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Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

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Auteur Sujet: Réveil... || PV Jane Watson  (Lu 1493 fois)
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FicheChalant
« le: Janvier 13, 2013, 01:59:42 »

Humide. Froid. Noir. Froid...

L'homme ouvrit les yeux. Pas d'un coup. Pas très vite, non plus. Il ouvrit doucement les yeux, comme après une très grasse matinée ou une cuite à l'hydromel d'Hyddroning. Pourtant, il faisait nuit et il n'était pas dans son lit. Non, en fait c'était tout le contraire du confort douillet qu'apportait une chambre à coucher. Il n'était pas non plus en train de vomir dans un caniveau, mais après mûre réflexion, c'était du pareil au même. Il était allongé face contre terre, sur une sorte de route, mais sans pavés. Il avait froid. La pluie ruisselait sur et autour de lui, et de loin il devait ressembler à peu près à un amas de boue difforme. Il se redressa péniblement avant de retomber mollement sur le sol, s'égratignant la joue droite par la même occasion, sans forces. Il réessaya à plusieurs reprises, ne les comptant finalement plus tant il trouva le temps long à tenter vainement de se relever. Finalement, il parvint à rester debout, sur ses deux jambes tremblantes de faiblesse. Il tenta de faire un pas, et il s'écroula sur ses genoux, grimaçant de douleur et d'agacement. Mais malgré le peu de force qu'il lui restait, malgré le peu de lucidité que conservait son esprit, lorsqu'un vacarme épouvantable retentit derrière lui, il se jeta hors de portée de la créature de métal qui semblait glisser sur le sol, accompagné de bruits abominables et qui continua son chemin comme si elle n'avait pas remarqué la vie qu'elle avait failli ôter.

Sur le côté de la route, l'homme ne distinguait aucune végétation, pas le moindre buisson, pas le moindre petit arbuste. Des bâtiments solides comme de l'ébonite raffinée, qui semblaient fait de petites pierres oranges s'étendaient de part et d'autre de la route. Comble de malheur, un élancement cruel dans la jambe et une sensation de chaleur désagréable lui signalèrent qu'il saignait abondamment de la cuisse gauche. Il appuya sa main droite enveloppée dans des avants-bras de cuir déchirés, qui faisaient aussi office de mitaines, sur l'un de ces bâtiments pour ne pas risquer de perdre une fois de plus son équilibre déjà précaire. Il ne parvenait pas à se souvenir si il s'agissait autrefois de gants qui avec le temps s'étaient abîmés et petit à petit changés en mitaines, ou s'ils étaient dans cet état-là d'origine. A dire vrai, il ne se souvenait de rien. Il ne savait pas comment ni pourquoi il s'était retrouvé étendu là, sur cette route. Son crâne choisit précisément ce moment-là pour lui rappeler durement qu'il avait mal à la tête. Atrocement mal. Peut-être bien qu'il saignait du front, aussi. Difficile à dire, depuis qu'il avait reprit conscience, sa vue était brouillée. Et impossible de savoir si c'était le fait de la pluie qui coulait dans ses yeux.

Prenant son courage à deux mains, luttant contre la terrible et puissante envie qu'il avait de s'abandonner à sa souffrance, de se laisser tomber là et de ne plus en bouger, l'homme qui a froid se traîna, grognant et gémissant, jusqu'à la porte de ce bâtiment. Il y frappa trois fois, sans ménagement, menaçant même de déloger la porte de ses gonds. Toutefois, cet étrange matériau ne flancha pas, et si elle avait été de simple pierre, l'homme l'aurait défoncée sans peine. Mais il restait désespérément faible, et les coups qu'ils donnaient l'affaiblissaient encore plus. Ses yeux se fermaient sans même qu'il puisse contrôler leur mouvement. Puis un bruit de pas et une voix que la seule partie de son être encore consciente qualifiait de féminine atteignit ses oreilles, et il se teint prêt à agir. Faire quoi, il ne savait pas. Mais il devait faire quelque chose.

- Il y a quelqu'un ?
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Jane Watson
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FicheChalant
« Répondre #1 le: Janvier 13, 2013, 05:24:47 »

L’une des premières grandes leçons qu’il y avait à tirer dans ce monde, c’était de ne jamais faire confiance à sa sœur aînée, surtout quand elle vous proposait quelque chose dans lequel elle n’y connaissait rien.

« On a reçu dans notre boîte aux lettres une publicité pour un magasin qui fait dans le surnaturel... Tenu par un vieux Chinois, apparemment. Tu y trouveras peut-être quelque chose ? »

Nell savait que sa sœur n’avançait pas vraiment dans sa quête ésotérique de la magie. Contrairement à ce que disait Rowling, il ne suffisait pas d’avoir une baguette et de prononcer quelques mots pour qu’un sortilège fonctionne. La magie était capricieuse, difficile, instable, et retorse. En maîtriser les arcanes demandait de l’effort, du talent, et beaucoup d’investissement. Jane l’avait plutôt bien compris, et, têtue, passait plusieurs heures par jour à travailler ses sorts, à réguler sa concentration, son rythme cardiaque... Tant de choses qui étaient indispensables pour faire des sorts. Malheureusement, tout ce qu’elle arrivait à faire, pour l’heure, c’était des sorts de Lévitation. Pas terrible. Et ça ne durait pas très longtemps, en plus. Du coup, quand Nell avait vu cette annonce, une publicité, elle avait proposé à Jane d’y aller.

Réticente, Jane avait fini par se décider. On était Samedi, en plein après-midi, et il faisait beau dehors. La jeune femme avait trouvé le magasin, une sorte de bric-à-brac, où elle avait rapidement qu’elle perdait son temps. L’Antre de Wong était un magasin qui n’avait rien de magique... Du moins, pas au sens où Jane l’entendait. Elle n’avait vu que des artifices, des articles de basse qualité, tout juste bons à faire des blagues, à tourner en ridicule cette chose sacrée qui était pour elle la magie. Elle en était donc repartie assez irritée, lassée au plus haut point par l’allure prétendument mystique de M. Wong, le vendeur, un vieil homme qui était un cliché vivant à lui tout seul. Jane était donc rentrée chez elle, avec pour objectif de se replonger dans le livre familial. Il était poussiéreux, mystérieux, mais était, lui, vraiment un livre magique. Ce n’était pas parce qu’on était à Seikusu qu’on ne trouvait pas les mêmes comiques que dans un quartier chinois d’une ville américaine. L’Antre de Wong était une véritable cause d’irritation pour Jane.

Elle reprit le métro, puis marcha pendant une dizaine de minutes, rentrant chez elle. L’immeuble dans lequel elle vivait avait plusieurs entrées, et elle prit celle à l’arrière, le long d’une rue silencieuse, privée, pour voir un homme qui était affalé devant la porte vitrée. Il portait de curieux vêtements, le faisant ressembler à une espèce d’hippie sortie tout droit d’un festival médiéval, et tapait faiblement contre la porte, espérant probablement qu’on lui ouvrirait.

*Et merde ! Encore un drogué...*

Fuck ! C’était bien sa veine, aujourd’hui ! D’abord, un vieux cinglé se faisant passer pour un sage, et, maintenant, un type qui avait du passer sa matinée la tête dans le cul au fond d’une poubelle, à baigner dans son vomi, avant de se mettre à errer dans la ville. De dos, elle se rapprocha lentement, méfiante. En temps normal, elle serait probablement passée par une autre entrée, mais, en l’état actuel des choses, elle ne pouvait pas contourner. Jane se rapprocha rapidement.

« Hey, vous ! Allez squatter ailleurs ! »

L’homme, visiblement, ne l’entendait pas, peinant à rester debout, et Jane sentit sa patience la quitter. Il baragouinait, mais elle ne comprit rien, et vit que du sang coulait de son front.

« Allez cuver votre vin ailleurs, tas de vinasse, ou j’appelle les flics ! » réitéra Jane, on ne peut plus sérieuse.
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Janvier 21, 2013, 10:16:57 »

L'homme tomba brutalement sur le sol. Il crut entendre comme une voix de femme, mais son état, physique comme mental, ne lui permettait pas d'en être catégoriquement sur. Ce devait être une phrase du genre « Qui êtes-vous ? » ou « Cassez-vous de chez moi ! ». Même s'il avait désiré lui répondre, il n'aurait pas pu. Il était dans un état de faiblesse extrême, et il avait très peur de perdre connaissance, car il s'imaginait très bien ne plus jamais se réveiller. Pendant un instant, il entendit une sorte de grand rire diabolique, mais il lui sembla qu'il provenait plutôt de sa propre tête que de l'extérieur, car il l'entendait beaucoup plus clairement que tout le reste autour de lui. Ensuite, comme il était apparu, ce grand rire disparut en un clin d'oeil, et l'homme qui a froid et qui est faible revient à la dure, que dis-je, à la douloureuse réalité.

Il s'effondre sur ses genoux, presque au ralenti, comme une vidéo HD passée image par image pour en apprécier pleinement chaque détail. Sa blessure à la tête lui embrouilla la vue et l'esprit. La flaque de sang qui se formait depuis un moment déjà à ses pieds devint une mare dans laquelle il commençait à se noyer. Il suffoquait. Il cracha un caillot de sang. Il vit de terribles et affreuses créatures lui arracher les ongles un par un les ongles, les dents, les doigts, les membres... Un éclair suivi d'un coup de tonnerre le ramena à la vie quelques instants. Une lumière à peu près rectangulaire l'informa de l'ouverture probable de la porte, mais il ne voyait personne... Personne... Plus rien, ni personne.

Les ténèbres l'engloutirent.
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Jane Watson
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FicheChalant
« Répondre #3 le: Janvier 23, 2013, 09:19:11 »

L’homme n’allait visiblement pas très bien. Était-ce simplement lié à l’alcool ? Jane n’aurait su le dire, mais elle avait déjà vu des cuites. Généralement, un individu ivre mort n’était pas dans cet état. Oh, il finissait généralement affalé sur le sol, à baigner dans son vomi, mais il était légèrement euphorique... Et, surtout, il ne saignait pas, ni n’avait de vêtements ressemblant à un homme échappé du Moyen-Âge. Jane vit ce dernier s’écrouler mollement sur le sol, et pesta.

*Fuck ! Pourquoi ça tombe sur moi ?*

Il allait de soi que, de toutes les femmes de Seikusu, il avait fallu qu’un type se blesse au front devant elle ! Jane hésita un peu. Si elle partait, il y avait non-assistance à personne en danger, et, bien que l’endroit semblait désert, il n’était pas exclu qu’on l’observe. Elle hésita un peu, se rapprochant de l’homme... Il n’avait pas l’haleine d’un alcoolique, et semblait plutôt en train de sombrer dans le coma que de cuver son vin en rotant et en pétant. Jane se pinça les lèvres, comprenant son erreur, et s’empressa de sortir son portable, jurant à voix basse, multipliant les « Fuck », tel Joe Pesci. Elle composa le numéro des urgences, et demanda une ambulance. Elle balança l’adresse, fermant les yeux pour s’en rappeler. Il n’y avait pas de nom de rue au Japon, seulement une série de chiffres. La standardiste lui demanda de ne pas quitter, lui assurant qu’une ambulance était en route, tout en lui demandant des informations complémentaires.

« Respire-t-il ?
 -  Oui…
 -  Okay… Et est-il dans une position qui pourrait nuire à sa respiration ?
 -  Hein ?!
 -  Est-ce qu’il est couché sur le ventre, ou sur le dos ? »

Jane se retint de lui dire qu’elle était conne, car, puisqu’elle l’avait vu respirer, c’était bien la preuve qu’il était couché sur le dos. Elle se calma, et lui répondit, évitant soigneusement de toucher l’homme. Il fallut à l’ambulance cinq à dix minutes pour arriver, les gyrophares résonnant. Entre-temps, des badauds s’étaient rapprochés, d’autres résidents, qui lui posaient des questions stupides et saugrenues. Qui est-ce ? Vous avez appelé les urgences ? Que lui arrive-t-il ? Vous le connaissez ? Même les Japonais pouvaient être cons, parfois....

Entre-temps, l’opératrice lui expliqua que la police allait également venir, pour une enquête de routine. Puisqu’elle avait été la première personne à voir l’homme, ou, en tout cas, à appeler les urgences, la police lui demanderait une déposition. C’était la procédure classique quand on était hospitalisé pour coups et blessures. Jane ne dit rien, espérant surtout que ça irait vite. L’ambulance arriva en marche arrière, et les ambulanciers emportèrent l’homme.

« Putain, la vache, y pèse son poids ! s’exclama un infirmier.
 -  Oh, le bestiau , bordel ! »

Plusieurs badauds se proposèrent, mais les infirmiers les écartèrent. A trois, ils réussirent à soulever l’homme, le balançant sur une civière, tandis qu’un infirmier venait s’adresser à Jane, lui répétant ce que l’opératrice lui avait demandé, avant de s’éloigner. En les voyant partir, Jane lut sur le flanc de l’ambulance le nom de l’hôpital : le grand hôpital central. Rien de bien surprenant, les urgentistes étaient là. Jane resta sur le parking, jusqu’à ce qu’un policier arrive, et lui expliqua ce qu’elle avait vu. Non, elle ne savait pas qui était ce gus. Elle revenait tranquillement chez elle. Le policier consigna tout a, et lui expliqua qu’une déposition n’était pour le moment pas nécessaire. En revanche, elle était susceptible, si l’enquête se prolongeait, de recevoir un courrier lui demandant d’aller au commissariat pour faire un procès-verbal.

Le policier s’en alla ensuite, et Jane soupira. Voilà ce qui s’appelait perdre du temps. L’apprentie-sorcière était toutefois loin de se douter que ses ennuis avec cet homme ne faisaient que commencer.
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Février 01, 2013, 08:06:44 »

L'homme entendait de nombreuses voix autour de lui, ainsi que d'autres bruits qui n'avaient rien d'humain. Parmi tous ses sons, une sorte de « bip... bip » régulier et agaçant retentissait à chacun des battements de son coeur.

- Oui, il va s'en sortir.

- Dans l'état où il était, il devrait revenir à lui dans à peu près quelques minutes.

Erreur, grave erreur de jugement qui coûtera la vie à ce médecin incompétent. L'homme était conscient, et beaucoup plus capable physiquement qu'avant son évanouissement, quelques heures plus tôt. Pourtant, un plan tout prêt dans sa tête, il n'ouvrait pas encore les yeux, guettant le moment propice... Ben que son esprit légèrement ébranlé lui donne l'impression d'être étendu sur un nuage en granit, il ne comptait pas rester à la merci de ceux qui l'avaient capturé.

Après un temps qui lui parut être une éternité, le médecin se pencha sur lui, inquiet de ne pas repérer d'amélioration de son état. Mais bien mal lui en prit : le patient ouvrit brusquement les yeux et saisit la gorge de l'homme en blanc, qui portait une sorte de robe, força un peu sur ses muscles, sentit les os craquer sous la force et la brutalité de l'impact, et lâcha sa proie qui alla s'écraser sur le sol, sans vie.

- SÉCURITÉ ! LE PATIENT S'EST LIBÉRÉ ! JE CROIS QU'IL A TUÉ WILL !

L'homme paniqué n'ajouta rien. Alors que ledit patient détachait tous les appareils étranges qui collaient à son torse et à son crâne et s'approchait de lui, il tomba sur le sol, l'écume aux lèvres, traumatisé. Le patient se retourna vers la porte d'entrée qui se révéla ouverte et la traversa au pas de course, obliquant dans le couloir qui comptait nombre de portes identiques. Il entendit alors une petite voix familière et se retourna, voyant la jeune fille à qui appartenait cette voix, d'une beauté hypnotisante. Était-il prêt à la tuer ? Il doutait. Elle lui avait sauvé la vie, quand même. Mercenaire, meurtrier, criminel... Mais sans coeur, non. Il s'immobilisa, le regard interrogateur, et prit la parole d'une voix rauque :

- Où... Suis-je ? Qui es-tu ?
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Jane Watson
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FicheChalant
« Répondre #5 le: Février 06, 2013, 10:51:58 »

La foule se dispersa rapidement, les gens parlant entre eux. Un alcoolique qui faisait une crise, il n’y avait rien de particulièrement exceptionnel, et Jane fut tentée de rentrer chez elle rapidement. Elle se dirigeait vers le portique quand un homme se mit à parler :

« Hey, il a laissé tomber quelque chose ! Là, dans le buisson ! »

Juste à côté de la porte d’entrée, il y avait des séries de petits arbustes. Jane se retourna, et vit l’un des individus s’approcher, attrapant quelque chose qui s’était accroché à une branche. Une espèce de collier noirâtre avec, au bout, une grosse dent.

« Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Un accessoire de film d’horreur ? »

Jane regarda la dent, et fronça les sourcils, sentant... Elle sentait quelque chose émaner de cette longue dent ressemblant à celle d’un Lycan. C’était... C’était curieux, et Jane se mit à froncer les sourcils, ayant presque l’impression que la dent lui parlait. Ouais, comme l’Anneau de Sauron. Elle fronça un peu plus les sourcils, voyant la dent remuer sous l’homme qui la tenait. Elle était trop grosse pour appartenir à un homme, et l’instinct de Jane lui soufflait que cette dent n’était pas normale. Elle vit un doigt le toucher, et n’entendait même plus les autres parler, sentant une sourde vibration émaner de cet objet en apparence anodin. Clignant des yeux, Jane sentit alors une autre vibration, bien moins magique, le long de son épaule. Elle tourna la tête, et vit sa sœur, Nell.

« Et bien, Jane, qu’est-ce que tu fabriques ? »

Jane cligna des yeux, revenant peu à peu à la réalité, et vit l’homme avec la dent. Il ne savait pas quoi en faire, et, sans répondre à sa sœur, l’apprentie-sorcière s’approcha, et lui prit l’objet des mains.

« Hey ! Qu’est-ce que vous faites ? »

Elle le regarda rapidement, et répondit sur un ton qui lui était assez familier quand on lui cassait les pieds :

« Mêlez-vous de votre cul, et foutez-moi la paix. »

Surpris et outré, l’homme cligna les yeux, cherchant quoi répondre, mais Jane était alors partie.

« Tu veux faire quoi avec cette merde ? Et... Il s’est passé quoi, dehors ? J’ai entendu des sirènes !
 -  Un poivrot a fait une crise en me tombant dessus.
 -  Un poivrot ?! »

Nell, visiblement, avait du mal à comprendre. Jane observait toujours l’objet, le tenant à bout de bras, alors qu’elles étaient dans l’ascenseur.

« Jane ? Jane ?! The Earth is calling you, sweetheart !
 -  Hein ? Quoi ?! »

Surprise, Jane releva la tête, et vit le regard interrogatif de sa sœur.

« Tu t’es droguée ou quoi ?
 -  Hein ?! N-Non ! C’est juste que… Cet objet, c’est… J’sais pas, mais y a un truc bizarre avec lui.
 -  Ouais, il est moche. Je savais pas que t’aimais les trucs moches... Mais je devrais pouvoir te dégotter des trucs utiles... Je ne sais pas, moi...
 -  C’est pas ça...
 -  Un vieux pneu crevé, par exemple… Ou le caleçon d’un de mes ex’…
 -  Je crois que cet objet a des propriétés magiques !
 -  Cette merde ? Tu te fous de moi, là, ou... »

Nell n’acheva pas, croisant le regard déterminé de sa sœur, ce genre de regard qui disait qu’elle ne plaisantait pas. Nell regarda donc un peu plus attentivement la dent, sceptique.

« Seriously ? » finit-elle par demander, revenant à l’anglais.

L’ascenseur s’arrêta, et les deux femmes sortirent. Jane lui expliqua plus en détail son altercation avec ce type, puis se rendit dans sa chambre. Elle mit une heure à chercher des informations, à l’aide de son livre magique, mais ne trouva rien de très intéressant. Aucune information utile sur cet objet, sur les dents... Ça n’avait pas la gueule d’un talisman magique. Nell revint la voir au bout d’une heure. Jane était toujours sur son lit, à tourner les pages de ce gros bouquin poussiéreux.

« Any progress ? demanda-t-elle.
 -  A ton avis ? rétorqua Jane en grognant.
 -  Obviously, no…
 -  Come on, please ! »

Nell haussa les épaules, avant de faire une suggestion :

« Et si on allait voir son propriétaire ? Il pourra sûrement te dire plus de choses... Et, à mon avis, il doit être sorti de la cellule de dégrisement... »

Jane décida d’opter pour la voie de la facilité, et accepta. Elle monta dans la voiture de Nell, et laissa cette dernière conduire. Nell se rendit à l’hôpital central, un bel établissement. Le Japon n’avait pas à rougir de son système de santé, et, en chemin, les deux Californiennes s’arrêtèrent pour acheter une boîte de Ferrero Rocher, afin de les offrir au poivrot. Le chocolat était l’arme ultime de la négociation. La voiture s’arrêta sur le parking.

« Je t’attendrais en bas, à la cafétéria.
 -  Okay.
 -  Tâche de ne pas trop traîner.
 -  Je ne m’attarde jamais inutilement.
 -  Je te fais confiance sur ce point. »

Jane alla voir la standardiste, lui expliquant faire partie de la famille du poivrot, se gardant bien de l’appeler ainsi. Cette dernière lui expliqua, après une rapide recherche, où il se trouvait, et l’adolescente fila sur place, tenant à la main sa boîte de chocolat, la dent dans la poche de son jean. Elle s’avança ensuite le long du couloir, marchant vers la salle, un peu anxieuse. Et si le poivrot était un mage ? Était-ce seulement possible ? Qu’après tant d’errance, Jane soit enfin tombée sur un mage ? Elle n’osait vraiment y croire. Son cœur s’emballait à cette idée. Elle avançait vers la pièce... Avant de voir un homme en sortir précipitamment. Un docteur, vu la blouse qu’il avait sur le corps.

« SÉCURITÉ ! SÉCURITÉ ! »

Jane cligna des yeux, indécise, et vit alors l’homme sortir. Le poivrot... Qui semblait parfaitement réveillé. Jane poussa un petit cri, et vit l’homme se retourner vers elle, une lueur de démence dans les yeux.

*Un psychopathe !*

Le docteur qui fuyait appuya sur l’alarme la plus proche : l’alarme à incendie. Il brisa le verre, comme dans les films, et enfonça sa clef, ses doigts tremblants, tandis que Jane sentit ses jambes trembler. Elle n’était malheureusement pas une héroïne, et elle en lâcha la boîte de Ferrero Rocher, avant de commencer à reculer, ayant l’impression d’être tombée sur un remake de Terminator. Elle se retourna, et se mit à courir, s’éloignant. Dans le dos de l’homme, deux agents de sécurité, à une bonne dizaine de mètres, débarquèrent, et pointèrent leurs armes sur l’homme.

« Il a attaqué Will, mon assistant ! Je... J’ai entendu son cou se briser !
 -  Mains en l’air, connard !
 -  Ne nous oblige pas à tirer ! » hurlèrent les agents.

Leurs mains tremblaient légèrement. Ce n’était pas non plus des policiers d’intervention. Jane, de son côté, courait à toute allure, paniquée, et heurta quelque chose sur le sol. Elle tomba par terre, et en lâcha la dent magique, qui se mit à rouler devant elle.
« Dernière édition: Septembre 30, 2017, 08:35:53 par Princesse Alice Korvander » Journalisée

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FicheChalant
« Répondre #6 le: Juillet 02, 2013, 10:06:48 »

Pas de réponse. Un regard effrayé, deux pas en arrière, une alarme étourdissante qui retentit dans tout le bâtiment... La jeune fille lâcha, visiblement sans le faire exprès, une petite boite noire et commença à courir. L'homme tendit une main vers elle pour lui intimer de revenir dans sa direction, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Il n'arrivait pas à crier. Derrière lui, son ouïe affutée l'informa que deux hommes au moins se trouvaient à quelques mètres de lui. Il fit volte-face et distingua deux hommes qui pointaient une sorte de petit objet noir dans sa direction. Ils le fusillaient du regard, et l'homme en blouse blanche leur cria, paniqué :

- Il a attaqué Will, mon assistant ! Je... J'ai entendu son cou se briser !
- Mains en l'air, connard !
- Ne nous oblige pas à tirer !


De la colère dans leur voix, sans aucun doute. Mais aussi du doute. Preuve en était leurs mains sur leur étrange appareil, qui ne tenaient pas en place et dégoulinaient de sueur. Le "poivrot psychopathe" ne put réprimer un sourire devant ce manque flagrant d'assurance, même après avoir été stimulé par l'assassinat pur et simple d'un innocent qui n'avait rien demandé à personne. Il allait tenter de leur parler, quand un bruit lui fit tourner la tête. La jeune fille avait buté contre quelque chose, et de retrouvait donc par terre. Étant donné la situation, l'homme s'étonna de prendre le temps d'apprécier sa petite culotte ainsi dévoilée par sa chute. Puis il s'immobilisa.

Les yeux écarquillés. Le souffle haletant. Le coeur occupé à faire du trampoline dans sa poitrine. À côté de cette jeune fille, une dent. Il avait beau ne pas être dans son état normal, il était certain de connaître cette dent. Elle était accrochée à un fil de cuir, preuve que son propriétaire le portait à son cou. En portant une main au sien, il remarqua un sillon dans la peau, là où il portait vraisemblablement cet ornement mystérieux. Son sang ne fit qu'un tour, et avec une vitesse étonnante, il se précipita sur la jeune fille. Il la prit immédiatement dans ses bras, fourrant au passage la dent dans la sacoche qui pendait à sa ceinture. Il ne sut même pas si elle avait réagit, il était trop concentré sur ce qu'il avait à faire pour les sortir de là.

- Ne tirez pas, on pourrait la blesser !
- Et merde, il va pas s'en tirer comme ça !
- Mais non, d'autres agents l'attendent à la sortie.


Cela, l'homme l'entendit. Rester ? Impensable. Partir ? Inutile. Il prit appui sur ses deux jambes aux muscles puissants et... Il traversa l'une des fenêtre du couloir à reculons, pour encaisser le plus de dommages possible et épargner la jeune voleuse...

- Putain, il a sauté ! Je le crois pas !
- Bon ben c'est plus notre affaire du coup...
- Eh, t'as vu ? Des Ferrero !


Par chance, la chambre où il avait été réanimé n'était qu'au premier étage, et ses jambes endurcies pouvaient amortir le choc, même avec une invitée sur les bras. Une fois sur le sol, il s'assit et entreprit d'arracher les morceaux de verre qui s'étaient plantés dans sa peau. Il ne prêta pas attention à sa voleuse, se moquant pas mal qu'elle soit tétanisée ou reconnaissante. Une fois qu'il eut récupéré sa mobilité, il la prit sur son épaule, de sorte qu'elle puisse voir tout ce qui se passe derrière lui. La position était inconfortable pour elle, mais tant pis. L'homme commença à courir, dans une direction aléatoire, serrant de sa main libre la dent dans sa sacoche...
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FicheChalant
« Répondre #7 le: Juillet 02, 2013, 01:53:30 »

C’était un stupide espace entre les dalles. Elle avait heurté le rebord d’une dalle, et était tombée sur le sol. Une chute idiote, une probabilité de un sur mille pour que ça arrive... Voire même de un sur cent mille. Fuck ! Sa minijupe s’était révélée sans qu’elle le réalise. Elle secoua la tête, entreprenant de fuir. Ce type, derrière elle, était un putain de taré. Sûrement un dingue échappé d’un asile psychiatrique. Pourquoi diable fallait-il qu’elle se coltine tous les tarés de la planète ? Elle n’eut toutefois pas le temps de fuir. L’homme aux cheveux argentés bondit sur elle, et la souleva comme un sac de patates.

« Hey !! » s’exclama Jane.

Il avait une sacrée poigne, et se mit à courir. Les vigiles hésitèrent à tirer, craignant de blesser la fille, ou de ne pas respecter la procédure légale. Ceci dit, le patient était un meurtrier, qui avait tué un infirmier rien qu’avec ses doigts. Ils lui sommèrent de se rendre, tandis que Jane essayait de se débattre, abattant de manière répétée ses poings sur le dos de l’homme. La panique la faisait agir, se mélangeant à une sorte de rage, de fureur, qui formait un cocktail explosif. Elle ne comprenait pas trop ce qui se passait, mais sentit la vitre exploser.

*Il a sauté dans le vide ! Oh putain, il a sauté dans le vide !*

Son hurlement mourut dans sa poitrine, alors que l’homme atterrit sur le sol, en contrebas, visiblement sans difficulté. Les vigiles ne tardèrent pas à arriver devant la fenêtre, et appelèrent des renforts en voyant la cible décoller. Prostrée sur son épaule, Jane essayait de se débattre, invectivant son ravisseur.

« Lâche-moi, sale con, espèce de pervers ! »

Il n’était sans doute pas très judicieux d’insulter un homme qui avait tué un autre homme de sang froid, et qui avait tout d’un psychopathe, mais, dans ce genre de circonstances, Jane n’était pas vraiment une femme très judicieuse.

« Lâche-moi, merde, tu m’étouffes ! Espèce de taré, fous-moi la paix, enculé de merde ! »

Comme quoi, les femmes pouvaient avoir un langage très fleuri quand elles s’y mettaient. Jane avait noté que l’homme avait repris la dent. Il devait donc bel et bien s’agir d’un artefact magique. Mais que voulait-il faire avec elle ? Elle avait bien quelques idées, mais être violée ne la tentait nullement. Son agressivité était motivée par sa peur, par la crainte qu’il ne lui brise la nuque. Ce bruit horrible qu’elle avait entendu, les cervicales qui craquent... C’était un son insupportable, strident, qui remontait le long de vos épaules, et vous donnait la chair de poule. Elle ne voulait plus l’entendre.

En ce moment, Jane maudissait sa curiosité. Elle aurait du jeter cette dent dans la première poubelle venue, plutôt que de s’obstiner, et de suivre les conseils de Nell. Elle était maintenant l’otage d’un tordu, un pervers violent, probablement un psycho’.

Que pouvait-il lui arriver de pire ?
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« Répondre #8 le: Juillet 17, 2013, 10:36:31 »

- Hey !

Il ne l'avait pas entendue. Ou plutôt, il s'était persuadé de ne pas l'avoir entendue, pour ne pas avoir à la faire taire. Il devait s'éloigner au plus vite, et puisqu'elle semblait savoir où ils se trouvaient, contrairement à l'homme aux cheveux grisonnants, il lui fallait la garder auprès de lui jusqu'à ce que tout se calme pour qu'elle puisse enfin lui expliquer ce que c'était que toute cette histoire ! Pourquoi s'est-il réveillé dans un endroit dont il ignore tout ? Pourquoi est-ce qu'il n'a aucun souvenir, même celui de son propre nom ? Pourquoi lui a-t-elle volé son pendentif, ou même qui est-elle ! Tant de questions, et tant de réponses qu'il lui manque. Et ses réponses, justement, il compte bien les obtenir de cette jeune fille qu'il porte sur son épaule. Il quitta rapidement les lieux de sa chute, ignorant à la perfection les insultes que lui crachaient sa captive à la figure :

- Lâche-moi, sale con, espèce de pervers !

Pervers ? L'homme ne faisait pas vraiment confiance à ses souvenirs, mais d'après eux, ce mot indiquait une connotation sexuelle. Et, si il était vrai que la beauté de la jeune femme n'était pas pour lui déplaire, il n'avait rien tenté de ce genre. Il l'aurait probablement, remarque, s'il n'y avait pas eu toutes ses questions sans réponse. Dans l'immédiat, il devait les mettre tous les deux à l'abri.

- Lâche-moi, merde, tu m’étouffes ! Espèce de taré, fous-moi la paix, enculé de merde !

Agacé, l'homme lui décocha un regard noir, le genre qui veut dire "tu fermes ta grande gueule, où je fourre mon bras dans ta bouche jusqu'à en faire ressortir tes intestins". Le genre qui marche pas mal comme méthode de dissuasion, en somme. Il continuait de courir à vive allure, sans s'octroyer la moindre pause, jusqu'à ce que le paysage commence à changer. Les grands bâtiments sur les côtés de la route se faisaient plus espacés, et il pouvait voir de la végétation. Ils avaient quittés la ville. Il attendit d'atteindre le couvert d'un bosquet pour s'autoriser à s'arrêter. Il relâcha Jane, qui s'écrasa sur le sol, et lui dit :

- Je ne veux pas te faire de mal. Ne m'y oblige pas, et ne t'enfuis pas. J'ai juste quelques questions à te poser. Tu as vu comment je me suis enfui, si tu tentes quoi que ce soit, je te rattraperai et te battrai à mort. Maintenant je veux des réponses. Où sommes-nous ? Je me suis subitement réveillé là où tu m'as trouvé, et je n'ai pas le souvenir d'y être allé par moi-même... Pour dire vrai, je ne me souviens de rien, pas même de mon identité.

Il fallait qu'elle lui réponde, qu'elle lui explique. Il n'en pouvait plus d'être laissé dans l'incompréhension la plus totale.
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FicheChalant
« Répondre #9 le: Juillet 17, 2013, 06:47:11 »

L’homme lui sortit le regard de Chuck Norris pour intimer à Jane le silence... Mais c’était visiblement mal connaître Jane Watson. Elle avait toujours trouvé que Chuck Norris était un pouilleux, et que son regard de tueur faisait tellement cliché qu’il donnait plutôt envie de rire qu’autre chose. Elle continuait donc à protester et à copieusement injurier l’homme, qui courait à toute allure dans la rue. Fort heureusement, l’hôpital était dans les hauteurs de Seikusu, un choix stratégique, qui permettait de rapidement accéder à l’autoroute urbaine, et donc de rejoindre en quelques minutes le cœur de la ville, en évitant les embouteillages le long des boulevards.

« Hey, attention ! s’exclamait un piéton paniqué en manquant tomber au sol pour éviter le psychopathe.
 -  Au secours, on me kidnappe ! hurlait Jane à l’attention des patients.
 -  Appelez la police !
 -  Mais il est fou, ce type!
 -  Remuez-vous, bande d’handicapés mentaux, sortez-vous les doigts du cul, et appelez les flics, ce taré va me violer !! »

Mais ces cons de piétons ne réagissaient pas. L’homme courut au milieu de la route, faisant piler et klaxonner plusieurs voitures. À dire vrai, certains piétons avaient été plus attirés par la vue de la culotte de Jane qu’autre chose. Le mercenaire fila entre les arbres, s’enfonçant dans la forêt entourant Seikusu, et finit par la relâcher. Jane tomba les fesses sur le sol, en poussant un petit cri, et resta à terre, furieuse, en relevant la tête.

Ce type était une vraie montagne, costaud, avec un air de serial killer sur le visage. Une vilaine cicatrice courait le long de son œil gauche, et elle l’imaginait volontiers en tueur en série, torturant des dizaines de femmes en poussant un rire gras et en violant leurs cadavres. Pauvre Jane, elle n’avait vraiment pas de chance ! Voilà qu’elle était tombée sur un cinglé qui avait décidé de la capturer. Ses chances de survie étaient minces, et Jane allait devoir ravaler sa colère pour qu’il ne lui brise pas les cervicales. Cependant, sa colère était la manière avec laquelle elle exprimait sa peur. Si seulement elle maîtrisait un peu mieux la magie, elle aurait pu se défendre bien plus facilement contre ce monstre... Elle entreprit de lentement se réveiller, époussetant ses vêtements, tandis que l’homme lui avoua qu’il ignorait totalement où il était.

*À coup sûr, il s’est échappé d’un asile... Cette ville regorge de tarés et de psychopathes, de toute manière... J’aurais du rester en Californie, c’est bien mieux là-bas, on bouffe comme des vaches, on roule en limousine, et les flics ne sont pas des peigne-culs payés à rien branler de la journée.*

Un avis largement biaisé, mais Jane avait peur. Elle s’écarta un petit peu, résistant à l’envie primaire, et typiquement humaine, de fuir. Ce connard le retrouverait, mais une femme moderne avait d’autres tours dans son sac. Elle avait toujours son portable, et devait se débrouiller pour l’allumer. Quand Nell saurait qu’on l’avait enlevé, elle s’adresserait à l’ambassade, et on utiliserait la géolocalisation pour identifier les signaux de son portable. Elle savait que ça existait, pas parce qu’elle l’avait vu à la télé, mais parce que Nell le lui avait dit. Nell était à la fac’, et elle avait comme ami un type qui faisait du droit, et qui lui avait parlé d’une histoire où la police avait utilisé une géolocalisation par téléphone portable. Et ça, ben, c’était la classe !

« Ben... On est... À Seikusu, vous savez ? La ville des cinglés et des trucs bizarres... Dans la préfecture de Kyoto... Au Japon... »

Elle avait l’impression de lui parler chinois. Mais c’était qui, ce mec ? Il était aussi costaud que trois agents du SWAT réunis en un seul corps, aussi rapide que cinq coureurs olympiques, et il avait l’air de débarquer d’un autre monde. Est-ce que son coup sur la tête avait été plus fort que ce que Jane pensait ?

« En Asie... La Terre... Nan, ça vous dit rien ? »

Rien, visiblement.

« Vous savez, ce n’est pas parce que vous êtes amnésique que ça vous donne le droit de kidnapper de jeunes filles innocentes et de tuer des gens. C’est mal ! »

Bon, Jane n’était sans doute pas la personne la mieux placée pour parler de moralité, mais il fallait bien que quelqu’un le fasse, après tout.
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« Répondre #10 le: Août 17, 2013, 08:10:34 »

- Ben... On est... À Seikusu, vous savez ? La ville des cinglés et des trucs bizarres... Dans la préfecture de Kyoto... Au Japon...

L'homme ne comprenait rien à ce qu'elle disait. Aucun des mots qu'elle prononçait ne lui rappelait quelque chose. Ni par leur nom, ni par leur assonance... Il lui semblait même qu'elle se moquait un petit peu de lui. C'était plutôt bizarre qu'ils se trouvent à un endroit appelé "Sexe". Mais après... "Kyoto", "Japon"...

- En Asie... La Terre... Nan, ça vous dit rien ?

"Asie"... "Terre"... Non, décidément, il ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Il commençait même à légèrement s'énerver, ses veines ressortant de ses poings au fur et à mesure qu'il les serrait de plus en plus. C'est très gênant de ne rien savoir sur qui on est, où on est, ou tout simplement ce qu'on fait là, ou pourquoi est-on venu. Totalement perturbé, c'est une oreille distraite qui accueillit les dernières paroles de la jeune fille :

- Vous savez, ce n’est pas parce que vous êtes amnésique que ça vous donne le droit de kidnapper de jeunes filles innocentes et de tuer des gens. C’est mal !

Il se retourna vers elle, la dévisageant d'un air plutôt effrayant.

- Je suis désolé de t'avoir enlevé.

Phrase étrange dans la bouche d'un kidnappeur de sang-froid, il le reconnaissait, mais il était pourtant sincère.

- J'ai impérativement besoin de réponses. Je suis perdu. Et si j'ai tué cet homme, c'est parce que lorsque je me suis réveillé, il était si près de moi que j'ai pensé qu'il tentai de m'assassiner.

Il s'attendait déjà à ce qu'elle lui réponde "et pourquoi moi, qu'est-ce qui vous fais dire que je peux vous aider", etc. Mais il avait une réponse toute faite.

- Et si j'ai pensé que tu pouvais m'être utile, c'est à cause de ça.

Il sortit de sa poche le pendentif qu'elle lui avait dérobé.

- Je me souviens que je portais ça autour du coup, avant toute cette histoire. Si je me fie à mon instinct, cette dent est la seule chose qui me relie à mon passé. Et c'est toi qui l'avais, tout à l'heure. Si tu l'as pris, c'est qu'il y a bien une raison. Je veux que tu m'expliques. Je veux comprendre.
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« Répondre #11 le: Août 17, 2013, 09:44:50 »

« Je suis désolé de t'avoir enlevé. »

On aurait cru que Terminator était en train de lui parler, la regardant avec des yeux froids, et une tête de psychopathe. Une vraie tête de stalker ! Jane retint un frisson de peur. Qui était donc ce cinglé ? Il n’avait visiblement rien capté de ce qu’elle avait dit. Elle se souvenait de ses films sur ces amnésiques qui ne se rappelaient rien de leur passé, mais, en revanche, étaient capables de citer le nom du dernier Président des États-Unis, et de décrire les principaux points de ses réformes politiques... Faisant en ce sens mieux que la majorité des citoyens américains. Peut-être que le phénomène était inversé chez ce taré ? Jane ne pensait qu’à une chose : foutre le camp d’ici. Que les flics se radinent, et lui fassent exploser la caboche ! Non, sérieusement, ce mec était un dingue, un tueur !

*Pourquoi est-ce que tous les tarés de la ville cherchent à me faire chier ?*

Il se mit à se justifier, expliquant qu’il avait tué l’homme parce qu’il s’estimait en situation de légitime défense. Mouais... Ça n’expliquait pas pourquoi il avait cru nécessaire de la capturer, elle, la douce, jeune, et innocente Jane Watson, qui n’avait jamais fait de mal à personne ! Il se justifia en lui montrant la mystérieuse dent. Jane l’observa en fronçant les sourcils. Oui, elle sentait clairement qu’il y avait quelque chose de particulier avec cette dent, sans trop pouvoir se l’expliquer. Une résonance magique ? Elle avait beau avoir des pouvoirs magiques, Jane n’y croyait pas vraiment. Mais cette dent... Pourtant, elle était très laide... Mais elle lui procurait de curieux frissons, des sensations qui remontaient le long de son corps.

« Je me souviens que je portais ça autour du coup, avant toute cette histoire. Si je me fie à mon instinct, cette dent est la seule chose qui me relie à mon passé. Et c'est toi qui l'avais, tout à l'heure. Si tu l'as pris, c'est qu'il y a bien une raison. Je veux que tu m'expliques. Je veux comprendre. »

Voilà qui risquait d’être difficile ! Jane elle-même ignorait ce que cette dent avait. Cependant, si elle lui sortait ça, il risquait de lui briser la nuque. Ce type, avec sa tête de dingue, d’ours mal léché, semblait tout à fait être le genre de salauds ne voyant aucun problème à battre les femmes. Il semblait aussi galant qu’un grizzly, et elle fronça les sourcils, cherchant une réponse qui pourrait ne pas trop l’énerver, sans rien trouver de concret sur le coup.

« Je... Euh... Ben... Je la trouvais jolie... »

Un mensonge guère convaincant, elle le réalisait bien, mais, pour être honnête, elle ignorait comment décrire cette sensation qu’elle ressentait en voyant la dent. Elle se dépêcha de poursuivre, intimidée par la stature de l’homme, et par son regard de dingue échappé d’un asile. Mais que dire ? Il ne comprenait rien, et elle enchaîna, en déblatérant tout ce qu’elle savait, et qui lui venait à l’esprit :

« Le Japon est un État riche, qui, bien qu’étant géographiquement au sud de l’hémisphère, appartient à un regroupement politique et économique qu’on appelle les pays du Nord, et qui désigne les plus riches pays du monde, par opposition aux pays du Sud, pauvres, et en voie de développement. Le Japon est une grande puissance qui ne dispose pas d’une armée, et qui est en rivalité avec la Chine. Il est proche des États-Unis d’Amérique, le plus beau et le plus classe pays du monde. Il... »

Jane déblatérait tout ça sur un ton rapide et monocorde, donnant presque l’impression qu’elle était à un examen, lorsqu’elle s’interrompit en entendant des bruits. Des policiers s’avançaient dans les fourrés.

« Il est parti par là !
 -  N’oubliez pas qu’il a une otage, et qu’il a tué quelqu’un ! Il est extrêmement dangereux !
 -  Ne lui tirez dessus que s’il constitue une menace, il n’est pas armé ! »

Jane entendit également des aboiements, et comprit que les policiers devaient avoir des chiens de chasse, pour le retrouver. L’espoir se mit à renaître, et elle décida d’agir à la manière dont une fille effrayée réagissait, face à son bourreau. Voyant que ce dernier avait été occupé par les policiers se rapprochant, elle se mit à courir à toute allure, en hurlant.

« Au secours, au secours !! Il va me tuer, au secours !! »
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FicheChalant
« Répondre #12 le: Septembre 28, 2017, 11:20:58 »

- Je... Euh... Ben... Je la trouvais jolie...

Ce genre de réponse évasive qui ne solutionne aucun problème avait le don d'énerver notre homme. Heureusement pour la jeune fille cependant, une douleur fulgurante transperça son front au moment précis où il s’apprêtait à hausser le ton, et il n'en fit donc rien, se contentant de porter la main à son visage en réprimant une grimace de souffrance. Il lança un regard outré à son interlocutrice mais n'eut pas l'occasion d'en faire plus, car elle ajouta presque immédiatement :

Le Japon est un État riche, qui, bien qu’étant géographiquement au sud de l’hémisphère, appartient à un regroupement politique et économique qu’on appelle les pays du Nord, et qui désigne les plus riches pays du monde, par opposition aux pays du Sud, pauvres, et en voie de développement. Le Japon est une grande puissance qui ne dispose pas d’une armée, et qui est en rivalité avec la Chine. Il est proche des États-Unis d’Amérique, le plus beau et le plus classe pays du monde. Il...

C'était beaucoup trop d'informations d'un coup et le pauvre homme n'en comprenait pas la moitié du quart. Décontenancé, il n'en menait pas large devant cette jeune fille, aussi ridicule que ce soit.assistant impuissant à la tirade infatigable d'une enfant qui, si elle était plutôt agréable à regarder, ne ressemblait pas à une érudite. Une seconde douleur déchira sa tête lorsque elle eut fini de déballer sa science, et l'homme tomba à genoux, incapable de supporter la violence des lancements qui le faisaient souffrir. Mais les divinités de ce monde, quelles qu'elles soient, ne semblaient pas s'être lassées de malmener l'amnésique. Un hurlement strident déchira la nuit, poussant encore une fois l'homme à prendre sa tête dans ses mains. Les sons et les images se bousculaient autour de lui. En plus de ce sifflement inhumain, il pouvait distinguer, bien que difficilement, des aboiements de chiens et les cris de la jeune fille qu'il avait enlevée. Pas très réceptive à ses excuses, décidément. Il allait devoir réagir, et vite, car il n'était pas en état de se battre pour sa liberté, moins encore contre une bande de chiens affamés menés par des chasseurs de primes.

Les chasseurs de primes. Pourquoi avait-il pensé à ce genre d'hommes en premier, il n'en savait rien. Certainement en avait-il peur en temps normal, ce qui eut pour effet de diriger sa pensée en temps de crise. Le temps n'était cependant plus à ces philosophes considérations, il devait désormais agir. Il entendait plusieurs voix masculines échanger des mots dénués de sens. Il en entendit une commenter le fait qu'il n'était pas armé. L'homme réprima un rictus amusé. Pour la première fois depuis son réveil, il ressentit autre chose que la désorientation et le doute. Un frisson d'excitation lui parcourut l'échine, et il fit craquer les os de sa nuque.

Son corps entier était son arme.

Au secours, au secours !! Il va me tuer, au secours !!

Allons bon, voilà qu'elle se mettait à brailler. Il n'allait pas vraiment pouvoir compter sur une quelconque assistance. Et comme pour confirmer cette idée, la jeune fille se mit à courir en direction des voix d'hommes. Trop rapidement pour qu'il l'a rattrape, néanmoins, il allait donc devoir la jouer fine, tant que les inconnus n'avaient pas de visuel sur lui. L'homme agissait comme par instinct, ne sachant ni pourquoi il allait combattre ces individus ni même ce qu'il faisait là. Il s'abrita dans un buisson, récoltant de la terre au sol pour s'en couvrir les membres et les parties de son corps apparentes pour soustraire son odeur naturelle au flair développé des chiens de chasse. Il avait l'habitude de ce genre de manœuvre, il en était sûr à présent. Il devait être une sorte de hors-la-loi.

Trois silhouettes jaillirent de derrière les arbres, accompagnés de deux chiens. Sur leurs talons, à une distance de sécurité raisonnable, se trouvait la jeune fille, qui semblait terrorisée, à moins qu'elle ne feigne la peur à la perfection, qui leur indiquait où elle avait perdu la trace de l'inconnu au regard dangereux. Petite teigne. Elle avait vraiment décidé de lui rendre la vie plus difficile. Mais peu importait, il devait la récupérer et obtenir réponse à ses questions. Rien n'importait plus en ce moment. Son esprit aiguisé analysa avec une rapidité déconcertante les différentes issues potentielles de la situation engagée, et il tira une conclusion unique ; il devait à tout prix éviter le combat de front. Ces hommes étaient clairement en surnombre, mais ce n'est pas l'infériorité numérique qui retenait l'homme, mais plutôt la méfiance. Ces hommes portaient de petits objets qui faisaient penser à des armes, vu la façon dont ils les braquaient. La prudence lui intimait donc de patienter.

Ainsi, il évita de sauter sur les arrivants et profita de son avantage : l'effet de surprise. Les hommes continuaient de suivre leurs chiens, bien que ceux-ci paraissaient avoir perdu la trace qu'ils filaient, et eux-mêmes étaient suivis par la jeune inconnue. Il était donc temps de passer à l'action. Lorsque les quatre personnes eurent dépasser les buissons dans lesquels il s'était habilement camouflé, il en sortit plus silencieux qu'une ombre, n'alertant pas les bêtes féroces qui cherchaient encore et toujours sa piste. Il se jeta sur la jeune fille et, bien qu'il ne lui veuille pas de mal, il n'eut d'autre choix que de l'assommer d'un violent atémi. Ensuite, avant qu'elle ait le temps de chuter, il l'empoigna par la taille à l'aide de ses bras puissants et d'un mouvement la hissa sur son épaule avant d'entamer une course impressionnante. A peine était-il passé à l'acte que les chiens enragés s'étaient précipité dans sa direction. Mais les jambes entraînées du fugitif avaient de l'endurance et une accélération intense avaient suffi à créer un écart suffisant pour que ses poursuivants ne soient plus que de minuscules taches au fond de la nuit. Nuit incroyablement claire, soit dit en passant. Ce monde était pourvu d'un nombre incalculable de sources lumineuses.

Au terme d'une course-poursuite effrénée, l'homme parvint enfin à semer ses poursuivants, du moins c'est ce qu'il pensait. Il n'entendait plus les bruits des chiens ni les cris des maîtres. Ces hommes n'étaient pas très efficaces, ils se contentaient de hurler « Ne tire pas, tu pourrais toucher la fille ! » étrange, pour des chasseurs confirmés et des maîtres-chiens, ils n'étaient pas très dégourdis. Il déposa la jeune fille inanimée dos contre le mur d'un bâtiment. Il avait beau faire nuit, ce lieu était bruyant comme pas deux. Il souhaitait en entendre plus au sujet de la dent, et pour cela il devrait peut-être gagner la confiance de cette femme. Et vu ce qu'il lui avait fait subir depuis leur rencontre, ce n'était pas gagner.
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FicheChalant
« Répondre #13 le: Octobre 02, 2017, 01:03:15 »

Dès qu’elle en avait l’occasion, Jane fila à bride abattue. Quelle histoire démente ! Elle ignorait qu’elle déclencherait de telles réactions en récupérant cette mystérieuse dent. Ce colosse aux cheveux blancs était tout simplement effrayant, et, face à lui,  Jane ne pensait qu’à fuir, à fuir le plus loin possible, en laissant les policiers faire leur travail. Elle entendit des coups de sifflets, des hurlements, et fila sans trop savoir où elle allait, le cœur bondissant nerveusement dans sa poitrine. Jane n’avait jamais été aussi paniquée qu’en ce moment, convaincue qu’elle allait se faire tuer, capturer, violer... Les pires scénarii se multipliaient dans sa tête, et, alors qu’elle fuyait, elle entendit une masse se rapprocher rapidement d’elle, eut à peine le temps de tourner la tête sur le côté, et sentit une puissante onde la frapper à l’arrière de la nuque...

...Puis le noir.



« Gnnnn... »

Un grognement étouffé s’échappa de ses lèvres. Elle secoua lentement la tête, en sentant quelque chose de froid dans son dos, de froid et de dur. Que se passait-il ? Elle avait le sentiment d’avoir fait un curieux rêve, quelque chose impliquant une étrange dent magique, et un costaud aux cheveux d’argent... Un rêve idiot, assurément ! Toutefois, peu à peu, les souvenirs lui revinrent. Elle secoua encore la tête en entendant le bruit de sirènes, et releva la tête brusquement en ouvrant les yeux.

« Mais... Mais où est-ce que je suis ?! »

Elle vit un homme lui tournant le dos, à l’entrée de la ruelle, près de l’entrepôt d’une scierie. Jane secoua encore la tête, et constata qu’elle était dans une petite impasse. Il faisait nuit, et la police était sur le qui-vive. Les souvenirs lui revinrent rapidement. La dent... Ce mystérieux colosse qui avait déboulé pour récupérer la dent... Puis la fuite, la cavalcade, et la police. Il s’était enfui de l’hôpital, avait surmonté les tranquillisants, pour la poursuivre.

Jane chercha des yeux une arme, un objet contondant, quelque chose, n’importe quoi... Mais l’homme se retourna vers elle, et elle se ratatina sur place.

« Je... Je vous préviens, j’ai des amis très puissants. Si vous me touchez, ils vous le feront payer très cher ! »

Sachant que la police n’était pas très loin, Jane inspira alors, afin de pouvoir hurler qu’on vienne l’aider... Sauf si l’homme se montrait suffisamment rapide pour l’empêcher d’hurler.
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