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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Les geôles de l'Enfer [Slave Prime]  (Lu 2899 fois)
Ephemera
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« le: Février 10, 2013, 02:54:08 »

« Non, ne nettoyez pas... Ces murs sont tellement mieux ainsi. »

Les guerrières et servantes d’Ephemera, des ninjas sombres qui ne parlaient pas, ne contestèrent pas l’ordre de leur Maîtresse, et s’écartèrent silencieusement. Leurs talons claquaient sur le sol des cachots, et Ephemera caressa du bout des doigts la carcasse éclatée évoquant vaguement celle d’un ancien être humain. La Dame des Ombres se tenait dans l’une des salles de tortures de Drakengord, dans des geôles interminables, qui se trouvaient au-dessus de rivières volcaniques qu’on apercevait au loin, en contrebas. Sous Drakengord, il y avait une grotte colossale, abyssale, et des cages pendaient dans le vide, des esclaves ou des cadavres d’esclaves, desséchés par la faim, traînaient ici. Parfois, des harpies s'approchaient, afin de grignoter quelques morceaux. L’endroit était un lieu de souffrance perpétuelle, et Ephemera s’amusa à caresser les organes du corps, qui pendouillaient sur lui, quand ils n’étaient pas étalés sur le sol. Elle avait laissé deux de ses ninjas jouer avec lui, et elles avaient été plutôt performantes.

Ephemera lévitait légèrement au-dessus du sol, de l’ombre sous ses pieds. Elle rejoignit une autre salle de torture, observant le résultat de ses aiguilles sur le corps d’un homme. Elle avait essayé d’être originale ici, en détachant sa peau de son corps, tenant compte de l’élasticité de la peau, afin de la tendre le plus loin possible avant qu’elle ne se rompe. Il y avait ici et là quelques ratés, des traces de sang, mais, dans l’ensemble, le corps était bien maintenu, retenu par une série de pointes en acier et de ficelles, formant une toile tout autour de lui. La semi-vampire se rapprocha de lui, observant son corps à travers ses yeux inexistants. Elle pouvait sentir sa douleur. Il vivait toujours, et c’était tout ce dont elle avait besoin de savoir. L’une de ses mains vint sensuellement caresser la joue de l’homme, glissant sur sa peau tendue. Les gémissements et les sanglots qu’elle entendait étaient exquis. Il y avait un peu de tout ici : humains, démons... Il y avait tellement de gens à torturer en Enfer ! C’était d’autant plus gratifiant que l’Enfer ne perdait jamais en population, ceux qui mourant ressuscitant en Enfer, ailleurs. Il y avait donc toujours des gens à torturer, que ce soit par plaisir, ou pour devoir interroger les gens pour le compte des barons et autres seigneurs infernaux lui amenant des prisonniers.

La Reine des Ombres passait ses journées ici, dans les cachots, se déplaçant parmi les nombreux prisonniers, nourrissant ceux qu’elle voulait vraiment torturer, laissant les autres se nourrir entre eux, ou sur les animaux qui passaient par là, comme les rats, ou autres créatures peu attirantes. Ce qu’elle adorait surtout, c’était mettre ensemble plusieurs prisonniers, les laisser s’affamer mutuellement, jusqu’à ce qu’ils s’entretuent. Quand elle se rapprochait des cellules, et voyait ces individus en train de grogner entre eux, de dévorer un cadavre, elle ne pouvait s’empêcher d’être admirative. La faim... Une torture simple, mais tellement efficace. En tant que vampire, elle le savait mieux que quiconque. Quand la faim s’imposait en vous, on devenait capable de tout. Elle s’approcha d’une cellule commune, avec de nombreuses cellules, et frotta l’une de ses mains contre les barreaux des nombreuses cellules, jusqu’à s’arrêter devant une cellule comprenant quatre prisonniers en haillons, poussiéreux. Elle tourna la tête vers eux.

« Battez-vous. J’accorderai la liberté à celui qui aura survécu. Si vous refusez, je vous enfermerai dans mes vierges de fer. »

Les prisonniers ne tardèrent pas à obtempérer, utilisant des cailloux traînant dans les geôles pour se fracasser entre eux. Elle les observa silencieusement, et le dernier réussit à tuer l’autre en l’étranglant férocement, ses ongles pointus s’enfonçant dans sa peau. Ce faisant, il se releva, et Ephemera ouvrit la cage, alors que l’homme s’avança, boitant. Un sourire sur les lèvres, Ephemera caressa sa joue, avec une tendresse infinie.

« Mes félicitations, te voilà libre. »

Et disant cela, elle replia son bras, et enfonça dans le ventre de l’homme l’une de ses lames rétractables à ses poignets. La lame transperça l’homme de part en part, l’éventrant, alors qu’elle le leva. Elle voyait le visage de l’homme se tordre de douleur, tandis que son sang se mit à couler sur son corps. Elle déploya son autre lame, et trancha le corps rachitique en deux, au-dessus de la première lame, répandant le cadavre sur le sol. Un morceau de son corps roula dans une autre cellule. Sa main, visiblement. Elle offrirait de quoi manger aux autres prisonniers. Ephemera se retourna ensuite.

A Drakengord, c’était une journée normale. Le château était entouré de rivières volcaniques, de geysers. C’était une ambiance noirâtre, sombre, avec de hauts murs. On y entrait par d’énormes pont-levis décorés, à droite comme à gauche d’individus empalés, de cadavres pourrissants.
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Slave Prime
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« Répondre #1 le: Février 10, 2013, 09:57:16 »

Drakengord. Pour ne rien cacher, j'aurai préféré ne jamais avoir à y mettre les pieds. Bien que serviteur de la seule Maîtresse des Enfers qui pouvait prétendre réellement à ce titre, je ne restais qu'un humain et je ne prenais aucun plaisir particulier dans la mutilation et les sévices abusifs, de ceux qui retournent le coeur et ne laissent qu'un sentiment de dégoût. Si j'avais déjà eu à torturer ? Oui. Je me livrais à toutes les bassesses imaginables si je considérai qu'elles pouvaient servir ma Lady, mais le plaisir n'était pas au rendez-vous ni même un but en soit. Lorsque je prenais plaisir à maltraiter, c'était lors d'ébats intimes dépravés. Enfin, qu'importait ?
En vol stationnaire à une trentaine de mètres du sol, les bras croisés et le regrd fixé sur l'architecture sinistre de la citadelle, je me remémorais les raisons de ma venue dans un endroit que j'avais toujours pris soin d'éviter. L'idée avait été simple : livrer aux bons soins de la maîtresse de Drakengord des opposants à ma Reine. Pas pour les tuer, mais pour les torturer et les garder en vie avant de revenir les chercher et de les renvoyer chez eux afin qu'ils délivrent un message clair et concis. Oh, certain démons au service de ma Maîtresse auraient très bien put s'en charger, oui. Mais d'après les rumeurs infâmes qui courraient sur Drakengord, les méthodes employées dans la citadelle faisaient même frissonner les pires démons. Aussi le message n'en serait il que plus percutant... Je me devais donc de le vérifier.

Je redescendis finalement à hauteur du sol, me posant sur l'un des ponts-levis que je passais d'un pas décidé, n'arrêtant pas mon attention sur la décoration où l'odeur de chair pourrie qui me prenait à la gorge. Je fronçais un peu les sourcils, renforçant mon air déjà bien peu avenant, et pénétrais au coeur du monstre. Je n'avais rien du démon et portais fièrement ma tête humaine, haute et fière. Mon corps était nimbé d'un léger halo d'énergie rougeâtre qui m'avait protégé des conditions de vie de l'extérieur et à présent qu'il s'évanouissait, les lignes écarlates de mon costume renaissaient et pulsaient à nouveau, mon emblème visible sur ma poitrine. Que cette partie des mondes inférieurs sache que j'étais là, qu'elle me redoute ou qu'elle tente de me mettre au pas. Que tout Drakengord braque son regard vitreux sur moi tandis que j'évoluais dans les travées aux pavés sales et poisseux, le bruit de ma marche disparaissant dans les râles d'agonie et de douleur.

Des ombres se mouvaient sur mes côtés, derrière moi. Silencieuses, prédatrices. Possiblement le comité d’accueil. Parfait, l'idée de chercher cette "Dame des Ombres" dans toutes les cellules de ce trou à rats puant me dégoûtait à l'avance. Je m'arrêtais donc, le regard fixé au loin tandis que ma voix résonnait, dure et assurée.


- Plutôt que de perdre votre temps à penser pouvoir m'atteindre, allez quérir votre maîtresse, Ombres. Qu'elle se présente à Slave Prime dans l'instant, ou je réduirais en poussière chaque pierre de son domaine. OBÉISSEZ !

Mon ordre résonna un instant avant de se perdre dans les couloirs. Que ces créatures n'aient pas l'idée de penser que je joue de prétention : si j'avais à attendre trop longtemps, j'emporterai Drakengord dans un souffle dévastateur.
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Ephemera
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« Répondre #2 le: Février 10, 2013, 12:19:18 »

Ephemera continuait son inspection des geôles. Il était important de stimuler l’envie des prisonniers de s’évader, et, pour cela, il existait plusieurs techniques que la Dame des Ombres mettait en place. Pour commencer, une bonne ambiance. La peur était le moteur le plus efficace. Elle gouvernait depuis toujours les rapports sociaux, que ce soit pour les espèces dites civilisées, que pour les animaux. Il était donc important de placer les prisonniers dans un état de peur constant, et, sur ce point, Ephemera pensait s’en être plutôt bien sortie. Il fallait ensuite offrir des objets qui pouvaient donner l’impression aux prisonniers de pouvoir s’en sortir : des cailloux à utiliser sur les geôliers, des objets, des outils. Bien que les prisonniers se dévoraient entre eux, il arrivait parfois que certains s’associent, pour tenter une mutinerie. Il arrivait même aussi qu’Ephemera laisse délibérément les prisonniers s’enfuir. Il n’y avait qu’un seul moyen de s’évader : descendre par un escalier en colimaçon menant dans les souterrains de Drakengord, au milieu des rivières volcaniques. Ce droit de grâce, elle l’accordait d’ailleurs assez facilement, car elle savait que, sous Drakengord, des dangers encore plus grands rôdaient. Si les fuyards n’étaient pas dévorés par les harpies en tentant de descendre, ils étaient happés par les monstres vivant sous terre, monstres qui se nourrissaient des nombreux cadavres que Drakengord produisait. C’est dans des lieux comme cette prison qu’on comprenait mieux pourquoi bien des démons fuyaient les Enfers pour rejoindre les plans inférieurs.

La Dame des Ombres perçut la présence d’un visiteur, ce que ses gardes lui confirmèrent. Pas les ninjas, mais des femmes qui, elles, avaient le droit de parole, parce qu’elles ne s’étaient pas tranchées la langue : les Crécerelles.

« Un visiteur est arrivé, Maîtresse. Un humain... Particulier.
 -  Réclame-t-il vengeance ?
 -  Il désire vous voir, Maîtresse. Il répond au nom de Slave Prime. »

Ephemera n’eut qu’une brève hésitation. De sa voix sombre, empreinte d’ombre, elle décida d’aller le voir. Les visiteurs étaient particulièrement rares à Drakengord, et ceux qui venaient étaient généralement des clients, désirant, soit entreposer des prisonniers, soit voir dans quel état ils étaient. La Dame des Ombres disparut dans une volute d’ombre, se téléportant, pour arriver devant l’humain. Un humain curieusement habillé, avec un « S » rouge sombre qui éclairait sa poitrine. Une curieuse forme de décoration, mais elle n’allait pas se formaliser pour si peu. Après tout, on était en Enfer, et elle portait bien une tenue des plus originales. A travers sa vision d’Ombre, elle pouvait sentir son pouvoir, son arrogance, mais aussi d’autres choses. Une chose était sûre : elle ne reconnaissait pas le sang de cette créature. Elle ne l’avait jamais vu auparavant. Que dire de son nom ? Un esclavagiste ? Il en existait aussi dans les Enfers, et certains faisaient affaire avec elle. Cependant, il était rare qu’un humain vienne la voir.

Il se tenait dans l’un des couloirs de la partie supérieure de Drakengord, celle qui était la plus vivable possible. Ici, les hurlements des suppliciés formaient un simple écho, un léger murmure perceptible par moments, et les couloirs, longs et étroits, étaient relativement vides, ornés de quelques décorations sobres. Il n’y avait guère que dans quelques salles qu’on trouvait les traces de la prison, notamment la salle de banquet, ou la chambre de la Dame. Les servantes d’Ephemera étaient également dans cette partie, et étaient, de loin, ce qui était le plus sympathique ici, puisqu’il s’agissait de simples esclaves, qui subissaient un traitement bien moins extrême que les suppliciés. Après tout, elle ne cherchait pas à les torturer, simplement à s’en servir pour obtenir du plaisir.

« Je vous souhaite la bienvenue... Slave Prime, glissa Ephemera en s’approchant, des volutes d’ombre enveloppant le bas de son corps. Je suis Ephemera, Dame des Ombres, et responsable de Drakengord, depuis la regrettable mort de mon défunt mari. »

Ephemera enchaîna rapidement :

« Personne ne vient par erreur à Drakengord. Qui êtes-vous ? Et que désirez-vous ? »
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« Répondre #3 le: Février 10, 2013, 01:00:48 »

Dos au mur, bras croisés et l'une de mes jambes appuyée contre les pierres qui me servaient de support, j'attendais. La chienne régnant sur cette porcherie à l'odeur âcre et persistante pensait-elle que j'allais visiter ? Prendre la peine de parler à quiconque ? Peu m'importait sa vision de l’accueil, en vérité. Peu m'importait son identité, également. Au fond, je n'attendais qu'un simple prétexte pour rayer Drakengord de la carte diabolique et j'en venais à espérer que cette "Dame des Ombres" ne prenne pas en considération mon désir de la rencontrer, qu'elle m'envoie une garde quelconque me régler mon compte. Rien n'aurait su me faire plus plaisir en cet instant que de me déchaîner un peu entre ces murs, mais l'arrivée de la Dame coupa court à mes espérances.
Lorsqu'elle se présenta et me souhaita la bienvenue, je quittais mon mur pour me dresser face à elle, la regardant dans les... Non. Pas dans les yeux. Cette créature n'en avait pas, ses orbites d'un noir sinistre semblant pourtant voir parfaitement clair. C'était une drôle de sensation, indéfinissable et persistante. Il ne faisait aucun doute que si je n'avais pas vécu aussi longtemps dans les Plans inférieurs, j'aurai détourné le regard. Serrant les dents un peu plus fort, je soutins sans ciller cette oeillade particulière. Qu'elle me contemple tout son saoul si, comme je le pensais, elle en était capable. Je ne faillirai pas à lui apprendre que Slave Prime ne craignait rien ni personne.

Quand elle évoqua son nom et son poste aux geôles, je ne répondis rien, préférant embrasser d'un coup d'oeil son allure générale. Elle m'évoquait une de ces gothiques humaines qui portaient le noir et le cuir comme de flamboyants atours, estimant que leur aspect particulier les tiennent à l'écart des masses. Sauf que cette Ephemera était assurément dérangeante, chienne au noir pelage à l'aura malsaine. Les ombres qui la nimbaient n'en renforçaient que l'aspect. Elle était un parfait reflet, à mon sens, d'un des visages de l'Enfer.


- Je sers Lady Death, geôlière. Je suis son esclave et son envoyé. Je suis venu jusqu'à votre... je retins un mot incisif et repris. Inutile de la provoquer, du moins pour l'heure. Repaire pour vérifier sa réputation afin de savoir si les opposants de ma Dame auraient entre vos mains les traitements qu'ils méritent.

En quelques pas, je me rapprochais d'elle et ma main vint se poser sur sa joue. Du revers de mes doigts, je lui accordais une vague caresse avant de m'écarte pour évoluer un peu dans le couloir dans lequel nous nous trouvions avant de finalement me retourner dans sa direction.

- Les vassaux de ma Dame murmurent le nom de Drakengord avec crainte, en regardant par-dessus leurs épaules pour s'assurer que la Dame des Ombres n'est pas sur le point de les emporter. Un sourire à l'accent dédaigneux plus tard, je continuais. En ce qui me concerne, je pense que tout cela est surfait et je suis déçu que les vomissures de l'Enfer craignent une simple prison. De mon avis, vous êtes une caricature aux traits maladifs qui possède toutefois un don certain pour sa... hm...propagande.

Le sourire que je présentais s'élargit un peu. Nous étions en Enfer et les convenances n'étaient pas les mêmes que partout, sans compter que mon pouvoir pouvait me permettre d'assumer très facilement mes propos même injurieux. Revenant vers elle, je me postais dans le dos de la Dame des Ombres.

- Montrez moi moi que j'ai tort si c'est le cas, Ephemera des Ombres. Soyez assurée que pour ne pas salir le nom de ma maîtresse, je saurais ravaler mes insultes et mes préjugés si cela s'avère justifié. Peut-être même vous laisserai-je tenter de punir mes affronts, qui sait ? Slave Prime sait s'agenouiller, après tout. Mes mains glissèrent sur ses hanches tandis que j'approchais mes lèvres de l'une de ses oreilles, ma phrase s'achevant dans un souffle. Mais si vous me décevez, ma chère, je prendrais soin de sévir. Je ne suis pas expert en meurtrissures, mais je ne doute pas que vos prisonniers sauront stimuler mon imagination.

La menace ne sonnait pas creux, loin de là. En fait, elle résonnait comme la promesse d'un futur certain et immédiat. Un humain, aussi puissant qu'il pouvait prétendre l'être, n'aurait jamais survécu en Enfer en se contentant de paroles.
« Dernière édition: Février 10, 2013, 01:12:27 par Sentinel Prime » Journalisée

Ephemera
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« Répondre #4 le: Février 10, 2013, 02:22:57 »

Ephemera avait senti une légère ondulation du sang de l’homme en la voyant. Elle retint un sourire, comprenait qu’il était surpris de la voir. Ce n’était pas étonnant : voir une femme avec des yeux crevés, c’était toujours un spectacle inattendu. C’était bien un sang d’humain, fort et vigoureux. Il se présenta comme étant l’esclave de Lady Death. Elle ne dit rien, se demandant qui était cette femme. Slave prime, Lady Death... Des noms new age, indéniablement, inutilement pompeux et prétentieux, à l’image des puissants démons qui, crânement, prétendaient contrôler les Enfers. On était passé de Perséphone à Lady Death. Même les Enfers ne respectaient plus les traditions. Heureusement qu’il existait encore des places comme Drakengord, où la souffrance retrouvait toute son importance. La Dame des Ombres se faisait cette solitaire réflexion, les menaces de l’homme la faisant plus rire qu’autre chose. Aussi fort soit-il, il restait un vulgaire humain à ses yeux, un primitif. Son père, Kagan, avait voulu tous les éradiquer, car il les trouvait faibles, inaptes, sans intérêt. Un point de vue qu’elle partageait en partie. De plus, c’était un esclave. La lie de la lie. Qu’il remette en doute la réputation de Drakengord, taxant Ephemera de faire de la « propagande », aurait probablement du l’énerver, mais il n’en était rien. Elle le trouvait juste pathétique. Un petit esclave frustré qui se rabattait sur les autres dès qu’il en avait l’occasion. Il remettait en doute son honneur, ignorant probablement que, pour Ephemera, l’honneur était un concept creux. Elle le laissa se coller dans son dos, ses mains curieuses glissant sur le corps attirant et élégant de la Dame. Elle sourit, un léger rictus, devant sa menace, et s’écarta de l’homme en se téléportant, l’enveloppant d’ombres, approchant sa bouche de sa nuque, posant pendant une ou deux secondes ses canines sur sa peau, avant de s’écarter à nouveau, aussi facile à toucher qu’un courant d’air.

« Les mots sont du vent, esclave, lui répondit Ephemera, indiscernable, formant des courants d’ombres constants La réputation de ma prison ne vient pas de moi, mais de ceux qui la répandent, des nombreux démons qui viennent demander mes services et mes geôles. »

Il ne l’impressionnait nullement. L’homme était plus fort qu’elle, elle pouvait le sentir, mais elle avait déjà triomphé d’ennemis plus redoutables qu’elle. Son défunt mari, par exemple, ses anciennes sœurs, à l’époque où elle n’était encore qu’une vampire. Ephemera était vicieuse, reconnaissant volontiers être une vraie salope.

« Tu m’amuses, humain, représentant d’une race faible. Pour ça, je vais te montrer le cœur de Drakengord... Et, avec un peu de chance, tu te contenteras simplement de voir sans participer. »

Ephemera réapparut alors, comme si elle sortait du mur, à côté de l’homme, et s’avança, lévitant au-dessus du sol. Elle traversa le couloir, bifurqua sur la droite, et s’approcha d’un étroit escalier en colimaçon, étouffant, et sombre, éclairé par quelques faibles torches. Sans rien dire, elle descendit, et atteignit ainsi les souterrains. Remontant de l’escalier, on pouvait entendre les soupirs des damnés. L’escalier menait à une sorte de pont suspendu au-dessus des cachots. Ces derniers formaient une espèce de curieuse structure sans mur extérieur, le long d’une espèce de montagne. Le plafond comprenait les fondations de Drakengord, d’énormes piliers de pierre s’enfonçant ici et là. Des chaînes pendaient en l’air, et Ephemera posa ses pieds sur le pont suspendu. La couleur dominante n’était clairement pas le noir, mais le rouge. La lumière émanait surtout des rivières volcaniques en contrebas.

« La prison de Drakengord » énonça-t-elle simplement.

Des cages pendouillaient dans le vide, retenues par des chaînes au plafond. Elles étaient étroites, et Ephemera tourna sa tête vers l’une des cages, où un prisonnier se battait avec des harpies, les repoussant. Elles revenaient toutefois fréquemment à l’assaut, le déchiquetant un peu.

« Tous les prisonniers ne subissent pas le même sort. Beaucoup sont ici simplement pour mourir dans les meilleures conditions, mais les prisonniers de marque, ceux qui doivent survivre, sont entreposés dans des endroits où les autres ne risquent pas de les dévorer, et où ils ne seraient pas tentés de se dévorer eux-mêmes pour mettre fin à leurs jours. »

Ephemera observait les différentes cages suspendues avec un certain ravissement.

« N’êtes-vous pas fasciné ? En tant qu’humain, vous devriez l’être. L’humanité a toujours été un rival, dans ce qui concerne l’art d’infliger la douleur. Vous devriez d’ailleurs reconnaître des figures connues, car certains des procédés infligés à Drakengord proviennent directement de vos congénères. La seule différence, c’est que je ne prétends pas apporter la foi. »

La Dame des Ombres avait un peu honte à l’admettre, mais il fallait bien dire qu’en la matière, elle utilisait beaucoup des techniques très diverses inventées par l’Inquisition au fur et à mesure des siècles.

« Le spectacle des damnés hurlant à l’unisson... Voilà ce qu’est l’Enfer : le lieu du regret. En souffrant, ils comprennent ce qu’ils ont perdu, et qu’ils ne pourront plus jamais retrouver. »
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« Répondre #5 le: Février 10, 2013, 03:56:50 »

Ainsi, son titre de Dames des Ombres n'était nullement un effet de style. Elle disparut d'entre mes mains en laissant voleter autour de mon corps quelques volutes ténébreux. Je n'eus que rapidement le temps de sentir le baiser délicat et léger de canines effilées avant que celui-ci ne s'efface. D'accord, la demoiselle était donc une infante des limbes croisées avec un courant d'air. Amusant petit résultat d'une éprouvette maléfique, donc je ne doutais pas qu'elle était encore plus pourrie à l'intérieur que nombre d'autres. Une putain ombreuse qui se pensait probablement insaisissable et inattaquable. Cela fit revenir mon détestable sourire, sans compter que ses mots ne firent absolument rien pour le faire disparaître. Pensait elle me rabaisser en évoquant mon rang ? Crétine. J'avais choisi ma place et l'appréciait, portant mon nom comme un honneur. Servir ma Maîtresse était un plaisir chaque seconde renouvelé et rester enchaîné à elle la meilleure chose qui pouvait m'arriver.

- Sois prudente, geôlière. Certains vents soufflent les ombres. Quant à ces démons que tu évoques.. Ah ! Leurs langues sont plus chargées de mensonges et de prétention que la tienne ne l'est de foutre.

Nous en étions donc à échanger quelques mots d'amour. La situation n'avait rien de surprenant ni même de réellement alarmant, toutefois : si affrontement il y avait dut avoir, la prison aurait depuis longtemps déjà résonné de la fureur d'une bataille. C'était encore un simple échange de politesses, durant lequel aucun de nous ne pouvait se permettre de céder la place à l'autre. Une certaine forme de respect s'instaurait alors, reposant sur un fragile accord tacite qu'il serait aisé de briser pour chacune des parties en présence.

- C'est toi qui s'avère amusante. Penser que tu pourrais me forcer à participer à tes amusements... Seule ma maîtresse pourrait éventuellement m'y convaincre. Mais montre moi. Je suis là pour cela, après tout. Je verrais si il y a matière à réviser mon jugement une fois que tu auras joué les guides, démone.

Elle sortit de l'ombre à mon côté comme un diable hors de sa boîte et entama le chemin sur lequel je lui emboîtais le pas. Bras croisés, voletant à quelques petits centimètres du sol et éclairé d'un léger halo rouge, je la suivis à travers les premiers couloirs de ce dédale. Sans un mot, nous nous enfonçâmes dans les ténèbres jusqu'à ce que celles-çi ne nous recrachent à la lumière des tréfonds de Drakengord, avec laquelle j'avais la particularité de m'accorder. Bah. Ephemera me présenta la prison alors que je contemplais déjà ce paysage particulier et oppressant, dans lequel la mélopée des souffrances se mélangeait au tintement clair des chaînes supportant les cages qui se balançaient mollement au-dessus des flots charriant soufre et magma. Quel spectacle... Une vision de l'Enfer tout à fait humaine qui répondait à quelques poncifs ancrés dans l'imaginaire de la "race inférieure". A la vue de cet endroit au ciel obscurcit habité par les harpies, je ne pus que repenser à quelques passages de la Divine Comédie. Dante Alighieri avait il séjourné un temps en Drakengord ? La pensée me laissa rêveur et un cri déchirant de prisonnier aux prises avec les serres meurtrières de ses tortionnaires volants me rappela à l'ordre.
Le discours d'Ephemera ne me surpris pas vraiment. C'était une philosophie embrassée sur les terres de ma maîtresse et le traitement de nos prisonniers n'était nullement différent. Quoique je n'avais pas souvenir que nous en ayons jamais laissé certains s'entre-dévorer, il était vrai.


- Fasciné ? Non. Les délices de la torture ne m'ont jusque là jamais attiré et je préfère les morts rapides et implacables. C'est plus... humain. Épargnez moi le couplet de la faiblesse, gagnons du temps et gardez votre salive.

Je m'envolais de trois petits mètres pour me mettre au niveau de la première cage venue, pendante au-dessus du pont et de nos têtes. La harpie qui y était s'envola en hurlant sa frustration et sa colère d'être dérangée, mais fût assez maligne pour ne pas contester ma venue. M'approchant des barreaux, je découvris une forme décharnée qui autrefois avait dû être humaine. Sa chair n'était plus que lambeaux sanglants et certains de ses os étaient à vifs, attaqués même par les coups de bec qui les avaient découverts. Son visage était à moitié emporté et commençait à faire le festin de quelques vers qui grouilleraient bien assez tôt et un peu partout sur le sol de ce mouroir, quelques tripes étaient répandues, les sucs se mêlant à la merde que l'homme avait dû laisser s'échapper au plus fort de son supplice. Répugnante vision.
Je redescendis me mettre à niveau de la Dame des Ombres, lui accordant un regard rapide avant que celui çi n'embrasse le reste du paysage cauchemardesque.


- Une façon comme une autre de justifier la perversion d'esprits malades, à mon sens. Mais il est vrai que nous sommes en Enfer et que ce genre de considération est stupide. J'haussais les épaules, revenant à mon hôtesse. Mais ce spectacle n'est qu'une chose courante et nous le savons tous les deux, démone. De ce qu'on m'a rapporté, vous êtes maîtresse dans l'art de la souffrance et de l'agonie et je ne vois ici que du très classique, même pour un pauvre humain. Je veux vous voir à l'oeuvre, vous ou le meilleur de vos vassaux. J'attends d'être convaincu.

Curieusement, l'ambiance m'excitait. Pourquoi ? Je n'en savais rien, mais je sentais clairement la fièvre rampante qui montait peu à peu. Je décidais de mettre cet état de fait de côté, bien que mes yeux s'étaient attardés un peu trop longuement à mon goût sur les seins d'Ephemera et ses fesses alors que je l'avais contournée.
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« Répondre #6 le: Février 11, 2013, 02:50:09 »

L’invité s’approcha de la cage où la harpie était en train de manger. Les harpies étaient par nature couardes, et elle s’écarta de l’homme, s’apprêtant à le revoir juste après. L’homme sembla inspecter l’état du corps, tandis qu’Ephemera croisait les bras. Visiter Drakengord, ce n’était pas courant. Même en Enfer, la plupart des démons préféraient voir les bordels des succubes, qu’une prison infernale. L’individu revint vers elle, toujours aussi hautain, avouant ne pas être impressionné. Elle ne dit rien, sentant que son sang donnait une version plus nuancée. D’infimes ondulations, qui témoignaient qu’il s’emballait. Restait ensuite à savoir comment interpréter ça. Il voulait la voir à l’œuvre, et ça ne la dérangeait pas.

« Allons chercher un prisonnier, alors. »

Elle se mit à marcher, traversant le pont suspendu, qui les amena à l’intérieur de la bâtisse. Il y avait une succession de barreaux donnant dans des cellules sombres, où les prisonniers étaient en surnombre. Ils n’avaient plus rien d’humains, ressemblant à des animaux ayant perdu la raison. Dans plusieurs cellules, ils dévoraient des cadavres, des odeurs difficilement supportables remontant parfois aux narines délicates de la Dame des Ombres. Les moins désespérés levaient la tête vers elle, implorant sa pitié. Elle atteignit un embranchement, et alla sur la gauche, descendant un escalier, atteignant désormais un couloir avec, à gauche, des cellules, et, à droite, un panorama où on pouvait voir quelques autres cages, et, sur des créneaux, des têtes pâles et ensanglantées, les bouches figées en un éternel cri de douleur. Des éléments décoratifs se trouvaient ici et là, des instruments de torture, où des damnés étaient attachés. Un crucifié se dressait devant eux, avec des pointes s’enfonçant dans son dos, un autre était écartelé lentement. Ephemera observait cette souffrance avec délectation. Il était rarissime que des innocents finissent dans ses geôles. Ceux qui vivaient en Enfer y étaient tous pour une raison. Violeurs, meurtriers, traîtres, elle les torturait sans la moindre pitié, ressentant à vrai dire uniquement de l’excitation. Ephemera continuait à marcher, avançant sur un pont. Il y avait des individus pendus en contrebas, maintenus par les bras, suspendus en l’air. D’autres l’étaient par les pieds, et étaient probablement morts, à force de rester la tête en bas.

La cible de la Dame des Ombres était un homme attaché dehors, qui n’avait pas encore été torturé, et portait sur le corps une simple culotte noire en latex, qui avait son rôle à jouer. Il était musclé, et quelques cicatrices anciennes traversaient son corps. Quand Ephemera s’approcha de lui, l’homme releva la tête, des yeux bleus perçants fixant silencieusement la Dame des Ombres.

« Salope », l’appela-t-il simplement.

Ephemera le regarda, penchant la tête, et se rapprocha de l’homme, qui ne cilla pas.

« Tu ne m’effraies pas, petite pute. Là-haut, j’ai terrassé un keyran, j’ai été torturé par un bourreau, et je ne lui ai rien dit. »

Elle se rappela alors qui était cet homme. Un damné, comme les autres, à cette différence près que c’était un guerrier, récemment capturé. Ephemera avait trouvé son cobaye, et posa ses doigts sur son corps, appréciant sa musculature. Il était très bien bâti.

« Tant mieux... Ce n’est pas ta peur que je recherche. »

Elle cessa de caresser sa peau, et le relâcha, avant qu’un lien noir, fait d’ombre, ne s’enroule autour de sa nuque, irritant cette dernière. Une grimace de douleur défila le visage de l’homme. Ephemera se mit alors à marcher, traînant l’homme derrière elle, forcé de la suivre, afin que sa peau soit moins irritée. Fort heureusement, ils n’eurent pas trop à marcher, avant d’atteindre une salle accessible par un escalier. Il y avait, sur le sol, de nombreuses tâches de sang, et divers instruments de torture. Ephemera relâcha le lien retenant l’homme au cou, et poussa ce dernier en contrebas. Il roula le long des escaliers, sans se faire vraiment mal, et atterrit sur le sol. La Dame des Ombres se téléporta devant lui, et le releva, puis le poussa, avant de l’attacher par les poignets à des chaînes fixées au plafond.

« Détache-moi, traînée ! ordonna-t-il.
 -  Shhhhhhhhhhhhhttt... soupira Ephemera en mettant une espèce de collier en cuir dans la bouche de l’homme, la nouant derrière sa nuque. Les mots viendront plus tard. »

Elle caressa alors lentement son ventre, glissant ses doigts le long de ses pectoraux, tandis que ses seins s’enfonçaient contre son dos. Elle fit ainsi descendre ses mains le long de sa culotte, et glissa ses doigts sous cette dernière, afin de lentement le masturber.

« Tu es un homme fort, je peux le sentir... Une belle queue, bien grosse... Les paysannes devaient adorer que tu les violes, hein ? Laisse-toi aller... »

Elle continua à le masturber, et sentit rapidement une belle érection, déformant la culotte. Ephemera retira alors ses doigts, après une masturbation ayant duré quelques minutes, puis tira sur une petite ficelle blanche le long de la culotte. Ce faisant, une série de petites pointes vinrent s’enfoncer dans le sexe de l’homme, contre la partie inférieure de sa verge. Un inaudible gémissement parcourut les lèvres de l’homme.

« Tu sens ces pointes ? Je vais t’épargner la version longue, alors, pour résumer, tant que ton sexe restera dur, les pointes se contenteront simplement de s’enfoncer. En revanche, si la culotte n’est plus déformée, si ton excitation décroît, les pointes s’enfonceront de part et d’autre de ton sexe. Relativement douloureux, je dirais. »

Elle s’écarta de l’homme, qui soupirait, les joues rouges. Ephemera lui attacha alors les jambes avec d’autres chaînes, puis tourna la tête vers son invité.

« Avez-vous une envie particulière ? Ou laissez-vous mon imagination s’exprimer ? »
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« Répondre #7 le: Février 13, 2013, 10:56:52 »

J'hochais simplement et lui emboîtais le pas, voletant toujours à quelques centimètres du sol, bras croisés. Je ne l'aurais pas encore avoué, mais je révisais peu à peu ma pensée sur Drakengord. L'endroit était sinistre et malsain était un mot encore bien pauvre pour commencer à le définir. Je n'étais pas spécialement sensible pour autant, mais ces relents méphitiques de perversion insensée qu'on pouvait renifler à travers toutes ces cages faisait marcher mon esprit à plein régime. Les Enfers ne m'avaient pas épargné jusque là et j'étais rôdé à des spectacles jusque là réservés aux damnés. Ce n'était pour cela qui j'y prenais plaisir ! Peut-être étais-je finalement resté plus humain que je ne l'avais imaginé ? Possible. J'allais devoir veiller à éradiquer ces dernières traces de mon moi "lumineux" pour ne plus laisser que la noirceur de mon âme s'exprimer. Et si Drakengord devait me servir de chrysalide pour cette mue, alors je m'y enfermerai le temps nécessaire.

L'intérieur même de la tour n'avait rien à envier au reste. Le paysage à la décoration morbide se partageait l'espace avec des geôles surpeuplées par des créatures qui n'avaient plus d'humain que des vestiges corporels. Ca sentait la merde, la pisse, la viande pourrissante. Aux gémissements plaintifs se mêlaient les bruits de mastication humide et les râles noyés dans le sang. Un instant, je m'arrêtais devant un de ces mouroirs. Les hommes, nombreux, en violaient un autre avec une bestialité féroce qui m'évoqua instantanément l'animal. Le cul de la victime était ensanglanté à force d'être forcé et entre deux assauts parfois, un des autres prisonniers lui tailladait la chair à l'aide d'un caillou effilé. Les estafilades étaient déjà nombreuses et il me fallut un temps pour comprendre pourquoi la proie ne réagissait d'aucune façon : elle était morte sûrement depuis quelques minutes déjà. Je rejoignis Ephemera lorsque l'un des prisonniers se mit en tête d'arracher de ses dents un long lambeau de chair.
Notre route continuait, me donnant l'impression de visiter une tour de Londres rendues à ses plus glorieuses années. D'ailleurs, tandis que j'observais l'écartèlement, une question passa mes lèvres.


- Beaucoup de vos instruments me rappellent ceux que j'ai pu voir sur Terre à une époque. Qui s'est inspiré de l'autre, au juste ?

Passant les pendus, nous arrivâmes à ce qui me sembla être la seule étincelle de décence restant dans les entrailles de la forteresse. C'était un homme de belle stature, en bien meilleure santé que n'importe quel autre ici, moi mis à part. A son allure, j'aurais pensé à un guerrier et sa façon d’accueillir la Dame des Ombres me le confirma. Sans porter cette pute ombreuse dans mon coeur, je l'avais assez cernée pour savoir que les paroles du guerrier ne seraient que du vent à ses oreilles. Au vu du doit qu'elle laissa courir sur le buste puissant de sa victime, je ne doutais pas que cette dernière soit à son goût. Elle le fit taire et le traîna grâce à un lien noir vers notre prochaine destination, bétail s'en allant à l'abattoir. Le guerrier dévala les escaliers et Ephemera se téléporta en bas des marches, me faisant rapidement la suivre.

Lorsque j'arrivais dans la salle, l'homme était déjà réduit au silence par le cuir qui lui obstruait la bouche. Quant à moi, par jeu je pense, je restais un instant derrière Ephemera. Collé contre son fessier, je lui laissais le loisir -où le dégoût, pour ce que j'en savais- de sentir la bosse légère de ma queue. Ce fut celle du prisonnier qu'elle vint saisir et l'espace d'un instant, je le pris comme une provocation à mon égard. Elle le complimenta tout en le masturbant doucement. Cela ne fit qu'augmenter ma propre érection, ce que ma tenue ne lui empêcha évidemment pas de sentir. Le manège dura un temps, que j'utilisais pour caresser un peu l'intérieur de sa cuisse. J'en étais à entreprendre de remonter lorsqu'elle tira une corde dont je ne saisi d'abord pas l'utilité. Curieux, je cessais mes attouchements pour regarder par-dessus son épaule et découvrir que le sexe de l'homme était la cible d'une sorte de mécanisme qui semblait être inclus dans sa culotte. Vu la déformation qu'empruntèrent les traits de son visage, je pouvais deviner quelle partie de son anatomie avait le malheur d'entamer les "réjouissances".
Les explications me confirmèrent aisément que j'avais raison et je m'écartais d'Ephemera. Je n'aurais sû dire si c'était par prudence ou parce que j'avais l'impression qu'elle se désintéressait de mes actes obscènes envers elle.


Tandis qu'elle s'adressait à moi, je m'installais dans ce que je savais être une chaise de torture. L'assise avait cela de pratique qu'elle me donnait une bonne vue sur la scène, mais c'était bien tout. Ni les liens ni les éventuels pièges installés sur l'instrument n'auraient su m'inquiéter, aussi avais-je pris la peine de m'installer confortablement. Jambes légèrement ouvertes et coudes posés sur les accoudoirs pour me permettre de joindre les mains devant mon visage, je braquais mon regard sur mon hôtesse. Dans ces yeux dont elle était dépourvue.

- Amusez vous donc, Ephemera. J'ai dans l'idée que vous savez prendre ainsi votre plaisir et je n'aurais pas l'indélicatesse de vous en priver.

Mon regard passa sur l'homme. Il me dévisageait aussi, entre deux moments passés à abreuver son excitation comme il le pouvait en dévorant les formes d'Ephemera. Son excitation devait rester intacte, après tout. D'une main tremblante, le guerrier se saisit d'un des seins à sa portée et chercha à le malaxer grossièrement. Qu'avait il à craindre comme punition pour son acte ? Je pense qu'il avait parfaitement estimé la situation et, quand il chercha à déchirer le haut de cuir de la démone, peut-être espérait-il une mort plus expéditive que celle qui lui tendait les bras, bien lointaine.
Ses doigts tremblotants jouaient avec les chairs pulpeuses de deux monts et je m'y connaissais bien assez pour savoir que c'était bien malhabile. Trop pour être plaisant.


- Vous auriez pu avoir la décence de penser à moi, lançais-je, presque amusé. Mais commencez donc, votre amant se languit et quitte à rester spectateur, autant qu'il y ait quelque chose à regarder.
« Dernière édition: Février 13, 2013, 11:03:39 par Sentinel Prime » Journalisée

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« Répondre #8 le: Février 14, 2013, 06:53:24 »

Elle avait senti de deux manières le plaisir de son invité. Elle l’avait senti à travers son sang, cet indicateur tellement parlant pour un vampire, elle avait perçu les délicieuses ondulations de son sang, ainsi que cette espèce de concentration sanguine autour de son sexe, amenant ce dernier à avoir une érection. Il frotta son membre contre ses fesses, ce qui lui permet de réaliser, une fois encore, le plaisir que l’homme ressentait. Il fallait croire qu’il était bien moins humain que ce que son sang semblait dire. Au lieu de l’effrayer, Drakengord l’excitait. Mais comment ne pas le comprendre ? La vue de tous ces damnés, de toute cette souffrance, était un régal constant pour Ephemera. Elle ressortait toujours des geôles avec une forte envie d’aller voir ses servantes et prostituées, et cherchait toujours à essayer de faire preuve d’une certaine originalité dans la manière dont elle torturait. Cet exercice n’était pas facile, car, comme Slave Prime l’avait fort justement fait remarquer, la concurrence était rude chez ces gens qu’elle torturait. Bien plus que leur recherche de l’amour, c’était véritablement dans l’art de la souffrance que le génie humain s’était illustré. L’histoire humaine de la torture était une mine d’enrichissement, la preuve la plus indéniable que l’humain tenait bien plus du démon que de l’ange. L’ironie voulait que ce soit justement les plus « purs » qui aient permis de perfectionner cet art. Inquisiteurs, missionnaires, colons, croisés, tous avaient fait preuve d’un tel savoir-faire que les démons en auraient presque été jaloux. Mais, après tout, pour Ephemera, le christianisme était fondé sur la douleur et la souffrance. Chaque semaine, les croyants priaient devant leur idole : un crucifié. Un torturé. Dans ses symboles elle-même, l’une des principales productions spirituelles humaines était une ode à la souffrance. Bien au-delà des vampires, des orcs, des gobelins, les humains étaient les plus grands rivaux des démons. Ils avaient donc une place toute chaude en Enfer, qui plus est à Drakengord, où l’Enfer prenait sa revanche, récupérait ses droits, rivalisant de cruauté avec les plans inférieurs pour s’arracher la première place du podium. Une funeste et sordide course à la terreur et à la mort.

Oui, elle avait senti l’excitation de son invité, mais le moment n’était pas encore venu de le satisfaire. Elle avait un homme à torturer, et, dans ce domaine, elle était une femme passionnée, qui se dévouait à fond. Voilà pourquoi elle ne fit pas attention à son érection, et préféra, provisoirement, détacher les poignets de l’homme. Ce dernier était suffisamment lucide pour comprendre qu’il ne fallait pas que sa queue diminue, sous peine de voir les lances enfoncées dans sa verge déchiqueter sa peau. Le remède ultime pour forcer un homme à avoir la gaule. L’inverse d’une ceinture de chasteté, en un sens. Slave Prime alla s’asseoir sur un fauteuil qui avait été pensé à tout, sauf pour s’asseoir. Fort heureusement, les piques qui se trouvaient dessus n’étaient pas rétractées. En temps normal, ce fauteuil enfonçait de petits pointes acérées dans les jambes, les bras, et les hanches, avant de se mettre à tournoyer sur elles-mêmes. Les pointes étaient petites, l’objectif étant surtout de préparer le sujet au spectacle.

Elle esquissa un léger sourire quand Slave Prime lui dit d’y aller, de lui offrir un spectacle. Son « amant » était nerveux, et elle pouvait le sentir paniquer. Il s’attaqua à ses seins, essayant de déchirer sa combinaison. Il redevenait cet homme brutal, ce prédateur qui avait sombré en Enfer. Elle se téléporta rapidement, atterrissant derrière lui, et des liens d’ombres vinrent à nouveau immobiliser ses bras, les écartant, tirant douloureusement. Un gémissement parcourut les lèvres de l’homme. Elle aurait pu le démembrer, mais elle n’y tenait pas particulièrement. Ce serait trop rapide. Mais ça lui donna une idée pour la suite, en repensant à l’érection de son invité.

*Pour plus tard... Commençons par préparer celui-ci.*

L’Enfer était le terrain rêvé pour la Dame des Ombres. C’était, par définition, la dimension la plus terrifiante qui existe. C’était un endroit où l’injustice et la cruauté était institutionnalisés, et légitimement répandus. C’était un lieu de liberté, tout simplement, une liberté absolue et pure, où chaque chose était permise, sans craindre les conséquences. Il n’existait aucune autorité suprême digne de ce nom pour fédérer les Enfers et imposer sa version des choses. Le Mal, ce n’était pas la cruauté, ni la souffrance. Le Mal, c’était tout simplement la liberté. Et cette dernière trouvait son plein épanouissement à Drakengord. Elle lui retira le bracelet de cuir l’empêchant de parler. Elle aimait bien opérer dans les cris. C’était comme écouter de la musique. Une délicieuse symphonie, surtout quand, comme elle, sa vision n’était plus ce qu’elle était.

« Ne te débats pas comme ça, petit humain... Croyais-tu pouvoir me baiser comme une pute de bas étage ?
 -  Aaaah... Sa... Salope...
 -  Insulte-moi, si ça peut te faire plaisir… »

Il se tortillait, grognant, ses veines sortant de son corps musculeux. Une vraie montagne de muscles. En Enfer, on ne sort jamais, même en mourant. On se contentait de renaître. Serait-il ici aussi un grand guerrier ? Ou est-ce que son séjour à Drakengord le briserait, et en ferait l’un de ces nombreux damnés errant sans but en Enfer ? Ephemera attendait de savoir. En attendant, elle le laissait respirer un peu, pendant quelques secondes, le laisser penser à des choses douces. Il gémissait et grognait, en sueur, mais semblait tenir le coup. Il bandait bien, et Ephemera continua donc. Elle se dirigea dans un coin de la salle, et alla attraper une arme qui était retenue à un établi contre le mur. Un fouet, très tranchant. Pas le genre de fouet qu’on utilisait dans les bordels pour se féliciter d’entendre les claquements, non, le genre de fouet très effilé, très tranchant. Elle releva son arme, et le fouet claqua, avec ce son si agréable. L’homme poussa un cri de douleur, avant de serrer les dents, lorsque le fouet lui arracha un morceau de peau. Elle leva à nouveau le fouet, et frappa encore, laissant une longue traînée rouge, le bout du fouet se couvrant de sang, alors que les jambes de l’homme se dérobèrent, peinant à le soutenir.

« Bande, BANDE ! s’exclama Ephemera, avant de le fouetter une troisième fois. Allez, mon salaud, pense à toutes ces salopes que tu as défoncé ! Visualise-les !
 -  Raaaah... Sa... SALOPE ! »

Du sang commençait à s’égoutter de sa culotte, et il ferma les yeux, de longues traînées de sang jaillissant de son dos, formant de petites cascades pourpres. Ephemera les lécha, sa langue filant sur les plaies, faisant gémir l’homme. Elle contempla son sexe, remarquant toujours une bosse. Il résistait plutôt bien, et elle s’humecta les lèvres, réfléchissant à la suite du programme. Ephemera marchait autour de lui, l’homme se rinçant l’œil, essayant de trouver, dans les formes d’Ephemera, la force nécessaire pour surmonter la douleur. Ephemera ne devait pas frapper trop fort. Autrement, la douleur finirait par avoir un effet anesthésiant. Elle finit par venir devant l’homme, et lui caressa le torse, un sourire sur les lèvres, plantant ses orbites sombres dans les yeux de l’homme.

« Fous le camp, pétasse !
 -  J’ai faim... »

Sous son téton, elle enfonça alors l’une de ses griffes noires, faisant encore couler le sang, et avança son pouce, coinçant délicatement un morceau de peau, sentant l’homme grogner. Ce faisant, elle détacha un morceau de peau, et tira dessus, comme une languette, faisant trembler l’homme. Sa salive coula de ses dents, alors que le lambeau de peau glissait sur quelques centimètres, avant que la Dame des Ombres ne doive l’arracher. L’homme soupirait lourdement, tandis que son petit morceau de peau, dégoulinant de sang, glissait entre les doigts d’Ephemera, avant que cette dernière ne l’avale.

« La chair humaine est une chose dont les démons se sont toujours régalés...
 -  Aaaah... »

Le sang continuait encore à glisser de sa verge, le forçant parfois à fermer les yeux, essayant de s’accommoder à la douleur. L’une de ses mains fut alors poussée par le lien d’ombre, se retrouvant devant Ephemera, qui caressa ses doigts.

« Tu sais comme moi que tu vas perdre tes couilles... Alors, je vais t’offrir une alternative. Je vais arracher l’un de tes doigts, et tu le mangeras. Si tu refuses, alors je te laisserai avec cette culotte pendant quelques heures. Et, si tu refuses de participer à mon petit jeu, alors, non seulement tu mangeras ton doigt, mais la culotte restera là... Et je peux continuer avec les autres doigts. »

Ephemera parlait avec excitation, un sourire sur les lèvres. Ce genre de défi avait surtout pour intérêt de stimuler le cerveau du détenu, de l’amener à avoir un rôle actif, et, ainsi, à être plus réactif... Tout en développant une sorte d’horreur psychologique, dans la mesure où le détenu devait lui-même choisir le choix de sa sentence, sans solution de secours. A cet instant, il commençait véritablement à comprendre que la seule chose qu’il pourrait espérer d’Ephemera, ce serait le droit de mourir. Elle espérait que le spectacle serait à la hauteur de ce que l’arrogant visiteur attendait.
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« Répondre #9 le: Février 24, 2013, 08:41:37 »

Assurément, l'Enfer était la liberté. Ce n'était pas le "Mal" mais l'absence de remord où de limites, c'était le bassin où se déversaient les vices les plus bestiaux et les plus primaires. L'Enfer était un lieu dépouillé de toute réelle forme de retenue et de civilité et c'était peut-être en cela qu'il était effrayant. Plus que n'importe quel autre, j'avais éprouvé ce fait dès mon arrivée. Moi qui m'était toujours imaginé en héros défendant les notions de Bien et de Justice, je m'étais transformé en bête puissante et prédatrice qui usait de ses pouvoirs pour imposer sa loi et conquérir sa place sur les terres les plus sauvages. Et ces mots que je chérissais autrefois, je me torchais aujourd'hui avec sans le moindre petit état d'âme. Oui, Drakengord et ses supplices m'excitaient furieusement, me donnant une érection violente que je ne prenais plus la peine de dissimuler alors que je profitais du cul d'Ephemera, moulé indécemment dans le cuir qui soulignait parfois même les replis de son sexe et le volume de ses seins. Dans cette prison, tout était permis, tout était repoussé. Et dans cette abîme de stupre et de sang baigné dans les immondices les plus noires, mon âme se complaisait.
Aux côtés de ma Lady, j'entretenais toujours une certaine retenue que je savais plaisante à ses yeux. Mais parfois, je sentais qu'une bête me rongeait les entrailles sans vraiment savoir ce qu'elle était et en la retenant parfois à grand'peine de rugir. Au point où j'en étais, assis sur cette chaise de torture à regarder mon hôtesse se délecter de l'état de son prisonnier qui n'en était qu'au début de ses sévices, je compris que cet endroit était le parfait terrain de jeu. Pour que mes ultimes parcelles d'humanité disparaissent au cours des jeux pervers de la Dame des Ombres.

Installé confortablement dans mon assise et les yeux rivés sur le spectacle qui se déroulait face à moi, je laissais enfin ma queue se raidir sans  plus la retenir, fortement soulignée par la combinaison que je portais. Le visage calé dans le creux de l'une de mes mains, je n'arrivais à déterminer ce qui me faisait le plus d'effet : Ephemera et son corps ou la perversion dont elle faisait preuve. Intrigué par mon propre questionnement, je décidais d'observer la scène sans y intervenir et esquissais un sourire lorsque la Dame vint attraper un fouet. Show time, at last...

Le cuir mordit la peau qu'il lacérait à chaque cinglant passage. Le sang jaillissait, éclaboussant les muscles de son dos ainsi que le sol sur lequel l'humain tentait péniblement de se tenir debout. Et le bras d'Ephemera ne faiblissait bien sûr aucunement, l'invectivant de ses mots crus. Il bandait encore, oui... Et peut-être aurait il souhaité le faire autant que je le faisais ? La pensée m'amusa autant que la suite, ce lambeau de chair arraché à la main et rapidement avalé par la démone. Décidément, la Dame des Ombres ne ménageait aucun effort pour me convaincre et se faire plaisir et cela marchait plutôt bien, mon avis sur Drakengord s'avérant de plus en plus positif. Je ne lui dirais pas dans la minute, occupée qu'elle était à expliquer à son agneau somme toute superbement résistant la suite des réjouissance. Le clou du spectacle, qui réduirait certainement l'esprit du guerrier en lambeau plus sanglants que ceux qui pendaient lamentablement de son dos.
L'énuclée, décidément, était imaginative et très douée dans son domaine. Pourtant, je me décidais enfin à intervenir après m'être tenu tranquille et me levais doucement de mon fauteuil pour tourner lentement autour des tourtereaux.


- Allons allons allons, Ephemera... Il faut faire preuve d'un peu..hm... d'humanité. Ce terme ne vous sied pas, c'est vrai. Mais disons que j'ai pitié de ce...compatriote ? Oui, disons ça. Le cannibalisme est encore tabou pour moi, mais peut-être que c'est un plaisir auquel Drakengord m'initiera ? Nous verrons. Pour l'heure, il n'est nullement question de gastronomie.

Je me plantais un peu entre les deux, la lumière de l'endroit mettant en valeur mes raides centimètres. C'était bien sûr un amuse-gueule offert à Ephemera, mais là n'était pas tout à fait le propos de mes actes. Je continuais donc après être passé à côté de la geôlière, une de mes mains venant saisir l'un de ses seins pour le presser alors que je regardais l'homme.

- Cette pute infernale va te tuer, l'ami. Mais il te faut continuer de bander tant que je parle, n'est ce pas ? Alors concentre toi sur ça. Je malaxais sans pudeur la rondeur mammaire tout en continuant. Elle va te tuer, disais-je. Je ne te sauverais pas, non. Mais je vais te donner l'occasion de profiter d'elle avant de crever. Vois tu, toute démone d'ombre qu'elle soit, je pourrais l'anéantir. Vraiment. Oh, non, non ! Je ne le ferai pas. Elle sait trop bien recevoir ses invités pour que je commette cette erreur. Toutefois... Mes pouvoirs seront  à la hauteur pour l'empêcher de se débattre quand tu essaieras de la baiser.

Mon sourire s'élargit alors, les ombres dansant sur mon visage donnant l'impression qu'il en devenait dément, démesuré. Un peu comme si la commissure de mes lèvres s'était déchirée sous mon hilarité. D'un geste, j'arrachais le cuir qui couvrait la poitrine d'Ephemera et la fit jaillir. Passant derrière elle comme la première fois, je lui collais à nouveau ma trique contre le cul et vint soulever ses seins de mes mains passées sous ces derniers. La tête sur l'épaule de la geôlière, j’enchaînais sans me départir de mon rictus improbable. Ephemera put alors voir l'énergie rouge se dégager de moi pour aller s'agglomérer doucement, se formant en plusieurs dizaines de filins fins dotés de crochets qui battaient l'air autour de l'humain, l'autre extrémité solidement attachée dans le mur le plus proche. En un éclair, les crochets s'enfoncèrent dans les chairs du guerrier comme pour l’hameçonner et il hurla tandis que les filins se tendaient sans violence. De mon côté, mes doigts s'amusaient à tirer sur les pointes érectiles de mon hôtesse, les roulant parfois.

- Elle ne bougera pas de cette position, l'ami. Je te l'assure. Et si tu arrives à elle, je ferais en sorte que tu puisse la baiser pour te venger, c'est promis. Bien entendu, il va falloir tirer sur les câbles qui te retiennent ! Ne t'en fais pas, ils sont un peu extensibles. Un peu. Tu as ta chance.

Les crochets lui arracheraient la peau. Certains lui déchireraient également les muscles et deux les tendons d'Achille. Un lui coûterait sa paupière gauche, aussi. Cet homme, avant que son premier doigt n'effleure Ephemera, serait un tas de chairs sanguinolentes et la Dame des Ombres pouvait le comprendre de son point de vue, tenant compte de la tension déjà forte des câbles qui luisaient sinistrement.
Je passais la langue sur le cou de mon hôtesse, m'adressant à elle dans un soupir.


- Jouez donc le jeu, ne bougez pas. Profitez de mon... présent. J'espère vous faire plaisir, mais je n'ai pas votre talent.

Mon attention revint à l'homme alors que mes doigts s'enfonçaient dans la pulpe des seins, une de mes mains les ayant même quittés pour s'aventurer entre les cuisses de l'énuclée, caressant son intimité à travers le cuir. Elle ne sentirait certainement pas grand'chose, mais c'était plus une proposition qu'un acte réel. Et une motivation supplémentaire pour l'homme, à qui je m'adressais de nouveau directement.

- Elle mouille déjà, cette putain. Viens donc. Et n'ai pas l'idée de refuser d'avancer, sinon je briserais tout tes os un à un en veillant à garder ton système nerveux parfaitement alerte. Maintenant marche, tas de merde. Viens la baiser. MARCHE !
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« Répondre #10 le: Février 26, 2013, 10:50:00 »

L’invité de marque, si on peut dire, ne tarda pas à se manifester, proposant sa propre version du jeu d’Ephemera. Elle en fut légèrement contrariée, mais aussi, en un sens, heureuse. Contrariée, car elle trouvait que le cannibalisme (ou, plutôt, en la matière, l’auto-cannibalisme) était l’une des formes les plus barbares de la souffrance. Heureuse, car cette intervention était l’expression que l’homme se prenait au jeu, et commençait à ressentir en lui les joies immenses de la perversion, de ce pouvoir ultime qu’on tirait en commettant des atrocités. Le pouvoir. Ce n’était pas plus compliqué que ça. Qu’était la violence, si ce n’est l’expression absolue et universelle du pouvoir qu’un être exerçait sur un autre ? Et l’exercice du pouvoir était par principe jouissif, a fortiori pour un humain. Slave Prime, esclave de son état, le ressentait. Soumis comme une merde de chien face à sa Lady, il avait l’occasion, à Drakengord, dans l’une des pires geôles ayant jamais vu le jour, de laisser libre cours à sa rage et à sa démence, à sa frustration et à sa cruauté. Il se glissa dans son dos, caressa son corps, et elle esquissa un léger sourire ne sentant son excitation, ses ombres tournoyant autour de lui, l’enveloppant légèrement, alors que ses mains vinrent se balader près de ses seins.

Il parla à l’homme, qui avait les dents serrés, gémissant, le sexe toujours tendu, même si du sang s’en échappait. Une belle performance. A sa place, beaucoup d’hommes auraient déjà abandonné. Il avait une place désignée en Enfer, car, de ce qu’Ephemera en pensait, ses pensées érotiques devaient être tout, sauf sensuelles. Ça devait claquer, saigner, dans sa tête. Des coups douloureux et violents, afin de continuer à être excité. Il saignait de la bouche, des gouttes de sang glissant de ses lèvres. Slave Prime, de son côté, vint dénuder Ephemera, tout en affirmant, présomption légèrement exagérée, pouvoir retenir Ephemera ici, et même la massacrer. Elle n’objecta pas, préférant rentrer dans le jeu de l’homme, même si sa supériorité démoniaque et vampirique était malmenée. La Dame des Ombres préférait voir de quoi l’homme était capable, et son excitation s’accrut quand il vint caresser ses seins, et envoya depuis son corps des sortes de liens rouges d’énergie, qui se plantèrent dans le corps de l’homme, à différents endroits, évitant de perforer des organes ou des veines. Torturer, c’était un art chirurgical. Il fallait veiller à ne pas atteindre trop rapidement les zones sensibles, car ceci pouvait, tout simplement, signifier la mort de la victime. Ce serait regrettable.

Slave Prime était alors dans son dos, à jouer avec ses seins, l’excitant. C’était un humain, certes, mais il avait un certain talent, du doigté... Et de l’imagination. Après tout, les humains avaient depuis longtemps su prouver qu’ils tenaient plus des démons que des anges. Elle se demandait à quoi rimait ces filins magiques, quand Slave Prime en expliqua le principe. Pouvoir baiser avec Ephemera en avançant vers elle, en tirant sur les filins. Il y avait des crochets à l’extrémité, et, en tirant dessus, il allait sûrement se faire mal... Très mal. Ce qui était l’objectif recherché. Dans son dos, Slave Prime invita Ephemera à jouer le jeu, à se laisser faire, tandis que le guerrier déchu se mit à grogner.

« Je... Foutus tarés d’enculés... Je vous buterai... Raaaaaahhh ! »

Pour l’aider, Ephemera défit ses propres liens, ne laissant désormais plus que ceux de Slave Prime. Ils étaient souples, permettant à ce dernier d’avancer, ce qu’il commença à faire, parvenant à mettre une jambe devant l’autre, le sang ruisselant de partout. Souriant délicatement, Ephemera tourna sa tête vers Slave Prime, qui commençait à la caresser, en profitant pour déplacer légèrement son bassin, veillant à essayer de caler le sexe de l’homme, sa virilité, sur sa croupe.

« Vous êtes un salopard, mon cher Prime... souffla-t-elle dans son oreille, mouillant effectivement. Voir tout ce sang... Vous savez comment séduire les vampires... »

Elle regarda ensuite l’homme, qui continuait à avancer, laborieusement, et décida à son tour de le haranguer.

« Allez ! Est-ce là tout ce dont ta haine est capable ? Tu mourras beaucoup de fois en Enfer si tu n’es pas capable de surmonter quelques crochets dans le corps !
 -  Va... ‘Foutre... ‘Lope... »

Il grognait, crachait du sang, et, au fur et à mesure qu’il avançait, et que certains crochets se retiraient, des morceaux de son corps partaient. L’un des tendons d’Achille se rompit, faisant encore couler le sang, et l’homme fléchit le genou, manquant tomber sur le sol, retenu par les nombreux crochets. Il avançait, faisant tirer ces derniers, et l’une de ses paupières s’arrachait de son corps. Il grognait et gémissait, et Ephemera admirait cette fine mécanique. Tous les crochets étaient placés de manière à ne pas le tuer. C’était minutieusement placé. Slave Prime était-il un chirurgien cassé ? Quand on connaissait Ephemera et sa culture de la douleur, on était convaincu d’une chose. A tout prix, il fallait se méfier des chirurgiens. Il n’existait pas meilleur bourreau que quelqu’un connaissant le fonctionnement du corps.

Le prisonnier était en sueur, et continuait à s’avancer, tandis qu’Ephemera continuait à exciter Slave Prime, frottant son derrière contre lui, ce cul que l’homme avait forcément du mater, poussant de légers soupirs. La queue de l’homme était toujours aussi tendue, et les mètres le séparant d’Ephemera diminuaient. Sa paupière gauche souffrait, et finitpar être arraché. Un spectacle assez sinistre, qui fit exploser le sang dans son œil gauche. L’homme poussa un nouvel hurlement d’agonie, mais réussissait malgré tout à atteindre son but. Il pissait le sang, boitait à moitié, traînant l’une de ses jambes sur le sol, et parvint à poser l’une de ses mains sur le sein d’Ephemera, une main ensanglantée.

« Sa... Sa... » gémissait-il faiblement, sa paupière droite s’entrouvrant faiblement.

Ephemera sut alors que, un jour prochain, dans des siècles, cet homme serait un démon particulièrement redoutable, et qu’il reviendrait à Drakengord pour y placer ses prisonniers. Elle sut qu’il allait mourir, mais la mort, en Enfer, était un recommencement. Et il gagnerait des galons, dans cette dimension infernale. Il n’en pouvait plus, et Ephemera sentit un frisson la parcourir. Elle ne disait rien, ses ombres léchant la culotte en cuir de l’homme, une culotte qui laissait échapper des torrents de sang. Il débandait furieusement, et sa main glissa lentement le long du sein de la Dame des Ombres, ses doigts caressant sa peau grise. Il cracha du sang, ne parvenant plus à parler, et Ephemera entendit le bruit des pointes déchiquetant son sexe, une sorte de petit « SPCROUITCH » délectable aux oreilles. Il tomba à genoux, soupirant encore, n’étant plus qu’un paquet de sang. Ephemera tendit sa main sur sa tête, et le poussa très légèrement. L’homme manqua s’écrouler sur le sol, son corps encore retenu par les ultimes crochets de Slave Prime.

« En théorie, je devrais le dévorer, mais quelque chose me dit que ce serait... Manquer aux convenances. »

Ephemera se défit alors du corps de l’homme, regrettant de ne plus sentir sa virilité près de ses fesses, et se retourna vers lui, les seins à l’air.

« Je dois reconnaître que vous êtes... Plein de surprise. Votre dame sait s’entourer d’hommes de qualité. Je vous propose deux choses, mon cher Prime. Faire l’amour à la manière des humains... Ou à la manière de Drakengord. »

Elle n’en dit pas plus, préférant laisser travailler l’imagination de l’homme. Elle voulait voir ce qui dominait chez lui : l’humain terrien, ou l’humain infernal.
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Slave Prime
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« Répondre #11 le: Février 26, 2013, 08:18:23 »

- Je savais que vous goûteriez ce petit amuse-gueule avec l'appétit d'une gastronome, ma Dame. Mes doigts écartèrent suffisamment le cuir pour caresser son sexe à même la peau, jouant sur ses lèvres. Ma manière d'admettre que mon jugement se révise peu à peu...

L'agonie de cet homme me réjouissait et agissait sur mon excitation sexuelle, c'était certain. Comme si Ephemera avait été ma compagne, je l'enlaçais devant un spectacle qui nous ravissait tout les deux. Fi de gestes tendres : nos attouchements étaient sexuels et intrusifs, mes doigts allant en elle, sa croupe caressant doucement la longueur sauvage de ma hampe durement bandée. Ses seins étaient mes jouets et je m'amusais sans gêne à les pétrir au fil de mes envies. Le paysage n'avait rien de romantique : devant nous se faisait lentement dépecer un homme bien vivant dont la chair n'était plus que lambeaux sanguinolents durement arrachés à son anatomie, découvrant parfois des morceaux de ses muscles, parfois même des éclats d'os. Il mourrait et nous nous chauffions, prêt à copuler sur ses restes encore chauds. Je fûs tenté d'inviter Ephemera à me sucer tandis que l'homme continuait d'avancer, mais gardais finalement cette gâterie pour plus tard, me contentant de l'honorer d'un doigté profond et marqué.

La paupière qui rompit marqua un point culminant, mes deux doigts jouant contre les parois intimes de la vampire s'y enfonçant d'un coup sec et un peu plus vif que je ne l'avais imaginé. Surpris ? Pensez vous. Seule la montée d'excitation brutale provoquée par la découverte décharnée de son globe oculaire était responsable de mon geste, mais j'en profitais pour continuer mes mouvements digitaux, remuant allégrement dans l'intimité baveuse qui produisait d'insolents bruits humides évoquant la chair meurtrie de notre victime. Quand pourtant sa main se posa sur le sein dénudé d'Ephemera, je regardais celle çi avec une certaine forme de complicité avant de revenir à l'homme. Comme pour le récompenser avant qu'il ne meurt, je sortis mes doigts de l'antre bouillant de l'Enuclée et les passait sur la bouche ensanglantée du guerrier. Qu'il emporte l'effluve sauvage de ce corps dans son dernier soupir, lui ce tas de viande qui s'abattit presque à nos pieds, mes derniers tendeurs l'empêchant même de choir sur le pavé rougi.
Je le laissais ainsi, pauvre tas de viande en attente d'être débité. J'avais autre chose en tête, comme retrouver le corps d'Ephemera contre le mien. Pour le moment, la geôlière me faisait face après m'avoir quitté pour me faire face tandis qu'elle faisait preuve d'une certaine forme de politesse qui m'amusa.
Tout en lui répondant, je léchais distraitement les doigts que j'avais introduis en elle.


- Le cannibalisme n'est pas dans mes préférences, mais... Je peux bien vous laisser prendre ce plaisir en échange de celui que j'ai goûté en vous doigtant, ma chère Dame des Ombres. Acceptez donc mon nouveau cadeau.

M'approchant du corps de l'homme et agissant mentalement sur les retenues qui le soutenait encore, je le fis se relever bras étendus. Sur les deux doigts dressés de ma main gauche, une lame d'énergie écarlate se forma. Tranquillement, je l'enfonçais dans le poitrail puissant du guerrier pour y pratiquer une longue et rapide incision sanglante. Quand celle-çi fût achevée, je glissais mes mains à l'intérieur et écartait violemment la cage thoracique, qui céda dans un bruit sec et net suivi du gargouillis des tissus poisseux de sang qui se déchiraient. L'accès ainsi débloqué, il me fût aisé de saisir le coeur de l'humain pour l'arracher à son écrin pour le tendre à Ephemera. Le sang dégorgeait des artères, souillant mon bras pour se répandre sur le sol.

- Des croyances humaines disent que manger le coeur d'un ennemi vaillant permettent de s'approprier sa force. C'est un présent de valeur. Mangez, Ephemera.

Libéré du léger poids sanguinolent, je laissais éclater un petit rire alors que j'écoutais la proposition de mon hôtesse avant de revenir vers le corps à la poitrine défoncée. Alors que les filins disparaissaient doucement, ma main s'était refermée sur le visage du guerrier que je tenais maintenant à bout de bras debout, sans réelle difficultés.

- Ne suis-je pas un excellent parti ? Ceci étant, ma chère... Toutes les démones n'ont pas su me faire si bonne impression. Certaines négligent l'humain que je suis. Ah ! Petites putes sans envergure. Vous avez su passer outre vos propres préjugés, n'est-ce pas ? Mes doigts affirmèrent leur prise et peu à peu sous la pression, la face se compressa, des esquilles d'os écorchant la chair. Pour vous féliciter - et répondre à votre question - je ne vais pas vous faire l'amour.

Dans un ultime craquement, mon poing se referma et laissa sauter un oeil, l'autre ayant éclaté un peu avant. D'un revers de bras, j'envoyais la carcasse vers le mur le plus proche avec assez de force pour qu'elle s'y écrase littéralement, répandant sur la pierre des morceaux d'organes ainsi que des longueurs d'intestin. Mon regard, quant à lui, se fixa dans les orbites creuses de ma compagne tandis que je m'avançais vers elle, ma tenue disparaissant peu à peu pour me laisser nu et bandé alors que j'étais au plus proche de sa personne.

- Je vais vous baiser, ma bonne amie. Comme la dernière des putains, je vais vous fourrer jusqu'à ce que vous en pleuriez de honte. Je vais défoncer ce qui vous sers de cul pour le remplir de foutre et si vous pouvez avoir des enfants, je vais vous engrosser assez pour que vous mettiez bas une pleine légion.

Le sourire sadique s'était étendu sur ma face une nouvelle fois alors qu'en parlant, j'avais frotté ma queue raide contre elle. Puis je m'étais penché, pour lécher la surface de l'une de ses jolies formes avant de la mordre au sang. Quand j'avais abandonné la succion pour relever la tête alors que mes lèvres luisaient d'un peu de son hémoglobine, mes doigts avaient pressés son sein comme pour en annuler la forme naturelle.

- Mais cette pièce ne saurait nous satisfaire, n'est ce pas ? Allons au bout de ce que nous avons entamé avec le guerrier. Sauriez vous trouver quelques nouveaux agneaux à sacrifier et disons... Une fosse au moins assez grande pour nous deux ?

Mon regard parlait assez clairement, animé d'une flamme qui n'avait rien d'engageante... Pour n'importe qui d'autre qu'elle. Je l'aurai parié sur ce qui avait été mon âme : Ephemera saurait parfaitement ce que j'attendrais d'elle sans que j'ai besoin d'en rajouter. Pour un peu, j'aurai été jusqu'à dire que l'Enuclée aurait put prendre mes mots et mon oeillade pour une déclaration d'amour. Mais il me fallait lui affirmer qu'elle aurait ce qu'elle voudrait elle aussi, n'est ce pas ? Comment dit on sur Terre, déjà ? Ah, oui. "On n'attrape pas une mouche avec du vinaigre".
J'ouvris ma main libre et mes pouvoirs se manifestèrent une fois encore, prenant la forme d'un
rasoir à l'ancienne mode aussi mobile et tranchant qu'un vrai. Le faisant jouer, je m'entaillais la langue avec son aide. Le laissant voleter autour de nous, j'attrapais la nuque d'Ephemera avec force pour lui fourrer ma rosée sanglante dans la bouche. Pas de douceur, pas de tendresse.

Juste le goût métallique du sang et la promesse qu'il en serait versé davantage avant que je ne laisse Drakengord derrière moi.
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Ephemera
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« Répondre #12 le: Février 28, 2013, 02:09:54 »

Ce spectacle (car il en s’agissait bien d’un) avait particulièrement excité Ephemera, tout comme elle savait que Prime, à sa façon, avait également été excité. La contemplation morbide de la violence, de la souffrance, de la mort, était sans doute ce qui, dans le fond, avait toujours le plus rapproché les démons et les humains. Il fallait voir les exécutions publiques pour s’en rendre compte. Lieux de fête et de plaisir par excellence, quand, sur le billot, la tête pâle des condamnés était tranchée, et qu’un jet de sang se répandait. Ce qui se déroulait ici fonctionnait, fondamentalement, sur le même principe. C’était juste un peu plus douloureux, mais nous étions en Enfer, après tout. Ephemera avait très excitée, excitation accrue par les attouchements de l’homme, qui, elle l’avait bien compris, ne la traitait nullement comme une princesse. Mais, après tout, à quoi pourrait donc ressembler la princesse d’un lieu aussi sinistre ? Ephemera était dans son élément, au milieu des cris, des larmes, des gémissements, des supplications, de cette souffrance perpétuelle qui formait le lit commun dans lequel les prisonniers s’épanouissaient et renonçaient à leur moindre parcelle d’humanité, devenant ainsi les futurs démons qui alimenteraient les légions et gonfleraient les rangs des autres. Drakengord s’inscrivait dans une mécanique infernale, réveillant dans le cœur de ses résidents cette créature sauvage, uniquement obnubilée par sa survie, cette créature qui, sous les effets de la plus atroce des faims, vous forçait à dévorer les cadavres, à la recherche de viande, ou même à songer à vous dévorer vous-même.

Slave Prime, qui avait toujours une érection très prometteuse, s’écarta de la Dame des Ombres, allant près du cadavre de l’homme. S’il n’était pas encore mort, ce fut désormais chose faite quand l’homme fit la cour à Ephemera. Faisant fi des bouquets de fleur, ou des bonbons au chocolat, ou même d’une bague, il lui offrit un cœur bien juteux, ensanglanté, les veines et les artères faisant office de papier cadeau. Ephemera sourit. Elle était touchée par cette attention, mais son corps ne rougit pas. Ses joues restaient toujours aussi pâles et sombres, et elle s’attaqua au cœur, le déchiquetant, le dévorant, suçant les artères comme de la paille, avant de croquer dedans, tirant, grognant, mordillant. Le cœur était un organe assez délicieux, magnifique, une concentration phénoménale de sang, et dans la mesure où le guerrier était mort très récemment, le sang était encore chaud, bon. Pour elle, c’était comme manger une baguette. Gourmande, elle avala ainsi très rapidement le cœur de l’homme, se nettoyant ses lèvres ensanglantées.

Sans surprise, l’homme lui avoua que faire l’amour n’était pas dans ses prérogatives, mais qu’il comptait plutôt la baiser. Avec force. Elle se contenta d’un nouveau sourire. Comme beaucoup d’humains, il parlait beaucoup, mais il avait déjà su prouver, à ses yeux, qu’il était à la hauteur de sa vantardise. Il revint vers elle, et s’attaqua à son sein, le prenant en bouche, le faisant saigner, la faisant gémir. A la manière de son corps, le sang d’Ephemera n’était pas rouge, mais d’un noir d’encre, ce qu’on pouvait apercevoir quand du sang sortait de ses orbites. Il en avait profiter pour se déshabiller, finissant aussi nu qu’au premier jour. Un corps musclé et ferme, rien à voir avec un gringalet qui se contenterait de trois bols de riz par semaine. L’homme était fort, costaud, avec des pectoraux et des cuisses à vous en provoquer des émules. Il se colla contre Ephemera, tout en s’attaquant à son sein.

« Haaaa... » se contenta-t-elle de soupirer, exprimant par ce biais le plaisir qu’elle ressentait.

Ce plaisir-ci n’était pas que fondé sur la souffrance, mais, pour être honnête, le plaisir n’était jamais fondé uniquement sur la souffrance, ni sans cette dernière. Elle aurait été bouddhiste, Ephemera aurait été convaincue par l’énonciation de la première vérité de Bouddha. Il n’existe pas de désir sans frustration. Une règle qui allait de sens, et qui trouvait à s’appliquer. Pas de plaisir sans souffrance. Il en allait ainsi pour tout. Une règle qu’on assimilait plutôt bien avec la Dame des Ombres. L’homme lui fit alors une proposition qui la ravit, qui indiquait qu’il avait compris qu’il n’était pas dans un lupanar, mais dans une prison. C’était une idée qui rejoignait partiellement celle qu’Ephemera avait en tête, mais elle ne répondit pas sur le coup, car elle le vit matérialiser un rasoir, avant de se mutiler lui-même, se tranchant la langue, répandant du sang, ce précieux nectar, si excitant, si attirant, ce nectar magique. Elle n’eut que le temps de se lécher les lèvres que Slave Prime se rua vers elle, utilisant sa force physique, nettement supérieure à la sienne, pour la plaquer contre lui, dans un long baiser fougueux et pourpre.

A leur salive, le sang vint se mélanger, tandis que son rasoir magique tournoyait légèrement dans les airs. Ephemera se contentait de l’embrasser, posant ses mains sur son corps, caressant ses omoplates, le griffant légèrement, gémissant dans sa bouche. C’était un sang fort, vigoureux, celui d’un homme en bonne santé et en excellente condition physique. Le sang d’un individu dont on ne pouvait que rêver. Elle y goûtait avec plaisir, veillant à ne pas en laisser échapper une seule goutte, tandis que, autour d’eux, les ombres d’Ephemera les enveloppaient, surtout au niveau des jambes. Les flammes n’étaient pas corrosives, ni inflammables, mais provoquaient de légers frissons. Elles vinrent à totalement les recouvrir, comme les pétales d’un fleur sombre, et, quand elles se retirèrent, les deux n’étaient plus dans la salle de torture, mais ailleurs.

A quoi ressemblait cet ailleurs ? C’était tout simplement une fosse sombre, d’où une odeur de putréfaction s’échappait. C’était un trou en acier, avec du sang incrusté dans le mur, et qui s’ouvrait de temps en temps pour balancer les cadavres en contrebas. C’était, tout simplement, un puits par lequel on évacuait les ordures, soit des morceaux de corps humains. Les morceaux nourrissaient ainsi les monstres vivant en contrebas. En un sens, c’était faire preuve d’écologisme. Cette fosse était un puits, et les deux amants, si tant est que ce qualificatif puisse s’appliquer à eux, se retrouvaient dedans.

En-haut de la fosse, il y avait plusieurs des ninjas d’Ephemera, ainsi que des prisonniers, retenus par des chaînes. Certains gémissaient et pleuraient, tandis que d’autres attendaient le moment de leur libération. Et, tandis qu’Ephemera rompait son baiser brièvement, le temps de relever ses jambes pour les enserrer autour de la taille de son amant, les lames se mirent à découper les corps, répandant un jus de sang sur eux, le long de la fosse, tandis que des morceaux de corps tombaient, les ninjas dépeçant les prisonniers dans d’abominables hurlements. Là, un ninja attrapa les intestins, les tirant comme du saucisson, et les balança en contrebas. Là, un autre décapita un homme, et sa tête rebondit en émettant de petits bruits sonores contre les parois de la fosse. Ephemera serra ses jambes autour de la taille de l’homme, ce qui eut pour effet de comprimer son sexe tendu, le faisant glisser sur sa tenue en cuir, qui protégeait encore l’accès à son intimité.

« Voilà comment nous baisons à Drakengord ! » annonça Ephemera.
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