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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [FINI] La Princesse et le Vagabond [Melendil]  (Lu 8855 fois)
Princesse Alice Korvander
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« le: Décembre 22, 2012, 04:03:06 »


Kalkeïn

«  Il est dangereux de sortir en ce moment, Majesté, rappela l’homme, nerveux.
 -  C’est la fête dehors, et je m’ennuie ! répliqua Alice, n’ayant nullement envie de s’avouer vaincue.
 -  Nos services de renseignement sont convaincus que les rebelles ont des informateurs dans le palais, et qu’il existe une cellule dans la ville. Sortir ne serait pas très prudent.
 -  La peur n’a jamais dicté Sylvandell, Osmann. Le sang du Dragon coule dans nos veines, et rien n’effraie les dragons. Votre peuple organise une fête, et je veux y aller.
 -  C’est risqué ! répéta Osmann, n’ayant visiblement pas envie que son supérieur le réprimande pour avoir laissé partir une invitée de marque. Ces sales Lames-Grises ont occis un juge il y a une semaine ! »

Alice soupira, agacée par cet homme. Elle regarda à nouveau par la fenêtre. On entendait les sons accrocheurs de la musique au loin, les bruits de la fête. Kalkeïn était une ville portuaire assez éloignée de Sylvandell, mais rattachée à l’Empire, et qui avait récemment demandé de l’aide. La paix impériale était menacée par des terroristes, une organisation se faisant surnommer les Lames-Grises. L’enquête réalisée par les autorités avait permis de réaliser que les Lames-Grises étaient financées par les Nexusiens, et cherchaient à déstabiliser l’autorité d’Ashnard sur ce port, en créant une révolte. Ce port étant important pour le trafic maritime de l’Empire, il avait une importance stratégique majeure. L’arsenal de Kalkeïn comprenait une importante flotte maritime. Ashnard avait donc envoyé des troupes, et Sylvandell avait été appelée pour aider les autorités. Le commandement supposait que les Lames-Grises se faisaient fournir par des navires marchands, et avaient une cache secrète, un port, dans la région. Quoi de mieux que des dragons pour pulvériser des bateaux ? Alice avait été sommée par son père de faire partie de la délégation. Kalkeïn représentait également une certaine importance pour Sylvandell, car la plupart des ressources que le royaume importait transitaient par ce port.

Cependant, la Princesse s’ennuyait. Kalkeïn était une très belle ville, grande, avec des minarets, des musées, une bonne ambiance, mais les Lames-Grises inquiétaient au plus haut point les gouvernants de la ville. Ils craignaient que ces derniers ne cherchent à assassiner les diplomates. Alice était donc cloîtrée dans le château, ne pouvant sortir qu’avec une trentaine de gardes, ce qui n’était pas très discret. Pour elle, qui avait l’habitude de se promener dans son royaume sans crainte, cette restriction était lourde. Elle avait la chance de ne pas avoir son père sur le dos, celui-ci étant dans l’arsenal, à discuter stratégie contre les Lames-Grises. Et, pour ne rien arranger, elle avait appris qu’une importante fête locale avait lieu aujourd’hui à Kalkeïn : il y avait des danseurs, des défilés, des concerts, des animations de rues... Et il était impossible qu’elle sorte. Pour éviter des débordements, toute la garnison de la ville avait été déployée à la fête. Elle bataillait donc avec Osmann pour sortir.

« De toute manière, avança cette dernière, Hodor m’accompagnera !
 -  Je ne pourrais pas assurer votre sécurité, rétorqua Osmann, c’est bien trop...
 -  Oh, vous me fatiguez ! s’impatientait Alice. J’ai décidé de sortir, alors je sortirais !
 -  Je... Vous...
 -  Comptez-vous me retenir de force ?
 -  Non... Non, bien sûr, mais... De grâce...
 -  Il ne m’arrivera rien ! Et, de toute manière, il y a tellement de patrouilles dehors que rien ne risque de m’arriver. »

Osmann soupira. Il cherchait probablement quoi répliquer, mais il suffisait de voir son regard pour constater qu’il avait capitulé. Un sourire sur les lèvres, Alice s’en alla donc, allant chercher Hodor. Ce demi-géant était, par excellence, le garde du corps de la Princesse. Il parlait peu, se contentant généralement de répéter son nom, et sa taille massive suffisait généralement à dissuader n’importe qui. Hodor était une vraie montagne, qui faisait plus de deux mètres de haut. Il avait la robustesse légendaire des géants. Elle le trouva dans les jardins du château, à observer des oiseaux. Il avait toujours été très proche de la nature. La seule fois qu’on avait essayé de le mettre dans un lit, ce dernier avait craqué sous son poids massif.

« Hodor ? Hodor ! s’exclama-t-elle, afin d’obtenir son attention.
 -  Ho... Hodor ?! Hodor !
 -  Tu viens ? Je sors ! »

C’était une question purement rhétorique ; Hodor la suivrait, quoiqu’elle fasse. Elle sortit ainsi du château, et ne fut pas surprise de voir que trois gardes avaient quand même été dépêchés pour la suivre. C’était probablement tout ce qu’Osmann avait réussi à déployer.

*
*  *

La fête battait son plein, et Alice ne regrettait clairement pas d’y être. Il y avait des stands, où elle voyait des enfants rigoler devant des spectacles de marionnettistes, des bouffons qui faisaient des pirouettes, trébuchaient sur le sol, tentaient de marcher sur de gros ballons, avant de tomber sur le sol, provoquant l’hilarité des gens. On buvait, on mangeait du poulet grillé, des lanceurs de feu répandaient de longues traînées de flammes, on pariait sur le talent des jongleurs. L’ambiance était très festive, et, naturellement, il y avait beaucoup de chants. Ville cosmopolite, Kalkeïn mélangeait les traditions, et elles s’exprimaient toutes en cette soirée.

Le soleil commençait à se coucher, et Alice était à l’une des grandes places de la ville. Le soleil déclinait, éclairant les maisons, et un chant commençait. C’était un groupe de saltimbanques ambulant, et elle était subjuguée. La chanson était quelque chose dont on manquait cruellement à Sylvandell, et, à chaque fois qu’elle avait l’occasion d’en entendre, elle ne se faisait pas prier. En l’occurrence, les musiciens se tenant au milieu de la place interprétaient un air très enjoué et festif. Ils se mélangeaient à la foule, dansant tout en jouant des instruments. La foule, quant à elle, claquait des mains, donnant le rythme.

Un sourire sur les lèvres, Alice se laissait aller. La petite Princesse était perdue au milieu des gens. Hodor observait la scène avec incrédulité, et les gardes restaient prudents, dans les coins, tout en ayant toutefois bien du mal à se laisser aller Personne ne pensait sérieusement que les Lames-grises allaient attaquer. C’était un jour de tradition, de bonté. Mais peut-on vraiment exiger de la part de terroristes de savoir faire preuve de bonté ? Dès que la Princesse de Sylvandell était sortie du château, les Lames-Grises l’avaient pisté, attendant le bon moment pour frapper. Et ce moment approchait. Ils se tapissaient dans l’ombre, observant les gardes à proximité. Ils étaient une bonne quinzaine, mais il y avait tellement de monde que personne ne viendrait la sauver. Ils se méfiaient surtout du gros monstre accompagnant Alice. Hodor était probablement le seul à être insensible à la fête, et observait Alice, grognant quand on s’approchait trop d’elle. Et une simple flèche ne suffirait pas à le tuer. On disait que la peau des géants étaient une véritable carapace, et il suffisait de voir ce colosse pour s’en convaincre.

Les Lames-Grises attendaient donc, prenant part à la fête. Ils étaient les lanceurs de feu, les danseurs, et l’un d’eux était même l’un des musiciens. Et, alors que le soleil déclinait, la solution leur vint. A l’annonce du crépuscule, une chanson coutumière était lancée. Une chanson d’amour, qui avait pour nom Sunrise, et aux termes de laquelle l’un des musiciens se rapprochait, au choix, d’une femme présente dans l’assemblée. Les gardes ne se méfieraient pas, et, en étant suffisamment rapide, l’homme réussirait à l’occire. Il suffirait ensuite de profiter de la cohue pour s’enfuir. Plusieurs Lames-Grises se rapprochaient lentement des gardes, afin de réussir leur forfait.

Alice, quant à elle, écoutait avec passion cette nouvelle chanson. Cet air était magique ! Elle se laissait subjuguer, et, lorsque la musique vint à décliner, elle rougit en voyant l’un des artistes, avec une longue flûte, s’approcher lentement d’elle, sur les dernières notes. Tout le monde souriait et était heureux, et elle voyait la longue flûte se rapprocher. Cette arme avait déjà prouvé son efficacité lors de quelques banquets. On se méfiait trop peu des saltimbanques, et la particularité de cette flûte était qu’elle comprenait, dans un coin, une fléchette avec un puissant poison, fait à partir de venin de basilic. L’homme se rapprochait, jouant habilement de ses doigts... Et la fléchette partit alors. Alice poussa un petit cri, et plusieurs soldats poussèrent alors des hurlements de douleur, les badauds à côté d’eux tombant au sol.

« Attentat ! hurla l’un des gardes. Protégez la Princesse ! »

Ce fut la panique, le bonheur laissant place à la terreur. Alice sentit sa vue se brouiller. Ses doigts gantés attrapèrent la fléchette, et elle la regarda, en fronçant les sourcils. Elle vit l’homme en face de lui sortir une épée, pour l’achever, et entendit un rugissement terrifiant. L’homme ne sembla pas surpris. Hodor s’était reçu également une flèche dans le cou, et un terroriste tentait de l’attaquer avec une épée. Le demi-géant était néanmoins bien plus résistant, et l’épée frappa son ventre, ouvrant ses vêtements, laissant une entaille rouge. Le poing massif d’Hodor frappa la tête du terroriste, le tuant sur le coup. Il se précipita ensuite vers la Princesse, fauchant les passants. La Princesse, de son côté, vit la lame de l’homme se redresser, alors qu’elle tombait au sol, ayant extrêmement froid. Cette dernière risquait à tout moment de s’abattre sur elle pour la tuer.
« Dernière édition: Avril 11, 2018, 01:48:01 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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Melendil Korvander
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« Répondre #1 le: Décembre 28, 2012, 03:31:20 »

Melendil aimait les fêtes qui se déroulaient dans les grandes villes, car ne serais-ce que durant une journée la morosité de ces grandes cités laissait place aux rires, aux cris, et à une animation qui ne s'arrêtait jamais. Pour le semi-elfe, un tel rassemblement de personnes au même endroit lui permettait aussi de se fondre dans la masse. Sans qu'il soit un criminel activement recherché, il avait déjà volé à plusieurs reprises dans diverses grandes villes de l'empire, et prenait donc soin de ne pas trop se mettre à découvert. Mais la foule était ici si dense, si agitée, qu'il pouvait évoluer sans être inquiété, sans compter que d'après ce qu'il avait pu glâner ici et là comme informations, la garde avait d'autres chats à foueter qu'un voleur à la tire comme lui.
La cité était dans un état de guerre civile, il n'avait pas cherché à en savoir plus sur le pourquoi du comment, mais il se montrerait prudent. Melendil avait déjà réussi à voler la bourse d'un noble que la richesse rendait arrogant, et s'était permis de bousculer sur son passage une petite bande de gamins qui s'extasiaient devant un montreur d'ours, sous prétexte que ces enfants pauvres lui gâchaient la vue. Melendil avait profité de sa discrètion et de son agilité naturelles pour se faufiler à travers la petite garde rapprochée de nobliau, et lui subtiliser sa bourse bien emplie de pièces d'or, avant de disparaître. Il avait gardé une partie du contenu pour lui même, mais avait donné la bourse aux enfants, tout en leur conseillant de rester discrets avec cette somme, avant de s'éclipser.
De telles actions étaient punies par la justice il le savait, mais les lois étaient bien trop souvent tournées à l'avantage des puissants, il se contentait de son propre point de vue de rétablir la balance des forces. Ces gamins pourraient avec ces pièces d'or profiter pleinement de la fête, et même s'acheter de quoi nourrir de façon décente leur famille pour plusieurs semaines, alors selon lui, il n'avait rien accompli de mal.

La fête battait son plein quand soudainement des cris retentirent pas très loin de là où il se trouvait. Des gens se mirent à courir dans tous les sens, la panique se répandait comme une traînée de poudre parmi la foule. Tout était confus, mais Melendil remonta tant bien que mal le courant vers la source de cette panique. Il vit un combat, confus, une jeune femme allongée sur le sol de la grande rue, et un homme en tenue de forrain qui s'apprétait à lui planter une lame. Melendil ignorait qui était cette femme, même si elle avait une dégaine de noble, et pourquoi on lui en voulait. Mais une chose était certaine dans l'esprit du semi-elfe, alors que sa main se positionna sous ses longues étoffes qui dissimulaient sa ceinture portant ses dagues de lancer, il n'allait pas laisser une jeune femme se faire assassiner sous ses yeux sans réagir.
Rapide et précis, son lancer était parfais malgré la foule qui restait encore dans les environs. Sa dague fila à grande vitesse, et elle atteignit l'homme. La lame se planta dans sa nuque et transperça sa gorge, l'arrêtant dans son mouvement alors qu'il allait frapper. Melendil se précipita, poussa au loin de corps de l'homme qui tombait au sol, et s'agenouilla devant le corps de la jeune femme. Il se dit rapidement qu'elle était belle, de longs cheveux blonds et un visage d'ange, mais son absence de réaction n'était pas normal. Tandis qu'autour de lui un combat de déroulait, il vit au sol une fléchette qui tomba d'une des mains de la jeune femme, et il pensa naturellement à du poison. Cette femme devait avoir des ennemis puissants, pour qu'on cherche à être certain de sa mort. Il se saisit de la flèche, et en huma l'odeur. Coup de chance, il reconnu la substance. C'était un poison violent, rapide, mais qui pouvait être contré si l'on administrait rapidement l'antidote à sa victime, et c'était le jour de chance d'Alice, car Melendil en possédait une dose par précaution.
Il sortit une petite flasque en verre, contenant un liquide verdâtre, et de son autre main il redressa la tête de la jeune femme pour que ses yeux, encore à peu près ouverts, lui fassent face.

Buvez, c'est un antidote qui vous sauvera. Je sais que vous ne me connaissez pas demoiselle, mais vous allez devoir me faire confiance si vous voulez rester en vie.

Sans doute parce qu'elle n'avait pas d'autre choix, et parce que Melendil avait l'air sincère, elle ouvrit la bouche, et Melendil lui fît avaler le contenu de sa flasque. Elle tomba peu après inconsciente, mais lorsqu'il tâta son poul, le semi-elfe pu constater que le rythme de son cœur, qui avait commencé à ralentir, se relançait. Il poussa un soupir de soulagement, il avait administré l'anti-poison juste à temps.
Mais alors qu'il pensait qu'il aurait droit à des félicitations pour avoir sauvé une demoiselle en détresse, c'est l'inverse qui se produisit. Il vit des gardes en armure l'encercler, le menacer avec des lances.

ARRIERE VERMINE ! ÉLOIGNE TOI DE LA PRINCESSE !

La princesse. Elle était donc importante à ce point là ? Il se redressa doucement et leva les mains en l'air, ils étaient trop nombreux pour qu'il puisse s'échapper. Il s'apprêtait à s'expliquer, mais il sentit un vilain coup le frapper dans la nuque. Tout lui semblait alors flou, sa tête lourde, et il sombra dans l'inconscience alors que son corps heurta sans retenue le sol.
Combien de temps resta-t-il inconscient ? Il n'en savait rien, mais quand il se réveilla il regretta de l'avoir fait. Il était maintenu debout dans une salle qui avait tout l'air d'être une salle de torture. Des chaînes au plafond maintenaient ses poignets et ses bras vers le haut, et il était torse nu. Et surtout, il se réveilla face à la gueule d'un type chauve, gros, avec une expression sadique sur le visage. L'archétype du bourreau en somme.

Tiens, la petite donzelle se réveille enfin, les choses sérieuses vont pouvoir commencer...

Donzelle. Voilà qui commençait bien. Melendil lui aurait volontiers brisé le cou pour avoir dit ça, tant cette expression lui rappelait des heures sombres de son enfance. Le bourreau se retourna pou s'approcher d'un tisonnier, qui était déjà chauffé à blanc. Il s'en saisit, et s'approcha à nouveau de Melendil.

Alors l'elfe, où sont les autres ?

Quoi ?

Mauvaise réponse.

Et sans plus de cérémonie, il posa le tisonnier sur le torse de Melendil, qui se mit à hurler à la mort, son cri de douleur résonnant dans les cachots alors que sa peau était atrocement brûlée.
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« Répondre #2 le: Décembre 28, 2012, 04:12:20 »

La tête lui tournait, et tout devenait flou. Elle sentait son pouls battre furieusement dans sa poitrine, tandis que sa vision diminuait. Des points noirs dansaient devant ses yeux, et elle avait très froid... Elle crevait de froid, même, et n’arrivait plus à réunir ses pensées, à faire le vide dans sa tête. Tout était flou, obscur. Les sons devenaient des contours obscurs, un bruit de fond diffus. Elle sentit quelque chose lui relever la tête, vit une forme sombre, et entrouvrit les lèvres. Elle n’eut pas vraiment conscience qu’on la forçait à boire quelque chose, ni même qu’on lui parlait. Son corps était contaminé. Elle était empoisonnée, et sentit une douleur exploser dans son corps. Elle ne cria pas sa douleur, car elle ne le pouvait pas, et s’écroula, sombrant dans le coma.

Les Lames-Grises fuyaient, et les gardes, en approchant, prirent le sauveur elfe pour un terroriste. Il était difficile de leur en vouloir. C’était la confusion, et les Lames-Grises étaient généralement des non-humains. De plus, les gardes virent Melendil forcer la Princesse à boire quelque chose. Il fut donc neutralisé, assommé rapidement, et capturé. Le sergent de la garde, responsable de la sécurité, expliqua à Osmann la situation. Selon lui, l’elfe capturé avait empoisonné la Princesse, mais n’avait pas eu le temps de fuir. Osmann autorisa sur l’elfe un interrogatoire, afin de connaître la position de la cellule des Lames-Grises. Alice, de son côté, fut emmenée dans une chambre, où l’apothicaire du château s’occupa d’elle. On lui avait mis dans le corps une puissante toxine, mortelle, mais il établit, assez rapidement, que son corps était en train de la combattre. Elle était en sueur, toussant et éternuant, s’agitant dans le lit. Osmann n’avait jamais été aussi blême, aussi cadavérique. Si jamais la Princesse venait à mourir, il serait indéniablement raccourci. Il savait bien, pourtant, qu’autoriser la Princesse à sortir, serait une grave erreur ! Une erreur fatale, même.

Dans les cachots du château, le bourreau avait reçu pour ordre de faire parler l’elfe à n’importe quel moyen. Le bourreau était un habitué, et la simple perspective de tomber sur un elfe suffisait à stimuler son imagination. Il détestait les non-humains, mais haïssait en particulier les elfes. Des individus hautains, arrogants, qui les toisaient avec mépris et suffisance, et qui se pensaient investis d’un savoir millénaire. Il avait aussi des raisons plus personnelles, plus compliquées, de leur en vouloir, et on lui donnait l’occasion de laisser parler sa rage. Il espérait que l’elfe ne parlerait pas, car il pourrait le torturer à loisir. Ce n’était pas la première Lame-Grise qu’il torturait, et il commença simplement, presque de manière classique, avec le fer rouge. Voir la fumée s’échapper du corps de cet elfe beau comme un Dieu olympien suffisait à exciter le bourreau.

« Tu parleras, lui promit-il avec un sourire pervers sur les lèvres. Ils finissent tous par parler. Et un petit branleur comme toi, ça parle toujours plus vite. »

Ce n’était malheureusement pas Alice qui pourrait le sauver. Elle était allongée dans son lit, se remettant de ses blessures, et n’avait, de toute manière, pas vraiment réussi à voir cette scène. Ce ne fut donc pas elle qui descendit les escaliers, mais quelqu’un d’autre. Tywill Korvander, Roi de Sylvandell, n’était pas, contrairement à ce qu’on pouvait penser, un idiot. Le Roi était un homme avisé, qui, s’il vouait une grande confiance envers les talents de gardien d’Hodor, savait que, dans une ville, Hodor était peu efficace. Le demi-géant souffrait d’une certaine forme d’agoraphobie. Et Alice, en tant qu’unique héritière de la lignée des Korvander, avait une importance capitale. Ce fut donc pourquoi Tywill, en toute discrétion, avait ordonné à l’un de ses hommes, un homme de confiance, un Commandeur, de suivre Alice, et de la protéger. Ce Commandeur était plutôt bien connu d’Alice. Il avait une peau basanée, et la suivait fréquemment : c’était Oberyn.

Dans son armure noire, il n’eut aucune difficulté à passer les différents gardes, entendant les hurlements d’agonie de l’elfe. Le Commandeur, contrairement aux autres gardes, avait vu ce qui c’était passé. Il avait été trop lent, retenu par la foule, mais avait vu ce jeune elfe lancer un couteau, qui avait tué son agresseur, et la soignait avec un vaccin. Dans la précipitation, il n’avait pas été le sauver, sa priorité ayant été de secourir Alice, et, accessoirement, de calmer Hodor, qui avait manqué tué plusieurs gardes en fonçant vers la Princesse.

« Apporte le fouet cloûté », entendit-il le bourreau dire à l’un de ses assistants.

Oberyn s’avançait lentement. Il s’était assuré qu’Alice allait mieux, avant d’aller voir son sauveur. Rien, concrètement, ne le forçait à faire ça, mais le Commandeur était un homme d’honneur. Il ne pouvait décemment pas laisser l’elfe se faire torturer pour avoir sauvé la Princesse de Sylvandell, d’autant plus que, si jamais Alice apprenait qu’on avait torturé par erreur son sauveur, elle risquait de pousser l’une de ces crises de colère qui la faisaient, plus que jamais, ressembler à son père.

« T’es une forte tête, toi... Mais je te ferais couiner, sale enculé d’elfe, tu vas...
 -  Hum-hum... »

Oberyn se racla la gorge, forçant le bourreau à se retourner.

« Qui vous a donné l’autorisation d’entrer dans ma cellule ?! »

Le Commandeur put voir que l’elfe avait souffert. Il était arrivé assez tardivement, et, outre le tisonnier, il s’était reçu un certain nombre de coups de fouet. Son sang coulait depuis son corps, formant de longues ecchymoses. On avait beau dire que les Ashnardiens manquaient d’imagination, ils étaient particulièrement inventifs dans l’art de faire souffrir.

« Je suis le Lord Commandeur Oberyn, laquais, rétorqua Oberyn d’une voix forte et grave. Je représente en ces lieux l’autorité souveraine du Roi Tywill Korvander. Tiens ta langue, ou je te le ferais bouffer. »

Face à ce genre de personnes, il était parfois bon de s’imposer. Dans son armure, Oberyn était toujours impressionnant... Du moins, bien plus qu’en chemisier, quand il buvait un Coca-Cola en lisant Vogue. Le bourreau hocha la tête.

« Nous n’avons encore rien obtenu de ce traître, mais il parlera... »

Rien qu’à voir la tête de l’elfe, on pouvait douter qu’il était encore capable de formuler le moindre mot. Du sang s’échappait de ses lèvres. Le bourreau, manifestement, se méprenait sur les intentions d’Oberyn.

« Je ne suis pas venu pour vous demander des résultats, mais pour vous ordonner de relâcher cet homme. »

Le bourreau cligna des yeux, abasourdi.

« Le relâcher ? Mais...
 -  Cet homme est autant une Lame-Grise que vous êtes attirant.
 -  Je... Les gardes l’ont vu en train de...
 -  Vos putains de gardes ne seraient pas capables de différencier le cul d’une brouxe de celui d’une succube s’ils l’avaient sous leur nez ! le coupa Oberyn, irrité. Cet homme a effectivement administré à notre Princesse une substance, mais c’était un antivenin, pour lutter contre les effets de la flèche havekar qu’on lui avait planté dans la nuque. »

Les havekars étaient des marchands d’armes, vendant notamment des flèches aux elfes. Oberyn avait trouvé, dans le cou d’Alice, la flèche. Le bourreau sembla démonté, indécis, hésitant.

« J’ai reçu des ordres, répliqua-t-il.
 -  Vos ordres sont annulés.
 -  Vous n’êtes pas mon supérieur !
 -  Je vais prendre cet homme. Vous n’avez qu’à considérer, puisque le droit vous tient tant à cœur, qu’il est prisonnier sylvandin, puisqu’il s’est attaqué à la Princesse de Sylvandell. »

Oberyn s’avança vers l’homme, et le bourreau se mit entre lui et le prisonnier.

« Je ne vous laisserais pas l’emmener !
 -  Vous tenez vraiment à m’en empêcher ? »

Oberyn poussa alors le bourreau, qui, la mort dans l’âme, n’agit pas. Oberyn retira les liens de l’elfe, les lourdes chaînes qui l’immobilisaient, et ce dernier s’affala sur lui. Le Commandeur, sans un mot, sortit de la cellule. Il n’était pas outré par ce qu’il avait vu, juste énervé. Il sortit des cachots, maintenant l’elfe contre lui.

« Détendez-vous, lâchait-il, j’ai de quoi vous soigner... »

Oberyn le fit s’asseoir sur l’un des fauteuils d’un salon, s’attirant des cris indignés de la part des femmes en longue robe. L’elfe était torse nu, couvert de sang, et ruinait donc les fauteuils luxueux. Oberyn sortit de sa ceinture une petite fiole comprenant l’un des élixirs faits par les alchimistes de Sylvandell. C’était un décocté de Raffard le Blanc, un élixir particulièrement puissant, qui permettait de cicatriser les blessures rapidement. Bien que l’élixir soit initialement prévu par les humains, rien n’interdisait de l’utiliser pour les elfes. De plus, il avait bon goût. Oberyn fit sauter le bouchon, et le porta aux lèvres de l’elfe, forçant ce dernier à le boire jusqu’à la dernière goutte.

Une fois la fiole vide, les effets ne tardèrent pas à se faire ressentir. Toutes les blessures sur le corps de l’homme cicatrisèrent très rapidement, disparaissant. Il ne restait plus que des traces de sang ici et là, qu’Oberyn essuya en arrachant un morceau de l’un des longs rideaux recouvrant les grandes fenêtres, s’attirant, encore une fois, des soupirs offusqués. Il s’en servit comme d’une serviette, puis laissa le morceau du rideau contre le corps de l’elfe.

« Navré pour cette erreur judiciaire, intervint Oberyn. J’aurais du venir plus vite, mais j’ai préféré rester au chevet de la Princesse, afin de s’assurer qu’elle aille bien. »

Il enchaîna assez rapidement :

« Bien que rien ne vous retienne ici, et que je comprendrais tout à fait, vu la stupidité des pouvoirs locaux, que vous désiriez partir d’ici, je suis convaincu que la Princesse serait chagrinée d’apprendre qu’elle ne peut pas vous remercier en personne. Normalement, elle ne devrait plus tarder à se réveiller. Accepteriez-vous que je vous conduise à son chevet ? Votre généreuse action mérite une meilleure récompense que des coups de fouets. »
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Melendil Korvander
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« Répondre #3 le: Décembre 28, 2012, 05:46:20 »

Melendil poussait des cris de douleur dont les echos se répercutaient dans l'ensemble des donjons de cet endroit, et il y avait de quoi. Le semi-elfe avait été brûlé à plusieurs endroits avec un tisonnier, et il avait été fouetté jusqu'au sang. Au début, il avait essayé de s'expliquer à son bourreau, mais le fait qu'il n'aie rien à voir avec ces Lames Grises sont il ignorait tout, n'était pas ce qu'il voulait entendre. Son bourreau prenait son pied aussi, ça se voyait, et Melendil avait vite compris que ses paroles ne serviraient pas à le convaincre qu'il n'avait rien à voir avec l'attaque de tout à l'heure, mais qu'au contraire il avait sauvé cette princesse d'une mort certaine.
On lui posait des questions dont il ne comprenait pas le sens, puis on le frappait, on le brûlait, on le fouettait. Il fût très vite incapable de sortir autre chose de sa bouche que des hurlements de douleur, nécessaires pour extérioriser et ainsi lutter autant que possible contre ces sensations qui lui déchiraient le corps, mais cela devenait de plus en plus difficile. Melendil avait sincèrement l'impression qu'il allait crever ici, dans ce donjon, et que sa mort n'arriverait pas avant une longue et douloureuse agonie. Son corps n'était plus qu'un gros amas de douleur, il ne ressentais plus que ça, la voix du bourreau lui semblait bien lointaine en comparaison des messages de douleur que son corps ne cessait d'émettre.

*Faut croire que c'est ce qu'on obtient quand on cherche malgré tout à aider ces pourritures de nobles...*

Les coups s'arrêtèrent subitement, mais Melendil, qui était en sueur et dont le corps était affreusement meurtri, n'était pas en état de suivre la discussion animée qui se déroulait juste dans son dos. Ce n'est que lorsqu'il sentit ses liens se défaire qu'il reprit un semblant de conscience ; naturellement ses jambes ne pouvaient pas le porter en l'état, mais quelqu'un se chargea de le maintenir, et pour ce qu'il lui semblait, de le faire sortir de ces donjons.
Il ne comprenait pas, mais vraiment pas, ce qui se passait. Quelqu'un s'était-il rendu compte de l'erreur que les gardes avaient fait ? On le fit s'asseoir sur un fauteuil, et son dos ensanglanté par de multiples coups de fouets entra en contact avec ce qui devait être de la soie, ou n'importe quoi d'autre de luxueux. L'homme qui l'avait traîné jusqu'ici lui semblait gigantesque, un effet qui était sans nul doute amplifié par l'armure de plaques qu'il portait. Il lui fit ingurgiter quelque chose, il ne savait pas ce que c'était, mais c'était bon, et peu de temps après, la douleur s'adouçit pour presque disparaître. Melendil reprit ses esprits, essuyant d'un revers de la main la sueur qui coulait en masse sur son visage.

Navré pour cette erreur judiciaire. J’aurais du venir plus vite, mais j’ai préféré rester au chevet de la Princesse, afin de s’assurer qu’elle aille bien.

Princesse, encore une fois. Melendil avait donc sauvée la princesse d'un royaume quelconque, il ignorait lequel, mais ça avait pas l'air d'être des tendres au vu de l'armure que celui là portait.

J'ignorais qu'il était coutume de récompenser les actes héroïques par une séance de torture, vous avez vraiment des coutumes bizarres dans le coin. Mais merci quand même...

Son sens de l'humour revenait, et c'était don signe qu'il allait mieux. Il jeta un regard sur son torse, et vit que malgré la puissance de la potion de soin qu'il avait ingurgitée, les cicatrices elles resteraient.

Bien que rien ne vous retienne ici, et que je comprendrais tout à fait, vu la stupidité des pouvoirs locaux, que vous désiriez partir d’ici, je suis convaincu que la Princesse serait chagrinée d’apprendre qu’elle ne peut pas vous remercier en personne. Normalement, elle ne devrait plus tarder à se réveiller. Accepteriez-vous que je vous conduise à son chevet ? Votre généreuse action mérite une meilleure récompense que des coups de fouets.

Melendil était sceptique. D'une nature méfiante par principe, son instinct lui dictait de partir d'ici le plus rapidement possible. Il ne prenait pas pour argent comptant la parole d'un représentant de l'ordre, quel qu'il soit, car il avait vu à de maintes reprises comment ces défenseurs de la justice étaient en vérité des défenseurs des plus fortunés.
Après d'un autre côté, si il y avait une récompense à la clef, et qu'elle était généreuse, il pourrait se mettre à l'abri du besoin pendant un moment, lui ainsi que peut-être d'autres qui pourraient profiter d'une redistribution d'une partie des richesses locales. Ce n'était pas à négliger. Il poussa un soupir.

Si vous avez une perception différente du concept de récompense alors je vous suivrais volontiers. Je dois toutefois vous prévenir, je suis pas très au fait des us et coutumes nobles, donc oubliez les courbettes.
Nous y allons ? Je crois que la vue de mes pectoraux fait perdre toute contenance à ces dames.
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« Répondre #4 le: Décembre 28, 2012, 06:19:15 »

Oberyn savait que l’argument des récompenses ferait mouche. Il savait qui était cet homme, cet elfe. Il était comme lui, jadis. Avant d’être un Lord Commandeur, et d’accéder à de hautes prérogatives, Oberyn avait été un vagabond. L’écuyer d’un chevalier qui passait son temps à boire. Il avait fait toutes les basses besognes : nettoyer les écuries, les crottins de cheval, se battre contre les monstres, en voyant son salaire partir dans les litres et les litres d’alcool que le chevalier buvait. Toutefois, il devait bien reconnaître une chose : cet elfe était bien plus beau que lui. Les elfes étaient généralement beaux, avec des corps harmonieux, des formes langoureuses, mais lui... Même si Oberyn était un hétérosexuel convaincu, il se devait bien d’admettre que l’elfe était d’une terrifiante beauté. Dans ce genre de situations, il n’était pas étonnant que les femmes les observent, reluisant sur son torse glabre et musculeux. Ce dernier réfléchissait. Il avait été grièvement torturé, et finit par répondre :

« Si vous avez une perception différente du concept de récompense alors je vous suivrais volontiers. Je dois toutefois vous prévenir, je suis pas très au fait des us et coutumes nobles, donc oubliez les courbettes. »

Le Commandeur se contenta de sourire. Les Sylvandins non plus n’y étaient pas franchement habitués. On ne les traitait pas de paysans pour rien. Il décroisa les bras, commençant à avoir un peu chaud dans sa lourde armure. L’elfe sembla alors réalisé qu’il était observé, et rajouta :

« Nous y allons ? Je crois que la vue de mes pectoraux fait perdre toute contenance à ces dames. »

L’homme hocha la tête.

« Suivez-moi. »

Oberyn se retourna, et s’avança. Les nobles parlaient à voix basse entre eux, et il s’avança le long du couloir. Avec son armure, Oberyn portait aussi une longue cape noire, flottant derrière lui. Tout ça devait lui donner l’apparence d’un fer noble, ce qui permettait d’éviter l’insistance et l’excès de zèle des gardes. L’elfe le suivait. C’était un vagabond notoire, probablement un petit gredin, mais le fait est que ce gredin, outre d’être beau comme un Dieu, avait aussi sauvé la vie d’Alice. Oberyn l’avait vu réussir un coup de maître avec sa dague, parvenant à atteindre la gorge du tueur au milieu de la foule. Il fallait faire preuve d’une concentration exceptionnelle pour réussir un tel coup.

Ils montèrent un bel escalier en pierre, grand et large, jusqu’à atteindre des étages en hauteur, où de larges fenêtres permettaient d’éclairer de longs couloirs hauts de plafond, avec des armures dans les coins, et un tapis rouge sur le sol.

« Nous approchons des quartiers de la Princesse. »

Oberyn marcha, jusqu’à s’approcher d’un couloir. Au fond de ce dernier, il y avait deux gardes, qui laissèrent passer Oberyn. Ils louchèrent sur l’elfe torse nu, mais ne dirent rien. A l’intérieur de la pièce, il y avait un apothicaire, qu’Oberyn fit rapidement partir. La Princesse était allongée dans un grand lit à baldaquin aux draps blancs. C’était une grande pièce, avec des meubles, plusieurs fauteuils, et la Princesse était endormie, avec ses gants blancs, ses yeux clocs. Elle respirait lentement.

« Je vais aller me changer... Et vous trouver quelque chose à mettre. »

Oberyn sortit alors, laissant l’elfe seul avec Alice. Ce moment fut toutefois de courte durée, car il ne s’écoula que quelques minutes avant qu’Osmann n’entre. Furieux, l’homme avait du mal à respirer, et dévisagea l’elfe.

« Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque ?! Vous n’avez rien à faire là, vous ! Gardes ! »

Les deux gardes dehors rentrèrent.

« Faites-moi sortir ce...
 -  Fermez-là. »

Osann sursauta, clignant des yeux. Il tourna sa tête vers la petite voix faible, mais non moins ferme, qui émanait du lit. La tête tournée, la Princesse avait les yeux grands ouverts.

« Majesté, je...
 -  Fermez-là, j’ai dit ! Sortez. Tous ! »

Le ton semblait sans appel. Osmann ouvrit la bouche, comme pour parler, mais se recula à voix basse, se perdant dans une voix silencieuse. Alice ne l’écoutait pas, et sa main gantée alla attraper le poignet de l’elfe.

« Pas... Pas vous, dit-elle sur un ton affaibli. Restez... S’il-vous-plaît. »

La Princesse éternua brièvement, et relâcha le poignet de l’elfe.

« Vous... Je vous ai vu... En rêvant... C’est vous... Vous... Vous m’avez sauvé... Je croyais qu’un ange m’avait sauvé, mais... J’ai du légèrement me tromper. Vous n’en avez que l’apparence. »

Elle pouvait voir un elfe. Un bel elfe, un elfe qui avait la beauté des anges.

« Co... Comment... Comment vous appelez-vous ? »
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« Répondre #5 le: Décembre 28, 2012, 07:45:53 »

Melendil soupira de soulagement lorsqu'il se leva, non sans toutefois avoir un rictus de douleur qui lui traversa le visage. La potion qu'il avait bu avait fait des miracles, mais les traumatismes corporels qu'il avait subi ne partiraient pas aussi aisément, néanmoins il pouvait marcher par ses propres moyens, ce qui était un net progrès de sa situation. Alors qu'il partait, suivant ce chevalier en lourde armure, il lança un regard dévastateur aux dames bien pensantes qui se trouvaient dans ce salon, sans nul doute membres de la cour du gouverneur de la ville. Melendil faisait outrageusement tâche dans ce décors luxueux et ordonné, lui le gamin de la rue, qui ne se plie à aucune règle si ce n'est celles qu'il se dicte à lui même.
Il était torse nu et volontiers sale, mais sans doute bien plus libre que tous ces nobles et leur richesse, qui les enfermaient dans un carcan de mœurs et d'hypocrisie, et Melendil n'échangerait sa liberté pour rien au monde. Tant qu'il y aurait des riches personnes à voler, il vivrait comme il l'entendrait.
Mais pour le coup, le voilà qui se dirigeait au chevet d'une princesse. Il n'y avait pas fait attention sur le moment, mais le type qui l'escortait, avait les armoiries de Sylvandell à plusieurs endroits de sa lourde armure. Il savait en vérité peu de choses sur ce royaume, hormis son nom, et le fait qu'ils avaient des hordes de dragons sous leurs ordres. Melendil était partagé entre la réjouissance d'avoir sauvée l'héritière d'une telle puissance, et donc de s'être potentiellement attiré leur sympathie, mais aussi perplexe quand à l'idée de traiter avec des dresseurs de dragons. Enfin, il avait dit oui, et n'allait pas faire machine arrière maintenant.
Le type dont il ignorait le nom le fît monter à l'étage, et ils passèrent la porte d'une chambre protégée par deux gardes de la ville. Melendil ne leur accorda pas la moindre attention, car son regard se sentit dès cet instant attiré par la beauté qui se trouvait dans un lit fort luxueux.

Je vais aller me changer... Et vous trouver quelque chose à mettre.

Ouais...

Melendil ne l'avait écouté que d'un quart d'oreille, et il était seul au chevet d'une beauté blonde. Si on ne lui avait pas dit qu'elle était une princesse, Melendil l'aurait deviné rien qu'en la regardant, car elle en avait vraiment l'apparence.
Sa poitrine se soulevait lentement au rythme de sa respiration, elle avait les yeux clos, et cela lui rappellait étrangement un comte qu'il avait entendu il y a de ça très longtemps, une princesse endormie qui ne pourrait se réveiller de son sommeil éternel que par le baiser d'un prince charmant. Melendil ne pouvait mentir, il aurait bien rêvé d'embrasser ces lèvres qui semblaient douces, mais quelque chose lui disait que si on le surprenait ainsi, il aurait de fortes chances de dire à nouveau bonjour à son bourreau.
Ou peut-être qu'il n'aurait pas besoin de ça.
La porte s'ouvrit pour laisser entrer un homme de corpulence, habillé comme un gouverneur, et pour une bonne raison, car il s'agissait du gouverneur de cette ville. Son nom lui échappait, et il n'en accordait que peu d'importance, par contre il sembla vite s'énerver quand à sa présence ici. Le chevalier qui l'avait libéré des geôles n'était pas là.

Wow on se calme...

Mais cela ne semblait pas avoir l'effet escompté. Des gardes entrèrent dans la chambre, visiblement décidés à suivre les ordres qui étaient de l'arrêter à nouveau. Melendil commença à songer à divers stratagèmes pour ce sortir de ce pétrin, jusqu'à ce qu'une voix féminine et faible ne provienne du lit. La princesse s'était réveillée, juste à temps, sans doute à cause de l'agitation provoquée par le gouverneur, et ils se trouvèrent à nouveau seuls. La princesse retint le semi-elfe par le poignet, de sa douce main gantée de blanc.

Vous... Je vous ai vu... En rêvant... C’est vous... Vous... Vous m’avez sauvé... Je croyais qu’un ange m’avait sauvé, mais... J’ai du légèrement me tromper. Vous n’en avez que l’apparence.

Melendil sourit à cette remarque. Il était beau, il le savait d'ailleurs car il lui était arrivé plus d'une fois de coucher avec des femmes, qui louaient aussi le côté romantique du jeune semi-elfe.

Co... Comment... Comment vous appelez-vous ?


Je m'appelle Melendil, et je suis heureux de constater que mon intervention n'aura pas été vaine. Vos amis ont une façon de traiter les sauveurs de princesses un peu...rude, si je puis me permettre.

Il lui souriais toutefois, bien conscient que cette jeune femme n'avait rien à voir avec son emprisonnement, il suffisait de voir la façon dont elle avait congédiée ceux qui avaient voulu l'arrêter à nouveau pour s'en rendre compte. Maintenant qu'elle avait les yeux ouverts, Melendil pouvait voir qu'ils étaient d'un beau bleu, semblables aux siens, mais elle avait l'air encore assez faible.

Et comment puis-je vous appeler ? Altesse ? Majesté ? Je crains de ne pas être vraiment versé dans le protocole, et je ne voudrais pas manquer de respect à une femme aussi belle que vous.
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« Répondre #6 le: Décembre 28, 2012, 08:14:47 »

La Princesse sortait d’un long sommeil, et se sentait très fatiguée. Cependant, tout était clair dans sa tête. Les Lames-Grises, la fête, l’attentat... On avait tenté de la tuer, et, en sombrant, elle avait clairement vu un homme la sauver. Sur le coup, elle n’avait pas été capable de l’identifier, mais, dans son sommeil, elle avait eu des visions... Un homme ressemblant à un Ange. Et elle était convaincue que ce sauveur était là, à côté d’elle. Bien qu’elle soit fatiguée, la Princesse était alerte, éveillée, les sens aux aguets.

« Je m'appelle Melendil, et je suis heureux de constater que mon intervention n'aura pas été vaine. Vos amis ont une façon de traiter les sauveurs de princesses un peu...rude, si je puis me permettre. »

Que voulait-il dire par là ? Lui avait-on fait du mal ? Alice en serait fort contrariée, mais elle ne dit rien, se sentant encore un peu trop faible pour parler. Sa bouche était pâteuse, et elle clignait rapidement des yeux. Melendil... C’était un nom elfique, indéniablement, qui sonnait plutôt bien. Elle constata qu’il était vraiment très beau. Il avait des yeux magnifiques, romantiques, et des lèvres qui avaient l’air tendre et raffinées. Elle imaginait sans peine que cet homme ne devait avoir aucune difficulté à séduire les femmes. Sa longue chevelure sombre lui allait à merveille, et elle constata qu’il était torse nu.

*Il a de beaux pectoraux... Mais pourquoi n’est-il pas habillé ?*

Voilà qui était assez curieux. Elle continuait à l’observer, silencieuse, et Melendil finit par lui poser une question :

« Et comment puis-je vous appeler ? Altesse ? Majesté ? Je crains de ne pas être vraiment versé dans le protocole, et je ne voudrais pas manquer de respect à une femme aussi belle que vous. »

Sa question lui arracha un sourire amusé, révélant ses belles dents blanches. Visiblement, le charme qu’elle ressentait était réciproque. Elle remua la main de droite à gauche, rapidement, comme pour suggérer que lui donner un quelconque qualificatif était stupide :

« Je ne suis pas une Nexusienne, Melendil l’elfe. Je... Je viens de Sylvandell... »

Elle reprit son souffle, et attrapa dans sa main celle de Melendil, la serrant tendrement. Sous le lit, elle réalisa qu’elle était en nuisette, une petite tenue.

« Appelez-moi Alice, ça m’ira très bien. Et... Du reste, vous m’avez sauvé la vie... Comment pourriez-vous me manquer de respect ? Je... Je vous suis redevable. Et une Princesse paie toujours ses dettes. »

Elle relâcha les beaux doigts de Melendil. Parler lui faisait du bien, la réveillait. La chambre était chaude, et elle toussa alors à nouveau, ses joues devenant rouges. La Princesse secoua ensuite la tête, avant de la reposer sur l’oreiller.

« Que... Que vous est-il arrivé ?  Ce... Ce n’est pas que je n’apprécie pas la vue de votre incroyable torse, mais... »

Alice n’acheva pas sa phrase, son regard étant capté par quelques cicatrices. Elle avança alors sa main, celle qui avait tenu celle de Melendil, et caressa du bout des doigts les cicatrices de l’homme. Le regard de la Princesse se fronça légèrement.

« Qui... Qui vous a fait ça ?! »
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« Répondre #7 le: Décembre 28, 2012, 09:58:27 »

Il était impossible pour Melendil de détacher ses yeux de la princesse qui était allongée à côté de lui. Certes le fait qu'elle était en train de lui parler, et qu'il n'y aie rien qui ne sois plus intéressant dans la pièce jouait un peu, mais Melendil était sous le charme de la princesse. Ses longs cheveux blonds, ses yeux bleus, sa voix douce, et son corps qu'il devinait, imaginait sous la couette de son lit. Alice, puisque tel était son prénom, était une femme à qui Melendil aurait fort volontiers fait l'amour, mais il gardait ces pensées là pour lui. Le moment ne se prêtait pas à de telles considérations, le semi-elfe était sujet à des fantasmes comme tout homme en ce monde, mais il n'était pas une bête sauvage réagissant uniquement à ses instincts.
Melendil la gratifia d'un sourire charmeur, et serra délicatement la main de la princesse quand elle avança la sienne. Sous ses gants de soie blanche, il devinait au toucher des doigts fins, et Melendil trouvait cette scène particulièrement romantique, il n'y pouvait rien, c'était un charmeur né.

Appelez-moi Alice, ça m’ira très bien. Et... Du reste, vous m’avez sauvé la vie... Comment pourriez-vous me manquer de respect ? Je... Je vous suis redevable. Et une Princesse paie toujours ses dettes.

Ma foi, laisser ces brutes vous tuer aurait hanté ma conscience pour le restant de mes jours. Vous avez quoi qu'il en soit eu beaucoup de chance aujourd'hui.

Melendil savait de quoi il parlait. Le poison qu'on avait utilisé sur elle était violent, mortel, et très rapide. Seule une ingurgitation rapide d'un antipoison pouvait permettre de sauver une victime empoisonnée par cette toxine, si Melendil ne s'était pas trouvé au bon endroit au bon moment, avec le remède, la pauvre princesse n'aurait plus été de ce monde.
La voir reprendre peu à peu ses esprits le rassurait, dans un sens. Melendil était peut-être une crapule qui dérobait aux gens riches, mais il n'était pas un meurtrier dans l'âme. Il n'avait tué qu'une seule fois dans toute sa vie, le maître de son ancienne guilde, mais il voyait mal comment, au vu de son vécu, il pouvait être à blâmer pour cet acte. Il lui avait fait vivre un enfer, et une grande partie de ses traumatismes venaient de lui. Il avait éprouvé un plaisir malsain à l'étrangler dans son sommeil, mais lui, c'était véritablement une exception. Tuer pour tuer, c'était contre les principes moraux de Melendil, qui malgré le fait qu'il soit un voleur, n'était pas quelqu'un de mauvais.

L'ambiance douce qui régnait dans la chambre se brisa lorsque la princesse se rendit compte que Melendil avait le torse parcouru de cicatrices récentes. La potion de soin qu'on lui avait fait avaler avait fait des miracles, mais pas au point de faire disparaître les marques de la torture qu'il avait subi, il y avait encore peu de temps de ça.

Qui... Qui vous a fait ça ?!

Indignation et colère se mêlaient dans ces simples mots. Et même si elle paraissait faible ainsi, Melendil eu comme l'impression de sentir la colère de la princesse comme quelque chose de palpable. Elle ressemblait physiquement aux princesses de contes de fées, mais semblait néanmoins bien moins cruche que ces dernières. Mais il s'en doutait, il n'en fallait pas moins pour l'héritière d'une nation comme Sylvandell.
Melendil décida de jouer la carte de la franchise, il n'avait de toutes manières aucun intérêt et aucune envie d'éviter à ses bourreaux de payer le prix de leur incompétence. C'était une question de logique. Si Melendil avait vraiment voulu tuer la princesse, il lui aurait planté une dague dans le cœur, et ne se serait pas pris la peine de lui faire ingérer du poison en plein rue, alors que des hordes de gardes pouvaient surgir à tout instant.

Et bien, peu après avoir tué votre agresseur et vous avoir fait ingérer l'antidote, les gardes de la cité m'ont pris pour l'un de vos assaillants. J'ai donc été traîné jusque dans les geôles, et on m'a allègrement torturé. Je ne suis sorti que très récemment de la salle de torture grâce à l'intervention de l'un de vos hommes, sans quoi je...je ne sais pas si j'aurais tenu encore bien longtemps.

Melendil parlait de ce qu'il avait subi avec un goût amer dans la bouche. Il avait après tout pris d'énormes risques pour faire ce qu'il avait fait, qu'on l'emprisonne et qu'on le torture par erreur avait de toutes manières de quoi provoquer un sentiment de révolte, mais ce serait le cas de n'importe qui dans sa situation.

J'ai été brûlé, fouetté, frappé pendant des heures tandis qu'ils essayaient de me faire avouer des choses que je n'avais pas commises. Heureusement que vous me semblez être quelqu'un qui méritais d'être sauvée Alice, car pour ne rien vous cacher, je l'ai payé très cher.
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« Répondre #8 le: Décembre 28, 2012, 10:37:44 »

Tout en posant cette question, Alice avait déjà une petite idée de la réponse. Elle savait qu’elle était une Principe stéréotypée, qu’elle était, physiquement, l’archétype de la cruche de service, la blonde qui se faisait toujours enlever par un dragon dans les contes, l’idiote capricieuse qui ne comprenait rien à rien. La réalité, toutefois, était tout à fait différente. Alice avait passé toute son enfance à lire, à se cultiver, à se renseigner. Elle était un puits de connaissance, de curiosité, et d’imagination, et avait rapidement délaissé les histoires idylliques, les contes, pour des récits réalistes. Elle se faisait donc une petite idée du malentendu qui avait pu tomber sur Melendil, mais elle voulait s’en assurer, entendre l’elfe le lui dire. Melendil le lui dit donc, après quelques instants d’hésitations.

« J'ai été brûlé, fouetté, frappé pendant des heures tandis qu'ils essayaient de me faire avouer des choses que je n'avais pas commises. Heureusement que vous me semblez être quelqu'un qui méritais d'être sauvée Alice, car pour ne rien vous cacher, je l'ai payé très cher. »

Le récit était bref, mais Alice imaginait sans problème ce que l’homme avait du subir. Ses poings se serrèrent, et elle dut fermer les yeux, réprimant une envie d’aller massacrer elle-même cet abruti d’Osmann. De quel droit cet imbécile patenté avait-il torturé cet elfe ? Ces types étaient vraiment des idiots ! Il n’était pas étonnant que leur région soit au bord de la guerre civile quand on voyait leurs gouvernants ! Elle avait une envie furieuse de sortir de ce lit.

« Mais quelle bande de cons ! s’exclama-t-elle. Ça ne restera pas impuni, croyez-moi ! »

Sous la colère, ses joues devenaient rouges. Elle avait réussi à se redresser, sous l’effet de la colère, permettant à Melendil de voir sa nuisette, ainsi qu’avoir une superbe vue sur son décolleté. On pouvait deviner la forme tendre de ses lourds seins. Elle trépignait sur place. Elle tourna alors sa tête vers Melendil, observant à nouveau ses cicatrices.

« Je... Je suis sincèrement désolée... Il... Il y a actuellement de fortes tensions dans cette ville. Des terroristes sont en train de mener la vie dure au pouvoir en place, et... C’est d’ailleurs pour ça que je suis venue ici. J’accompagne mon père, vous comprenez. Il est le Roi de Sylvandell, et a été appelé pour mater une organisation terrorise qui gagne de l’influence. Les Lames-Grises... Ces terroristes recrutent surtout des membres parmi les elfes, les nains, et les Terranides. Ces crétins vous ont pris pour l’un d’entre eux. »

Alice savait qu’il existait dans bien des villes des discriminations à l’égard des non-humains, ou des non-démons. Ashnard était avant tout un empire démoniaque, et les elfes étaient généralement hostiles aux démons. La plupart des cités étant peuplées par les humains, les minorités raciales étaient souvent considérées comme des boucs-émissaires. Elle regarda Melendil, et sentit sa colère fondre derrière un fort sentiment de gêne. C’était de sa faute si ce bel éphèbe avait été torturé.

« Je... Je suis désolée pour ce qu’ils vous ont fait... Si... Enfin... Si jamais je... Si vous voulez quelque chose, je peux vous l’accorder. Sans vous, j’aurais probablement été tuée, alors... Je suis votre débitrice... Et je le suis même doublement, vu que votre bonté vous a amené à souffrir injustement. »

Elle baissa la tête. Alice comprenait pourquoi Osmann et les gardes avaient agi ainsi. Lorsque son père apprendrait que sa fille avait été empoisonnée, sa colère risquait de faire trembler les murs, et Osmann risquait fort d’être décapité sur place. Osmann avait fait de l’excès de zèle, en utilisant les pouvoirs de police importants dont il disposait, en vertu du décret instaurant l’état d’urgence qui avait été promulgué. La Princesse regarda alors Melendil, avec un petit sourire, et vint timidement caresser l’une de ses joues.

« Je suis désolée... se répéta-t-elle pour la troisième fois. Si jamais je peux faire quelque chose pour vous récompenser, je le ferais. »
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« Répondre #9 le: Décembre 28, 2012, 11:12:15 »

Melendil n'avait auparavant jamais rencontré de princesses. Oh parfois quelques nobles locales qu'il charmait, avant de partir non sans oublier de leur dérober quelques babioles, mais aucune femme qui soit appellée un jour à diriger un royaume. Malgré tout le semi elfe avait une petite idée de la retenue que devait exiger la fonction de princesse, à représenter ainsi le futur de toute une nation. Et ce fût donc avec une certaine surprise que Melendil l'entendit jurer à l'encontre de ceux qui l'avaient torturé. Choqué ? Non, il avait vécu dans sa vie bien plus choquant qu'une demoiselle insultant autrui, mais le contraste entre la beauté et le rang d'Alice, et la vulgarité dont elle venait de faire preuve, était assez saisissant. Melendil en était même plutôt ravi, et pour le coup se prenait un peu plus aisément d'affection pour la jeune princesse, en se disant qu'il avait sauvé quelqu'un qui le méritais.
Melendil n'était pas quelqu'un de noble, c'était un vagabond, et un bâtard semi-elfe de surcroît. Beaucoup de personnes ne se seraient pas souciées de son sort, mais Alice, malgré son statut de princesse, digérait également mal l'injustice dont il avait été victime, ce qui n'en faisais pas une de ces héritières prétentieuses qui proliféraient dans les familles nobles.

Ne vous inquiétez pas Alice. Pour ma part, l'essentiel est que je sois en vie et libre. Et de toutes manières, vous n'êtes en rien responsable de ce qui m'est arrivé, alors détendez vous. Le poison vous a fait beaucoup de mal et il vous faut encore récupérer.

Melendil parlait d'une voix qui se voulait apaisante, elle était douce et envoûtante, un héritage de son sang elfique.
Quand Alice avait commencée à parler, cette dernière s'était redressée, et la couverture qu'elle portait ne couvrit plus l'intégralité de son corps. La princesse portait une fine nuisette blanche, et vu que Melendil était debout aux côtés d'Alice, il avait alors une vue plongeante, littéralement, sur le décolleté de la princesse. Il tâcha de ne pas y attarder son regard trop longtemps, afin qu'il ne passe pas pour un pervers insensible profitant de l'état de faiblesse d'une jeune femme. Mais par les Dieux, qu'elle était belle, il fallait à Melendil tout son sang froid pour garder une certaine contenance. Sa poitrine était belle, et elle devait avoir de toutes manières un corps de rêve. Sa peau était douce, même si sa main posée sur sa joue était gantée, Melendil l'imaginait sans peine, tandis que son regard bleu ciel se perdait dans celui de la princesse.
C'était une situation très intime que celle là, et même digne d'un conte de fée à bien y réfléchir. La belle princesse et le voleur des bas fonds qui se retrouvent, deux univers si séparés, et pourtant si proches en cet instant. Allait-il l'embrasser ? La tentation était grande, Melendil ne pouvait pas le nier. Il aurait pu, aisément sans doute...
Il posa sa main à la rencontre de cette d'Alice, et la décolla délicatement de sa joue, mais ne la lâcha pas pour autant, et se mit à genoux face à elle tout en continuant à lui tenir délicatement la main.

Il y a probablement une chose que vous pourriez faire, si vous en avez le pouvoir. Je ne sais pas si vous le savez, mais il y a dans cette ville des quartiers spécifiques où les non-humains ont le droit d'élire domicile. Ce sont plus des ghettos où beaucoup s'entassent dans la misère, et j'ai rarement vu quelque chose de cette ampleur. Je ne soutiens pas les Lames Grises...mais en voyant ça, je comprends pourquoi certains souhaitent se rebeller.
Si vous le pouviez, leur apporter de l'aide. Ils manquent de tout là bas. De nourriture, d'eau potable, de vêtements décents. Vous gagneriez une grande victoire contre vos terroristes en apportant à ces gens autre chose que de la violence.


Melendil la regardait avec intensité. C'était bien là la preuve que le semi-elfe n'était pas un gredin sans cœur. Il aurait pu, après tout, demander des montagnes d'or et partir vivre comme un roi quelque part, mais il ne fonctionnait pas ainsi. Qu'il aie vécu dans la misère ne signifiais pas pour lui qu'il fallait être égoïste. Il l'avait prouvé en sauvant Alice sans rien attendre en retour, et le prouvait à nouveau en demandant de l'aide pour d'autres que lui.

Quoi qu'il en soit vous êtes quelqu'un d'admirable, de prendre ainsi la défense d'un bâtard comme moi. La torture que j'ai endurée valait bien de sauver quelqu'un comme vous.
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« Répondre #10 le: Décembre 29, 2012, 12:01:19 »

Qu’il était beau ! Leurs regards se croisaient, et Alice se sentait fondre en le voyant. Tout en lui était beau, harmonieux. Il avait l’accent mélodieux des elfes, ce ton magique qui faisait rêver les filles des fermiers. Ce ton se mariait à un corps parfait. Oui, Melendil était tout simplement parfait. C’était probablement le plus bel homme qu’Alice n’ait jamais vu de toute son existence. Il avait une longue chevelure tendre et soyeuse, qui vous donnait envie de la caresser, de l’embrasser, et de glisser vos doigts à l’intérieur. Il avait de belles joues lisses et légèrement rebondies, qui donnaient envie de les mordiller, un menton rebondi qu’on avait envie de prendre entre ses lèvres... Et que dire de son nez magnifique, qu’Alice s’imaginait lécher avec sa langue, sa bouche incroyable, ses belles lèvres tendres... Le simple fait de les voir remuer, de l’entendre parler, de voir ces deux morceaux de chairs fins et tendres se frotter l’un contre l’autre, suffisait à l’émoustiller. Et que dire, enfin, de ses yeux ? Deux beaux yeux bleus, des yeux romantiques, dans lesquels elle pouvait volontiers se perdre pendant des heures... Oui, il était vraiment beau. Elle ne cessait d’observer les formes de son visage, incrédule. Quand on voyait un tel homme, on comprenait aisément pourquoi les elfes étaient si hautains envers les humains. Elle n’aurait pas été surprise si elle avait appris que cet homme était le fils d’Aphrodite et d’Eros. Son visage très efféminé était merveilleux. Même ses oreilles elfiques étaient attirantes, donnant à l’ensemble de sa tête un air poupon. Il ressemblait à une espèce d’enfant adulte, avec ce visage enfantin, et pourtant mâture. Et ses lèvres... Raah, Alice en aurait presque été jalouse ! A travers ses doigts, elle sentait sa peau, aussi douce que celle d’un bébé. Comment diable avait-on pu oser battre un tel être ? Alice ne comprenait jamais la stupidité humaine.

Il attrapa délicatement sa main, et elle sortit de ses pensées, sursautant à moitié. Il n’y avait pas que son visage qui était beau. Il avait une peau basanée, bronzée, et des pectoraux renversants. Un homme musclé, sans un poil de trop. Oui, il était terriblement beau. En d’autres circonstances, Alice se serait probablement jetée sur lui, et s’imagina presque l’embrasser. Là, dans ce lit. Elle en fantasmait presque. C’était le signe qu’elle était rétablie. Elle le vit alors fléchir les genoux, s’agenouillant devant elle, et cligna des yeux, surprise, avant qu’il ne se mette à parler.

Melendil la sortit de ses rêveries romantiques, réveillant la Princesse qui était en elle, en lui exposant la situation économique de Kalkeïn. Ses propos n’étonnaient pas énormément Alice, qui ne dit rien, tout en l’écoutant attentivement. Elle imaginait sans peine la situation. Il termina en la complimentant, ce qui la fit rougir :

« Quoi qu'il en soit vous êtes quelqu'un d'admirable, de prendre ainsi la défense d'un bâtard comme moi. La torture que j'ai endurée valait bien de sauver quelqu'un comme vous.
 -  Et vous, je dirais que vous savez comment parler aux femmes. »

Elle récupéra, à regret, sa main, et lui parla de sa requête.

« Tout ceci est très compliqué, commença-t-elle. Il fut un temps où les elfes étaient la civilisation majoritaire de Terra, où votre peuple habitait la majorité des villes. Ce temps est révolu, et beaucoup d’elfes ne l’acceptent pas. Les humains sont désormais majoritaires dans le monde, et ceci donne lieu à des frictions. Bien sûr, cette explication historique ne justifie pas tout ce racisme, ni ne le cautionne, mais permet de l’appréhender. »

Alice faisait un résumé très rapide. Elle avait dévoré des milliers de pages traitant de cette question complexe. C’était le jeu des civilisations, l’évolution naturelle du monde. Il y avait beaucoup de raisons expliquant le déclin des anciennes civilisations, et le développement de civilisations émergentes.

« Ashnard est un Empire qui a une politique expansionniste, mais qui a beaucoup de mal à imposer son autorité sur ses territoires. Nexus est un royaume composé majoritairement d’humains, là où Ashnard, étant dirigé par des vampires, des démons, et d’autres espèces peu enviables au demeurant, est plus cosmopolite. Partant de là, il existe une législation impériale qui essaie de lutter contre ces discriminations. »

La Princesse reprit, à nouveau absorbée dans les yeux de Melendil.

« Malheureusement, le droit impérial n’est pas très efficace. Kalkeïn n’est pas un cas isolé, et, de ce que j’ai pu voir, les Lames-Grises sont un héritage du passé de cette ville. Ce port appartenait jadis aux elfes et aux nains, mais la communauté humaine s’est progressivement étende, jusqu’à cantonner les non-humains dans des quartiers. Difficile de dire si ce sont les humains qui les ont isolés, ou eux-mêmes qui se sont regroupés entre eux. »

Parler lui faisait du bien, la réveillait. La situation de Kalkeïn était classique. Une ville elfique, où les nains travaillaient aux mines ou dans le port, permettant d’obtenir de l’or, les elfes se chargeant de la nourriture, de la protection des forêts. Les humains avaient débarqué, prenant de plus en plus de place.

« La mission de Sylvandell est d’assurer la paix, ce qui ne peut être obtenue en la situation actuelle. Je parlerai à mon Père, afin de veiller à ce que le droit impérial soit appliqué, et que les subventions impériales soient effectivement utilisées pour les quartiers des non-humains. Je ne vous garantis pas que je changerai les choses, car notre marge de manœuvre est très réduite, mais... Je ferais mon possible. »

C’était tout ce qu’elle pouvait lui promettre. Les Sylvandins n’avaient aucun pouvoir décisionnel en l’espèce, mais ils pouvaient toujours influer, et dénoncer Osmann, si ce dernier utilisait les subventions impériales à d’autres fonctions que celles auxquelles elles étaient prédestinées.

« Je sais que c’est injuste... soupira-t-elle. Mais, pour être entièrement honnête avec vous, c’est plus ou moins ce que je projetais déjà de faire. Si mon père a voulu que je l’accompagne, c’était pour qu’il s’assure de l’état de la ville. Par conséquent, je crois que ma dette envers vous n’est toujours pas honorée... Vous m’avez sauvé la vie, Melendil. C’est une chose que je prends très au sérieux. En me sauvant, vous avez préservé la lignée royale de Sylvandell. A travers moi, c’est tout un royaume qui s’est endetté auprès de vous. »
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« Répondre #11 le: Janvier 05, 2013, 04:51:11 »

Melendil écouta la princesse avec intérêt, et cette dernière était vraiment éloignée en un sens des princesses de comtes, ou même de celles qu'on croisait en général. Elle avait en commun leur beauté, mais ne partageait pas leur suffisance, leur arrogance, et leur manque d'esprit. Car il fallait faire preuve d'esprit pour ainsi comprendre les raisons de la révolte qui grouillais au sein de cette cité, sans nécéssairement mettre dans le même sac tous les non-humains, car certains voulaient simplement qu'on les traite mieux.
Alice parla longuement, en tentant un discours qui était cohérent. Pour Melendil c'était également le signe bienvenu que la princesse allait se remettre de son empoisonnement. Même si elle avait été sauvée quand Melendil lui avait donné l'anti poison, le risque qu'elle conserve des séquelles pouvait être toujours là. Mais fort heureusement, ce ne serait pas le cas pour elle, et Alice devait avoir une constitution plus importante que ce que son corps laissait supposer, et sans doute aussi un peu de chance d'avoir croisée la route d'un semi-elfe altruiste.

Par conséquent, je crois que ma dette envers vous n’est toujours pas honorée... Vous m’avez sauvé la vie, Melendil. C’est une chose que je prends très au sérieux. En me sauvant, vous avez préservé la lignée royale de Sylvandell. A travers moi, c’est tout un royaume qui s’est endetté auprès de vous.

On y revenait. La faveur que Melendil avait demandée était déjà, dans un sens, en train de se faire depuis quelques temps. Les forces de Sylvandell ne pouvaient en effet espérer contrer une révolte, si ils ne montraient pas qu'ils étaient là eux aussi pour chercher, d'une certaine manière, à remettre de l'ordre dans la cité de façon équitable.
Melendil avait bien une idée, mais il la réfréna de toutes ses forces. Alice était une belle femme, une très belle femme même, son charme autant que son esprit afûté ne le laissaient pas indifférent. La lourde couverture qui recouvrait le corps de la princesse s'était depuis un moment abaîssée, suffisament pour la laisser voir dans une nuisette fine et blanche. Lors de ses rapides coups d'oeil en direction de cette partie de son anatomie, Melendil avait pu laisser son imagination faire le reste. Ses seins promettaient d'être fermes au toucher, et déjà le semi-elfe fantasmait d'entendre Alice soupirer de plaisir à ses oreilles, tandis qu'il serait en train de lui faire l'amour.
L'idée de lui demander cela en récompense lui effleura l'esprit, il en avait envie, et il était à peu près certain que la belle princesse n'était pas insensible à ses charmes non plus. Mais étais-ce vraiment le bon moment ? Melendil en vint à la conclusion que non. Même si la princesse avait recouvrée ses esprits, elle n'en demeurait pas moins clouée dans ce lit, en état de faiblesse. Melendil avait l'impression qu'en demandant ce genre de faveurs, il abuserait de cette femme, et ce n'était pas sa manière de fonctionner.
Melendil lui sourit, puis déposer un baiser sur la main de la princesse qu'il tenait dans les siennes.

Je comprends princesse, cela étant rien ne nous oblige à régler cette affaire dans les plus brefs délais. Vous êtes encore faible et vous avez besoin de repos. Croyez moi, ce poison peut encore vous être fatal si vous ne laissez pas votre corps se remettre du traumatisme qu'il a subi.

Melendil parlait sérieusement, il fallait qu'Alice se repose pour se remettre complètement. Elle était passée à quelques secondes du point de non retour, dans cette fête, et il fallait que son métabolisme s'en remette.

Reposez vous, laissez vous le temps de vous remettre. Je n'ai pas pris tous ces risques pour que ces Lames Grises finissent tout de même par avoir ce qu'ils veulent n'est-ce pas ?

Une petite note d'humour qui était la bienvenue, Melendil faisait de l'autodérision sur ce qu'il venait de subir, c'était le signe que lui aussi allait mieux.
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« Répondre #12 le: Janvier 05, 2013, 05:33:51 »

Bien qu’elle soit fatiguée, Alice restait une femme... Et une femme qui savait qu’elle laissait rarement les autres insensibles. On l’appelait le « Joyau de Sylvandell », après tout. Et ce surnom voulait tout dire. Le « Joyau » avait jadis été une femme naïve et candide, mais cette situation avait changé depuis longtemps, notamment en ce qui concerne le sexe, et la beauté physique. Elle avait compris que son physique était un atout non négligeable, et avait appris à voir ces petits signes qui, chez les autres, trahissaient ces désirs secrets et inavoués... Et elle était convaincue que Melendil n’était pas insensible aux charmes de la Princesse. Ses yeux qui remuaient rapidement pour regarder furtivement son corps en étaient un bon exemple. C’était le genre de choses qu’on ne pouvait pas vraiment cacher à une femme. De plus, Alice mentirait à elle-même en affirmant que cet elfe ne lui plaisait pas. Il était d’une beauté incroyable, comme une espèce d’ange. Quelle magnifique vue que cet homme en train de se dresser devant elle ! L’elfe semblait toutefois un peu trop intimidé pour se lancer. Ces elfes... Ils pouvaient être tellement pudiques, parfois ! Il se mit alors à lui parler, de sa belle voix, en invitant Alice à se reposer :

« Reposez vous, laissez vous le temps de vous remettre. Je n'ai pas pris tous ces risques pour que ces Lames Grises finissent tout de même par avoir ce qu'ils veulent n'est-ce pas ? »

Elle avait l’impression d’entendre un clone de Tinuviel. C’était probablement dans leurs gènes : cette impression de supériorité par rapport aux autres. Alice était toutefois plus amusée qu’autre chose, et se pencha légèrement vers l’elfe, remuant un peu sur le lit.

« Vous vous inquiétez pour moi ? Mais que pourrait-il m’arriver ici ? Les Lames-Grises n’oseraient jamais m’attaquer à nouveau ici... Et puis, vous êtes là pour me protéger, n’est-ce pas ? Mon bel ange gardien... »

Alice se tourna vers l’homme, rabattant un peu sa couverture, et posa l’une de ses mains gantées sur le torse de Melendil, se plaçant face à lui. Elle portait également de fins collants blancs, et se mit à caresser, de sa main, ce torse solide et puissant, le savourant.

« Vous avez été battu et humilié à cause de moi... Indirectement, je vous ai fait souffrir. Cette pensée m’est inacceptable... »

La Princesse se rapprocha de l’homme, ses jambes glissant le long du rebord du lit, flottant dans le vide, alors que sa main remontait vers la joue de l’individu. Son sourire se raffermit légèrement, et elle se rapprocha un peu de l’elfe.

« Mon esprit est fatigué, mais pas mon corps... Et je fais partie de ces gens qui pensent qu’il n’y a pas mieux pour se réveiller qu’un peu d’exercice physique. Alors, Melendil, dites-moi... Connaissez-vous une activité qui permettrait de raccorder ces deux impératifs ? »

Alice jouait avec lui. Dire que l’homme ne l’attirait pas serait un mensonge tellement éhonté qu’il en serait flagrant. Elle se rapprocha encore un peu, et approcha son visage du sien, mais sans l’embrasser. Elle remonta son autre main, venant caresser sa magnifique chevelure, ses beaux cheveux soyeux et tendres.

« Vous êtes tellement beau... Persuadez-moi que je ne rêve pas, que je ne suis pas en train d’imaginer un corps parfait, et que ceci est bien réel. »

Leurs visages étaient tellement proches, maintenant, qu’Alice devait s’appuyer sur l’épaule de Melendil, afin de se soulever un peu. Elle parla ensuite sur une voix très basse, presque un murmure fin et imperceptible :

« Persuadez-moi. »
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« Répondre #13 le: Janvier 05, 2013, 09:13:20 »

Melendil se sentait paradoxalement de plus en plus inconfortable en la présence de la princesse, car ce dernier faisait des efforts constants et considérables pour garder sa bonne tenue en face d'elle. Le semi-elfe avait avoir l'âme d'un romantique, il n'était pas quelqu'un de candide, avait déjà fait l'amour à plusieurs femmes, et regardait les belles femmes avec envie.
Alice avait beau être une princesse, elle était surtout une ode au désir. Melendil devait faire preuve de tout son calme et de tout son sang froid pour ne pas dépasser la limite qu'il se fixait. Ses seins rebondis et fermes attiraient son œil plus souvent qu'il ne l'aurait voulu, mais c'était à ce stade un réflexe, Alice était face à lui dans une tenue très fine, comment son regard ne pouvait-il pas se poser sur ses formes généreuses ?
Ce que Melendil avait initialement espéré au départ, c'était qu'Alice se montre raisonnable, accepte ses paroles comme une vérité, et se rendorme tandis qu'il attendrait quelque part ailleurs qu'elle se remette. Cela lui aurait permis de se remettre les idées en place, d'être au calme. Car il y avait aussi autre chose qui lui faisais peur, le fait qu'Alice soit l'héritière d'un royaume dont les membres, selon la légende, étaient tous ou presque des guerriers rudes et sans pitié avec leurs ennemis. Que dire alors de son père, qui avait une réputation plutôt sinistre ? Il l'apprécierait probablement pour le fait d'avoir sauvé sa fille, mais pour avoir couché avec ? Melendil ne souhaitait pas se trouver à cavaler avec une horde de dragons le poursuivant où qu'il aille, il avait déjà bien assez payé dans ce donjon en terme d'expériences désagréables.

Vous vous inquiétez pour moi ? Mais que pourrait-il m’arriver ici ? Les Lames-Grises n’oseraient jamais m’attaquer à nouveau ici... Et puis, vous êtes là pour me protéger, n’est-ce pas ? Mon bel ange gardien...

Melendil ne voyait pas encore où la princesse voulait en venir, à sa décharge, il avait pas mal de sujets de préoccupation en ce moment, et sa sortie toute récente de la salle de torture n'aidait pas nécéssairement à être réceptif aux tentatives de drague.
Mais très vite, Alice commença à se faire bien plus entreprenante. La jeune femme s'était déplacée de façon à lui faire face, sa couverture ne couvrait plus rien de son corps, et Melendil vit ses belles jambes prises dans des collants de soie blanche. Sa nuisette était courte, et le semi-elfe était à peu près certain que si il avait pris la peine de baisser un peu la tête, il aurait pu voir les endroits les plus intimes de l'anatomie de la princesse.
Il commença vraiment à suspecter ce qui se apssait lorsque Alice posa sa main sur son torse. Melendil se tendit légèrement sous ce contact auquel il ne s'était pas attendu, mais qui n'était pas désagréable. C'était même...tout le contraire, Alice lui caressait son torse, de ses doigts elle suivait le tracé de ses pectoraux qui étaient magnifiquement bien travaillés, ces doigts recouverts d'une soie douce, qui donnaient encore plus de délicatesse au toucher de ces mains de princesse. Melendil avait la gorge sèche, et de plus en plus, son instinct le poussait vers ce qu'il avait cherché à éviter parce qu'il pensait que ce n'était pas convenable. Mais ces caresses n'étaient pas anodines, Melendil avait beau rester silencieux pour le moment, il voyait dans le regard d'Alice quelque chose qu'il connaissait, et c'était du désir, un désir qui était hautement réciproque.

Mon esprit est fatigué, mais pas mon corps... Et je fais partie de ces gens qui pensent qu’il n’y a pas mieux pour se réveiller qu’un peu d’exercice physique. Alors, Melendil, dites-moi... Connaissez-vous une activité qui permettrait de raccorder ces deux impératifs ?

Il n'y avait alors plus de doute dans l'esprit de Melendil. C'était une invitation, qui était à peine voilée. Alice avait déplacée sa main vers son visage, et ce contact doux, sensuel, était plus que bienvenu après les heures de torture qu'il avait enduré. Quelque part Melendil avait un besoin d'oublier ce qu'on lui avait fait subir, il avait besoin de quelque chose de beau et d'agréable en compensation. Et que pouvait-il y avoir de plus beau et agréable que l'acte d'amour dans les bras d'une superbe femme ?
Elle se rapprocha encore un peu de lui, la tension était palbable alors qu'il regardait son visage s'approcher du sien, et se placer à une distance qui n'était acceptable que dans le cas de la conduite prochaine d'actions intimes. Leurs lèvres se frôlaient, au sens propre du terme, le souffle chaud de la princesse venait à lui, et leurs yeux se plongeaient mutuellement l'un dans l'autre. Et lorsqu'elle lui demanda, lui murmura, de lui prouver qu'elle n'était pas en train de rêver, Melendil ses derniers doutes s'effacer pour de bon.
Il avança en un mouvement rapide ses lèvres contre celles de la princesse, tout en basculant son visage sur le côté afin que leurs nez ne se gênent pas, et il l'embrassa. Melendil eût l'impression qui gigantesque poids de frustration s'ôtait de lui, alors que ses délicates lèvres touchaient celles d'Alice. Melendil était loin d'être un novice dans l'art de faire l'amour aux femmes, mais si il y avait bien une chose dont ses amantes l'avaient particulièrement loué, c'était sa façon d'embrasser, et Alice allait à son tour goûter aux baisers du semi-elfe, alors qu'il aventura progressivement sa langue entre les lèvres de la princesse.
Melendil se rapprocha à son tour de la princesse, son torse nu se pressa contre ses seins, et ses mains entourèrent son délicieux corps avec un mélange de précaution et d'envie. L'une d'elle se posant sur le bas du dos d'Alice, l'autre se glissa à l'arrière de son crâne, dans son océan de cheveux blonds. C'était délicieux, et Melendil embrassa longuement Alice, pendant plusieurs minutes, surtout que cette dernière semblait apprécier. Lorsqu'il se retira enfin, il la regarda un instant avant de la gratifier d'un sourire.

Juste une chose votre altesse. Vous pourrez me certifier que votre père ne m'enverra pas de dragons me pourchasser après ?
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« Répondre #14 le: Janvier 05, 2013, 10:32:00 »

Les signes étaient suffisamment explicites pour que l’erreur soit impossible. Melendil ne dit rien, et agit à la place. Il se pencha vers la Princesse, et l’embrassa. Quand leurs lèvres se touchèrent, cette dernière sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Elle en ferma les yeux, sentant une bouffée d’excitation la traverser, et se laissa faire. Ses lèvres étaient magiques... Divines, même ! Melendil l’embrassa avec passion, se collant contre elle, lui caressant le dos, et elle ne pouvait que gémir faiblement, incapable de lui résister. Elle tremblait de plaisir, et se persuada rapidement que ce ne pouvait pas être un rêve. Comment un rêve aurait-il pu être aussi crédible, aussi réaliste ? Cette sensation qui remontait le long de son corps n’avait pas de mots, pas de termes pour clairement la définir. Il lui offrait un baiser magnifique, magique, ce baiser qui pouvait faire chavirer des cœurs, ce baiser qu’on venait aux jeunes femmes dans les livres. C’était le baiser magique du prince charmant, celui qui transformait l’affreuse grenouille en magnifique Princesse.

Elle sentit le corps de l’homme se coller contre le sien, et ses jambes se mirent à s’enrouler autour du bassin de l’elfe, alors que ses seins se gonflaient, les tétons pointant fièrement sous sa nuisette, la faisant gémir encore plus. Ce baiser était incroyable... Elle ouvrait sa bouche, y répondant avec paisson et lenteur, reprennent son souffle pour retourner l’embrasser, sans penser à rien d’autre. Elle en oublia tout : les Lames-Grises, la situation de crise, même son propre empoisonnement. Il n’y avait plus que le désir, physique, totalitaire, omniprésent. Quand elle sentit la main s’aventurer vers le bas de son dos, Alice se cambra légèrement, sentant de petits frissons la traverser, et remua légèrement les fesses, enroulant ses bras autour de la nuque du bel elfe, lui caressant les cheveux. Ce qu’il était beau ! Son cœur bondissait follement dans sa poitrine, et ses yeux restaient clos, afin de savourer cette sensation. Les minutes furent absorbées, devenant des secondes qui passaient trop rapidement.

Lorsque Melendil se retira de ses lèvres, Alice avait un léger sourire, les joues rosies, et une lueur de plaisir brûlait dans ses yeux quand elle les rouvrit. Elle regarda lentement, n’ayant qu’une envie : y retourner. Elle allait d’ailleurs le faire, lorsque l’elfe la surprit par une question :

« Juste une chose votre altesse. Vous pourrez me certifier que votre père ne m'enverra pas de dragons me pourchasser après ? »

La question la fit légèrement pouffer, et elle secoua rapidement la tête, de gauche à droite, avant de poser l’un de ses doigts gantés sur les lèvres de Melendil, le traversant de bas en haut. Visiblement, le semi-elfe avait du voir, ou entendre parler de son père, Tywill Korvander, un géant colossal. Vu de loin, et même de près, Tywill était effectivement un individu très effrayant.

« Hum... Le connaissant, il risque plutôt de vous donner une tape dans le dos en vous demandant si j’ai réussi à résister à vos fougueux assauts. »

Elle lui sourit, et retourna caresser son torse, avant de pincer légèrement sa peau, pour avancer, coquine :

« En revanche, si vous n’êtes pas à la hauteur de mes espérances, c’est moi qui vous enverrais des dragons. »

Alice alla l’embrasser à nouveau, envoyant sa langue dans sa bouche, et se blottit contre l’homme, resserrant ses jambes autour de son bassin, gémissant de plaisir. Il avait vraiment des lèvres magnifiques, incroyables. Elles étaient si tendres, si douces... Alice continua à les baiser avec amour, les mordillant même légèrement, et continua à l’embrasser pendant de longues minutes, ses doigts continuant à caresser ses cheveux, s’enroulant autour de ses mèches. Elle finit par le rompre, leurs nez se frottant l’un contre l’autre.

« Tu embrasses comme un Dieu, Melendil... C’est un avant-goût très prometteur. »
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