que cette dernière ne fuit par deux fois la demeure du Lord Grandchester, homme puissant de son Etat, sa sœur était fiancée au seul descendant d’une famille extrêmement fortunée de l’aristocratie, sauvegardant sa place dans les hauts lieux de Terra et sécurisant sa position ainsi que celle de son père qui était des plus endettés. Tout était parfait ! Il ne suffisait plus que sa petite idiote de sœur se marie avec celui dont elle était promise pour que Gretchen puisse vivre une vie paisible, se déroulant dans le luxe et l’abondance dont elle rêvait depuis toujours. Une utopie quasie réelle... Elle avait pu le frôler du bout de ses doigts frêles et graciles. Mais voilà que son hébétée de soeur réalisa le pire affront qu’il soit, c’est-à-dire, fuguer ainsi qu’estropier l’un des nobles les plus influents de toute cette maudite planète ! Les conséquences ne se firent pas attendre et ce qui se déroula par la suite pour la famille Grandchester fut des plus déroutants et des plus humiliants !

Tout d’abord, les fiançailles entre la sombre comtesse et sa mine d’or furent interrompues, les parents du futur époux ne voulant plus s’accommoder d’une bru dont le nom avec une mauvaise réputation et ensuite, plus aucuns grands marchands du pays ne voulaient faire affaire avec le chef d’une famille aussi peu recommandable. En d’autres termes, la déchéance s’abattit sur la vie bien construite de Gretchen et de son père, tout cela à cause des actions d’une sotte ! Déjà qu’elle ne l’aimait pas depuis sa naissance mais à présent, elle ne lui vouait plus qu'une haine profonde et viscérale !

Quoiqu’il en soit, au bord de la faillite, des hommes étaient venus reprendre des biens afin de liquider les dettes restantes. Quelle honte… Mais Gretchen refusait catégoriquement qu’ils saisissent SES affaires ! Elle n’avait pas à payer pour les bourdes de son paternel, à ça NON ! Suffisamment de choses onéreuses se trouvaient dans les autres pièces du château, il y avait donc nul besoin d’entrer dans sa chambre ! Qu’ils prennent tous les esclaves mais hors de question qu’ils touchent à ses robes, ses bijoux et ses affaires intimes. Peu lui importait qu’on vende ces terranides galeux ! Son père avait acheté au combien de femme aux attributs d’animaux, toutes aussi fragiles et stupides que sa sœur ! La demoiselle à la chevelure d’ébène abhorrait ces êtres inutiles, plaintifs et naïfs ! Tous des défauts qui la dépassait, lui donnant envie de vomir… Et elle se refusait de devenir aussi pathétiques que toutes ces esclaves sans fierté ni honneur !

Tout ce qu’elle avait dû subir comme affront depuis le départ de cette mégère… Il fallait que notre élégante mais cruelle protagoniste se venge. Une punition douloureuse dont elle se souviendrait toute sa vie… Après tout, Adelyn avait brisé ses songes! Des représailles, cela faisait un petit temps qu’elle y pensait et ce soir, la ténébreuse jeune femme allait enfin pouvoir sentir le délicat parfum de la souffrance de cette mijaurée ! Elle en frissonnait tant elle avait attendu ce moment ! Mais encore fallait-il rejoindre une personne qui allait l’aider à inaugurer son plan. Un plan machiavélique mais si excitant !

C’est ainsi qu’après avoir soigneusement fermé la porte de son jardin secret, la belle se dirigea vers le hall d’entrée de l’immense demeure d'une démarche aisée et rapide, rencontrant les hommes qu’elle avait « gentiment » envoyé balader. Ces derniers semblaient être quelque peu effrayés par l’imposante carrure des deux esclaves qui étaient toujours à leurs côtés, comme pour les « escorter ». Gentils toutous… Ils étaient cons mais au moins, ils obéissaient bien et avait une véritable utilité, contrairement à ces terranides femelles.

La jeune comtesse sortit de la prestigieuse demeure, s’avançant vers l’un des attelages, le cochet près à faire galoper les chevaux à toute allure. Il connaissait les exigences de celle qui le rémunérait et le plus vite était souvent le mieux. Elle n’avait pas de temps à perdre, n’aimait pas les rythmes de croisière. À vrai dire, si Gretchen avait pu avoir la possibilité de prendre elle-même les rennes, cela serait fait depuis longtemps ! Mais ce n’était pas digne de son rang. Elle se permettait uniquement de monter à cheval lors de chasses organisées par la gent masculine de la région. Un bon moyen pour décompresser…

Sans plus attendre, l’ainée des Crawford donna son adresse au cochet qui d’un mouvement sec, fit avancer les équidés qui tiraient la « voiture » vers sa destination : le palais des de Beauffort. C’était une famille assez étrange, secrète mais dont l’argent florissait sans retenue ! La seule descendante des de Beaufforts se prénommait Olga et se retrouvait être l’une des amies de notre protagoniste. Une vraie amie… Morphologiquement, elles se ressemblaient… Psychologiquement… C’était autre chose ! Cette dernière était beaucoup plus étrange, frôlant même la folie hystérique issue de l’union d’un frère et d’une sœur. Mise à part ce fait, elle était aussi sadique et malicieuse que pouvait l’être la belle ténébreuse. Mais si Gretchen lui rendait visite, ce n’était pas par simple envie anodine, que nenni ! Si elle prenait la peine d’aller jusque chez elle, c’est parce que celle-ci avait prévu d’invoquer un Démon… En effet, la « de Beauffort » était une partisane de la magie noire et c’était l’une des raisons pour laquelle sa famille restait discrète dans le monde de la noblesse. Pendant des années ils avaient caché leur fille et ses étranges pouvoirs mais finalement, leur secret fut découvert par la comtesse qui s’était par la suite attachée à Olga.

La course ne fut pas bien longue, une heure tout au plus et vu les moyens de locomotions et la distance qui les séparait, c’était vraiment rapide !


Une fois arrivée là-bas, Gretchen ne dut pas attendre bien longtemps avant d’avoir de charmants domestiques pour compagnie. Ceux-ci l’accompagnèrent directement, suivant des instructions strictes, chez leur maitresse qui se situait dans les sous-sols sordides de la demeure. Tout était parfaitement entretenu et il suffisait de voir les ornements, les gravures fines et précises sur des murs taillés dans le marbre pour comprendre que les Beaufforts avaient déboursé une somme astronomique dans ce chef-d’œuvre architectural. Dommage qu’ils n’aient pas eu un fils…

Dévalant les escaliers vers un souterrain lugubre, à l’abri des regards, il ne resta bientôt plus qu’un esclave, le plus fidèle à Olga. Lui seul pouvait assister à ces expériences loufoques mais extrêmement sombres, parvenant à invoquer des êtres… Spéciaux. Ce n’était pas la première fois qu’elle allait faire appel à un démon, apparemment.

La noble dame marchait assez rapidement, pas très rassurée dans ces couloirs sinistres et étroits, qui semblèrent rétrécirent au fur et à mesure. Une impression qui la mettait mal à l’aise, bien que rien sur son visage ne pouvait laisser percevoir un tel sentiment. Son corps restait fièrement droit, ses pas déterminés et son regard impassible. Des prunelles sombres qui n’avaient plus qu’un objectif, celui d’anéantir le virus qui avait décimé son avenir: Adelyn.

Puis, enfin, Gretchen arriva en fasse d’une lourde porte en bois avec un loquet rouillé par les années qu’elle tira sans retenu, s’engouffrant dans une salle assez concise où régnait moult bougies ainsi qu’une sorte de pentacle  inscrit dans le sol. Dans un des coins de la petite pièce, Olga… Grande, fine, une véritable mannequin déguisée en sorcière. Celle-ci, en voyant apparaitre Gretchen dans les méandres du seuil, afficha un large sourire, s’inclinant légèrement, plus par ironie que par réelle courtoisie…*

« Et bien très chère, vous êtes en avance ! »
« Bonsoir mon amie… Je ne pouvais me languir d’avantage dans ma demeure… Est-ce que tout est prêt ? »
« Bien évidemment ! Je me doutais que vous ne pourriez patienter jusqu’à l’heure prévue. Installez-vous et détendez-vous… Ne faites rien sans mon consentement. »

*La comtesse n’appréciait jamais qu’on puisse lui donner des ordres mais pour une fois, elle fit ce que lui dit son amie, se mettant en face du pentacle. La lady sentait qu’il y avait quelque chose de malsain dans cette pièce, autrement dû à l’atmosphère lourde et à l’odeur vaseuse de la moisissure.

L’invocatrice se mit en face de notre sombre protagoniste, laissant entre elle pour unique obstacle la figure mystérieuse qu’elle avait au sol. En réalité, ça n’avait rien de réellement utilitaire mais d’une part, ça permettait à Olga de mieux se concentrer sur son objectif et d’autre part, ça la contentait dans ses macabres desseins. D’une voix suave et quelque peu enjouée, l’héritière commença à donner certaines instructions.*

« Gretchen… Je vous prierai de ne pas parler tant que le démon n’est pas apparu. Cela risquerait de me déconcentrer. De plus, veillez rester fidèlement à votre place, sait-on jamais que l’on est affaire à quelque chose de plus dangereux. Je pourrais le renvoyer dans son monde UNIQUEMENT s’il reste suffisamment près de moi et en bougeant, vous lui laisserez peut-être l’opportunité de s’échapper. Enfin, ne vous fiez pas à son apparence… Une manipulation est si vite faite.  Je ne rajouterai qu’une chose : Êtes-vous bien certaine de ce que vous faites ? Une fois appelé, il sera trop tard. »
« Oui. »

*Gretchen n’avait même pas prise la peine de réfléchir, sa décision était toute faite depuis bien longtemps…*
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Stephen Connor
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Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #1 le: Septembre 05, 2013, 02:13:57 »

Le Lemegeton, aussi appelé la Petite Clef du Roi Salomon. Ce tome était un genre de relique, un vieux livre pour croyants et pseudo-magiciens farfelus qui croyaient en la magie noire et autres sottises du genre. Le livre décrivait plusieurs rituels pour le moins étranges, qui servaient supposément à invoquer les esprits de différents démons, chacun régissant une région des enfers et gouvernant un des traits humains. Certains étaient purement maléfiques, comme Andras, le marquis, qui était invoqué pour susciter la haine et la discorde entre les hommes. D’autres étaient étrangement bénéfiques, du moins de ce que peut comprendre l’humain lambda, comme par exemple le prince Vassago, qui aidait les hommes à connaître passer et futur, et à en apprécier les joies. Sur terre, cet ouvrage relevait de la fiction la plus improbable, mais sur Terra.

En réalité, le grimoire avait traversé les plans. Inaccessible aux humains terriens, dénués de pouvoirs, le tome était devenu un genre de recueil de fictions religieuses déjantées. Sa disparition sur le plan de Terra avait rendu ces rituels réservés à quelques familles bien au courant du fabuleux secret, des familles de mages noirs. Avec le temps, certains des 72 démons originels avaient laissé la place à d’autres, plus aptes. Les formules incantatoires restaient néanmoins les mêmes. Un démon invocable ne pouvait refuser d’être appelé, tant que les intentions du mage noir étaient en adéquation avec son devoir. Dans le cas de Stephen, ses récents faits d’armes sur Terra lui avaient valu une nomination inespérée, l’opportunité de reprendre la place d’un des plus puissants seigneurs infernaux qui soit : Gusoyn.

Gusion, ou Gusoyn, selon les dialectes, était un des grands-ducs des enfers. Son domaine quant aux traits humains était vaste, mais on lui attribuait le plus souvent trois grands traits : La dissimulation, l’honneur et la séduction. Or, le duc avait souhaité rendre les armes, céder la place au plus méritant. Stephen avait eut cet honneur. Ou tout du moins, il allait peut-être l’avoir. La prochaine incantation visant à appeler Gusion invoquerait en réalité Stephen, et l’issue de son contrat déterminerait s’il valait ou non la peine de reprendre le nom de Gusion. Ainsi étaient réparties les tâches du démon : réconcilier les amitiés et gérer les conflits, offrir les honneurs et la dignité, déchiffrer les questions, lire les secret de l’avenir, du présent et du passé. Si le domaine pouvait paraître noble, il n’en était rien, et le grand-duc était en réalité sournois et ambigu, capable du meilleur comme du pire. Stephen tout craché.

Beaucoup de versions différentes étaient apparues au fil des récits sur l’apparence de Gusion et sur sa manière de procéder, sur sa personnalité également. La raison de ces différences était simple : Tous les quarante ans, la place était cédée à un autre démon, pour garantir que seuls les magiciens au courant des pratiques de magie noire soient à même des vrais changements, des vraies invocations. Un charabia très compliqué pour dire que Stephen devait passer son temps enfermé dans une pièce noire, assis en tailleur à réfléchir, prêt à être invoqué. Ce ne fut qu’au troisième jour qu’un violent feu sembla brûler le dos du démon. Il sentit sa chair s’enflammer, son corps se réduire en cendres, tandis que chaque parcelle de lui qui s’embrasait réapparaissait. Ailleurs.

« Mesdames. » Dit poliment le démon, apparu au milieu d’un cercle incantatoire.

Ses yeux filèrent sur les deux belles sorcières, ignorant le mâle. Enfin, au moins l’une d’elle était une sorcière. A vrai dire, il était un peu nerveux, mais il le cachait bien. Il reconnu même immédiatement la manière dont était tracé le sceau d’invocation. C’était l’œuvre de la famille « De Beaufforts ». Pas de doute là-dessus. Ils étaient tous relativement célèbres en enfers, connus même par les monstres qui n’étaient pas assez reconnus pour se voir invoqués. C’était l’équivalent démoniaque du client que l’on aime bien voir dans le magasin et à qui on donne parfois quelques produits gratuitement. Ils étaient de fervents invocateurs de nombreux démons, mais leur favori restait Gusion. Ce dernier leur avait offert richesse, renommée et judicieux conseils économiques durant des générations, et la lignée avait vu se succéder plus de diables sous ce pseudonyme que n’importe quelle autre famille.

Alors cet entretien serait décisif, il n’avait pas intérêt à décevoir une famille aussi appréciée de son prédécesseur. Olga n’avait d’ailleurs pas manqué la passation de pouvoir, observant avec intérêt le nouveau démon. Impossible de discerner si cet intérêt était physique ou une simple curiosité, un amusement de voir un nouveau Gusion. Surtout que l’ancien porteur de ce nom ressemblait à un babouin. Littéralement. C’était un homme babouin. Enfin, Stephen était heureux à l’idée que prendre le flambeau ne voulait pas également dire prendre l’apparence. Avec cette période d’essai venaient de nouveaux pouvoirs, notamment celui de voir passé, présent et avenir, mais seulement sur un sujet précis, et bien souvent d’une manière qui restait énigmatique et pouvait parfois se retourner contre l’invocateur. Mais les De Beaufforts en avaient fait l’expérience, et évitaient généralement d’utiliser ce pouvoir pour autre chose que prévoir les fluctuations commerciales ou localiser une personne dans un proche futur. Localiser une personne, hein ?

« Force est de constater que je ne vois ni offrande, ni sacrifice. » Dit le beau diable d’une voix calme. « J’ose espérer que vous avez prévu de quoi honorer mon invocation » S’enquit-il. « Mais mon prédécesseur m’ayant parlé de la maison De Beaufforts, je ne me permettrai pas d’en douter. Alors, parlez, que voulez-vous, que dois-je faire. » Demanda le démon.

Il se trouvait plutôt cool, pour le coup ! En tous cas il arrivait à garder son calme et il avait une sacrée classe, vêtu de son long manteau blanc qui recouvrait une tenue classique de la même couleur immaculée. La seule chose qu’ignorait vraiment le beau diable sur le poste, c’est qu’il était tenu d’accomplir une tâche jusqu’au bout, si tant est que l’invocateur était assez intelligent pour la lui confier dans le cadre de ses fonctions. Et lorsque l’on est maître de la dissimulation, de la séduction et la résolution des conflits d’honneur, il y a de quoi se faire piéger.
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Adelyn Crawford
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Septembre 09, 2013, 04:58:11 »

* Gretchen observait la gestuelle enchevêtrée de son amie qui commençait à exercer son pouvoir d’invocation. Jamais elle n’avait pu apprécier un tel spectacle  auparavant et le mystère qui trônait autour de cet occultisme insolite emplissait la demoiselle d’un sentiment se trouvant entre l’excitation et l’inquiétude. Elle n’était pas du genre à s’effaroucher pour un rien mais cette sorcellerie qui entravait toutes les limites qu’on lui avait dressé ne la mettait pas très à l’aise. Malgré toute sa vanité et son insolence, l’ainée des Crawford n’était pas idiote au point de défier des pouvoirs qu’elle ne contrôlait pas, au point de provoquer un être diabolique par son effronterie. Face à l’inconnu, elle préférait rester sur ses gardes, tâter le terrain avant d’agir.

Olga récitait d’étranges paroles dans une psalmodie funèbre, dans une langue que ne connaissait guère son amie. Sa voix avait pris un timbre enroué, presque trop rauque pour sortir d’entre des lèvres si féminines,  pour finalement se taire dans un sombre silence. Rien ne semblait se passer… Les bougies se consumaient avec la même intensité, l’air était toujours aussi souillé et l’apparence de l’invocatrice ne s’était pas modifiée. Cependant, on pouvait bientôt remarquer une faible lueur rougeoyante dans les sombres prunelles de l’hôte qui s’intensifiait progressivement. Une forte chaleur gagna la pièce humide, comme si l’on venait d’allumer un feu de bois, tandis que sous le regard ébahie de notre protagoniste s’organisait un tas de cendres et de poussières qui, lentement, se compacta jusqu’à prendre la forme d’une silhouette humaine. Grâce à la curieuse diablerie, les résidus se transformèrent pour donner une peau à ce corps, ainsi que toutes autres textures composant l’être qui venait d’apparaitre devant les deux jeunes femmes.

Si notre comtesse semblait satisfaite du travail de son amie, celle-ci resta un moment silencieuse devant l’homme qui se dressait en face d’elle, les saluant poliment. Elle avait tenté d’invoquer Gusoyn, un Démon en qui sa famille avait une confiance aveugle tant grâce à son efficacité que pour son dévouement sans faille.  C’était un être puissant qui n’avait jamais failli à aucune mission et malgré sa grotesque apparence, il était respecté par les siens mais également par les aïeux de l’invocatrice. Elle-même avait pu percevoir ses pouvoirs lors d’une des affaires privés de sa famille, même si ce n’était pas elle qui l’avait invoqué cette fois-là. Elle l’avait donc déjà aperçu auparavant et tous ce qu’elle pouvait remarqué c’est qu’il n’était pas du tout question de ce seigneur infernal. Une mauvaise manipulation peut-être ? Impossible ! Elle était certaine d’avoir parfaitement réalisé son incantation, ce n’était pas le genre de femme à douter de ses capacités. Pouvait-il s’agir d’un successeur au titre de Gusoyn ? 

Autant, si elle ne devait regarder que le physique, elle y gagnait au change ! Le démon qui venait d’apparaitre était bien bâtit, viril, avait de la classe mais surtout, était terriblement sexy ! Olga préférait les femmes depuis longtemps, même si elle le dissimule encore, mais à n’en pas douter que si une quelconque envie de trouver un homme dans son lit s’occasionnait, celui-ci aurait parfaitement convenu ! Peut-être n’était-ce que son avis mais, lorsqu’elle observa du coin de l’œil la descendante des Crawford, elle pouvait voir que celle-ci n’était pas complètement indifférente à son charme, même si son visage restait impassible. Elle la connaissait suffisamment bien que pour détecter le moindre changement dans ses aptitudes, même minime ! Il faut dire que la de Beauffort appréciait « énormément » la demoiselle. C’était la seule qui connaissait une partie du secret de sa famille certes, mais c’était surtout la seule qui avait réussi à créer une réelle amitié avec la sorcière. Finalement, cette dernière semblait éprouvée plus qu’une simple sympathie et c’était la seule raison pour laquelle la belle avait accepté de faire une invocation.

Par contre, la chose qui tracassait Olga était surtout de savoir si ce personnage était aussi doué que son prédécesseur. Il pouvait être aussi beau qu’il le voulait, elle était déterminée à ce qu’il soit aussi compétent que l’ancien Duc des Enfers.  Le nouvel arrivé observait la pièce, certainement à la recherche d’une offrande, pour constater en définitive qu’il n’y avait rien d’autres que la présence des deux jeunes aristocrates. En terme générale, il y avait toujours des biens pour vénérer la venue d’un être démoniaque et la famille de Beauffort proposait souvent une large gamme de cadeaux mais ici, c’était différent tout simplement car ce n’était pas au nom de la famille qu’Olga venait d’invoquer ce partisan du mal, mais au nom des Crawfords. Fort était à parier que Gretchen n’y connaissait rien dans les dons mais elle serait vite mise au parfum. Olga n’était que l’intermédiaire entre la comtesse ruinée et le démon qui lui apporterait vengeance. Ce n’était pas à elle de monnayer ses services.

En parlant de Gretchen, celle-ci restait calme tant bien même qu’elle était face à une créature des enfers, pouvant le réduire en cendre. Ses perles brillantes caressaient du regard le corps de son interlocuteur. Il avait de quoi plaire et elle ne put s’empêcher d’avoir une petite pensée coquine en se l’imaginant dans une situation plus érotique… La sœur d’Adelyn n’était pas du genre prude et appréciait les plaisirs de la chair, comme beaucoup de femmes dans son cas. Son éducation n’avait rien entravé à cela, bien au contraire, ce tabou l’ayant tout de suite attiré. Elle n’avait jamais rien fait avec un Démon mais vu le spécimen qu’elle pouvait admirer, ça donnait presque envie de s’y attarder. Mais ici, elle n’était pas là pour ça, son cœur remplie d’une profonde amertume envers sa délicieuse cadette.

Lorsque le beau diable commença à parler, la cruelle à la chevelure d’ébène tiqua sur sa demande de payement, tant bien même qu’il n’avait même pas commencé son œuvre. Il était à leurs ordres et même si sa nature démoniaque lui permettait une assurance que les esclaves des Crawfords ne pouvaient concevoir, une telle plainte irrita notre belle qui trouvait cela indécent de d’exiger quelque chose sans même savoir ce qu’elle lui voulait ! Alors, la jeune femme se releva sans le consentement de son amie, terriblement vexée. Il n’avait pourtant rien fait de mal mais elle n’aimait guère ces manières. Dans un sifflement, Gretchen le dévisagea pour finalement, lui expliquer sa prochaine mission.*

" Bonsoir Démon. Aujourd’hui, ce n’est pas les ordres des de Beauffort que tu devras exécuter mais les miens. Je me nomme Gretchen, Comtesse de son état, descendante de la prestigieuse famille des Crawfords dont le nom fut sali par l’acte irréparable d’une souillon, une garce indisciplinée.  J’appelle à la vengeance, à la répression. Olga de Beauffort ici présente m’a soutenu et m’a proposé de faire appel à vos services. Services que seront amplement remboursés. Il me semble que l’or ne vous intéresse pas alors je peux vous faire diverses offres. Je suis prête à payer de ma personne pour que Adelyn Crawford, ma sœur cadette, soit châtié de sa témérité. Je peux également vous offrir l’âme et la vertu de quelques esclaves. Une vie pour une vie, cela me semble juste. Votre offre sera la mienne. "

*La belle diablesse soutenait son regard dans celui de la créature maléfique, montrant qu’elle n’était pas intimidée par sa nature. Sa voix était froide mais également accentuée d’une note colérique tant elle abhorrait sa sœur, à la chevelure de flammes. Mais maintenant, c’était fini pour elle. Afin d’éclaircir la tâche du démon, Gretchen lui fit un bref résumé de ses attentes.*

" Votre mission sera simple. Ramenez-moi cette pimbêche et faites-lui subir milles sévices. Vous avez carte blanche… Les seules conditions seront que j’exige qu’elle atteigne le paroxysme de la souffrance sans en mourir pour autant. Je veux qu’elle comprenne qu’on ne défie pas mon autorité, qu’on ne peut pas se permettre de salir impunément le nom de ma famille ! "

*C’était simple, précis et sans aucun doute que cela serait un jeu d’enfant pour l’émissaire du mal. Cette fois-ci, la jolie rouquine allait vraiment souffrir. Cette idée réjouissait Gretchen qui avait des envies de meurtres mais elle serait contenir ses pulsions pour apprécier le « spectacle» de la déchéance de sa cadette.*

" Cela vous convient-il, Démon ? "
« Dernière édition: Septembre 13, 2013, 02:52:21 par Adelyn Crawford » Journalisée
Stephen Connor
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« Répondre #3 le: Septembre 10, 2013, 12:21:04 »

Sur les deux femmes présentes dans la salle, une avait une véritable aura de sorcière. Entre son allure, sa gestuelle, son odeur, pas de doute : c’était elle qui l’avait invoqué. Mais il semblait étrange que l’invocation se soit faite hors des procédés habituels. Une offrande était toujours de rigueur, avant même de n’accomplir le contrat. La première offrande était à la charge de l’invocateur, ou plutôt de celui qui souhaitait faire usage des services du démon. Pas forcément des montagnes d’or, de bijoux, ou même des sacrifices humains, loin s’en faut. Non, il était plus généralement commun de voir des petits cadeaux, souvent des babioles ou pauvres offrandes d’une valeur risible. Par exemple, l’ancien Gusion avait pris l’habitude de demander à être accueilli avec un plateau de bananes.

Peu importe, à vrai dire. Rien n’intéressait vraiment le beau diable, en ce moment. Il appliquait juste la procédure, se doutant que l’ancien Gusoyn le regardait depuis sa boule de cristal. Ses yeux furetaient à droite et à gauche, à la recherche d’un indice quant à la nature de sa mission. D’après ce qu’on lui avait enseigné, il est aisé de deviner l’objet d’une invocation, sans même quitter la pièce du rituel. Tant qu’il n’avait pas accepté de servir les clients, le démon était restreint dans son cercle d’invocation. Pareillement, ses pouvoirs étaient limités à la seule tâche qu’il accepterait d’effectuer. Ainsi, s’il pouvait lire passé, présent et futur, ce ne serait que pour un seul objectif, et sans que l’issue de son contrat ne soit claire, même pour lui.

Gretchen ne manquait pas de courage, défiant le regard de Stephen tout en le provocant, à force de paroles. S’il gardait l’air sérieux, l’américain ne pouvait s’empêcher de juger la belle noiraude, mentalement. Qui pensait-elle être pour s’adresser aussi familièrement à un Duc des enfers ? Les titres de noblesse que se donnent les mortels sont si stupides. Ils se les offrent à eux-mêmes, ne prenant nullement l’autorisation auprès des vrais maîtres de ce monde, l’enfer et le paradis. Stephen, lui, était légitime. Bon, il ne l’était pas encore, mais s’il le pouvait, s’il réussissait aujourd’hui, il deviendrait un véritable noble des enfers. Un démon surpassant bon nombre d’autres. En tous cas, cette mortelle paierait chèrement d’avoir osé se montrer aussi prétentieuse.

Il l’écouta tout de même parler avec attention. La vengeance. S’il est un mal propre à l’homme, un vice qui ne naît que chez les races pensant comme les humains, c’est celui-ci. Encore plus étrange était le besoin de se venger d’un être de son sang. Mais Stephen pouvait comprendre ce désir chez Gretchen. Si sa sœur l’avait réellement rendue misérable, elle devait payer. Quiconque défie la sainteté des liens familiaux doit payer. Un sourire naquit sur les lèvres du beau diable, s’évanouissant très vite pour cacher son amusement. La noiraude avait tout de la plus vicieuse âme des enfers. Une personne au cœur aussi noir serait un plaisir à exaucer, toucher le paiement serait une récompense sublime. Car ce qu’elle demandait… Eh bien autant dire que le passage à la caisse serait douloureux. Que la facture serait salée.

Tout de même, Gretchen ne souhaitait pas la mort de sa petite sœur. Mais elle souhaitait lui faire connaître les pires douleurs ? Le démon ne put s’empêcher de détourner le regard vers Olga. Etait-ce de son fait ? Car, en ne demandant pas la mort d’une personne, Gretchen n’aurait pas à donner de sacrifice en contrepartie, et elle n’aurait pas, elle-même, à payer un trop lourd tribut. Il serra légèrement les dents, agacé. L’amateur de tragédies en lui était déçu de ce retournement inopiné. Mais, dans le fond, peu importe, il aurait déjà de quoi s’amuser grandement. Détaillant la noiraude, le démon sut déjà quel paiement il ordonnerait, avant même de commencer. Il lui ferait payer son insolence de la manière la plus masculine qui soit.

« Femme, tu ferais mieux de ne pas me tutoyer sans que je ne t’en ai donné l’autorisation. » Grogna le démon, fronçant les sourcils. « Tu n’es pas une De Beauffort, et par conséquent, je ne te permets nulle familiarité avec moi. » Dit-il, croisant les bras sur son torse musclé. « Quant à ton offre, sache que je peux aisément accomplir une telle mission. Sans le moindre problème. Mais si ton nom, ou celui du clan auquel tu appartiens, a été souillé, je puis te faire une meilleure proposition. » Commença le beau diable. « Je peux rajouter une ligne au contrat, et rendre à ta famille richesse et honneur. Tout ce qu’il faudra faire, c’est exaucer ma première demande. Je t’offrirai l’honneur et la richesse, ce sera un cadeau pour notre premier échange. Mais pour ce qui est de faire souffrir ta sœur, tu me dois bel et bien un paiement avant l’heure, et un autre après la mission. Qu’il en soit ainsi. »

A peine le démon eut-il achevé de parler, qu’une feuille blanche, aux allures de vieux parchemin, apparut dans ses mains. Il se mit à sourire de nouveau, d’une façon plus discrète. S’il était, certes, cantonné à son simple cercle d’invocation jusqu’à temps que l’on signe le papier maudit, Stephen était tout de même capable de marcher d’un bout à l’autre de la figure. Le pas lent, résonnant à travers la pièce, il s’approcha de Gretchen, lui tendant le papier tout en extirpant une plume d’oie à la pointe embrasée de sa poche. Stephen offrit alors la plume à la jeune femme, tenant ensuite le parchemin par le bas et par le haut pour maintenir le papier droit, que la belle sœur rancunière puisse écrire sans mal. Une simple signature, et le pacte serait conclu.

« Avant de signer, sachez que je ne vous dévoilerai pas ce que je souhaite en retour de ce service, mais qu’il n’implique ni de vous faire souffrir, ni votre mort. Et qu’une fois que vous aurez signé, vous êtes tenue de me payer une première fois avant l’accomplissement du contrat, et une seconde fois à sa suite, la nature des paiements variant… Grandement. » Dit-il, un léger sourire aux lèvres.
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« Répondre #4 le: Septembre 13, 2013, 06:05:25 »

* Ce démon… Mais pour qui se prenait-il pour lui parler de la sorte !? Gretchen n’était certes pas une de Beauffort mais son sang était tout aussi pur, tout aussi noble et surtout, c’était elle la cliente. Jusqu’à ce jour, aucun marchand humain n’avait osé la défié comme l’avait fait cet impertinent, la tutoyant mais surtout, lui donnant comme sympathique surnom de « Femme ». Tous ceux qui lui avaient engendré un tel affront l’avaient chèrement payé de leur personne ! Ici, malheureusement, elle n’était pas face à un vulgaire pantin qui avait peur de son autorité. Cette prétentieuse créature savait qu’il avait en sa possession des dons qui  lui permettait cette insolence, déstabilisant notre humaine qui jouait malicieusement avec le feu.

Seulement, en quelques phrases à peine, il avait réussi à ce que notre belle comtesse soit des plus acariâtres ! Les traits de son faciès se durcissaient au fur et à mesure qu’il continuait à jacasser, volubilité qui à la fois intéressait notre lady et qui par la même occasion arrivait à l’irriter sans même savoir pourquoi. À vrai dire, si ce n’est que le physique, tout dérangeait dans la personnalité de ce diable qui se permettait de lui lancer des sourires railleurs. Même son propre père n’avait pas l’audace de la contredire… C’était mal parti pour le début d’une collaboration fructueuse.

Et pourtant, malgré son regard assassin tourné vers l’être démoniaque, le « cadeau » qu’il lui proposait en plus de ses services était des plus alléchants. Il lui offrait l’honneur et la richesse qu’il lui était dû par son rang en échange qu’elle… Ne le tutoie pas ? Rhaaaa ! Quelle vermine, quel rat, quel… SALAUD ! Bordel, elle n’avait pas envie de se voiler la face pour les simples plaisirs d’un mâle dominant ! Lui demander de choisir entre sa fierté et la richesse s’était un véritable problème car si la sombre dame avait bien un défaut, c’était celui d’être vénale ! Il l’exaspérait, l’agaçait avec une telle intensité qu’elle était prête à le corriger à l’aide d’une cravache non loin d’eux. Si elle n’avait pas eu à faire à un Démon, cela aurait été fait depuis longtemps. Mais Olga l’avait prévenu qu’il n’était guère conseillé de se fâcher avec les émissaires du Malin et que de toute manière, elle n’aurait pas le dessus sur lui dans ces conditions.

En parlant de cette dernière, la sorcière voyait bien que son amie commençait à s’énerver, son visage se déformant sous l’exacerbation. Cependant, elle ne pouvait pas intervenir. D’une part, ce n’était pas sa personne qui était visée, prendre des risques serait donc grotesque, et d’autre part, le démon n’était pas si imbu de sa personne, auquel cas il n’aurait pas fait une telle offre à la descendante des Crawfords. L’invocatrice tentait donc par des regards soutenus de piètrement calmer le jeu entre sa sombre camarade et le représentant de Gusoyn. Surtout qu’elle sentait bien que la note allait être salée si ça continuait ainsi… Olga n’avait pas prévenu son amie que le prix du service du Démon s’intensifierait si elle avait demandé la mort de sa sœur, tout simplement car elle n’avait pas eu besoin de le faire. La demoiselle à l’obscure chevelure voulait elle-même se charger de cette affaire. Elle tirerait partie de cette chère Adelyn, soit en l’envoyant au bordel de Nexus, soit en la revendant pour un prix d’or en esclave… Elle pouvait même la rapporter à son mari, Eric Grandchester, pour qu’il puisse lui-même juger de son sort. Un tas de possibilités s’offrait à la cruelle aristocrate qui prendrait le temps de se délecter de la décrépitude de sa cadette.

Pour l’instant fallait-il encore résoudre le problème du démon qui lui tendait une plume d’oie pour signer leur pacte. Gretchen était restée silencieuse tout au long des explications de son interlocuteur, calmant ses envies de meurtres. Il n’empêche qu’elle continuerait à abhorrer ce stupide cancrelat ! Elle tiqua sur sa dernière phrase, par rapport à la nature des paiements. Ce n’était pas une sotte, elle savait qu’il était fort probable qu’il veuille de la chair ou des âmes et le faite qu’il rajoutait que ça n’impliquait ni sa souffrance, ni sa mort, supposait donc que c’était bien de sa propre personne qu’elle allait devoir lui rendre compte. Elle n’aimait pas ça, n’ayant nulle envie de s’offrir à cet homme dont les manières étaient semblables à celles d’un pachyderme. Néanmoins, elle l’avait dit, elle était prête à tout pour que vengeance soit faite. Ce qu’elle n’appréciait non plus était le faite d’être dans l’obligeance de le payer par deux fois. M’enfin, qu’importe ! Dès le début, elle savait à quoi s’attendre.*

" Vous êtes détestable… " Lui dit-elle avec un sourire forcé se dessinant sur ses lèvres rosées. " Mais je ne m’attendais pas à mieux venant d’une créature de votre milieu. "

* A cet instant, son sourire s’élargit, laissant réellement ressentir qu’elle le méprisait, d’autant par sa nature démoniaque que par ce qu’il dégageait. Ses prunelles noirâtres le détaillaient de haut en bas, s’offusquant qu’un si bel homme soit si imbu. En temps normal, elle appréciait les qualités comme la hardiesse et la témérité chez un homme, rejetant l’idée de se retrouver dans un lit avec une lopette de basses besognes. Mais ici, le fait qu’il soit ainsi avec elle n’était pas concevable. Elle commandait, elle choisissait, elle dirigeait... Un homme comme lui était un frein à sa suprématie. Si seulement il avait été un peu plus conciliant… Il avait bien de la chance d’être le plus apte à l’aider car si tel n’avait pas été le cas, la belle enfant l’aurait déjà renvoyé. Celle-ci prit à nouveau la parole, sa voix cristalline imposant le dédain s’adressant directement au Démon.*

" J’aimerai tout de même savoir pour quelle bonne raison je ne devrais pas vous tutoyer ? Si c’est une question de respect, alors même que vous êtes à MON service, vous en conviendrez que vous me le devez tout autant. Si c’est une question de politesse, vous êtes bien le dernier à pouvoir me critiquer à ce sujet, vu que vous ne vous êtes même pas présenter. "

*Ce n’est pas tant le faite de ne pas savoir son identité qui la dérangeait, pouvant bien se renseigner chez son amie, mais pour la forme. Ça lui donnait une raison supplémentaire d’exécrer le beau diable. Elle avait utilisé un ton réprobateur et s’avança d’avantage près de lui, glissant telle une panthère sur le sol, sa longue robe allongeant sa silhouette filiforme. Elle jeta un œil sur le parchemin qu’il tendait fermement en face d’elle, relisant les termes du contrat.*

" Le marché me convient, Démon… Je tiendrais mes engagements, bien que je désapprouve le paiement avant les services. Il ne devrait pas être compliqué de localiser Adelyn mais sachant qu’elle a su s’enfuir d’une forteresse des plus sécurisés, j’espère que vous ne me décevrez pas. "

*Avant même que l’être machiavélique puisse rajouter quelque chose à dire, notre cruelle demoiselle signa le manuscrit de sa belle écriture, scellant le pacte. Il n’était pas nécessaire d’en dire plus car Gretchen le savait, elle avec besoin de ses services. Personne d’autre n’était mieux qualifié que lui pour rapporter sa sœur.*
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« Répondre #5 le: Septembre 13, 2013, 08:08:21 »

Oh, comme il sentait l’hostilité chez cette jeune femme. Elle devait le haïr, il le sentait, il en frémissait de plaisir. Pauvre sotte ! Elle allait signer le contrat, c’était évident. On n’invoque pas un démon pour faire marche arrière au dernier moment. Si on en arrive à devoir baigner dans les arts occultes, c’est que l’on est déjà trop bas pour faire marche arrière. Trop bas pour pouvoir imaginer faire marche arrière. Il lui tenait un contrat sous les yeux, un contrat qui, une fois signé, lierait leurs deux âmes. Si elle refusait de payer, c’était fini pour elle. Elle rejoindrait le grand brasier des enfers, et plus jamais elle n’aurait l’occasion de profiter de sa petite vie de noble. Oui, il la sentait arrogante et pleine de fierté, elle ne voulait pas signer, mais elle n’avait pas le choix.

La domination s’établit aisément avec certaines personnes. D’autres se pensent au dessus d’une telle emprise, mais Stephen saurait montrer à la mortelle qu’elle ne valait pas mieux que quiconque. Voilà la tare des mortels faits nobles. Quelle que soit la culture, quelle que soit même la race. Ils pensaient posséder un droit évident de se montrer hautains et supérieurs. Mais, en enfer, on ne distingue pas roi et paysan. Un cadavre n’est qu’un cadavre. Stephen ne répondait pas, face au flot d’insultes et de mesquineries qu’envoyait couler Gretchen en sa direction. Avait-elle l’habitude que l’on se taise face à ses crises d’enfant gâtée ? Nul doute que oui, cette petite princesse égoïste devait se régaler de voir un monstre comme Stephen se taire. Mais il n’attendait qu’une chose : qu’elle signe.

Il l’observa s’avancer, féline. Presque chaque parole et action de la noiraude paraissait sexuelle aux yeux du démon. Ce genre de femme aime jouer de sa sensualité pour embobiner les hommes. Le genre de femme qui a le monde a ses pieds, qui n’a essuyé que peu de refus, et qui avait toujours les moyens de faire payer aux autres ces éventuels refus. Dommage pour elle, mais son autorité s’arrêtait aux frontières de son petit palais, et Stephen allait lui montrer un monde bien différent de ceux auxquels elle s’était habituée. D’une manière ostensiblement obscène, il se mordit la lèvre inférieure en la regardant signer le contrat. Le feu de la plume embrasait le papier, consumant le parchemin, qui vola en flammes dès que la dernière ligne fut grattée. Pareillement, la plume fut engloutie par les flammes, disparaissant d’une traite, sans brûler Gretchen.

« Je ne suis pas à ton service, femme. » répondit le monstre avec dédain, marquant un pas, hors du cercle, collant son torse contre celui de la belle noble. « Si j’avais décidé d’abandonner ce contrat, rien ne se serait passé pour moi. Si, en revanche, tu avais décidé d’annuler l’invocation, tu serais encore une misérable noble déshonorée traquant vainement sa sœur dans le vaste monde. Que crois-tu ? »

En effet, il ne s’était pas présenté, et il n’adressa même pas ce sujet. Olga avait invoqué Gusoyn, en présence de Gretchen, et c’était donc lui qui s’adressait à elles. Cette invocation était l’équivalent de sonner chez quelqu’un pour lui demander un service. Qui oserait demander le nom du propriétaire d’une demeure en toquant à sa porte ? Ainsi, il ignorait sa question, ravi d’imaginer à quel point cela la frustrerait. Une créature de son milieu. C’est ce qu’elle avait dit. Il sourit alors franchement, à pleines dents. Depuis ses enfers, il voyait l’humanité, celle de Terra, celle sur Terre, celle dans les étoiles et dans les recoins de l’univers. Il voyait des milliards d’insectes qui s’activaient à une tâche chacun, pensant valoir quelque chose. Mais si tous ces insectes, d’un coup disparaissaient, l’univers entier continuerait son expansion, inaffecté.

« Quand tu seras devenue vieille, flétrie par le poids de l’âge et que tu mourras, sans personne pour regretter le monstre d’égoïsme que tu es, alors peut-être réaliseras-tu que je serai toujours vivant. Ton âme pourrie errera en enfer, et je serai toujours debout. En enfer, les paysans marchent avec les rois, sache le bien. » Nargua le beau diable, passant un doigt près des joues de Gretchen. « Mais nul besoin de s’épancher sur d’éventuelles morts, n’est-ce pas ? L’heure actuelle est aux réjouissances. » Soupira-t-il, approchant ses lèvres de celles de la jeune femme. « Trouvons un endroit pour célébrer notre pacte. Après quoi, nous retrouverons… » S’interrompit le jeune homme, observant alors Gretchen droit dans les yeux pour lui faire miroiter une image de sa sœur, le lieu où elle se trouvait actuellement. «  Adelyn. » Termina-t-il, rompant l’échange visuel, cassant l’illusion.

Se tenant droit, les bras croisés dans son dos, le beau diable attendait que Gretchen le conduise dans un endroit où elle serait plus à l’aise pour… Le payer.
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« Répondre #6 le: Septembre 17, 2013, 09:15:59 »

* Lorsque Gretchen imprégna sa signature sur l’étrange parchemin, celui-ci se consuma d’un coup d’un feu provenant de la plume d’oie qu’elle tenait en main. Cette dernière s’embrasa de la même manière que le contrat, retournant dans le néant d’où elle était sortie. La comtesse n’avait pas hésité au moment de marquer son nom même si son âme était liée à un être aussi accablant que celui qui se tenait devant elle. Qu’allait-il se passer à présent, elle l’ignorait. Peut-être aurait-il l’amabilité de ne plus lui répondre, comme il l’avait fait pour ses dernières remarques. Mais, en fin de compte, cela n’arrangea rien à sa prétention.

Bien au contraire, sortant du sceau marqué au sol, il se rapprocha dangereusement de la demoiselle, jusqu’à ce que celle-ci puisse sentir son torse musclé se coller contre sa poitrine, ressentant sa respiration sur son visage. Malgré la surprise d’une telle proximité avec cette personne, la belle restait implacable, son regard se plongeant dans le sien, des prunelles orangées où luisait un reflet embrasé. Elle ne cèderait pas devant lui, lui prouvant que malgré son statut d’humaine, jamais elle ne se soumettrait à l’autorité de quiconque!

Si cela ne suffisait pas qu’il est une attitude aussi inappropriée, il fallait en plus qu’il émette des paroles cinglantes envers sa personne ! M…Mais pour qui se prenait-il se renégat de la pire espèce !? Bien évidemment qu’il était sous ses ordres ! Et devant la vérité accablante qu’il n’avait pas besoin d’elle et qu’il n’aurait rien perdu à ce qu’elle ne signe pas le pacte, une boule se forma dans sa gorge, l’irritation lui montant à la tête. Elle n’aimait pas qu’on lui impose une vérité qui allait à l’encontre de ses opinions. Que pouvait-elle rétorquer à ça ? Pas grand-chose, hélas… Ne pouvait-il pas se taire et vite en finir ? Au moins elle l’entendait, au mieux ça allait ! Rhaaa ! Et ce sourire qu’il arbore sur son visage ! Un sourire qui montrait sa satisfaction devant le silence de la noiraude, du moins, c’est ainsi qu’elle l’interprétait. Il ne cessait de la narguer par ces gestes déplacés et son franc-parler.

Personne… Non personne ne s’était jamais permis de se comporter de la sorte avec elle ! Il ne répondait même pas à ses questions, ce connard ! Bien évidemment, son amie devait savoir son identité mais notre malicieuse lady n’avait pas pensé à lui demandé le nom de son interlocuteur. Peu importe, elle ne le nommerait pas dans ce cas ! Il ne le méritait pas !

Mais alors qu’elle allait répondre à sa remarque, la créature lui lança une nouvelle pique, s’attaquant à présent à la « vulnérabilité » de son espèce. Si une chose effrayait bien notre cruelle aristocrate, c’était le temps… Contrairement à bien d’autres races, les humains avaient une durée de vie assez courte et surtout, l’âge le procurait bien des désagréments. Et c’est en cette raison de la peur de vieillir que notre protagoniste agissait d’une manière si vile. Lorsqu’on commence à sentir le poids des années sur nos frêles épaules, surtout pour une femme de sa condition, seul l’argent pouvait alléger le fardeau de la sénescence. Il devait bien y avoir une solution, non ? Peut-être une autre invocation… ?

Le démon passa un doigt sur sa joue laiteuse, lui disant clairement qu’elle finirait en enfer. Ce simple propos l’amusa, comme si la démence avait touché son âme. Croyait-il vraiment qu’elle ignorait ce qui l’attendait ? Pensait-il un instant qu’elle ne se rendait pas compte de la portée de ses actes ? Bien évidemment qu’elle finirait en enfer mais ça, elle le savait depuis sa plus tendre enfance. Gretchen avait toujours eu le vice en elle, sa conscience décimée par cette haine qu’elle supportait en son for-intérieur. Cette haine engendrée par la jalousie quelle portait à Adelyn, cette petite salope qui avait eu toute les attentions du monde ! Dès cet instant, son âme bascula vers les ténèbres d’un gouffre sans fin. Il était bien trop tard pour qu’elle revienne en arrière alors, qu’elle soit un monstre d’égoïsme ou non, cela n’avait plus d’importance vu que sa destinée était déjà tracée. En fait, qu’il lui dise cela la faisait sourire, prenant presque cette éloquence  pour un compliment. Un démon la critiquer sur sa personnalité, n’était-ce pas étonnant ? Un brin comique même !

Cependant, elle ravala bien vite le maigre sourire qui s’était formée sur ses lèvres lorsqu’elle vit l’être démoniaque se rapprocher d’elle, ses lèvres venant frôler les siennes. Il venait de la rappeler à l’ordre, lui faisant clairement comprendre de quel genre de récompense il avait envie…  Apparemment, l’heure était aux réjouissances. Comme quoi, tout dépendait d’un point de vue ! Elle n’appréciait guère de se donner à un pourceau de son espèce bien qu’elle ait clairement une petite attirance pour son corps sculpturale. Cependant, elle aimait diriger la partie et pour l’instant, seul lui s’amusait réellement !

Soudain une image se forma sous ses sombres prunelles alors que celles-ci regardaient fixement le bellâtre. Une belle jeune fille, à la chevelure de feu qui semblait paisible, se reposant dans un lieu qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Adelyn… Rien que de voir ses joues rosées, ses yeux pétillants et sa béatitude, la lady avait des envies de meurtre. Sa mâchoire se crispa alors qu’elle venait de serrer fermement les poings, une boule de nerfs se formant dans le creux de sa gorge. C…Cette souillon se prenait du bon temps pendant qu’elle vivait avec le déshonneur de sa famille ! N’était-ce pas révoltant ?! Elle se voyait déjà griffer son magnifique minois, enfoncer ses ongles dans sa chair, arracher ses entrailles en écoutant ses cris de douleurs…. Surement aurait-elle pu visionner sa mort si son partenaire n’avait pas interrompu l’échange visuel.

Elle l’observa un instant, ses membres tremblants sous l’aigreur… Se dire qu’elle était obligée de coucher avec un putain de salaud pour devoir retrouver une idiote dans son genre ! C’est sûr, après avoir aperçu sa « gentille petite sœur », ce n’était guère l’envie de baiser qui lui vint à l’esprit, mais celui d’assassiner un bon nombre d’esclaves et surtout cette… Peste de la charogne !

Mon Dieu, si cet abruti avait cherché à l’enrager, il avait clairement réussi… Elle bouillonnait de ne pouvoir rien faire et n’était clairement pas en état de vouloir copuler avec cet individu. Et pourtant… Elle était bien obligée.

Gretchen ignora le beau diable, se tournant vers l’invocatrice. Celle-ci les observait depuis le début et gardait le silence, elle-même ennuyée de savoir que le démon allait profiter de sa belle amie alors qu’elle n’y avait jamais eu droit. Jalouse ? Un petit peu mais n’était-ce pas légitime alors qu’elle savait que l’élue de son cœur allait se faire culbuter par un duc démoniaque ?  La Crawford s’adressa alors à elle, d’un ton froid, comme à son habitude. *

" Olga… Pourrais-tu nous trouver un endroit où je ne serais pas importunée par tes esclaves ?  J’aimerais que ça reste confidentiel… "
" … Oui… Nous avons une pièce pour… Ce genre de « choses ». "

* La sorcière grommela, ayant eu l’envie de lui rétorquer qu’elle ne se trouvait pas dans un hôtel de passe. Seulement, elle avait accepté d’invoquer Gusoyn alors lui dire à présent de se tirer avec son prédécesseur… Apparemment, elle n’était pas aussi mauvaise qu’elle le pensait. Elle n’eut comme remerciement qu’un simple hochement de la tête de son amie.

Celle-ci glissa l’une de ses mains sur la joue de son futur compagnon, enfonçant légèrement ses ongles sur sa peau. Il dégageait une aura terriblement… Sexuelle. C’est bien simple, si la belle ne faisait attention qu’à ses instincts, elle se serait jetée dessus. Dans un soupire, elle lui lâcha quelques mots.*

" Je te préviens Démon, tu ne te joueras pas de moi comme tu l’entends. Tu n’as pas clairement cité ce que tu attendais de moi mais je ne suis pas sotte… Sache seulement que… " Elle enfonça un peu plus ses ongles dans sa peau, laissant une marque rougeâtre. " J’aime "jouer". "

* Ses lèvres dessinèrent un sourire sournois qui lui était tout adressé. Il ne comprendrait peut-être pas la même chose qu’elle mais… Ce qu’elle sous-entendait était le fait qu’elle ne se laisserait pas faire. Quitte à devoir le faire, autant y prendre du plaisir, n’est-ce pas ?

Elle tourna ses perles opaques vers l’invocatrice qui, d’un geste, l’invita à la suivre. Gretchen se mit donc à suivre les pas d’Olga, sa démarche féline et silencieuse. Ils remontèrent les escaliers, sans pour autant parvenir jusqu’à l’étage. Sur l’un des flancs du couloir, la de Beauffort dégagea une trappe poussiéreuse dissimulée derrière un lugubre tableau. *

" J’espère que c’est une blague… ? "
" Tais-toi. Entre avant de critiquer. "


*La sombre demoiselle jeta un regard noir à son amie, avant de s’engouffrer dans une pièce illuminée, bien nettoyée où régnait en son centre un lit en baldaquin. C’était rustique mais bien assez.*

" D’accord…. Je n'ai rien dit… "

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Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #7 le: Septembre 18, 2013, 05:54:50 »

Elle avait du courage, Stephen devait bien l’admettre. Beaucoup de courage, à un tel point qu’elle versait indéniablement dans la témérité. Mais il aimait ça. Il aimait les femmes téméraires, celles qui ont du caractère, elles sont encore plus délicieuses à soumettre.
 Si les instincts de femme de Gretchen lui donnaient envie de coucher avec le beau mâle, ses instincts de garce lui donnaient envie de tirer de lui une soumission qu’il ne donnerait même pas à son père Lucifer. Il laissa ses beaux doigts fins courir sur sa peau, regardant d’un air neutre la jeune femme. Ses yeux orangés aux tons chauds n’exprimant qu’une froideur infinie, paradoxalement. On ne joue pas avec le feu des enfers sans se brûler, et il ferait comprendre à Gretchen ce qu’il en coûte de jouer avec des démons.

« Allons bon. » Répondit le démon, plein d’arrogance.

Qu’elle joue, qu’elle joue. Il menait la danse, il la mènerait toujours. S’incliner devant une femme, peut-être. Mais jamais au lit. Et encore moins une femme qui n’était rien de plus qu’une petite noble vivant à l’abri de la crasse du monde extérieur. Certes, elle n’avait rien de la petite princesse effarouchée qui fantasme un monde d’aventures. Non, elle faisait plutôt partie de celles qui se plaisent dans une vie de faste et de facilité.

Tout un monde qui menaçait de se perdre, de disparaître à tout jamais. Tout un monde qui semblait prêt à s’écrouler juste sous ses pieds. Et la seule corde à laquelle elle pouvait se raccrocher : c’était ce mâle qu’elle avait en horreur. Il lui avait promis milles merveilles, contre un simple acte qu’elle avait sans doute accompli des milliers de fois dans sa vie de noble décadente. Mais cette demande là avait un goût amer, et Stephen se plaisait à entretenir l’amertume.

Gretchen commettait l’erreur de croire Gusion à son service, une pensée qui relevait du plus fou des hybris. Mais la punir n’était pas du ressort de Stephen, d’ailleurs, la jeune femme le tenait en réalité autant à la gorge que lui. Il devait la satisfaire, mener à bien la mission. Mais elle devait faire de même, sans quoi il jugerait son paiement caduque, et devrait être de nouveau payé jusqu’à satisfaction. Pas de malhonnêteté possible pour lui, néanmoins, le contrat des enfers étant inviolable.

Il ne pouvait réprimer un peu de fascination pour cette mortelle, cela dit. Elle avait une folie qui anime les enfers, une folie qui paraît si délicieuse à un démon. Sa haine, et sans doute un fond de colère, étaient masqués par l’issue du contrat, qu’elle voulait positive : retrouver gloire, honneur, et faire payer sa sœur.

Répondant à la jeune femme, le beau diable vint poser sa main droite sur le bas de son cou, au niveau de ses clavicules. Ses doigts puissants étaient terriblement chauds, sa poigne était virile, masculine. Il remonta lentement jusqu’au cou de la noiraude. Alors, sa poigne se referma sur la gorge de l’humaine. Dénuée de toute force, mais lourde de sens.

Il n’aurait pu exprimer plus clairement son plaisir, son envie de prendre part à une joute, comme semblait le désirer sa future amante. Mais quelque chose le bloqua alors sur place. Une odeur de désir, quelque chose qui venait de monter dans l’air, fin mais fort, un délicieux parfum de jalousie. Il relâcha la gorge de Gretchen, tournant légèrement la tête vers Olga. Un sourire malsain vint orner son beau visage.

« Oh… Voilà qui est intéressant. » Dit-il, à voix très basse, à peine audible. « Voilà qui est très intéressant… »

N’ajoutant pas le moindre mot, il se tut. La dénommée Olga allait les accompagner jusqu’à un endroit où les deux autres protagonistes pourraient s’adonner à leur petits plaisirs. Stephen allait enfin pouvoir visiter un peu ce château, dont il avait déjà entendu parler du temps où il effectuait des travaux de mercenaire sur Terra. Enfin, il ne visita pas grand-chose, à vrai dire.

Arrêté devant une trappe collée au mur, cachée derrière un tableau, il ne put réprimer un haussement de sourcil. Comptait-on lui offrir son paiement dans une cave à vin familiale ? Il constata néanmoins assez vite qu’il avait bien fait de ne pas prononcer de jugement avant d’avoir vu ce que renfermait la trappe.

Celle-ci donnait sur une petite chambre tout à fait sympathique, dont on se demandait bien pourquoi elle avait été construite. Mais bon, pour une famille qui berce dans les arts noirs et dans d’autres domaines maléfiques, il n’y avait pas vraiment de quoi s’étonner.

La chambre était tout à fait convenable, et le lit qui y trônait semblait confortable. Oui, ce serait décidemment un parfait nid douillet pour la suite des évènements. Ornant son visage d’un léger sourire, le bel homme se tourna vers les deux jeunes femmes. Il recula d’un pas, tendant sa main vers elles.

« Que les festivités commencent. » Dit-il, claquant des doigts.

Alors que le claquement résonnait dans la pièce, le manteau du beau diable se consuma à son tour, le laissait vêtu d’une chemise blanche et de son pantalon, ainsi que de ses chaussures. A quoi bon ? Eh bien, la magie a tout de même un charme mystique, n’est-ce pas ?

Il s’approcha de Gretchen d’un pas lent, posant une main sur sa taille, l’autre dans son dos. Ses lèvres charnues vinrent se perdre dans le cou de la jeune femme. Il se mit à l’embrasser avec délices, la main dans son dos remontant jusqu’au sommet de crâne, caressant ses cheveux.
Mais surtout, pendant tout cet échange, il observait Olga droit dans les yeux. Il voulait la tenter, profiter devant elle de ce qu’elle désirait le plus. La main posée sur la taille de Gretchen glissa jusque sur les fesses de la noiraude. Stephen se montrait relativement doux dans cette entrée de jeu. Il cherchait à tenter aussi Olga.

« Mhhh… » Soupira-t-il.
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Adelyn Crawford
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« Répondre #8 le: Septembre 22, 2013, 09:12:42 »

Olga

* La jeune femme regardait le démon avec des éclairs incrustés au fin fond de ses pupilles, non pas à cause de son caractère qui n’était pas bien différent de celui de son amie mais parce qu’il se permettait de toucher de manière insolente cette dernière alors que la sorcière n’avait même pas encore quitté la pièce. Elle observait le moindre de ses geste, sa main flirtant avec la délectable peau de la comtesse, une peau qui semblait si douce et dont elle avait tant espérer pouvoir un jour y déposer de tendres baisers. Quoiqu’elle dise, Olga se rendait bien compte qu’elle ne pourrait pas empêcher l’acte de se produire et pourtant, son âme brûlait de ne pouvoir intervenir.

L’être démoniaque semblait également l’observer comme s’il avait deviné les sentiments qu’elle partageait pour la belle héritière des Crawfords. À vrai dire, cela ne l’aurait pas étonné. Sa jalousie montant en elle comme la lave d’un volcan en ébullition, il était fort probable que le futur Gusoyn puisse percevoir des émotions aussi vicieuses et malsaines que l’envie d’appartenance. Après tout, il s’agissait d’un Duc des enfers.

Et malgré cette émulation qui rongeait son orgueil, la de Beauffort avait tout de même conduit les deux jeunes gens dans cette chambre à l’abri des regards indiscrets. Elle n’avait pas proposé un autre endroit tout simplement parce que d’une part  ses parents n’étaient pas au courant de l’évènement et que d’autre part, c’était le lieu de prédilection pour « payer » les invoqués. Le mobilier était solide et surtout se retrouvait dans la grande penderie de nombreuses frivolités telles que des accessoires érotique, pouvant aller du simple déguisement un peu osé à des tenues plus aguicheuses, du simple bandeau à des « jouets » peu commodes. L’invocatrice n’avait pas communiqué ces informations et ne le ferait pas… Même s’il s’agissait du meilleur endroit insonorisé pour faire des galipettes dans la demeure, la demoiselle ne voulait pas penser à ça… S’imaginer Gretchen découverte, offerte à cette ordure… C’était un véritable supplice.

Après un petit instant, le temps de laisser à ses invités la liberté de s’accoutumer avec la salle, le Démon leur lança à un sourire satisfait et, après avoir tendu ses mains dans leur direction comme pour solliciter leur attention, il claqua des doigts. Elle sentit alors une magie se propager autour de sa personne, consumant son manteau pour laisser distinguer sa chemise un peu plus décontractée. Si cela avait pu surprendre la comtesse qui se trouvait à côté de la mage, cette dernière ne fut pas plus impressionnée que cela, habituée à des spectacles bien plus grandioses ! Enfin, ça lui donnait à certain style…

C’est alors qu’il s’approcha de Gretchen, glissant ses doigts autour de ses flancs tandis que ceux de l’autre main vinrent se loger dans le dos de la ténébreuse jeune femme. Il commença à enfuir ses lèvres dans le cou de cette dernière d’une manière extrêmement tendre, singulièrement… Attirante. Cette scène fit frissonner Olga qui, nonchalant, éprouvait les envies tergiversant entre le fait d’accompagner l’être diabolique dans cette folle ivresse ou bien de le stopper net dans ces caresses qui l’enivrait de délicates sensation. Que faisait-elle donc encore dans cette chambre ? P..Pourquoi restait-elle immobile face à ce qui se déroulait sous ses prunelles ébène ?

Son cœur battait la chamade et lorsqu’elle vit la main du beau diable descendre pour finalement se perdre sur la croupe de l’être qu’elle désirait le plus au monde, une rage la pénétra, lui dictant d’agir. Pourtant, elle savait que Gretchen ne lui pardonnerait pas si elle se mêlait des affaires qui ne la regardaient pas.

Mais cela n’avait plus grande importance à présent qu’elle s’était approchée au point de pouvoir saisir le poignet de l’homme qui continuait à la fixer avec ce regard perfide qui l’agaçait au plus haut point. Elle ne voulait plus qu’il pose sa main sur celle qu’elle aimait en secret alors qu’elle pouvait encore les voir, entendre leurs respirations, leurs soupires…*

" Vous pourriez attendre que je sois partie si vous voulez vraiment de l’intimité… "

*Son regard scrutait celui du partenaire de la noble à la sombre chevelure, son emprise sur son poignet se faisant plus rude ne contrôlant plus vraiment son corps. Elle tremblait tant la folie la gagnait, son côté obscur et profondément dément revenant à l’assaut. La demoiselle n’en voulait pas uniquement à ce mâle en chaleur mais surtout à son « amie » qui restait aussi froide que de la glace mais qui semblait se laisser faire.*

" Moi qui croyait que tu avais un peu plus de répondant « ma chère »… Le chat se transformerait-il en souris devant Gusoyn? "

*Sa main relâcha le poignet du Démon pour venir délicatement caresser la joue de la comtesse, ses sens se ravivant en sentant la peau onctueuse de sa confidente. Puis, soudainement, elle se mit à glousser, approchant ses doigts des cheveux de celle qui hantait ses nuits pour finalement les attraper et les tirer brutalement en arrière.*

" Jolie petite souriiiis ♪ ! Tu ne te découvres pas d’un fil et pourtant je jubile ! Hi hi hiii ♫!"

_____________________________________________

Gretchen

* Notre protagoniste avait observé le moindre des mouvements du Démon, à la fois captivée par un être ayant un tel charisme et dégoutée par la tâche à laquelle elle devait se soustraire. Dire qu’elle avait chez elle pleins de petites souillons prêtes à se faire prendre, des esclaves soumises à souhait comme les hommes les aimaient. Et lui, il fallait qu’il la veuille ELLE… Surement qu’il essaierait de la « dresser » mais notre belle Dame ne comptait pas se laisser faire ! Il avait beau être battit comme un apollon, avoir un caractère dominant et de se comporter comme tel, il n’est pas encore venu l’homme qui la soumettrait ! Elle n’était pas n’importe qui merde ! C’était Gretchen Crawford, héritière d’une des plus anciennes familles de l’aristocratie, autrefois respecter non seulement partout dans le milieu de la noblesse mais également consulté par certains politiciens ! Les membres de cette longue lignée avaient été des êtres important sur Terra, regroupés dans des secteurs diplomatiques et parfois même à l’origine de certains changements dans ce bas monde! Et voilà à quoi elle devait s’abaisser… Donner son corps pour retrouver la tare de la famille, cette stupide gamine qui avait en elle toutes les choses qu’abhorrait l’odieuse comtesse…

Ils étaient entrés de ce petit « nid d’amour » assez plaisant et immédiatement, elle prit ses marques, observant attentivement chaque recoin de cette pièce. Il y avait un coffre ainsi qu’une garde-robe… Surement devait-il y avoir des trucs intéressants dedans.

Mais à peine eut-elle le temps de finir son inspection que son attention fut attirée par la voix du bellâtre qui, dans un claquement de doigts, fit disparaitre son manteau… La magie avait toujours fascinée notre demoiselle, même si elle ne le laissait pas transparaitre... Elle aurait tant aimé avoir des facultés magiques ! À la place, elle était née avec la fortune et le pouvoir. Un mal pour un bien car, après tout, l’argent pouvait avoir des atouts que même la magie ne pouvait avoir.

Soudain, alors qu’elle était plongée dans ses réflexions, elle sentit une aura se déplacer dans sa direction, pour finalement apercevoir qu’il s’agissait de cet impertinent personnage qui, de manière sensuelle, glissa ses mains sur son corps pour ensuite y déposer des baisers, comme le ferait aussi bien un amant. Notre prétentieuse donzelle aurait menti si elle avait prétendu ne pas avoir frissonné un instant à l’effleurement de sa peau contre la sienne. Il était aussi doué qu’il était vaniteux le salaud… Quelle poisse…

Gretchen eut presque l’envie de lâcher un soupire mais il fallait qu’elle garde la tête froide ! Elle ne se laisserait pas embobiner par ces gestes envoutants, ne cèderait pas aussi facilement. Ne céderait pas tout court en fait ! QUELLE IDÉE !? Et pourtant, elle se laissait littéralement faire, regardant jusqu’où il allait bien pouvoir aller. À un certain moment, elle sentit les mains intrépides du beau diable déferler vers ses reins pour s’abandonner sur le haut du galbe de son fessier. Il ne devrait pas être aussi confiant... Elle allait lui montrer ce que c’était qu’une partie de jambes en l’air avec une vraie femme !

Mais avant de pouvoir réagir, la noiraude entendit le timbre de la voix d’Olga retentir dans son dos. Merde ! Elle avait complètement zappée qu’elle n’était pas encore sortie ! Cette dernière ne semblait pas particulièrement heureuse d’assister à ce début de festivités. Sa voix était froide, cristalline même.

Sous l’effet de surprise, notre protagoniste se tourna vers son amie, la scrutant avec un certain mépris. Pour qui se prenait-elle de l’interrompre de la sorte ? Si elle ne voulait pas voir les deux jeunes gens, libre à elle de partir ! L’aristocrate n’appréciait guère ces manières et n’allait pas tarder à le lui faire savoir. Cependant, à son plus grand étonnement, la sorcière ne se suffit pas seulement à les déranger… Elle se mit à lui caresser la joue de manière aguicheuse tout en la défiant de ses sordides paroles. Elle ? Une souris ? Que recherchait Olga en disant de pareilles sornettes si ce n’est qu’une solide correction ? Les deux jeunes femmes s’étaient déjà souvent chamaillées, battues mêmes pour finalement se retrouver. Mais là…. Quelque chose clochait dans les réactions de l’invocatrice.

Celle-ci se mit à lui tirer les cheveux, lui arrachant un léger gémissement sur l’effarement, et se mit également à rigoler…. Un rire singulier, sinistre même, qui faisait froid dans le dos. Puis, elle se mit à chantonner, bêtement, niaisement.

L’ainée des Crawfords savait très bien les antécédents d’Olga. Cette dernière était parfois prise de folie passagère dont seul le temps pouvait la guérir. C’était le prix à payer d’être la fille d’un couple consanguin. Q..Qu’est-ce qui avait bien pu la mettre dans un tel état ?

Quoiqu’il en soit, notre belle et cruelle enfant n’allait pas se laisser faire ! Qu’elle soit folle ou pas ne changeait en rien le fait qu’elle venait de s’attaquer à elle !

Sans plus attendre, la lady se retourna complément face à elle et envoya sa main, avec une force phénoménale, claquer sur la joue de son amie. Profitant de l’effet de surprise de la gifle qu’elle venait de lui coller au visage, Gretchen se comporta comme une véritable sauvageonne et sauta sur Olga, la faisant chuter contre le sol en pierre de la pièce. Ses gestes étaient vifs et rapides et c’est avec une étrange souplesse qu’elle se plaça au-dessus de la mage, assise à califourchon sur elle, les bloquant les mains avec les siennes en y imposant tout son poids. Elle approcha son visage du sien, ses prunelles laissant transparaître toute la rage qu’elle avait pu ressentir.*

" VA TE FAIRE FOUTRE ! La prochaine fois que tu poses la main sur moi je te tue, tu m’entends SALOPE ?! Je fais CE QUE JE VEUX ! Vu que je connais le putain de secret de ta famille, tu ferais mieux de ne pas me provoquer ! "

* Gretchen avait laissé au vestiaire toutes ses bonnes manières. A cet instant, c’était une véritable fauve, une personne prête à perdre la seule femme qui lui servait de confidente si celle-ci se permettait encore une fois d’agir de la sorte, folle ou non !

Son visage était proche du sien pour qu’elle ne puisse pas dévier son ses yeux, pour que la de Beauffort se sente obliger de soutenir le regard. Ce n’était pas des très bonnes conditions pour une altercation mais qu’importe, elle ne pouvait pas laisser passer une telle conduite, quittes à laisser un peu en plan son partenaire, pour l’instant. Rhaaa… Dire qu’il avait pu voir que cette pouffiasse venait de la traiter de souris… Ce n’était vraiment pas le moment.

Puis, soudainement, elle sentit des lèvres se poser sur les siennes… Attendez… DES LÈVRES ?! Ses sombres perles observèrent Olga qui avait profité de sa seconde d’inattention pour l’embrasser, tout simplement. Mais qu’est-ce qui n’allait pas ce soir ?!

Immédiatement, la jeune femme se retira, regardant son « amie » avec des yeux confus. Elle avait loupé un sale épisode mais… Quand ? Ses interrogations furent entendues par la sorcière qui, d’une voix nettement plus posée, comme si rien de tout cela ne s’était passé, lui donna certaines explications.*

" Tu fais ce que tu veux ma belle mais sache une chose… Moi, ce que je veux, c’est toi. Tu es la femme la plus aigrie que j’ai pu rencontrer, la plus égoïste et hautaine de ce bas et monde et pourtant, c’est avec toi que je veux partager mon lit. "
" C’est cela et moi je suis Athéna tiens. Tu le fais exprès ou quoi ? Je te signale que je déteste les femmes. Je ne vois pas pourquoi avec toi ça changerait ! Je n’aime personne et si c’est la vue de ce Démon qui t’a rendu aussi cinglée, dis-toi que j’en ai rien a secoué de lui, tout comme toi. On couche ensemble et point barre. "
" Alors je veux aussi pouvoir le faire avec toi. "
" Il en est hors de question… "

*Gretchen avait répondu de manière nette, extrêmement froide et surtout, indifférente aux sentiments que pouvait ressentir Olga. C’est vrai, elle n’aimait vraiment personne alors, ça n’allait pas commencer maintenant, surtout avec une femme bordel ! Se coltiner le démon était déjà suffisant à ses yeux.

Ah, en parlant de lui, il devait s’ennuyer. La belle comtesse se releva, ne daignant pas regarder un seul instant sa coéquipière et se tourna face à Gusoyn.*

" Désolée pour ce contretemps. Où en étions-nous ? Ne t’en fais pas, elle finira par partir, n’est-ce pas « ma chère »..? "

*Si la jeune femme était ignoble ? Absolument et le pire, c’est qu’elle faisait absolument tout pour l’être. Qui sait, peut-être que par pitié, ce cher duc des enfers tiendrait plus compagnie à la de Beauffort qu’à elle-même !*
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Stephen Connor
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #9 le: Septembre 23, 2013, 06:44:34 »

Stephen n’avait en réalité qu’un seul objectif en touchant ainsi Gretchen devant Olga. Et chaque pièce se mettait parfaitement en place. Le vice, l’appel de la luxure, d’un amour perverti, appelait la sorcière, qui s’enlisait un peu plus à chaque instant dans cette toile délicieusement obscène. Quant à la noble dénuée de pouvoirs, elle était liée par un contrat littéralement inviolable, contrainte de se laisser faire.

Bien sûr, rien dans le dit contrat n’obligeait concrètement la belle noiraude à obéir à son amant. Elle semblait d’ailleurs en être consciente, refusant de s’incliner face à lui. Mais qu’à cela ne tienne, s’il ne pouvait pas obtenir la soumission de Gretchen de par son seul charme, il emploierait une associée. Une associée qui souhaitait sans doute bien plus ardemment participer à l’échange que quiconque sur Terra.

Ainsi, le beau diable scrutait l’invocatrice avec un mélange de délice et de moquerie. Un défi lancé à son encontre, une provocation. Il lui mettait en évidence un échec. Elle ne pouvait pas avoir Gretchen, mais lui… Mhhh. Il allait la ravager, la ramoner sans vergogne, lui arracher soupir et gémissements, la baiser inlassablement. Et tout ça sans qu’Olga n’ait sa part de ce savoureux gâteau.

Ou peut-être que si ? La réponse était bien sûr évidente. On gouverne mieux l’être humain par ses vices que par ses vertus. Impossible de ne pas sentir l’attirance de la sorcière pour son amie. Et si Stephen seul ne pouvait faire de Gretchen son jouet, alors il aurait l’aide d’une personne qui la désirait encore plus que lui. Un petit plaisir supplémentaire à tirer de cet échange, un festin de luxure.

Et, consciemment ou pas, la petite souris qu’était Olga se jetait autant dans le piège que sur Gretchen, affamée comme devant un repas copieux. Mais le félin scrutait avec envie, prêt à dévorer les deux plats si généreusement offerts. Oh, ça oui, il allait les dévorer, savourer leurs corps, l’un contre l’autre. Voilà un frisson d’extase qui ne l’avait pas parcouru depuis longtemps.

Bien sûr, Olga avait réagi d’une façon trop empreinte de jalousie et de colère pour que l’échange ne devienne réellement plus sensuel. Au lieu de cela, tout s’embrouilla. Les pièces de l’échiquier, qu’avait passé toute une partie à disposer Stephen, étaient balayées, impuissantes devant une reine et une folle. Mais il ne bougea pas. Ne reconnaît on pas un bon joueur de par sa capacité à rebondir ?

Gretchen se montrait d’une rudesse et d’une vulgarité qui n’étonna pas vraiment Stephen. Encore un caprice d’enfant gâtée. Mais, en revanche, Olga s’était montrée bien plus froide et diplomate, son accès de folie mis à part. Les yeux du beau diable se plissèrent, tandis qu’un charmant baiser entre les deux belles femmes confirmait ses pensées, ce que son odorat avait filtré.

Alors, si Olga se sentait tant attirée par la jeune Crawford, il fallait en jouer. Le soutien de la sorcière allait s’avérer précieux pour la suite des évènements. Elle faisait une alliée de poids, une des seules personnes à pouvoir vraiment faire pencher la balance. Mais surtout, elle serait un délicieux ajout à cette petite sauterie qui s’organisait.

Il aurait sans doute été judicieux de séparer les deux jeunes femmes avant que la situation ne dégénère, mais Stephen ne le fit pas. En effet, il n’était pas concerné par cette histoire, et laisser s’instaurer une tension entre les deux noiraudes permettrait de les rendre chacune plus facile à manipuler. Cette pensée amena un léger sourire à ses lèvres.

Stephen observa Gretchen se relever, comme victorieuse après cet affrontement. Elle n’adressa même pas un regard à celle qui lui portait tant d’amour. La scène était relativement triste, malgré tout. Et puis, n’est-ce pas du ressort de Gusion de renouer les amitiés et les amours ? Très bien, le démon saurait alors donner un ton plus agréable à ce tableau.

« Gretchen. Je ne suis pas ici pour avoir à supporter de te voir faire du mal à une sorcière de talent, issue d’une dynastie que je respecte. »
Expliqua le démon, son sourire se transformant en renfrognement sévère. « Je… Ou plutôt… Nous allons te faire payer. » Dit-il, se léchant sensuellement les lèvres.

Ni une ni deux, le beau diable se jeta sur la noiraude. Ses mains puissantes vinrent saisir ses hanches, ne manquant pas d’emprisonner la jeune femme dans une sensuelle étreinte. Oh, il allait lui faire subir mille délicieuses souffrances, mille douloureux délices. Car c’est le langage que comprennent ces femmes, le langage du plus fort, le langage d’un démon.

Une main glissa de la taille jusqu’au petit cul de la noiraude, agrippant celui-ci d’une poigne qui trahissait un désir puissant. En parlant de désir, le démon en avait un début d’érection, et l’épaisseur de son chibre se faisait déjà ressentir à travers son pantalon blanc. Gretchen était plaquée tellement fort contre le beau mâle que son aine ressentait sûrement la queue au travers des vêtements.

Mais, au lieu de simplement faire signe à Olga de partir, le démon afficha un grand sourire, observant la Crawford droit dans les yeux. Que le jeu commence. Son regard glissa jusqu’à ce que ses yeux orangés se plongent dans ceux de la sorcière, et il hocha la tête en relevant la robe de Gretchen. Il dévoilait à l’amoureuse le délicieux petit cul de celle qu’elle désirait avec tant d’ardeur.

Cette fois, néanmoins, plus de provocation, de moquerie. Non, c’était le regard et le geste d’un gentleman qui propose à son invité un plat dans son copieux buffet. Le genre d’œillade qui signifie un franc désir de partage. D’ailleurs, afin de rendre l’invitation plus claire, Stephen ne manquait pas de masser les petites fesses de Gretchen, les faisant rebondir pour le plus grand plaisir de l’invocatrice.

Puis, il s’empara des lèvres de la jeune femme. Doux, mais mâle, le démon faisait preuve de retenue. Sa bouche ne dansait avec celle de Gretchen que d’une lenteur contrôlée, sa langue humide et chaude restant inactive. Quelques rares suçotements d’une lèvre inférieure venaient ajouter une légère touche d’obscénité à ce doux baiser. Mais en réalité, il ne cherchait pas tant à tirer du plaisir de ce baiser qu’à attiser celui d’Olga.

« Mhhh, viens goûter sa bouche, elle est délicieuse. » Soupira le beau diable en rompant le baiser. « Attention Gretchen, tu vas devoir laisser ton amie jouer avec nous. Sinon je ne me considérerais pas… Payé. » Dit-il d’une voix douce, qui trahissait un peu de provocation.

Il lui tenait doucement la mâchoire, tournant sa tête pour qu’elle soit face à celle d’Olga, qui venait de se relever. Le beau diable se mordit la lèvre devant le spectacle, n’attendant que de voir les fines lèvres de la sorcière se mêler à celles de la noble décadente. Lui, pendant ce temps, embrassait la nuque de Gretchen, son chibre durcissant contre le petit cul de cette dernière.

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Adelyn Crawford
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« Répondre #10 le: Octobre 01, 2013, 05:35:34 »

Gretchen

La belle comtesse était restée droite, immobile au milieu de la pièce, observant d’une manière supérieure sa pauvre amie qui restait assise sur le sol glacé de la chambre à coucher avant de dévier son visage impassible vers les prunelles orangées de son invoqué. La scène qu’il avait pu observer n’avait rien de bien excitant et pourtant, lorsqu’il s’approcha d’elle tel un fauve en mal de chair et de sang, Gretchen eut l’impression de distinguer une lueur de désir dans ses pupilles affolées toutes rivées sur elle. Il était plus que certain qu’il avait une idée en tête, une pensée diabolique qui ferait regretter à notre chère aristocrate toute la crasse qu’elle avait pu jeter au visage de celle qui lui vouait un amour enflammé mais malheureusement, non partagé.

Ce sourire… Cette langue qui passait sur ses lèvres d’une façon si érotique… Son timbre de voix devenant plus grave… Il n’y avait pas de doutes possibles sur les intentions du Démon. Lorsqu’il sortit les mots tels que « Nous allons te faire payer », il y avait clairement une insinuation sexuelle et non pas une connotation en rapport avec un quelconque bien, si ce n’est que celui de la chair. La jeune femme grimaça, ne pouvant retenir son indisposition à forniquer avec Olga. Cette dernière n’était pas laide, bien au contraire, mais le simple fait qu’elle soit une femme changeait toute la donne. À vrai dire, jamais la noble Dame n’avait tenté de faire quoique ce soit avec la gent féminine, n’y trouvant aucun attrait. Cela signifierait donc que sa lugubre amie serait la première à pouvoir la toucher sans se retrouve suspendue par le pied, le fouet claquant sur la peau de son dos. Faire régner par la peur avait toujours été l’optique de l’ainée des Crawford qui appréciait l’autorité.

Avant même d’avoir pu émettre une protestation, la cruelle noiraude se fit surprendre par son compagnon qui vint l’agripper à la taille, l’attirant contre son torse voilé par le tissu de sa chemise lactescente. Une étreinte chaude, désirable qui étonna un instant notre protagoniste qui glissa malicieusement ses mains dans le dos du Démon. Celles de ce dernier se firent plus intrépides, ne savourant même pas les hanches voluptueuses de la demoiselle, préférant le galbe de sa douce croupe dissimulée sous sa sombre robe.

Elle n’appréciait guère cette précipitation et si l’excitation lui montait à la tête comme une douce drogue, permettre à son partenaire de poursuivre ses actions déplacées sans résistance n’était pas au programme ! Et pourtant, elle se surprit à sentir à frisson lui caresser l’échine lorsqu’il empoigna son fessier de manière virile et sauvage, comme pouvait le faire seulement un vrai mâle. Le dominer en sera d’autant plus gratifiant ! Remettre à sa place ce bellâtre serait jouissif !

Son corps était oppressé contre le sien, sa poitrine ferme mais peu volumineuse se plaquant contre son buste, partageant la chaleur qui se dégageait de la lady. Elle avait du mal à l’avouer mais… Qu’est-ce qu’il lui donnait envie ! Apparemment, ce sentiment était partagé, vu la bosse naissante au creux de son entre-jambe, bosse qui venait se coller contre le bas-ventre de la demoiselle qui retint un soupire, se mordant légèrement la lèvre inférieur afin de s’en dissuader. L’espace d’un instant, la ténébreuse récidiviste en oublia l’existence de sa tendre compère qui observait le spectacle d’un œil mitigé. Cela ne lui dérangeait guère que cette dernière puisse les contempler, pouvant même accroitre l’excitation qui naissait dans les entrailles de Gretchen. Après tout, n’était-ce pas délectable que de voir une femme aussi digne, aussi talentueuse que la chère invocatrice se morfondre de ne pas pouvoir la toucher ? Affligeant pour cette dernière qui ne comptait pas rester témoin…

________________________________________________________

Olga

La sorcière s’était fait cruellement rejeter par sa bien-aimée, son cœur s’assombrissant plus que d’ordinaire. Et pourtant, la passion qu’elle ressentait pour cette ignoble créature qu’était la comtesse ne s’estompait point, semblant au contraire s’intensifier vigoureusement.  Elle ne se connaissait pourtant pas de tendance masochiste mais à croire les sensations que lui procurait cette violente dispute, son corps appréciait de se faire malmener par sa mystérieuse amie. Malheureusement, après avoir déclaré sa flamme d’une telle manière, Olga n’espérait plus retrouver la proximité qu’elle avait entretenue avec cette pècheresse. Quelle misérable destinée pour une femme qui ne désirait qu’aimer…

Mais alors que tout espoir semblait s’être envolé, Guyson laissa entendre une information des plus intéressantes, apportant une joie intempestive au plus profond de son être. L’héritière de la digne famille des « de Beauffort » avait directement compris de quel paiement il voulait parler et ne put retenir un sourire de ses lèvres sensuelles. Si Gretchen lui refusait son amour, au moins pourrait-elle profiter de son corps. A cet instant, elle s’imagina lui faire comprendre qu’on ne pouvait pas la rejeter impunément, d’une manière plutôt brutale. Elle en avait envie mais en même temps, se voir dominer par cette délicieuse personne pouvait-être encore plus alléchant… Un dilemme se posait.

Mais alors qu’elle songeait à des possibilités toutes plus plaisantes les unes que les autres, son regard divagua vers le corps de l’objet de tous ses désirs, un corps fin qui se faisait tendrement dominer par la masse du démon qui, d’une manière extrêmement érotique, releva la robe de la Crawford, laissant le plaisir à la sorcière de voir pour la toute première fois le joli petit cul de celle qui hantait ces nuit, des fesses recouvertes d’une légère dentelle noire, des sous-vêtements très sexy qui lui raviva ses désirs les plus fous.

Et sur ce galbé de toute beauté, une main vint s’incruster, celle de Gusoyn qui cherchait à la tenter… Le message était bien passé et elle n’en attendit pas d’avantage pour se lever silencieusement, glissant dans le dos de sa belle amante telle un serpent. Peut-être ne pourrait-elle pas rester dominante face à Gretchen mais au moins, elle profiterait de la chaleur de ses baisers, tout comme le faisait son complice…*
________________________________________________________
Gretchen

La demoiselle aux prunelles d’ébènes sentit son jupon remonter et pouvait sentir la présence de l’invocatrice derrière elle, lui bloquant toute issue…

Pour la première fois de son existence, ces caprices n’étaient pas entendus et elle se retrouvait bloquée entre deux fauves prêts à la dévorer. Ses fines lippes se firent prendre par celles de Démon qui lui arracha un somptueux baisé, proposant à Olga d’y gouter. Il n’en était pas question ! Et pourtant… Elle n’avait pas le choix. Il la provoquait, la narguait de ses gestes, de ses sourires… De sa confiance insolente ! S’en était plus qu’il n’en faut !

Mais alors qu’elle commençait à gigoter, refusant de se laisser aussi facilement manipuler, une puissante poigne lui entrava la mâchoire, forçant cette dernière à se tourner pour faire face à la belle sorcière qui, sans vraiment attendre, s’empara du cadeau que venait de lui tendre Gusoyn.

La noiraude gesticula, se sentant soudainement pris dans un piège dangereux, farouche à ses approches. Elle n’avait pas l’habitude qu’on la force de la sorte et sentir ses lèvres se mêler à celle d’Olga, échanger un baiser passionné… Elle n’arrivait plus vraiment à penser.

Son amie se colla dans son dos, pressant ses lèvres avec une fougue plus intense. C’est ainsi que la jeune Crawford se surprit à apprécier et à doucement prendre part à cette valse enflammée, mordillant la lèvre inférieure de l’invocatrice pour finalement, venir taquiner sa langue de la sienne.  Sa respiration s’était légèrement accélérée et la comtesse comprenait à son plus grand étonnement que cette situation insolite… L’excitait. C..Ça ne se pouvait pas ! MERDE ! C’est ce putain de démon qui la manipule, elle se mettrait la main au feu ! E..Elle ne voulait pas lui donner l’opportunité de jubiler de sa victoire ! Elle ne se laisserait pas dominer !

La belle aristocrate se recula, s’appuyant d’avantage contre Olga mais se détachant du corps si désirable de son invité. Elle venait d’avoir une idée en tête et comptait bien faire patienter ce téméraire.

Restant dos à Olga, Gretchen  vint à se mouvoir comme un félin, glissant ses ongles sur les flancs sa future proie, pour parvenir à échanger les positions. Elle l’enlaça de ses frêles bras, plaçant l’une de ses mains en dessous de l’un de ses seins et l’autre descendant pour caresser le haut de sa cuisse.

La noiraude releva son regard vers son partenaire, lui lançant un regard espiègle… Il voulait jouer… ? Bien, mais ce ne sera pas une partie de plaisir.*

" Alors mon beau Démon, comme ça je dois vous payer à tous les deux ? Ce n’est pas très juste d’employer une autre personne… Mais vu que cette dernière semble apprécier, je te propose de profiter un peu du spectacle. Après tout, tu ne m’as pas spécifié qu’il fallait que je vous fasse plaisir en même temps…"

*Elle lâcha un petit ricanement, sa main remontant jusqu’à la poitrine d’Olga pour délicatement retirer son haut, dévoilant sa poitrine à la vue du beau diable. La sorcière avait des seins bien plus gros et laiteux que ceux de notre protagoniste, ne gâchant en rien sa silhouette fine et gracile. Celle-ci se laissait complètement faire, envoutée par les mains délicates de la lady qui comptait lui procurer un plaisir intense.

Gretchen commença donc à malaxer lentement le sein de sa compagne, plaçant subtilement ses doigts autour du téton de cette dernière qui commençait à pointer de désir. Au même moment, ses lèvres s’emparèrent du lobe de l’oreille de la jeune femme, laissant sa langue taquiner quelque fois la peau sensible de la sorcière. De sa main libre, elle faisait glisser la robe de sa proie le long de son corps, ne lui laissant pour vêtements qu’une fine culotte rouge.

La comtesse affichait un sourire sournois, pinçant le mamelon de ses doigts gracile, avec une plus grande intensité, ce qui fit frémir celle qui se trouvait prisonnière de son étreinte. Sa poitrine subissait des assauts trépidants ce qui fit couiner la belle.

Si notre noiraude agissait de la sorte, c’était pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le challenge de faire gémir de plaisir Olga était assez encourageant mais surtout, montrer à ce Démon que qui que ce soit, elle garderait le jeu en main, la preuve étant que sa sorcière bien-aimée ne l’avait pas encore touchée et qu’elle se tortillait de plaisir sous ses mains fébriles.

À un certain moment, notre jolie et ténébreuse donzelle s’arrêta, soupirant doucement à l’oreille de l’invocatrice des mots « mielleux », bien trop tendres que pour être pris au premier degré.*

" MMmm…. Tu me sembles bien chaude. Que dirais-tu d’un peu… Plus ? "

*Sans vraiment attendre une réponse, la noble aventura l’une de ses mains vers l’entre jambe de son amie, dépassant la limite des poils pubiens, effleurant du bout des doigts le bouton d’or de sa proie. Celle-ci laissa échapper un gémissement de plaisir, complètement folle de désirs et de passions.

Notre joueuse caressait donc son intimité encore dissimulé sous sa culotte, glissant son majeur vers la fente de son jardin secret, sentant tout de suite un étrange fluide humecter son doigt taquin. Couvert de mouille, il fit de léger va-et-vient contre le clitoris d’Olga qui laissait transparaitre son excitation sur son visage, soupirant de plaisir, pour finalement se retirer de cette zone érogène.

Malicieusement, Gretchen approcha son doigt souillé vers les lèvres entre-ouverte de la de Beauffort pour finalement lui susurrer de manière perverse…*

" Nettoies donc ce liquide visqueux, ma petite chienne…"

*Elle plaça sa main proche de la bouche d’Olga qui s’exécuta sans réfléchir, obnubiler par le plaisir que lui apportait sa précieuse amante. Ses lèvres emprisonnèrent le doigt, sa langue passant dessus avec avidité, goutant à sa propre cyprine tout en émettant des nouveaux couinements pendant que la main libre de la comtesse continuait à masser sa poitrine dénudée…

Tous cela sous l’œil avisé de Gusyon…*
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Stephen Connor
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #11 le: Octobre 14, 2013, 05:58:34 »

Stephen se sentait maître d’orchestre, dans une symphonie de plaisirs, de fantasmes inavoués et de découvertes palpitantes. Du bout des doigts, il poussait ces deux belles nobles à la décadence la plus délicieuse, forçant leurs corps à se rencontrer dans un ébat passionné. Lui se satisfaisait du plaisir obscène le plus primaire, du voyeurisme assumé. Peintre, il était aussi spectateur de cette toile, peignant les détails en rythme avec les deux femmes.

Mais il aimait ça. Il aimait sentir la belle Gretchen lui résister, tenter vainement d’échapper à l’emprise mâle de ses doigts. Pas question qu’elle esquive les plaisirs que le démon et la sorcière lui réservaient. Nombre de provocations avaient attisé le feu brulant du désir chez Olga, et cette dernière se moquait enfin de l’avis de la femme pour qui elle éprouvait tant d’amour. Peut-être Gusion exauçait-il désormais un souhait qu’avait toujours formulé la magicienne, sans oser le déclarer ?

Bien sûr, le beau diable manipulait Gretchen, et il manipulait aussi Olga, mais sans user de magie. Sans user d’une autre magie que celle qu’est le désir humain. Les deux corps gracieux des noiraudes, si proches l’un de l’autre, voilà qui lui arrachait des frissons. Ses baisers lascifs et langoureux dans la nuque de la noble déchu cessèrent, pour qu’il puisse admirer les ébats. D’ailleurs, il en ressentait presque les plaisirs, cloué devant la beauté du spectacle.

« Alors, qu’est-ce que tu penses de ses petites lèvres ? » Demanda le beau mâle à Olga, un air coquin sur le visage. « Je parie qu’elles doivent être délicieuses, collées sur un sexe. » S’imagina-t-il, encore un peu plus dur à cette idée.

Gretchen, néanmoins, ne comptait pas être le petit jouet de ses deux amants, et inversa bien vite sa position. Délaissant Gusion, qui ne le regretta pourtant pas, porté par l’atmosphère sensuelle, la noble décadente vint s’occuper plus franchement de son amie. Et elle ne faisait pas semblant. Pour une femme qui avait paru si réticente, elle se prenait bien au jeu. Qu’elle s’amuse, il savait prendre du plaisir à regarder les belles choses. Il interviendrait quand le bon moment arriverait.

Bien évidemment, la belle noble se montrait obscène et séduisante au possible. Ses doigts fins bougeaient avec grâce et élégance le long des courbes d’une Olga presque entièrement dénudée. Et le voyeur regardait d’un air satisfait, hochant la tête comme pour faire signe qu’il appréciait les attentions de Gretchen. Certes, elle lui offrait un spectacle sublime, qui le rendait plus dur à chaque instant, mais elle approchait dangereusement des limites de l’acceptable.

Stephen sourit franchement en voyant Olga sucer avec délices le doigt de son amante. Allons bon, si elle voulait tant que ça user de sa bouche, il avait une autre gourmandise à lui proposer. Pourtant, son sourire n’avait rien de tendre et doux, cette fois, il était absolument carnassier. Trahissant son excitation et son appétit, le diable au corps sculpté s’approcha lentement des deux femmes. Il se saisit des hanches de Gretchen pour la rapprocher, serrant le corps d’Olga entre son corps d’homme et celui de la Crawford.

« Laisse-moi te goûter aussi. » Ordonna le monstre, qui s’empara des lèvres d’Olga dès que le doigt fin de Gretchen eut quitté sa bouche.

Ne demandant pas plus de permissions que celle qu’il venait de s’accorder, il embrassa la sorcière. Elle était plus en chair que son amie, sur tous les plans, tout en restant dans le même genre de silhouette fine et longue. Cela se ressentait même dans ses lèvres, plus charnues, plus pulpeuses. Le démon s’en régala d’ailleurs, tournant légèrement son visage et celui de l’invocatrice pour que Gretchen puisse voir l’échange pervers. Car aucun autre mot que « pervers » ne pouvait décrire ce baiser.

Lascivement, avec une lenteur torride, les lèvres du démon s’emparaient de celles de la sorcière. Elles obligèrent d’abord ces dernières à s’ouvrir légèrement, tout en les emprisonnant. Puis, la langue humide du démon vint s’imposer dans la bouche de la jeune femme. Sensuellement, les deux organes vinrent jouer l’un contre l’autre, d’abord engouffrés dans l’intérieur des bouches des amants, avant de ne quitter leurs tanières. Les yeux du démon s’ouvrirent pour laisser glisser son regard jusqu’aux yeux de Gretchen.

Ses mains remontaient le long des cotes de la noble, ses avant-bras frottant au passage celles de la sorcière. Embrassant avidement Olga, le démon s’assurait que le spectacle soit tout aussi agréable pour la Crawford. Il remplissait méticuleusement son rôle d’entremetteur, cherchant à attiser l’excitation des deux parties. Peut-être cherchait-il aussi à attiser la jalousie de Gretchen, en la reléguant au statut de deutéragoniste, ne profitant que de la belle sorcière.

« Mhhh, tu as un bon goût, toi aussi. » Commenta le beau diable en rompant le baiser. « Mais il faut bien que je m’occupe un peu de ton amie, aussi. » Dit-il en s’écartant doucement.

Bien sûr, il avait le goût du jeu. Alors il laissa un petit instant pour qu’Olga se retourne, face à son amante. Le démon, quant à lui, s’approcha de la belle Gretchen par derrière, imposant à celle-ci d’être la proie des deux autres, cette fois-ci. Et proie, elle l’était. Sans vergogne, sans la ménager, le beau diable vint plaquer ses lèvres contre la base de sa mâchoire. Tandis qu’Olga embrassait son amie, se laissant tout de même dominer par cette dernière, le mâle descendait le long de son cou.

Voilà qui devait plaire à la noble, être au centre des attentions, cajolée par ce qui se faisait de plus beau chez les deux sexes. Et, alors que Stephen commençait à ouvrir sa robe pour la faire glisser lentement, Olga ne manquait pas de caresser les courbes de l’autre noiraude. Le démon se sentait, à chaque seconde, de plus en plus excité par la situation. Son chibre épais s’imposa un peu plus contre les belles fesses de Gretchen, alors qu’il se plaquait un peu plus contre elle.

Ses caresses se joignaient à celles d’Olga, pour rendre la jeune noiraude entre eux encore plus folle de désir. Elle n’était plus qu’en sous-vêtements, désormais, sa robe ayant cédé, ayant glissé sur son corps gracieux, poussée par les caresses incessantes. Car les deux autres ne laissaient pas de répit à Miss Crawford, l’un embrassant son dos à pleine bouche, alors que ses mains glissaient sur son bas ventre et ses cuisses. Pendant ce temps, l’autre avait commencé à attaquer les tétons de Gretchen, lui rendant la pareille à la sphère de sa langue.

« Tu n’es pas la seule à pouvoir tirer les ficelles, ma beauté. » Murmura le démon à l’oreille de la noble déchue.

A ces mots, le démon força sa main droite sous le sous-vêtement de son amante. Il caressa un instant les creux de son aine du bout des doigts, avant de ne plonger sa main un peu plus profond. Et ses doigts ne s’arrêtèrent qu’en découvrant l’objet de leur fouille : une petite chair rosée. Doux mais fermes, allèrent s’humecter un peu contre le petit trou, avant de revenir jusqu’au clitoris. C’est alors qu’ils se mirent à le harceler de caresses, de haut en bas, circulairement. Et le torse du démon ne manquait pas de se mêler à l’ébat, se plaquant contre le dos de Gretchen, qui pouvait en sentir toute la musculature, même à travers son haut.

Enfin, ce fut jusqu’à ce qu’il se sépare d’elle, se retrouvant à quelques centimètres des deux jeunes femmes. A chacun son tour d’avoir un peu d’attention, n’est-ce pas ? Il se mit alors à caresser le dos des deux amantes, d’une main pour chacune d’entre elle. Ses doigts puissants couraient avec douceur le long de leurs peaux douces et laiteuses. Oh, il était déjà aux anges, ce qui est pas mal, pour un démon. Un sourire naquit sur ses lèvres, alors qu’il profitait encore du doux épiderme des deux jeunes femmes.

« Mesdames, je me sens bien trop habillé, à coté de vous. » Dit-il en ôtant le premier bouton de son haut, n’allant pas plus loin.

A elles d’agir.
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