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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Discrétion Conseillée (Euldexa De Courteneuve)  (Lu 436 fois)
Lionne Kairns
E.S.P.er
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« le: Août 08, 2013, 03:46:44 »

« Un rassemblement de vampires ? Ici ? Comment est-ce possible ? C'est des plus étrange, assurément... »

Sentez, admirez, l'ironie de mes propos.

Comprenez : Seïkusu, par je ne sais quel coup du sort et depuis que j'y suis née, est blindée d'événements paranormaux. Ils doivent avoir un agenda, pour établir qui effraie les passants tel jour, etc. Il y avait souvent des sabbats de sorcières, des chasses de Garous, des Goules qui fichaient le bazar à des enterrements... L'Association, cependant, a toujours su masquer ces événements bizarres grâce aux nettoyeurs. Alors, dans les faits, ça risque pas de porter plus à conséquence que d'habitude. Enfin, je crois.

Et à chaque fois qu'une affaire de ce genre se présente, c'est toujours la même rengaine : " C'est urgent ! Mettez-y un terme au plus vite !" Alors bon, il faut bien varier un peu les répliques de temps en temps. Ainsi, je suis là pour ça : J'alterne mes réactions à chaque fois pour apporter de la nouveauté à mes échanges.

Cependant, malgré mon ironie mordante, j'obéis à chaque fois. Une fois que j'eus raccroché, je roulais donc jusqu'aux entrepôts près du port.

Pour une fois, j'étais vêtue sobrement. Un jean moulant, bleu nuit, et un débardeur blanc à larges bretelles. Bon, d'accord, les bottines noires à talons aiguilles ce n'est pas des plus discret. Mais que voulez-vous. J'aime regarder les gens de haut. Passé l'âge tendre des douze ans, on ne se refait pas.

Me garant juste devant les portes de l'entrepôt frappé des chiffres 8 et 2, je sortis ma carte d'Agent confirmé et je l'accrochais à la ceinture de mon jean, bien visible. Je préparais aussi mon nécessaire pour me prémunir d'attaques de vampires : un spray a l'ail et au poivre (Pourquoi le poivre ? Ne me le demandez pas, je l'ignore.), du soleil mis en boîte par magie et des pieux en bois de chêne millénaire très pointus. J'hésite un instant devant la grande hache enduite d'une pommade à l'ail, et puis je me dis que ça serait trop agressif pour une mission de rappel à l'ordre. Alors je la laisse dans le coffre.

Un coup d'oeil à ma montre me dit qu'il est presque vingt-trois heures. Le soleil est couché depuis une bonne heure. Armée, je donne un coup de pied dans la porte de l'entrepôt moisi. Sans que je ne l'aie fait exprès, celle-ci gémit, se plie, et vole jusqu'à l'autre bout (environ cinquante mètres) pour s'y fracasser avec un bong sonore. Oups ?

Je ne m'attarde pas dessus, et j'annonce ma présence avec un trait d'esprit :

« Salut les cadavres ! C'est ici la réunion des Vampires Anonymes ? »

Pas un bruit. J'allume ma torche électrique et je la promène autour de moi.

... Merde. Pas un vampire en vue. Juste un tas de clandestins serrés les uns contre les autres, terrés comme des rats.

« C'est bien l'entrepôt 82 ? »

On me réponds que non, que c'est le 182.

« Ah. J'ai dû confondre. Désolée du dérangement. Et gardez la porte ouverte, l'air frais de la mer c'est très saint ! »

En sortant, avec ma torche, je remarque alors le 1 effacé devant le 82. Je me dépêche donc de gagner le véritable n°82, vérifiant qu'il n'y a pas encore un fichu chiffre effacé.

J'ouvre la porte avec autant de délicatesse que la première fois, et je me prémunis d'une attaque motivée par la surprise en brandissant pieu et spray autour de moi.

J'ai bien fait, parce que j'ai failli finir en poche de sang sur pattes. Vide.

« Sympa le comité d'accueil. Je vous donne un A-. Ça manquait de grognements quand même. Et vous devriez prendre l'air plus souvent, vous avez l'air palôt des cadavres... On dirait des vampires ! »

Ils ne semblent pas goûter ma blague, parce que l'atmosphère est encore plus glaciale qu'un camion frigorifique. Ils n'ont pas d'humour. C'est dommage.

« Trêve de plaisanterie. Je bosse pour l'Association. Et ils m'envoient vous taper sur les doigts parce que de nombreux Normaux vous ont repérés. Ah, bravo la discrétion, hein ? Là, je ne vous donne même pas un point. Même si vous avez correctement orthographié votre nom. »

Qui a dit qu'il fallait être psycho-rigide pour bosser a l'Association ? Un peu d'humour n'a jamais tué personne... Pas à ma connaissance en tout cas.
« Dernière édition: Septembre 17, 2013, 11:40:51 par Lionne Kairns » Journalisée

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« Répondre #1 le: Novembre 11, 2013, 06:01:19 »

Il était rare que je vienne sur Terre. Pas que je n'aimais pas cet autre monde, c'est surtout qu'il était plus... particulier. Sur Terra les différentes créatures étaient courantes, il était plus aisé de s'afficher, sans pour autant être remarqué, tandis que sur Terre, bien sûr, les gens ne s'imaginaient pas que nous puissions être des vampires – puisque ces idiots étaient persuadés que cela n'existait pas – mais ils ne pouvaient manquer notre remarquable beauté, notre remarquable noblesse, et surtout, notre pâleur.
Ce soir, il y avait une réunion sur Terre, pourtant, les vampires s'étant établis au Japon avaient organisé une petite sauterie. Au menu, du sang des quatre coins du monde, et même d'au-delà. Sous ma cape je transportais moi-même une petite barrique de sang de Terranides vierges : un met de choix que mes hôtes sauraient apprécier, et peut-être même récompenser. En vérité j'espérais surtout avoir des renseignements sur l'endroit où pouvait s'être rendu Tino, mon Créateur, mon Maître, mon seul Amour éternel.

J'entrais aux alentours de 22h20 dans le hangar dans lequel nous avions tous rendez-vous. Le soleil était couché depuis peu de temps, et le ciel conservait encore un peu, au loin, ces taches multicolores propres au crépuscule. Mon cœur se serra. Parfois je regrettais de ne plus pouvoir assister à de tels spectacles... Je n'étais pas assez vieille pour mourir d'une simple exposition au soleil : plus on passait de temps dans les ténèbres, plus on était sensible aux UV, mais ces rayons solaires m'étaient tout de même dangereux car, selon leur intensité, ils pouvaient me blesser plus ou moins gravement. Parfois il m'arrivait de pouvoir me déplacer les matins d'hiver au ciel couvert, et je profitais alors d'une toute nouvelle luminosité, c'était comme une renaissance. Je me disais aussi que si je continuais à faire ces sorties je retarderais peut-être le moment fatidique où un simple rayon pourrait me tuer.
Nous étions nombreux. Pour des vampires, j'entends. Une bonne centaine, au moins. Peut-être même deux cents. Il serait difficile de dissimuler notre présence aux humains. Tout vampire que nous sommes, une fête, qu'elle soit vampirique ou humaine, crée toujours des nuisances sonores. Surtout si, comme je le craignais, quelques uns des convives, décident d'aller faire leur marché dans les rues alentour pour prodiguer un petit divertissement.

Je frayais avec quelques connaissances, moi-même étant de plus en plus connue grâce à mes quelques siècles. Certains de mes congénères étaient venus avec leurs nouvelles créations : de tout jeunes vampires allant d'une dizaine d'années à près d'un siècle. Ils avaient l'air un peu perdus, la plupart étaient effrayés. D'autres de mes confrères avaient ramené leurs humains de compagnie. Pratique que je détestais et souhaitais voir disparaître : certains humains croyaient en l'existence des créatures fantastiques, et ils étaient faciles à trouver pour nous. Il arrivait alors qu'un vampire séduise un humain et en fasse son animal de compagnie sur lequel il pouvait se nourrir sitôt qu'il le souhaitait, la fascination que notre race exerce sur toute créature mortelle, ajoutée à la promesse de devenir un jour vampire suffisait à rendre plus que dociles ces pauvres humains. De plus, le sexe avec un vampire était toujours, pour un humain, une expérience unique et indéfinissable, ce qui renforçait leur dépendance à leur maître, sans parler de l'addiction au venin... Bref, ils n'étaient plus que l'ombre d'eux-mêmes, ce que je trouvais plus que méprisable, détestable.

Un bruit, au loin, troubla notre fête. Les plus anciens d'entre nous n'eurent aucun mal à le localiser : l'entrepôt un peu plus haut. Un des plus vieux affirma même que le bruit était vraisemblablement armé d'ail. Nous éclatâmes tous de rire. Qui que ce soit, il était vraiment idiot. Nous laissions croire que l'ail nous était fatal, quand en fait nous trouvions juste, tout comme les humains, qu'il avait tendance à sentir fort. Pour maintenir cette idée dans l'esprit de nos éventuels ennemis, nous faisions mine de réagir au contact des bottes d'ail, en hurlant, ou en reculant et en crachant, crocs dehors, etc. C'était, ma foi, assez divertissant.
Toutes les « armes » dont disposaient nos ennemis, en fait, n'étaient que celles que nous avions décidé de leur donner. Les crucifix, l'ail ou les pieux dans le cœur ne suffisaient généralement pas à nous tuer. Nous le laissions croire, bien sûr, car c'était tout de même bien plus pratique. A vrai dire, le pieu en plein cœur nous affaiblissait grandement, mais comme notre cœur ne battait plus et qu'il n'irradiait plus notre corps de sang – puisque nous n'en avions quasiment plus – il était assez idiot de penser que cela pouvait nous tuer. Le bois, oui, cela était dangereux. Car le bois, assez sec, peut absorber tout fluide et, en l'occurrence, le sang. Si notre sang ne circule plus réellement dans notre organisme, nous avons malgré tout du sang dans nos veines, du sang qui stagne, du sang bien particulier car sa composition chimique elle-même suffit à régénérer le sang – régénération aidée par le sang que nous ingurgitons – mais si nous sommes privés de notre sang alors, oui, nous pouvons mourir. En fait, la seule façon de nous éliminer serait de nous tirer plusieurs balles de bois contenant des UV à l'intérieur, et que le bois, une fois fiché dans nos corps, éclate, afin que les UV irradient et nous brûlent de l'intérieur...
J'eus un frisson de terreur. Fort heureusement aucun être, hormis nous-mêmes, ne connaissaient ces moyens et nous étions de fait très difficile à tuer. Quiconque prenait connaissance de nos faiblesses réelles, mourrait ou devenait l'un des nôtres. Mais cela n'arrivait que rarement.

Rapidement, nous nous répandons un peu partout dans le hangar pour piéger ce trouble fête. Et son arrivée ne se fait pas vraiment attendre. Une jeune femme défonce la porte et entre dans l'entrepôt en vaporisant généreusement autour d'elle un spay au poivre et à l'ail. Tiens, ils ont innové... ? Du poivre ? Les plus proches de notre proie font mine de reculer d'effroi, tandis que la plupart d'entre nous éternue en raison du poivre qui picote notre odorat sur-développé.
Elle entre avec méfiance et précaution, sans se douter que nous sommes plus d'une centaine et elle, seule.. Pauvre petite chose.


« Trêve de plaisanterie. Je bosse pour l'Association. Et ils m'envoient vous taper sur les doigts parce que de nombreux Normaux vous ont repérés. Ah, bravo la discrétion, hein ? Là, je ne vous donne même pas un point. Même si vous avez correctement orthographié votre nom. »

J'eus, comme certains de mes congénères, un rire sonore, et je me laissais tomber des grandes poutres en acier sur lesquelles je m'étais perchée en attendant son entrée. Souplement, je tombe devant elle. J'arbore une tenue qu'on attend d'une vampire dans ce monde : un pantalon de cuir serré, sanglé le long des mollets et des cuisses. Un corset de cuir luisant, et un soutien-gorge, lui aussi de cuir. Sur mon dos repose une lourde cape à grande capuche, capable de dissimuler complètement mon visage. Me redressant avec une lenteur feinte, je me trouve à une bonne distance d'elle, mais elle ne peut m'éviter : je suis en plein sur son chemin, juste assez loin pour éviter la portée de son spray ridicule.
Je souris et, d'un mouvement de langue, je fais surgir mes crocs jusqu'alors rétractés.
Je ne suis pas la plus vieille, je ne suis pas la plus puissante des vampires, mais je suis l'une de celles qui vient de plus loin, et je suis la descendance de Tino, la plus ancienne de ses descendance, celle d'un des plus vieux vampires.


_Bravo à vous aussi pour votre manque de discrétion, madame... L'Association... Haha ! Oui. Cette ridicule petite entreprise pour étouffer nos quelques percées à jour. Pauvres humains, il ne faudrait pas que le peuple soit traumatisé, mh ? C'est vrai qu'il vaut mieux le garder ignorant de la réalité, mh ? Non, il ne comprendrait pas... Et tant qu'il ignore, on peut le manipuler, n'est-ce pas... ?
Et je suppose que vous êtes seule, mademoiselle de l'Association... ?


J'arborais un grand sourire, quand, d'un vaste coup de cape, j'invitais mes frères et sœurs à sortir de la pénombre. La jeune femme vit bientôt arriver face à elle une masse compacte de vampires tandis que d'autres restaient cachés mais ne dissimulaient pas leur présence, afin qu'elle puisse bien comprendre dans quelle situation elle se trouvait.

_Nous vous donnons zéro virgule cinq point, pour votre audace. Mais guère plus, pour votre manque de discernement...
« Dernière édition: Novembre 23, 2013, 04:11:33 par Enora » Journalisée


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