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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Une journée normale au Paradis...  (Lu 1655 fois)
Empress
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« le: Juin 14, 2013, 02:33:03 »

... Ou presque.

(Petite précision, que je rajouterais dans ma fiche : Une semaine Lucretienne dure quatre fois plus longtemps qu'une semaine Grégorienne. Ainsi, au lieu de compter sept jours de 24 heures, la semaine compte vingt-huit journées de 24 heures. Et les Lucra sont la monnaie qui a cours dans l'Empire (dont la capitale s'appelle Lucrèce). 1 Lucra est équivalent à 10€.)


L'Impératrice vivait dans un grand palais. Celui-ci, bien que loin d'égaler la magnificence du Palais Divin où résidait sa déesse, était toutefois fort luxueux. Situé en plein coeur de la ville principale de l'Empire (Lucrèce), il faisait à lui tout seul la moitié de la superficie de la capitale.

Loin des champs cotonneux du Paradis tel qu'on se l'imagine, l'Empire ressemblait fort à n'importe quel autre royaume. Des terres à cultiver, des océans pour naviguer, des mines à explorer, des forêts à sauvegarder, et ainsi de suite. Extérieurement, on pouvait penser que ses habitants étaient resté à une technologie médiévale. Et le mot technologie est ici mal employé, me direz-vous. Mais, si on y regarde de plus près, malgré l'apparence rustique, on découvre qu'il existe bien une technologie. Et avancée, même. Des armes sonique, des méthodes d'Agriculture révolutionnaires, des moyens de locomotion fonctionnant grâce à de nouvelles énergies... Il existait de tout. Mais, pour garder la beauté du paysage, il n'y avait pas de grands buildings ou de tour de métal. Il n'y avait pas de route goudronnée, et pas d’arasement de la forêt.

Il n'y avait que le Palais qui se distinguait du reste. Entièrement construit en marbre, et nacré chaque semaine, il était rutilant et impressionnant. C'est là que nous allons maintenant.

L'intérieur est aussi précieux que l'extérieur, au moins pour les parties réservées au public. Les parties privées sont plus chaleureuses et plus simples. Les appartements privés de l'Impératrice, par exemple, ressemble à une chaumière avec un âtre, des tapis de sol en fourrure véritable, des lits et des fauteuils moelleux, etc. Mais la salle d'audience, elle, est plutôt froide. Entièrement nacrée et couverte de miroirs au plafond, elle ressemble à l'Impératrice lorsqu'elle donne ses audiences. Froide, impersonnelle, mais magnifique malgré tout. D'ailleurs, cette salle est justement utilisée.

On retrouve l'Impératrice sur son trône de diamant, dominant l'assemblée autant par sa hauteur et que par son air impassible. A ses côtés, une jeune naine avec une petite table en métal, un siège en verre et de quoi écrire. Elle gratte et gratte encore de sa plume sur le parchemin. Elle note scrupuleusement tout ce qui se dit. Mais ne croyez-pas que ce parchemin est un parchemin ordinaire. Tout ce qu'elle note dessus est retranscrit sur un cristal, à la manière d'un traitement de texte sur ordinateur.

« ... Ceci est maintenant réglé. Au suivant. »
« Maenor Elleven, Votre Majesté Impériale. »
« Parles, je t'écoute. »
« C'est l'éruption, Votre Majesté Impériale. Elle a réduit les récoltes à néant. Nous n'avons rien pu sauver. »
« Et que réclames-tu ? »
« Nous voudrions un dédommagement, Votre Majesté Impériale, pour pouvoir importer de quoi subsister à la saison froide. »
« Combien ? »
« Euh.. Je me disais que... 130 000 Lucra seraient un bon début, Votre Majesté Impériale. »
« 130 000 ? »
« Ou-oui, Votre Majesté Impériale. »
« Il me semble que vous avez un enfant à naître bientôt ? »
« Ou-Oui Votre Majesté Impériale. »
« Très bien. Je vous en accorde 200 000. Cela couvrira les dépenses liées à l'arrivée de votre enfant, et vous permettra de lui assurer un avenir. Au suivant ! »
« Mer-merci Votre Majesté Impériale. Merci infiniment. »

La jeune naine s'empresse d'écrire la fin de cette session avant que le plaignant suivant ne s'avance. Et elle continuera ainsi toute la journée. Parce que quatre jours par semaine, c'est la journée des audiences. Ainsi, tout le monde peut venir parler à l'Impératrice ces jours-là.
« Dernière édition: Juin 14, 2013, 02:48:54 par Empress » Journalisée

Rahemar
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« Répondre #1 le: Juin 14, 2013, 04:55:38 »

Pas mal… oui, ce palais était pas mal, il fallait le reconnaitre. Le reste était banal. Si on voulait voir des terres cultivées, il fallait mieux, dans ce cas, aller suir Terre,n, là c’étrait productif !  Et puis, à part le palais…. Franchement, l’architecture n’était pas extra. Non, cette contrée n’avait rien d’extraordinaire, si ce n’est le palais. Alors là, c’était le nec plus ultra. Tip top, magnifique. La nacre par-dessus le marbre, il fallait oser, mais cela rendait très bien… tout en magnificence et en beauté, tout en perfection, tout en grandeur et splendeur, franchement, il n’y avait rien à dire.

Mais encore mieux, quand on prononce le mot palais, quel est la première idée qui vous vient en tête ? Oui !  Voilà !  Intrigues !  Et ça les intrigues,  ça le faisait frissonner de plaisir, trépigner d’excitation, et surtout, ça remplissait Rahemar d’une envie mauvaise et malveillante de faire empirer les choses. Et vous savez quel est le point culminant pour cette exacerbation des intrigues ? Oui, c’est le coup d’Etat !  Musique !  Une musique triomphale, signe de grandeur, oui, voilà, la chevauchée des valkyries pour rimer avec le coup d’Etat, et vous avez une impression juste de la beauté, de la valeur, et de l’envergure d’un tel complot !  Oh oui, c’était magnifique !

A cette seule pensée, le dieu de la traitrise avait des étoiles dans les yeux ! Oh mon dieu, quel plaisir, cela revêtait presque une attraction charnelle, sexuelle même !  Oui, c’était son bonheur, son péché mignon, sa vie !  Combien de fois avait-il fait et défait des royaumes, des républiques, des empires, pour assouvir sa soif de traitrise ? Oh, tant de fois…. Mais quand on aime, on ne compte pas !  Et qui oserait comptyer ce genre de choses ? Oh les vilains, ils comptent !  Bah vous n’aurez ni assez de doigts ni d’orteils ! Oui, il en avait fait du grabuge en une éternité, et il avait bien l’intention de continuer, à commencer par cet empire au paradis… il allait y déchainer les enfers et créerait le chaos, un magnifique chaos !

Mais pour ça, il fallait bien se préparer, d’abord, créer son background de manière crédible :  alors, il fallait pour bien agir un dignitaire, riche bien sûr, influent dans un autre empire qui soit puissant, si possible avec du sang royal dans les veine, voir même divin histoire d’en mettre plein la vue, et ensuite, au boulot !

Vous connaissez l’avantage d’être une divinité dans ce genre de cas  Bon nombre de personnes obéissent aveuglément, se créer une  suite de courtisans et une belle !  On rajoute à cela des soldats pour faire une garde rapprochée, on dore le tout, on met en place des cadeaux somptueux en tant qu’invité pour un hôte et on y va !

Alors, pour le physique, de longs cheveux noirs bien coiffés mais laissés libres, de magnifiques yeux bleus, une peau satiné et des vêtements dignes des plus grandes cours européennes et voilà le travail ! Elégant, raffiné, racé même !  Quoi de plus esthétique pourrions nous trouver ? Et en avant Guingamp, comme disent certains humains dans un pays appelé France ! Oh d’ailleurs, excellent souvenir personnel, il avait fait un sacré travail pour cette révolution… du grand art !

Grand sourire, grandes pompes, fanfare, bref, tout ce qui va avec une suite royale (non, pas de Dame ni de Valet, la dame aurait été en trop pour son plan et le valet…. Le valet ne sert à rien !), et on avertis une impératrice de la venue d’un ambassadeur pour de grandes nouvelles, des demandes de faveur, etc. Pas de soucis à la frontière, ils étaient attendus, mais chaque ville semblait, sur son trajet, sombre le temps d’une nuit dans une débauche de nourriture, d’alcool, et de tous les plaisirs imaginables ! Et quelle impression la suite laissait derrière elle ainsi. Non pas qu’il soit en train de conquérir le pays par l’opulence, disons juste qu’il montrait un aspect que le commun ne faisait qu’imaginer. Mais, comme il disaiot, l’impératrice faisait sans dopute aussi bien quand elle rendait visite à son peuple, non ?
Il mit plusieurs jours à arriver dans la capital…. Trois jours avant la date prévue…. Oui, trois jours, c’est une avance énorme quand on attend…

« Majesté, majesté… »

Un petit bonhomme un peu rabougri et grisonnant se hâtait autant qu’il le pouvait pour faire vu son âge. Intendant, il venait relayer la nouvelle aux oreilles de Celle Qui lui permettait de vivre chaque jour au sein du palais à la tête de la domesticité… Il se dépêchait , vouté sur sa canne, jusqu’au pied du trône et, devant les personnes présentes, il se laissa tomber à terre, trop d’arthrite pour s’agenouiller sans trop de complications, cette méthode restait la plus simple.

« Le... le prince du Saint empire du dragon d’occident est déjà là…. Trois jours avant toutes nos prévisions les plus optimistes…. Votre humble serviteur implore votre  pardon pour avoir tant manqué à sa parole… il attend avec sa suite à l’entrée de la ville que l’on daigne lui ouvrir une voie royale jusqu’à vos pieds… »


Il semblait au bord de la crise de larmes, de la crise de nerfs, et surtout, de la crise cardiaque. Parmi les courtisans présents, la rumeur circulait concernant son voyage au sein de l’empire jusqu’ici, au sujet de sa beauté, et tous s’interrogeait sur ses motivations. Selon ce que l’on avait entendu, il avait gardé le titre de prince selon le bon vouloir de son frère quand il avait pris la tête de son pays, à la mort de leur père. Cet empire était mystérieux car personne ne semblait savoir grand-chose dessus, comme s’il venait de si loin qu’il ne fut pas connu hormis des légendes. C’était cela en plus, une légende !

Du vacarme retentit alors que finalement, devant l’allure du cortège, on le laissait, bon gr’é mal gré entrer dans la ville, sans avoir attendu l’accord  de l’impératrice : faire attendre quelqu’un dehors, certes, faire attendre un dignitaire étranger de sang et de lignage prestigieux, c’était fortement déconseillé… alors les gardes avaient ouvert, avant d’en avoir reçu l’ordre, il ne venait pas pour la guerre à en voir la suite, et ce serait dommage que cela se transforme pour rejoindre cette idée, non ?

Une fois bien installé il commencerait à pervertir les mécontents au point de les pousser à comploter ! Et la machine serait en branle !

Journée normale pour Rahemar !
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« Répondre #2 le: Juin 14, 2013, 05:16:11 »

Baissant les yeux sur son intendant, l'Impératrice haussa un sourcil.

« Si vite ? Et bien. Je suppose qu'on peut les faire entrer. Ordonnez à la domesticité de préparer en urgence tous les appartements disponibles du palais. Embauchez-en en ville si nécessaire, mais je veux que ce soit prêt ce soir. »

Elle se leva alors, et parla d'une voix forte :

« Très cher peuple. Veuillez m'excuser pour cette interruption. Je me vois obliger de reporter le reste de ces audiences à une date ultérieure. Soyez assurés de mon affection. En sortant, que ceux qui n'ont pas eu l'audience attendent que mes gardes leur remette une petite bourse. C'est pour vous dédommager de votre déplacement. »

La petite bourse contiendrait 10 Lucra, comme le montra l'Impératrice au Chef des Gardes qui la regardait. Elle descendit ensuite de son trône, et sortit dignement de la salle des audiences. Elle garda son habit solennel (à savoir sa robe de soir gris perle et son manteau de fourrure noire), pour aller accueillir le Prince. Ses cinq frères étaient là, pour une fois. Ils avaient l'apparence de quintuplés. Ils formaient une haie d'honneur derrière elle.

« Le Saint-Empire du Dragon d'Occident... N'était-ce pas une légende, chère soeur ? »
« C'est ce que je croyais, jusqu'à il y a quelques jours. »
« Où est situé ce Saint-Empire ? »
« Personne ne l'a jamais su. N'est-ce pas chère soeur ? »
« C'est exact. J'ai hâte de voir à quoi ressemble ce Prince... »

Ses frères continuèrent à parler entre eux, de façon télépathique, tandis qu'ils gardaient un air impassible et dangereux. Si quelqu'un tentait de faire du mal à leur soeur, il le sentirait passer. Et pas seulement avec les Commandants des Cinq Légions. Toute la suite de l'Impératrice réagirait.
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Rahemar
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« Répondre #3 le: Juin 16, 2013, 09:36:20 »

Bon, allez, quelques mètres et ce serait le palais !  Il était bau ce palais en effet, il trouvait qu’il avait beaucoup de l’allure, mais bon, il avait fait en sorte qu’il y ait aussi bon nombre de splendeurs plus exotiques dans sa suite. En effet, son principal but était d’impressionner cette peuplade, pas de leur laisser penser qu’ils n’étaient visités que par des traines misères !  Non, ce serait inacceptable. Alors en grandes pompes que diables.

Au milieu des danseuses, des gardes royaux, des éléments armés, des courtisans, se dressait une sorte d’énorme lézrd à la preau similaire à celle du cuir, d’une couleur brune tirant sur le rouge, voir par endroit sur les couleurs flammes. S’il avait eu des ailes on l’eut pris pour un dragon, mais il n’en était rien. Sur le dos de cet animal, il y avait Une sorte de tente dans les teintes vertes, un vert sombre, similaire à celui des aiguilles de sapin, et au milieu de cette tente dont trois rabats sur quatre avaient été relevés, se tenait un homme, assis. Il portait une tenue exempt de pierres précieuses, oh, certes, il y avait quelques fils d’or, mais en fait la principale chose remarquée était celle qui pendait derrière sa tête, en effet, une longue mèche de veux lui descendait autour de la taille et lui faisait une sorte de ceinture sous forme de cheveux noirs de jais tressés avec des minuscules morceaux de jade utilisés comme des perles.

Un serviteur le guida jusqu’à la salle d’audience avec déférence, et il descendit de son imposante monture d’un simple saut, comme s’il n’avait fait qu’un petit bond, il claqua la langue et le mastodonte se coucha là où il était. Cette créature était domptée dans des pays très éloignés. Puis, il fut suivi par deux serviteurs et trois hommes qui, bien qu’ils ne portent pas d’armure étaient des gardes du corps personnels (ou pseudo gardes du corps, ressemblant plus à tueurs étant donné leur arme : de longues dagues effilées, lames à nue  contre leur torse nu.

Il entra dans la salle d’audience en se faisant annoncer une dernière fois et se dirigea avec à peine un regard sur les gens alentours, des pécores sans intérêts, vers le trône où trouvait sa majesté la future ex-reine ! Il ne s’inclina pas mais porta ses doigts à ses lèvres, main ouvertes, puis à son cœur, et sans faire de génuflexion, puis, paume vers le haut, il tendit sa main vers la souveraine en penchant légèrement le buste, mais pas la tête :  il ne la lâcha jamais des yeux cette femme impératrice. Un petit éclat blanc illumina sa main mais ce fut tout. Alors il parla.

« Que la bénédiction du dragon vous offre sagesse et ne fasse jamais vaciller le trône sous votre séant, que vous puissiez toujours régner sous Sa Grande et Miséricordieuse protection. Puisse-t-Il être votre bras guerroyant, comme votre main guérisseuse. puisse-t-Il être à la fois votre cœur généreux et votre esprit sagace ! Qu’Il fasse venir sur votre empire les bienfaits de l’éternité et en votre sein une descendance solide et loyale à vos idéaux ! Puisse-t-Il vous autoriser à régner tant que vcous serez digne de Lui ! »

Pendant ce discours, les accompagnants du prince s’étaient jetés à même le sol, comme si c’était la seule  façon de montrer sa foi et son respect au dragon comme à son sang. Enfin de manière plus « classique » dirons nous, le « prince » finit par reprendre la parole après un léger temps de pause qui devait passer pour craintive et respectueuse du dragon évoqué !

« Je suis le prince Dahmer du Saint Empire du Dragon d’Occident ! Et c’est un honneur au nom de mon père et de mon frère, un honneur au nom du sang du dragon de vos rencontrer, votre altesse ! »

Il tendit la main et on ouvrit un coffre porté par deux serviteurs, quand ils l’ouvrirent ils purent voir qu’à l’intérieur, une créature écailleuse et ailée -  un dragon ou une vouivre, enfin, un bébé bien sur -  se tenait rempliée à là, on voyait son ventre se soulever jusqu’à ce que l’un des serviteurs l’égorge, l’éventre et prélève le cœur, intact, encore chaud et battant dans ses mains. Incliné bien bas il le tendit au prince qui le rompit de ses mains et sous le hoquet de certaines des personnes présentes, non membres de sa suite factice, il en mangea une partie et rendit l’autre au serviteur, qui, sans se soucier disconvenances ou traditions propres à ces terres, apporta le cœur, restant courbé bien bas, à l’impératrice.

« Que ce cœur, sang de mon sang, partagé entre égaux soit à la fois celui qui réconcilie les ennemis et rapproche les amis. »

Le plus dur était pour elle, en effet, il s’agissait de savoir si l’impératrice montrerait son respect pour l’étranger ou lui ferait remarquer l’absence de protocole lucrétien employé, l’offense était quelque qui était à éviter, mais après, certains ont de l’égo, d’autres pas ! et certains savent faire la part des choses, et pas d’autres.
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« Répondre #4 le: Juillet 08, 2013, 04:07:51 »

Il est vrai que l'arrivée du Prince et de sa suite était impressionnante. Mais l'Impératrice ne se laissa pas leurrer. Toute cette magnificence devait certainement cacher quelque chose. Et le premier point qui lui déplut, de prime abord, ce fut le manque de respect des convenances qu'il existait. Elle masqua soigneusement son déplaisir, si bien que personne -hormis ses frères qui la connaissait bien- ne s'en rendit compte. Elle considéra, les lèvres légèrement pincées, les sujets du Prince qui s'étalaient au sol. Il était tellement vénéré qu'il devait sans doute souffrir d'un complexe de supériorité. Elle pensa qu'il était de ceux qui se prennent pour des dieux.

Néanmoins, elle fit bonne figure et cadenassa ses premières impressions pour rester impassible et courtoise.

Elle ne put retenir un frémissement, malgré tout, en voyant le sort du jeune dragon. Pauvre bête. Elle réprima aussi un haut-le-coeur en voyant le Prince ingérer une moitié de l'organe encore battant qui venait d'être extrait de la cavité thoracique de la bête. Le pire restait à venir cependant, parce que le serviteur apporta l'autre moitié à l'Impératrice pour qu'elle fasse la même chose. Elle sentit ses frères se raidir, derrière elle, et elle bougea les doigts pour leur ordonner de rester tranquilles.

Rassemblant ensuite son courage et sa fierté, elle esquissa un sourire courtois et accepta l'offrande. Elle prit l'organe entre ses doigts, réprimant un frisson de dégoût, et le tint bien haut pour que tout le monde le voit. Le sang coulait sur ses doigts pâles, filant entre eux, et venant glisser en rigole le long de ses bras. La texture chaude du coeur qui tressaillait légèrement entre ses doigts lui donna la nausée. Mais elle baissa finalement le bras, et porta l'organe à ses lèvres. Ses yeux se fixèrent sur le Prince. Elle le regarda au moment où elle ouvrit les lèvres pour croquer dans la moitié de coeur qu'elle avait. Elle le regardait encore tandis qu'elle mâchait et avalait pour reprendre une bouchée. Et elle le regardait toujours lorsqu'elle déglutit sa dernière bouchée, réprimant la nausée qui menaçait de la submerger.

Quand elle eut tout fini, le silence régnait. Tout le monde attendait la suite. Allait-elle vomir ? Beaucoup le craignaient, malgré la confiance qu'ils avaient en leur souveraine. Et finalement, quand elle ouvrit la bouche, ce ne fut pas pour régurgiter.

« Qu'il réconcilie les ennemis et rapproche les amis...
- Soyez le bienvenu en mon Empire, noble Prince Dahmer. J'espère que votre séjour vous sera agréable.
- Vous êtes cordialement invité à loger dans mon palais, vous et votre suite. Mais pourrions-nous nous entretenir en privé auparavant ? »


Elle faisait une pause entre chaque phrase, pour que leur sens soit bien compris de tous. Elle insistait sur certaines syllabes, et parlait d'une voix posée. Son apparence hiératique ne laissait filtrer aucune émotion. Elle sentait déjà que tous les membres de sa cour étaient assez tendus par cette entrée en matière du Prince. Il lui fallait à tout prix garder le contrôle, où bien certains se croiraient obligés de faire comprendre au Prince et à sa suite qu'on respectait les traditions des pays dans lesquels on passe.
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Rahemar
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« Répondre #5 le: Juillet 09, 2013, 09:17:13 »

Il attendait, se demandant quelle serait sa réaction, il y en avait deux principales, la première, se plier à ces rites étrangers et montrer son respect aux invités à leur manière, au détriment du sentiment patriotique, et la deuxième, décliner pour des coutumes plus locales, renforçant ainsi le sentiment patriotique au détriment des invités. Au final, il n’y avait pas de bonne solution, il fallait juste trouver ce qu’elle favoriserait et qui elle pouvait se permettre d’offenser. Et ça, c’était un jeu difficile auquel il fallait se livrer avec une délicatesse similaire à celle qui vous permettait de marcher sur des œufs sans les briser !

Finalement, elle mangea le cœur, même si ce ne fut pas  de gaité de cœur sans doute. Il sourit et s’inclina quand enfin elle prit la parole, cette fois ci, il ne la regarda pas, profitant que ses cheveux cachent son visage pour jeter un œil à l’ambiance du côté des courtisans. Oh, c’était l’ébullition, il suffisait qu’il fasse un bon pas pour que ce soit le lynchage de prévu… comme ce serait amusant de voir ce que toute cette histoire donnerait. Oh oui, les complots aillaient aller bon train….

Ses invités, ce n’était que la moindre des choses que d’être traité avec tous les égards dû à son rang !  Il se redressa quand elle finit de parler, mais tout juste, car il se lança dans une nouvelle révérence alors que sa suite se relevait lentement, comme dans une sorte de torpeur commune à tous.

« Je suis votre obligé, votre altesse, car je comprends que mon arrivée trois jours plus tôt que ce qui était prévue puisse quelque peu dérouter et devancer les préparatifs prévus !  J’en suis profondément navré, mais il s’agit d’un acte impulsif et clairement irréflchi. Aussi suis-je doublement votre obligé, et ce sera un honneur de m’entretenir en privé avec vous…. »

Nouvelle courbette avant de revenir sur la fin de sa phrase. En effet, il l’avait laissée en suspend. Là était le moment de savoir jusqu’où il pouvait aller en termes de liberté de comportement et même de liberté de culture plus simplement. Vous n’imaginez pas le temps qu’il avait mis pour tout préparer !

« …Mais je n’en ai pas le droit, et j’en suis sincèrement navré. La coutume de mon pays m’interdit à tout homme qui n’est pas marié de parler en privé à une femme de rang supérieur ou égal au sien n’étant pas une parente à moins de douze degrés sans chaperon. Cette règle a pour but d’éviter que la vertu de la dame et l’honneur de l’homme ne soient souillés par des gestes ou des propos inconsidérés, et que nulle rumeur infamante ne puisse circuler. Ne voyez pas en cela une volonté d’imposer ma culture, aussi, si vous désirez passer outre cette loi, qui au fond est plus une tradition lointaine qu’une véritable loi, alors, soit, je vous obéir, Altesse, car tel sera votre bon plaisir ! »

Il s’inclina de nouveau avant de faire un geste derrière lui et l’on amena un coffret, un autre, qu’il ouvrit et en sortit un étui à parchemin qui reposait sur un écrin de velours. Puis, il s’inclina allant jusqu’à poser un genou à terre, lui, prince de sang, tenant l’étui comme un jeune écuyer tiendrait son épée pendant l’adoubement.

« Avant une quelconque discussion privée, je suis dans l’obligation, sur mon honneur et ma loyauté, de vous remetrtre cette missive de mon frère, sa majesté le régent. Pour le reste, étant sur vos terres, dans votre palais, sous vos yeux, ma vie vous appartient, disposez en comme vous le souhaitez, j’obéirai. »
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« Répondre #6 le: Juillet 16, 2013, 12:28:31 »

Le goût métallique du sang continuait de se faire sentir sur les papilles d'Empress, lui donnant envie de vomir. Elle n'en montrait rien cependant. Comme lors des cérémonies en l'honneur de la Déesse. Elle restait impassible et digne, observant les courbettes du Prince, écoutant ses mots... Elle ne cilla pas non plus lorsqu'il affirma que les coutumes de son pays lui interdisait d'être avec une femme de même rang qui n'était pas une parente, et bla bla bla. Ses frères soupirèrent, dans son dos, mais elle n'en tint pas compte non plus. L'air hautain d'impératrice qu'elle gardait en public ne se fissura pas.

Par contre, elle haussa un sourcil en voyant la missive qu'il était chargé de lui remettre. Elle s'approcha tandis qu'il s'inclinait de nouveau, venant se saisir de ce qu'il lui tendait. Elle était curieuse du contenu, mais elle ne le montra pas. Elle se retourna, revenant à la place qu'elle occupait jusqu'à présent, avant de reposer son regard sur le Prince.

« L'un de mes frères jouera le rôle de chaperon. Et si vous désirez que l'un de vos sujets vienne aussi, je n'y verrais pas d'inconvénient. »

Elle ne lu pas tout de suite le parchemin. Elle le ferait quand ils seraient en privé.

« Avez-vous d'autres convenances à respecter ? Ou bien pouvons-nous nous retirer pour discuter dans toute cette foule ? »

Tout en parlant, elle esquissa un signe de main. Son plus fidèle serviteur s'avança, et une armée de suivants en firent de même, tous prêts à montrer les lieux où allaient résider les invités. Empress n'attendait plus qu'une réponse de son vis-à-vis.
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« Répondre #7 le: Août 25, 2013, 04:46:29 »

Encore une fois, elle était assez obligeante pour accepter. A nouveau. Tant de respect de l’autre au mépris possible des règles de son propre Etat, c’en était presque touchant. Qu’elle ne se gêne pas pour le faire remarquer si il en faisait trop…. Non, elle n’oserait pas... Il se doutait qu’elle serait assez diplomate pour cela. Il savait qu’elle saurait sans doute mettre un terme à une possible future relation diplomatique si cela s’avérait nécessaire ! Il  s’inclina devant son choix. Le chaperon serait donc son altesse le prince. Soit. Il ne désigna pour sa part aucun chaperon, la tradition était satisfaite, si tradition il y avait vraiment… car rien n’était moins sur avec Rahemar…

« Noble Majesté, je remets ma vie entre vos mains et celles de votre frère, puisse-t-il être juge de mon dévouement et de mon plus profond respect à votre encontre.  Il serait impoli que je ne choisisse un chaperon dans ma propre suite, le rang de votre frère aurait été insulta par l’absence de personne étant son égal dans ma suite…. »

Dernière courbette.

« S’il désire vérifier que je ne porterai pas d’arme cachée, il en a parfaitement le droit. Altesse. Mais désormais je vous suivrai si vous désirez cet entretien privé. Si vous préférez la retarder à un autre moment, il en va de même n’hésitez pas à me le dire, et je me présenterai en temps et en heures. J’agirai comme sera votre bon plaisir ! »

Stoïque, il attendait. Rahemar riait sous cape, elle avait déjà accueilli à bras ouverts la plus dangereuse arme qui existait. Le dieu des apparences, des complots, de la trahison, des complots était au sein même de sa cour, et il avait déjà semé la dissension entre deux catégories de personnes si tout se passait bien : les conservateurs extrêmes et les tolérants…. Si ce qu’il avait fait avait suffi au cours des dernières minutes !
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